Monsanto condamné à verser 289 M$ d’indemnités aux USA

Dans Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution par le 17 août 2018Pas de commentaire

Le 10 aout dernier, la justice californienne a condamné la firme d’agrochimie Monsanto à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’utilisation du produit-vedette de Monsanto : l’herbicide RoundUp. Ce jugement est historique. Depuis des dizaines d’années, des activistes, des scientifiques ou encore des citoyens se mobilisent pour dénoncer les conséquences désastreux des pesticides et herbicides vendus par l’entreprise sur la santé des consommateurs et des agriculteurs mais aussi sur l’environnement et la biodiversité. Depuis le 10 aout, nous rentrons dans une nouvelle ère, où la justice reconnait l’aspect criminel de Monsanto.

stop glyphosate

Agir durablement contre Monsanto et ses produits nocifs

Toutefois, si nous ne continuons pas dans cette lancée, Monsanto risque d’avoir encore de beaux jours devant lui. Récemment acheté par la firme pharmaceutique Bayer, la fusion des deux multinationales va faire disparaitre le nom Monsanto, sans pour autant arrêté la vente de produits dangereux comme le glyphosate (RoundUp). Pour Bayer, « Le glyphosate est sûr et non cancérogène »

Pourtant, la révélation des « Monsanto Papers » apparue dans les derniers mois, révèle que la société se préoccupait des conséquences mutagènes du glyphosate dès 1999. Monsanto connaissait les effets dévastateurs de son produit sur la santé il y a 19 ans mais business oblige, l’entreprise a établi une stratégie de fort lobby dans les différents gouvernements et à même conduit des études scientifiques biaisées pour se protéger.

Que faire en Europe contre Monsanto /Bayer ?

Sur le vieux continent, l’Union Européenne n’a pas réussi à se détacher des lobbies et donc n’a pas voté l’interdiction du glyphosate après des heures de débats et un retour de veste assez surprenant de l’Allemagne.

En France, le gouvernement a voté pour l’interdiction du glyphosate au niveau européen, et Emmanuel Macron s’est engagé suite à l’échec européen de l’interdire sous 3 ans. Toutefois l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Il faut donc se fier à la parole du gouvernement. Rappelez-vous du Grenelle de l’environnement il y a 10 ans, un engagement d’une réduction de 50% des pesticides avait été signé, aujourd’hui on constate qu’il s’agit plutôt d’une hausse de 20%.

Le combat contre les pesticides doit se faire au niveau national. Il ne s’agit pas de produits que l’on peut refuser d’acheter pour se faire entendre. Le glyphosate se retrouve partout. Un véritable engagement du gouvernement doit être pris. Si vous voulez que vos enfants puissent grandir sans s’intoxiquer lorsqu’il passe à table ou lorsqu’ils se promèneront dans un parc, signez la pétition et demandez au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, d’inclure cet engagement dans la loi pour que celui-ci soit respecté. Nous demandons que l’interdiction du glyphosate en France soit réalisée au plus vite au nom de la santé des citoyens et de la protection environnementale grâce à un vote de l’Assemblée regroupant une majorité d’élus.

Rejoignez ce combat citoyen en demandant au gouvernement l’arrêt du glyphosate.

#StopGlyphosate

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Parc National des Calanques, l’envers du décor !

Dans Environnement, Pollution par le 23 juillet 2018Pas de commentaire

C’est l’été il fait chaud, vous allez peut-être descendre dans le sud de la France. Si vous passez par Marseille pour visiter le Parc National des Calanques, attention aux zones de pollution ! Entre les rejets en mer de l’usine de Gardanne, les rejets des stations d’épuration et les différentes autres pollutions de l’homme au quotidien (déchets, cigarettes, assiettes plastiques etc.) vous risquez d’être déçu. Pourtant le potentiel est énorme ! Il faudra du temps pour refaire de ce lieu une réserve marine digne de ce nom, et préserver une faune et une flore exceptionnelle. Explications sur les dangers qui pèsent sur le parc…

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Cinquante ans de pollution légale dans les limites du parc

Le 28 décembre 2016, les associations FNE 13, FNE PACA et France Nature Environnement ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille contre l’autorisation préfectorale accordée à Altéo pour ses rejets en mer. Notre demande : réduire le délai de dérogation accordé à l’industriel pour mettre ses rejets liquides aux normes et respecter les valeurs limites d’émission fixées par la loi pour de nombreux polluants.

Si les rejets des boues rouges stricto sensu ont cessé au 31 décembre 2015, la pollution continue pourtant, le préfet ayant accordé pour 6 ans une dérogation aux valeurs limites de rejets de polluants tels que l’aluminium, l’arsenic ou le fer contenus dans la fraction liquide des résidus qui continuent d’être rejetés en mer. Des dépassements autorisés atteignant parfois des valeurs plus de 1000 fois supérieures aux seuils imposés par la loi !

Disparition du corail rouge, gorgone jaune…

La Méditerranée, mer fermée, est soumise à des pollutions diverses alors qu’elle recèle un patrimoine unique. Afin de protéger les écosystèmes de la pollution, ainsi que la biodiversité (qu’elle soit commune ou exceptionnelle), le Parc National des Calanques a été créé en 2012. « Contenir la pollution des sols des anciens sites industriels de Marseille » est l’un de ses objectifs.
Cependant il a bien été spécifié dans son décret de création que les rejets de boue rouge étaient admis jusqu’au 31 décembre 2015. En précisant « boues rouges », le rédacteur a anticipé : Altéo ne rejette plus de boues rouges (seulement leur fraction liquide), elle pollue encore, mais ce n’est pas contraire aux objectifs du Parc National. Or, les fosses sous-marines, dont la fosse de Cassidaigne, constituent un écosystème particulier reconnu.

