10 alternatives écologiques aux produits en plastique jetable

Dans Consommation, Pollution par le 24 mai 2019Commentaires fermés

Alors que l’interdiction européenne des plastiques à usage unique vient d’être définitivement approuvée, quelles sont alternatives aux produits plastiques que nous utilisons dans notre quotidien ? Une dizaine de produits jetables – cotons tiges, assiettes, couverts, pailles, tiges pour ballons, touillettes, etc. – pour lesquels il existe déjà une solution de rechange vont être interdits. Comment les remplacer facilement sans générer de nouvelle pollution ni consommer la planète ? Explications dans cet article…

Les Cotons tiges

  • L’oriculi japonais

S’il existe des cotons-tiges biodégradables, ceux-ci aussi risquent de disparaître avec le temps. Alors pour une version 100% écolo, optez pour les cures-oreilles japonais, plus connus sous le nom d’oriculi. Tout droit venu du Japon, ce petit bâtonnet recourbé est fabriqué en bois, le plus souvent en bambou. En plus d’être entièrement naturel, il est surtout réutilisable et donc économique.

oriculis japonais

oriculis japonais, une alternative aux cotons tiges

 

À noter que pour l’oriculis, la règle reste la même. Ne jamais l’enfoncer trop loin dans l’oreille au risque d’endommager le tympan.

 

  • Le spray auditif

Moins écolo mais plus prudent, le spay auditif est très efficace en cas de bouchon de cérumen ou de désagréments au fond de l’oreille. Chez les enfants comme chez les adultes, il garantit une oreille nettoyée en profondeur mais tout en sécurité. Attention toutefois à ne pas l’utiliser trop souvent. La notice vous préviendra que, même à base de produits naturels, le spay auditif ne s’utilise qu’à titre exceptionnel.

Assiettes et couverts en plastique jetable

Là y’a pas plus simple ! Il vous suffit juste d’arrêter de jeter les assiettes, verres et couverts… Vous trouverez maintenant des produits nettoyables, légers et faciles à transporter n’importe où, y compris jusqu’à votre évier ;)

Les pailles plastiques

Voilà un produit qu’on n’aurait jamais dû voir le jour ! Il a été le symbol d’une lutte acharnée pour qu’il soit interdit en France. Et finalement c’est au niveau Européen que l’interdiction est venue (porté par la France et le collectif Bas les pailles).
Pour les inconditionnels de la paille et les personnes souffrants de troubles de l’ingestion d’aliments solides, il existe des pailles métalliques (préférez l’acier inoxydable) qui peuvent se laver assez facilement (eau bouillante + bicarbonate de sodium et vinaigre blanc pour récurage en profondeur), ou des pailles en bambou réutilisables également ou des pailles à base d’amidon (donc compostable) ou faites en papiers recyclés (donc biodégradables).

La touillette à café

Plusieurs millions de café sont consommés par jour en France ! Heureusement tous ne sont pas préparés dans des distributeurs automatiques. C’est une des sources de pollution importante qui génère des centaines de tonnes de déchets non recyclable. Au bureau, vous pouvez utiliser une cuillère classique que vous laissez tremper dans un verre d’eau claire. En déplacement, c’est plus compliqué de se promener avec une cuillère dans la poche ! C’est là que les fabricants ont un rôle important à jouer. L’alternative bois n’est pas bonne non plus pour la planète (même si certains essaient de vous vendre de la touillette bois écolabélisé – consultez notre liste des labels officiels – le label FSC n’y figure pas), idem pour la touillette bio dégradable en amidon qui fond à température, le mieux reste peut-être le papier recyclable mais on trouve très peu de produits.

La bouteille d’eau jetable

Alors c’est pas un scoop mais les français ont tellement de mal à s’y mettre, qu’on se devait d’en reparler. La solution ici c’est la gourde ! En bambou ou métallique, thermostatique ou pas, elle sert pour l’eau, le café le thé… bref c’est l’objet à emporter avec soit au boulot, dans le métro et le we en balade. Le poids a été longtemps un frein, mais désormais avec le bambou une gourde vide de 750 ml pèse moins de 75 g

gourde en bambou

La gourde bambou, une alternative écologique* à la bouteille plastique
* à condition de ne pas acheter du made in china

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Monsanto condamné à verser 289 M$ d’indemnités aux USA

Dans A LA UNE, Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution par le 28 janvier 2019Commentaires fermés

Le 10 août dernier, la justice californienne a condamné la firme d’agrochimie Monsanto à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’utilisation du produit-vedette de Monsanto : l’herbicide RoundUp. Ce jugement est historique. Depuis des dizaines d’années, des activistes, des scientifiques ou encore des citoyens se mobilisent pour dénoncer les conséquences désastreux des pesticides et herbicides vendus par l’entreprise sur la santé des consommateurs et des agriculteurs mais aussi sur l’environnement et la biodiversité. Depuis le 10 aout, nous rentrons dans une nouvelle ère, où la justice reconnait l’aspect criminel de Monsanto.

stop glyphosate

Agir durablement contre Monsanto et ses produits nocifs

Toutefois, si nous ne continuons pas dans cette lancée, Monsanto risque d’avoir encore de beaux jours devant lui. Récemment acheté par la firme pharmaceutique Bayer, la fusion des deux multinationales va faire disparaitre le nom Monsanto, sans pour autant arrêté la vente de produits dangereux comme le glyphosate (RoundUp). Pour Bayer, « Le glyphosate est sûr et non cancérogène »

Pourtant, la révélation des « Monsanto Papers » apparue dans les derniers mois, révèle que la société se préoccupait des conséquences mutagènes du glyphosate dès 1999. Monsanto connaissait les effets dévastateurs de son produit sur la santé il y a 19 ans mais business oblige, l’entreprise a établi une stratégie de fort lobby dans les différents gouvernements et à même conduit des études scientifiques biaisées pour se protéger.

Que faire en Europe contre Monsanto /Bayer ?

Sur le vieux continent, l’Union Européenne n’a pas réussi à se détacher des lobbies et donc n’a pas voté l’interdiction du glyphosate après des heures de débats et un retour de veste assez surprenant de l’Allemagne.

En France, le gouvernement a voté pour l’interdiction du glyphosate au niveau européen, et Emmanuel Macron s’est engagé suite à l’échec européen de l’interdire sous 3 ans. Toutefois l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Il faut donc se fier à la parole du gouvernement. Rappelez-vous du Grenelle de l’environnement il y a 10 ans, un engagement d’une réduction de 50% des pesticides avait été signé, aujourd’hui on constate qu’il s’agit plutôt d’une hausse de 20%.

