Dossier fiscalité : quelles aides financières aux particuliers (PPE 2019)

Dans A LA UNE, Alternatives, Bois, Chauffage, Consommation, Energies, Environnement, Éolienne, Equipement, Fossiles, Hydraulique, Hydrolien, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Règlementation, Solaire, Thermique par le 19 février 2019Pas de commentaire

La programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE, créée par la loi de transition énergétique de 2015 est un outil de pilotage de la politique énergétique de la France. Elle trace une ligne directrice et fixe des axes énergétiques prioritaires afin que la France atteigne la neutralité carbone d’ici à 2050. Établie pour 2019-2023, elle sera revue et corrigée 5 ans plus tard pour la période 2024-2028. Ce dossier spécial fiscalité est le résumé d’un document de près de 400 pages rédigées par le Ministère de la Transition Écologique. Vous aimeriez changer votre de chaudière ? Consommer plus d’énergies renouvelables, mais fiscalement laquelle choisir ?  Ce dossier va vous aider à prendre les bonnes décisions par rapport aux aides fiscales présentes et à venir. Découvrez maintenant les mesures fiscales pour les particuliers dont vous allez pouvoir bénéficier dans les prochaines années… 

aides-fiscales-particuliers-ppe-2019

Les aides fiscales pour l’habitat des particuliers

Un des grands objectifs du PPE est la réduction de la consommation d’énergie dans l’habitat et le bâtiment. L’idée globale est de rendre le CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) plus efficace via un nouveau barème forfaitaire en 2020, qui tiendra compte de l’efficacité énergétique des actions et sera défini après une large concertation avec les acteurs de la filière. Dans cette attente, les mesures conservées et renforcées sont les suivantes :

  • Elargir le CITE aux propriétaires-bailleurs en 2020
  • Elargir le CITE dès 2019 pour les ménages modestes à la main d’œuvre pour l’installation d’équipements de chaleur renouvelable ainsi qu’à la dépose de cuves à fioul
  • Faire verser le CITE par l’ANAH au moment des travaux, pour les ménages des quatre premiers déciles (périmètre actuel des aides de l’ANAH). Le taux d’aides sera bonifié pour ces ménages, afin que les aides publiques constituent un véritable déclencheur de travaux pour sortir de la précarité énergétique
  • Maintenir le taux de TVA à 5,5% pour les travaux de rénovation énergétiques éligibles au CITE et travaux liés
  • Permettre à l’ecoPTZ de s’appliquer au forfait pour des travaux monogestes, (exemple : installation d’un chauffage central alimenté par des énergies renouvelables, sans bouquet de travaux)
  • Financer à 100% un audit énergétique pour les ménages modestes propriétaires de logements passoires thermiques (Diagnostics de performance F ou G). Rendre cet audit obligatoire avant la mise en location d’un logement privé de catégorie F ou G ainsi que lors de la mutation d’un logement classé F ou G, d’ici 2021, pour inciter les propriétaires à engager les travaux.

Nouvelles règles fiscales pour les transports

  1. Dès maintenant, bénéficiez de la prime à la conversion allant jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    L’objectif du nouveau dispositif est d’aider tous les Français, particuliers et professionnels, à acheter un véhicule neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un vieux véhicule. Depuis le 1er janvier 2019, la prime est doublée pour les 20% des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d’impôts et parcourent de nombreux kilomètres chaque jour pour se rendre à leur lieu de travail (60 km). Le montant de la prime est revu à la hausse : vous pouvez à présent bénéficier jusqu’à 4 000 € pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable neuf ou d’occasion.
    Les conditions sur le véhicule à renouveler :
    - Véhicule diesel immatriculé avant 2006 (pour les ménages non imposables) et avant 2001 (pour les ménages imposables)
    - Véhicule essence immatriculé avant 1997
    -> Testez votre éligibilité à la prime à la conversion énergétique de votre véhicule dont le PTEC<3,5T
  2. Création d’un forfait mobilité durable jusqu’à 400€ par an pour encourager le recours au vélo et au covoiturage dans les trajets domicile-travail.
  3. Développement du covoiturage : voies et places de stationnement réservées, service public de covoiturage (on attend les détails !?) et calcul du partage des frais entre conducteur et passagers : sur ce troisième point, concrètement nous n’avons aucune info à ce jour, mais nous tiendrons cet article à jour en fonction des prochaines publications officielles.

