Dossier fiscalité : quelles aides financières aux particuliers (PPE 2019)

Dans A LA UNE, Alternatives, Bois, Chauffage, Consommation, Energies, Environnement, Éolienne, Equipement, Fossiles, Hydraulique, Hydrolien, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Règlementation, Solaire, Thermique par le 19 février 2019Pas de commentaire

La programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE, créée par la loi de transition énergétique de 2015 est un outil de pilotage de la politique énergétique de la France. Elle trace une ligne directrice et fixe des axes énergétiques prioritaires afin que la France atteigne la neutralité carbone d’ici à 2050. Établie pour 2019-2023, elle sera revue et corrigée 5 ans plus tard pour la période 2024-2028. Ce dossier spécial fiscalité est le résumé d’un document de près de 400 pages rédigées par le Ministère de la Transition Écologique. Vous aimeriez changer votre de chaudière ? Consommer plus d’énergies renouvelables, mais fiscalement laquelle choisir ?  Ce dossier va vous aider à prendre les bonnes décisions par rapport aux aides fiscales présentes et à venir. Découvrez maintenant les mesures fiscales pour les particuliers dont vous allez pouvoir bénéficier dans les prochaines années… 

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Les aides fiscales pour l’habitat des particuliers

Un des grands objectifs du PPE est la réduction de la consommation d’énergie dans l’habitat et le bâtiment. L’idée globale est de rendre le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) plus efficace via un nouveau barème forfaitaire en 2020, qui tiendra compte de l’efficacité énergétique des actions et sera défini après une large concertation avec les acteurs de la filière. Dans cette attente, les mesures conservées et renforcées sont les suivantes :

  • Elargir le CITE aux propriétaires-bailleurs en 2020
  • Elargir le CITE dès 2019 pour les ménages modestes à la main d’œuvre pour l’installation d’équipements de chaleur renouvelable ainsi qu’à la dépose de cuves à fioul
  • Faire verser le CITE par l’ANAH au moment des travaux, pour les ménages des quatre premiers déciles (périmètre actuel des aides de l’ANAH). Le taux d’aides sera bonifié pour ces ménages, afin que les aides publiques constituent un véritable déclencheur de travaux pour sortir de la précarité énergétique
  • Maintenir le taux de TVA à 5,5% pour les travaux de rénovation énergétiques éligibles au CITE et travaux liés
  • Permettre à l’ecoPTZ de s’appliquer au forfait pour des travaux monogestes, (exemple : installation d’un chauffage central alimenté par des énergies renouvelables, sans bouquet de travaux)
  • Financer à 100% un audit énergétique pour les ménages modestes propriétaires de logements passoires thermiques (Diagnostics de performance F ou G). Rendre cet audit obligatoire avant la mise en location d’un logement privé de catégorie F ou G ainsi que lors de la mutation d’un logement classé F ou G, d’ici 2021, pour inciter les propriétaires à engager les travaux.

Nouvelles règles fiscales pour les transports

  1. Dès maintenant, bénéficiez de la prime à la conversion allant jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    L’objectif du nouveau dispositif est d’aider tous les Français, particuliers et professionnels, à acheter un véhicule neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un vieux véhicule. Depuis le 1er janvier 2019, la prime est doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre à leur lieu de travail (60 km). Le montant de la prime est revu à la hausse : vous pouvez à présent bénéficier jusqu’à 4 000 € pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    Les conditions sur le véhicule à renouveler :
    - Véhicule diesel immatriculé avant 2006 (pour les ménages non imposables) et avant 2001 (pour les ménages imposables)
    - Véhicule essence immatriculé avant 1997
    -> Testez votre éligibilité à la prime à la conversion énergétique de votre véhicule dont le PTEC<3,5T
  2. Création d’un forfait mobilité durable jusqu’à 400€ par an pour encourager le recours au vélo et au covoiturage dans les trajets domicile-travail.
  3. Développement du covoiturage : voies et places de stationnement réservées, service public de covoiturage (on attend les détails !?) et calcul du partage des frais entre conducteur et passagers : sur ce troisième point, concrètement nous n’avons aucune info à ce jour, mais nous tiendrons cet article à jour en fonction des prochaines publications officielles.

Aides fiscales pour le chauffage et la consommation en NRJ des ménages

Mesures complémentaires aux mesures de maîtrise de l’énergie pour réduire la consommation des énergies suivantes :

Le charbon

Pour les particuliers, l’ambition est de sortir du chauffage charbon d’ici 2028, concrètement :

  1. Maintien des aides CITE incitatives pour l’installation de de chauffage renouvelable (type pompes à chaleur, chaudières biomasse, systèmes solaires combinés ou à raccordement avec un réseau de chaleur renouvelable)
  2. Élargir le « coup de pouce » CEE existant pour le fioul à la substitution du charbon vers des poêles à bois performants en termes de rendement et de qualité de l’air.

Chauffage au fioul

  1. Poursuivre et renforcer le coup de pouce CEE pour l’arrêt des chaudières fioul au profit des pompes à chaleur, des chaudières biomasse, des systèmes solaires combinés, des chaudières à gaz à très haute performance énergétique dans les zones de desserte en gaz naturel ou un raccordement à un réseau de chaleur renouvelable
  2. Elargir le CITE à la dépose des cuves à fioul dès 2019 pour les ménages modestes.

Chaleur d’origine renouvelable (PAC Géo et Aéothermiques)

  1. Intégrer dans le CITE en 2019 les coûts de pose pour l’installation de chaleur renouvelable pour les ménages modestes, puis faire évoluer ce crédit d’impôt en 2020 pour lui donner un montant forfaitaire, différencié selon les technologies et tenant notamment compte de la production de chaleur renouvelable assurée par chaque type d’équipement
  2. Maintenir la TVA à 5,5% pour les équipements de chaleur renouvelable éligibles au CITE, et les travaux liés (exemple : conduit d’évacuation des fumées, silo à granulés)
  3. A compter de mi-2019, permettre à l’éco-prêt à taux zéro de s’appliquer au forfait pour tous travaux éligibles au CITE (exemple : jusqu’à 18 000 euros de prêt pour l’installation d’une pompe à chaleur géothermique). Jusqu’alors, il fallait réaliser au moins deux types de travaux (exemple : pompe à chaleur + isolation des murs) pour bénéficier de ces prêts avantageux
  4. Les pompes à chaleur bénéficient du crédit d’impôt transition énergétique dont le taux est de 30 % depuis 2015 . Vous pouvez tester votre éligibilité en bas de cet article « rubrique nos conseils ».

Le solaire thermique

Dans ce secteur c’est la déconfiture, rien n’est prévu ou presque… un kit de communication pour les conseillers sur l’intérêt du solaire thermique dans l’individuel, pour qu’ils soient mieux armés pour promouvoir cette solution. Ca fait léger comme mesure ! Pourtant les enjeux et les espoirs sont grands vis à vis de cette technologie

Électricité et gaz

Aucune aide fiscale, un gel des tarifs sur 6 mois pour les particuliers est prévu par décret ministériel ; la situation sera réévaluée après la période de débat public. Le PPE prévoit de réduire la part du nucléaire et des énergies fossiles ; le gaz et l’électricité nucléaire ne bénéficieront donc plus d’aucune aide dans les années à venir. C’est une bonne chose, car les fonds publics doivent être à 100% investis dans les énergies durables, renouvelables et à très faible émission de CO2.

Éolien terrestre

Aucune aide pour les particuliers, l’Etat français n’a pas su soutenir la filière, préférant donner l’argent public aux grosses entreprises… Ce qui est bien dommage car de vrais solutions pour le particulier existaient !

Le photovoltaïque

L’Etat souhaite que la production d’électricité photovoltaïque soit multipliée par 3 d’ici 10 ans. Des objectifs assez faibles comparé au potentiel énorme du photovoltaïque ! Mais surtout l’Etat, après avoir abandonné la filière il y a 10 ans, n’investira pas un copec ! Comment va t-on pouvoir atteindre ces objectifs ? A coup de subventions ? Pour les gros, ceux qui possèdent des parkings et des toits terrasses ? L’Etat français manque gravement de cohésion dans cette filière. Pourtant c’est très simple, il faut aider les ménages à s’équiper de produits fiables et aux normes. Malheureusement la filière industrielle en France étant quasi morte, les panneaux sont principalement produits en Chine voir en Allemagne !

Les coûts actuels de production pour les différentes énergies (renouvelables ou pas) en 2018

En complément de cet article qui, je le rappelle résume un document de plus de 300 pages, nous avons pensé que ces chiffres récents pourraient vous intéresser…  Nous avons classé les énergies par cout de production. Ces chiffres sont extraits du PPE mais proviennent de différentes sources publiques (Adem, cours des comptes, ministères).

