Dossier fiscalité : quelles aides financières aux particuliers (PPE 2019)

Dans A LA UNE, Alternatives, Bois, Chauffage, Consommation, Energies, Environnement, Éolienne, Equipement, Fossiles, Hydraulique, Hydrolien, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Règlementation, Solaire, Thermique par le 19 février 2019Pas de commentaire

La programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE, créée par la loi de transition énergétique de 2015 est un outil de pilotage de la politique énergétique de la France. Elle trace une ligne directrice et fixe des axes énergétiques prioritaires afin que la France atteigne la neutralité carbone d’ici à 2050. Établie pour 2019-2023, elle sera revue et corrigée 5 ans plus tard pour la période 2024-2028. Ce dossier spécial fiscalité est le résumé d’un document de près de 400 pages rédigées par le Ministère de la Transition Écologique. Vous aimeriez changer votre de chaudière ? Consommer plus d’énergies renouvelables, mais fiscalement laquelle choisir ?  Ce dossier va vous aider à prendre les bonnes décisions par rapport aux aides fiscales présentes et à venir. Découvrez maintenant les mesures fiscales pour les particuliers dont vous allez pouvoir bénéficier dans les prochaines années… 

aides-fiscales-particuliers-ppe-2019

Les aides fiscales pour l’habitat des particuliers

Un des grands objectifs du PPE est la réduction de la consommation d’énergie dans l’habitat et le bâtiment. L’idée globale est de rendre le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) plus efficace via un nouveau barème forfaitaire en 2020, qui tiendra compte de l’efficacité énergétique des actions et sera défini après une large concertation avec les acteurs de la filière. Dans cette attente, les mesures conservées et renforcées sont les suivantes :

  • Elargir le CITE aux propriétaires-bailleurs en 2020
  • Elargir le CITE dès 2019 pour les ménages modestes à la main d’œuvre pour l’installation d’équipements de chaleur renouvelable ainsi qu’à la dépose de cuves à fioul
  • Faire verser le CITE par l’ANAH au moment des travaux, pour les ménages des quatre premiers déciles (périmètre actuel des aides de l’ANAH). Le taux d’aides sera bonifié pour ces ménages, afin que les aides publiques constituent un véritable déclencheur de travaux pour sortir de la précarité énergétique
  • Maintenir le taux de TVA à 5,5% pour les travaux de rénovation énergétiques éligibles au CITE et travaux liés
  • Permettre à l’ecoPTZ de s’appliquer au forfait pour des travaux monogestes, (exemple : installation d’un chauffage central alimenté par des énergies renouvelables, sans bouquet de travaux)
  • Financer à 100% un audit énergétique pour les ménages modestes propriétaires de logements passoires thermiques (Diagnostics de performance F ou G). Rendre cet audit obligatoire avant la mise en location d’un logement privé de catégorie F ou G ainsi que lors de la mutation d’un logement classé F ou G, d’ici 2021, pour inciter les propriétaires à engager les travaux.

Nouvelles règles fiscales pour les transports

  1. Dès maintenant, bénéficiez de la prime à la conversion allant jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    L’objectif du nouveau dispositif est d’aider tous les Français, particuliers et professionnels, à acheter un véhicule neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un vieux véhicule. Depuis le 1er janvier 2019, la prime est doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre à leur lieu de travail (60 km). Le montant de la prime est revu à la hausse : vous pouvez à présent bénéficier jusqu’à 4 000 € pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    Les conditions sur le véhicule à renouveler :
    - Véhicule diesel immatriculé avant 2006 (pour les ménages non imposables) et avant 2001 (pour les ménages imposables)
    - Véhicule essence immatriculé avant 1997
    -> Testez votre éligibilité à la prime à la conversion énergétique de votre véhicule dont le PTEC<3,5T
  2. Création d’un forfait mobilité durable jusqu’à 400€ par an pour encourager le recours au vélo et au covoiturage dans les trajets domicile-travail.
  3. Développement du covoiturage : voies et places de stationnement réservées, service public de covoiturage (on attend les détails !?) et calcul du partage des frais entre conducteur et passagers : sur ce troisième point, concrètement nous n’avons aucune info à ce jour, mais nous tiendrons cet article à jour en fonction des prochaines publications officielles.

Aides fiscales pour le chauffage et la consommation en NRJ des ménages

Mesures complémentaires aux mesures de maîtrise de l’énergie pour réduire la consommation des énergies suivantes :

Le charbon

Pour les particuliers, l’ambition est de sortir du chauffage charbon d’ici 2028, concrètement :

  1. Maintien des aides CITE incitatives pour l’installation de de chauffage renouvelable (type pompes à chaleur, chaudières biomasse, systèmes solaires combinés ou à raccordement avec un réseau de chaleur renouvelable)
  2. Élargir le « coup de pouce » CEE existant pour le fioul à la substitution du charbon vers des poêles à bois performants en termes de rendement et de qualité de l’air.

Chauffage au fioul

  1. Poursuivre et renforcer le coup de pouce CEE pour l’arrêt des chaudières fioul au profit des pompes à chaleur, des chaudières biomasse, des systèmes solaires combinés, des chaudières à gaz à très haute performance énergétique dans les zones de desserte en gaz naturel ou un raccordement à un réseau de chaleur renouvelable
  2. Elargir le CITE à la dépose des cuves à fioul dès 2019 pour les ménages modestes.

Chaleur d’origine renouvelable (PAC Géo et Aéothermiques)

  1. Intégrer dans le CITE en 2019 les coûts de pose pour l’installation de chaleur renouvelable pour les ménages modestes, puis faire évoluer ce crédit d’impôt en 2020 pour lui donner un montant forfaitaire, différencié selon les technologies et tenant notamment compte de la production de chaleur renouvelable assurée par chaque type d’équipement
  2. Maintenir la TVA à 5,5% pour les équipements de chaleur renouvelable éligibles au CITE, et les travaux liés (exemple : conduit d’évacuation des fumées, silo à granulés)
  3. A compter de mi-2019, permettre à l’éco-prêt à taux zéro de s’appliquer au forfait pour tous travaux éligibles au CITE (exemple : jusqu’à 18 000 euros de prêt pour l’installation d’une pompe à chaleur géothermique). Jusqu’alors, il fallait réaliser au moins deux types de travaux (exemple : pompe à chaleur + isolation des murs) pour bénéficier de ces prêts avantageux
  4. Les pompes à chaleur bénéficient du crédit d’impôt transition énergétique dont le taux est de 30 % depuis 2015 . Vous pouvez tester votre éligibilité en bas de cet article « rubrique nos conseils ».