© Hervé Thedy

© Hervé Thedy

Pour l’Agence des aires marines, ce sont « des zones très riches avec des remontées d’eau très chargées en nutriments qui favorisent notamment la concentration de mammifères et d’oiseaux. Ils forment des habitats remarquables, notamment par la présence de coraux profonds d’eau froide et d’espèces biologiques particulières (poissons, crustacés, cnidaires) » comme le corail rouge et le gorgone jaune. Ou encore le corail blanc. Cette espèce endémique méditerranéenne a besoin de conditions stables pour vivre : un substrat rocheux, une température de 13° C, une obscurité totale et un flux continu de particules pour s’alimenter. Lors de sa campagne de 2015 L’Ifremer observe que les coraux blancs de la fosse de Cassidaigne sont affectés par les boues rouges.
Marseille est un haut lieu de la plongée sous marine en France. Si des efforts ne sont pas consentis rapidement (comme l’utilisation de bouées d’ancrage sur les sites majeurs et très visités) l’attrait de la ville sous l’angle marin puisse décliner rapidement

Des études préoccupantes

La bauxite, matière première du processus de fabrication, est un composé naturel de substances toxiques (métaux lourds et métalloïdes) et radioactives (uranium, thorium). Lorsque les déchets de production sont envoyés en mer, ce cocktail se diffuse dans le milieu et contamine la chaîne alimentaire. Suite à la mobilisation des associations et des collectifs, la ministre commande des études complémentaires au dossier présenté par l’exploitant. Elles sont réalisées par des organismes publics : Ifremer, Anses et Brgm.

Lors d’une campagne de mesures menée en 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) identifie 11 éléments chimiques toxiques (Aluminium, Cadmium, Cobalt, Chrome, Nickel, Manganèse, Mercure…) aux taux anormalement élevés dans les chairs des poissons. Selon l’Anses il y a plus de poissons contaminés à l’Arsenic dans la zone de rejet que dans les autres zones testées. L’Arsenic est cancérogène et augmente le risque de mortalité par accident vasculaire cérébral.
La quantité de plomb dans la chair de ces poissons est également inquiétante, ce métal lourd étant neurotoxique, responsable de saturnisme ou encore de retard héréditaire dans le développement cérébral. Moins connu du public, le Vanadium, radioactif, est très présent dans les poissons vivants près du point de rejet. Il peut entrainer la survenue de cancers et de troubles digestifs.

Investir pour exploiter sans polluer les calanques

Les phases liquides et solides sont aujourd’hui dissociées et ne suivent pas le même chemin, mais de manière générale nous demandons à ce que le suivi environnemental de ces effluents soit effectif, avec présentation régulière des résultats de ce suivi – notamment à la future Commission de suivi de site et au Conseil scientifique du Parc National des Calanques.
Les déchets solides sont stockés sur le site de mange Garri et créent des nuisances pour les voisins. Ce site est aujourd’hui mal géré, (en atteste la Mise en Demeure de Septembre 2015) et nous demandons à ce que soit améliorée la récupération des eaux de ruissellement ; que les installations de pompage soient mises aux normes et que les eaux du site soient gérées dans des bassins étanches aux normes. Sur les rejets liquides en mer, les investissements déjà réalisés doivent impérativement être complétés par des mesures complémentaires de traitement de l’eau, comme le préconise le rapport du BRGM sur les techniques à utiliser.

Une menace pour les espèces locales

Les espèces envahissantes sont des espèces introduites par l’homme. A terre, elles résistent aux conditions de vie difficiles du littoral méditerranéen : sécheresse, vent, embruns… Se propageant rapidement, elles sont en compétition avec les plantes locales dites « indigènes ». En mer, elles n’ont que très peu de prédateurs et des modes de reproduction propices à leur extension accélérée.
Après la destruction des milieux naturels, la prolifération d’espèces exotiques est considérée comme l’une des causes majeures de perte de biodiversité dans le monde. Voici les espèces envahissantes dans le parc des calanques : Les Griffes de sorcière, L’Agave d’Amérique, La Luzerne arborescente, Le Figuier de Barbarie

 

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Glyphosate : vous en reprendrez bien pour 5 ans ?

Dans Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution, Végétaux par le 30 novembre 2017Pas de commentaire

Après de nombreux rebondissements, le verdict est tombé ; le glyphosate a été ré-autorisé pour 5 années supplémentaires. Cette molécule chimique est l’herbicide le plus utilisé à travers la France, l’Europe et le monde. Son usage massif rend la situation extrêmement préoccupante pour l’avenir : dangereux pour l’environnement, cancérigène pour les animaux, probablement pour l’Homme, perturbateur endocrinien… l’Europe a raté le coche de la santé environnementale et décide de bafouer le principe de précaution. Si la bataille pour interdire immédiatement cette molécule s’achève, France Nature Environnement reste mobilisée pour que l’agriculture se désintoxique du glyphosate.

Glyphosate

Une décision mitigée pour une réautorisation polémique

France Nature Environnement salue la position de la France au cours des âpres négociations sur la sortie du glyphosate. Malheureusement, et malgré la forte mobilisation de la société civile, le Gouvernement n’a pas réussi convaincre les 18 Etats membres qui ont voté pour le texte de la Commission européenne : une réautorisation du glyphosate pour 5 ans.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission chez France Nature Environnement, « cette proposition de la Commission européenne n’apporte rien de plus qu’une simple prolongation de l’autorisation et c’est intolérable. Il n’y aura donc pas de plan d’accompagnement des agriculteurs pour sortir de leur dépendance au glyphosate. Les cinq ans s’écouleront et nous n’aurons toujours pas d’alternatives à proposer à notre agriculture ».


Pour une France pionnière de l’alternative : l’agroécologie

De très nombreux agriculteurs travaillent aujourd’hui avec des alternatives techniques viables. Il faut prendre des mesures fortes dès maintenant. Nous avons besoin de nous fixer des points intermédiaires avec des objectifs de réduction. Pour se passer de cette molécule, ce sont les principes de l’agroécologie qui devront être déployés. Pour cela, la recherche scientifique et l’accompagnement technique ont une responsabilité importante. Il est temps de mettre des moyens et des échéances en face des ambitions.

