Alimentation durable, les fruits et légumes d’automne

Dans A LA UNE, Alimentation, Durable, Environnement, Jardinage, Plantes par le 2 octobre 20193 Commentaires

Les fruits et légumes hors saison nous coupent du rythme de la nature. A force de voir des fraises en hiver et des kiwis en été sur nos étals, on se sait plus à quelle saison appartient tel fruit.

Cette consommation contre nature, nous coupe aussi du plaisir de la redécouverte lorsque les premiers fruits et légumes de saison arrivent. En consommant tout au long de l’année les mêmes variétés, le plaisir n’est plus le même lorsque la saison naturelle est arrivée.
Ré-apprenez à consommer selon les cycles de la nature et variez vos repas en fonction des saisons. Vous retrouverez les plaisirs liés à chacune des périodes de l’année en consommant durablement !

 

Fruits et legumes d'automne - Octobre

Fruits et légumes d’automne – Octobre


Les fruits et légumes d’automne - Novembre

Les fruits et légumes d’automne – Novembre

Les fruits et légumes d’automne - Décembre

Les fruits et légumes d’automne – Décembre

Il existe désormais une petite appli pas mal faite du tout que vous pouvez charger sur votre smartphone et qui vous permet d’avoir avec vous en permanence cette fameuse liste de fruits et légumes de saison. C’est plus simple pour faire les courses ! Actuellement elle dispo sur Apple mais devrait, on l’espère sortir pour Android…

Voici en cadeau un petit livret de 10 recettes spéciale automne édité par l’Ademe à télécharger ici gratuitement >>

Salade fraîche de pois chiches, Velouté de lentilles corail, Gale es de céréales aux légumes, Salade de carottes au cumin, Pâté bourbonnais, Mousse au chocolat au jus de pois chiches, etc. des recettes originales qui respectent une alimentation durable !

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Budget 2020 : la transition écologique ce sera pour plus tard !

Dans Environnement, Finances & Economie par le 30 septembre 2019Pas de commentaire

Jeudi 26 septembre le Gouvernement présentait son projet de loi de finances pour 2020. Le fameux « acte II » du mandat, annoncé comme celui du virage écologique, aurait dû présenter un budget compatible avec les accords de Paris sur le climat. Malheureusement il n’en est rien ! Encore un effet d’annonce du gouvernement ? Cà y ressemble… Explications dans cet article.

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Un projet de loi de finances 2020 bien cynique

Monsieur Darmanin annonçait mercredi sur France Inter son refus de faire évoluer la taxe carbone. Dans ces conditions, comment dégager des marges budgétaires pour accompagner les français et les entreprises vers des comportements plus écologiques ?
Le budget 2020 cache en fait 4900 suppressions de postes en 3 ans dans les territoires. Comment le nouvel Office Français pour la Biodiversité nouvellement créé pourra-t-il remplir son rôle crucial pour la protection de la biodiversité avec moins d’effectifs ? Comment éviter de nouveaux accidents industriels comme AZF sans personnel pour inspecter les installations industrielles ? L’accident survenu vendredi dernier dans une usine à haut risque à Rouen nous montre notre vulnérabilité et le besoin de personnel pour contrôler le respect des règles et assurer notre sécurité.

Un budget qui cache des suppressions massive de poste dans les territoires

Bercy affirme cyniquement : « Quant à l’écologie, ce n’est pas un service public mais une politique publique. Ce qui compte ce n’est pas tant le niveau d’emploi que le budget ». A quoi répond Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Quand on a des baisses d’effectifs à l’ADEME, dans les Agences de l’Eau, les Parcs nationaux, tous les établissements publics et les services déconcentrés, on a en réalité de moins en moins de moyens pour conduire des politiques publiques efficaces, pour accompagner les acteurs économiques ou les filières dans la transition, pour assurer la prise en compte des enjeux environnementaux dans les projets ou pour faire respecter la réglementation ! »

 

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Les pailles en papier McDonald’s ne sont pas recyclables

Dans Alimentation, Communication, Consommation, Emballages, Entreprise, Environnement, Greenwashing, Recyclage par le 13 août 2019Commentaires fermés

Il y a quelques mois, McDonald’s s’était engagé à remplacer ses pailles en plastique par du papier. Nous avions tout de suite pensé à un bon gros coup de Greenwashing et nous ne nous étions pas trompés, car nous venons d’apprendre que finalement les pailles en papier Mac Donalds ne sont pas recyclables…

McDonald's greenwhashing

McDonald’s rejoint la club des greenwhasher !

McDonald’s rejoint la club des greenwhasher !

C’est une note interne à l’entreprise qui a mis le feu aux poudres ; elle révèle que les pailles en papier de la chaîne de fast-food ne peuvent en fait être recyclées ! Selon le journal The Sun, qui a eu accès à une note interne de l’entreprise, ces pailles en papier sont en fait jetées puis brûlées, car trop épaisses pour être traitées et réutilisées. Cette note précise :

Les pailles en papier ne sont pas recyclables et doivent être éliminées avec tous les autres déchets jusqu’à nouvel ordre.

De son côté, McDonald’s se défend :

Les matériaux sont recyclables, mais leur épaisseur rend difficile leur traitement par nos sous-traitants qui s’occupent de la collecte et du traitement de nos déchets. Jeter les pailles en papier avec les déchets ordinaires est donc temporaire.

L’association environnementale Les Amis de la Terre a suggéré à McDonald’s de cesser tout simplement de mettre des pailles à disposition. Les lèvres sont une alternative zéro déchet depuis des millions d’années, a rappelé un membre de l’ONG. Nous ne le répéterons jamais assez, pour lutter contre la pollution plastique, le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

MacDo pire que les autres ?

Clairement McDonalds n’est pas le premier à utiliser le marketing vert pour se faire de la bonne pub. On ne peut donc pas les blâmer plus que cela, par contre on peut boycotter leurs restaurants. C’est encore un des seuls derniers petit pouvoir que nous avons. Par contre ce qui est vraiment dommageable, c’est qu’ils aient essayé de nous cacher la vérité !  Pour lutter contre la pollution des gros industriels qui dévorent notre planète sans aucun scrupule, essayons d’appliquer au quotidien la règle des 5R

  1. Refuser
  2. Réduire
  3. Réutiliser
  4. Réparer
  5. Recycler

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Observation des cétacés : une pratique peu éthique !

Dans A LA UNE, Animaux, Environnement, Sports & loisirs par le 8 août 2019Commentaires fermés

Les vacances d’été battent le plein, les sorties pour observer les dauphins, baleines et autres cétacés ont le vent en poupe. Un attrait pour les mammifères marins qui pousse certains opérateurs peu scrupuleux à aller toujours plus loin, jusqu’à proposer à leurs clients de nager avec ces animaux. Si l’activité fait rêver sur le papier, elle s’avère en réalité dangereuse à la fois pour les clients et pour les cétacés. Afin de limiter votre impact sur ces animaux marins, découvrez dans cet article le nouveau classement des opérateurs de sorties labellisés pour un tourisme plus Écodurable…

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Nage commerciale avec cétacés = source de stress et pire encore !

Le fait d’être confronté à la présence de l’homme crée, irrévocablement, une modification du comportement chez les mammifères marins, et en particulier les cétacés. Dauphins, baleines et autres cétacés se trouvent alors perturbés, stressés. Tentant d’échapper à leurs poursuivants installés dans leurs avions ou les traquant dans l’eau, les animaux s’épuisent. Ils sont également interrompus dans leurs activités, cessant par exemple leur quête de nourriture ce qui perturbe leur équilibre alimentaire.