Le combat contre les pesticides doit se faire au niveau national. Il ne s’agit pas de produits que l’on peut refuser d’acheter pour se faire entendre. Le glyphosate se retrouve partout. Un véritable engagement du gouvernement doit être pris. Si vous voulez que vos enfants puissent grandir sans s’intoxiquer lorsqu’il passe à table ou lorsqu’ils se promèneront dans un parc, signez la pétition et demandez au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, d’inclure cet engagement dans la loi pour que celui-ci soit respecté. Nous demandons que l’interdiction du glyphosate en France soit réalisée au plus vite au nom de la santé des citoyens et de la protection environnementale grâce à un vote de l’Assemblée regroupant une majorité d’élus.

Rejoignez ce combat citoyen en demandant au gouvernement l’arrêt du glyphosate.
#StopGlyphosate

Mise a jour de l’article le 23-08-18

Monsanto contre attaque !

AVAAZ, vient de recevoir une assignation en justice de 168 pages par Monsanto. Ils « leurs ordonnent » de remettre chaque email privé, note ou enregistrement en leur possession sur le poison principal de Monsanto – y compris les noms et adresses de centaines de membres du personnel, activistes, agriculteurs et d’autres alliés !!

Cette méga-entreprise de 50 milliards de dollars, tristement célèbre pour de telles tactiques juridiques a des ressources illimitées. S’ils arrivaient à mettre la main sur toutes les informations privées, on ne sait pas du tout comment et qu’est ce qu’ils en feront ?

Mais Avaaz a aussi une arme puissante, celle du pouvoir illimité du peuple, et les membres / signataires de la pétition n’ont tout simplement pas peur quand bien même le combattant s’appellerait Monsanto !

Mise a jour de l’article le 23-08-18

Monsanto condamné et son action s’écroule !

Nous vous l’annoncions il y a quelques jours sur notre compte Twitter, Monsanto a été condamné à verser des centaines de millions d’euros à un jardiner ayant attrapé un cancer en utilisant les produits phytosanitaires de la marque. Une belle victoire car désormais la justice reconnait la dangerosité du Roundup. Depuis le procès, 7 800 plaintes ont été déposé aux Etats-Unis.

Cette révolte face aux pesticides, le géant pharmaceutique n’apprécie pas. En effet, Bayer a racheté Monsanto l’été dernier. Depuis le scandale, la valeur boursière du groupe a perdu 30 milliards d’euros.

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Comme quoi, on a bien un pouvoir de citoyen ;)

Le cours de l'action perd 30€ en 3 mois !

Le cours de l’action perd 30€ en 3 mois !

Mise a jour de l’article le 28-01-19

Nouveaux rebondissements Macron retourne sa veste !

En affirmant jeudi, que l’objectif de sortie d’ici à trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’Etat a fait un geste en direction de la FNSEA. Mais pourquoi Emmanuel Macron renonce t-il à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021 ? On peut légitimement se poser la question parce que sa crédibilité est engagée, surtout dans le contexte de contestation sociale actuelle de la France ! Alors les lobbying ont-ils eut raison de notre président ? C’est fort à parié, car continuer sciemment à empoissonner les français (alors qu’on connait maintenant la dangerosité du produit) pourraient bien lui valoir quelques problèmes après son mandat de chef d’Etat.

Mise a jour de l’article le 07-02-19

L’ex-ministre de l’environnement Nicolas Hulot menacé par Monsanto-Bayer

Nouvelle révélation visant la firme qui est aujourd’hui nommé, la pire firme au monde. Nicolas Hulot, ex-ministre de l’environnement s’est exprimé dans le JDD en évoquant les menaces provenant de Monsanto vis à vis de sa réputation lorsqu’il était ministre.

« …quelques mois après que j’ai été nommé ministre, une personne de ma connaissance, haut placée dans une entreprise travaillant dans le domaine de l’environnement et qui pourra confirmer ce que je révèle ici, est venue me voir avec ce message menaçant : Monsanto avait demandé à une officine belge de s’occuper de ma réputation… »

Extrait tiré de Nicolas Hulot pour le JDD.

Une nouvelle fois, nous constatons le pouvoir de lobby impressionnant que Monsanto-Bayer utilise pour forcer les pouvoirs publics à fermer les yeux sur la catastrophe environnementale et sanitaire que le glyphosate cause. Cela explique le recul récent du président de la République au sujet de l’interdiction du glyphosate dans l’hexagone.
Toutefois, les citoyens n’ont pas dit leur derniers mots. Nous sommes aujourd’hui 228 000 signataires à demander au gouvernement de prendre un engagement concret. En tant que consommateurs, nous avons le pouvoir de stopper Monsanto-Bayer dans cet empoisonnement volontaire.
Ce mercredi, un procès français s’ouvre entre un agriculteur victime du glyphosate et la firme multinationale. A suivre de très près…

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Stocamine : l’état renonce à extraire les déchets toxiques

Dans Environnement, L'eau, Pollution, Règlementation par le 24 janvier 2019Commentaires fermés

Avec la fin de l’exploitation des mines de potasse en Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux, en 1999, l’Etat français a ouvert Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans d’anciennes mines. Situé en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe et en dépit de toutes les oppositions locales, le gouvernement (pour des raisons économiques) a décidé d’enterrer purement et simplement les déchets (à défaut de savoir les gérer). Une décision lourde de conséquences qui inquiète de plus en plus depuis que l’Etat vient d’annoncer son refus d’ extraire les déchets dangereux enfouis sur le site de Stocamine

L’échec annoncé de Stocamine

A l’origine, Stocamine devait contenir des déchets industriels dangereux pendant 30 ans, avec pour maître mot « réversibilité ». Pour ce faire, l’Etat avait écarté d’un revers de main les craintes des associations locales (environnementales et de consommateurs) : ni incendie, ni affaissement ni inondation ne seraient possibles, le site serait sous contrôle, et sa réversibilité garantie. Or, en moins de cinq ans d’exploitation, un incendie s’est déclaré, des déchets non autorisés ont été stockés et les galeries s’affaissent lentement sur les déchets. La décision de l’Etat en 2017 de prolonger l’autorisation de stockage pour une durée illimitée a attesté de la difficulté de l’Etat à cacher sa réelle intention : que ce site de stockage temporaire devienne définitif.
Les déchets industriels dangereux enterrés dans le centre de stockage de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin) resteront enfouis, selon un document du ministère de la transition écologique consulté par l’AFP lundi 21 janvier et qui prend le contrepied d’un rapport parlementaire publié en septembre 2018.