Pour Jean-Claude Bevillard, responsable des politiques agricoles de France Nature Environnement, « la sortie du glyphosate est un enjeu majeur de santé publique et de préservation de la nature. Les alternatives agronomiques existent : il s’agit de faire évoluer les modèles vers l’agroécologie. Il est hors de question de remplacer le glyphosate par une autre molécule dont la dangerosité sera prouvée dans 10 ans. Il n’y aura pas d’alternatives au glyphosate à système agricole constant ».

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Semaine Européenne de la Réduction des Déchets du 18 au 26 novembre

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres Recyclages, Déchets Naturels, Durable, Emballages, Environnement, Pollution, Recyclage, Tri sélectif par le 17 novembre 2017Pas de commentaire
SERD2016

Une des affiches de la SERD 2016

Depuis 2013, nous vous parlons de ce sujet sensible qu’est la réduction des déchets, comme l’évoquait déjà notre article Réduisons vite nos déchets, çà déborde !. A votre disposition également notre guide du recyclage pour bien trier ses déchets, qui selon nos lecteurs est une bonne source de conseils. Pour l’édition 2017 de la SERD (Semaine Européenne de la Réduction des Déchets), rendez-vous du 18 au 26 novembre un peu partout en France pour tous nous sensibiliser à la réduction des déchets et à la prise de conseils…


Semaine européenne de la réduction des déchets du 18 au 26 novembre !

Semaine européenne de la réduction des déchets du 18 au 26 novembre !L’objectif de la Semaine est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. Le concept de la Semaine est basé sur la prévention des déchets c’est-à-dire avant que ce dernier ne soit produit, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

La prévention des déchets c’est donc agir pour ne pas produire les déchets en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (compost par exemple) !

La Semaine s’adresse aussi bien aux administrations et collectivités, aux associations, qu’aux scolaires et au grand public. Tout le monde peut agir !

La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets inscrite dans le cadre de la campagne nationale sur la réduction des déchets, est un moment fort de mobilisation. Elle dépasse même nos frontières, la Semaine est également organisée en Europe où près de 12 000 actions ont été organisées dans plus de 27 pays.

Chaque année, lors de la Cérémonie des Trophées de la SERD, les prix sont remis aux porteurs de projet ayant mis en place les actions les plus remarquables, après sélection des primés par un jury national et européen.

Le programme

Vous pouvez consulter le programme de votre région ici >>

Voici plusieurs fiches thématiques conseils à télécharger gratuitement :

 

Mais au fait, Qu’est ce qu’un déchet ?

Consultez notre article qui donne la définition du déchet en droit de l’environnement :

On parle de déchet quand une chose n’est plus susceptible d’être (re)traitée dans des conditions techniques et économiques

 

Comment limiter le gaspillage alimentaire ?

Regardez cette vidéo postée par L’ADEM qui donne quelques conseils pour lutter contre le gaspillage alimentaire !

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Contre la pollution de la plus grande nappe phréatique d’Europe

Dans Entreprise, Environnement, L'eau, Pollution par le 3 novembre 2017Pas de commentaire

Le 3 février 1997, un arrêté préfectoral autorise l’activité de stockage de déchets ultimes (mercure, arsenic, amiante, cyanure, chrome, plomb) par l’entreprise Stocamine (à Wittelsheim dans le Haut-Rhin). Le stockage était prévu pour une durée maximale de 30 ans, avec la promesse de réversibilité des déchets à tout moment. Plus de 44000 tonnes de déchets ultimes sont stockés dans les galeries souterraines d’une ancienne mine de potasse.

nappe-phreatique
Ces déchets sont stockés sous la nappe phréatique d’Alsace, la plus grande d’Europe. Celle-ci est située entre Vosges et Rhin, de Bâle à Lauterbourg. Pour sa seule partie alsacienne, elle est estimée à environ 35 milliards de m3 d’eau. Cette nappe fournit l’eau courante de millions de citoyens et sert également à l’arrosage des champs.
En 2008, le ministre de l’écologie a diligenté une mission d’expertise visant à lister les options possibles pour le site : le confinement au fond ou le déstockage (même partiel) et le déplacement des déchets vers d’autres sites de stockage agréés en France et en Allemagne.
C’est la solution d’un « déstockage partiel » des déchets considérés comme les plus dangereux (mercuriels en particulier) qui a été choisie. Le reste des déchets, qui représentent plus de 42000 tonnes, seront abandonnés sous terre lorsque le déstockage partiel sera terminé. Ce n’est désormais plus qu’une question de temps : la mine sera fermée hermétiquement par un confinement en béton d’ici à la fin 2017; les déchets ne seront plus accessibles pour un déstockage total.


8 raisons de signer la pétition et de refuser ce confinement et d’exiger le déstockage total