Fausse couche, séparation de la mère et du petit… des effets délétères sur la reproduction

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une maman dauphin et son bébé en mode rapproché

Pour les cétacés en période de mise-bas ou d’élevage de nourrissons, le stress est également particulièrement déroutant : les mères dépensent alors une énergie folle, ce qui affecte la survivabilité du nouveau-né. Par ailleurs, alors que les cétacés vivent généralement en communauté, jouant et chassant ensemble, le flot de touristes tentant de les approcher, de les toucher, les perturbe et peut les disperser. Une séparation du groupe mais également, parfois, des mères et leurs petits. Pour les nouveaux-né, cet important stress précoce peut menacer leurs vies. On sait que certains cétacés sont victimes d’une véritable boucherie, alors si vous tenez tant à les approcher de prêt, consultez la liste ci après des opérateurs labellisé pour le whale watching…

Quels opérateurs pour la nage commerciale (whale watching) ?

Afin de permettre aux amateurs de mammifères marins de faire les bons choix, France Nature Environnement a référencé et classé les opérateurs de sortie cétacés en Méditerranée à partir de 3 critères :

  1. Pratique de la nage avec les dauphins ou autres cétacés
  2. Assistance aérienne pour repérer les dauphins ou autres cétacés
  3. Obtention de la distinction High Quality Whale Watching reconnue par l’Etat qui implique une approche des dauphins et des baleines respectueuse du Code de bonne conduite pour l’observation des cétacés de Méditerranée édicté par les accords Pelagos et ACCOBAMS.
whale watchin - labels

Parce que la nage commerciale avec les dauphins sauvages, les baleines et autres cétacés menace ces espèces et perturbe leur équilibre naturel,

La fédération rappelle néanmoins que seuls des contrôles réguliers permettront de juger de la bonne application du code de bonne conduite. Elle incite les citoyens à se saisir de cette problématique et à poser des questions sur les pratiques des opérateurs avant d’embarquer.

Le label High Quality Whale Watching ?

Le whale-watching (de l’anglais « whale »=baleine et « to watch »=observer) est une activité touristique commerciale au travers de laquelle des personnes vont observer des baleines et des dauphins dans leur milieu naturel depuis la terre ou à bord d’un bateau. Il constitue une discipline riche et complexe aux enjeux multiples… La distinction High Quality Whale-Watching a été créée pour l’activité de whale-watching ; portée par l’accord intergouvernemental ACCOBAMS et développé avec le Sanctuaire Pelagos et mise en oeuvre en Méditerranée et expérimentée à Mayotte.

Voici quelques conseils rédigés par ces associations de protection des cétacés. Si vous sortez en mer, vérifiez bien que ces recommandations soient bien appliquées. Exigez que ce soit effectif lors de votre observation et au besoin signaler les abus en filmant les manquements que vous pourrez constater sur le vif de l’action.

conseil observation cétacé

conseils pour une bonne observation des cétacés

Vidéo de présentation de l’association

Attribuée en France méditerranéenne par l’association Souffleurs d’Ecume et à Mayotte par le Parc naturel marin, 17 opérateurs sur toute la côte méditerranéenne française et monégasque, 3 opérateurs à Mayotte ont obtenu le label officiel !

Vous voulez faire plus ? Allez plus loin dans votre démarche éco-responsable en vous rendant à cette adresse pour signer la pétition…

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Les labels écologiques officiels

Dans Alimentation, Environnement, Règlementation par le 11 juillet 20195 Commentaires

Voici le classement officiel mis à jour régulièrement des labels écologiques officiels pour les différents pays occidentaux. Cette liste est sujet à des modifications constantes car certains labels comme le MSC sont sérieusement décriés ces derniers mois. Mettez cette page en favoris et revenez la consulter régulièrement. Les labels qui devraient bientôt rentrer dans la liste : FSC PEFC (pour les forêts responsables). Ceux qui vont en sortir le MSC…

NOM DU LABEL DOMAINE TYPE DESCRIPTION Organisme Certificateur

Label Nf Environnement

Label Nf Environnement

Produits industriels, de consommation et services Ecolabel officiel Crée sous l’impulsion des pouvoirs publics, NF-Environnement est la marque de reconnaissance officielle de la qualité écologique des produits. Elle garantit que les produits qui la portent réduisent leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie, tout en conservant leur qualité d’usage. AFAQ AFNOR

Ecolabel Européen

Ecolabel Européen

Tous sauf alimentaire et pharmaceutique Ecolabel officiel Équivalent au niveau européen de l’écolabel national NF-Environnement, l’écolabel européen distingue les produits de moindres impacts sur l’environnement tout au long de leur cycle de vie. Il peut être attribué dans chaque pays de l’Union Européenne. Comité de l’Union européenne
Pour le label écologique

Label AB (Agriculture Biologique)

Label AB (Agriculture Biologique)

Alimentation Label officiel
Français
Ce label est promu par l’Agence française pour le développement et la promotion biologique, dite aussi Agence Bio.
D’après l’Agence Bio, ce label garantit :
- Que l’aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal.
- Le respect de la réglementation en vigueur en France.
- Que la certification est placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011
Aclave, Agrocert, Ecocert SA,
Qualité france SA, SGS ICS, ou Ulase

élevage durable ASC

Label ASC (aquaculture durable & certifiée)

Alimentation Label privé international L’Aquaculture Stewardship Council (ASC) établit une norme de production alimentaire responsable sans précédent en matière d’élevage de poissons. La norme Saumon ASC est la norme la plus élevée pour le saumon d’élevage responsable et demande un niveau de transparence sans précédent. La certification s’effectue par un organisme indépendant. ASC membre de l’International Social and Environmental Accreditation and Labelling (ISEAL)

pêcherie durable MSC

Label MSC (pêcherie durable & certifiée)

Alimentation Label privé international Le label MSC (Marine Stewardship Council) est de plus en plus controversé et reste provisoirement dans notre classement. Récemment, un rapport du WWF ayant fuité remet sérieusement en question le label de « pêche durable » MSC, créé par le WWF lui-même et Unilever en 1997. Le WWF accuse le MSC de nombreuses irrégularités dans l’évaluation de pêcheries de thon dans l’Océan Indien MSC

Label AVN

Label AVN (Vin naturel)

Vin Label privé
Français

Le cahier des charges est l’émanation de ce qui anime l’Association depuis toujours, le respect de son objet social, c’est-à-dire la défense et la promotion des Vins Naturels.Après de longues années de labeur émaillées de divergences, nous avons tenu à rétablir la définition du Vin Naturel. Le Vin Naturel, c’est donc : Un vin dont les raisins sont issus de l’agriculture biologique ou biodynamique,
Un vin qui est vinifié et mis en bouteille sans aucun intrant, ni additif.
AVN

Label Européen Agriculture Biologique

Label Européen Agriculture Biologique

Alimentation Label officiel Européen Vise à consolider la confiance des consommateurs quant à la provenance et le contrôle des boissons qu’ils consomment, et la présence du logo assure le respect du règlement sur l’agriculture biologique de l’Union européenne.
Actuellement, les exploitants de l’agriculture biologique ont le choix de mettre le logo de l’Union européenne sur leurs produits alimentaires. À partir du 1er juillet 2010, ce sera obligatoire (changement du logo)
Commission Européenne