L’Etat doit sortir les déchets de Stocamine

Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs

Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs.

Les différents acteurs concernés ont alerté dès l’origine sur les risques liés au stockage de 44 000 tonnes de déchets dangereux à 500 mètres sous terre : élus locaux, parlementaires, associations et citoyens se sont associés pour soulever les faiblesses de cette solution, mais leur avis n’a jamais été pris en compte. Pourtant, en dépit d’un rapport parlementaire critique publié en septembre 2018, le ministre vient de prendre une décision unilatérale de confinement.

Pour Daniel Reininger, président d’Alsace Nature : « La bipolarité de l’Etat atteint son paroxysme puisque d’une main il signe le Contrat de Solutions pour la nappe phréatique d’Alsace avec l’objectif ambitieux de distribuer de l’eau potable sans traitement de dépollution préalable, et de l’autre main, il enterre des déchets dangereux sous cette nappe ».

Cette décision est uniquement motivée par des raisons budgétaires en ignorant les risques avérés d’affaissement et de propagation des polluants dans les nappes phréatiques. Un joli cadeau de 44 000 tonnes de déchets pour les générations futures !

 

La tectonique des plaques aura raison de l’entêtement de l’Etat

 

travaux de consolidation dans la zone de stockage

Une décision prise sans aucune concertation, qui va à l’encontre de l’esprit du Grand Débat national

A terme, les mouvements de la terre vont inexorablement déformer les galeries et libérer mercure et consorts dans la nappe… et ce ne sont pas des bouchons dont l’étanchéité n’est pas garantissable qui suffiront à la préserver. Cette nappe est pourtant précieuse : c’est l’une des plus importantes d’Europe, alimentant en eau potable à la fois la France, l’Allemagne et la Suisse. Sa qualité est déjà largement altérée par les pollutions industrielles et agricoles, et si la France veut atteindre l’objectif de bon état de l’eau fixé dans la Directive Cadre Eau, il est impératif de sortir les déchets de Stocamine.

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Stocamine en dit long sur l’incapacité de l’Etat de garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux : si en moins de 10 ans, il n’arrive pas à garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux, il n’est pas en mesure de garantir la sécurité du site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure où le stockage est prévu pour au moins 120 ans. C’est irresponsable, la protection de la santé des populations et de l’environnement doit primer sur une logique purement économique ».

 

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Journée internationale sans paille le 2 Février 2019

Dans A LA UNE, Consommation, Environnement, Pollution, Tri sélectif par le 24 janvier 20192 Commentaires

Lancée en partenariat avec le projet Bye Paille de l’association Low Carbon France, le principe est simple : sensibiliser en une journée le plus grand nombre de personnes à la pollution plastique, à travers l’exemple des pailles jetables et autres petits objets en plastique. La tâche est ardue tant les déchets plastiques sont importants surtout dans les océans. Une belle occasion de faire de la sensibilisation ;)

journée internationale

#baslespailles

Rendez-vous le 2 février 2019 pour la 2ème édition de la Journée internationale sans paille.

Participez à la grande journée mondiale contre les pailles

C’est reparti ! Les deux associations environnementales Bas Les Pailles et Low Carbon France s’allient et lancent la seconde édition de la Journée Internationale Sans Paille. Prévue le 2 février 2019 à l’échelle mondiale, cette journée sera l’occasion de sensibiliser sur les effets nocifs des pailles en plastique à usage unique. De nombreux événements s’organisent partout dans le monde. Une excellente initiative qui rejoint un peu celles sur les océans qui ont lieux aussi depuis plusieurs années…

Si vous souhaitez organiser un événement autour de cette journée, vous avez la possibilité de remplir un questionnaire et de leur soumettre. Celui-ci sera évalué et s’il est accepté sera publié sur la carte de l’évènement. Vous pouvez aussi consulter cette infographie qui vous explique comment faire

Plus d’info sur l’organisation d’un évènement en région

  1. https://www.facebook.com/events/757886557915673/ ou sur les sites
  2. Bas les pailles et
  3. Low carbon city

Bilan de l’édition 2018 en infographie

journée internationale sans paille

ZERO WASTE envoie un courrier aux parlementaires

Mise a jour de l’article 20-02-2019

Malgré l’écho faite à la journée et l’urgence climatique, lors de l’examen de la Loi PACTE, les sénateurs ont adopté un amendement qui prévoit des reculs sur le front de la lutte contre la pollution plastique. Zero Waste France et plusieurs associations ont envoyé ce jour un courrier aux parlementaires pour leur demander de revenir sur ces reculs, alors que le texte est débattu cette semaine.

L’amendement adopté par les sénateurs lors de l’examen de la loi PACTE prévoit :

  • De revenir sur l’interdiction des piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers et boîtes, pourtant prévue en 2020 et qui restent finalement autorisés ;
  • De retarder l’interdiction des pailles, des touillettes et de certaines assiettes en plastique d’un an (l’interdiction était initialement prévue pour janvier 2020)
  • D’autoriser les contenants alimentaires en plastique pour le service dans les cantines scolaires (l’interdiction de l’utilisation de ces contenants avait été actée dans la loi EGAlim pour 2025).

Les défenseurs de cet amendement mettent en avant le manque d’études d’impact, le risque pour l’emploi, la distorsion de concurrence avec d’autres pays et le caractère “excessif” de certaines mesures. On rêve complètement et çà sent le lobbying à plein nez ! Exactement le même problème que pour la pêche électrique

 

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4 associations attaquent l’Etat français en justice

Dans Pollution, Règlementation par le 2 janvier 20192 Commentaires

Cela pourrait bien devenir l’affaire du siècle depuis que quatre associations ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques. Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont lancé une pétition sur internet avec un objectif de 2M de signatures, il reste moins de 50.000 signatures pour atteindre l’objectif… 

Engagez-vous pour sauvez le climat

Les changements climatiques sont là : ils affectent déjà nos vies et n’épargnent personne. Nous assistons à la montée des eaux, à la fonte des glaces, à la multiplication des évènements météorologiques extrêmes, tandis que les espèces végétales et animales disparaissent inexorablement. Les sécheresses et inondations sont de plus en plus dévastatrices. Nos exploitations agricoles sont en danger. L’air que nous respirons est pollué. Le prix de nos factures énergétiques explose. Partout, dans les pays du Sud comme dans les pays du Nord, les populations vulnérables sont les plus exposées.