Aides fiscales pour le chauffage et la consommation en NRJ des ménages

Mesures complémentaires aux mesures de maîtrise de l’énergie pour réduire la consommation des énergies suivantes :

Le charbon

Pour les particuliers, l’ambition est de sortir du chauffage charbon d’ici 2028, concrètement :

  1. Maintien des aides CITE incitatives pour l’installation de de chauffage renouvelable (type pompes à chaleur, chaudières biomasse, systèmes solaires combinés ou à raccordement avec un réseau de chaleur renouvelable)
  2. Élargir le « coup de pouce » CEE existant pour le fioul à la substitution du charbon vers des poêles à bois performants en termes de rendement et de qualité de l’air.

Chauffage au fioul

  1. Poursuivre et renforcer le coup de pouce CEE pour l’arrêt des chaudières fioul au profit des pompes à chaleur, des chaudières biomasse, des systèmes solaires combinés, des chaudières à gaz à très haute performance énergétique dans les zones de desserte en gaz naturel ou un raccordement à un réseau de chaleur renouvelable
  2. Elargir le CITE à la dépose des cuves à fioul dès 2019 pour les ménages modestes.

Chaleur d’origine renouvelable (PAC Géo et Aéothermiques)

  1. Intégrer dans le CITE en 2019 les coûts de pose pour l’installation de chaleur renouvelable pour les ménages modestes, puis faire évoluer ce crédit d’impôt en 2020 pour lui donner un montant forfaitaire, différencié selon les technologies et tenant notamment compte de la production de chaleur renouvelable assurée par chaque type d’équipement
  2. Maintenir la TVA à 5,5% pour les équipements de chaleur renouvelable éligibles au CITE, et les travaux liés (exemple : conduit d’évacuation des fumées, silo à granulés)
  3. A compter de mi-2019, permettre à l’éco-prêt à taux zéro de s’appliquer au forfait pour tous travaux éligibles au CITE (exemple : jusqu’à 18 000 euros de prêt pour l’installation d’une pompe à chaleur géothermique). Jusqu’alors, il fallait réaliser au moins deux types de travaux (exemple : pompe à chaleur + isolation des murs) pour bénéficier de ces prêts avantageux
  4. Les pompes à chaleur bénéficient du crédit d’impôt transition énergétique dont le taux est de 30 % depuis 2015 . Vous pouvez tester votre éligibilité en bas de cet article « rubrique nos conseils ».

Le solaire thermique

Dans ce secteur c’est la déconfiture, rien n’est prévu ou presque… un kit de communication pour les conseillers sur l’intérêt du solaire thermique dans l’individuel, pour qu’ils soient mieux armés pour promouvoir cette solution. Ca fait léger comme mesure ! Pourtant les enjeux et les espoirs sont grands vis à vis de cette technologie

Électricité et gaz

Aucune aide fiscale, un gel des tarifs sur 6 mois pour les particuliers est prévu par décret ministériel ; la situation sera réévaluée après la période de débat public. Le PPE prévoit de réduire la part du nucléaire et des énergies fossiles ; le gaz et l’électricité nucléaire ne bénéficieront donc plus d’aucune aide dans les années à venir. C’est une bonne chose, car les fonds publics doivent être à 100% investis dans les énergies durables, renouvelables et à très faible émission de CO2.

Éolien terrestre

Aucune aide pour les particuliers, l’Etat français n’a pas su soutenir la filière, préférant donner l’argent public aux grosses entreprises… Ce qui est bien dommage car de vrais solutions pour le particulier existaient !