Le solaire thermique

Dans ce secteur c’est la déconfiture, rien n’est prévu ou presque… un kit de communication pour les conseillers sur l’intérêt du solaire thermique dans l’individuel, pour qu’ils soient mieux armés pour promouvoir cette solution. Ca fait léger comme mesure ! Pourtant les enjeux et les espoirs sont grands vis à vis de cette technologie

Électricité et gaz

Aucune aide fiscale, un gel des tarifs sur 6 mois pour les particuliers est prévu par décret ministériel ; la situation sera réévaluée après la période de débat public. Le PPE prévoit de réduire la part du nucléaire et des énergies fossiles ; le gaz et l’électricité nucléaire ne bénéficieront donc plus d’aucune aide dans les années à venir. C’est une bonne chose, car les fonds publics doivent être à 100% investis dans les énergies durables, renouvelables et à très faible émission de CO2.

Éolien terrestre

Aucune aide pour les particuliers, l’Etat français n’a pas su soutenir la filière, préférant donner l’argent public aux grosses entreprises… Ce qui est bien dommage car de vrais solutions pour le particulier existaient !

Le photovoltaïque

L’Etat souhaite que la production d’électricité photovoltaïque soit multipliée par 3 d’ici 10 ans. Des objectifs assez faibles comparé au potentiel énorme du photovoltaïque ! Mais surtout l’Etat, après avoir abandonné la filière il y a 10 ans, n’investira pas un copec ! Comment va t-on pouvoir atteindre ces objectifs ? A coup de subventions ? Pour les gros, ceux qui possèdent des parkings et des toits terrasses ? L’Etat français manque gravement de cohésion dans cette filière. Pourtant c’est très simple, il faut aider les ménages à s’équiper de produits fiables et aux normes. Malheureusement la filière industrielle en France étant quasi morte, les panneaux sont principalement produits en Chine voir en Allemagne !

Les coûts actuels de production pour les différentes énergies (renouvelables ou pas) en 2018

En complément de cet article qui, je le rappelle résume un document de plus de 300 pages, nous avons pensé que ces chiffres récents pourraient vous intéresser…  Nous avons classé les énergies par cout de production. Ces chiffres sont extraits du PPE mais proviennent de différentes sources publiques (Adem, cours des comptes, ministères).

  1. Hydroélectrique (barrage) : de 40 à 120 €/MWh (selon la taille/puissance du barrage)
  2. Photovoltaïque : de 55 €/MWh (panneau au sol) à 85 €/MWh (panneau sur toiture)
  3. Centrale thermique à Cycles Combiné Gaz : 60€/MWh
  4. Éolien (terrestre) : 60 €/MWh
  5. Nucléaire : 65 €/MWh (chiffre de la cours des comptes en 2012 intégrant les coûts de démantèlement)
  6. Biomasse solide (Bois) : de 50 €/MWh (buches) à 90 €/MWh (granules)
  7. PAC Géothermiques et Géothermie profonde : 80€/MWh
  8. Hydrolien (éolien en mer): de 80 €/MWh à 100 €/MWh (en intégrant les couts de raccordement)
  9. PAC Aérothermiques : 120€/MW
  10. Bio gaz (bio déchet) : 150 €/MWh (*)
  11. Solaire thermique (eau chaude solaire et/ou combiné avec chauffage individuel) : 300 €/MWh (système combiné) (1)

(*) nouvelle technologie donc pas encore très rentable mais à fort potentiel

Les mix énergétiques cibles
Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

La réduction des consommations d’énergie est le premier pilier de la transition énergétique. C’est pourquoi les mesures à prendre doivent être à la hauteur de l’enjeu pour entraîner les changements de comportements et de décisions. Avec un objectif de réduction globale (toutes énergies confondues) de 14% d’ici à 2028, baissez les consommation est donc un enjeu de taille.

Le mix énergétique
L’ensemble des mesures de la PPE devraient modifier le mix énergétique français. Les tableaux ci-dessous présentent les mix qui devraient en résulter aux horizons 2023 et 2028 en énergie finale et
répartis par secteurs selon les besoins.

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Le mix électricité
Le tableau ci-dessous présente les moyens de production d’électricité aux horizons de la PPE quand les mesures prévues dans la présente PPE seront adoptées.

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

 Voici les documents qui nous ont permis d’écrire ce dossier et quelques liens utiles…

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Journée internationale sans paille le 2 Février 2019

Dans A LA UNE, Consommation, Environnement, Pollution, Tri sélectif par le 24 janvier 20192 Commentaires

Lancée en partenariat avec le projet Bye Paille de l’association Low Carbon France, le principe est simple : sensibiliser en une journée le plus grand nombre de personnes à la pollution plastique, à travers l’exemple des pailles jetables et autres petits objets en plastique. La tâche est ardue tant les déchets plastiques sont importants surtout dans les océans. Une belle occasion de faire de la sensibilisation ;)

journée internationale

#baslespailles

Rendez-vous le 2 février 2019 pour la 2ème édition de la Journée internationale sans paille.

Participez à la grande journée mondiale contre les pailles

C’est reparti ! Les deux associations environnementales Bas Les Pailles et Low Carbon France s’allient et lancent la seconde édition de la Journée Internationale Sans Paille. Prévue le 2 février 2019 à l’échelle mondiale, cette journée sera l’occasion de sensibiliser sur les effets nocifs des pailles en plastique à usage unique. De nombreux événements s’organisent partout dans le monde. Une excellente initiative qui rejoint un peu celles sur les océans qui ont lieux aussi depuis plusieurs années…

Si vous souhaitez organiser un événement autour de cette journée, vous avez la possibilité de remplir un questionnaire et de leur soumettre. Celui-ci sera évalué et s’il est accepté sera publié sur la carte de l’évènement. Vous pouvez aussi consulter cette infographie qui vous explique comment faire

Plus d’info sur l’organisation d’un évènement en région

  1. https://www.facebook.com/events/757886557915673/ ou sur les sites
  2. Bas les pailles et
  3. Low carbon city

Bilan de l’édition 2018 en infographie

journée internationale sans paille

ZERO WASTE envoie un courrier aux parlementaires

Mise a jour de l’article 20-02-2019

Malgré l’écho faite à la journée et l’urgence climatique, lors de l’examen de la Loi PACTE, les sénateurs ont adopté un amendement qui prévoit des reculs sur le front de la lutte contre la pollution plastique. Zero Waste France et plusieurs associations ont envoyé ce jour un courrier aux parlementaires pour leur demander de revenir sur ces reculs, alors que le texte est débattu cette semaine.