Obnubilés par les enjeux du court terme, les Etats et les acteurs économiques restent sourds aux innombrables cris d’alarme des plus fragiles, des scientifiques, des associations. Alors que les investissements nécessaires pour remédier à la catastrophe devraient être financés majoritairement par les plus aisés, les classes moyennes et les plus démunis y contribuent aujourd’hui de manière indifférenciée. La lutte contre les changements climatiques ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles.

La France a pris un retard conséquent. D’aveu public, elle n’atteint pas ses objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les inégalités face au changement climatique s’aggravent.

L’État français a l’obligation d’agir.

Il doit prendre les mesures politiques qui s’imposent, tout en garantissant la justice sociale. Il doit réduire notre dépendance au pétrole et nous fournir des alternatives en matière de transport. Il doit investir dans la rénovation des logements et promouvoir l’usage des énergies renouvelables, en abandonnant le recours aux énergies fossiles et nucléaire. Il doit instaurer l’accès de tous à une alimentation suffisante, saine et de qualité, garantir un revenu décent pour les agriculteurs et lutter contre la déforestation. Il doit aussi mettre en place les dispositifs indispensables à l’adaptation de nos territoires et à la protection de nos côtes. Toutes ces mesures auront un impact positif sur nos vies. Pourtant, ce qui est sur la table aujourd’hui est largement insuffisant.

La justice est un véritable levier. Elle peut enfin contraindre à l’action.

Partout dans le monde, des citoyennes et citoyens saisissent la justice pour que leurs droits fondamentaux soient garantis face aux changements climatiques. Et ça marche ! Aux Pays-Bas, la justice a ordonné au gouvernement néerlandais de revoir à la hausse ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En Colombie, 25 jeunes ont fait reconnaître par la Cour suprême la nécessité d’agir contre la déforestation et pour la protection du climat. Au Pakistan, un fils d’agriculteurs a demandé aux juges de contraindre son État à adopter une législation climatique capable de protéger l’exploitation de ses parents, et leur droit à l’alimentation.

Nous aussi, nous pouvons gagner. Nous pouvons changer les choses, si nous sommes ensemble ! Alors agissons pour la justice sociale et climatique, saisissons la justice pour que la France respecte enfin ses engagements sur le climat. S.I.G.N.E.Z LA P.É.T.I.T.I.O.N >>

Consultez les pages web des associations engagées dans cette action en justice

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Une filiale de Lactalis en correctionnelle

Dans A LA UNE, Entreprise, Environnement, Pollution par le 12 novembre 2018Commentaires fermés

Depuis 1942, la société ETOILE DU VERCORS (filiale du premier groupe mondial laitier et fromager LACTALIS) déverse directement dans l’Isère au beau milieu du parc naturel régional du Vercors , ses effluents sans traitement préalable. Près de 4 litres par seconde de substances polluantes sont ainsi rejetés dans le milieu naturel en toute impunité, soit plus de 200 tonnes de produits chimiques par an. La société comparaît le 12 novembre 2018 devant le Tribunal correctionnel de Grenoble. On vous tiendra informé des résultats dans la semaine…

Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole.

Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole.

La colère monte à Saint-Just-de-Claix

Joël 0’Baton, maire de Saint-Just-de-Claix (1 200 habitants), se bat contre la multinationale Lactalis, numéro un mondial du lait. Depuis des années, elle déverse les effluents de sa filiale Étoile du Vercors, dans l’Isère. « Un réseau d’assainissement public a été financé et installé pour accueillir ses effluents. Le tuyau de raccordement arrive à la porte de l’usine. Pourquoi Lactalis n’applique-t-elle pas la loi, comme tout le monde ? »

« Le petit maire rural que je suis ne pliera pas »

Contre vents et marées, Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole. Lire l’article complet sur Le dauphiné

Un tuyau d’assainissement public arrive à la porte de l’entreprise…

L‘Étoile du Vercors, installée à Saint-Just-de-Claix depuis 1940, refuse de se connecter à un réseau d’assainissement public. C’est pourtant en 2000 que l’Étoile du Vercors a demandé à la collectivité ce raccordement, explique Bernard Perazio, ancien maire d’Auberives-en-Royans, et vice-président du Département, chargé de l’eau et de l’assainissement. Un équipement intercommunal pour un montant de 22 M d’euros a donc été mis en place en 2014. Selon nombre d’élus et d’habitants, « c’est un scandale écologique qui perdure depuis trop longtemps ». Une pollution des eaux de l’Isère par une multinationale qui refuse de se plier à la loi.

La société ETOILE DU VERCORS a été mise en demeure de faire le nécessaire il y a désormais plus de deux ans ! Malgré le danger que ces produits toxiques représentent pour la santé et l’environnement, rien n’a bougé depuis… C’est un très mauvais signal adressé à tous les acteurs économiques, dont l’activité est susceptible d’impacter l’environnement : en matière environnementale, les grands groupes doivent donner l’exemple et ils ont les moyens de le faire.

On vous tiendra informé des résultats dans la semaine des résultat de cette première comparution…

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Le gouffre financier et écologique de Montagne d’Or en Guyane

Dans A LA UNE, Pollution par le 20 septembre 2018Commentaires fermés
Voici une des plus grande mine a ciel ouvert au monde (Australie)

Voici une des plus grande mine a ciel ouvert au monde (Australie)

La Compagnie minière Montagne d’Or ?

La Compagnie minière Montagne d’Or est une entreprise française de 26 salariés basée en Guyane. Depuis 1995 ils travaillent sur l’exploration et le développement du gisement d’or primaire de Montagne d’Or. Les actionnaires sont Colombus Gold, une société canadienne et Nordgold , dont le siège social est en Russie. Ce sont deux entreprises minières internationales uniquement intéressées par les profits. Le projet Montagne d’Or est basé à 125 km au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une zone d’exploitation minière autorisée par le schéma départemental d’orientation minière de la Guyane. Cette zone est actuellement exploitée par les opérateurs miniers légaux depuis plus de 140 ans et également le siège d’une exploitation illégale intense.

Quel est le projet Montagne d’Or ?