Le photovoltaïque

L’Etat souhaite que la production d’électricité photovoltaïque soit multipliée par 3 d’ici 10 ans. Des objectifs assez faibles comparé au potentiel énorme du photovoltaïque ! Mais surtout l’Etat, après avoir abandonné la filière il y a 10 ans, n’investira pas un copec ! Comment va t-on pouvoir atteindre ces objectifs ? A coup de subventions ? Pour les gros, ceux qui possèdent des parkings et des toits terrasses ? L’Etat français manque gravement de cohésion dans cette filière. Pourtant c’est très simple, il faut aider les ménages à s’équiper de produits fiables et aux normes. Malheureusement la filière industrielle en France étant quasi morte, les panneaux sont principalement produits en Chine voir en Allemagne !

Les coûts actuels de production pour les différentes énergies (renouvelables ou pas) en 2018

En complément de cet article qui, je le rappelle résume un document de plus de 300 pages, nous avons pensé que ces chiffres récents pourraient vous intéresser…  Nous avons classé les énergies par cout de production. Ces chiffres sont extraits du PPE mais proviennent de différentes sources publiques (Adem, cours des comptes, ministères).

  1. Hydroélectrique (barrage) : de 40 à 120 €/MWh (selon la taille/puissance du barrage)
  2. Photovoltaïque : de 55 €/MWh (panneau au sol) à 85 €/MWh (panneau sur toiture)
  3. Centrale thermique à Cycles Combiné Gaz : 60€/MWh
  4. Éolien (terrestre) : 60 €/MWh
  5. Nucléaire : 65 €/MWh (chiffre de la cours des comptes en 2012 intégrant les coûts de démantèlement)
  6. Biomasse solide (Bois) : de 50 €/MWh (buches) à 90 €/MWh (granules)
  7. PAC Géothermiques et Géothermie profonde : 80€/MWh
  8. Hydrolien (éolien en mer): de 80 €/MWh à 100 €/MWh (en intégrant les couts de raccordement)
  9. PAC Aérothermiques : 120€/MW
  10. Bio gaz (bio déchet) : 150 €/MWh (*)
  11. Solaire thermique (eau chaude solaire et/ou combiné avec chauffage individuel) : 300 €/MWh (système combiné) (1)

(*) nouvelle technologie donc pas encore très rentable mais à fort potentiel

Les mix énergétiques cibles
Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

Consommation finale d’énergie par secteur et par vecteur en 2016 (TWh)

La réduction des consommations d’énergie est le premier pilier de la transition énergétique. C’est pourquoi les mesures à prendre doivent être à la hauteur de l’enjeu pour entraîner les changements de comportements et de décisions. Avec un objectif de réduction globale (toutes énergies confondues) de 14% d’ici à 2028, baissez les consommation est donc un enjeu de taille.

Le mix énergétique
L’ensemble des mesures de la PPE devraient modifier le mix énergétique français. Les tableaux ci-dessous présentent les mix qui devraient en résulter aux horizons 2023 et 2028 en énergie finale et
répartis par secteurs selon les besoins.

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Energie finale consommée en 2023 et 2028 par source (TWh)

Le mix électricité
Le tableau ci-dessous présente les moyens de production d’électricité aux horizons de la PPE quand les mesures prévues dans la présente PPE seront adoptées.

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

Mix électrique que la PPE permettra d’atteindre en 2023 et 2028 (TWh)

 Voici les documents qui nous ont permis d’écrire ce dossier et quelques liens utiles…

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5 bonnes raisons de passer à la bioluminescence !

Dans A LA UNE, Alternatives, CleanTech, Eclairage, Energies, Entreprise, Environnement, Habitat, Maison par le 7 janvier 2019Commentaires fermés

La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants (lucioles, vers-luisant, et plus de 80% des organismes marins). C’est une source de lumière vivante, tout droit venue de la nature, à la croisée entre le biomimétisme et la biologie synthétique, prête à révolutionner notre manière de produire, de consommer et de s’illuminer. C’est un sujet suffisamment important pour que l’école polytechnique mette le sujet à son programmeAlors peut-on affirmer que la lumière biologique est une réelle alternative à l’électrique ? Pourquoi et comment pouvons-nous déployer cette technologie dans un avenir proche et à quels coûts ?

bioluminescence

une lumière porteuse de sens dans des événements appropriés

La bioluminescence qu’est-ce que c’est ?