Label Agriculture Biologique Allemand

Label Agriculture Biologique Allemand

Alimentation Label officiel
Allemand
Objectifs :
- Pas d’ionisation ou de traitements radioactifs
- Pas d’OGM
- Pas d’intrants chimiques de synthèse
- Pas d’engrais minéraux
- Graines non hybrides
- Respect de la dignité animale
- Pas d’antibiotiques ou d’hormones de croissance.
Stiftung Warentest

Label Blauer Engel Allemand

Label Blauer Engel Allemand

Alimentation Label officiel Allemand L’Ange Bleu est membre du Global Ecolabelling Network.
Il reprend le sigle du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE )
Il n’est décerné qu’à des produits conformes à un cahier des charges réputé particulièrement strict :
- Contiennent au moins 95% d’ingrédients produits selon le mode biologique
- Satisfont aux règles du régime d’inspection officiel
- Proviennent directement du producteur ou du préparateur dans un emballage scellé
- Portent le nom du producteur, du préparateur ou du vendeur et le nom ou le numéro de code de l’organisme d’inspection.
Jury Umweltzeichen, composé de 13 membres (associations de défense de l’environnement, de défense des consommateurs, Syndicats, etc) RAL

Label The Swan

Label Nordique The Swan

Tous Label officiel Nordique (Danemark, Suède, Finlande, Islande & Norvège) Délivré pour une durée de 3 ans, il encourage une Conception durable des produits. ‘The Swan’ est membre du Global Ecolabelling Network. Les critères étant en constante évolution, les entreprises sont tenues de communiquer au Nordic Swan les résultats de tous les tests effectués par les laboratoires indépendants, pour prouver que les produits entrent bien dans les critères requis. Conseil Nordique des Ministres

Label Eko Hollandais

Label Eko Hollandais

Alimentation Label officiel Hollandais Un aliment labellisé EKO est produit selon des méthodes respectueuses de l’environnement, détaillées par la réglementation. – Les OGM sont proscrits. – Végétaux : pas de recours aux pesticides et engrais chimiques, rotation des cultures… – Animaux : élevage extensif, aliments biologiques essentiellement (90%), traitements antibiotiques limités, surface au sol définie… – Produits transformés : 95 % des ingrédients au minimum doivent être issus de l’agriculture biologique. Skal, organisme de certification des produits biologiques aux Pays-Bas, et par les Autorités publiques

Label Américain USDA

Label Américain USDA

Alimentation Label officiel USA Dès lors que le produit contient des ingrédients issus de l’agriculture biologique, il est elligible pour appartenir à l’une de ces catégories : – 100% organic : 100% des ingrédients doivent être bio, à l’exception de l’eau et du sel – 95% organic : 95% des ingrédients doivent être bio, les autres devant soit faire partie de la liste des ingrédients autorisés par la National List (liste positive) ou ne être indisponibles en bio – Made with organic ingredients : le produit doit contenir au moins 70% d’ingrédients bio – Ceux qui contiennent moins de 70% d’ingrédients bio ne peuvent pas utiliser le terme « organic » sur le packaging du produit mais peuvent indiquer dans la liste des ingrédients ceux qui sont issus de l’agriculture biologique. Dans les deux derniers cas, les fabricants ne sont pas autorisés à mettre le label « USDA Organic » sur l’emballage. Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (US Departement of Agriculture).

Label canadien Environmental Choice

Label canadien Environmental Choice

Tous types sauf alimentation et textiles Label officiel Canadien et international Anciennement Environmental Choice, maintenant ÉcoLogo, cel label assure aux clients que tous produits et services portant le logo, respectent les normes strictes des dirigeants environnementaux.En certifiant les dirigeants environnementaux dans plus de 120 catégories de produits et services, Éco-Logo procure aux clients la certitude d’acheter les produits les plus durables au mondeLes critères sont élaborés en collaboration avec l’industrie, des groupes environnementaux et de consommateurs et les gouvernements.. Lui-même

Label Japonais Ecomark

Label Japonais Ecomark

Tous types sauf alimentation Label officiel japonais Le texte au dessus du logo signifie « respectueux de la Terre » en Japonais.Les critères de certification pour chaque catégorie de produits prend en compte l’analyse complète de son cycle de vie (extraction, manufacture, distribution, utilisation, etc.) Un comité composé d’universitaires, de personnes du gouvernement, d’associations de consommateurs et d’experts industriels établissent les critères et effectuent les certifications.
Consultez également la liste des labels de qualité pour les énergies renouvelables (logement et construction…)

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Les ressources marines de l’Europe sont épuisées pour 2019 !

Dans Alimentation, Environnement par le 11 juillet 2019Commentaires fermés

L’Union européenne a atteint le 4 juillet son « jour de dépendance du poisson ». Cela signifie que le continent a théoriquement consommé toutes ses ressources en poisson pour l’année 2019 et dépend des importations pour répondre à la demande, rapporte le WWF sur la base d’un rapport de l’organisation New Economics Foundation. Un citoyen européen mange en moyenne 22,7 kilos de poisson chaque année, explique l’ONG WWF. C’est beaucoup plus que ce qui est pêché chaque année dans les eaux territoriales des pays européens et que ce qui est produit par l’aquaculture. Près de la moitié du poisson consommé en Europe est ainsi importé d’un Etat tiers.

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Entre les pays de l’Union européenne, le « jour de dépendance du poisson » varie cependant fortement. Les pays les plus éloignés de la mer sont ceux qui recourent le plus aux importations. La Belgique, qui ne possède qu’une petite flotte de bateaux de pêche, n’est autosuffisante qu’à 14%. Son jour de dépendance tombe donc déjà le 22 février. En revanche, l’Estonie, l’Irlande, la Croatie et les Pays-Bas sont autosuffisants.

Un avenir sans poissons dans les océans ni dans nos assiettes ?

Au niveau mondial, nous mangeons en moyenne 19 kg de poisson par an. C’est environ deux fois plus qu’il y a 50 ans. Et nous sommes également deux fois plus nombreux. La demande mondiale de poisson continue d’augmenter et pour la satisfaire, nous pêchons plus de poissons que les océans ne peuvent en produire.

L’organisation WWF demande de lutter davantage contre la surpêche pour restaurer les stocks de poisson, ce qui permettrait d’augmenter l’autosuffisance de l’Union européenne. Elle rappelle aussi aux consommateurs de toujours privilégier le poisson issu d’une pêche durable. Nous vous invitons à consulter le site spécifique consacré aux océans et aux produits de la mer

Combattre la surpêche, on a besoin de votre aide !

Dans une économie globalisée, nos choix de consommation peuvent avoir des conséquences à l’échelle de la planète. Opter pour telle ou telle espèce de poisson peut avoir un impact considérable sur des stocks de poisson et des personnes pourtant éloignés de nous. La surpêche, nécessaire pour continuer à satisfaire la demande énorme de poisson, de crustacés et de coquillages, est un problème sérieux et les autorités collaborent avec le secteur de la pêche pour tenter de le résoudre. En attendant, vous ne devez pas renoncer complètement à manger du poisson. Mais vous pouvez faire en sorte de n’acheter que du poisson, des crustacés et des coquillages pêchés ou élevés de manière responsable. Les pêcheries durables prennent en compte la santé des stocks et le bien-être des êtres humains qui dépendent de la pêche.

Voici quelques conseils !

  • ACHETEZ DU POISSON, DES CRUSTACÉS ET DES COQUILLAGES PORTANT UN LABEL DE DURABILITÉ

Cherchez le label MSC ou ASC, qui indique que votre poisson provient d’une pêcherie ou d’un élevage durable et certifié.

