L’hydrogène nouvelle source d’énergie durable ?

Dans A LA UNE, CleanTech, Energies, Energies, Fossiles, Pollution par le 9 juin 20201 Commentaire
Moteur de navette spatiale dont les propulseurs fonctionnent à l'hydrogène
Moteur de navette spatiale dont les propulseurs fonctionnent à l’hydrogène

Ce  pourrait être une révolution énergétique. Sur tous les continents existent des sources naturelles d’hydrogène qui, si elles pouvaient être exploitées industriellement, fourniraient à l’humanité une nouvelle énergie, durable et respectueuse de l’environnement. De récentes avancées technologiques, basées sur l’exploitation de la biomasse, permettent d’envisager sérieusement l’hydrogène comme solution durable pour les déplacements. Rappelons qu’un moteur à hydrogène ne produit ni CO2, ni microparticules, mais uniquement de la vapeur d’eau ! Explication de cette ressource et bilan des dernières innovations dans cet articles…

Article mis à jour le 17 Juin 2020 - initialement publié en Mai 2013
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Coronavirus, peut-il avoir un impact positif sur la planète ?

Dans A LA UNE, Biodiversité, Consommation, Pollution par le 16 mars 2020Commentaires fermés sur Coronavirus, peut-il avoir un impact positif sur la planète ?
Quel impact du covid 19 sur la planète ?

Depuis l’annonce du président de la république vendredi 14 mars 2020 et la décision de fermer les établissements scolaires et confiner la France chez elle, le monde est dans l’expectative. Les bourses s’effondrent, le transport des marchandises est au ralenti, les gens se ruent sur les denrées alimentaires et le virus progresse inexorablement. Quelles sont les conséquences sur la planète ? Est-ce que cela aura un impact positif ou négatif ? Explications dans cet article.

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10 alternatives écologiques aux produits en plastique jetable

Dans Consommation, Pollution par le 24 mai 2019Commentaires fermés sur 10 alternatives écologiques aux produits en plastique jetable
oriculis japonais
oriculis japonais, une alternative aux cotons tiges

Alors que l’interdiction européenne des plastiques à usage unique vient d’être définitivement approuvée, quelles sont alternatives aux produits plastiques que nous utilisons dans notre quotidien ? Une dizaine de produits jetables – cotons tiges, assiettes, couverts, pailles, tiges pour ballons, touillettes, etc. – pour lesquels il existe déjà une solution de rechange vont être interdits. Comment les remplacer facilement sans générer de nouvelle pollution ni consommer la planète ? Explications dans cet article…

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Monsanto condamné à verser 289 M$ d’indemnités aux USA

Dans A LA UNE, Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution par le 28 janvier 2019Commentaires fermés sur Monsanto condamné à verser 289 M$ d’indemnités aux USA
stop glyphosate

Le 10 août dernier, la justice californienne a condamné la firme d’agrochimie Monsanto à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’utilisation du produit-vedette de Monsanto : l’herbicide RoundUp. Ce jugement est historique. Depuis des dizaines d’années, des activistes, des scientifiques ou encore des citoyens se mobilisent pour dénoncer les conséquences désastreux des pesticides et herbicides vendus par l’entreprise sur la santé des consommateurs et des agriculteurs mais aussi sur l’environnement et la biodiversité. Depuis le 10 aout, nous rentrons dans une nouvelle ère, où la justice reconnait l’aspect criminel de Monsanto.

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Stocamine : l’état renonce à extraire les déchets toxiques

Dans Environnement, L'eau, Pollution, Règlementation par le 24 janvier 2019Commentaires fermés sur Stocamine : l’état renonce à extraire les déchets toxiques
Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs
Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs.

