Monsanto condamné à verser 289 M$ d’indemnités aux USA

Dans Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution par le 17 août 2018Pas de commentaire

Le 10 aout dernier, la justice californienne a condamné la firme d’agrochimie Monsanto à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’utilisation du produit-vedette de Monsanto : l’herbicide RoundUp. Ce jugement est historique. Depuis des dizaines d’années, des activistes, des scientifiques ou encore des citoyens se mobilisent pour dénoncer les conséquences désastreux des pesticides et herbicides vendus par l’entreprise sur la santé des consommateurs et des agriculteurs mais aussi sur l’environnement et la biodiversité. Depuis le 10 aout, nous rentrons dans une nouvelle ère, où la justice reconnait l’aspect criminel de Monsanto.

stop glyphosate

Agir durablement contre Monsanto et ses produits nocifs

Toutefois, si nous ne continuons pas dans cette lancée, Monsanto risque d’avoir encore de beaux jours devant lui. Récemment acheté par la firme pharmaceutique Bayer, la fusion des deux multinationales va faire disparaitre le nom Monsanto, sans pour autant arrêté la vente de produits dangereux comme le glyphosate (RoundUp). Pour Bayer, « Le glyphosate est sûr et non cancérogène »

Pourtant, la révélation des « Monsanto Papers » apparue dans les derniers mois, révèle que la société se préoccupait des conséquences mutagènes du glyphosate dès 1999. Monsanto connaissait les effets dévastateurs de son produit sur la santé il y a 19 ans mais business oblige, l’entreprise a établi une stratégie de fort lobby dans les différents gouvernements et à même conduit des études scientifiques biaisées pour se protéger.

Que faire en Europe contre Monsanto /Bayer ?

Sur le vieux continent, l’Union Européenne n’a pas réussi à se détacher des lobbies et donc n’a pas voté l’interdiction du glyphosate après des heures de débats et un retour de veste assez surprenant de l’Allemagne.

En France, le gouvernement a voté pour l’interdiction du glyphosate au niveau européen, et Emmanuel Macron s’est engagé suite à l’échec européen de l’interdire sous 3 ans. Toutefois l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Il faut donc se fier à la parole du gouvernement. Rappelez-vous du Grenelle de l’environnement il y a 10 ans, un engagement d’une réduction de 50% des pesticides avait été signé, aujourd’hui on constate qu’il s’agit plutôt d’une hausse de 20%.

Le combat contre les pesticides doit se faire au niveau national. Il ne s’agit pas de produits que l’on peut refuser d’acheter pour se faire entendre. Le glyphosate se retrouve partout. Un véritable engagement du gouvernement doit être pris. Si vous voulez que vos enfants puissent grandir sans s’intoxiquer lorsqu’il passe à table ou lorsqu’ils se promèneront dans un parc, signez la pétition et demandez au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, d’inclure cet engagement dans la loi pour que celui-ci soit respecté. Nous demandons que l’interdiction du glyphosate en France soit réalisée au plus vite au nom de la santé des citoyens et de la protection environnementale grâce à un vote de l’Assemblée regroupant une majorité d’élus.

Rejoignez ce combat citoyen en demandant au gouvernement l’arrêt du glyphosate.

#StopGlyphosate

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Il ne reste que 800 orangs-outans !

Dans Animaux, Bois, Environnement par le 9 août 2018Pas de commentaire
orangs outan Tapanuli

Cette population isolée, découverte en 1997 dans la forêt de Batang Toru au Nord de l’île de Sumatra, a été à l’époque considérée comme faisant partie de la sous-espèce des orangs-outans de Sumatra (Pongo abelii). Ce n’est que suite à l’étude du squelette d’un mâle tué en 2013 que l’hypothèse de la spécificité de ces orangs-outans a été émise. L’examen du crâne et des dents, en particulier, a permis de mettre en avant des caractéristiques uniques les distinguant ainsi de leurs cousins.

En ce moment même, les bulldozers des compagnies forestières défrichent une minuscule zone de forêt tropicale où les 800 derniers orangs-outans Tapanuli sur Terre s’accrochent à la survie. La forêt est entièrement rasée car le gouvernement à décidé de construire un barrage hydroélectrique. Une décision qui risque fort de pousser l’espèce à une extinction définitive.
Les Orang-outan Tapanuli ont été découverts il y a seulement quelques mois, et avec moins de 800 restants, ils sont instantanément devenus les espèces de grands singes les plus menacées du monde. Leur seul foyer est une petite forêt tropicale en Indonésie – et ce barrage hydroélectrique serait construit en plein milieu de leur habitat ! Pas étonnant que les grandes banques de développement n’y touchent pas.

Comment aider les orangs-outans ?

En construisant une campagne média massive, nous pouvons espérer que le président indonésien (Joko Widodo) annule le barrage ; lui qui se dit être le président du peuple, espérons que les animaux soient concernés aussi !!  Alors S.I.G.N.E.Z la pétition avant qu’il ne soit trop tard ! Vous pouvez aussi FAIRE UN DON directement au WWF qui est l’organisme qui a pris en charge sa conservation

Les orangs-outans sont essentiellement des membres de la famille – nous partageons 97% de notre ADN. Ils se moquent des blagues, pleurent quand ils sont tristes et savent clairement ce que cela signifie lorsque les tronçonneuses arrivent. Nous ne pouvons pas les laisser faire face à cela seuls et être anéantis pour toujours. Il faut donc arrêter ça – ensemble !

Rappel du texte de la pétition

« En tant que citoyens du monde entier, nous vous demandons de sauver les 800 derniers orangs-outans Tapanuli de l’extinction en annulant le barrage hydroélectrique de Batang Toru. Le sort de toute cette espèce repose entre vos mains. »

Sauvez les derniers Orang-outans Tapanuli – Inscrivez-vous maintenant >>

Partagez votre signature c’est crucial

Signez maintenant et dites à tout le monde parce que vous avez de l’influence auprès de votre famille, amis… Le nombre de vote doit être important pour que cela ait du poids face à un gouvernement souverain. Pensez également à ne plus acheter de bois précieux en provenance d’Indonésie. Il existe des filières de bois durables qui permettent de tracer l’arbre, sa parcelle et de vérifier que la replantation a bien lieu… ce qui n’est pas le cas en Indonésie par exemple. Optez donc pour des filières plus courtes et bannissez les bois précieux en utilisant des teintures acajou pour donner un cachet similaire à du bois exotique.

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Parc National des Calanques, l’envers du décor !