L’amendement adopté par les sénateurs lors de l’examen de la loi PACTE prévoit :

  • De revenir sur l’interdiction des piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers et boîtes, pourtant prévue en 2020 et qui restent finalement autorisés ;
  • De retarder l’interdiction des pailles, des touillettes et de certaines assiettes en plastique d’un an (l’interdiction était initialement prévue pour janvier 2020)
  • D’autoriser les contenants alimentaires en plastique pour le service dans les cantines scolaires (l’interdiction de l’utilisation de ces contenants avait été actée dans la loi EGAlim pour 2025).

Les défenseurs de cet amendement mettent en avant le manque d’études d’impact, le risque pour l’emploi, la distorsion de concurrence avec d’autres pays et le caractère “excessif” de certaines mesures. On rêve complètement et çà sent le lobbying à plein nez ! Exactement le même problème que pour la pêche électrique

 

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Comment isoler un sol en rénovation ?

Dans Maison, Matériaux & Construction par le 23 janvier 2019Pas de commentaire

L’isolation des sols et/ou planchers est un enjeu majeur en matière d’isolation thermique et phonique. En effet, à eux seuls, ils seraient responsables de près de 10% des déperditions de chaleur. Investir dans une bonne isolation thermique permet aux occupants des lieux de ressentir davantage de confort. Les diverses techniques d’isolation du sol fonctionnent aussi bien dans le cadre de constructions neuves que pour des projets de rénovation. Voyons ensemble quels matériaux vous pourriez utiliser lors de vos chantiers.

Matériaux à disposition des professionnels

Selon la typologie de vos chantiers et du budget de vos clients, certains isolants seront plus adaptés que d’autres. Chaque isolant possède en effet des propriétés spécifiques et se pose avec une méthode bien précise. Voici un panorama des matériaux les plus plébiscités pour l’isolation thermique au sol dans le cadre d’une rénovation.

Les panneaux en polystyrène expansé

isolation sols et planchés

L’isolation des sols permettrait de réduire les déperditions de chaleur de près de 10%

Le polystyrène expansé, appelé aussi PSE, est sans aucun doute l’un des matériaux isolants offrant l’un des meilleurs rapports coût/ performances thermo-acoustiques. Fabriqué à l’aide de petites billes sphériques expansées, le PSE ne crée aucune pollution lors de sa transformation industrielle, est 100% recyclable et est étiqueté A+ pour ses très faibles émissions de composés organiques volatils (COV).

Il bénéficie en plus de nombreux avantages, comme celui d’être parfaitement inodore et d’être très léger (composé à 98% d’air), facilitant ainsi la pose de ce matériau par les artisans. Sa grande maniabilité et sa polyvalence permettent d’utiliser facilement cet isolant, quelle que soit la typologie des chantiers. C’est la raison pour laquelle vous pourrez l’utiliser pour de nombreux cas : isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur, isolation des planchers entre étages, vides sanitaires, etc…

La mousse en polyuréthane projetée (PUR)

Cet isolant se projette au sol sous forme de mousse et se rigidifie par la suite, accédant à un pourcentage de cellules fermées à hauteur de 95%. Ainsi, il permet d’obtenir d’excellentes performances en matière d’isolation et comble parfaitement les moindres recoins des sols, limitant ainsi les courants d’air et/ou l’apparition de ponts thermiques. Compatible avec tous types de planchers : greniers, étages, rez-de-chaussée, la mousse polyuréthane assure une excellente stabilité et résiste remarquablement à la pression, de sorte que la couche, une fois durcie, ne s’affaisse jamais au fil des années.

La chape isolante

La chape isolante peut faire l’objet de plusieurs variantes.

  • La chape en béton cellulaire est l’une des solutions les moins onéreuses. Son aspect très liquide permet d’isoler les moindres recoins du sol.
  • Les chapes isolantes composées de billes en polystyrène sont sans aucun doute les plus utilisées. Les billes en polystyrène augmentent sensiblement la valeur d’isolation de la chape et se mélangent avec de l’eau et du ciment.
  • Les chapes isolantes conçues avec des granules en polyuréthane.

Ainsi, la chape isolante est une excellente solution qui permet de réduire sensiblement les déperditions de chaleur. À noter que rien ne vous empêche d’ajouter un isolant additionnel par la suite.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’isolation consultez aussi nos conseils sur ces pages

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5 bonnes raisons de passer à la bioluminescence !

Dans A LA UNE, Alternatives, Clean tech, Eclairage, Energies, Entreprise, Environnement, Habitat, Maison par le 7 janvier 2019Pas de commentaire

La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants (lucioles, vers-luisant, et plus de 80% des organismes marins). C’est une source de lumière vivante, tout droit venue de la nature, à la croisée entre le biomimétisme et la biologie synthétique, prête à révolutionner notre manière de produire, de consommer et de s’illuminer. C’est un sujet suffisamment important pour que l’école polytechnique mette le sujet à son programmeAlors peut-on affirmer que la lumière biologique est une réelle alternative à l’électrique ? Pourquoi et comment pouvons-nous déployer cette technologie dans un avenir proche et à quels coûts ?

bioluminescence

une lumière porteuse de sens dans des événements appropriés

La bioluminescence qu’est-ce que c’est ?

Le lampyris nocticula ou ver luisant est le coléoptère qui constitue probablement l’exemple le plus fameux d’un organisme terrestre bioluminescent. Ce n’est pas en travaillant sur le ver luisant mais sur des bactéries que le biologiste Raphael Dubois (1849-1929) comprit comment cette luminescence est produite. Il décrivit en 1887 le fruit de ses études et montra que la lumière émise reposait sur la présence, dans les organismes bioluminescents, de deux molécules solubles dans l’eau, l’une, une enzyme, la luciférase, et l’autre son substrat, la luciférine (du latin Lucifer, lux et ferre, celui qui porte la lumière). Il en déduisit la luminescence repose sur la conversion de l’énergie chimique en énergie lumineuse.

schema-bioluminosite

Glowee est une société française dont le coeur de métier est la biotechnologie. Ils utilisent une matière première bioluminescente faite de micro-organismes et donc cultivable à l’infini. En améliorant ces micro organismes ils les rendent plus performants en terme de production de lumière (intensité, stabilité, efficacité). La start-up développe une matière première biologique, qui peut prendre différentes formes et adopter différents états, afin de répondre aux multiples usages de la lumière : relaxation / bien-être, instantanéité, durabilité.