  1. Hydroélectrique (barrage) : de 40 à 120 €/MWh (selon la taille/puissance du barrage)
  2. Photovoltaïque : de 55 €/MWh (panneau au sol) à 85 €/MWh (panneau sur toiture)
  3. Centrale thermique à Cycles Combiné Gaz : 60€/MWh
  4. Éolien (terrestre) : 60 €/MWh
  5. Nucléaire : 65 €/MWh (chiffre de la cours des comptes en 2012 intégrant les coûts de démantèlement)
  6. Biomasse solide (Bois) : de 50 €/MWh (buches) à 90 €/MWh (granules)
  7. PAC Géothermiques et Géothermie profonde : 80€/MWh
  8. Hydrolien (éolien en mer): de 80 €/MWh à 100 €/MWh (en intégrant les couts de raccordement)
  9. PAC Aérothermiques : 120€/MW
  10. Bio gaz (bio déchet) : 150 €/MWh (*)
  11. Solaire thermique (eau chaude solaire et/ou combiné avec chauffage individuel) : 300 €/MWh (système combiné) (1)

(*) nouvelle technologie donc pas encore très rentable mais à fort potentiel

Les mix énergétiques cibles
Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

La réduction des consommations d’énergie est le premier pilier de la transition énergétique. C’est pourquoi les mesures à prendre doivent être à la hauteur de l’enjeu pour entraîner les changements de comportements et de décisions. Avec un objectif de réduction globale (toutes énergies confondues) de 14% d’ici à 2028, baissez les consommation est donc un enjeu de taille.

Le mix énergétique
L’ensemble des mesures de la PPE devraient modifier le mix énergétique français. Les tableaux ci-dessous présentent les mix qui devraient en résulter aux horizons 2023 et 2028 en énergie finale et
répartis par secteurs selon les besoins.

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Le mix électricité
Le tableau ci-dessous présente les moyens de production d’électricité aux horizons de la PPE quand les mesures prévues dans la présente PPE seront adoptées.

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

 Voici les documents qui nous ont permis d’écrire ce dossier et quelques liens utiles…

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Le péril de la pêche électrique enfin écarté des eaux européennes !

Dans A LA UNE, Alimentation, Animaux, Environnement, L'eau par le 14 février 20191 Commentaire

Mise à jour de l’article suite aux nouvelles décisions prises à Strasbourg le 13 Février 2019 

Nous avons enfin gagné contre la pêche électrique !

Hier était un grand jour : mercredi 13 février à 22h passées, au Parlement de Strasbourg, les négociateurs représentant les trois institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission) sont parvenus à un accord : la pêche électrique sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu’ils fréquentent à compter du 30 juin 2021. C’est une victoire pour BLOOM, la coalition de pêcheurs artisans, les ONG et tous les autres acteurs qui se sont engagés en partageant, en faisant des dons ou en alertant leurs communautés. On peut malgré tout déplorer une trop longue période de transition qui sera difficile a supporter pour les pêcheurs artisans. Juin 2021 c’est loin ! Et alors que certains bateaux se régalent avec des quotas surdimensionnés, les petits pécheurs eux ne vivent plus de leur pêche…

L’enquête de Cash Investigation sur la pêche industrielle a mis en lumière la cause principale de la surpêche : les subventions publiques. L’argent public alimente principalement la destruction de l’océan et des pêcheurs. Assurer la survie des pêcheurs artisans et un environnement marin sain exige de changer le modèle économique du secteur de la pêche et de lutter contre les incitations économiques à détruire plutôt qu’à préserver nos richesses naturelles et nos équilibres sociaux.

La lutte continue donc contre les subventions qui alimentent la surpêche !


 

Le 21 novembre 2018, la Commission de la pêche du Parlement européen doit décider si la pêche électrique peut être considérée comme une méthode de pêche « conventionnelle ». Cela reviendrait à l’autoriser une fois pour toutes en Europe. Comme si électrocuter des poissons pouvait être une pêche conventionnelle ? On se souvient de la mobilisation de certaines célébrités (Gillian Anderson, Aure Atika, Barbara Cabrita, Jean-Marc Barr) contre le chalutage profond, une technique de pêche désastreuse pour les fonds marins. Alors à la rédaction d’Acteur Durable nous avons décidé de nous mobiliser et de rédiger cet article pour qu’un maximum de français signe la pétition qui est lancée sur le site bloomassociation.org

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La pêche par électrocution : est-ce une méthode durable ?

Aujourd’hui en Europe, les populations de poissons ont atteint des niveaux si bas qu’aller les pêcher coûte plus que ça ne rapporte. Au lieu de réduire le nombre de navires de pêche et laisser les poissons se reconstituer, comme c’est le cas près de Marseille avec la réserve marine qui a vu le jour en avril 2012, les industriels ont au contraire décidé de les capturer jusqu’au dernier, et par tous les moyens ! Pourtant un grand nombre d’espèces sont menacées, lisez notre article sur le sujet. Comment ça se passe concrètement ? Les Néerlandais équipent leurs bateaux avec des électrodes qui envoient une impulsion électrique afin de déloger les poissons enfouis dans le sable.

Ne les laissons pas nos océans se transformer en désert

L’électrocution provoque chez le poisson des hémorragies et des fractures de la colonne vertébrale. De plus on ignore les effets du courant électrique sur les œufs, les juvéniles ou les espèces électro-sensibles comme les raies et les requins… Les autres pêcheurs sont opposés à cette méthode de pêche dont l’efficacité radicale pourrait vider en quelques années nos océans de toute ressource. Pour ceux qui le souhaite, vous pouvez consulter notre dossier sur l’alimentation durable qui vus explique comment on peut manger durablement et sainement en même temps.

Nous pouvons faire reculer les industriels néerlandais !

Encore une fois, tout est question de lobbies industriels qui ont réussi à convaincre la Commission européenne d’accorder des dérogations à cette pêche pourtant interdite en Europe. Mais ça ne leur suffit pas ! Ils veulent faire basculer l’ensemble des pêches européennes vers leur technique morbide. Nous devons empêcher ces industriels irresponsables d’agir en demandant aux députés européens de faire preuve de discernement le 21 novembre afin qu’ils s’opposent avec détermination à la déchéance programmée de nos océans.

IL Y A URGENCE À FAIRE ENTENDRE NOS VOIX AUPRÈS DES DÉCIDEURS EUROPÉENS ALORS SIGNEZ CETTE PÉTITION URGENTE ET PARTAGEZ-LA AVEC TOUT VOTRE ENTOURAGE !

A voir reportage édifiant !

Vote de la commission de la pêche du parlement européen – victoire des lobbies contre les citoyens

Les 27 députés membres de la Commission PECH ont voté pendant près de deux heures les 750 amendements apportés au Règlement Mesures Techniques, qui met en œuvre les objectifs et ambitions de la Politique commune de la pêche. L’ensemble du vote a été terriblement mauvais pour l’avenir des eaux européennes mais les votes portant sur les quelques amendements concernant la pêche électrique ont été particulièrement désastreux. Les lobbies néerlandais ont obtenu tout ce qu’ils voulaient.
Dans le détail : 23 eurodéputés contre 3 ont approuvé un compromis politique (le compromis n°10 sur l’article 24) permettant :

D’opérer un glissement sémantique dangereux en qualifiant la pêche électrique d’engin « innovant » au lieu de la nommer pour ce qu’elle est, comme le reste du monde : une pêche DESTRUCTRICE ;
De continuer à pêcher alors que la pratique est interdite en Europe depuis 1998 ;
D’étendre largement le nombre de chalutiers électriques en Europe dès à présent en passant d’un cadre dans lequel la tolérance est (par dérogations) de 5% des flottes de chalut à perche de chaque Etat membre à 5% des « métiers », ce qui augmente drastiquement le nombre possible de licences par pays ;
Summum de la perversion institutionnelle : le compromis permet, d’ici quatre ans, si la science n’a pas prouvé les impacts « négatifs » pour les « habitats » de la pêche électrique, de l’autoriser sans limite en Europe. Comme les Néerlandais clament faire de la recherche depuis 10 ans, comme les baleiniers japonais en quelque sorte, ils pourront toujours faire valoir leurs « efforts » de recherche pour faire immédiatement faire sauter ce ridicule garde-fou.
Ce langage ouvre la brèche à une controverse scientifique infinie, comme on le voit sur d’autres questions majeures comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes. Il faudrait donc que certains Etats membres consacrent un budget de recherche à démontrer qu’électrocuter la vie marine est une idée stupide et dangereuse (inversion de la charge de la preuve) ! Car aujourd’hui la recherche vient des Pays-Bas et fait partie du dispositif de lobbying des industriels. Les les Néerlandais pourront donc équiper 100% de leur flotte s’ils le souhaitent, réglant ainsi le problème de leurs nombreuses licences illégales.