  • NE MANGEZ PAS DE JEUNES POISSONS

Tant qu’un poisson n’a pas atteint une certaine taille, il n’est pas parvenu à maturité et n’a pas eu la possibilité de se reproduire. Demandez à votre poissonnier de vérifier que vous n’achetez que du poisson adulte. De cette manière, vous faites en sorte que les stocks de poisson aient la possibilité de se rétablir de la pêche.

Découvrez comment vous pouvez faire encore plus la différence >>

 

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Le sable dans l’industrie : une ressource en danger ?

Dans Matériaux par le 2 juillet 2019Commentaires fermés

Pour le grand public, il symbolise avant tout la plage et les périodes de vacances. Ce matériau granulaire ne repose pas seulement sous nos doigts de pied en éventail durant l’été, en effet il est exploité de manière intensive et son avenir est loin d’être garanti. Découvrons de quelles façons nous tirons profit de ces grains, les effets de la surconsommation du sable dans l’industrie et les moyens d’échapper à la catastrophe.

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Les sources du sable et les facteurs de son épuisement

L’origine du sable

En grande majorité, le sable est extrait des carrières de sable et de gravier (granulats roulés) et de roches dites massives (roches ornementales et granulats concassés). S’ajoutent à ces granulats ceux qui sortent des berges et anciens lits de rivières, il s’agit en l’occurrence du sable alluvionnaire. Chaque année, au total, on estime que 40 milliards de tonnes de sable sont extraites, ce qui en fait la troisième ressource la plus consommée après l’air et l’eau.

Les usages du sable en industrie

Le sable est essentiellement utilisé dans le domaine de la construction aux 4 coins du monde. Cela étant, d’autres activités font appel aux vertus de ces granulats. Il s’agit notamment de la technique industrielle dite du sablage. Elle n’est pas liée à la construction à proprement parler, mais a un rapport avec le bâtiment puisqu’elle permet entre autres d’entretenir les façades des habitations.

Par ailleurs, le sable rentre dans la composition du verre, des pneus ainsi que des puces électroniques. C’est l’extraction du silicium qui permet de confectionner les microprocesseurs que l’on retrouve dans beaucoup de nos appareils du quotidien. Sans oublier l’utilisation du sable dans le secteur agricole, ce dernier agissant directement sur la fertilité des sols.

sable en danger

Le sable utilisé dans la construction

Dans le domaine de la construction, le sable est principalement utilisé pour l’élaboration de mortiers, de béton et de remblais. Si l’avenir de ce matériau s’assombrit, cela s’explique aussi par le fait que les grains n’ont pas tous les mêmes caractéristiques et que certains ne peuvent pas être exploités par les industries.

C’est du sable normalisé CEN, EN 196-1, défini par rapport au sable de référence CEN dont on tire profit dans la composition du ciment. Un matériau que les utilisateurs de machines d’occasion BTP et plus généralement les professionnels de la construction connaissent par cœur. Le béton, constitué principalement de ciment et de sable, n’aurait pas la même tenue sans ce matériau granulaire, il serait trop perméable et manquerait de densité. Cela étant, comme nous le verrons dans une autre partie, plusieurs alternatives permettent de s’abstenir de ce béton spécifique et de s’affranchir de la consommation de sable.

Les pays consommateurs

L’exceptionnel développement ces dernières décennies de la Chine n’est pas sans conséquence sur le plan environnemental. Ses besoins pharaoniques en ciment en font le plus gros client (et de loin) des fournisseurs de ces sables industriels, il consomme à lui seul 60% de la production mondiale. En Asie, d’autres pays sont aussi responsables de l’épuisement de ce matériau qui demeure bien plus utile que ce que le grand public soupçonne. On songe notamment à Singapour, qui importe illégalement du sable depuis le Cambodge et devrait continuer à présenter des besoins conséquents la prochaine décennie pour étendre son territoire artificiel.

L’exemple de Dubaï est bien plus médiatisé : des reportages ont mis en exergue les aménagements vertigineux du minuscule émirat qui a eu lui aussi eu recours aux importations massives de sable pour bâtir ses îles artificielles. Mais ce territoire du désert ne s’est même pas servi dans les environs, il a dû importer un granulat adapté au BTP, son sable bien trop rond et léger se révélant impropre à la construction. Il est facile de fustiger cet état, or, nous contribuons aussi à l’épuisement du sable de par nos modes de consommation. La France consomme annuellement pas moins de 450 millions de tonnes de granulats, incluant sable et graviers, pour combler tous ses besoins en termes de construction. Cela représente sept tonnes par an pour chaque habitant, soit 20 kilos journaliers !

Les conséquences de la surexploitation

Des effets dévastateurs sur le paysage et l’environnement

Faut-il réellement s’attendre au pire ? Il y a déjà des effets constatés de manière empirique qui font froid dans le dos ! 24 îles ont disparu en Indonésie et plus de 7 plages sur 10 disparaissent de notre planète. Des pays sont même menacés, à l’instar des Maldives qui pourraient n’être qu’un souvenir paradisiaque d’ici 2100. Quid des conséquences sur la faune ? Les navires auxquels font appel les sociétés qui extraient le sable sont responsables de la destruction de l’habitat naturel d’innombrables espèces sous-marines.

La mafia impliquée

Quant aux journalistes et aux militants qui se risquent à dénoncer les pratiques illégales, ils sont susceptibles de connaître un funeste destin à l’image de celui de Jagendra Singh en 2015. Selon sa fille, on l’aurait réduit au silence suite à son enquête sur le Ministre des Affaires Sociales indien. Le journaliste indépendant accusait ce membre du gouvernement d’être lié à l’extraction illégale de sable de rivières ainsi que de corruption de policiers.

Construire de manière durable : les alternatives au sable

Ce tableau alarmiste que nous avons peint vise surtout à alerter l’opinion et à montrer qu’un changement de modèle pourrait permettre d’éviter les effets dévastateurs anticipés par les spécialistes. En premier lieu, il n’est pas forcément nécessaire de faire une croix sur le béton. Favoriser l’utilisation d’un béton différent aiderait sans aucun doute à diminuer la consommation de sable. Nos efforts en la matière n’en sont qu’à leurs balbutiements ; à titre d’exemple seuls 10% des déchets de construction font l’objet d’un recyclage dans l’Hexagone.

Ensuite, il faut savoir que la robustesse du béton peut trouver un concurrent ! Deux Français ont mis au point une argile aussi solide que ce matériau de BTP, une solution largement plus écologique et économique qui pourrait susciter l’attention des professionnels. Peu onéreux, le verre broyé constitue lui aussi une alternative particulièrement intéressante. Un autre matériau bien plus durable a son mot à dire ces prochaines années : le pisé, une technique de construction écologique millénaire. Le principe ? Compacter de la terre crue et battue, qui aura au préalable été légèrement humidifiée, dans un coffrage en bois, donnant lieu à un mélange solide exploitable pour créer des murs sans soutien.

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Semaine Européenne du Développement Durable 2019

Dans A LA UNE, Environnement par le 29 mai 2019Commentaires fermés

La semaine européenne du développement durable (SEDD) est une manifestation d’ampleur européenne organisée, chaque année, du 30 mai au 5 juin. Elle a pour objectif de promouvoir les enjeux d’un développement durable, l’Agenda 2030 et ses 17 objectifs. A la manière de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets, de très nombreux événements sont proposés au public pour faire connaître à la fois les initiatives territoriales tournées vers le développement durable et la transition écologique et solidaire et les acteurs impliqués dans l’amélioration de notre cadre de vie, partout en France : conférences, expositions, projections de films, projets d’éducation, visites, ateliers…

DEED 2019 europe et france

Serez-vous spectateur ou acteur ?