  • une lumière non agressive pour réduire la pollution visuelle et lumineuse
  • une lumière hypnotique aux vertues relaxantes et apaisantes
  • une matière première vivante cultivable à l’infini
  • une lumière qui se nourrit de ressources illimitées ou abondantes
  • des déchets 100% organiques, neutralisables ou revalorisables
  • une matière première qui peut prendre différentes formes et états (volumique, surfacique)
  • des possibilités d’adapter cette matière pour répondre à différents besoins et usages de la lumière
biologie synthétique

La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants

C’est la mer qui nous éclaire !

Pourquoi passer à la bioluminescence ?

Lumiere-biologique

La première raison qui vient à l’esprit serait pour diminuer les dépenses énergétique. Les collectivités locales sont engagées depuis plusieurs années dans la lutte contre la pollution lumineuse. En France, les réglementations sur ce sujet concernent majoritairement l’éclairage public et par conséquent les collectivités.
Ensuite, pour une raison évidente d’environnement. Aujourd’hui, 70 % des métropoles prennent en compte le volet biodiversité dans leurs politiques d’éclairage et la durée moyenne de fonctionnement de l’éclairage public a diminué de 24 % depuis 1990. Il est urgent d’économiser notre planète et comme l’électricité en France est principalement nucléaire, une sources de lumière durable serait une bouffée d’oxygène. Voici cinq autres bonnes raisons de passer à la bioluminescence

  1. limiter la pollution lumineuse qui affecte plus de 80% des habitants de notre planète
  2. limiter la pollution visuelle pour améliorer confort et bien-être
  3. économiser des ressources naturelles limitées telles que les métaux rares (utilisées dans les LEDs)
  4. limiter la pollution générés par des systèmes de lumière classique (production, consommation, fin de vie)
  5. les ampoules sont des système de lumière ponctuelle. Pour en faire une surface, il faut multiplier leur nombre (ainsi que leur consommation et pollution)

Une matière vivante qui produit de la lumière

Mise à jour du 14 février 2019 – 7H45

Peut-on s’éclairer avec des plantes bioluminescentes ?

Le projet ”Glowing Plants” mené par trois ingénieurs américains diplômés du MIT Massachusetts USA consiste à rendre, de façon artificielle, des plantes bioluminescentes. Les recherches consistent à transférer, une capacité biologique naturelle que possède certains animaux (insectes ou poissons) qui permet d’émettre de la lumière, vers des végétaux qui eux n’ont pas cette capacité.

Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante.

Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante.

Dans la nature, l’ADN bactérien provoque des tumeurs (appelés Galle) lorsqu’il entre en contact avec la cellule végétale. Ici les scientifiques ont réussi à détourner cette capacité, en insérant la bactérie de leur choix, sans que cette dernière provoque de tumeur mais la bioluminescence du végétal.
Mais face à cette découverte, beaucoup s’interrogent et s’inquiètent, quant aux effets que ces végétaux modifiés pourraient avoir sur l’environnement ?
Les plantes bioluminescentes, sont des OGM (organismes génétiquement modifiés), ce nom a une tendance naturelle à faire peur car on connaît difficilement les répercussions qu’il peut avoir sur la nature.

En France, un autre projet de ce style a vu le jour, il s’agit de la start-up seine-et-marnaise, Aglaé, dédiée aux végétaux luminescents. L’entreprise a créé un “sérum nutritif”. Sophie Hombert, créatrice de la startup explique le fonctionnement : “Le sérum est dilué dans l’eau, la plante l’absorbe et il se fixe sur ses cellules. Un flacon de 10 ml est utilisé pour 1 à 3 fleurs. Les premiers effets apparaissent dès trente minutes. La luminescence perdure entre 10 et 20 jours.

Pour aller plus loin dans la bio bioluminescence

A voir également, la conférence TED passionnante de Sandra Rey sur la Bioluminescence


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Enquête sur la pêche durable

Dans A LA UNE, Alimentation, Animaux, Consommation, Durable, Environnement par le 18 décembre 2018Commentaires fermés

Alors que l’UFC-Que Choisir publie les résultats d’une enquête sur la pêche durable, et au moment où les ministres de la pêche sont réunis à Bruxelles pour négocier les quotas de 2019, Acteur Durable souhaite apporter quelques précisions sur cet enjeu de taille, tant environnemental que de consommation, qui mérite une analyse scientifique rigoureuse et approfondie et des solutions concrètes et efficaces.

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La bataille de la pêche durable est elle engagée ?

L’enquête UFC-Que Choisir dénonce les mauvaises pratiques de la grande distribution en matière de pêche durable. En effet, 86 % des poissons présents dans les étals des grandes surfaces enquêtées sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks surexploités. Au regard des risques environnementaux liés à la surpêche nous pensons qu’il est urgent de rendre l’étiquetage sur la durabilité de la pêche enfin explicite.

Voici ce que révèle l’enquête : pas moins de 88 % des stocks de poissons européens sont actuellement surexploités ou voient leur capacité à se reconstituer menacée, induisant dès lors un risque d’effondrement des stocks pour des espèces particulièrement menacées telles que le bar. Promotrice d’une consommation responsable, l’UFC-Que Choisir a mené l’enquête auprès de 1134 poissonneries de grandes surfaces, s’agissant de trois poissons de consommation courante menacés par la surpêche (le cabillaud, la sole et le bar) avec un double objectif : vérifier le respect des mentions obligatoires sur les méthodes de pêche et les zones de capture ; analyser les résultats sur la durabilité des ressources exploitées, tant en termes de méthodes de pêche que de zones de captures. Le résultat est malheureusement tristement sans appel : la grande distribution n’a aucune politique d’approvisionnement durable pour les trois espèces étudiées.

Les questions soulevées dans l’enquête sont primordiales, mais pour le MSC, il faut y répondre avec davantage de précisions. En étudiant uniquement trois espèces, qui ne totalisent qu’un quart des ventes de poissons sauvages frais en France cette étude ne reflète pas la complète réalité de la situation, qui est plus complexe que le fait de classer des techniques et des zones de pêche comme « durables » ou « non-durables ».