À l’annonce de ces résultats, le lobby néerlandais a exulté, ce qui a conduit l’eurodéputé Yannick Jadot à leur demander de respecter le travail des parlementaires ou de sortir de la salle pour faire leurs commentaires.

Seule consolation de la journée : ce résultat désastreux peut encore être remis en cause d’ici le vote en plénière, qui aura bien lieu car le rapporteur du Règlement, l’espagnol de droite (groupe PPE) Gabriel Mato, n’a pas reçu l’aval de ses collègues pour négocier directement en trilogue le texte de loi final au nom du Parlement, avec le Conseil de l’Union et la Commission européenne.

Une première victoire dans la lutte contre la pêche électrique

panneau-electriqueA Strasbourg, le 16 janvier, au Parlement européen, les députés champions qui ont porté les amendements pour l’interdiction de la pêche électrique, les pêcheurs qui ont joué un rôle majeur et une partie de l’équipe de BLOOM.

Hier, le 16 janvier, le Parlement européen s’est prononcé à 402 voix contre 232 pour l’interdiction totale et définitive de la pêche électrique en Europe. L’issue du vote est demeurée incertaine jusqu’au dernier moment, les pêcheurs industriels néerlandais se sont déchaînés auprès du Parlement qui a été inondé de « fake news » de la part des lobbies. Nous avons réussi à démonter leurs « arguments » un par un lors d’une campagne-éclair de 3 mois qui nous laisse les membres de bloom sur les genoux mais extrêmement heureux. La rigueur, la démonstration scientifique et notre motivation nous ont permis de remporter cette première victoire.

Ce résultat aurait été impossible sans votre mobilisation, sans l’engagement et le soutien des pêcheurs, sans la prise de position claire du secteur privé.

Merci de votre confiance, merci de vos encouragements, merci de votre soutien dont nous avons besoin pour obtenir des résultats aussi concrets et efficaces.

Continuez de nous soutenir et surtout l’association BOOM car ce n’est pas fini. Nous avons encore beaucoup de travail pour affronter la prochaine étape avec d’énormes négociations en perspective pour faire adopter en Trilogue le texte final d’interdiction de la pêche électrique en Europe.

Les subventions publiques causes de surpêche

Saviez-vous que notre argent contribue à la surexploitation des ressources marines ?

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Adoptez votre bébé corail sans les problèmes des parents !

Dans A LA UNE, Animaux, Environnement, Finances & Economie par le 12 février 2019Pas de commentaire

Parce que chez ActeurDurable nous croyons en la conservation participative. Mais aussi parce que chaque geste compte, notamment en matière de préservation des ressources marines, nous voulions mettre un coup de projecteur sur le projet Coral Guardian. L’idée est simple mais efficace et s’inspire des projets de reforestation. Vous pouvez désormais adopter votre bébé corail !! Outre le fait de devenir Papa ou Maman « sans les inconvénients » (certains apprécieront à leurs justes valeurs) vous contribuez à la préservation de l’environnement et  soutenez les populations locales qui dépendent de l’océan pour survivre. C’est simple, facile, et utile !

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Pourquoi faut-il repeupler les barrières de coraux ?

Les récifs n’occupent une infime partie des fonds marins (moins de 0,2 %). Pourtant, ils longent plus de 150 000 kilomètres de côtes dans plus de 100 pays et territoires. De par leur formation massive comprise entre la surface et les quelques premières dizaines de mètres de profondeur, les récifs coralliens forment une barrière absorbant de manière très efficace les éléments venant du large. Ils absorbent l’énergie des vagues et concourent à la réduction de l’érosion des bords côtiers. Ils réduisent les dommages en cas de tempêtes, ouragans et autres cyclones… Ils protègent les écosystèmes se trouvant  à la fois entre les récifs et les côtes, et les installations humaines implantées en bord de mer. Sans ce rôle protecteur, certains pays situés dans des atolls, comme les Maldives, n’existeraient plus.

récifs marins

Les récifs occupent moins de 0,2 % des fonds marins

Dans ces labyrinthes de calcaire vivant, les scientifiques estiment que plus d’un million d’espèces animales et végétales y sont associées et qu’ils accueillent plus de 25 % des espèces de toute la vie marine. Les récifs accueillent souvent les juvéniles de poissons (autrement dit les jeunes) qui quitteront la protection des barrières pour aller vivre plus au large. Ils sont à la base de la formation d’autres écosystèmes : bancs de sable, formation des mangroves et autres forêts côtières.

Plus de 275 millions de personnes vivent à moins de 10 kilomètres de côtes. Un huitième de la population mondiale est  susceptibles de tirer des avantages des services écosystémiques fournis par les récifs. Les animaux récifaux sont une source importante de protéines, contribuant à environ un quart de la prise de poissons en moyenne dans ces pays. Des récifs « bien gérés » peuvent donner entre 5 et 15 tonnes par kilomètre carré de poissons, crustacés, mollusques et autres invertébrés .
Les récifs sont souvent l’élément essentiel dans l’économie des régions tropicales qui les abritent. Ils attirent en effet plongeurs, apnéïstes, pécheurs récréatifs et les amateurs de plages de sable blanc. Plus de 100 pays bénéficient du tourisme lié aux récifs et celui-ci contribue à plus de 30% des recettes d’exportation dans plus de 20 pays.

23.000 coraux ont déjà été transplantés grâce à cette initiative

Les récifs coralliens, un Avenir Médical ?

voici comment est utilisé votre argent

voici comment est utilisé votre argent

Tout comme les forêts, les récifs coralliens contribuent également aux progrès de la recherche. Etant privés dans une très grande mesure de toute possibilité de mouvements, les coraux ont développé un arsenal d’armes chimiques très efficaces pour se défendre et se faire la guerre dans la conquête de l’espace récifal. Leurs armes sont d’autant plus efficaces que l’espèce de corail concernée possède une aire de répartition étendue et donc un nombre plus grand d’espèces potentiellement ennemies. Beaucoup de ces composés chimiques possèdent des molécules qui recèlent un potentiel dans notre recherche de médicaments. Les organismes récifaux sont utilisés dans le traitement de maladies comme certains cancers dont la leucémie, le VIH, des maladies cardio-vasculaires, les ulcères.

Longtemps le squelette corallien, du fait de sa nature très proche de nos os, a servi de matériau pour les greffes osseuses. Les scientifiques ont, par exemple, synthétisé un agent anticancereux efficace contre des tumeurs, en particulier celles des ovaires, dans des espèces d’ascidies des Caraïbes (Nb.Les ascidies ressemblent aux éponges dont elles partagent le mode de vie. Elles possèdent un siphon inhalant et un siphon exhalant. Mais, signe d’un système nerveux perfectionné, elles se rétractent et ferment leurs siphons en réaction à l’approche). Etant donné que seulement une partie infinitésimale des organismes récifaux a été échantillonnée, analysée et testée, le potentiel pour de nouvelles découvertes pharmaceutiques est tout simplement énorme.

Coral Guardian : programme et objectifs

23000 coraux ont déjà été transplantés grâce à Coral Guradian

23000 coraux ont déjà été transplantés grâce à Coral Guradian

Coral Guardian a mis en place un programme de conservation participative qui incarne le concept de nombreux petits efforts afin de créer un réseau puissant pour le changement. Le but est d’aider à la préservation des récifs coralliens grandement menacés de disparition. Coral Guardian s’engage ainsi à transplanter votre corail sur une zone de récifs endommagés, en Indonésie. Votre don permettra de financer la transplantation, le substrat, la culture, mais aussi le suivi biologique et l’étude d’impact. Ce petit geste pour l’environnement participe également au soutien des populations locales, qui en dépendent pour vivre. 23 000 coraux ont déjà été transplantés grâce à cette initiative, qui bénéficie aussi à un village de pêcheurs de 600 habitants à Seraya Besar, en Indonésie.

Votre don est défiscalisé !

certifSi vous avez la joie de payer des impôts ou si vous ne voulez pas en payer, sachez que votre don (y compris l’adoption de corail) est défiscalisé. Vous obtenez un abattement de 60% sur le montant engagé. En résumé, si vous adoptez 1 corail, cela vous coûte 30€, mais vous obtiendrez 20€ de réduction fiscale à valoir sur votre prochaine déclaration d’impôt. Ensuite vous obtiendrez un joli certificat comme le nôtre et vous pourrez même localiser votre corail en vous rendant sur le site de Coral Guardian !