En 2018, de nombreux citoyens, répartis dans 34 pays de l’Union européenne et hors union, ont participé avec 6035 initiatives dont 1 566 en France17 objectifs de développement durable ont été fixés par 193 Etats membres des Nations Unies en 2015. Ces objectifs universels intégrés et centrés sur les populations pour une planète solidaire pour tous, doivent être atteints à l’horizon 2030.
La SEDD est un puissant vecteur de diffusion des enjeux de développement durable et de l’Agenda 2030 adopté par l’ONU.

L’appel à projets

Le ministère lance un appel à projets pour encourager l’organisation et valoriser des événements sur la thématique du développement durable.

L’inscription est ouverte à tout type de participants : organismes gouvernementaux, instituts de recherche, établissements scolaires, musées, fondations, associations, entreprises, startups…

Pour participer à la SEDD, c’est très simple, votre projet (conférences, d’expositions, d’organisations de marchés, de projections de films, d’activités associatives, d’initiatives d’entreprises durables, de projets d’éducation, de visites, d’ateliers, de créations artistiques…) doit concerner un ou plusieurs des 17 ODD qui recoupent les enjeux à la fois environnementaux, économiques et sociaux d’un développement durable. Les porteurs de projets sont invités à utiliser le kit de communication mis à disposition pour bénéficier d’une visibilité au niveau national.

Focus sur un projet en Occitanie

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Implanté dans les Cévennes à La Grand-Combe, l’association du Service d’entraide protestant a créé Éco’loge Toit en 2016 pour lutter contre la précarité énergétique. Un espace ressource ouvert à tous dans lequel elle dispense informations et savoir-faire pour apprendre à maîtriser sa consommation d’énergie. Une démarche qui a valu à l’association de gagner le prix départemental des Initiatives 2018 pour une transition écologique et solidaire.

Vous pouvez aussi découvrir les projets dans votre région grâce à cette carte interactive >>

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10 alternatives écologiques aux produits en plastique jetable

Dans Consommation, Pollution par le 24 mai 2019Commentaires fermés

Alors que l’interdiction européenne des plastiques à usage unique vient d’être définitivement approuvée, quelles sont alternatives aux produits plastiques que nous utilisons dans notre quotidien ? Une dizaine de produits jetables – cotons tiges, assiettes, couverts, pailles, tiges pour ballons, touillettes, etc. – pour lesquels il existe déjà une solution de rechange vont être interdits. Comment les remplacer facilement sans générer de nouvelle pollution ni consommer la planète ? Explications dans cet article…

Les Cotons tiges

  • L’oriculi japonais

S’il existe des cotons-tiges biodégradables, ceux-ci aussi risquent de disparaître avec le temps. Alors pour une version 100% écolo, optez pour les cures-oreilles japonais, plus connus sous le nom d’oriculi. Tout droit venu du Japon, ce petit bâtonnet recourbé est fabriqué en bois, le plus souvent en bambou. En plus d’être entièrement naturel, il est surtout réutilisable et donc économique.

oriculis japonais

oriculis japonais, une alternative aux cotons tiges

 

À noter que pour l’oriculis, la règle reste la même. Ne jamais l’enfoncer trop loin dans l’oreille au risque d’endommager le tympan.

 

  • Le spray auditif

Moins écolo mais plus prudent, le spay auditif est très efficace en cas de bouchon de cérumen ou de désagréments au fond de l’oreille. Chez les enfants comme chez les adultes, il garantit une oreille nettoyée en profondeur mais tout en sécurité. Attention toutefois à ne pas l’utiliser trop souvent. La notice vous préviendra que, même à base de produits naturels, le spay auditif ne s’utilise qu’à titre exceptionnel.

Assiettes et couverts en plastique jetable

Là y’a pas plus simple ! Il vous suffit juste d’arrêter de jeter les assiettes, verres et couverts… Vous trouverez maintenant des produits nettoyables, légers et faciles à transporter n’importe où, y compris jusqu’à votre évier ;)

Les pailles plastiques

Voilà un produit qu’on n’aurait jamais dû voir le jour ! Il a été le symbol d’une lutte acharnée pour qu’il soit interdit en France. Et finalement c’est au niveau Européen que l’interdiction est venue (porté par la France et le collectif Bas les pailles).
Pour les inconditionnels de la paille et les personnes souffrants de troubles de l’ingestion d’aliments solides, il existe des pailles métalliques (préférez l’acier inoxydable) qui peuvent se laver assez facilement (eau bouillante + bicarbonate de sodium et vinaigre blanc pour récurage en profondeur), ou des pailles en bambou réutilisables également ou des pailles à base d’amidon (donc compostable) ou faites en papiers recyclés (donc biodégradables).

La touillette à café

Plusieurs millions de café sont consommés par jour en France ! Heureusement tous ne sont pas préparés dans des distributeurs automatiques. C’est une des sources de pollution importante qui génère des centaines de tonnes de déchets non recyclable. Au bureau, vous pouvez utiliser une cuillère classique que vous laissez tremper dans un verre d’eau claire. En déplacement, c’est plus compliqué de se promener avec une cuillère dans la poche ! C’est là que les fabricants ont un rôle important à jouer. L’alternative bois n’est pas bonne non plus pour la planète (même si certains essaient de vous vendre de la touillette bois écolabélisé – consultez notre liste des labels officiels – le label FSC n’y figure pas), idem pour la touillette bio dégradable en amidon qui fond à température, le mieux reste peut-être le papier recyclable mais on trouve très peu de produits.

La bouteille d’eau jetable

Alors c’est pas un scoop mais les français ont tellement de mal à s’y mettre, qu’on se devait d’en reparler. La solution ici c’est la gourde ! En bambou ou métallique, thermostatique ou pas, elle sert pour l’eau, le café le thé… bref c’est l’objet à emporter avec soit au boulot, dans le métro et le we en balade. Le poids a été longtemps un frein, mais désormais avec le bambou une gourde vide de 750 ml pèse moins de 75 g

gourde en bambou

La gourde bambou, une alternative écologique* à la bouteille plastique
* à condition de ne pas acheter du made in china

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L’entretien de vos fraisiers

Dans Jardinage par le 29 mars 2019Commentaires fermés

La fraise nous fait rougir de plaisir tant on adore la grignoter ! Nature, sucrée ou avec de la crème chantilly pour les plus gourmands, la fraise est un fruit délicat et savoureux. Pour vous faire plaisir avec les jolis fruits de votre jardin (ou de votre balcon), voici quelques conseils pour cultiver naturellement vos fraisiers.

Place au fraisier : nettoyez le terrain

Le fraisier n’aime pas beaucoup être entouré de mauvaises herbes et préfère les espaces nets. Nous vous conseillons de désherber régulièrement à la main (pour des fraises bio, pour votre santé et celle de la planète, n’utilisez surtout pas de désherbant !) pour le laisser s’épanouir comme il le souhaite et de biner la terre régulièrement autour des pieds de fraise. Faites attention à ne pas agresser les racines de votre fraisier pour qu’il n’en souffre pas.