Chez Acteur Durable nous pensons que si pour 3 grandes espèces de poisson (bar, sol, cabillaud) les techniques de durabilités ne sont pas appliquées, il y a de fortes chances pour que ce le soit le cas pour les autres espèces !

Des étiquetages manquants, fantaisistes ou trop vagues pour 2 poissons sur 3

peche non durable

Intermarché décroche la palme, talonné par Système U et Leclerc qui totalisent respectivement 76 % et 67 % d’étiquetage non conformes !

Dans deux tiers des cas, les mentions obligatoires sont absentes, fantaisistes ou trop vagues. Avec plus de trois poissons sur quatre mal étiquetés, Intermarché décroche la palme, talonné par Système U et Leclerc qui totalisent respectivement 76 % et 67 % d’étiquetage non conformes ! S’agissant des zones de capture, on relève des mentions particulièrement vagues du type « Atlantique » ou « Méditerranée ». Or, en l’absence de zone maritime précise, on ne peut pas identifier les poissons provenant de stocks surexploités. Quant à l’information sur les méthodes de pêches, elle est absente pour un poisson sur quatre ! Alors que les consommateurs sont conscients des dégâts occasionnés par certains engins de pêche comme les chaluts de fonds, il est inadmissible qu’en étant privés de cette information, ils puissent acheter à leur insu des poissons pêchés de manière dévastatrice pour l’environnement.

Toutes les techniques de pêche ont un impact sur l’environnement, mais le niveau d’impact dépend d’un ensemble de facteurs. Le niveau de durabilité d’une technique de pêche ne peut être jugé sans prendre en considération le contexte dans lequel elle est utilisée ; et notamment l’espèce visée, le type d’écosystème dans lequel la pêcherie opère (haute mer, lagunaire, estuarien, etc.), le type de fond, les mesures de gestions mises en place pour limiter ces impacts (taille des mailles, fermetures de zones à la pêche, fermeture de période, limites de captures, mesures sur la taille des engins), et les techniques utilisées (fillet, chalutage, lignes, etc.).

86 % de poissons non-durables au rayon poissonnerie !

Seuls les poissons pêchés avec des méthodes respectueuses de la ressource et dans des zones où les stocks sont abondants peuvent être considérés comme durables. Mais en croisant les données sur les méthodes de pêche avec les zones de capture, il apparaît qu’au rayon poissonnerie de la grande distribution, 86 % des poissons examinés sont « non-durables » ! Le cabillaud est le poisson qui affiche le pire résultat (88 % de poissons non durables), suivi par la sole et le bar (respectivement 86 % et 80 % de poissons non durables).


Les méthodes de pêche, très majoritairement non durables, expliquent en partie ces résultats. Le chalut, de loin la méthode de pêche la plus utilisée, est ainsi relevé pour les trois quarts des cabillauds et pour plus de la moitié des soles et des bars. A l’inverse, les méthodes de pêche les plus respectueuses telles que les lignes et les hameçons, ne sont relevées quant à elles que pour un quart des bars et 14% du cabillaud.

Bien évidement, le MSC monte au créneau. Je cite :  » Il est trompeur de réduire l’évaluation de la durabilité d’une pêcherie à l’étude de deux critères. Il ne s’agit pas uniquement de bannir telle ou telle espèce, zone de pêche ou tel ou tel engin de pêche, il faut pouvoir prouver scientifiquement que ces pratiques sont adaptées à l’environnement et efficaces pour préserver les ressources et les écosystèmes marins dans leur ensemble« .
Les pêcheries engagées dans le programme MSC doivent remplir 28 critères et près de 100 sous-critères pour assurer que les stocks de poissons ciblés sur lesquels elle opère sont maintenus à des hauts niveaux de productivité et limiter l’impact sur l’écosystème au strict minimum en préservant les autres espèces, les habitats et écosystèmes marins.

Aucune des grandes enseignes ne propose une pêche durable !

L’analyse de la durabilité pour les sept grandes enseignes étudiées réserve une surprise : les taux très élevés de poisson non durables sont à peu près identiques chez tous les distributeurs. Système U, l’enseigne la plus mal notée, propose 89 % de poissons non durables, alors que Cora qui est le moins mal classé, en propose 81 %, soit une proportion à peine moins élevée. Ces chiffres démontrent qu’aucune enseigne n’a mis en place une politique d’approvisionnement durable pour les trois poissons étudiés.

Que faire pour améliorer la situation rapidement ?

  • Aligner strictement les futurs quotas sur les recommandations émises par les experts du Conseil International pour l’Exploration de la Mer ;
  • Mise en place d’un étiquetage réglementaire intégrant un indicateur explicite de la durabilité du poisson ;
  • Réaliser des contrôles sur le respect des dispositions réglementaires d’étiquetage ;
  • Lutter pour interdire les méthodes de pêches non durable, tel que la pêche électrique ;
  • Revoir les quotas des gros bateaux et les redistribuer aux petits pêcheurs qui utilisent des méthodes durable (lignes ou petits filets) ;
  • Interdire la pêche des juvéniles, ces jeunes poissons qui n’ont pas le temps d’arriver à maturation sexuelle

 

A votre niveau, les consommateurs…

  • Privilégiez les poissons pêchés avec des méthodes de pêche plus protectrices de la ressource (lignes, hameçons et filets) ;
  • Diversifiez vos achats en privilégiant les espèces dont les stocks sont les plus fournis (par exemple lieu noir, merlan, hareng, maquereau) ;
  • N’achetez plus de poissons de grands fonds (notamment sabre noir, grenadier, lingue bleue) du fait de la grande fragilité de ces stocks et attention aux espèces menacées.
UNE NOUVELLE APPLI MOBILE SUPER UTILE POUR CHOISIR LE BON POISSON AU BON MOMENT !

  • Saviez vous qu’il existe des saisonnalités pour les poissons ? Tout comme les fruits et légumes de saison, les poissons ne doivent pas être consommé à certaines périodes (reproduction). Avec l’application mobile « Planète Océan », la Fondation GoodPlanet, en partenariat avec Ethic Ocean, vous offre un guide pour agir directement pour la préservation des océans.
    Quelle est l’espèce de poisson que je consomme ? Où et comment a-t-elle été pêchée ? Quelle recette puis-je préparer et comment ? Autant de questions auxquelles l’application vous apportera des éléments de réponse. Pédagogique et pratique, cette appli mobile répertorie plus de 100 espèces de poissons, coquillages et crustacés selon leur provenance, l’état de leur stock et leurs techniques de pêche.
    Elle saura vous guider dans vos choix en vous aidant à identifier les espèces gérées durablement. Vous y découvrirez aussi les actualités du monde marin en temps réel à travers les articles du magazine GoodPlanet.info, des conseils conso et des recettes.