Donc, j’ai la chance d’être l’heureux papa d’un bébé corail de type Acropora planté à 4 mètres de profondeur par Dula (que je remercie humblement). Si vous voulez voir à quoi ressemble la zone géographique, Google m’a fourni une vue aérienne très précise… ou dans google maps directement en suivant ce lien

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Neige artificielle : une menace pour l’eau potable ?

Dans L'eau par le 5 février 2019Pas de commentaire

Développée aux États-Unis dans les années 1950, la fabrication de neige artificielle s’est répandue en Europe depuis une trentaine d’années. En France, la neige de culture, utilisée sur 120 hectares au milieu des années 1980, s’étendait vingt ans plus tard sur plus de 4 500 hectares, soit 18 % de l’ensemble du domaine skiable. Depuis, l’industrie de l’or blanc n’a cessé de mettre de nouvelles installations en service, menaçant de pollution l’ensemble du cycle hydrologique naturel, et désormais jusqu’à la production d’eau potable.

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Quelles sont les menaces qui pèsent sur l’eau ?

Dans les Alpes, le réchauffement des températures, estimé entre 1,6°C et 2,2°C depuis 1950, s’est accéléré depuis la fin des années 1980, entraînant la fonte des glaciers et la diminution de l’enneigement au sol, à raison de vingt cinq jours de moins par an, en moyenne. Dans un rapport de l’AFFSET daté de 2008, les risques permanents liés à l’usage de la neige artificielle étaient déjà soulignés :

« Considérant la vulnérabilité aux pollutions des aquifères et des captages d’eau potable en zone de montagne, notamment ceux localisés au sein des domaines skiables, voire à proximité immédiate des pistes, les experts mentionnent que la fonte d’une neige de culture de mauvaise qualité microbiologique peut impacter la qualité sanitaire de l’eau destinée à la production d’eau destinée à la consommation humaine ».

L’artificialisation de la neige, un risque pour l’environnement

En 2016, les stations de ski françaises diffusaient déjà l’équivalent de 600 litres de neige artificielle par seconde pour produire 19 millions de mètres cubes de neige artificielle chaque année. Le procédé est simple : il consiste à expulser de l’eau dans l’air ambiant par l’intermédiaire de canons à neige ou de perches lorsque la température est négative, afin qu’elle se transforme en cristaux de glace avant d’atteindre le sol.

Pour ce faire, l’eau est mise en contact avec des « germes » fabriqués en mélangeant eau et air comprimé. Le liquide va alors se fractionner en micro gouttelettes qui vont rapidement geler. Elles doivent être minuscules, environ 0,5 mm, pour pouvoir geler le plus vite possible. Et ce sont ces cristaux que l’on va mélanger à nouveau avec de l’eau pour la faire geler elle-même. Le résultat sort des canons à neige sur les pistes.

modèle de canon a neige

Il faut 1m3 d’eau pour 2m3 de neige, soit 4 000 m3 d’eau pour 1 hectare de neige sur une épaisseur de 60 cm

Le fonctionnement des canons mobilise de très importantes ressources en eau. Il faut 1 mètre cube d’eau pour 2 mètres cube de neige, ce qui, pour un hectare de neige fabriquée sur une épaisseur de 60 cm, nécessite 4 000 mètres cubes d’eau, soit un peu moins de deux piscines olympiques à l’hectare. Ces installations sont tout aussi gourmandes en énergie : 10 000 canons à neige consomment 108 millions de kWh (2).

La production à cette échelle nécessite donc d’énormes quantités d’eau et d’énergie. Cela nécessite de construire des canalisations, des centrales, installer des canons le long des pistes, engendrant de très lourds investissements, avec un impact majeur sur la ressource en eau. Deux solutions s’offrent aux collectivités : soit créer des retenues d’eau, aux dépens de zones humides, soit prélever dans les barrages ou les lacs de montagne au risque d’entrer en conflit avec d’autres usages de l’eau. Sachant qu’il fait parfois trop chaud pour que les canons à neige puissent fonctionner correctement.

Quelles autres sources de pollution à craindre

Par ailleurs, les remontées mécaniques nécessitent l’utilisation de graisses qui se dispersent progressivement dans l’environnement, d’où le besoin de graisser régulièrement. L’usure des pièces, notamment les galets, crée de la poussière qui s’infiltre dans les sols. Ces deux éléments sont d’ailleurs clairement visibles l’hiver avec les traces noires présentes sous les pylônes de télésiège.

On peut également penser aux explosifs utilisés par les pisteurs ou encore les polluants émis par les dameuses (graisses et résidus de carburant, poussières d’usure des matériaux, etc.)

Toutes ces sources potentielles de pollution devraient conduire à s’interroger quant à la qualité de nos ressources en eau.

Remerciements à par Marc Laimé pour son article publié sur le Monde Diplomatique

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Monsanto condamné à verser 289 M$ d’indemnités aux USA

Dans A LA UNE, Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution par le 28 janvier 2019Pas de commentaire

Le 10 août dernier, la justice californienne a condamné la firme d’agrochimie Monsanto à verser 289 millions de dollars d’indemnités au jardinier Dewayne Johnson, atteint d’un cancer qu’il attribue à l’utilisation du produit-vedette de Monsanto : l’herbicide RoundUp. Ce jugement est historique. Depuis des dizaines d’années, des activistes, des scientifiques ou encore des citoyens se mobilisent pour dénoncer les conséquences désastreux des pesticides et herbicides vendus par l’entreprise sur la santé des consommateurs et des agriculteurs mais aussi sur l’environnement et la biodiversité. Depuis le 10 aout, nous rentrons dans une nouvelle ère, où la justice reconnait l’aspect criminel de Monsanto.

stop glyphosate

Agir durablement contre Monsanto et ses produits nocifs

Toutefois, si nous ne continuons pas dans cette lancée, Monsanto risque d’avoir encore de beaux jours devant lui. Récemment acheté par la firme pharmaceutique Bayer, la fusion des deux multinationales va faire disparaitre le nom Monsanto, sans pour autant arrêté la vente de produits dangereux comme le glyphosate (RoundUp). Pour Bayer, « Le glyphosate est sûr et non cancérogène »

Pourtant, la révélation des « Monsanto Papers » apparue dans les derniers mois, révèle que la société se préoccupait des conséquences mutagènes du glyphosate dès 1999. Monsanto connaissait les effets dévastateurs de son produit sur la santé il y a 19 ans mais business oblige, l’entreprise a établi une stratégie de fort lobby dans les différents gouvernements et à même conduit des études scientifiques biaisées pour se protéger.

Que faire en Europe contre Monsanto /Bayer ?

Sur le vieux continent, l’Union Européenne n’a pas réussi à se détacher des lobbies et donc n’a pas voté l’interdiction du glyphosate après des heures de débats et un retour de veste assez surprenant de l’Allemagne.

En France, le gouvernement a voté pour l’interdiction du glyphosate au niveau européen, et Emmanuel Macron s’est engagé suite à l’échec européen de l’interdire sous 3 ans. Toutefois l’engagement n’a pas été inscrit dans la loi. Il faut donc se fier à la parole du gouvernement. Rappelez-vous du Grenelle de l’environnement il y a 10 ans, un engagement d’une réduction de 50% des pesticides avait été signé, aujourd’hui on constate qu’il s’agit plutôt d’une hausse de 20%.

Le combat contre les pesticides doit se faire au niveau national. Il ne s’agit pas de produits que l’on peut refuser d’acheter pour se faire entendre. Le glyphosate se retrouve partout. Un véritable engagement du gouvernement doit être pris. Si vous voulez que vos enfants puissent grandir sans s’intoxiquer lorsqu’il passe à table ou lorsqu’ils se promèneront dans un parc, signez la pétition et demandez au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, d’inclure cet engagement dans la loi pour que celui-ci soit respecté. Nous demandons que l’interdiction du glyphosate en France soit réalisée au plus vite au nom de la santé des citoyens et de la protection environnementale grâce à un vote de l’Assemblée regroupant une majorité d’élus.

Rejoignez ce combat citoyen en demandant au gouvernement l’arrêt du glyphosate.
#StopGlyphosate

Mise a jour de l’article le 23-08-18

Monsanto contre attaque !

AVAAZ, vient de recevoir une assignation en justice de 168 pages par Monsanto. Ils « leurs ordonnent » de remettre chaque email privé, note ou enregistrement en leur possession sur le poison principal de Monsanto – y compris les noms et adresses de centaines de membres du personnel, activistes, agriculteurs et d’autres alliés !!