Le projet vise à extraire l’or primaire à ciel ouvert pendant un minimum de 12 ans.
voici la liste des 10 plus grandes mines à ciel ouvert >>

Le site s’étendra sur une zone colossale de 800 hectares avec : une fosse d’extraction du minerai ; une usine de traitement du minerai pour en extraire l’or ; un parc pour stocker les résidus de Cyanure issu du traitement du minerai ; deux verses pour stocker les roches non exploitables ; une usine de fabrication et un dépôt d’explosif et enfin une base vie pour le personnel. La société s’engage à financer l’aménagement de la piste et la construction de la ligne électrique. Et pour cause ce sont deux infrastructures sans lesquelles le projet n’est pas viable. Ceci n’est donc pas un cadeau à la Guyane surtout que les contribuables français devront mettre la main à la poche car l’Etat s’est engagé à faire une avance de 60 millions d’€ sur les coûts d’infrastructure !!

Quel est le processus d’extraction et de traitement du minerai ?

La roche est fragmentée à l’aide d’explosifs et ensuite concassée et broyée. La pulpe restante est alors épaissie et traitée avec du cyanure pour mettre l’or en solution. Passant par différentes cuves, l’or se fixe sur le charbon actif. Il est ensuite fondu à l’aide de fours qui transforment les particules d’or en lingots de doré. La production totale est estimée à 6,7 tonnes d’or par an pendant 12 ans minimum.

Quels impacts sur l’environnement ?

Ils sont multiples. Sur le papier Montagne d’Or s’engage à respecter rigoureusement les normes françaises et européennes en matière de sécurité des personnes et de respect de l’environnement. Mais on sait bien que les normes ne tiennent en aucun cas compte de la biodiversité. Le projet est avant tout économique dans un pays ou la pauvreté touche une grande part des guyanais. En effet le taux de chômage est particulièrement élevé : 54% de chômage dans l’ouest guyanais, et 26% dans l’ensemble de la Guyane.

  • La Guyane abrite une faune et une flore d’une richesse exceptionnelle et recèle encore de nombreuses espèces inconnues. A l’heure où l’accélération de l’érosion mondiale de la biodiversité est devenue fondamentale pour l’avenir du Vivant, le développement d’un tel projet nécessitera de faire disparaître 1 500 hectares de forêt pour l’installation de la mine et de ses installations.
  • Pas moins de 2 000 espèces, dont 127 protégées, vont voir leur habitat détruit ou perturbé. Des menaces pèsent également sur la plus grande réserve biologique de France de Lucifer Dékou-Dékou ou le projet d’exploitation a prévu de déborder. La compensation en surface et en équivalences écologiques de telles atteintes à la biodiversité, conformément à la règle « pas de perte nette » de la loi biodiversité d’août 2016, paraît tout simplement impossible.
  • Au-delà de l’inévitable destruction de la biodiversité provoquée par un tel projet, de nombreux risques d’exploitation laissent craindre une réelle intoxication de tout l’écosystème sur cette zone :
  • La fabrication sur site des explosifs et le stockage de Cyanure inquiètent les associations environnementales locales telles que GEPOG, KWATA et SEPANGY. Les besoins en explosifs et en produits chimiques sont considérables : 20 tonnes de nitrate d’ammonium par jour, 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 142 millions de litres de fuel seront nécessaires pour extraire l’or sur les 12 ans du projet.
  • Le stockage des boues issues de la cyanuration inquiète aussi beaucoup. Des millions de tonnes de roches broyées et cyanurées seront stockées sous forme de boues dans des parcs à résidus. Comment résisteront-elles dans le temps ? Le risque de pollution de l’environnement est grand : des catastrophes écologiques et humaines liées à la rupture de digues associées à la forte pluviométrie locale sont connues, notamment au Brésil. Pour mémoire, la pluviométrie tropicale de cette zone, avec 3 000 mm par an, et les inondations de mars 2017 sur le moyen et bas Maroni, constituent une alerte forte sur la prise de risques pour les bassins versants concernés. La Compagnie minière Montagne d’Or, les collectivités et les services de l’État affichent la volonté de compenser les effets du projet mais concrètement il n’y a rien de prévu. Ce sont juste des effets d’annonce, et on sait bien qu’au final rien ne sera fait.
  • En matière de santé et emploi, les populations autochtones sont les grandes oubliées du projet. La Compagnie minière Montagne d’Or annonce des retombées économiques pharaoniques : 900 emplois pendant la construction du site, 750 emplois directs, 3000 emplois indirects et induits pendant son exploitation, 3 milliards d’euros de retombées pour la Guyane en salaire taxe impôt et sous-traitance diverses. Mais aucun de ces chiffres n’a été vérifié ! Comme souvent on joue sur l’effet d’annonce pour que les gens ferment les yeux… La société guyanaise est composée de 25 ethnies dont certaines ont su conserver des connaissances dans le domaine agricole, des plantes et de la faune. Cet équilibre est fortement remis en cause.

 

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Parc National des Calanques, l’envers du décor !

Dans Environnement, Pollution par le 23 juillet 2018Commentaires fermés

C’est l’été il fait chaud, vous allez peut-être descendre dans le sud de la France. Si vous passez par Marseille pour visiter le Parc National des Calanques, attention aux zones de pollution ! Entre les rejets en mer de l’usine de Gardanne, les rejets des stations d’épuration et les différentes autres pollutions de l’homme au quotidien (déchets, cigarettes, assiettes plastiques etc.) vous risquez d’être déçu. Pourtant le potentiel est énorme ! Il faudra du temps pour refaire de ce lieu une réserve marine digne de ce nom, et préserver une faune et une flore exceptionnelle. Explications sur les dangers qui pèsent sur le parc…

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Cinquante ans de pollution légale dans les limites du parc

Le 28 décembre 2016, les associations FNE 13, FNE PACA et France Nature Environnement ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille contre l’autorisation préfectorale accordée à Altéo pour ses rejets en mer. Notre demande : réduire le délai de dérogation accordé à l’industriel pour mettre ses rejets liquides aux normes et respecter les valeurs limites d’émission fixées par la loi pour de nombreux polluants.

Si les rejets des boues rouges stricto sensu ont cessé au 31 décembre 2015, la pollution continue pourtant, le préfet ayant accordé pour 6 ans une dérogation aux valeurs limites de rejets de polluants tels que l’aluminium, l’arsenic ou le fer contenus dans la fraction liquide des résidus qui continuent d’être rejetés en mer. Des dépassements autorisés atteignant parfois des valeurs plus de 1000 fois supérieures aux seuils imposés par la loi !