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La qualité de l’eau un enjeu crucial du 21ème siècle

Dans Eaux, Habitat par le 27 novembre 2018Commentaires fermés

L’eau, sa qualité, son accessibilité et son coût sont des enjeux à l’échelle de la planète. D’après le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la Santé, 2,1 milliards de personnes (30 % de la population mondiale) n’ont toujours pas accès à l’eau potable et 4,4 milliards ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité. En Europe, les ressources en eaux potables sont nombreuses ; les problèmes rencontrés sont principalement dus à son gaspillage et sa qualité. Résidus de particules chimiques en tout genre, chlore, calcaire… On y trouve de tout et le pire c’est qu’on la boit sans trop se poser de question. Alors comment améliorer la qualité de l’eau qui sort de son robinet ? Explications dans cet article avec la présentation d’une innovation allemande : l’anneau Merus

Fonctionnement de l’anneau Merus

La particularité de Merus est qu’aucune chimie n’est nécessaire pour traiter l’eau. C’est idéal pour l’eau potable ainsi que pour l’eau industrielle.
Pour vous expliquer le fonctionnement de cet anneau (magique) voyons d’abord certaines propriétés de l’eau. Celle-ci transporte une certaine quantité de particules étrangères. Si cette quantité est dépassée, ces particules se déposent et peuvent former une croûte dure, comme le calcaire. C’est la fameuse résistance entartrée de Mr Calgon.
Ces résidus de particules se forment dans l’eau parce que les atomes d’eau et de calcaire se déplacent ou oscillent d’une manière bien particulière. Si ce mouvement est modifié, la solubilité des substances étrangères dans le fluide augmentera.
En plaçant cet anneau autour de votre canalisation (générale) d’arrivée d’eau, l’oscillation est modifiée. Les particules ne s’agglutinent plus dans les canalisations et la formation de calcaire dans les appareils électroménager, douches, etc. est ainsi très fortement diminuée.
Précision importante, les substances solubles dans le fluide ne disparaîtront pas grâce à l’Anneau. Elles resteront dissoutes et les dépôts existants seront résolus et éliminés. C’est pourquoi, il est préférable d’utiliser un filtre supplémentaire pour éliminer ces substances étrangères. Renseignez-vous auprès du fabricant de l’anneau pour les filtres recommandés, mais a priori il n’y a pas de spécifications particulières.

Les avantages de la purification de l’eau du robinet

l’anneau Merus

L’anneau est capable de changer les oscillations de l’eau pour éliminer les résidus

L’effet de l’Anneau Merus est généralement constant – il ne se décharge pas. Tant que les particules dans l’eau ne sont pas limitées ou arrêtées dans leur mouvement, elles maintiennent l’oscillation. Et ce n’est pas le seul avantage…

  • Aucun effet secondaire indésirable ou dommage environnemental n’est à craindre.
  • Aucune chimie n’est nécessaire pour traiter l’eau
  • Aucun contact direct entre l’anneau et le fluide n’est nécessaire
  • Compatible pour les eaux potables, industrielles
  • Plusieurs types d’anneaux qui s’adaptent aux différents diamètres (particuliers, industries)
  • Un seul anneau par foyer
  • Efficace contre le tartre, la corrosion, le biofilm

On l’a vu dans cet article, des solutions propres existent pour améliorer la qualité de l’eau dans votre foyer. Des solutions sûrement préférables aux adoucisseurs d’eau qui perturbent la chimie de l’eau et la rend (le plus souvent) impropre à la consommation. Une véritable hérésie écologique et financière finalement ! Améliorez la qualité de l’eau c’est essentiel mais pensez aussi à réduire votre consommation. Voici un petit guide bien qui contient 40 gestes simples pour réduire votre facture d’eau et d’électricité. Pensez également au recyclage des eaux grises

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Chauffage individuel : comment choisir entre bois, gaz et électrique

Dans Chauffage par le 15 novembre 20181 Commentaire

Les enjeux liés aux énergies chauffantes sont fondamentaux et nécessitent de s’y attarder pleinement. Devant des ressources qui se raréfient, trouver des solutions alternatives pérennes et non polluantes est l’enjeu des décennies futures. Même si notre monde tend à une véritable prise de conscience, la transition reste encore un long chemin de croix à parcourir.

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Les différents types de chauffages sur le marché

Vous avez un projet immobilier ? Qu’il s’agisse de la rénovation d’un bien ancien ou d’une construction neuve, le chauffage représente un coût important, tant sur le plan financier que sur le plan écologique. Mais quel est le chauffage le plus économique en rénovation et qui reste aussi respectueux de l’environnement ? Voici une liste des principales solutions existantes.

Le chauffage au gaz

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Le chauffage au gaz est le système de chauffe le plus utilisé par les Français. Cela s’explique notamment par ses divers avantages : un confort de chauffage inégalable grâce une répartition diffuse dans le logement, ce que ne permet pas le système électrique. Lorsque vous optez pour le gaz naturel de ville, un simple raccordement suffit pour être ravitaillé en énergie, vous permettant ainsi d’économiser de l’espace. Les chaudières gaz à condensation assurent un excellent rendement énergétique permettant de réaliser des économies substantielles.

Quant aux inconvénients, ils sont au nombre de deux. D’une part, les prix sont volatils : les réserves naturelles de gaz n’étant pas infinies, les ménages ne sont pas à l’abri d’une hausse conséquente. D’autre part, l’impact sur l’environnement est important, car le gaz est une énergie polluante.

Le chauffage électrique

chauffage électrique

chauffage électrique

Depuis l’avènement de l’énergie nucléaire en France, le chauffage électrique séduit de plus en plus de Français. L’avantage ? Son coût relativement faible par rapport aux autres solutions. Concernant les radiateurs électriques, ils se branchent sur secteur, nul besoin de les relier à un système de chauffage central. Comme pour le gaz, le besoin de stockage est inexistant et son coût de maintenance extrêmement faible.

