Pêche industrielle : la bataille des 12 milles entre dans sa phase décisive

Réserver les eaux côtières françaises aux navires de moins de 25 mètres : derrière une mesure qui pourrait sembler technique se joue en réalité une question beaucoup plus large. Quel modèle de pêche voulons-nous préserver ? Celui d’une exploitation toujours plus intensive de la ressource ou celui d’une pêche compatible avec le renouvellement des écosystèmes marins et le maintien d’une activité économique sur nos littoraux ? À l’automne 2026, cette question n’est plus théorique. Elle est devenue politique, juridique et urgente.
Lire la suiteAlimentation durable, bien choisir ses fruits et légumes en automne !

Les fruits et légumes hors saison nous coupent du rythme de la nature. A force de voir des fraises en hiver et des kiwis en été, on se sait plus à quelle saison se vouer. En consommant tout au long de l’année les mêmes variétés, le plaisir n’est plus le même lorsque la saison naturelle est arrivée. Ré-apprenez à consommer selon les cycles de la nature et variez vos repas en fonction des saisons. Vous retrouverez les plaisirs liés à chacune des périodes de l’année en consommant durablement !
Lire la suiteEn Guyane, les anciennes mines d’or reverdissent… mais leurs sols restent malades

Quelques mois après la fin de leur exploitation, certaines anciennes mines d’or de Guyane commencent déjà à reverdir. Des plantes herbacées recolonisent les terrains mis à nu, les sols se stabilisent et les quantités de particules emportées vers les rivières diminuent fortement. À première vue, la réhabilitation semble donc fonctionner. Mais sous cette végétation retrouvée, le constat est beaucoup plus nuancé.
Une étude publiée en 2025 dans la revue scientifique Science of the Total Environment a suivi pendant cinq ans la réhabilitation d’un site aurifère de Guyane française. Les chercheurs ne se sont pas seulement intéressés à l’érosion ou aux transferts de mercure, de plomb et d’arsenic. Ils ont également observé ce qui se passait à l’intérieur même des sols : carbone, azote, activité enzymatique, diversité et fonctionnement des communautés microbiennes.
Leurs résultats révèlent un véritable paradoxe. Alors que la réhabilitation réduit rapidement l’érosion et le transfert de contaminants vers les cours d’eau, aucune récupération significative des fonctions écologiques du sol n’a été observée au cours des cinq années de suivi. Autrement dit, un ancien site minier peut redevenir vert sans que son sol soit véritablement restauré. Le terme de sol « malade » utilisé dans notre titre est évidemment une image. Ces sols ne sont ni morts ni condamnés. Mais leurs mécanismes biologiques restent profondément perturbés, au point de pouvoir ralentir le retour d’un véritable écosystème forestier. Ces nouvelles recherches invitent ainsi à regarder différemment la réhabilitation des mines d’or guyanaises : non plus seulement depuis la surface, mais aussi sous nos pieds.
La PNACC 3 peut-elle aider la France à accélérer son adaptation face au changement climatique ?

L’adaptation au changement climatique est devenue une priorité mondiale, et la France ne fait pas exception. Avec le troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 3), le gouvernement français mise sur des groupes de travail interministériels pour accélérer l’adoption de mesures concrètes et efficaces. Ces initiatives visent à coordonner les efforts de différents ministères afin de mieux anticiper et répondre aux défis posés par le changement climatique.
Lire la suiteIA générative et environnement : les quatre leviers de l’ADEME pour réduire son empreinte