Avec la fin de l’exploitation des mines de potasse en Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux, en 1999, l’Etat français a ouvert Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans d’anciennes mines. Situé en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe et en dépit de toutes les oppositions locales, le gouvernement (pour des raisons économiques) a décidé d’enterrer purement et simplement les déchets (à défaut de savoir les gérer). Une décision lourde de conséquences qui inquiète de plus en plus depuis que l’Etat vient d’annoncer son refus d’ extraire les déchets dangereux enfouis sur le site de Stocamine

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Journée internationale sans paille le 2 Février 2019

Dans A LA UNE, Consommation, Environnement, Pollution, Tri sélectif par le 24 janvier 20192 Commentaires
journée internationale
#baslespailles

Lancée en partenariat avec le projet Bye Paille de l’association Low Carbon France, le principe est simple : sensibiliser en une journée le plus grand nombre de personnes à la pollution plastique, à travers l’exemple des pailles jetables et autres petits objets en plastique. La tâche est ardue tant les déchets plastiques sont importants surtout dans les océans. Une belle occasion de faire de la sensibilisation 😉

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4 associations attaquent l’Etat français en justice

Dans Pollution, Règlementation par le 2 janvier 20192 Commentaires

Cela pourrait bien devenir l’affaire du siècle depuis que quatre associations ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques. Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont lancé une pétition sur internet avec un objectif de 2M de signatures, il reste moins de 50.000 signatures pour atteindre l’objectif… 

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Une filiale de Lactalis en correctionnelle

Dans A LA UNE, Entreprise, Environnement, Pollution par le 12 novembre 2018Commentaires fermés sur Une filiale de Lactalis en correctionnelle
Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole.
Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole.

Depuis 1942, la société ETOILE DU VERCORS (filiale du premier groupe mondial laitier et fromager LACTALIS) déverse directement dans l’Isère au beau milieu du parc naturel régional du Vercors , ses effluents sans traitement préalable. Près de 4 litres par seconde de substances polluantes sont ainsi rejetés dans le milieu naturel en toute impunité, soit plus de 200 tonnes de produits chimiques par an. La société comparaît le 12 novembre 2018 devant le Tribunal correctionnel de Grenoble. On vous tiendra informé des résultats dans la semaine…

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Le gouffre financier et écologique de Montagne d’Or en Guyane

Dans A LA UNE, Pollution par le 20 septembre 2018Commentaires fermés sur Le gouffre financier et écologique de Montagne d’Or en Guyane

Voici une des plus grande mine a ciel ouvert au monde (Australie)

Voici une des plus grande mine a ciel ouvert au monde (Australie)

La Compagnie minière Montagne d’Or ?

La Compagnie minière Montagne d’Or est une entreprise française de 26 salariés basée en Guyane. Depuis 1995 ils travaillent sur l’exploration et le développement du gisement d’or primaire de Montagne d’Or. Les actionnaires sont Colombus Gold, une société canadienne et Nordgold , dont le siège social est en Russie. Ce sont deux entreprises minières internationales uniquement intéressées par les profits. Le projet Montagne d’Or est basé à 125 km au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une zone d’exploitation minière autorisée par le schéma départemental d’orientation minière de la Guyane. Cette zone est actuellement exploitée par les opérateurs miniers légaux depuis plus de 140 ans et également le siège d’une exploitation illégale intense.

Quel est le projet Montagne d’Or ?

Le projet vise à extraire l’or primaire à ciel ouvert pendant un minimum de 12 ans.
voici la liste des 10 plus grandes mines à ciel ouvert >>

Le site s’étendra sur une zone colossale de 800 hectares avec : une fosse d’extraction du minerai ; une usine de traitement du minerai pour en extraire l’or ; un parc pour stocker les résidus de Cyanure issu du traitement du minerai ; deux verses pour stocker les roches non exploitables ; une usine de fabrication et un dépôt d’explosif et enfin une base vie pour le personnel. La société s’engage à financer l’aménagement de la piste et la construction de la ligne électrique. Et pour cause ce sont deux infrastructures sans lesquelles le projet n’est pas viable. Ceci n’est donc pas un cadeau à la Guyane surtout que les contribuables français devront mettre la main à la poche car l’Etat s’est engagé à faire une avance de 60 millions d’€ sur les coûts d’infrastructure !!