Mais même si l’investissement matériel est faible, l’électricité est quant à elle l’énergie la plus chère du marché. Les taxes ne cessent de croître et les tarifs régulés sont de plus en plus élevés. De plus, les conforts de chauffe sont inégaux entre des convecteurs, des radiateurs à inertie… Quant à son impact sur l’environnement, on connaît les risques liés à la radioactivité, des déchets nucléaires et des eaux de traitement.

Le chauffage au bois

poêle à granules pour le chauffage au bois

poêle à granules pour le chauffage au bois

Le chauffage au bois est sans aucun doute le système de chauffage le plus compétitif du marché, sous forme de bûches d’abord puis de granulés de bois. Concernant l’impact écologique des bûches, il est dit qu’elles possèdent un bilan carbone neutre. Les granulés sont quant à eux plus contrastés sur cette affirmation à cause de leur transformation.

Néanmoins, contrairement au gaz et à l’électricité, le bois nécessite un endroit pour le stockage. De plus, il est plus contraignant en termes de matériel avec l’installation obligatoire d’un conduit de fumée.

Comment faire le bon choix ?

Des sociétés spécialisées œuvrent pour l’accompagnement des clients dans leur besoin en travaux. illiCO travaux est la pionnière dans ce domaine et sélectionne les meilleurs artisans à l’aide d’un dossier constitué de diverses pièces : assurance, immatriculation, analyse financière, etc. Les clients sont alors certains de traiter avec des professionnels déclarés ayant des références clients solides.

Plus encore, illiCO travaux sécurise votre acompte en le plaçant sur un compte séquestre jusqu’au démarrage du chantier. Il vous accompagne pour tous les besoins d’ordre administratif, dans la recherche de financements ou de subventions, dans l’état d’avancement du chantier… C’est l‘assistance à la maîtrise d’ouvrage.

C’est donc une prise en charge globale que propose illiCO travaux, de la recherche de professionnels jusqu’à la réception des ouvrages. C’est pourquoi des milliers de clients favorisent ce type de service qui les soulage de nombreuses contraintes.

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Alimentation durable, les fruits et légumes d’automne

Dans Alimentation, Climat & Météto, Durable, Environnement, Jardinage, Plantes, Végétaux par le 2 octobre 20183 Commentaires

Les fruits et légumes hors saison nous coupent du rythme de la nature. A force de voir des fraises en hiver et des kiwis en été sur nos étals, on se sait plus à quelle saison appartient tel fruit.

Cette consommation contre nature, nous coupe aussi du plaisir de la redécouverte lorsque les premiers fruits et légumes de saison arrivent. En consommant tout au long de l’année les mêmes variétés, le plaisir n’est plus le même lorsque la saison naturelle est arrivée.
Ré-apprenez à consommer selon les cycles de la nature et variez vos repas en fonction des saisons. Vous retrouverez les plaisirs liés à chacune des périodes de l’année en consommant durablement !

 

Fruits et legumes d'automne - Octobre

Fruits et légumes d’automne – Octobre


Les fruits et légumes d’automne - Novembre

Les fruits et légumes d’automne – Novembre

Les fruits et légumes d’automne - Décembre

Les fruits et légumes d’automne – Décembre

Il existe désormais une petite appli pas mal faite du tout que vous pouvez charger sur votre smartphone et qui vous permet d’avoir avec vous en permanence cette fameuse liste de fruits et légumes de saison. C’est plus simple pour faire les courses ! Actuellement elle dispo sur Apple mais devrait, on l’espère sortir pour Android…

Voici en cadeau un petit livret de 10 recettes spéciale automne édité par l’Ademe à télécharger ici gratuitement >>

Salade fraîche de pois chiches, Velouté de lentilles corail, Gale es de céréales aux légumes, Salade de carottes au cumin, Pâté bourbonnais, Mousse au chocolat au jus de pois chiches, etc. des recettes originales qui respectent une alimentation durable !

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La cuisine solaire, c’est facile !

Dans Consommation, Equipement, Solaire, Sports & loisirs par le 22 août 2018Commentaires fermés

C’est l’été et vous êtes peut-être partis en camping vous reposer quelques jours ? Si vous n’en êtes pas à votre première expérience, vous savez combien il peut être compliqué de se faire à manger lorsque l’on bivouac ! Si vous êtes plutôt des adeptes du voyager léger, alors cette solution de cuisine solaire est idéale pour vous ! Découvrez tout çà dans cet article…

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Un four solaire, comment ça marche ?

Il existe des dizaines de modèles de fours, cuiseurs et barbecues solaires mais globalement ils fonctionnent selon 2 technologies : les systèmes à concentration comme la parabole solaire et les systèmes à accumulation.
Détaillons ici le principe simple des systèmes à accumulation : l’outil concentre les rayons du soleil (grâce à des réflecteurs en aluminium) vers l’intérieur du four ce qui produit de la chaleur et permet de cuire les aliments comme sur un appareil classique à gaz ou à l’électricité.

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La température atteint généralement les 180°C ce qui est tout à fait suffisant pour préparer un bon repas et même par mauvais temps ! Et oui contrairement aux idées reçues, on peut aussi capter l’énergie solaire même quand le temps n’est pas au beau fixe. Le rayonnement solaire passe à travers les nuages, certes avec moins de puissance mais suffisamment pour faire fonctionner votre four ou tout autre appareil solaire (panneaux photovoltaïques, lampes solaires, batteries solaires, etc.)

Ou se procurer des fours solaires ?

Solar Brother est une START Up française basée à Paris qui est en passe de devenir le leader Français pour la fabrication et distribution de four solaire et matériel de cuisson solaire (briquets, cuiseurs paraboliques et séchoirs)
Ils ont présenté l’EasyCook au concours Lépine en 2017, un four solaire portable qui concentre la chaleur du soleil et qui permet une cuisson douce et sans surveillance. 100% naturel et autorisé partout en France, EasyCook a été primé et se vend désormais en ligne sur leur site internet.

Comment et quoi faire à manger en solaire ?

En fait on peut réaliser à peu près n’importe quel plat grâce à la cuisson solaire, encore faut-il avoir le matériel adapté. C’est pourquoi on voit désormais apparaitre tout une gamme d’appareil en complément des fours solaires comme des cuisinières ou des barbecues.
Si vous manquez d’idées, les recettes de cuisson solaire se trouvent facilement sur la toile comme ici. Ce jeune couple de cuisiniers franco espagnol a développé tout un tas de recettes faciles à mettre en œuvre.