  1. En 1997, quand la décision a été prise de stocker des déchets, les habitants de Wittelsheim avaient reçu la promesse d’experts que ces déchets étaient réversibles, c’est à dire qu’on pourrait les retirer à tout moment. En 2004, l’amendement de l’ancien député Sordi revient sur ce principe de réversibilité. Aujourd’hui, ces mêmes experts et hommes politiques essaient de nous faire croire qu’il n’y a aucun risque de pollution. Comment peut on faire de telles promesses sur des dizaines voire des centaines d’années?
  2. Le 10 septembre 2002, un feu est apparu dans le « bloc 15″ de la décharge souterraine, censé ne contenir que des déchets ultimes incombustibles et inertes. La cause de l’incendie est une réaction survenue entre des produits phytosanitaires et des produits non-conformes à l’arrêté préfectoral. Le seul fait du dépôt de déchets non conformes interpelle et pose la question de la conformité du reste des déchets.
  3. L’incendie qui s’est déclenché dans le bloc 15 a pu rendre le travail dangereux dans ce secteur. C’est 3000 tonnes de déchets qui y sont stockés. Mais jusqu’à 8 autres blocs peuvent être vidés. Pourquoi se limiter à quelques blocs alors que pour aller chercher au compte-goutte les bigs bags de produits mercuriels, il faut manipuler des dizaines d’autres?
  4. Dans ces même blocs et dans toutes les galeries, la nature reprend ses droits. Le poids des 700 mètres de terre rebouche lentement mais sûrement les galeries. Les personnes descendues au fond ont pu voir les effets de 15 années d’attentisme. C’est maintenant qu’il faut déstocker!
  5. L’enquête publique a présenté des dizaines d’études et de documents dématérialisés, tous fournis par l’entreprise Stocamine. 10000 pages de documents techniques dématérialisés à ingurgiter en 2 mois pour se faire un avis. Seule une étude du BRGM concernant les aléas miniers n’a pas été prise en compte. Une étude qui brise toute la démonstration sur l’absence de risque de pollution de la nappe phréatique. En effet, la zone de risque d’effondrement des puits miniers de Wittelsheim a été élargie de 16 à 50 m. Si le puits venait à s’effondrer, l’eau de surface s’infiltrerait naturellement par cette zone de fragilité jusqu’à atteindre la zone polluée. De là à ce que la pollution remonte jusqu’à la nappe, il n’y a qu’un pas.
  6. Nous sommes tous concernés par ce risque de pollution. Les habitants de la plaine d’Alsace, de Wittelsheim jusqu’à Strasbourg, d’abord. Nos voisins allemands qui habitent le long du Rhin. Les riverains de Bure à qui on promet également la réversibilité. Et demain, si la porte est entrebâillée avec le stockage définitif de Wittelsheim, quelle région française est à l’abri? La vôtre peut-être?
  7. Tant qu’il y a des hommes au fond, il faut poursuivre les travaux de déstockage. L’entreprise a développé un processus industriel, dispose des moyens matériels et humain pour agir. C’est maintenant qu’il faut déstocker!
  8. A chaque étape de ce scandale, une opacité certaine régnait. Aujourd’hui encore, on ne peut pas dire avoir une pleine connaissance de ce qui se passe au fond. La CSS (Commission de Suivi du Site) de Stocamine ne s’est toujours pas rassemblée cette année. Aucune nouvelle non plus de la Commission de Suivi des Travaux. Si les études de l’enquête publique annonçaient jusqu’à 8 ans de travaux, aujourd’hui (octobre 2017), soit moins de deux ans après le début des travaux, les travaux de déstockage seraient proche de la fin. Un premier test des bouchons de confinement seraient même déjà en cours. C’est maintenant qu’il faut agir! Face aux risques de pollution de la nappe phréatique dans les années à venir, afin d’éviter un précédent, et afin d’éviter une catastrophe et un scandale sanitaire et écologique pour les générations à venir, il faut exiger aujourd’hui la poursuite du déstockage autant que faire se peut. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.

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Guide de survie au bruit et au stress au travail

Dans Pollution par le 19 octobre 2017Pas de commentaire

A l’occasion de la 2nde Semaine de la Santé auditive au Travail du 23 au 28 octobre, un petit livre malin vient de paraître, il va nous apprendre comment mieux affronter le quotidien des nuisances sonores, de la fatigue et du stress sur son lieu de travail et comment adopter une nouvelle hygiène de santé auditive pour conserver forme et performance au travail.

Petit guide de survie au bruit et au stress au travail

Ou comment sortir indemne du quotidien de millions de français confrontés à ces nuisances néfastes pour la santé.

guide-survie-bruit-stress-ravailA l’occasion de cette nouvelle édition de la Semaine de la Santé auditive au travail, l’association JNA (Journée Nationale de l’Audition) publie un nouvel ouvrage valorisant l’hygiène de santé auditive comme élément de forme, de santé et de performance au travail. Au travers de cet ouvrage de 136 pages à paraître aux éditions Josette Lyon, l’équipe pluridisciplinaire de l’association JNA livre des solutions concrètes génératrices de forme et de dynamisme tout en apportant un meilleur équilibre personnel dans son cadre de travail.

Volontairement pragmatiques, les auteurs proposent une démarche collective volontariste s’appuyant sur la mise en place d’outils novateurs de pilotage valorisant les gains financiers obtenus au travers d’un « cycle rapide de retour sur investissement ». La méthodologie développée contribue à enrichir le dialogue social dans l’entreprise. Ainsi, chaque lecteur trouvera dans ce « Petit guide de survie au bruit et au stress au travail » une mine d’informations à appliquer pour favoriser le bien vivre et le bien vieillir au travail grâce aux bienfaits de la santé auditive.

« Les oreilles c’est la vie » comme en témoigne le Pr. André Chays – chef de service ORL et membre correspondant de l’Académie Nationale de Médecine qui signe le préambule de ce petit guide aussi astucieux que pratique. En prenant soin de son capital auditif et des impacts sur la santé du cerveau, il est alors possible de limiter les risques psychosociaux, les risques d’accident du travail par perte de vigilance, les risques cardio-vasculaires… explique le Dr. François Baumann, référent du Burn out en France.

Cet ouvrage JNA est réalisé dans le prolongement du programme JNA « Santé auditive : mode d’emploi pour concilier bruit, santé et performance » décliné sur le site www.sante-auditiveautravail.org et dans les brochures spécial-salariés ou spécial-dirigeants présentes dans tous les packs de prévention adressés aux acteurs de l’entreprise participant à la Semaine de la Santé
auditive au travail. Cette 2e édition de la campagne est parrainée par le Ministère des solidarités et de la santé, le Ministère du travail et labellisée Conseil National du Bruit, UN Global compact et le WHO (OMS).

Chaque jour, agir, organiser, fédérer pour une meilleure santé auditive en France

 


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L’Union Forestière Viganaise condamnée par le tribunal d’Alès

Dans Entreprise, Environnement, Pollution par le 8 septembre 20171 Commentaire

Pollution chimique de la rivière l’Arre, dans le Gard : la société Union Forestière Viganaise et Pascal GLEIZE (président du conseil d’administration de cette société) condamnée par le tribunal correctionnel d’Alès pour avoir rejeté des produits chimiques extrêmement polluants dans une rivière de catégorie 1 (très propre) tuant poissons et invertébrés sur plusieurs kilomètres !