Lorsque l’été est passé, coupez les stolons pour qu’ils ne puisent pas toute l’énergie du plant-mère. Il s’agit des tiges qui sortent du cœur de la plante et qui vont chercher à prendre racine à côté pour créer un nouveau pied de fraise. C’est une méthode naturelle et bénéfique si vous voulez étendre votre parc de fraisiers, mais le plant-mère va produire des fraises moins grosses. Vous pouvez aussi couper les stolons pour les repiquer dans une autre zone un peu plus loin. Supprimez aussi les feuilles mortes ou qui sont abîmées.

Fertilisez naturel pour des fraises bio

Déjà, il ne s’agit pas de brûler les fraisiers avec des produits agressifs ou mal dosés. Ensuite, optez pour un engrais d’origine biologique pour éviter de manger des fruits remplis de pesticides (surtout si vous les mangez avec des enfants), c’est aussi une démarche plus respectueuse de la nature. Les fraisiers sont gourmands et ont besoin de beaucoup de nutriments.

Versez un peu de fertilisant naturel au début du printemps sur le pied de vos fraisiers. Et vous pouvez réitérer l’application une fois que les fraisiers auront fourni la première récolte, si ce sont des fraisiers remontants.

Arrosez vos fraisiers avec générosité

Les plants de fraises ont besoin de beaucoup d’eau pour donner des fruits, en particulier si l’été est chaud et sec ou que vous cultivez en carré potager (ou en pot). Il faut veiller à ce que la terre reste humide entre deux arrosages. Si le terrain est trop sec, le fraisier risque de réduire sa production ou de donner des fraises moins savoureuses. Lors de l’arrosage, évitez de verser de l’eau sur les feuilles, car cela peut favoriser l’apparition de maladies. Si vous le pouvez, optez pour un système d’arrosage goutte à goutte, beaucoup plus efficace et écologique (et économique).

Paillez le pied de fraises

Le paillage du fraisier est une solution idéale pour réduire encore plus les besoins d’arroser. Il conserve l’humidité de la terre et évite également la pourriture des fruits : la fraise vient se poser sur ce paillage qui laisse passer l’air. Et pour protéger vos fraisiers des escargots, optez pour une paille naturelle (pas de plastique !) qui viendra gêner leur progression. Étalez une couche de 5 cm de paillettes de lin ou d’écorces naturelles afin que cela soit vraiment utile.

Protégez les fraisiers des maladies

Si le fraisier est trop arrosé, il peut être atteint par une maladie cryptogamique ou virale. Afin d’éviter le développement de ces maladies, arrosez-les avec une décoction de purin d’orties, 100% naturelle. Et durant le printemps, vous pouvez appliquer sur les feuilles un peu de purin de prêles bio pour réduire les risques.

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Dossier fiscalité : quelles aides financières aux particuliers (PPE 2019)

Dans A LA UNE, Alternatives, Bois, Chauffage, Consommation, Energies, Environnement, Éolienne, Equipement, Fossiles, Hydraulique, Hydrolien, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Règlementation, Solaire >, Thermique par le 19 février 2019Commentaires fermés

La programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE, créée par la loi de transition énergétique de 2015 est un outil de pilotage de la politique énergétique de la France. Elle trace une ligne directrice et fixe des axes énergétiques prioritaires afin que la France atteigne la neutralité carbone d’ici à 2050. Établie pour 2019-2023, elle sera revue et corrigée 5 ans plus tard pour la période 2024-2028. Ce dossier spécial fiscalité est le résumé d’un document de près de 400 pages rédigées par le Ministère de la Transition Écologique. Vous aimeriez changer votre de chaudière ? Consommer plus d’énergies renouvelables, mais fiscalement laquelle choisir ?  Ce dossier va vous aider à prendre les bonnes décisions par rapport aux aides fiscales présentes et à venir. Découvrez maintenant les mesures fiscales pour les particuliers dont vous allez pouvoir bénéficier dans les prochaines années… 

aides-fiscales-particuliers-ppe-2019

Les aides fiscales pour l’habitat des particuliers

Un des grands objectifs du PPE est la réduction de la consommation d’énergie dans l’habitat et le bâtiment. L’idée globale est de rendre le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) plus efficace via un nouveau barème forfaitaire en 2020, qui tiendra compte de l’efficacité énergétique des actions et sera défini après une large concertation avec les acteurs de la filière. Dans cette attente, les mesures conservées et renforcées sont les suivantes :

  • Elargir le CITE aux propriétaires-bailleurs en 2020
  • Elargir le CITE dès 2019 pour les ménages modestes à la main d’œuvre pour l’installation d’équipements de chaleur renouvelable ainsi qu’à la dépose de cuves à fioul
  • Faire verser le CITE par l’ANAH au moment des travaux, pour les ménages des quatre premiers déciles (périmètre actuel des aides de l’ANAH). Le taux d’aides sera bonifié pour ces ménages, afin que les aides publiques constituent un véritable déclencheur de travaux pour sortir de la précarité énergétique
  • Maintenir le taux de TVA à 5,5% pour les travaux de rénovation énergétiques éligibles au CITE et travaux liés
  • Permettre à l’ecoPTZ de s’appliquer au forfait pour des travaux monogestes, (exemple : installation d’un chauffage central alimenté par des énergies renouvelables, sans bouquet de travaux)
  • Financer à 100% un audit énergétique pour les ménages modestes propriétaires de logements passoires thermiques (Diagnostics de performance F ou G). Rendre cet audit obligatoire avant la mise en location d’un logement privé de catégorie F ou G ainsi que lors de la mutation d’un logement classé F ou G, d’ici 2021, pour inciter les propriétaires à engager les travaux.

Nouvelles règles fiscales pour les transports

  1. Dès maintenant, bénéficiez de la prime à la conversion allant jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    L’objectif du nouveau dispositif est d’aider tous les Français, particuliers et professionnels, à acheter un véhicule neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un vieux véhicule. Depuis le 1er janvier 2019, la prime est doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre à leur lieu de travail (60 km). Le montant de la prime est revu à la hausse : vous pouvez à présent bénéficier jusqu’à 4 000 € pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    Les conditions sur le véhicule à renouveler :
    - Véhicule diesel immatriculé avant 2006 (pour les ménages non imposables) et avant 2001 (pour les ménages imposables)
    - Véhicule essence immatriculé avant 1997
    -> Testez votre éligibilité à la prime à la conversion énergétique de votre véhicule dont le PTEC<3,5T
  2. Création d’un forfait mobilité durable jusqu’à 400€ par an pour encourager le recours au vélo et au covoiturage dans les trajets domicile-travail.
  3. Développement du covoiturage : voies et places de stationnement réservées, service public de covoiturage (on attend les détails !?) et calcul du partage des frais entre conducteur et passagers : sur ce troisième point, concrètement nous n’avons aucune info à ce jour, mais nous tiendrons cet article à jour en fonction des prochaines publications officielles.

Aides fiscales pour le chauffage et la consommation en NRJ des ménages

Mesures complémentaires aux mesures de maîtrise de l’énergie pour réduire la consommation des énergies suivantes :

Le charbon

Pour les particuliers, l’ambition est de sortir du chauffage charbon d’ici 2028, concrètement :

  1. Maintien des aides CITE incitatives pour l’installation de de chauffage renouvelable (type pompes à chaleur, chaudières biomasse, systèmes solaires combinés ou à raccordement avec un réseau de chaleur renouvelable)
  2. Élargir le « coup de pouce » CEE existant pour le fioul à la substitution du charbon vers des poêles à bois performants en termes de rendement et de qualité de l’air.