Dans Environnement, Pollution par le 23 juillet 2018Pas de commentaire

C’est l’été il fait chaud, vous allez peut-être descendre dans le sud de la France. Si vous passez par Marseille pour visiter le Parc National des Calanques, attention aux zones de pollution ! Entre les rejets en mer de l’usine de Gardanne, les rejets des stations d’épuration et les différentes autres pollutions de l’homme au quotidien (déchets, cigarettes, assiettes plastiques etc.) vous risquez d’être déçu. Pourtant le potentiel est énorme ! Il faudra du temps pour refaire de ce lieu une réserve marine digne de ce nom, et préserver une faune et une flore exceptionnelle. Explications sur les dangers qui pèsent sur le parc…

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Cinquante ans de pollution légale dans les limites du parc

Le 28 décembre 2016, les associations FNE 13, FNE PACA et France Nature Environnement ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille contre l’autorisation préfectorale accordée à Altéo pour ses rejets en mer. Notre demande : réduire le délai de dérogation accordé à l’industriel pour mettre ses rejets liquides aux normes et respecter les valeurs limites d’émission fixées par la loi pour de nombreux polluants.

Si les rejets des boues rouges stricto sensu ont cessé au 31 décembre 2015, la pollution continue pourtant, le préfet ayant accordé pour 6 ans une dérogation aux valeurs limites de rejets de polluants tels que l’aluminium, l’arsenic ou le fer contenus dans la fraction liquide des résidus qui continuent d’être rejetés en mer. Des dépassements autorisés atteignant parfois des valeurs plus de 1000 fois supérieures aux seuils imposés par la loi !

Disparition du corail rouge, gorgone jaune…

La Méditerranée, mer fermée, est soumise à des pollutions diverses alors qu’elle recèle un patrimoine unique. Afin de protéger les écosystèmes de la pollution, ainsi que la biodiversité (qu’elle soit commune ou exceptionnelle), le Parc National des Calanques a été créé en 2012. « Contenir la pollution des sols des anciens sites industriels de Marseille » est l’un de ses objectifs.
Cependant il a bien été spécifié dans son décret de création que les rejets de boue rouge étaient admis jusqu’au 31 décembre 2015. En précisant « boues rouges », le rédacteur a anticipé : Altéo ne rejette plus de boues rouges (seulement leur fraction liquide), elle pollue encore, mais ce n’est pas contraire aux objectifs du Parc National. Or, les fosses sous-marines, dont la fosse de Cassidaigne, constituent un écosystème particulier reconnu.

© Hervé Thedy

© Hervé Thedy

Pour l’Agence des aires marines, ce sont « des zones très riches avec des remontées d’eau très chargées en nutriments qui favorisent notamment la concentration de mammifères et d’oiseaux. Ils forment des habitats remarquables, notamment par la présence de coraux profonds d’eau froide et d’espèces biologiques particulières (poissons, crustacés, cnidaires) » comme le corail rouge et le gorgone jaune. Ou encore le corail blanc. Cette espèce endémique méditerranéenne a besoin de conditions stables pour vivre : un substrat rocheux, une température de 13° C, une obscurité totale et un flux continu de particules pour s’alimenter. Lors de sa campagne de 2015 L’Ifremer observe que les coraux blancs de la fosse de Cassidaigne sont affectés par les boues rouges.
Marseille est un haut lieu de la plongée sous marine en France. Si des efforts ne sont pas consentis rapidement (comme l’utilisation de bouées d’ancrage sur les sites majeurs et très visités) l’attrait de la ville sous l’angle marin puisse décliner rapidement

Des études préoccupantes

La bauxite, matière première du processus de fabrication, est un composé naturel de substances toxiques (métaux lourds et métalloïdes) et radioactives (uranium, thorium). Lorsque les déchets de production sont envoyés en mer, ce cocktail se diffuse dans le milieu et contamine la chaîne alimentaire. Suite à la mobilisation des associations et des collectifs, la ministre commande des études complémentaires au dossier présenté par l’exploitant. Elles sont réalisées par des organismes publics : Ifremer, Anses et Brgm.

Lors d’une campagne de mesures menée en 2015, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) identifie 11 éléments chimiques toxiques (Aluminium, Cadmium, Cobalt, Chrome, Nickel, Manganèse, Mercure…) aux taux anormalement élevés dans les chairs des poissons. Selon l’Anses il y a plus de poissons contaminés à l’Arsenic dans la zone de rejet que dans les autres zones testées. L’Arsenic est cancérogène et augmente le risque de mortalité par accident vasculaire cérébral.
La quantité de plomb dans la chair de ces poissons est également inquiétante, ce métal lourd étant neurotoxique, responsable de saturnisme ou encore de retard héréditaire dans le développement cérébral. Moins connu du public, le Vanadium, radioactif, est très présent dans les poissons vivants près du point de rejet. Il peut entrainer la survenue de cancers et de troubles digestifs.

Investir pour exploiter sans polluer les calanques

Les phases liquides et solides sont aujourd’hui dissociées et ne suivent pas le même chemin, mais de manière générale nous demandons à ce que le suivi environnemental de ces effluents soit effectif, avec présentation régulière des résultats de ce suivi – notamment à la future Commission de suivi de site et au Conseil scientifique du Parc National des Calanques.
Les déchets solides sont stockés sur le site de mange Garri et créent des nuisances pour les voisins. Ce site est aujourd’hui mal géré, (en atteste la Mise en Demeure de Septembre 2015) et nous demandons à ce que soit améliorée la récupération des eaux de ruissellement ; que les installations de pompage soient mises aux normes et que les eaux du site soient gérées dans des bassins étanches aux normes. Sur les rejets liquides en mer, les investissements déjà réalisés doivent impérativement être complétés par des mesures complémentaires de traitement de l’eau, comme le préconise le rapport du BRGM sur les techniques à utiliser.

Une menace pour les espèces locales

Les espèces envahissantes sont des espèces introduites par l’homme. A terre, elles résistent aux conditions de vie difficiles du littoral méditerranéen : sécheresse, vent, embruns… Se propageant rapidement, elles sont en compétition avec les plantes locales dites « indigènes ». En mer, elles n’ont que très peu de prédateurs et des modes de reproduction propices à leur extension accélérée.
Après la destruction des milieux naturels, la prolifération d’espèces exotiques est considérée comme l’une des causes majeures de perte de biodiversité dans le monde. Voici les espèces envahissantes dans le parc des calanques : Les Griffes de sorcière, L’Agave d’Amérique, La Luzerne arborescente, Le Figuier de Barbarie

 

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Fête de la Nature 2018

Dans A LA UNE, Environnement par le 21 mai 2018Pas de commentaire

La Fête de la Nature a été créée en France en 2007 avec pour objectif de permettre à chacun de célébrer la nature. En organisant cette manifestation le lendemain de la journée mondiale de la biodiversité cela permet de sensibiliser les français à l’importance de la nature pour sa survie au quotidien et dons on l’espère d’aider un peu à sa conservation. L’idée de départ avait été émise par le Comité français de l’UICN et le magazine Terre Sauvage et de proposer à l’ensemble des grands organismes s’occupant de nature en France cinq jours de manifestations gratuites pour permettre à tous les publics de vivre une expérience de la nature à son contact.

C’est quoi cette Fête de la Nature ?