Messieurs, vous n’aurez plus aucune excuse pour ne pas faire à manger, même en camping et par mauvais temps ! C’est votre femme qui va être contente ;)

 

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Dossier : le bricolage écologique, savoir lire les étiquettes !

Dans A LA UNE, Bricolage, Les dossiers, Maison par le 5 août 20183 Commentaires
bricolage-ecologique Il n’est heureusement plus l’heure à la sensibilisation des particuliers sur l’usage des produits moins polluants pour le bricolage. Aujourd’hui une offre abondante de produits plus ou moins écologique voit le jour face à la demande importante du consommateur.
Voici quelques exemples de produits apparus récemment : vitrificateur écologique, colle écologique, peinture écologique, lasure, solvants écologiques, etc. Même les industriels, qui jusque là estimaient les produits naturel comme une niche de consommation et ne voulaient pas en entendre parler, aujourd’hui ils proposent au moins une alternative écolo.
Un réel exemple de la notion du consom’acteur durable… Mais attention restez vigilants, lisez bien les étiquettes !

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La permaculture : en route pour la transition écologique (LIVRE)

Dans A LA UNE, Alimentation, Consommation, Energies, Environnement, Habitat, Recyclage par le 14 février 2018Commentaires fermés

Voici un livre qui nous permet d’appréhender la permaculture dans son ensemble et ne se restreint pas aux méthodes de jardinage comme souvent. En effet lorsque l’on pense permaculture on s’imagine qu’il s’agit d’une méthode de jardinage visant à respecter la nature. Mais en réalité cela n’est qu’un aspect d’un ensemble de techniques que regroupe ce terme permaculture. Mais au fait c’est quoi la permaculture ? Consultez ici la définition de la permaculture >>

La permaculture en route pour la transition écologique

La philosophie de la permaculture !

Car il s’agit bien d’une philosophie, d’une façon de vivre, d’une science, englobant un ensemble de techniques visant à apporter une réponse à la crise écologique.
Inventée dans les années 70 elle revient au goût du jour pour tenter de pallier à l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, au changement climatique, à la perte de la fertilité des sols ainsi qu’à la crise de la biodiversité. Tout un programme !

la permaculture

David Holmgren – australien inventeur du concept – domaines d’applications de la permaculture.

Cette fleur invite chacun d’entre nous à trouver sa niche écologique. En respectant les concepts clés de la permaculture qui comprend 3 grandes éthiques :

  1. être attentif à la nature
  2. être attentif à l’humain
  3. prendre notre juste besoin et redistribuer les surplus

ainsi qu’un certain nombre de principes fondamentaux qui sont largement explicités dans ce livre.
De nombreuses questions se posent et nous sont posées de façon très claire, ce qui permet à chacun de s’intégrer dans cet état d’esprit selon ses propres problématiques et moyens.

En route pour la transition écologique grâce à la permaculture

ConseilExpert_BRF

Un livre très intéressant qui nous initie à cette philosophie, et nous permet de nous interroger sur notre potentiel à baisser son empreinte écologique, car il s’agit bien de cela : prendre en compte nos besoins et saisir ce dont nous disposons pour y participer en faisant autrement.

Des exemples concrets sont proposés dans cet ouvrage ce qui permet de se transposer rapidement sur les moyens et techniques qui pourraient nous permettre de participer à cette transition progressive.

Un livre que nous recommandons donc à tous ceux qui souhaitent connaitre les fondamentaux de la permaculture.

A propos de l’auteur…

Grégory Derville est enseignant en politiques environnementales à l’Université de Lille II. Il anime des conférences et des stages de permaculture, et fait partie du collectif Beauvais en transition.

Disponible le 30 janvier 2018 – 192 pages – 25 € – coll. Conseils d’expert – éd. Terre vivante
En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

Retrouvez le sommaire ici >>

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Plan climat, qu’est-ce que le paquet solidaire ?

Dans A LA UNE, Chauffage, Climat & Météto, Energies, Equipement par le 3 janvier 2018Commentaires fermés

le plan climat - 4 mesures en 2018<

Entrée en vigueur de 4 mesures concrètes depuis le 1er janvier 2018 avec le Plan Climat. La France s’est engagée à rendre la mobilité propre accessible à tous et à éradiquer la précarité énergétique. Pour y parvenir, Nicolas Hulot présente le paquet « solidarité climatique ». Prime à la conversion de véhicules, chèque énergie, crédit d’impôt pour la transition énergétique et changement des chaudières au fioul : ces quatre mesures concrètes visent à améliorer le quotidien des Français. Explications...

Energie : le chèque énergie

chèque énergie

4 millions de ménages peuvent bénéficier du chèque énergie généralisé en 2018. D’un montant d’environ 150€ par an, il permet aux familles en situation de précarité de payer leurs factures d’énergie. Ce chèque énergie a été conçu comme  un outil de lutte contre la précarité énergétique qui aide les Français aux revenus très modestes à payer leurs factures d’énergie, quel que soit leur moyen de chauffage.

Le crédit d’impôt énergie (CITE)

le crédit d'impôt CITE

Le dispositif d’aide à la rénovation destiné aux ménages et aux entreprises est prolongé en 2018 mais sera transformé en prime en 2019. Le taux d’aide de 30% du montant des travaux reste la règle générale. Ce crédit d’impôt pour la transition énergétique permet de financer des travaux d’isolation des logements et d’amélioration du chauffage des logements, et donc de faire des économies d’énergies permettant de réduire la facture de chauffage, tout en luttant contre le changement climatique. En savoir plus ici >>

Transport : prime à la conversion

Prime à la conversion

En 2018 les français qui remplacent un vieux véhicule polluant par une neuve ou d’occasion récente peu polluante reçoivent une aide. Son montant peut aller jusqu’à 2500€, bonus écologique inclus. La prime à la conversion des véhicules vise à accélérer la sortie du parc des véhicules essence et diesel les plus polluants. Quels sont les vieux véhicules concernés ? Quelle prime pour quel véhicule acheté ? Plus d’info ici >>

Les certificats d’économie d’énergie

Les certificats d’économie d’énergie

En 2018, les ménages modestes et très modestes qui se débarrassent d’une vieille chaudière au fioul pour plus performante peuvent recevoir une aide pouvant aller jusqu’à 3000€. En complément du crédit d’impôt transition énergétique, l’aide au remplacement sera attribuée aux ménages qui investissent dans les énergies renouvelables : pompe à chaleur, chaudière bois ou granules.

 

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