Disparition du corail rouge, gorgone jaune…

La Méditerranée, mer fermée, est soumise à des pollutions diverses alors qu’elle recèle un patrimoine unique. Afin de protéger les écosystèmes de la pollution, ainsi que la biodiversité (qu’elle soit commune ou exceptionnelle), le Parc National des Calanques a été créé en 2012. « Contenir la pollution des sols des anciens sites industriels de Marseille » est l’un de ses objectifs.
Cependant il a bien été spécifié dans son décret de création que les rejets de boue rouge étaient admis jusqu’au 31 décembre 2015. En précisant « boues rouges », le rédacteur a anticipé : Altéo ne rejette plus de boues rouges (seulement leur fraction liquide), elle pollue encore, mais ce n’est pas contraire aux objectifs du Parc National. Or, les fosses sous-marines, dont la fosse de Cassidaigne, constituent un écosystème particulier reconnu.

© Hervé Thedy

© Hervé Thedy

Pour l’Agence des aires marines, ce sont « des zones très riches avec des remontées d’eau très chargées en nutriments qui favorisent notamment la concentration de mammifères et d’oiseaux. Ils forment des habitats remarquables, notamment par la présence de coraux profonds d’eau froide et d’espèces biologiques particulières (poissons, crustacés, cnidaires) » comme le corail rouge et le gorgone jaune. Ou encore le corail blanc. Cette espèce endémique méditerranéenne a besoin de conditions stables pour vivre : un substrat rocheux, une température de 13° C, une obscurité totale et un flux continu de particules pour s’alimenter. Lors de sa campagne de 2015 L’Ifremer observe que les coraux blancs de la fosse de Cassidaigne sont affectés par les boues rouges.
Marseille est un haut lieu de la plongée sous marine en France. Si des efforts ne sont pas consentis rapidement (comme l’utilisation de bouées d’ancrage sur les sites majeurs et très visités) l’attrait de la ville sous l’angle marin puisse décliner rapidement

Des études préoccupantes

La bauxite, matière première du processus de fabrication, est un composé naturel de substances toxiques (métaux lourds et métalloïdes) et radioactives (uranium, thorium). Lorsque les déchets de production sont envoyés en mer, ce cocktail se diffuse dans le milieu et contamine la chaîne alimentaire. Suite à la mobilisation des associations et des collectifs, la ministre commande des études complémentaires au dossier présenté par l’exploitant. Elles sont réalisées par des organismes publics : Ifremer, Anses et Brgm.

Lors d’une campagne de mesures menée en 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) identifie 11 éléments chimiques toxiques (Aluminium, Cadmium, Cobalt, Chrome, Nickel, Manganèse, Mercure…) aux taux anormalement élevés dans les chairs des poissons. Selon l’Anses il y a plus de poissons contaminés à l’Arsenic dans la zone de rejet que dans les autres zones testées. L’Arsenic est cancérogène et augmente le risque de mortalité par accident vasculaire cérébral.
La quantité de plomb dans la chair de ces poissons est également inquiétante, ce métal lourd étant neurotoxique, responsable de saturnisme ou encore de retard héréditaire dans le développement cérébral. Moins connu du public, le Vanadium, radioactif, est très présent dans les poissons vivants près du point de rejet. Il peut entrainer la survenue de cancers et de troubles digestifs.

Investir pour exploiter sans polluer les calanques

Les phases liquides et solides sont aujourd’hui dissociées et ne suivent pas le même chemin, mais de manière générale nous demandons à ce que le suivi environnemental de ces effluents soit effectif, avec présentation régulière des résultats de ce suivi – notamment à la future Commission de suivi de site et au Conseil scientifique du Parc National des Calanques.
Les déchets solides sont stockés sur le site de mange Garri et créent des nuisances pour les voisins. Ce site est aujourd’hui mal géré, (en atteste la Mise en Demeure de Septembre 2015) et nous demandons à ce que soit améliorée la récupération des eaux de ruissellement ; que les installations de pompage soient mises aux normes et que les eaux du site soient gérées dans des bassins étanches aux normes. Sur les rejets liquides en mer, les investissements déjà réalisés doivent impérativement être complétés par des mesures complémentaires de traitement de l’eau, comme le préconise le rapport du BRGM sur les techniques à utiliser.

Une menace pour les espèces locales

Les espèces envahissantes sont des espèces introduites par l’homme. A terre, elles résistent aux conditions de vie difficiles du littoral méditerranéen : sécheresse, vent, embruns… Se propageant rapidement, elles sont en compétition avec les plantes locales dites « indigènes ». En mer, elles n’ont que très peu de prédateurs et des modes de reproduction propices à leur extension accélérée.
Après la destruction des milieux naturels, la prolifération d’espèces exotiques est considérée comme l’une des causes majeures de perte de biodiversité dans le monde. Voici les espèces envahissantes dans le parc des calanques : Les Griffes de sorcière, L’Agave d’Amérique, La Luzerne arborescente, Le Figuier de Barbarie

 

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Glyphosate : vous en reprendrez bien pour 5 ans ?

Dans Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution, Végétaux par le 30 novembre 20172 Commentaires

Après de nombreux rebondissements, le verdict est tombé ; le glyphosate a été ré-autorisé pour 5 années supplémentaires. Cette molécule chimique est l’herbicide le plus utilisé à travers la France, l’Europe et le monde. Son usage massif rend la situation extrêmement préoccupante pour l’avenir : dangereux pour l’environnement, cancérigène pour les animaux, probablement pour l’Homme, perturbateur endocrinien… l’Europe a raté le coche de la santé environnementale et décide de bafouer le principe de précaution. Si la bataille pour interdire immédiatement cette molécule s’achève, France Nature Environnement reste mobilisée pour que l’agriculture se désintoxique du glyphosate.

Glyphosate

Une décision mitigée pour une réautorisation polémique

France Nature Environnement salue la position de la France au cours des âpres négociations sur la sortie du glyphosate. Malheureusement, et malgré la forte mobilisation de la société civile, le Gouvernement n’a pas réussi convaincre les 18 Etats membres qui ont voté pour le texte de la Commission européenne : une réautorisation du glyphosate pour 5 ans.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission chez France Nature Environnement, « cette proposition de la Commission européenne n’apporte rien de plus qu’une simple prolongation de l’autorisation et c’est intolérable. Il n’y aura donc pas de plan d’accompagnement des agriculteurs pour sortir de leur dépendance au glyphosate. Les cinq ans s’écouleront et nous n’aurons toujours pas d’alternatives à proposer à notre agriculture ».