La Fête de la nature est coordonnée en France par l’association éponyme, qui rassemble l’ensemble des organisateurs nationaux et partenaires de l’événement et œuvre pour accompagner les organisateurs locaux et porter la communication nationale de l’événement. C’est tous les ans, au mois de mai et se déroulera partout en France du 23 au 27 mai 2018. A cette occasion, des milliers de manifestations sont organisées par les associations de conservation et d’éducation à la nature, les collectivités locales, les établissements scolaires, les entreprises, les particuliers… sur tout le territoire français, en métropole et en Outre-mer, dans les villes comme à la campagne : animations scolaire ou périscolaire, atelier, balade accompagnée, conférence-rencontre, exposition, festival-forum, observation, randonnée guidée ou avec bivouac, etc. Découvrez le programme complet ici >>

Programme fete de la nature 2018

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Pourquoi les oiseaux disparaissent de nos campagnes ?

Dans A LA UNE, Animaux par le 30 mars 2018Pas de commentaire

la perdix rouge est en dander

La disparition des oiseaux dans les campagnes est un vrai problème. Que serait notre vie sans la faune ni la flore ? Surtout qu’un oiseau contribue activement à la dissémination des graines dans l’environnement et favorise une diversité biologique essentielle à la nature. Tout comme les abeilles qui pollinisent les fleurs et permettent la formation des fruits. D’après deux études de sources fiables, les oiseaux vivant dans les campagnes en France sont menacés de disparition. Sur les 15 dernières années, 30% des espèces auraient disparues et si l’on ne fait rien la situation risque d’empirer dans les prochaines années. Ces études révèlent que les causes principales sont le déclin des insectes qui sont exterminés par les pesticides cumulé à une forte dégradation globale de l’environnement (pollution des eaux, des sols et de l’air). Mais que pouvez-vous faire à votre niveau ? Comment endiguer cette spirale ? Vous verrez dans cet article que des solutions existes et que vous pouvez y participer avec des gestes simples de votre quotidien : grâce à une consommation raisonnée et en bannissant certains gestes du quotidien qui sans vous en apercevoir, ont des conséquences sur l’environnement.

Un déclin « catastrophique » selon les études du CNRS et du Muséum National d’Histoire Naturelle 

Sommaire

  • Deux rapports alarmants sur la disparition des oiseaux en France
  • Pourquoi assiste-t-on à un déclin massif des insectes ?
  • Nn environnement sans cesse menacé
  • 10 gestes simples pour inverser la tendance !

Deux rapports alarmants sur la disparition des oiseaux en France

Les ornithologues amateurs et professionnels qui identifient et comptent les oiseaux sur tout le territoire métropolitain publient régulièrement des indicateurs annuels sur l’abondance des espèces dans différents habitats tels que les forêts, villes, campagnes. Les relevés effectués en milieu rural mettent en évidence une diminution des populations d’oiseaux vivant en milieu agricole depuis les années 1990. Les espèces endémiques de ces milieux, comme l’alouette des champs, la fauvette grisette ou le bruant ortolan, ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans. Et les chiffres montrent que ce déclin s’est encore intensifié en 2016 et 2017.

étude sur la disparition des oiseaux par MNHN

Indicateurs STOC 2017 le STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs), un programme de sciences participatives porté par le Muséum national d’Histoire naturelle au sein du CESCO

Ces résultats nationaux sont confirmés par une seconde étude menée à une échelle locale sur la Zone atelier « Plaine & Val de Sèvre » portée par le CNRS. Depuis 1995, des chercheurs du CEBC suivent chaque année, dans les Deux-Sèvres, 160 zones de 10 hectares d’une plaine céréalière typique des territoires agricoles français. En 23 ans, toutes les espèces d’oiseaux de plaine ont vu leur population fondre : l’alouette perd plus d’un individu sur trois (-35%) ; avec huit individus disparus sur dix, les perdrix sont presque décimées. Ce déclin frappe toutes les espèces d’oiseaux en milieu agricole, aussi bien les espèces dites spécialistes (fréquentant prioritairement ce milieu), que les espèces dites généralistes (retrouvées dans tous les types d’habitats, agricoles ou non). Or d’après le STOC, les espèces généralistes ne déclinent pas à l’échelle nationale ; la diminution constatée est donc propre au milieu agricole, sans doute en lien avec l’effondrement des insectes.

étude CNRS sur la disparition des oiseaux en france

Résultats CNRS dans la Zone atelier « Plaine & Val de Sèvre »

Pourquoi assiste-t-on à un déclin massif des insectes ?

Une petite perdrix dans les 6 premiers mois de sa vie doit parcourir plusieurs centaines de mètres par jour pour trouver des insectes à ingérer. Les pesticides utilisés pour l’agriculture déciment les insectes sans distinction et cette raréfaction pousse les perdrix à parcourir toujours plus de distance pour se nourrir. Elles s’épuisent, ne retrouvent plus leur nid et finissent par mourir d’épuisement ou de faim.
Cette disparition massive d’insectes observée à différentes échelles est concomitante à l’intensification des pratiques agricoles ces 25 dernières années, plus particulièrement depuis 2008-2009. Une période qui correspond entre autres à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à la reprise du sur-amendement au nitrate permettant d’avoir du blé sur-protéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes, insecticides neurotoxiques très persistants. En 2017, un chiffre alarmant a été publié par le syndicat des apiculteurs : 50% des exploitations ont fermé leurs portes au cours des 5 dernières années et 80% des exploitations ne sont pas reprise lorsqu’un apiculteur part à la retraite. Les abeilles meurent et cela a de graves conséquences sur la production de fruits. Nous vous avions déjà alerté sur le sujet en vous invitant à signer la pétition pour sauver les abeilles.

Un environnement sans cesse menacé

La disparition des jachères, la construction intensive y compris dans des zones préservées, les routes, l’automobile, l’agriculture intensive, les usines qui rejettent leurs eaux polluées dans les rivières, la chasse… voici autant de facteurs qui mettent la nature en danger. Prenez le cas de la ZAD de NDL. Il aura surement fallu la mort d’un militant pour que le gouvernement infléchisse sa position et finisse par céder après de multiple revirement. Voyez combien il a été difficile de lutter contre les lobbies qui pensent développement et pas durabilité. Cette zone pourtant protégée, comporte des jachères essentielles à la faune qui affectionne tout particulièrement ces lieux calmes pour nicher et se nourrir. Les océans sont aussi en danger ! Entre le « 8ème continent » ou la « soupe de plastique » située dans le Nord-Est de l’océan Pacifique ; la menace de la pêche électrique (provisoirement écartée mais attention la lutte n’est pas finie) portée par les lobbies hollandais… il existe de multiples dangers qui menacent nos écosystèmes, telle une épée de Damoclès qui risque de nous retomber dessus si nous ne sommes pas vigilants. D’où l’importance de rester éveillé, de continuer de signer des pétitions, de financer des ONG qui luttent pour la protection de l’environnement comme sea shepherd, le WWF, Reforestaction, Green peace, Bloom, etc. pour ne citer que celles là.

10 gestes simples pour inverser la tendance !