Cette méga-entreprise de 50 milliards de dollars, tristement célèbre pour de telles tactiques juridiques a des ressources illimitées. S’ils arrivaient à mettre la main sur toutes les informations privées, on ne sait pas du tout comment et qu’est ce qu’ils en feront ?

Mais Avaaz a aussi une arme puissante, celle du pouvoir illimité du peuple, et les membres / signataires de la pétition n’ont tout simplement pas peur quand bien même le combattant s’appellerait Monsanto !

Mise a jour de l’article le 23-08-18

Monsanto condamné et son action s’écroule !

Nous vous l’annoncions il y a quelques jours sur notre compte Twitter, Monsanto a été condamné à verser des centaines de millions d’euros à un jardiner ayant attrapé un cancer en utilisant les produits phytosanitaires de la marque. Une belle victoire car désormais la justice reconnait la dangerosité du Roundup. Depuis le procès, 7 800 plaintes ont été déposé aux Etats-Unis.

Cette révolte face aux pesticides, le géant pharmaceutique n’apprécie pas. En effet, Bayer a racheté Monsanto l’été dernier. Depuis le scandale, la valeur boursière du groupe a perdu 30 milliards d’euros.

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Comme quoi, on a bien un pouvoir de citoyen ;)

Le cours de l'action perd 30€ en 3 mois !

Le cours de l’action perd 30€ en 3 mois !

Mise a jour de l’article le 28-01-19

Nouveaux rebondissements Macron retourne sa veste !

En affirmant jeudi, que l’objectif de sortie d’ici à trois ans n’était « pas faisable », le chef de l’Etat a fait un geste en direction de la FNSEA. Mais pourquoi Emmanuel Macron renonce t-il à sa promesse d’interdire le glyphosate en 2021 ? On peut légitimement se poser la question parce que sa crédibilité est engagée, surtout dans le contexte de contestation sociale actuelle de la France ! Alors les lobbying ont-ils eut raison de notre président ? C’est fort à parié, car continuer sciemment à empoissonner les français (alors qu’on connait maintenant la dangerosité du produit) pourraient bien lui valoir quelques problèmes après son mandat de chef d’Etat.

Mise a jour de l’article le 07-02-19

L’ex-ministre de l’environnement Nicolas Hulot menacé par Monsanto-Bayer

Nouvelle révélation visant la firme qui est aujourd’hui nommé, la pire firme au monde. Nicolas Hulot, ex-ministre de l’environnement s’est exprimé dans le JDD en évoquant les menaces provenant de Monsanto vis à vis de sa réputation lorsqu’il était ministre.

« …quelques mois après que j’ai été nommé ministre, une personne de ma connaissance, haut placée dans une entreprise travaillant dans le domaine de l’environnement et qui pourra confirmer ce que je révèle ici, est venue me voir avec ce message menaçant : Monsanto avait demandé à une officine belge de s’occuper de ma réputation… »

Extrait tiré de Nicolas Hulot pour le JDD.

Une nouvelle fois, nous constatons le pouvoir de lobby impressionnant que Monsanto-Bayer utilise pour forcer les pouvoirs publics à fermer les yeux sur la catastrophe environnementale et sanitaire que le glyphosate cause. Cela explique le recul récent du président de la République au sujet de l’interdiction du glyphosate dans l’hexagone.
Toutefois, les citoyens n’ont pas dit leur derniers mots. Nous sommes aujourd’hui 228 000 signataires à demander au gouvernement de prendre un engagement concret. En tant que consommateurs, nous avons le pouvoir de stopper Monsanto-Bayer dans cet empoisonnement volontaire.
Ce mercredi, un procès français s’ouvre entre un agriculteur victime du glyphosate et la firme multinationale. A suivre de très près…

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Stocamine : l’état renonce à extraire les déchets toxiques

Dans Environnement, L'eau, Pollution, Règlementation par le 24 janvier 2019Pas de commentaire

Avec la fin de l’exploitation des mines de potasse en Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux, en 1999, l’Etat français a ouvert Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans d’anciennes mines. Situé en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe et en dépit de toutes les oppositions locales, le gouvernement (pour des raisons économiques) a décidé d’enterrer purement et simplement les déchets (à défaut de savoir les gérer). Une décision lourde de conséquences qui inquiète de plus en plus depuis que l’Etat vient d’annoncer son refus d’ extraire les déchets dangereux enfouis sur le site de Stocamine

L’échec annoncé de Stocamine

A l’origine, Stocamine devait contenir des déchets industriels dangereux pendant 30 ans, avec pour maître mot « réversibilité ». Pour ce faire, l’Etat avait écarté d’un revers de main les craintes des associations locales (environnementales et de consommateurs) : ni incendie, ni affaissement ni inondation ne seraient possibles, le site serait sous contrôle, et sa réversibilité garantie. Or, en moins de cinq ans d’exploitation, un incendie s’est déclaré, des déchets non autorisés ont été stockés et les galeries s’affaissent lentement sur les déchets. La décision de l’Etat en 2017 de prolonger l’autorisation de stockage pour une durée illimitée a attesté de la difficulté de l’Etat à cacher sa réelle intention : que ce site de stockage temporaire devienne définitif.
Les déchets industriels dangereux enterrés dans le centre de stockage de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin) resteront enfouis, selon un document du ministère de la transition écologique consulté par l’AFP lundi 21 janvier et qui prend le contrepied d’un rapport parlementaire publié en septembre 2018.

L’Etat doit sortir les déchets de Stocamine

Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs

Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs.

Les différents acteurs concernés ont alerté dès l’origine sur les risques liés au stockage de 44 000 tonnes de déchets dangereux à 500 mètres sous terre : élus locaux, parlementaires, associations et citoyens se sont associés pour soulever les faiblesses de cette solution, mais leur avis n’a jamais été pris en compte. Pourtant, en dépit d’un rapport parlementaire critique publié en septembre 2018, le ministre vient de prendre une décision unilatérale de confinement.

Pour Daniel Reininger, président d’Alsace Nature : « La bipolarité de l’Etat atteint son paroxysme puisque d’une main il signe le Contrat de Solutions pour la nappe phréatique d’Alsace avec l’objectif ambitieux de distribuer de l’eau potable sans traitement de dépollution préalable, et de l’autre main, il enterre des déchets dangereux sous cette nappe ».

Cette décision est uniquement motivée par des raisons budgétaires en ignorant les risques avérés d’affaissement et de propagation des polluants dans les nappes phréatiques. Un joli cadeau de 44 000 tonnes de déchets pour les générations futures !

 

La tectonique des plaques aura raison de l’entêtement de l’Etat

 

travaux de consolidation dans la zone de stockage

Une décision prise sans aucune concertation, qui va à l’encontre de l’esprit du Grand Débat national

A terme, les mouvements de la terre vont inexorablement déformer les galeries et libérer mercure et consorts dans la nappe… et ce ne sont pas des bouchons dont l’étanchéité n’est pas garantissable qui suffiront à la préserver. Cette nappe est pourtant précieuse : c’est l’une des plus importantes d’Europe, alimentant en eau potable à la fois la France, l’Allemagne et la Suisse. Sa qualité est déjà largement altérée par les pollutions industrielles et agricoles, et si la France veut atteindre l’objectif de bon état de l’eau fixé dans la Directive Cadre Eau, il est impératif de sortir les déchets de Stocamine.

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Stocamine en dit long sur l’incapacité de l’Etat de garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux : si en moins de 10 ans, il n’arrive pas à garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux, il n’est pas en mesure de garantir la sécurité du site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure où le stockage est prévu pour au moins 120 ans. C’est irresponsable, la protection de la santé des populations et de l’environnement doit primer sur une logique purement économique ».

 

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Journée internationale sans paille le 2 Février 2019

Dans A LA UNE, Consommation, Environnement, Pollution, Tri sélectif par le 24 janvier 20192 Commentaires

Lancée en partenariat avec le projet Bye Paille de l’association Low Carbon France, le principe est simple : sensibiliser en une journée le plus grand nombre de personnes à la pollution plastique, à travers l’exemple des pailles jetables et autres petits objets en plastique. La tâche est ardue tant les déchets plastiques sont importants surtout dans les océans. Une belle occasion de faire de la sensibilisation ;)

journée internationale

#baslespailles

Rendez-vous le 2 février 2019 pour la 2ème édition de la Journée internationale sans paille.