La société Union Forestière Viganaise (UFV) exploite une scierie à Molières Cavaillac (Dépt. 30 – Gar) en bordure de la rivière Arre. En juillet 2015, suite à plusieurs négligences, cette scierie a causé une importante pollution chimique de la rivière ARRE. Pour ces faits, par un jugement du 24 août dernier, le tribunal correctionnel d’Alès condamne la société UFV à 5000€ d’amende. France Nature Environnement (FNE) et l’Association de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques (APPMA) de l’Arre, parties civiles dans ce dossier, ont vu leurs préjudices indemnisés (1).

FNE LR et l’APPMA de l’Arre regrettent que, malgré cette pollution et les nombreux appels au respect de la réglementation par les services de l’État, cette scierie ne soit toujours pas aux normes aujourd’hui et qu’un risque important perdure pour l’environnement.

Comment une telle pollution a t-elle pu arriver ?

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En cas d’incident, les produits de traitement du bois partent directement dans la rivière. La scierie exploitée par la société UFV utilise des produits chimiques composés de propiconazole et perméthrine (insecticide et fongicide) utilisés pour le traitement du bois.

Dans la nuit du 2-3 juillet 2015, en raison de la négligence d’un salarié mais surtout par l’absence de tout système de rétention des eaux polluées, ces produits chimiques « extrêmement toxiques chez les poissons et les invertébrés d’eau douce, avec un fort potentiel de bioaccumulation dans les tissus des organismes aquatiques » se sont écoulés directement dans le réseau d’eau pluviale puis dans la rivière l’Arre.

L’Arre est un cours d’eau de première catégorie traversant la partie sud du Parc National des Cévennes. Troisième affluent du fleuve Hérault par son importance, cette rivière abrite de nombreuses espèces aquatiques fragiles dont la Truite fario de souche méditerranéenne, particulièrement prisée des associations de pêche, mais aussi le Goujons et le Blageon qui sont des marqueurs de qualité écologique d’un cours d’eau.

La pollution chimique de cette rivière causée par la scierie exploitée par la société UFV a entraîné la mortalité de l’ensemble de ces espèces aquatique sur un tronçon de plus de 2 km en aval de la scierie. Plus de 800 poissons ont été retrouvés morts (voir la photo prise par l’APPMA lors du ramassage des poissons morts).

Aucune action engagée malgré plusieurs avertissements et une mise en demeure

Un contrôle mené par l’inspection des installations classées en 2015, dix jours avant cette pollution, avait constaté que de nombreuses prescriptions imposées par l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de la scierie n’étaient pas respectées. En particulier, cette scierie n’est pas équipée de son propre réseau de collecte et de traitement des eaux des zones de l’installation qui sont susceptibles d’être souillées par les produits polluants.
A ce jour, la mise aux normes n’a toujours pas été effectuée malgré un arrêté du 26 avril 2016 du préfet de Gard mettant en demeure la société de respecter la réglementation dans un délais de 6 mois. La société UFV, est maintenant sous le coup d’arrêté préfectoral qui lui impose la mise aux normes sous une astreinte journalière de 100€ ! Espérons qu’elle agisse enfin.

Rappelons que pour l’année 2014, l’UFV a réalisé un chiffre d’affaires de 5 219 300,00 € donc largement de quoi financer la fabrication d’un basin de rétention !

Comme le souligne Simon Popy, Président de FNE Languedoc-Roussillon : « Les mesures exigées actuellement pour de telles installations, lorsqu’elles sont respectées, permettent de prévenir efficacement les pollutions du milieux naturels. Ces mesures ont été rappelées plusieurs fois aux dirigeants de l’UFV bien avant la pollution et depuis cette catastrophe. Leur manque de rigueur est inacceptable et donne une très mauvaise image de la filière bois locale ».

Plus d’info sur la société Union Forestière Viganaise

Societe.com recense 2 établissements actifs et le dernier événement notable de cette entreprise date du 23-06-2015.
Pascal GLEIZE, est président du conseil d’administration de la société UNION FORESTIERE VIGANAISE, société anonyme à conseil d’administration qui est en activité depuis 48 ans. Située à MOLIERES CAVAILLAC, D999, 300 ROUTE DE LA PLAINE , 30120 Molières-Cavaillac, elle est spécialisée dans le secteur d’activité du sciage et rabotage du bois, hors imprégnation. Sur l’année 2014 elle réalise un chiffre d’affaires de 5 219 300,00 €. Son effectif est compris entre 10 et 19 salariés. Son téléphone est le 04 67 81 04 56

(1) : Le dirigeant de la société UFV a été condamné à payer à titre de dommages et intérêts : 3000€ à FNE, 3000€ à la Fédération de pêche du Gard et 4000€ à l’APPMA de l’Arre.

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Programme de recyclage Nespresso, greenwashing ou réelle avancée ?

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres Recyclages, Communication, Déchets Naturels, Durable, Emballages, Entreprise, Pollution, Recyclage, Tri sélectif par le 2 mai 20176 Commentaires

Un membre de notre organisation est récemment passé dans un centre commercial devant un container de recyclage des capsules Nespresso. Sur le comptoir du magasin dépositaire, on y trouve des prospectus expliquant le processus de recyclage engagé par cette société. Nous avons décortiqué la méthode et vous livrons ici notre sentiment sur les 3 points clés du programme :

  1. 5000 points dédiés à la collecte en France.
  2. Un centre de traitement spécialisé pour les capsules
  3. La seconde vie des capsules

Comment sont recyclées les capsules ?

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Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou le marc de café et l’aluminium sont séparés.

Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou elles sont ouvertes. Le marc de café et l’aluminium sont séparés.
L’aluminium qui est un métal recyclable à l’infini est envoyé par camion vers une usine de recyclage, et le marc de café est envoyé dans des déchèteries pour faire du composte.
Sur le principe, vous le savez, nous sommes tout à fait favorables aux programmes de recyclage (voir notre article sur le tri sélectif et le guide du recyclage).