  1. Le gaspillage alimentaire : un français jette en moyenne 25 Kg de déchets alimentaires par an (soit l’équivalent de 60 repas par an et par habitant – voir l’infographie). Pour réduire ce gaspillage et mieux valoriser vos déchets, deux choses simples peuvent être faites facilement. Faites vos courses dans les petites surfaces et plus régulièrement en prenant soin d’éviter les promotions sur les denrées périssables du type 2+1 offert. Ensuite, compostez vos déchets verts et utilisez le pour rempoter vos plantes ou enrichir la terre de votre jardin. Si vous ne savez pas comment faire consultez notre guide du recyclage
  2. Consommez des produits écoresponsables : de préférence achetez local et des produits de saisons. Les tomates en hiver, il faut être capable de s’en passer. Pour vous aider, nous avons rédigé un article avec des infographies qui vous listent pour chaque mois de l’année quels sont les fruits et légumes de saison. Cela impose aussi de savoir bien lire les étiquettes et de connaitre les labels écologiques. Evitez également les produits à base d’huile de palme qui sont mauvais pour la santé et pour laquelle on coupe des forêts.
  3. Privilégiez le bio : le bio fait débat et à juste titre mais l’agriculture intensive comme on la voit trop souvent en France est source de pollution intense des sols et des nappes phréatiques. Les vignes sont traitées plusieurs fois par an avec des produits toxiques tel que le glyphosate et cela a de graves conséquences sur les insectes et donc sur les oiseaux. Alors optez pour du vin bio, c’est meilleur en bouche et aussi pour la planète ;)
  4. Consommez moins de viande mais de la bonne : Il faut 7 à 16 kg de céréales ou de produits végétaux et 15.000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande ! Manger de la viande à tous les repas est une hérésie (voir l’infographie)
  5. Consommez des poissons issues d’une pêche responsable, locale et artisanale. Telle que la conserverie française CHANCERELLE (la plus ancienne conserverie du monde encore en activité) qui soutient la fondation Tara Expéditions afin de sensibiliser le grand public aux conséquences de la surpêche en mer. Ou en évitant de consommer des espèces de poissons menacés, reportez vous à la liste dans cet article sur les poissons à consommer de préférence
  6. Adoptez la permaculture comme mode de vie et pas uniquement pour votre jardin. Vous ne savez pas ce que c’est ? alors lisez le livre « La permaculture : en route pour la transition écologique » ou découvrez dans notre article ces principes et fondamentaux
  7. Utilisez des produits d’entretien écologiques qui respectent l’environnement comme le savon noir ou le savon de Marseille. On vous a préparé un dossier spécial qui vous explique comment entretenir facilement sa maison de manière durable. Des gestes simples comme laver votre linge à 30°c  permettent de réduire la facture énergétique et de faire des économies substantielles.
  8. En matière de cosmétique aussi il y a des choses simples à faire et qui vont dans le sens d’une bonne santé. Par exemple saviez-vous qu’une une femme s’applique environ 80 composants chimiques sur la peau par jour en pensant prendre soin d’elle et de sa beauté. Mais là attention, souvent les marques vous mentent pour vendre leurs produits. Lisez aussi notre article sur les dessous de la cosmétique bio
  9. L’habitat des oiseaux étant en danger, vous pouvez équiper votre jardin d’un nichoir ou en fabriquer un aussi vous-même. Regardez notre vidéo dans cet article, c’est très facile à réaliser.
  10. Surveillez vos déplacements qui sont sources de pollution. Que ce soit en avion ou en voiture, il est essentiel de compenser vos émissions de CO2. Des alternatives existent, comme les sites de covoiturage qui ont du succès ces dernières années car ils permettent de faire de vraies économies, tout en améliorant la circulation dans les centres villes. Les vélos, les scooters électriques et d’autres modes moins polluants comme la roue électrique gyroscopique connaissent un réel engouement. Sans parler des véhicules hybrides ou électriques sur lesquels on a un débat houleux car 80% de notre électricité en France est produite par le nucléaire et à ce jour il n’existe aucun moyen pour traiter les déchets radioactifs…

Vous voyez que c’est facile de sauver les oiseaux avec des gestes simples. Au premier abord je vous l’accorde, la relation de cause à effet n’est pas évidente, mais quand on y regarde de plus près, on comprend mieux comment notre alimentation et nos habitudes de consommation ont un impact direct ou indirect sur la planète. Adoptez une attitude écoresponsable ce n’est pas être écolo, c’est simplement réfléchir à l’avenir, se poser les bonnes questions quand on sort son porte-monnaie. C’est aussi penser aux générations futures pour que la planète, les océans et les oiseaux subsistent. Notre avenir en dépend !!

Trois guides édité par le CNPF

Pour mieux comprendre les phénomènes en jeu, le CNPF (Centre national de la propriété forestière) a publié trois guides pratiques et synthétiques pour mieux connaître les insectes, les oiseaux et les champignons, mais surtout mettre en œuvre des actions simples pour les préserver (chaque guide comprend un chapitre sur les pratiques sylvicoles pour préserver la biodiversité).

Les trois guides sont présentés ici :

  1. Le champignon, allié de l’arbre et de la forêt, 46 pages format A4
  2. Oiseaux et forêt, une alliance naturelle, 46 pages format A4 (avec des flashcodes pour écouter et reconnaître les chants des oiseaux)
  3. Insectes et forêt, des relations complexes et essentielles, 80 pages format A4 (avec des flashcodes)

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Séjours écotouristiques dans les Parcs nationaux de France

Dans Environnement, Sports & loisirs par le 25 mars 2018Pas de commentaire

Dans le cadre du Salon Destinations Nature 2018, les Parcs nationaux de France ont officialisé le lancement de leur premier catalogue de séjours Esprit parc national. Faisant suite à la création de la marque Esprit parc national en 2015, cette sélection de 36 séjours écoresponsables se destine à tous les amoureux de nature.

Parc des cévennes

Les gorges de la Jonte depuis le sentier des Corniches

 

Des territoires à explorer pour des vacances d’exception !

Esprit parc national est une marque inspirée par la nature et proposant une offre de plus de 700 produits et services, authentiques et naturels, créés et imaginés dans les 10 parcs nationaux de France. Témoins de l’extrême diversité de l’offre Esprit parc national, produits locaux, activités, hébergements et désormais séjours, sont chacun portés par des hommes et des femmes engagés dans la préservation et la promotion de leurs territoires.

Découvrez le 1er catalogue de séjours écotouristiques

Le catalogue Esprit parc national 2018 concentre une offre de 36 séjours conçus en partenariat avec des agences de voyages. Les séjours invitent à découvrir 6 parcs nationaux de la montagne à la Méditerranée : parc national de la Vanoise, parc national des Pyrénées, parc national des Cévennes, parc national des Ecrins, parc national du Mercantour et parc national des Calanques. Dans l’ADN de ces territoires d’exception figurent à la fois la préservation des patrimoines mais aussi l’accès de ceux-ci au plus grand nombre. Au-delà de formidables terrains de jeu, les parcs nationaux sont des espaces de liberté et d’expression tant pour ceux qui les habitent et les font vivre, que pour ceux qui les sillonnent.