Participez à la grande journée mondiale contre les pailles

C’est reparti ! Les deux associations environnementales Bas Les Pailles et Low Carbon France s’allient et lancent la seconde édition de la Journée Internationale Sans Paille. Prévue le 2 février 2019 à l’échelle mondiale, cette journée sera l’occasion de sensibiliser sur les effets nocifs des pailles en plastique à usage unique. De nombreux événements s’organisent partout dans le monde. Une excellente initiative qui rejoint un peu celles sur les océans qui ont lieux aussi depuis plusieurs années…

Si vous souhaitez organiser un événement autour de cette journée, vous avez la possibilité de remplir un questionnaire et de leur soumettre. Celui-ci sera évalué et s’il est accepté sera publié sur la carte de l’évènement. Vous pouvez aussi consulter cette infographie qui vous explique comment faire

Plus d’info sur l’organisation d’un évènement en région

  1. https://www.facebook.com/events/757886557915673/ ou sur les sites
  2. Bas les pailles et
  3. Low carbon city

Bilan de l’édition 2018 en infographie

journée internationale sans paille

ZERO WASTE envoie un courrier aux parlementaires

Mise a jour de l’article 20-02-2019

Malgré l’écho faite à la journée et l’urgence climatique, lors de l’examen de la Loi PACTE, les sénateurs ont adopté un amendement qui prévoit des reculs sur le front de la lutte contre la pollution plastique. Zero Waste France et plusieurs associations ont envoyé ce jour un courrier aux parlementaires pour leur demander de revenir sur ces reculs, alors que le texte est débattu cette semaine.

L’amendement adopté par les sénateurs lors de l’examen de la loi PACTE prévoit :

  • De revenir sur l’interdiction des piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers et boîtes, pourtant prévue en 2020 et qui restent finalement autorisés ;
  • De retarder l’interdiction des pailles, des touillettes et de certaines assiettes en plastique d’un an (l’interdiction était initialement prévue pour janvier 2020)
  • D’autoriser les contenants alimentaires en plastique pour le service dans les cantines scolaires (l’interdiction de l’utilisation de ces contenants avait été actée dans la loi EGAlim pour 2025).

Les défenseurs de cet amendement mettent en avant le manque d’études d’impact, le risque pour l’emploi, la distorsion de concurrence avec d’autres pays et le caractère “excessif” de certaines mesures. On rêve complètement et çà sent le lobbying à plein nez ! Exactement le même problème que pour la pêche électrique

 

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5 innovations pour l’environnement au CES 2019

Dans A LA UNE, Clean tech, Environnement, Habitat, Matériel par le 14 janvier 2019Pas de commentaire

Alors que le CES de Las Vegas referme tout juste ses portes sur son édition 2019, petit retour en arrière sur 5 innovations qui pourraient bien peser dans les années à venir en matière de gestion durable des ressources et de l’environnement. Ces cinq sociétés sont françaises et toutes membre de la French Tech, un consortium d’entreprises françaises qui travaillent dans l’innovation et le développement ou l’industrialisation de produits et solutions connectées. Si vous n’étiez pas connectés la semaine dernière voici la présentation de 5 projets innovants dans l’internet des objets…

Protectonnect, une technologie Smart Home au service de l’environnement

Saviez-vous que seul 1 litre d’eau sur 3 arrive jusqu’aux robinets des consommateurs et que dans certains pays, les fuites d’eau peuvent représenter jusqu’à 40% de l’eau acheminée.

Protectonnect

Une housse connectée qui isole les compteurs d’eau et protège contre le gel

Protectonnect est la réponse de la jeune pousse aixoise. Une housse connectée qui isole les compteurs d’eau et protège contre le gel jusqu’à -23°C. Forte d’une technologie connectée, embarquée et à la pointe de l’électronique grâce à ses différents capteurs, la housse Protectonnect est pilotée à distance via une application mobile. Le particulier peut alors bénéficier d’une surveillance et d’une détection en temps réel des fuites sur le compteur d’eau ainsi que sur l’ensemble de la tuyauterie d’alimentation extérieure et intérieure du foyer. Ce dispositif offre un service complet à l’abonné de détection des fuites sur les installations d’eau dans une maison principale ou secondaire.

Des « alertes fuites d’eau » sont transmises au client par SMS ou par mail

 

Beelife : la ruche connectée Cocoon (primé au CES 2019)

Voici une innovation très attendu du monde agricole, la ruche connectée qui protège les abeilles contre un parasite – le Varroa – et conserve la chaleur pour aider les abeilles à vivre plus longtemps, récolter plus de miel et vivre dans un habitat plus sain.

Cocoon

Beelife : la ruche connectée Cocoon qui protège les abeilles contre le parasite Varroa

Pour survivre, les abeilles ont besoin d’un foyer adapté et d’un peu de technologie. Beelife a dévoilé lors du CES 2019 son système complètement nouveau et innovant d’ordinateur embarqué qui prévient l’apiculteur des anomalies détectées et gère l’énergie et la régulation thermique de manière autonome. La ruche CoCoon traite le Varroa avec une arme purement biologique, la chaleur ! L’apiculteur n’a aucun entretien à réaliser : le système est auto-alimenté, et il dispose d’une surveillance à distance complète.

Les abeilles disparaissent, victimes des vagues de chaleur et de froid, de l’acarien varroa et de la mauvaise qualité de leur habitat, la ruche.

 

Biopooltech

Première piscine bio et connectée au monde, qui allie des systèmes de filtration bio aux technologies de pilotage modernes sur smartphone (qualité de l’eau, température, etc.). La société a pour ambition de révolutionner le monde de la piscine grâce à son système de Filtration Bio révolutionnaire alliant confort de baignade en eau douce et performance environnementale.

biopooltech

Première piscine bio et connectée au monde

Ces piscines en bois immergé et sans liner bénéficient de technologies de pilotage modernes (qualité de l’eau, régulation automatique, température etc.) et d’un système constructif innovant qui améliore le temps de pose tout en l’adaptant à son environnement !

 

Veritable – EXKY Smart Garden

Le plus petit des potagers d’intérieur connectés qui permet de faire pousser des herbes aromatiques trois fois plus vite que dans la nature, le tout sans pesticides ni OGMs. Véritable est une startup leader en agriculture urbaine d’intérieur.

veritable-potager

L’entreprise propose des solutions innovantes pour permettre à tous de cultiver simplement, un très large choix de plantes comestibles directement dans sa cuisine.

A la clé, des plantes aromatiques, des fleurs comestibles et des mini légumes toujours frais et sains à portée de main pour tous.

 

La maison intelligente by NodOn

Il va falloir s’y faire, une grande partie des innovations technologiques dans les prochaines années seront basées l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments et maisons. Depuis 2 ans beaucoup de start-up innovent et développent des solutions connectées aux box domotique (tel que Google home, Netatmo…). La nouveauté sur ce CES2019 réside dans l’intégration de l’IA (ou intelligence artificielle) au sein de tous ces systèmes qui communiquent désormais très bien entre eux grâce à de nouveaux protocoles de communication bien sécurisé (Enocean, IFTT, Sigfox, etc.).

nodon smart bulding

La nouvelle plateforme 2.4GHz Bluetooth, Zigbee et Thread

Régulateur de température et d’hygrométrie, interrupteur intelligent et prises connectées, modules électriques embarqués, etc. les nouveaux produits ne manquent pas et dans ce domaine Nod0n une start-up française fait figure de leader dans ce marché en Europe. La soft remote Niu a longtemps été son produit phare, mais désormais la société orléanaise développement en marque blanche pour des grossistes comme Schneider, Leroy Merlin, Somfy…

 

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5 bonnes raisons de passer à la bioluminescence !

Dans A LA UNE, Alternatives, Clean tech, Eclairage, Energies, Entreprise, Environnement, Habitat, Maison par le 7 janvier 2019Pas de commentaire

La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants (lucioles, vers-luisant, et plus de 80% des organismes marins). C’est une source de lumière vivante, tout droit venue de la nature, à la croisée entre le biomimétisme et la biologie synthétique, prête à révolutionner notre manière de produire, de consommer et de s’illuminer. C’est un sujet suffisamment important pour que l’école polytechnique mette le sujet à son programmeAlors peut-on affirmer que la lumière biologique est une réelle alternative à l’électrique ? Pourquoi et comment pouvons-nous déployer cette technologie dans un avenir proche et à quels coûts ?

bioluminescence

une lumière porteuse de sens dans des événements appropriés

La bioluminescence qu’est-ce que c’est ?