Cependant, il faut quand même se poser un certain nombre de questions. Qu’est ce qui m’empêche aujourd’hui de recycler moi-même ces fameuses capsules ?
La réponse est RIEN ! L’aluminium se recycle dans la poubelle jaune. Le marc de café va dans le bac à composte. What else ? Nothing Mr Restrito…

Conseils pour recycler vos capsules vous-même

  • Vous n’avez pas de bac à composte, placer le marc dans une boite et une fois de temps en temps, faite un saut à votre déchèterie la plus proche pour la vider.
  • Vous avez un bac de compostage, pensez à laisser sécher le marc de café au préalable avant de le mélanger au reste de votre composte.
  • Vous l’ignorez peut être mais le marc de café a de très bonnes vertus pour vos plantations et peut être ajouté directement dans la terre, sans passer par la phase compostage (respectez la période de séchage et n’en mettez pas trop quand même !).

Notre ressenti sur l’opération Nespresso ?

C’est au niveau du bilan carbone que ce programme n’est pas satisfaisant. Trop de transports sont utilisés pour acheminer les capsules vers les centres de tri alors que vous pouvez le faire vous-même à la maison.
On peut se demander si ce programme n’est pas un immense coup de pub ? Une forme de greenwashing car 5000 points dédiés à la collecte munis de prospectus sont autant de publicités déguisées pour la marque.

Soulignons tout de même un point positif, dans le cadre d’ AluCycle™, Nespresso et l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) travaillent ensemble pour promouvoir la création d’un « Aluminium Responsable ». Ce programme vise à  améliorer les normes et les pratiques écologiques dans l’industrie de l’aluminium. Les usines d’aluminium et autres industries lourdes ont un retard considérable en matière d’écologie et continuent de polluer fortement l’environnement. Le programme concerne tous les acteurs de la chaine de l’aluminium : sociétés minières de bauxite, entreprises de recyclage, organismes de protection de l’environnement, des droits de l’homme et du travail, organismes académiques, gouvernementaux et internationaux.

On pourra surtout regretter le manque singulier d’engagement de Nestlé dans un réel programme de développement durable pour sa filière café. Le modèle proposé est principalement le commerce équitable. Ce qui est certes une avancée pour les producteurs, mais pas sur le long terme.

Quelles alternatives à Nespresso ?

Bonne nouvelle pour les bio-addicts consommateurs de café qui ont succombé aux dosettes, vous pourrez vous servir un café bio à votre machine Nespresso ! Mais pas avec les capsules du géant de Nestlé. C’est une petite entreprise allemande, Gourmesso, qui a pris cette initiative de produire des capsules de café compatibles Nespresso contenant du café issu de l’agriculture biologique.


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Les biens-faits des huiles essentielles

Dans A LA UNE, Cosmétique bio, Entretien, Environnement, Maison, Pollution par le 8 janvier 20161 Commentaire

Partout on en attend parler, elles sont même utilisées dans les hôpitaux français. A quoi servent les huiles essentielles ? Comment les utiliser ? Quels sont les risques ? Découvrez notre article, sorte de mini guide de découverte pour les novices en aromathérapie !

Qu’est ce qu’une huile essentielle ?

aromathérapie Aromathérapie, huiles essentielles bio ou pas, on vous explique tout dans cet article ;)

Voici une définition compilée de Wikipédia : on appelle huile essentielle (ou parfois essence végétale), le liquide concentré des composés aromatiques volatils d’une plante. Elle est obtenue par extraction mécanique, ou entraînement à la vapeur d’eau, ou distillation à sec.
On apprend donc que c’est une fraction odorante volatile qui est extraite des végétaux. Plus simplement, c’est le parfum concentré d’une plante que l’on obtient sous forme liquide. Une huile essentielle s’évapore facilement donc son contenant doit être refermé immédiatement après usage. Plus légère que l’eau et non miscible, les huiles essentielles ne sont pas grasses contrairement à ce que l’on pourrait croire.

Les huiles essentielles possèdent 3 vertus très recherchées :

  • Anti-infectieuse
  • Antiseptiques
  • Antivirales

Ce sont les seules alternatives aux antibiotiques que produit notre médecine occidentale. Elles se généralisent en milieux hospitalier comme l’explique cet article (lien vers hôpitaux Marseille). Tiens, savez-vous ce que signifie antibiotique ? Et bien cela se traduit par « Contre la vie ». Pas étonnant que les asiatiques continuent de se soigner par les plantes ! Mais bon c’est un autre débat…

Par exemple, l’eucalyptus citronné est utilisé pour ses effets calmant et apaisant ; le lavandin grosso pour ses effets décontractants ; la camomille romaine possède la vertu de calmer profondément les esprits agités. Vous trouverez une myriade de sites qui explique chaque plante et ses effets. Pour nous c’est un peu complexe et long à appréhender mais si vous pouvez regarder ces sites http://www.aroma-zone.com/ et http://www.huiles-et-sens.com/ et comme d’habitude, n’hésitez pas à comparer les prix, nous avons constaté des variations jusqu’à 20% pour les même produits !

La rédaction du blog voulait surtout mettre à l’honneur les huiles essentielles car le marché à récemment évolué vers plus de démocratisation. Les nons initiés peuvent enfin les utiliser, vous allez découvrir pourquoi et comment…

Comment utiliser les huiles essentielles ?

C’est bien là le problème car à moins d’être initié à chaque plante et ses vertus, il est compliqué pour les novices de se soigner eux-mêmes avec des huiles essentielles sans risque. En effet le dosage et le mélange des essences est crucial. Une mauvaise utilisation peut provoquer des réactions cutanées. De plus les huiles essentielles concentrées ne sont pas à mettre entre toutes les mains.
Heureusement, de nouveaux produits apparaissent sur le marché, ce sont les huiles essentielles prêtes à l’emploi ! Les fabricants ont travaillé sur des mélanges et des associations d’huiles essentielles appliquées à une problématique spécifique. Par exemple, on trouve maintenant un roller massant cutanée à appliquer localement pour apaiser les douleur ou des sprays aériens pour soit désinfecter l’air ambiant, soit vous plonger dans une atmosphère favorisant le sommeil !
Les huiles essentielles sont en général interdites aux femmes enceintes ou allaitantes et aux enfants selon les huiles -3 ans ou -7 ans .