Pour une France pionnière de l’alternative : l’agroécologie

De très nombreux agriculteurs travaillent aujourd’hui avec des alternatives techniques viables. Il faut prendre des mesures fortes dès maintenant. Nous avons besoin de nous fixer des points intermédiaires avec des objectifs de réduction. Pour se passer de cette molécule, ce sont les principes de l’agroécologie qui devront être déployés. Pour cela, la recherche scientifique et l’accompagnement technique ont une responsabilité importante. Il est temps de mettre des moyens et des échéances en face des ambitions.

Pour Jean-Claude Bevillard, responsable des politiques agricoles de France Nature Environnement, « la sortie du glyphosate est un enjeu majeur de santé publique et de préservation de la nature. Les alternatives agronomiques existent : il s’agit de faire évoluer les modèles vers l’agroécologie. Il est hors de question de remplacer le glyphosate par une autre molécule dont la dangerosité sera prouvée dans 10 ans. Il n’y aura pas d’alternatives au glyphosate à système agricole constant ».

Lisez également…

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Semaine Européenne de la Réduction des Déchets du 18 au 26 novembre

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres Recyclages, Déchets Naturels, Durable, Emballages, Environnement, Pollution, Recyclage, Tri sélectif par le 17 novembre 2017Commentaires fermés
SERD2016

Une des affiches de la SERD 2016

Depuis 2013, nous vous parlons de ce sujet sensible qu’est la réduction des déchets, comme l’évoquait déjà notre article Réduisons vite nos déchets, çà déborde !. A votre disposition également notre guide du recyclage pour bien trier ses déchets, qui selon nos lecteurs est une bonne source de conseils. Pour l’édition 2017 de la SERD (Semaine Européenne de la Réduction des Déchets), rendez-vous du 18 au 26 novembre un peu partout en France pour tous nous sensibiliser à la réduction des déchets et à la prise de conseils…

Semaine européenne de la réduction des déchets du 18 au 26 novembre !

Semaine européenne de la réduction des déchets du 18 au 26 novembre !L’objectif de la Semaine est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée et donner des clés pour agir au quotidien aussi bien à la maison, au bureau ou à l’école, en faisant ses achats ou même en bricolant. Le concept de la Semaine est basé sur la prévention des déchets c’est-à-dire avant que ce dernier ne soit produit, car le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

La prévention des déchets c’est donc agir pour ne pas produire les déchets en consommant mieux (consommation de produits peu emballés, écolabellisés), en produisant mieux (production de produits éco-conçus), en prolongeant la durée de vie des produits (réparation et don) et en jetant moins (compost par exemple) !

La Semaine s’adresse aussi bien aux administrations et collectivités, aux associations, qu’aux scolaires et au grand public. Tout le monde peut agir !

La Semaine Européenne de la Réduction des Déchets inscrite dans le cadre de la campagne nationale sur la réduction des déchets, est un moment fort de mobilisation. Elle dépasse même nos frontières, la Semaine est également organisée en Europe où près de 12 000 actions ont été organisées dans plus de 27 pays.

Chaque année, lors de la Cérémonie des Trophées de la SERD, les prix sont remis aux porteurs de projet ayant mis en place les actions les plus remarquables, après sélection des primés par un jury national et européen.

Le programme

Vous pouvez consulter le programme de votre région ici >>

Voici plusieurs fiches thématiques conseils à télécharger gratuitement :

 

Mais au fait, Qu’est ce qu’un déchet ?

Consultez notre article qui donne la définition du déchet en droit de l’environnement :

On parle de déchet quand une chose n’est plus susceptible d’être (re)traitée dans des conditions techniques et économiques

 

Comment limiter le gaspillage alimentaire ?

Regardez cette vidéo postée par L’ADEM qui donne quelques conseils pour lutter contre le gaspillage alimentaire !

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Contre la pollution de la plus grande nappe phréatique d’Europe

Dans Entreprise, Environnement, L'eau, Pollution par le 3 novembre 20171 Commentaire

Le 3 février 1997, un arrêté préfectoral autorise l’activité de stockage de déchets ultimes (mercure, arsenic, amiante, cyanure, chrome, plomb) par l’entreprise Stocamine (à Wittelsheim dans le Haut-Rhin). Le stockage était prévu pour une durée maximale de 30 ans, avec la promesse de réversibilité des déchets à tout moment. Plus de 44000 tonnes de déchets ultimes sont stockés dans les galeries souterraines d’une ancienne mine de potasse.

nappe-phreatique
Ces déchets sont stockés sous la nappe phréatique d’Alsace, la plus grande d’Europe. Celle-ci est située entre Vosges et Rhin, de Bâle à Lauterbourg. Pour sa seule partie alsacienne, elle est estimée à environ 35 milliards de m3 d’eau. Cette nappe fournit l’eau courante de millions de citoyens et sert également à l’arrosage des champs.
En 2008, le ministre de l’écologie a diligenté une mission d’expertise visant à lister les options possibles pour le site : le confinement au fond ou le déstockage (même partiel) et le déplacement des déchets vers d’autres sites de stockage agréés en France et en Allemagne.
C’est la solution d’un « déstockage partiel » des déchets considérés comme les plus dangereux (mercuriels en particulier) qui a été choisie. Le reste des déchets, qui représentent plus de 42000 tonnes, seront abandonnés sous terre lorsque le déstockage partiel sera terminé. Ce n’est désormais plus qu’une question de temps : la mine sera fermée hermétiquement par un confinement en béton d’ici à la fin 2017; les déchets ne seront plus accessibles pour un déstockage total.