Quel est le processus d’extraction et de traitement du minerai ?

La roche est fragmentée à l’aide d’explosifs et ensuite concassée et broyée. La pulpe restante est alors épaissie et traitée avec du cyanure pour mettre l’or en solution. Passant par différentes cuves, l’or se fixe sur le charbon actif. Il est ensuite fondu à l’aide de fours qui transforment les particules d’or en lingots de doré. La production totale est estimée à 6,7 tonnes d’or par an pendant 12 ans minimum.

Quels impacts sur l’environnement ?

Ils sont multiples. Sur le papier Montagne d’Or s’engage à respecter rigoureusement les normes françaises et européennes en matière de sécurité des personnes et de respect de l’environnement. Mais on sait bien que les normes ne tiennent en aucun cas compte de la biodiversité. Le projet est avant tout économique dans un pays ou la pauvreté touche une grande part des guyanais. En effet le taux de chômage est particulièrement élevé : 54% de chômage dans l’ouest guyanais, et 26% dans l’ensemble de la Guyane.

  • La Guyane abrite une faune et une flore d’une richesse exceptionnelle et recèle encore de nombreuses espèces inconnues. A l’heure où l’accélération de l’érosion mondiale de la biodiversité est devenue fondamentale pour l’avenir du Vivant, le développement d’un tel projet nécessitera de faire disparaître 1 500 hectares de forêt pour l’installation de la mine et de ses installations.
  • Pas moins de 2 000 espèces, dont 127 protégées, vont voir leur habitat détruit ou perturbé. Des menaces pèsent également sur la plus grande réserve biologique de France de Lucifer Dékou-Dékou ou le projet d’exploitation a prévu de déborder. La compensation en surface et en équivalences écologiques de telles atteintes à la biodiversité, conformément à la règle « pas de perte nette » de la loi biodiversité d’août 2016, paraît tout simplement impossible.
  • Au-delà de l’inévitable destruction de la biodiversité provoquée par un tel projet, de nombreux risques d’exploitation laissent craindre une réelle intoxication de tout l’écosystème sur cette zone :
  • La fabrication sur site des explosifs et le stockage de Cyanure inquiètent les associations environnementales locales telles que GEPOG, KWATA et SEPANGY. Les besoins en explosifs et en produits chimiques sont considérables : 20 tonnes de nitrate d’ammonium par jour, 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 142 millions de litres de fuel seront nécessaires pour extraire l’or sur les 12 ans du projet.
  • Le stockage des boues issues de la cyanuration inquiète aussi beaucoup. Des millions de tonnes de roches broyées et cyanurées seront stockées sous forme de boues dans des parcs à résidus. Comment résisteront-elles dans le temps ? Le risque de pollution de l’environnement est grand : des catastrophes écologiques et humaines liées à la rupture de digues associées à la forte pluviométrie locale sont connues, notamment au Brésil. Pour mémoire, la pluviométrie tropicale de cette zone, avec 3 000 mm par an, et les inondations de mars 2017 sur le moyen et bas Maroni, constituent une alerte forte sur la prise de risques pour les bassins versants concernés. La Compagnie minière Montagne d’Or, les collectivités et les services de l’État affichent la volonté de compenser les effets du projet mais concrètement il n’y a rien de prévu. Ce sont juste des effets d’annonce, et on sait bien qu’au final rien ne sera fait.
  • En matière de santé et emploi, les populations autochtones sont les grandes oubliées du projet. La Compagnie minière Montagne d’Or annonce des retombées économiques pharaoniques : 900 emplois pendant la construction du site, 750 emplois directs, 3000 emplois indirects et induits pendant son exploitation, 3 milliards d’euros de retombées pour la Guyane en salaire taxe impôt et sous-traitance diverses. Mais aucun de ces chiffres n’a été vérifié ! Comme souvent on joue sur l’effet d’annonce pour que les gens ferment les yeux… La société guyanaise est composée de 25 ethnies dont certaines ont su conserver des connaissances dans le domaine agricole, des plantes et de la faune. Cet équilibre est fortement remis en cause.