Nos conseils d’utilisation des huiles essentielles pour les novices

    1. utiliser des mélanges prêt à l’emploi : il existe différentes marques, assez peu pour le moment, testez et comparez l’efficacité, les produits ne dépassent généralement pas les 15€ le flacon donc c’est facile et peu coûteux.
    2. privilégier des produits bio et certifiés : ce qu’il est important c’est de lire la composition des produits et d’en décrypter le sens. Il me semble important d’utiliser des huiles essentielles 100 % naturelles et 100 % pures, de plus le label « Écocert » est le gage que la matière première est exempte de pesticides, et BIO à plus de 90 %.Nous l’avons fait avec un spécialiste et les résultats sont édifiants. Si on compare le spray aérien de Puressentiel à celui de Maëllya on s’aperçoit que le spray Maëllya possède 6 huiles essentielles en plus. Quand on sait que c’est le dosage en huile qui est important on comprend pourquoi certains sont plus efficaces que d’autres que vous les trouviez en pharmacie (Puressentiel) ou en grandes surfaces (Maëllya). D’un point de vu olfactif, nous avons plutôt préféré le parfum que dégage le spray Puressentiel. Question de goût. Il n’en reste pas moins que le produit Maëllya a obtenu la certification bio, ce qui n’est pas le cas de Puressentiel. On n’a donc pas l’assurance que Puressentiel n’utilise pas des produits exposés aux pesticides.
    3. acheter des produits fabriqués en France : ce n’est pas du chauvinisme ou de la préférence mal placée, mais entre la Cop21 et tous les scandales alimentaires, s’assurer de la provenance d’un produit, c’est avoir l’assurance de retrouver le fabricant facilement et de pouvoir lui poser toutes les questions en cas de doute sur son produit.
    4. trouver des produits hors des circuits traditionnels (pharmacie et magasins d’aromathérapie) : en pharmacie les produits sont souvent plus chers, et dans les magasins spécialisés vous trouverez principalement des huiles essentielles non mélangées, donc à vous de faire vos préparations et de savoir les utiliser. Les produits Maëllya sont disponibles en grande surface, pas ceux de Puressentiel (uniquement en pharmacie). Alors qu’aujourd’hui on trouve aussi dans les grandes surfaces ces produits d’huiles essentielles déjà mélangés et prêt à l’emploi, à prix égale voire moins chers et à qualité parfois supérieur.

Retrouvez la gamme Maëllya en grande surface ou sur Amazone

Huiles essentielles puressentiel

Retrouvez la gamme Puressentiel en pharmacie ou sur leur site web

Voilà, vous savez ce qu’il vous reste à faire ; vous pouvez abandonner vos produits bourrés de parfums de synthèse pour commencer à respirer sain, au moins chez vous !!

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The Ocean Cleanup, un projet qui devient réalité après une levée de 2 Millions !

Dans Clean tech, Environnement, L'eau, Pollution par le 25 novembre 2015Pas de commentaire

Vous vous souvenez du jeune Boyan Slat qui avait pour projet de nettoyer les Océans ? Après le succès de l’opération de crowdfunding qui a permis de récolter plus de 2 Million de Dollars, le projet Ocean CleanUp est désormais bien lancé avec une grande expédition en cours et un projet-pilote en préparation au Japon. Voici la vidéo qui explique le projet en détail, (en version sous titrée en français).

La « Mega Expedition » de Ocean Cleanup rassemble une trentaine de bateaux partis début août d’Hawaii pour rejoindre Los Angeles. Il s’agit des participants à la Transpac 2019 qui venaient d’effectuer le chemin inverse pour cette grande course à la voile. A l’aller déjà, entre L.A. et Honolulu, les skippers avaient dû composer avec de nombreux macro-déchets qui constituaient des obstacles sur leur route.

Le but du partenariat entre la Transpac et The Ocean Cleanup est de parcourir à plusieurs dizaines de bateaux le Pacifique au sein du gyre océanique suptropical du Pacifique Nord constituant le « continent plastique ». Derrière la bateau Ocean Starr, ils collecteront un maximum de données sur l’ampleur de la pollution plastique dans la zone pour aider Ocean Cleanup à calibrer sa future station de dépollution en plein océan.

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Le dispositif flottant sert à intercepter les déchets avant qu’ils ne touchent les côte

En fixant des barrages flottants sans mailles, il espère capter les plastiques qui flottent en surface, et qui représenteraient 7.250.000.000 de kilos de plastiques (soit le poids de 1000 Tour Eiffel). Son système préserverait les animaux marins qui ne pourraient pas se retrouver piégés, et il réfléchit à comment préserver au mieux le plancton si précieux pour l’équilibre des océans.


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L’IFRECOR prône pour plus de développement durable en outre-mer

Dans A LA UNE, Animaux, Climat & Météto, Environnement, L'eau, Pollution par le 2 septembre 20152 Commentaires

Le constat des effets néfastes du réchauffement climatique sur les océans est plus que préoccupant. La violence des cyclones tropicaux, la montée du niveau des océans, l’acidification des océans sont autant d’avertisseurs inquiétants, qui se traduisent par des phénomènes de blanchissement coralliens récurrents. La seule dernière bonne nouvelle semble être celle de la re-formation progressive de la couche d’ozone terrestre (une info qui doit être confirmée avant toute réjouissance).
L’IFRECOR tire la sonnette d’alarme et appelle les élus à se mobiliser pour la préservation des récifs coralliens. Ainsi, le réchauffement climatique est en passe de devenir la principale menace pesant sur les récifs et leurs écosystèmes associés. La conférence mondiale « Paris Climat 2015″ qui réunira 190 pays fin novembre 2015, aura pour  objectif de définir un nouvel accord international visant à réduire les gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C.

ifrecor

L’IFRECOR prône pour plus de développement durable afin de préserver les récifs coralliens

5ème édition des Palmes IFRECOR 2015, l’appel à candidatures est lancé !

Pour sa 5ème édition, l’IFRECOR tire le signal d’alarme. Soumis à de nombreuses menaces, et notamment celle du changement climatique, les récifs coralliens et écosystèmes associés sont fortement menacés.