Avec la marque Esprit parc national, les Parcs nationaux souhaitent promouvoir les séjours offrant un regard différent sur les paysages, le patrimoine culturel, la faune et la flore rencontrée au détour d’une clairière, d’une plage ou d’un sommet. Pour le plaisir de tous, chaque séjour possède ses propres particularités, qu’il se déroule à pied, à vélo en encore en raquettes, sur un week-end ou sur 15 jours, en itinérance ou en étoile, accompagné ou en liberté, dédiés aux familles ou aux randonneurs actifs.
Véritable immersion dans une nature préservée, les séjours Esprit parc national permettent de découvrir un territoire et ses patrimoines, dans le respect des valeurs écoresponsables portés par les parcs nationaux pour préserver l’environnement et participer à l’économie locale qui fait vivre ces territoires.

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Journée internationale des forêts du 17 au 25 mars 2018

Dans A LA UNE, Environnement par le 16 mars 2018Pas de commentaire
Journée internationale des forêts 2018

Journée internationale des forêts du 17 au 25 mars 2018

La Journée internationale des Forêts est une opération mondiale à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies. Elle sera organisée en France du 17 au 25 mars 2018 par Teragir avec le soutien et la coopération de nombreux partenaires. Retrouvez des centaines de manifestations qui auront lieu un peu partout en France (Quatrième pays le plus boisé de l’Union Européenne) afin de faire découvrir au grand public (dans une approche éducative et conviviale) les différentes facettes et les richesses de l’arbre et de la forêt.

Qu’est-ce que la Journée internationale des forêts ?

La Journée internationale des forêts, c’est l’occasion rêvée de célébrer la forêt, l’arbre et le bois, dont les services multiples en font une ressource essentielle pour le développement durable.

Après le succès de l’Année Internationale des Forêts en 2011, l’ONU a souhaité instaurer une journée mettant les forêts à l’honneur. Depuis cette date, le 21 Mars est devenu la Journée internationale des forêts. Partout dans le monde sont organisées des manifestations pour valoriser, protéger et fêter les forêts.

Cet événement permet de célébrer notre patrimoine forestier considérable et encore souvent méconnu du grand public grâce à des animations, des sorties, des colloques, des conférences ou encore des portes ouvertes.

La forêt un espace vital !

les forêt emploient beaucoup de gens en France et cela pourrait être encore plus !

les forêts emploient beaucoup de gens en France et cela pourrait être encore plus avec une meilleure gestion !

La forêt est partagée par de multiples acteurs et possède de multiples usages :

  • une fonction économique importante (source de plus de 440 000 emplois en France),
  • une fonction sociale majeure (loisirs, culture, sport, art)
  • une fonction écologique essentielle (production d’oxygène, épuration de l’air et de l’eau, stabilisation des sols, séquestration du CO2, et abri d’une biodiversité très riche).

Comment assister ou organiser un évènement ?

Collectivités, associations, professionnels de la filière forêt-bois, particuliers, vous pouvez participer à la Journée internationale des forêts en organisant une manifestation ou en participant aux manifestations organisées près de chez vous.

Pour organiser une manifestation ou participer à « La Forêt s’invite à l’École », créez votre espace Organisateur et inscrivez-vous.

Découvrez TerAgir

Teragir est une association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, créée en 1983. Aujourd’hui elle accompagne les acteurs de la société dans leurs projets de développement durable grâce à 7 programmes d’actions.

Née de l’impératif de préserver l’environnement et ils sont devenus des experts du développement durable. Ancrés dans la réalité, ils élaborent des programmes d’actions qui sont des supports pour comprendre et agir. Ils sont soutenus dans leurs projets par de nombreux partenaires, de portée internationale, nationale, mais aussi locaux.

notre consommation massive d’énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre entraîne des changements climatiques trop rapides pour un très grand nombre d’espèces et de populations humaines,

notre consommation massive d’énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre entraîne des changements climatiques trop rapides pour un très grand nombre d’espèces et de populations humaines,

Par leur diversité, les7 programmes permettent à chacun de trouver un espace pour agir : enseignants et parents, élèves et étudiants, consommateurs, élus, personnels de collectivité territoriale, salariés ou dirigeants d’entreprises (…). L’association suscite chaque année la participation de millions de Français à des actions qui ont un impact positif sur l’eau, les déchets, le climat, la biodiversité, l’énergie, la santé, l’alimentation, la qualité de l’air, la mobilité, le gaspillage alimentaire…

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Participez au concours de l’arbre de l’année 2018

Dans Environnement par le 26 février 2018Pas de commentaire

Terre Sauvage en partenariat avec l’Office national des forêts organisent la 7e édition de l’Arbre de l’année. Vous avez jusqu’au 31 mai pour présenter votre arbre et, ainsi, défendre les couleurs de votre région.

PARTICIPEZ AU CONCOURS DE L’ARBRE DE L’ANNÉE 2018

DÈS LE 1ER FÉVRIER : INSCRIVEZ-VOUS EN 1 CLIC !

Alors lancez-vous dans l’aventure dès maintenant. Le concours est ouvert à tous – individus ou groupes ; il suffit de proposer trois belles photos de l’arbre choisi et de décrire en quelques lignes son histoire, ses caractéristiques esthétiques, biologiques, ainsi que le lien qui vous unit à cet arbre.

Les candidatures sont ouvertes ! Vous avez jusqu’au 6 juin pour faire vos propositions…

LE 6 JUIN : RÉUNION DU JURY ET SÉLECTION DES ARBRES LAURÉATS.

Le jury, composé de l’Office national des forêts, de l’association Arbres remarquables, de la LPO et de Terre Sauvage, se réunira début juin et désignera les arbres qui défendront les couleurs des 18 régions de métropole et d’outre-mer. Ces arbres seront sélectionnés pour leurs qualités esthétiques, historiques, biologiques et affectives. En parallèle, un photographe de Terre Sauvage se rendra dans chaque région fin de photographier les 18 arbres lauréats.

DU 14 SEPTEMBRE AU 10 DÉCEMBRE : VOTEZ POUR ÉLIRE VOTRE ARBRE DE L’ANNÉE !

Les arbres lauréats seront soumis au vote du public sur le site www.arbredelannee.com. L’arbre qui remportera le plus de voix se verra attribuer le Prix du Public 2018.

DÉCEMBRE 2018 : PRIX, CÉRÉMONIE ET NOUVEAUTÉ 2018 !

Le Jury, quant à lui, désignera le Prix du Jury et révèlera lors d’une cérémonie le Prix du Public 2018. Tous les arbres lauréats feront l’objet d’une publication dans le magazine Terre Sauvage.

Et en 2017 ?

L’année dernière, le public avait voté en nombre, avec plus de 16 000 votes. Au final, c’est l’If-Grotte du Jardin des Ifs situé à Gerberoy dans l’Oise, qui a remporté le prix du public avec 4585 votes.