 

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Tendance collaborative, la mobilité se partage !

Dans CleanTech, Déplacements, Equipement, Pollution, Sports & loisirs par le 1 août 2018Commentaires fermés sur Tendance collaborative, la mobilité se partage !
mobilité et covoiturage
Quelles sont les nouvelles tendances de la mobilité en France ? sans conteste le co-voiturage, mais pas que..!

La mobilité est devenue un enjeu crucial ces dernières années. Les nouvelles technologies ont modifié nos comportements dans le travail et cela a des répercussions sur nos vies et dans nos déplacements. Grèves des transports, auto partage et télé travail, comment se réorganisent les déplacements des français ? Quels sont les nouveaux modes de déplacement urbain et périurbain ? Les CleanTech sont elles au coeur des préoccupations françaises ? Découvrez dans cet article toutes les nouvelles tendances de la mobilité en France…

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Parc National des Calanques, l’envers du décor !

Dans Environnement, Pollution par le 23 juillet 2018Commentaires fermés sur Parc National des Calanques, l’envers du décor !

C’est l’été il fait chaud, vous allez peut-être descendre dans le sud de la France. Si vous passez par Marseille pour visiter le Parc National des Calanques, attention aux zones de pollution ! Entre les rejets en mer de l’usine de Gardanne, les rejets des stations d’épuration et les différentes autres pollutions de l’homme au quotidien (déchets, cigarettes, assiettes plastiques etc.) vous risquez d’être déçu. Pourtant le potentiel est énorme ! Il faudra du temps pour refaire de ce lieu une réserve marine digne de ce nom, et préserver une faune et une flore exceptionnelle. Explications sur les dangers qui pèsent sur le parc…

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Cinquante ans de pollution légale dans les limites du parc

Le 28 décembre 2016, les associations FNE 13, FNE PACA et France Nature Environnement ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille contre l’autorisation préfectorale accordée à Altéo pour ses rejets en mer. Notre demande : réduire le délai de dérogation accordé à l’industriel pour mettre ses rejets liquides aux normes et respecter les valeurs limites d’émission fixées par la loi pour de nombreux polluants.

Si les rejets des boues rouges stricto sensu ont cessé au 31 décembre 2015, la pollution continue pourtant, le préfet ayant accordé pour 6 ans une dérogation aux valeurs limites de rejets de polluants tels que l’aluminium, l’arsenic ou le fer contenus dans la fraction liquide des résidus qui continuent d’être rejetés en mer. Des dépassements autorisés atteignant parfois des valeurs plus de 1000 fois supérieures aux seuils imposés par la loi !

Disparition du corail rouge, gorgone jaune…

La Méditerranée, mer fermée, est soumise à des pollutions diverses alors qu’elle recèle un patrimoine unique. Afin de protéger les écosystèmes de la pollution, ainsi que la biodiversité (qu’elle soit commune ou exceptionnelle), le Parc National des Calanques a été créé en 2012. « Contenir la pollution des sols des anciens sites industriels de Marseille » est l’un de ses objectifs.
Cependant il a bien été spécifié dans son décret de création que les rejets de boue rouge étaient admis jusqu’au 31 décembre 2015. En précisant « boues rouges », le rédacteur a anticipé : Altéo ne rejette plus de boues rouges (seulement leur fraction liquide), elle pollue encore, mais ce n’est pas contraire aux objectifs du Parc National. Or, les fosses sous-marines, dont la fosse de Cassidaigne, constituent un écosystème particulier reconnu.