Le lampyris nocticula ou ver luisant est le coléoptère qui constitue probablement l’exemple le plus fameux d’un organisme terrestre bioluminescent. Ce n’est pas en travaillant sur le ver luisant mais sur des bactéries que le biologiste Raphael Dubois (1849-1929) comprit comment cette luminescence est produite. Il décrivit en 1887 le fruit de ses études et montra que la lumière émise reposait sur la présence, dans les organismes bioluminescents, de deux molécules solubles dans l’eau, l’une, une enzyme, la luciférase, et l’autre son substrat, la luciférine (du latin Lucifer, lux et ferre, celui qui porte la lumière). Il en déduisit la luminescence repose sur la conversion de l’énergie chimique en énergie lumineuse.

schema-bioluminosite

Glowee est une société française dont le coeur de métier est la biotechnologie. Ils utilisent une matière première bioluminescente faite de micro-organismes et donc cultivable à l’infini. En améliorant ces micro organismes ils les rendent plus performants en terme de production de lumière (intensité, stabilité, efficacité). La start-up développe une matière première biologique, qui peut prendre différentes formes et adopter différents états, afin de répondre aux multiples usages de la lumière : relaxation / bien-être, instantanéité, durabilité.

  • une lumière non agressive pour réduire la pollution visuelle et lumineuse
  • une lumière hypnotique aux vertues relaxantes et apaisantes
  • une matière première vivante cultivable à l’infini
  • une lumière qui se nourrit de ressources illimitées ou abondantes
  • des déchets 100% organiques, neutralisables ou revalorisables
  • une matière première qui peut prendre différentes formes et états (volumique, surfacique)
  • des possibilités d’adapter cette matière pour répondre à différents besoins et usages de la lumière
biologie synthétique

La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants

C’est la mer qui nous éclaire !

Pourquoi passer à la bioluminescence ?

Lumiere-biologique

La première raison qui vient à l’esprit serait pour diminuer les dépenses énergétique. Les collectivités locales sont engagées depuis plusieurs années dans la lutte contre la pollution lumineuse. En France, les réglementations sur ce sujet concernent majoritairement l’éclairage public et par conséquent les collectivités.
Ensuite, pour une raison évidente d’environnement. Aujourd’hui, 70 % des métropoles prennent en compte le volet biodiversité dans leurs politiques d’éclairage et la durée moyenne de fonctionnement de l’éclairage public a diminué de 24 % depuis 1990. Il est urgent d’économiser notre planète et comme l’électricité en France est principalement nucléaire, une sources de lumière durable serait une bouffée d’oxygène. Voici cinq autres bonnes raisons de passer à la bioluminescence

  1. limiter la pollution lumineuse qui affecte plus de 80% des habitants de notre planète
  2. limiter la pollution visuelle pour améliorer confort et bien-être
  3. économiser des ressources naturelles limitées telles que les métaux rares (utilisées dans les LEDs)
  4. limiter la pollution générés par des systèmes de lumière classique (production, consommation, fin de vie)
  5. les ampoules sont des système de lumière ponctuelle. Pour en faire une surface, il faut multiplier leur nombre (ainsi que leur consommation et pollution)

Une matière vivante qui produit de la lumière

Mise à jour du 14 février 2019 – 7H45

Peut-on s’éclairer avec des plantes bioluminescentes ?

Le projet ”Glowing Plants” mené par trois ingénieurs américains diplômés du MIT Massachusetts USA consiste à rendre, de façon artificielle, des plantes bioluminescentes. Les recherches consistent à transférer, une capacité biologique naturelle que possède certains animaux (insectes ou poissons) qui permet d’émettre de la lumière, vers des végétaux qui eux n’ont pas cette capacité.

Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante.

Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante.

Dans la nature, l’ADN bactérien provoque des tumeurs (appelés Galle) lorsqu’il entre en contact avec la cellule végétale. Ici les scientifiques ont réussi à détourner cette capacité, en insérant la bactérie de leur choix, sans que cette dernière provoque de tumeur mais la bioluminescence du végétal.
Mais face à cette découverte, beaucoup s’interrogent et s’inquiètent, quant aux effets que ces végétaux modifiés pourraient avoir sur l’environnement ?
Les plantes bioluminescentes, sont des OGM (organismes génétiquement modifiés), ce nom a une tendance naturelle à faire peur car on connaît difficilement les répercussions qu’il peut avoir sur la nature.

En France, un autre projet de ce style a vu le jour, il s’agit de la start-up seine-et-marnaise, Aglaé, dédiée aux végétaux luminescents. L’entreprise a créé un “sérum nutritif”. Sophie Hombert, créatrice de la startup explique le fonctionnement : “Le sérum est dilué dans l’eau, la plante l’absorbe et il se fixe sur ses cellules. Un flacon de 10 ml est utilisé pour 1 à 3 fleurs. Les premiers effets apparaissent dès trente minutes. La luminescence perdure entre 10 et 20 jours.

Pour aller plus loin dans la bio bioluminescence

A voir également, la conférence TED passionnante de Sandra Rey sur la Bioluminescence


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4 associations attaquent l’Etat français en justice

Dans Pollution, Règlementation par le 2 janvier 20192 Commentaires

Cela pourrait bien devenir l’affaire du siècle depuis que quatre associations ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques. Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont lancé une pétition sur internet avec un objectif de 2M de signatures, il reste moins de 50.000 signatures pour atteindre l’objectif… 

Engagez-vous pour sauvez le climat

Les changements climatiques sont là : ils affectent déjà nos vies et n’épargnent personne. Nous assistons à la montée des eaux, à la fonte des glaces, à la multiplication des évènements météorologiques extrêmes, tandis que les espèces végétales et animales disparaissent inexorablement. Les sécheresses et inondations sont de plus en plus dévastatrices. Nos exploitations agricoles sont en danger. L’air que nous respirons est pollué. Le prix de nos factures énergétiques explose. Partout, dans les pays du Sud comme dans les pays du Nord, les populations vulnérables sont les plus exposées.

Obnubilés par les enjeux du court terme, les Etats et les acteurs économiques restent sourds aux innombrables cris d’alarme des plus fragiles, des scientifiques, des associations. Alors que les investissements nécessaires pour remédier à la catastrophe devraient être financés majoritairement par les plus aisés, les classes moyennes et les plus démunis y contribuent aujourd’hui de manière indifférenciée. La lutte contre les changements climatiques ne doit pas se faire au détriment des plus fragiles.

La France a pris un retard conséquent. D’aveu public, elle n’atteint pas ses objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les inégalités face au changement climatique s’aggravent.

L’État français a l’obligation d’agir.

Il doit prendre les mesures politiques qui s’imposent, tout en garantissant la justice sociale. Il doit réduire notre dépendance au pétrole et nous fournir des alternatives en matière de transport. Il doit investir dans la rénovation des logements et promouvoir l’usage des énergies renouvelables, en abandonnant le recours aux énergies fossiles et nucléaire. Il doit instaurer l’accès de tous à une alimentation suffisante, saine et de qualité, garantir un revenu décent pour les agriculteurs et lutter contre la déforestation. Il doit aussi mettre en place les dispositifs indispensables à l’adaptation de nos territoires et à la protection de nos côtes. Toutes ces mesures auront un impact positif sur nos vies. Pourtant, ce qui est sur la table aujourd’hui est largement insuffisant.

La justice est un véritable levier. Elle peut enfin contraindre à l’action.

Partout dans le monde, des citoyennes et citoyens saisissent la justice pour que leurs droits fondamentaux soient garantis face aux changements climatiques. Et ça marche ! Aux Pays-Bas, la justice a ordonné au gouvernement néerlandais de revoir à la hausse ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En Colombie, 25 jeunes ont fait reconnaître par la Cour suprême la nécessité d’agir contre la déforestation et pour la protection du climat. Au Pakistan, un fils d’agriculteurs a demandé aux juges de contraindre son État à adopter une législation climatique capable de protéger l’exploitation de ses parents, et leur droit à l’alimentation.

Nous aussi, nous pouvons gagner. Nous pouvons changer les choses, si nous sommes ensemble ! Alors agissons pour la justice sociale et climatique, saisissons la justice pour que la France respecte enfin ses engagements sur le climat. S.I.G.N.E.Z LA P.É.T.I.T.I.O.N >>

Consultez les pages web des associations engagées dans cette action en justice

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Enquête sur la pêche durable

Dans A LA UNE, Alimentation, Animaux, Consommation, Durable, Environnement par le 18 décembre 2018Commentaires fermés

Alors que l’UFC-Que Choisir publie les résultats d’une enquête sur la pêche durable, et au moment où les ministres de la pêche sont réunis à Bruxelles pour négocier les quotas de 2019, Acteur Durable souhaite apporter quelques précisions sur cet enjeu de taille, tant environnemental que de consommation, qui mérite une analyse scientifique rigoureuse et approfondie et des solutions concrètes et efficaces.