8 raisons de signer la pétition et de refuser ce confinement et d’exiger le déstockage total

  1. En 1997, quand la décision a été prise de stocker des déchets, les habitants de Wittelsheim avaient reçu la promesse d’experts que ces déchets étaient réversibles, c’est à dire qu’on pourrait les retirer à tout moment. En 2004, l’amendement de l’ancien député Sordi revient sur ce principe de réversibilité. Aujourd’hui, ces mêmes experts et hommes politiques essaient de nous faire croire qu’il n’y a aucun risque de pollution. Comment peut on faire de telles promesses sur des dizaines voire des centaines d’années?
  2. Le 10 septembre 2002, un feu est apparu dans le « bloc 15″ de la décharge souterraine, censé ne contenir que des déchets ultimes incombustibles et inertes. La cause de l’incendie est une réaction survenue entre des produits phytosanitaires et des produits non-conformes à l’arrêté préfectoral. Le seul fait du dépôt de déchets non conformes interpelle et pose la question de la conformité du reste des déchets.
  3. L’incendie qui s’est déclenché dans le bloc 15 a pu rendre le travail dangereux dans ce secteur. C’est 3000 tonnes de déchets qui y sont stockés. Mais jusqu’à 8 autres blocs peuvent être vidés. Pourquoi se limiter à quelques blocs alors que pour aller chercher au compte-goutte les bigs bags de produits mercuriels, il faut manipuler des dizaines d’autres?
  4. Dans ces même blocs et dans toutes les galeries, la nature reprend ses droits. Le poids des 700 mètres de terre rebouche lentement mais sûrement les galeries. Les personnes descendues au fond ont pu voir les effets de 15 années d’attentisme. C’est maintenant qu’il faut déstocker!
  5. L’enquête publique a présenté des dizaines d’études et de documents dématérialisés, tous fournis par l’entreprise Stocamine. 10000 pages de documents techniques dématérialisés à ingurgiter en 2 mois pour se faire un avis. Seule une étude du BRGM concernant les aléas miniers n’a pas été prise en compte. Une étude qui brise toute la démonstration sur l’absence de risque de pollution de la nappe phréatique. En effet, la zone de risque d’effondrement des puits miniers de Wittelsheim a été élargie de 16 à 50 m. Si le puits venait à s’effondrer, l’eau de surface s’infiltrerait naturellement par cette zone de fragilité jusqu’à atteindre la zone polluée. De là à ce que la pollution remonte jusqu’à la nappe, il n’y a qu’un pas.
  6. Nous sommes tous concernés par ce risque de pollution. Les habitants de la plaine d’Alsace, de Wittelsheim jusqu’à Strasbourg, d’abord. Nos voisins allemands qui habitent le long du Rhin. Les riverains de Bure à qui on promet également la réversibilité. Et demain, si la porte est entrebâillée avec le stockage définitif de Wittelsheim, quelle région française est à l’abri? La vôtre peut-être?
  7. Tant qu’il y a des hommes au fond, il faut poursuivre les travaux de déstockage. L’entreprise a développé un processus industriel, dispose des moyens matériels et humain pour agir. C’est maintenant qu’il faut déstocker!
  8. A chaque étape de ce scandale, une opacité certaine régnait. Aujourd’hui encore, on ne peut pas dire avoir une pleine connaissance de ce qui se passe au fond. La CSS (Commission de Suivi du Site) de Stocamine ne s’est toujours pas rassemblée cette année. Aucune nouvelle non plus de la Commission de Suivi des Travaux. Si les études de l’enquête publique annonçaient jusqu’à 8 ans de travaux, aujourd’hui (octobre 2017), soit moins de deux ans après le début des travaux, les travaux de déstockage seraient proche de la fin. Un premier test des bouchons de confinement seraient même déjà en cours. C’est maintenant qu’il faut agir! Face aux risques de pollution de la nappe phréatique dans les années à venir, afin d’éviter un précédent, et afin d’éviter une catastrophe et un scandale sanitaire et écologique pour les générations à venir, il faut exiger aujourd’hui la poursuite du déstockage autant que faire se peut. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.

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Guide de survie au bruit et au stress au travail

Dans Pollution par le 19 octobre 2017Commentaires fermés

A l’occasion de la 2nde Semaine de la Santé auditive au Travail du 23 au 28 octobre, un petit livre malin vient de paraître, il va nous apprendre comment mieux affronter le quotidien des nuisances sonores, de la fatigue et du stress sur son lieu de travail et comment adopter une nouvelle hygiène de santé auditive pour conserver forme et performance au travail.

Petit guide de survie au bruit et au stress au travail

Ou comment sortir indemne du quotidien de millions de français confrontés à ces nuisances néfastes pour la santé.

guide-survie-bruit-stress-ravailA l’occasion de cette nouvelle édition de la Semaine de la Santé auditive au travail, l’association JNA (Journée Nationale de l’Audition) publie un nouvel ouvrage valorisant l’hygiène de santé auditive comme élément de forme, de santé et de performance au travail. Au travers de cet ouvrage de 136 pages à paraître aux éditions Josette Lyon, l’équipe pluridisciplinaire de l’association JNA livre des solutions concrètes génératrices de forme et de dynamisme tout en apportant un meilleur équilibre personnel dans son cadre de travail.

Volontairement pragmatiques, les auteurs proposent une démarche collective volontariste s’appuyant sur la mise en place d’outils novateurs de pilotage valorisant les gains financiers obtenus au travers d’un « cycle rapide de retour sur investissement ». La méthodologie développée contribue à enrichir le dialogue social dans l’entreprise. Ainsi, chaque lecteur trouvera dans ce « Petit guide de survie au bruit et au stress au travail » une mine d’informations à appliquer pour favoriser le bien vivre et le bien vieillir au travail grâce aux bienfaits de la santé auditive.

« Les oreilles c’est la vie » comme en témoigne le Pr. André Chays – chef de service ORL et membre correspondant de l’Académie Nationale de Médecine qui signe le préambule de ce petit guide aussi astucieux que pratique. En prenant soin de son capital auditif et des impacts sur la santé du cerveau, il est alors possible de limiter les risques psychosociaux, les risques d’accident du travail par perte de vigilance, les risques cardio-vasculaires… explique le Dr. François Baumann, référent du Burn out en France.

Cet ouvrage JNA est réalisé dans le prolongement du programme JNA « Santé auditive : mode d’emploi pour concilier bruit, santé et performance » décliné sur le site www.sante-auditiveautravail.org et dans les brochures spécial-salariés ou spécial-dirigeants présentes dans tous les packs de prévention adressés aux acteurs de l’entreprise participant à la Semaine de la Santé
auditive au travail. Cette 2e édition de la campagne est parrainée par le Ministère des solidarités et de la santé, le Ministère du travail et labellisée Conseil National du Bruit, UN Global compact et le WHO (OMS).

Chaque jour, agir, organiser, fédérer pour une meilleure santé auditive en France

 


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