Prix du public

L’If-grotte du jardin des Ifs à Gerberoy, région Hauts-de-france.

Le prix du jury, présidé par Denis Cheissoux, journaliste et producteur, avait décerné au Sophora du japon du château de Montry, région île de France.

Prix du jury

Le sophora du japon au château de Montry, région île de France.

Le jury lui avait attribué un Prix coup de coeur pour le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac à Doussard,(74) en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Coup de coeur

Le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac, Doussard (74). Rhône-Alpes-Auvergne.

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Semaine de la pêche responsable 2018 du 19 au 25 février

Dans A LA UNE, Animaux, Durable par le 21 février 2018Pas de commentaire

La deuxième édition de la Semaine de la Pêche Responsable aura lieu en France du 19 au 25 février 2018. Organisée par le Marine Stewardship Council (MSC) et l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) ainsi que d’autres institutionnels comme la Fondation Albert Ier (…) se mobilisent pour promouvoir l’importance des produits de la mer certifiés.

vidéo de présentation de la semaine de la pêche responsable 2018

Quels objectifs pour cette semaine de la pêche responsable en France ?

DWfOSlQWsAEX152En effet, il y a urgence de mettre en avant la préservation des milieux aquatiques, surtout lorsque l’on voit les dangers qui pèsent régulièrement sur les ressources aquatiques. Récemment la filière a mis en place un processus de certification qui permet une traçabilité rigoureuse de l’élevage en passant par les pêcheries jusqu’à l’assiette du consommateur.
La nouveauté cette année c’est l’ouverture de l’organisation à plus de partenaires institutionnels tel que l’Institut océanographique de la fondation Albert 1er avec comme l’objectif avoué de porter plus haut et plus loin ce message : tendre vers une consommation responsable de poisson et sensibiliser le consommateur.

Semaine de la pêche responsable 2018 : vers une consommation responsable de poisson et sensibiliser le consommateur.

Quel programme et quelles animations pour la semaine de la pêche responsable ?

  • Des témoignages passionnants

Découvrez des témoignages inspirants du monde entier et les bénéfices concrets pour les Océans réalisés à travers le programme MSC comme par exemple les pêcheurs de homard de Cotentin qui expliquent que plus de connaissances du monde marin, permet d’avoir des homards plus gros

les pêcheurs de homard de Cotentin

Pour les pêcheurs de homard de Cotentin et de Jersey, la gestion des pêches n’a rien de nouveau. Les eaux partagées de la Baie de Granville ont été le théâtre du premier traité international de la pêche en 1839. Plus récemment, en 2000, le traité de la Baie de Granville établissait les mesures pour assurer la durabilité de la pêcherie. Ces mesures comprennent des réglementations sur la taille minimale de débarquement et des limites sur le nombre de licences de pêche délivrées aux bateaux et sur le nombre de casiers par navire. Grâce à ces améliorations, la pêcherie – qui compte environ 130 petits navires qui pêchent le homard au casier – a réussi à obtenir la certification MSC en 2011. Cependant, lors de sa certification MSC, des conditions ont été émises pour assurer que les captures de homard soient maintenues à des niveaux durables.
retrouvez plus de témoignes sur le site du MSC :  L’Anchois de Cantabrie, la protection le crabe bleula lutte contre la capture des oiseaux marins

Le quiz en ligne ‘quel poisson êtes-vous ?’, un test psycho ludique, sera lancé aujourd’hui pour amplifier le message au sein de la Semaine de la Pêche Responsable par les réseaux médias. L’importance du développement durable le long de la filière de poisson sera enfin soulignée lors de la conférence publique le jeudi 22 Février, à la Maison des Océans à Paris.

L’appel à l’action du MSC, l’ASC

Le MSC, l’ASC, l’Institut Océanographique de Monaco et la fédération France Nature Environnement lancent un appel à l’action pour la préservation des ressources aquatiques et des écosystèmes.

90 millions de tonnes de poissons (FAO) sont pêchées chaque année dans le monde. Ce total de captures sauvages reste à peu près stable d’années en années depuis bientôt 30 ans, malgré les évolutions techniques et une consommation de produits de la mer qui augmente. Il semble clair que nous avons atteint les limites de ce que l’océan peut nous fournir. Les océans subissent aujourd’hui des pressions multiples parmi lesquelles les mauvaises pratiques de pêche, la surpêche et la pêche illégale qui entraînent un appauvrissement de la ressource et impactent les
écosystèmes marins dans leur ensemble ; mais aussi la pollution ou le changement climatique. La FAO estime que 31% des stocks mondiaux de poisson sauvage sont surexploités – stocks sur lesquels on prélève trop sans laisser le temps à la population de poissons de se renouveler – et 58% sont pleinement exploités (Rapport Sofia 2016 – FAO).

La fin d’année 2017 aura été marquée par la clôture des Etats Généraux de l’Alimentation et la 23ème conférence sur le climat à Bonn : deux évènements durant lesquels l’Océan méritait d’être, tant pour son rôle environnemental que nourricier, davantage au centre des débats et des décisions politiques. La Convention sur la Diversité Biologique met également la pêche en relation avec la biodiversité, à travers l’objectif 6 d’Aichi portant sur « l’intégration de la biodiversité dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture » (COP 13, Cancun, 2016). L’urgence de la situation ne nous autorise plus à attendre les prochains grands rendez-vous politiques et nous encourage à passer à l’action dès maintenant. Au-delà des enjeux de mieux en mieux connus de la société civile, ce sont donc aujourd’hui les solutions et mesures concrètes pour la préservation de l’environnement marin que le MSC, l’ASC, l’Institut océanographique et France Nature Environnement (FNE) souhaitent impulser en lançant un appel à l’action pour davantage MOBILISER, COMPRENDRE et SENSIBILISER.

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La permaculture : en route pour la transition écologique (LIVRE)

Dans A LA UNE, Alimentation, Consommation, Energies, Environnement, Habitat, Recyclage par le 14 février 2018Pas de commentaire

Voici un livre qui nous permet d’appréhender la permaculture dans son ensemble et ne se restreint pas aux méthodes de jardinage comme souvent. En effet lorsque l’on pense permaculture on s’imagine qu’il s’agit d’une méthode de jardinage visant à respecter la nature. Mais en réalité cela n’est qu’un aspect d’un ensemble de techniques que regroupe ce terme permaculture. Mais au fait c’est quoi la permaculture ? Consultez ici la définition de la permaculture >>

La permaculture en route pour la transition écologique

La philosophie de la permaculture !

Car il s’agit bien d’une philosophie, d’une façon de vivre, d’une science, englobant un ensemble de techniques visant à apporter une réponse à la crise écologique.
Inventée dans les années 70 elle revient au goût du jour pour tenter de pallier à l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, au changement climatique, à la perte de la fertilité des sols ainsi qu’à la crise de la biodiversité. Tout un programme !

la permaculture

David Holmgren – australien inventeur du concept – domaines d’applications de la permaculture.