IFRECOR-2015

Or, de nombreuses études récentes menées par l’IFRECOR démontrent qu’au-delà de leur contribution à la richesse de la biodiversité marine, les récifs coralliens,
les herbiers et les mangroves sont une source importante de revenus économiques pour les territoires.

Une catégorie unique rassemblant les thématiques autour de la protection et de la valorisation, mais aussi la sensibilisation et l’éducation a ainsi été créée.

Le maintien d’une bonne fonctionnalité écologique nécessite que des mesures soient prises : les élus d’outre-mer peuvent faire la différence. Leur connaissance du terrain et des besoins associés à leur collectivité, leur capacité à pouvoir impulser localement des actions concrètes en font des ambassadeurs de choix dans la protection, la valorisation, la préservation et la restauration des récifs coralliens.

En vue de la Conférence mondiale sur le Climat à Paris en Novembre 2015 (COP21), les initiatives et dispositifs répondants aux enjeux posés par le réchauffement climatique sont vivement encouragés.

Comment s’inscrire cette année ?

Le dossier de candidature est disponible à cette adresse : www.ifrecor.com
Clôture des candidatures le 25 octobre 2015.

Palme IFRECOR 2014

L’Initiative française pour les récifs coralliens (IFRECOR) tire la sonnette d’alarme et incite, pour la 4ème année consécutive, les collectivités d’Outre-Mer à se mobiliser pour la préservation des récifs coralliens, des herbiers et des mangroves en participant au concours de la Palme IFRECOR 2014.

La Palme IFRECOR récompense les élus d’Outre-Mer pour leurs politiques et actions exemplaires en matière de protection et de gestion durable des récifs coralliens, herbiers et mangroves. Depuis 3 ans, les bonnes pratiques et initiatives mises en œuvre par les collectivités pour la préservation de la biodiversité ultra-marine sont mises en lumière par ce concours.

Cette année, en vue de la Conférence mondiale sur le Climat à Paris en 2015, le jury portera une attention particulière aux projets répondant aux défis posés par le changement climatique (atténuation des impacts, adaptation…). Espérons qu’elle ne se termine pas comme la conférence de Copenhague 2009. Les élus d’Outre-Mer peuvent s’inscrire jusqu’au 16 novembre 2014 et présenter leurs projets dans l’une ou les deux catégories suivantes :

  1. Protection, valorisation et restauration ” des récifs coralliens, herbiers et mangroves.
  2. Sensibilisation et éducation ”.

Comment participer à la Palme IFRECOR  ?

palme_ifrecor_2013

LAUREAT 2013 : M. Ary CHALUS, député-maire de Baie-Mahault en Guadeloupe, pour KOUDMEN POUR LA MANGROVE.
Mme Fabienne COUAPEL-SAURET, vice-présidente de la Région Réunion, pour  SENTIER SOUS-MARIN DE L’ERMITAGE À SAINT-PAUL.

Tous les élus (Maires, membres élus des Conseils généraux, régionaux, et territoriaux, Assemblées provinciales et territoriales) des collectivités de l’Outre-Mer français abritant des récifs coralliens, herbiers et mangroves peuvent participer.

Le concours est ouvert aux territoires suivants :

Martinique, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna, la Polynésie française, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Les élus souhaitant participer doivent compléter une fiche de candidature à télécharger

Les projets pouvant être présentés dans la catégorie “ Protection, valorisation et restauration ” portent par exemple sur :

  •   Mise en place d’une gestion durable des activités de pêche ou de tourisme
  •   Réalisation d’un projet de restauration écologique des récifs coralliens, herbiers et/ou mangroves (ex : pépinière de corail…)
  •   Mise en place de mesure de régulation des pollutions (ex : mise en place d’un réseau d’assainissement des eaux usées, …)
  •   Mise en place de mesures visant à lutter contre l’érosion

Les projets pouvant être présentés dans la catégorie “ Sensibilisation et éducation ” portent par exemple sur :

  •    L’amélioration et diffusion des connaissances (programmes de sciences participatives…)
  •    La formation continue des acteurs clefs (agents techniques, entreprises…)
  •    La création de projets pédagogiques (scolaires…)
  •    La mise en œuvre de campagnes de sensibilisation (expositions, sentiers découverte…)
  •    La facilitation d’opération de compagnonnage et d’échange de bonnes pratiques entre collectivités


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Eco-conception web, les 115 bonnes pratiques (ouvrage)

Dans Bureautique, Clean tech, Fossiles, Pollution par le 2 septembre 2015Pas de commentaire
eco-conception-pour-le-web

Disponnible aux editions https://www.editions-eyrolles.com/

L’empreinte écologique des sites web explose depuis quelques années. Essentiellement parce qu’ils sont mal conçus. En témoigne le poids des pages web multiplié par 6 entre 2008 et 2015. Heureusement, appliquée au web, la démarche d’éco-conception réduit significativement ces impacts et le coût des sites, tout en augmentant leur performance et donc la satisfaction des utilisateurs.

Très concret, ce livre aide à éco-concevoir son site, ou son service en ligne, au travers de 115 bonnes pratiques à appliquer à chaque étape du cycle de vie : conception, réalisation, exploitation. Chacune d’elles a été mise au point et validée par des experts reconnus.

La démarche d’éco-conception appliquée au web réduit significativement son impact environnemental et le coût de fabrication d’un site

Par exemple savez vous que plus vos pages seront lourdes et moins souvent son robot passera sur votre site ? Vous me direz qu’est ce qu’un robot Google ! L’expert SEO, Ivan Todoroff, nous explique que le robot ou crawler est l’outil qui permet à votre site d’être indexer dans la base de recherche. Si les pages de votre site n’existent pas pour Google, vous n’avez aucune chance de sortir dans les moteurs de recherche pour un terme clé. En réduisant significativement le poids de vos pages, vous contribuez à améliorer votre référencement naturel.

Toutes les parties prenantes de l’écosystème du numérique responsable soutiennent ce référentiel : Ademe, représentants des entreprises utilisatrices (Club Green IT et Cigref), représentants de la profession (Association Française des Editeurs de Logiciels/Afdel et Alliance Green IT /Agit), etc.


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