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La bataille de la pêche durable est elle engagée ?

L’enquête UFC-Que Choisir dénonce les mauvaises pratiques de la grande distribution en matière de pêche durable. En effet, 86 % des poissons présents dans les étals des grandes surfaces enquêtées sont pêchés selon des méthodes non durables ou dans des stocks surexploités. Au regard des risques environnementaux liés à la surpêche nous pensons qu’il est urgent de rendre l’étiquetage sur la durabilité de la pêche enfin explicite.

Voici ce que révèle l’enquête : pas moins de 88 % des stocks de poissons européens sont actuellement surexploités ou voient leur capacité à se reconstituer menacée, induisant dès lors un risque d’effondrement des stocks pour des espèces particulièrement menacées telles que le bar. Promotrice d’une consommation responsable, l’UFC-Que Choisir a mené l’enquête auprès de 1134 poissonneries de grandes surfaces, s’agissant de trois poissons de consommation courante menacés par la surpêche (le cabillaud, la sole et le bar) avec un double objectif : vérifier le respect des mentions obligatoires sur les méthodes de pêche et les zones de capture ; analyser les résultats sur la durabilité des ressources exploitées, tant en termes de méthodes de pêche que de zones de captures. Le résultat est malheureusement tristement sans appel : la grande distribution n’a aucune politique d’approvisionnement durable pour les trois espèces étudiées.

Les questions soulevées dans l’enquête sont primordiales, mais pour le MSC, il faut y répondre avec davantage de précisions. En étudiant uniquement trois espèces, qui ne totalisent qu’un quart des ventes de poissons sauvages frais en France cette étude ne reflète pas la complète réalité de la situation, qui est plus complexe que le fait de classer des techniques et des zones de pêche comme « durables » ou « non-durables ».

Chez Acteur Durable nous pensons que si pour 3 grandes espèces de poisson (bar, sol, cabillaud) les techniques de durabilités ne sont pas appliquées, il y a de fortes chances pour que ce le soit le cas pour les autres espèces !

Des étiquetages manquants, fantaisistes ou trop vagues pour 2 poissons sur 3

peche non durable

Intermarché décroche la palme, talonné par Système U et Leclerc qui totalisent respectivement 76 % et 67 % d’étiquetage non conformes !

Dans deux tiers des cas, les mentions obligatoires sont absentes, fantaisistes ou trop vagues. Avec plus de trois poissons sur quatre mal étiquetés, Intermarché décroche la palme, talonné par Système U et Leclerc qui totalisent respectivement 76 % et 67 % d’étiquetage non conformes ! S’agissant des zones de capture, on relève des mentions particulièrement vagues du type « Atlantique » ou « Méditerranée ». Or, en l’absence de zone maritime précise, on ne peut pas identifier les poissons provenant de stocks surexploités. Quant à l’information sur les méthodes de pêches, elle est absente pour un poisson sur quatre ! Alors que les consommateurs sont conscients des dégâts occasionnés par certains engins de pêche comme les chaluts de fonds, il est inadmissible qu’en étant privés de cette information, ils puissent acheter à leur insu des poissons pêchés de manière dévastatrice pour l’environnement.

Toutes les techniques de pêche ont un impact sur l’environnement, mais le niveau d’impact dépend d’un ensemble de facteurs. Le niveau de durabilité d’une technique de pêche ne peut être jugé sans prendre en considération le contexte dans lequel elle est utilisée ; et notamment l’espèce visée, le type d’écosystème dans lequel la pêcherie opère (haute mer, lagunaire, estuarien, etc.), le type de fond, les mesures de gestions mises en place pour limiter ces impacts (taille des mailles, fermetures de zones à la pêche, fermeture de période, limites de captures, mesures sur la taille des engins), et les techniques utilisées (fillet, chalutage, lignes, etc.).

86 % de poissons non-durables au rayon poissonnerie !

Seuls les poissons pêchés avec des méthodes respectueuses de la ressource et dans des zones où les stocks sont abondants peuvent être considérés comme durables. Mais en croisant les données sur les méthodes de pêche avec les zones de capture, il apparaît qu’au rayon poissonnerie de la grande distribution, 86 % des poissons examinés sont « non-durables » ! Le cabillaud est le poisson qui affiche le pire résultat (88 % de poissons non durables), suivi par la sole et le bar (respectivement 86 % et 80 % de poissons non durables).


Les méthodes de pêche, très majoritairement non durables, expliquent en partie ces résultats. Le chalut, de loin la méthode de pêche la plus utilisée, est ainsi relevé pour les trois quarts des cabillauds et pour plus de la moitié des soles et des bars. A l’inverse, les méthodes de pêche les plus respectueuses telles que les lignes et les hameçons, ne sont relevées quant à elles que pour un quart des bars et 14% du cabillaud.

Bien évidement, le MSC monte au créneau. Je cite :  » Il est trompeur de réduire l’évaluation de la durabilité d’une pêcherie à l’étude de deux critères. Il ne s’agit pas uniquement de bannir telle ou telle espèce, zone de pêche ou tel ou tel engin de pêche, il faut pouvoir prouver scientifiquement que ces pratiques sont adaptées à l’environnement et efficaces pour préserver les ressources et les écosystèmes marins dans leur ensemble« .
Les pêcheries engagées dans le programme MSC doivent remplir 28 critères et près de 100 sous-critères pour assurer que les stocks de poissons ciblés sur lesquels elle opère sont maintenus à des hauts niveaux de productivité et limiter l’impact sur l’écosystème au strict minimum en préservant les autres espèces, les habitats et écosystèmes marins.

Aucune des grandes enseignes ne propose une pêche durable !

L’analyse de la durabilité pour les sept grandes enseignes étudiées réserve une surprise : les taux très élevés de poisson non durables sont à peu près identiques chez tous les distributeurs. Système U, l’enseigne la plus mal notée, propose 89 % de poissons non durables, alors que Cora qui est le moins mal classé, en propose 81 %, soit une proportion à peine moins élevée. Ces chiffres démontrent qu’aucune enseigne n’a mis en place une politique d’approvisionnement durable pour les trois poissons étudiés.

Que faire pour améliorer la situation rapidement ?

  • Aligner strictement les futurs quotas sur les recommandations émises par les experts du Conseil International pour l’Exploration de la Mer ;
  • Mise en place d’un étiquetage réglementaire intégrant un indicateur explicite de la durabilité du poisson ;
  • Réaliser des contrôles sur le respect des dispositions réglementaires d’étiquetage ;
  • Lutter pour interdire les méthodes de pêches non durable, tel que la pêche électrique ;
  • Revoir les quotas des gros bateaux et les redistribuer aux petits pêcheurs qui utilisent des méthodes durable (lignes ou petits filets) ;
  • Interdire la pêche des juvéniles, ces jeunes poissons qui n’ont pas le temps d’arriver à maturation sexuelle

 

A votre niveau, les consommateurs…

  • Privilégiez les poissons pêchés avec des méthodes de pêche plus protectrices de la ressource (lignes, hameçons et filets) ;
  • Diversifiez vos achats en privilégiant les espèces dont les stocks sont les plus fournis (par exemple lieu noir, merlan, hareng, maquereau) ;
  • N’achetez plus de poissons de grands fonds (notamment sabre noir, grenadier, lingue bleue) du fait de la grande fragilité de ces stocks et attention aux espèces menacées.
UNE NOUVELLE APPLI MOBILE SUPER UTILE POUR CHOISIR LE BON POISSON AU BON MOMENT !

  • Saviez vous qu’il existe des saisonnalités pour les poissons ? Tout comme les fruits et légumes de saison, les poissons ne doivent pas être consommé à certaines périodes (reproduction). Avec l’application mobile « Planète Océan », la Fondation GoodPlanet, en partenariat avec Ethic Ocean, vous offre un guide pour agir directement pour la préservation des océans.
    Quelle est l’espèce de poisson que je consomme ? Où et comment a-t-elle été pêchée ? Quelle recette puis-je préparer et comment ? Autant de questions auxquelles l’application vous apportera des éléments de réponse. Pédagogique et pratique, cette appli mobile répertorie plus de 100 espèces de poissons, coquillages et crustacés selon leur provenance, l’état de leur stock et leurs techniques de pêche.
    Elle saura vous guider dans vos choix en vous aidant à identifier les espèces gérées durablement. Vous y découvrirez aussi les actualités du monde marin en temps réel à travers les articles du magazine GoodPlanet.info, des conseils conso et des recettes.

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