Chauffage au fioul

  1. Poursuivre et renforcer le coup de pouce CEE pour l’arrêt des chaudières fioul au profit des pompes à chaleur, des chaudières biomasse, des systèmes solaires combinés, des chaudières à gaz à très haute performance énergétique dans les zones de desserte en gaz naturel ou un raccordement à un réseau de chaleur renouvelable
  2. Elargir le CITE à la dépose des cuves à fioul dès 2019 pour les ménages modestes.

Chaleur d’origine renouvelable (PAC Géo et Aéothermiques)

  1. Intégrer dans le CITE en 2019 les coûts de pose pour l’installation de chaleur renouvelable pour les ménages modestes, puis faire évoluer ce crédit d’impôt en 2020 pour lui donner un montant forfaitaire, différencié selon les technologies et tenant notamment compte de la production de chaleur renouvelable assurée par chaque type d’équipement
  2. Maintenir la TVA à 5,5% pour les équipements de chaleur renouvelable éligibles au CITE, et les travaux liés (exemple : conduit d’évacuation des fumées, silo à granulés)
  3. A compter de mi-2019, permettre à l’éco-prêt à taux zéro de s’appliquer au forfait pour tous travaux éligibles au CITE (exemple : jusqu’à 18 000 euros de prêt pour l’installation d’une pompe à chaleur géothermique). Jusqu’alors, il fallait réaliser au moins deux types de travaux (exemple : pompe à chaleur + isolation des murs) pour bénéficier de ces prêts avantageux
  4. Les pompes à chaleur bénéficient du crédit d’impôt transition énergétique dont le taux est de 30 % depuis 2015 . Vous pouvez tester votre éligibilité en bas de cet article « rubrique nos conseils ».

Le solaire thermique

Dans ce secteur c’est la déconfiture, rien n’est prévu ou presque… un kit de communication pour les conseillers sur l’intérêt du solaire thermique dans l’individuel, pour qu’ils soient mieux armés pour promouvoir cette solution. Ca fait léger comme mesure ! Pourtant les enjeux et les espoirs sont grands vis à vis de cette technologie

Électricité et gaz

Aucune aide fiscale, un gel des tarifs sur 6 mois pour les particuliers est prévu par décret ministériel ; la situation sera réévaluée après la période de débat public. Le PPE prévoit de réduire la part du nucléaire et des énergies fossiles ; le gaz et l’électricité nucléaire ne bénéficieront donc plus d’aucune aide dans les années à venir. C’est une bonne chose, car les fonds publics doivent être à 100% investis dans les énergies durables, renouvelables et à très faible émission de CO2.

Éolien terrestre

Aucune aide pour les particuliers, l’Etat français n’a pas su soutenir la filière, préférant donner l’argent public aux grosses entreprises… Ce qui est bien dommage car de vrais solutions pour le particulier existaient !

Le photovoltaïque

L’Etat souhaite que la production d’électricité photovoltaïque soit multipliée par 3 d’ici 10 ans. Des objectifs assez faibles comparé au potentiel énorme du photovoltaïque ! Mais surtout l’Etat, après avoir abandonné la filière il y a 10 ans, n’investira pas un copec ! Comment va t-on pouvoir atteindre ces objectifs ? A coup de subventions ? Pour les gros, ceux qui possèdent des parkings et des toits terrasses ? L’Etat français manque gravement de cohésion dans cette filière. Pourtant c’est très simple, il faut aider les ménages à s’équiper de produits fiables et aux normes. Malheureusement la filière industrielle en France étant quasi morte, les panneaux sont principalement produits en Chine voir en Allemagne !

Les coûts actuels de production pour les différentes énergies (renouvelables ou pas) en 2018

En complément de cet article qui, je le rappelle résume un document de plus de 300 pages, nous avons pensé que ces chiffres récents pourraient vous intéresser…  Nous avons classé les énergies par cout de production. Ces chiffres sont extraits du PPE mais proviennent de différentes sources publiques (Adem, cours des comptes, ministères).

  1. Hydroélectrique (barrage) : de 40 à 120 €/MWh (selon la taille/puissance du barrage)
  2. Photovoltaïque : de 55 €/MWh (panneau au sol) à 85 €/MWh (panneau sur toiture)
  3. Centrale thermique à Cycles Combiné Gaz : 60€/MWh
  4. Éolien (terrestre) : 60 €/MWh
  5. Nucléaire : 65 €/MWh (chiffre de la cours des comptes en 2012 intégrant les coûts de démantèlement)
  6. Biomasse solide (Bois) : de 50 €/MWh (buches) à 90 €/MWh (granules)
  7. PAC Géothermiques et Géothermie profonde : 80€/MWh
  8. Hydrolien (éolien en mer): de 80 €/MWh à 100 €/MWh (en intégrant les couts de raccordement)
  9. PAC Aérothermiques : 120€/MW
  10. Bio gaz (bio déchet) : 150 €/MWh (*)
  11. Solaire thermique (eau chaude solaire et/ou combiné avec chauffage individuel) : 300 €/MWh (système combiné) (1)

(*) nouvelle technologie donc pas encore très rentable mais à fort potentiel

Les mix énergétiques cibles
Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

La réduction des consommations d’énergie est le premier pilier de la transition énergétique. C’est pourquoi les mesures à prendre doivent être à la hauteur de l’enjeu pour entraîner les changements de comportements et de décisions. Avec un objectif de réduction globale (toutes énergies confondues) de 14% d’ici à 2028, baissez les consommation est donc un enjeu de taille.

Le mix énergétique
L’ensemble des mesures de la PPE devraient modifier le mix énergétique français. Les tableaux ci-dessous présentent les mix qui devraient en résulter aux horizons 2023 et 2028 en énergie finale et
répartis par secteurs selon les besoins.

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Le mix électricité
Le tableau ci-dessous présente les moyens de production d’électricité aux horizons de la PPE quand les mesures prévues dans la présente PPE seront adoptées.

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

 Voici les documents qui nous ont permis d’écrire ce dossier et quelques liens utiles…

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Le péril de la pêche électrique enfin écarté des eaux européennes !

Dans A LA UNE, Alimentation, Animaux, Environnement, L'eau par le 14 février 20191 Commentaire

Mise à jour de l’article suite aux nouvelles décisions prises à Strasbourg le 13 Février 2019 

Nous avons enfin gagné contre la pêche électrique !

Hier était un grand jour : mercredi 13 février à 22h passées, au Parlement de Strasbourg, les négociateurs représentant les trois institutions européennes (Parlement, Conseil et Commission) sont parvenus à un accord : la pêche électrique sera totalement interdite aux navires de pêche de l’Union européenne dans toutes les eaux qu’ils fréquentent à compter du 30 juin 2021. C’est une victoire pour BLOOM, la coalition de pêcheurs artisans, les ONG et tous les autres acteurs qui se sont engagés en partageant, en faisant des dons ou en alertant leurs communautés. On peut malgré tout déplorer une trop longue période de transition qui sera difficile a supporter pour les pêcheurs artisans. Juin 2021 c’est loin ! Et alors que certains bateaux se régalent avec des quotas surdimensionnés, les petits pécheurs eux ne vivent plus de leur pêche…

L’enquête de Cash Investigation sur la pêche industrielle a mis en lumière la cause principale de la surpêche : les subventions publiques. L’argent public alimente principalement la destruction de l’océan et des pêcheurs. Assurer la survie des pêcheurs artisans et un environnement marin sain exige de changer le modèle économique du secteur de la pêche et de lutter contre les incitations économiques à détruire plutôt qu’à préserver nos richesses naturelles et nos équilibres sociaux.

La lutte continue donc contre les subventions qui alimentent la surpêche !