Cette fleur invite chacun d’entre nous à trouver sa niche écologique. En respectant les concepts clés de la permaculture qui comprend 3 grandes éthiques :

  1. être attentif à la nature
  2. être attentif à l’humain
  3. prendre notre juste besoin et redistribuer les surplus

ainsi qu’un certain nombre de principes fondamentaux qui sont largement explicités dans ce livre.
De nombreuses questions se posent et nous sont posées de façon très claire, ce qui permet à chacun de s’intégrer dans cet état d’esprit selon ses propres problématiques et moyens.

En route pour la transition écologique grâce à la permaculture

ConseilExpert_BRF

Un livre très intéressant qui nous initie à cette philosophie, et nous permet de nous interroger sur notre potentiel à baisser son empreinte écologique, car il s’agit bien de cela : prendre en compte nos besoins et saisir ce dont nous disposons pour y participer en faisant autrement.

Des exemples concrets sont proposés dans cet ouvrage ce qui permet de se transposer rapidement sur les moyens et techniques qui pourraient nous permettre de participer à cette transition progressive.

Un livre que nous recommandons donc à tous ceux qui souhaitent connaitre les fondamentaux de la permaculture.

A propos de l’auteur…

Grégory Derville est enseignant en politiques environnementales à l’Université de Lille II. Il anime des conférences et des stages de permaculture, et fait partie du collectif Beauvais en transition.

Disponible le 30 janvier 2018 – 192 pages – 25 € – coll. Conseils d’expert – éd. Terre vivante
En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

Retrouvez le sommaire ici >>

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23 conseils pour la protection des sols en forêt

Dans Bois, Végétaux par le 26 janvier 20181 Commentaire

La filière forêt-bois a beaucoup évolué dans ses pratiques de mobilisation ces dernières années (approvisionnement en flux tendus, besoins en petits bois et menus bois pour le bois énergie…). Il en est de même pour les machines forestières et les technologies embarquées pour optimiser la phase de l’approvisionnement vers les industries du bois.
Les propriétaires/gestionnaires forestiers se doivent de préparer les parcelles pour qu’elles soient accessibles et exploitables par les entreprises forestières. Il peut s’agir d’une desserte suf sante, de la désignation des arbres à enlever qui doit être bien visible pour les opérateurs, de la présence de cloisonnements pour permettre la circulation des machines…
Les entrepreneurs de travaux forestiers, qui réalisent 80 % des travaux en forêt, sont le maillon intermédiaire entre la gestion forestière et les industriels. Ils se doivent de répondre de manière qualitative à la fois aux attentes des forestiers (respect du milieu forestier) et à celles des industriels (respect du cahier des charges produits et des délais de livraison), tout en restant compétitifs.
La société civile regarde les coupes de bois d’un œil de plus en plus interrogatif sans connaitre le rôle de production joué par la forêt. L’amélioration de l’acceptabilité des coupes passe aussi par une meilleure qualité des chantiers forestiers, notamment par le plus faible impact possible sur les sols.
Ainsi la filière forêt-bois est confrontée collectivement à la question suivante : comment récolter des bois correspondant aux besoins des industries de transformation sans endommager les sols et la productivité forestière, en particulier lorsque les conditions météorologiques sont défavorables ?

télécharger le guide pratic'sols

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Qu’est-ce que la praticabilité ?

La praticabilité est le fait de pouvoir accéder à une zone autorisée à la circulation des engins forestiers sans dommage à l’environnement forestier (sol, peuplement…) à court, moyen et long termes. Elle est liée à la portance du sol (capacité du sol à supporter une pression extérieure), elle-même très dépendante de son humidité.
Cette possibilité d’accès, dans le cadre de la gestion durable des forêts, doit se réfléchir à l’échelle de la vie du peuplement. En effet, les machines de sylviculture et d’exploitation circuleront plusieurs dizaines de fois sur le même cloisonnement au cours du cycle forestier.
Ainsi, la praticabilité ne concerne pas uniquement l’accès possible lors du chantier en cours mais doit tenir compte des passages ultérieurs d’autres engins.

Pourquoi parler de praticabilité ?

Les évolutions des pratiques de la filière bois (approvisionnement des industries en flux tendu, moins de stock de bois ronds en usine…) et le raccourcissement des délais d’exploitation des coupes ont un impact sur le calendrier d’intervention. Cela conduit à travailler toute l’année avec les engins, parfois lors de conditions météorologiques peu favorables.
La sylviculture s’est dynamisée, avec un raccourcissement des passages en coupe (en moyenne de 6 à 10 ans en forêt publique). Ces intervalles de temps sont beaucoup trop courts pour permettre au sol de se restaurer en cas d’impacts graves. Il est donc nécessaire que la filière adopte des stratégies de précaution pour préserver le sol forestier, capital productif de nos forêts.

volume prélevé dans une parcelle

< Exemple du nombre de passages (ici 14) et du volume prélevé dans une parcelle tout au long de la vie du peuplement (Chênaie continentale, Fertilité 1, Sylviculture dynamique)

Quels impacts des engins sur les sols et les peuplements ?

Différents impacts peuvent être causés par le passage des véhicules/engins : tassement, ornières, scalpage, compactage, liquéfaction (cf.image).
L’orniérage et le tassement des sols peuvent entraîner sur les arbres les plus proches des pertes de productivité voire leur dépérissement. De plus, la création d’ornières remet en cause l’accessibilité des parcelles forestières.

Exemple de cheminement des engins

Exemple de cheminement des engins en l’absence de consigne

Comment améliorer la gestion forestière en France ?

Afin de préserver le sol forestier, capital productif de nos forêts, les recommandations concernent chaque étape et chaque acteur de la mobilisation des bois : propriétaires/gestionnaires, entreprises d’exploitation forestière, donneurs d’ordres.

  • RECOMMANDATION 1

Classer les parCelles/zones selon leur sensibilité potentielle et les identifier dans le doCument de gestion

  • RECOMMANDATION 2

réfléChir au réseau de Cloisonnement optimal
vers les plaCes de dépôts et adapter le réseau existant

  • RECOMMANDATION 3

réfléChir au devenir des menus bois/rémanents

  • RECOMMANDATION 4

adapter les délais d’exploitation ou de réalisation à la sensibilité du sol des parCelles

  • RECOMMANDATION 5

adapter le nombre de produits pour limiter le nombre de passages des engins de débardage

  • RECOMMANDATION 6

Choisir l’entreprise et son matériel en fonCtion de la sensibilité potentielle des sols

  • RECOMMANDATION 7

assurer la visibilité du mode de marquage/désignation des tiges

  • RECOMMANDATION 8

mettre en route le Chantier si la portanCe des sols est favorable

  • RECOMMANDATION 9

transmettre les presCriptions de pratiCabilité aux intervenants

  • RECOMMANDATION 10

définir lors de la renContre préalable les seuils d’alerte
de profondeur d’ornières pour les différentes zones CirCulées