© Hervé Thedy

© Hervé Thedy

Pour l’Agence des aires marines, ce sont « des zones très riches avec des remontées d’eau très chargées en nutriments qui favorisent notamment la concentration de mammifères et d’oiseaux. Ils forment des habitats remarquables, notamment par la présence de coraux profonds d’eau froide et d’espèces biologiques particulières (poissons, crustacés, cnidaires) » comme le corail rouge et le gorgone jaune. Ou encore le corail blanc. Cette espèce endémique méditerranéenne a besoin de conditions stables pour vivre : un substrat rocheux, une température de 13° C, une obscurité totale et un flux continu de particules pour s’alimenter. Lors de sa campagne de 2015 L’Ifremer observe que les coraux blancs de la fosse de Cassidaigne sont affectés par les boues rouges.
Marseille est un haut lieu de la plongée sous marine en France. Si des efforts ne sont pas consentis rapidement (comme l’utilisation de bouées d’ancrage sur les sites majeurs et très visités) l’attrait de la ville sous l’angle marin puisse décliner rapidement

Des études préoccupantes

La bauxite, matière première du processus de fabrication, est un composé naturel de substances toxiques (métaux lourds et métalloïdes) et radioactives (uranium, thorium). Lorsque les déchets de production sont envoyés en mer, ce cocktail se diffuse dans le milieu et contamine la chaîne alimentaire. Suite à la mobilisation des associations et des collectifs, la ministre commande des études complémentaires au dossier présenté par l’exploitant. Elles sont réalisées par des organismes publics : Ifremer, Anses et Brgm.

Lors d’une campagne de mesures menée en 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) identifie 11 éléments chimiques toxiques (Aluminium, Cadmium, Cobalt, Chrome, Nickel, Manganèse, Mercure…) aux taux anormalement élevés dans les chairs des poissons. Selon l’Anses il y a plus de poissons contaminés à l’Arsenic dans la zone de rejet que dans les autres zones testées. L’Arsenic est cancérogène et augmente le risque de mortalité par accident vasculaire cérébral.
La quantité de plomb dans la chair de ces poissons est également inquiétante, ce métal lourd étant neurotoxique, responsable de saturnisme ou encore de retard héréditaire dans le développement cérébral. Moins connu du public, le Vanadium, radioactif, est très présent dans les poissons vivants près du point de rejet. Il peut entrainer la survenue de cancers et de troubles digestifs.

Investir pour exploiter sans polluer les calanques

Les phases liquides et solides sont aujourd’hui dissociées et ne suivent pas le même chemin, mais de manière générale nous demandons à ce que le suivi environnemental de ces effluents soit effectif, avec présentation régulière des résultats de ce suivi – notamment à la future Commission de suivi de site et au Conseil scientifique du Parc National des Calanques.
Les déchets solides sont stockés sur le site de mange Garri et créent des nuisances pour les voisins. Ce site est aujourd’hui mal géré, (en atteste la Mise en Demeure de Septembre 2015) et nous demandons à ce que soit améliorée la récupération des eaux de ruissellement ; que les installations de pompage soient mises aux normes et que les eaux du site soient gérées dans des bassins étanches aux normes. Sur les rejets liquides en mer, les investissements déjà réalisés doivent impérativement être complétés par des mesures complémentaires de traitement de l’eau, comme le préconise le rapport du BRGM sur les techniques à utiliser.

Une menace pour les espèces locales

Les espèces envahissantes sont des espèces introduites par l’homme. A terre, elles résistent aux conditions de vie difficiles du littoral méditerranéen : sécheresse, vent, embruns… Se propageant rapidement, elles sont en compétition avec les plantes locales dites « indigènes ». En mer, elles n’ont que très peu de prédateurs et des modes de reproduction propices à leur extension accélérée.
Après la destruction des milieux naturels, la prolifération d’espèces exotiques est considérée comme l’une des causes majeures de perte de biodiversité dans le monde. Voici les espèces envahissantes dans le parc des calanques : Les Griffes de sorcière, L’Agave d’Amérique, La Luzerne arborescente, Le Figuier de Barbarie

 

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