 

Le 21 novembre 2018, la Commission de la pêche du Parlement européen doit décider si la pêche électrique peut être considérée comme une méthode de pêche « conventionnelle ». Cela reviendrait à l’autoriser une fois pour toutes en Europe. Comme si électrocuter des poissons pouvait être une pêche conventionnelle ? On se souvient de la mobilisation de certaines célébrités (Gillian Anderson, Aure Atika, Barbara Cabrita, Jean-Marc Barr) contre le chalutage profond, une technique de pêche désastreuse pour les fonds marins. Alors à la rédaction d’Acteur Durable nous avons décidé de nous mobiliser et de rédiger cet article pour qu’un maximum de français signe la pétition qui est lancée sur le site bloomassociation.org

peche-electrique

La pêche par électrocution : est-ce une méthode durable ?

Aujourd’hui en Europe, les populations de poissons ont atteint des niveaux si bas qu’aller les pêcher coûte plus que ça ne rapporte. Au lieu de réduire le nombre de navires de pêche et laisser les poissons se reconstituer, comme c’est le cas près de Marseille avec la réserve marine qui a vu le jour en avril 2012, les industriels ont au contraire décidé de les capturer jusqu’au dernier, et par tous les moyens ! Pourtant un grand nombre d’espèces sont menacées, lisez notre article sur le sujet. Comment ça se passe concrètement ? Les Néerlandais équipent leurs bateaux avec des électrodes qui envoient une impulsion électrique afin de déloger les poissons enfouis dans le sable.

Ne les laissons pas nos océans se transformer en désert

L’électrocution provoque chez le poisson des hémorragies et des fractures de la colonne vertébrale. De plus on ignore les effets du courant électrique sur les œufs, les juvéniles ou les espèces électro-sensibles comme les raies et les requins… Les autres pêcheurs sont opposés à cette méthode de pêche dont l’efficacité radicale pourrait vider en quelques années nos océans de toute ressource. Pour ceux qui le souhaite, vous pouvez consulter notre dossier sur l’alimentation durable qui vus explique comment on peut manger durablement et sainement en même temps.

Nous pouvons faire reculer les industriels néerlandais !

Encore une fois, tout est question de lobbies industriels qui ont réussi à convaincre la Commission européenne d’accorder des dérogations à cette pêche pourtant interdite en Europe. Mais ça ne leur suffit pas ! Ils veulent faire basculer l’ensemble des pêches européennes vers leur technique morbide. Nous devons empêcher ces industriels irresponsables d’agir en demandant aux députés européens de faire preuve de discernement le 21 novembre afin qu’ils s’opposent avec détermination à la déchéance programmée de nos océans.

IL Y A URGENCE À FAIRE ENTENDRE NOS VOIX AUPRÈS DES DÉCIDEURS EUROPÉENS ALORS SIGNEZ CETTE PÉTITION URGENTE ET PARTAGEZ-LA AVEC TOUT VOTRE ENTOURAGE !

A voir reportage édifiant !

Vote de la commission de la pêche du parlement européen – victoire des lobbies contre les citoyens

Les 27 députés membres de la Commission PECH ont voté pendant près de deux heures les 750 amendements apportés au Règlement Mesures Techniques, qui met en œuvre les objectifs et ambitions de la Politique commune de la pêche. L’ensemble du vote a été terriblement mauvais pour l’avenir des eaux européennes mais les votes portant sur les quelques amendements concernant la pêche électrique ont été particulièrement désastreux. Les lobbies néerlandais ont obtenu tout ce qu’ils voulaient.
Dans le détail : 23 eurodéputés contre 3 ont approuvé un compromis politique (le compromis n°10 sur l’article 24) permettant :

D’opérer un glissement sémantique dangereux en qualifiant la pêche électrique d’engin « innovant » au lieu de la nommer pour ce qu’elle est, comme le reste du monde : une pêche DESTRUCTRICE ;
De continuer à pêcher alors que la pratique est interdite en Europe depuis 1998 ;
D’étendre largement le nombre de chalutiers électriques en Europe dès à présent en passant d’un cadre dans lequel la tolérance est (par dérogations) de 5% des flottes de chalut à perche de chaque Etat membre à 5% des « métiers », ce qui augmente drastiquement le nombre possible de licences par pays ;
Summum de la perversion institutionnelle : le compromis permet, d’ici quatre ans, si la science n’a pas prouvé les impacts « négatifs » pour les « habitats » de la pêche électrique, de l’autoriser sans limite en Europe. Comme les Néerlandais clament faire de la recherche depuis 10 ans, comme les baleiniers japonais en quelque sorte, ils pourront toujours faire valoir leurs « efforts » de recherche pour faire immédiatement faire sauter ce ridicule garde-fou.
Ce langage ouvre la brèche à une controverse scientifique infinie, comme on le voit sur d’autres questions majeures comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes. Il faudrait donc que certains Etats membres consacrent un budget de recherche à démontrer qu’électrocuter la vie marine est une idée stupide et dangereuse (inversion de la charge de la preuve) ! Car aujourd’hui la recherche vient des Pays-Bas et fait partie du dispositif de lobbying des industriels. Les les Néerlandais pourront donc équiper 100% de leur flotte s’ils le souhaitent, réglant ainsi le problème de leurs nombreuses licences illégales.

À l’annonce de ces résultats, le lobby néerlandais a exulté, ce qui a conduit l’eurodéputé Yannick Jadot à leur demander de respecter le travail des parlementaires ou de sortir de la salle pour faire leurs commentaires.

Seule consolation de la journée : ce résultat désastreux peut encore être remis en cause d’ici le vote en plénière, qui aura bien lieu car le rapporteur du Règlement, l’espagnol de droite (groupe PPE) Gabriel Mato, n’a pas reçu l’aval de ses collègues pour négocier directement en trilogue le texte de loi final au nom du Parlement, avec le Conseil de l’Union et la Commission européenne.

Une première victoire dans la lutte contre la pêche électrique

panneau-electriqueA Strasbourg, le 16 janvier, au Parlement européen, les députés champions qui ont porté les amendements pour l’interdiction de la pêche électrique, les pêcheurs qui ont joué un rôle majeur et une partie de l’équipe de BLOOM.

Hier, le 16 janvier, le Parlement européen s’est prononcé à 402 voix contre 232 pour l’interdiction totale et définitive de la pêche électrique en Europe. L’issue du vote est demeurée incertaine jusqu’au dernier moment, les pêcheurs industriels néerlandais se sont déchaînés auprès du Parlement qui a été inondé de « fake news » de la part des lobbies. Nous avons réussi à démonter leurs « arguments » un par un lors d’une campagne-éclair de 3 mois qui nous laisse les membres de bloom sur les genoux mais extrêmement heureux. La rigueur, la démonstration scientifique et notre motivation nous ont permis de remporter cette première victoire.

Ce résultat aurait été impossible sans votre mobilisation, sans l’engagement et le soutien des pêcheurs, sans la prise de position claire du secteur privé.

Merci de votre confiance, merci de vos encouragements, merci de votre soutien dont nous avons besoin pour obtenir des résultats aussi concrets et efficaces.

Continuez de nous soutenir et surtout l’association BOOM car ce n’est pas fini. Nous avons encore beaucoup de travail pour affronter la prochaine étape avec d’énormes négociations en perspective pour faire adopter en Trilogue le texte final d’interdiction de la pêche électrique en Europe.

Les subventions publiques causes de surpêche

Saviez-vous que notre argent contribue à la surexploitation des ressources marines ?

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