  • RECOMMANDATION 11

réaliser un état des lieux ContradiCtoire avant le démarrage du Chantier

  • RECOMMANDATION 12

s’organiser pour avoir un portefeuille de Chantiers, inCluant des Chantiers de repli

  • RECOMMANDATION 13

orienter les bois en arête de poisson vers les Cloisonnements lors de la phase d’abattage manuel

  • RECOMMANDATION 14

ne pas sortir des itinéraires définis ou des Cloisonnements aveC les engins forestiers

  • RECOMMANDATION 15

s’organiser pour respeCter les seuils d’alerte de profondeur d’ornière en fonCtion des évolutions de portanCe des sols

  • RECOMMANDATION 16

limiter le nombre de passages en réalisant si possible le tri des produits sur la plaCe de dépôt

  • RECOMMANDATION 17

réaliser un état des lieux final ContradiCtoire et définir, si besoin, les mesures à adopter

  • RECOMMANDATION 18

maintenir la visibilité des Cloisonnements pour la proChaine intervention

  • RECOMMANDATION 19

suivre la pluviométrie sur les zones de Chantiers

  • RECOMMANDATION 20

planifier les vérifiCations des matériels et les formations pendant les périodes à risque d’arrêt

  • RECOMMANDATION 21

profiter des arrêts imposés de Chantier pour se former

  • RECOMMANDATION 22

analyser le retour sur investissement des équipements limitant le tassement des sols

  • RECOMMANDATION 23

utiliser la modulation et l’annualisation du temps de travail

Vous voulez en savoir plus et obtenir toutes recommandations détaillées, rendez-vous sur nos réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) likez nos pages/comptes et envoyez nous un message en privée afin que notre équipe vous envoie le guide gratuitement

quels objectifs pour le guide PRATIC’SOLS ?

screenshot-twitter.com-2018-01-26-15-20-20-064Le guide PRATIC’SOLS fait suite au guide PROSOL qui fut, après les tempêtes de 1999, le premier travail pluridisciplinaire d’importance sur le sujet de la sensibilité des sols forestiers. La filière forestière avait dû sortir beaucoup de bois dans un temps le plus court possible pour sauvegarder leur qualité avec parfois des impacts préoccupants sur les sols forestiers.
Les résultats de ces travaux furent particulièrement intégrés par l’ONF dans ses recommandations (Règlement national d’exploitation forestière) et sa politique environnementale (axe 3 : Sol), notamment par la mise en place de cloisonnements d’exploitation dans les parcelles.
Ces dernières années, plusieurs hivers doux et très pluvieux ont rendu difficile la conciliation entre le respect de ces prescriptions protectrices des sols et la mobilisation nécessaire des bois. Les forestiers demeurent toujours plus soucieux de limiter les impacts aux sols. Les arrêts de chantiers imposés pour conditions climatiques ont provoqué des surcoûts dans les entreprises de travaux forestiers et posé parfois d’importants problèmes dans l’approvisionnement en bois des industries.
La FNEDT et l’ONF ont convenu qu’il était d’actualité de rédiger un guide pratique à l’intention des personnels de terrain (gestionnaires, exploitants ou entrepreneurs de travaux forestiers, conducteurs d’engins) au niveau desquels s’arbitrent les recommandations de protection des sols.
Ce guide répond à une problématique nationale visant à favoriser la mobilisation du bois tout en préservant l’environnement.
Nous espérons que ce guide apportera les réponses adaptées aux questions les plus fréquentes et donnera une vision plus large de ce sujet, gage d’une meilleure gestion des espaces forestiers.

Ce guide a pour périmètre les forêts de plaines et de collines/piémonts où sont principalement utilisés des systèmes d’exploitation terrestres pouvant entraîner de potentiels impacts sur les sols forestiers (principalement tassement et orniérage). Les forêts de montagne sont plutôt concernées par des problématiques de lutte contre l’érosion, thématiques non traitées par ce guide.

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Le gouvernement abandonne le projet NDDL

Dans Environnement, Règlementation par le 17 janvier 2018Pas de commentaire

On vient juste de l’apprendre de la bouche d’Édouard Philippe, le gouvernement abandonne le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. et met fin à un projet obsolète, maintenu pendant de trop longues années malgré des impacts environnementaux néfastes.

abandon de Notre-Dame-des-Landes

Une décision courageuse, appuyée sur une méthode innovante

L’ensemble du mouvement France Nature Environnement salue l’annonce du Premier Ministre d’abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et de réaménager l’aéroport existant à Nantes-Atlantique. Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « cette décision courageuse montre que loin de s’entêter dans un projet du passé, le gouvernement change de logiciel ; intègre les enjeux d’aujourd’hui et, via une méthode innovante, sort par le haut de ce dossier complètement enlisé ».
Il s’agit d’une décision cohérente avec les enjeux et les engagements de la France concernant la protection de la nature, du climat et de l’eau. La parution du rapport de médiation a permis de mettre à jour le comparatif réel des deux projets d’aéroport, répondant au même besoin de transport aérien mais intégrant enfin des enjeux essentiels d’aménagement durable du territoire et d’environnement, comme le demandaient depuis longtemps nos associations.
Au plan régional, cette décision doit être l’occasion d’une mise à jour climato-compatible des politiques de transport, et de réorienter les infrastructures de transports vers un maillage des services de mobilité durable.

Préparer l’avenir par la co-construction plutôt que par la force

Pour les décisions concernant la gestion des terrains prévus pour l’ex-projet d’aéroport, France Nature Environnement demande au gouvernement de prendre le temps de co-construire un projet de territoire, de ne pas avoir recours à l’usage de la force et rappelle le sage avis des rapporteurs : « la situation initiale très complexe nécessiterait la mise en place d’une gouvernance particulière de ce dispositif, afin de garantir l’ouverture à tous les acteurs et partenaires dans un cadre de négociation et d’action opérationnelle efficace, alors que des tentations d’exclusion de telle ou telle catégorie peuvent se manifester, et conduiraient à un échec assuré ». Le gouvernement doit rendre possible la sortie apaisée d’un trop long conflit. L’annonce de ne pas évacuer immédiatement la ZAD va dans ce sens.

Maintenir la cohérence pour un projet de territoire

Les activités qui se déroulent dans le secteur de Notre-Dame-des-Landes intègrent déjà la dimension de préservation du patrimoine naturel résultant des interactions entre l’homme et la nature. L’avenir de ce territoire ne doit pas être une urbanisation et une agriculture intensive destructrices.
Il passe notamment par l’agroécologie pour aménager ce territoire de manière durable et développer, en circuits courts et de proximité, des activités et des pratiques compatibles avec la préservation de l’environnement. Un tel projet consoliderait les synergies entre nature, agriculture, qualité de vie et activité socio-économique du territoire. Il répond aussi à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de la ressource en eau.
Dans cette perspective, l’ensemble du mouvement France Nature Environnement soutient et relaie l’appel à venir sur la ZAD le 10 février prochain pour « enraciner l’avenir » à Notre-Dame-des-Landes.

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