L’intelligence artificielle générative s’installe dans les moteurs de recherche, les logiciels professionnels et les outils de création. Derrière la simplicité apparente de ces services se trouvent pourtant des infrastructures fortement consommatrices d’énergie et de ressources. Dans un avis publié en juillet 2026, l’ADEME appelle à mieux mesurer cette empreinte, à développer des modèles plus frugaux et à maîtriser la croissance des usages.
Produire un texte en quelques secondes, générer une image à partir d’une consigne ou déléguer une succession de tâches à un agent autonome : l’intelligence artificielle générative donne l’impression d’un service immédiat, accessible depuis n’importe quel ordinateur ou smartphone.
Cette apparente dématérialisation masque une réalité physique. Pour fonctionner, les systèmes d’IA ont besoin de centres de données, de serveurs spécialisés, de cartes graphiques, de réseaux, de terminaux et d’importantes quantités d’électricité. Leur développement mobilise également de l’eau, des sols et des ressources minérales.
Le 22 juillet 2026, l’Agence de la transition écologique a publié un avis consacré aux impacts environnementaux directs et indirects des intelligences artificielles génératives et agentiques. L’ADEME y constate une trajectoire préoccupante, alimentée par la course aux modèles les plus performants et par l’intégration croissante de l’IA dans les services numériques. Elle formule quatre grandes recommandations : standardiser la mesure des impacts, développer une IA frugale, articuler sobriété et souveraineté, et favoriser un usage raisonné de ces technologies.
La Méditerranée en sursis : entre bétonnisation, pollution et l’urgence des solutions durables
La mer Méditerranée , berceau mythique des civilisations antiques et carrefour historique des échanges mondiaux, traverse aujourd’hui une crise systémique sans précédent. Longtemps célébrée pour la clarté azur de ses eaux et la richesse de sa biodiversité, elle est désormais le théâtre de menaces environnementales convergentes qui mettent en péril son équilibre millénaire. Ce bassin semi-fermé, qui ne représente qu’environ 1 % de la surface océanique mondiale tout en hébergeant près de 10 % de sa biodiversité marine, subit une pression anthropique disproportionnée. Le constat dressé par les observateurs et les chercheurs est sans appel : la région est entrée dans un état d’alerte rouge, où l’attractivité touristique et économique entre en collision frontale avec la viabilité écologique de l’écosystème.Le paradoxe est saisissant, pour ne pas dire tragique. Tandis que l’attractivité des rivages méditerranéens ne cesse de croître, attirant chaque année des centaines de millions de visiteurs et de nouveaux résidents, cette même dynamique précipite sa dégradation. Le concept de « mer-poubelle », autrefois limité aux discours militants, est devenu une réalité matérielle incontestable, alimentée par des décennies d’exploitation non régulée et d’impensés politiques. Entre l’artificialisation galopante des littoraux et l’accumulation massive de macro-déchets et d’effluents chimiques, la préservation de ce sanctuaire exige une rupture radicale avec nos modèles actuels. Cet article propose une analyse profonde des racines de cette défaillance environnementale et explore les leviers d’action indispensables pour éviter que le « Mare Nostrum » ne devienne définitivement une mer morte.

Chlordécone aux Antilles : une reconnaissance tardive face à un scandale sanitaire, écologique et social

La loi du 12 juin 2026 reconnaît la part de responsabilité de l’État dans les préjudices liés au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique. Une étape historique, mais qui ne clôt ni la question sanitaire, ni celle de la dépollution, ni celle de l’indemnisation des victimes.
Lire la suite(Dossier) Bien choisir sa crème solaire pour l’été !

Vous programmez des vacances en bord de mer, un séjour à la montagne, ou tout simplement à l’arrivée des beaux jours. Comme tous les an vous vous posez la question d’acheter une crème solaire efficace ? Pour vous protéger des rayons du soleil, bien choisir sa protection solaire est indispensable. Comment s’y retrouver parmi tous les produits en rayon ? Quel indice ou quel filtre devez-vous privilégier ? On vous répond dans ce dossier spécial été pour consommer avec raison !
Lire la suiteBilan carbone des ménages : comment le calculer pour le réduire ?

En France, le bilan carbone des ménages s’établit en moyenne autour de 9 à 10 tonnes équivalent CO₂ par an et par personne. Or, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, les scientifiques du GIEC estiment qu’il faudrait descendre à environ 2 tonnes par personne d’ici 2050. L’écart est colossal — mais pas insurmontable.En 2026, la question n’est plus de savoir si agir, mais comment agir efficacement. Entre la hausse du coût de l’énergie, les nouvelles réglementations européennes et une prise de conscience accélérée, les ménages français disposent de plus en plus d’outils pour mesurer et réduire leur impact. Cet article vous guide pas à pas.
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