Le lampyris nocticula ou ver luisant est le coléoptère qui constitue probablement l’exemple le plus fameux d’un organisme terrestre bioluminescent. Ce n’est pas en travaillant sur le ver luisant mais sur des bactéries que le biologiste Raphael Dubois (1849-1929) comprit comment cette luminescence est produite. Il décrivit en 1887 le fruit de ses études et montra que la lumière émise reposait sur la présence, dans les organismes bioluminescents, de deux molécules solubles dans l’eau, l’une, une enzyme, la luciférase, et l’autre son substrat, la luciférine (du latin Lucifer, lux et ferre, celui qui porte la lumière). Il en déduisit la luminescence repose sur la conversion de l’énergie chimique en énergie lumineuse.

schema-bioluminosite

Glowee est une société française dont le coeur de métier est la biotechnologie. Ils utilisent une matière première bioluminescente faite de micro-organismes et donc cultivable à l’infini. En améliorant ces micro organismes ils les rendent plus performants en terme de production de lumière (intensité, stabilité, efficacité). La start-up développe une matière première biologique, qui peut prendre différentes formes et adopter différents états, afin de répondre aux multiples usages de la lumière : relaxation / bien-être, instantanéité, durabilité.

  • une lumière non agressive pour réduire la pollution visuelle et lumineuse
  • une lumière hypnotique aux vertues relaxantes et apaisantes
  • une matière première vivante cultivable à l’infini
  • une lumière qui se nourrit de ressources illimitées ou abondantes
  • des déchets 100% organiques, neutralisables ou revalorisables
  • une matière première qui peut prendre différentes formes et états (volumique, surfacique)
  • des possibilités d’adapter cette matière pour répondre à différents besoins et usages de la lumière
biologie synthétique

La bioluminescence est la production et l’émission de lumière par certains organismes vivants

C’est la mer qui nous éclaire !

Pourquoi passer à la bioluminescence ?

Lumiere-biologique

La première raison qui vient à l’esprit serait pour diminuer les dépenses énergétique. Les collectivités locales sont engagées depuis plusieurs années dans la lutte contre la pollution lumineuse. En France, les réglementations sur ce sujet concernent majoritairement l’éclairage public et par conséquent les collectivités.
Ensuite, pour une raison évidente d’environnement. Aujourd’hui, 70 % des métropoles prennent en compte le volet biodiversité dans leurs politiques d’éclairage et la durée moyenne de fonctionnement de l’éclairage public a diminué de 24 % depuis 1990. Il est urgent d’économiser notre planète et comme l’électricité en France est principalement nucléaire, une sources de lumière durable serait une bouffée d’oxygène. Voici cinq autres bonnes raisons de passer à la bioluminescence

  1. limiter la pollution lumineuse qui affecte plus de 80% des habitants de notre planète
  2. limiter la pollution visuelle pour améliorer confort et bien-être
  3. économiser des ressources naturelles limitées telles que les métaux rares (utilisées dans les LEDs)
  4. limiter la pollution générés par des systèmes de lumière classique (production, consommation, fin de vie)
  5. les ampoules sont des système de lumière ponctuelle. Pour en faire une surface, il faut multiplier leur nombre (ainsi que leur consommation et pollution)

Une matière vivante qui produit de la lumière

Mise à jour du 14 février 2019 – 7H45

Peut-on s’éclairer avec des plantes bioluminescentes ?

Le projet ”Glowing Plants” mené par trois ingénieurs américains diplômés du MIT Massachusetts USA consiste à rendre, de façon artificielle, des plantes bioluminescentes. Les recherches consistent à transférer, une capacité biologique naturelle que possède certains animaux (insectes ou poissons) qui permet d’émettre de la lumière, vers des végétaux qui eux n’ont pas cette capacité.

Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante.

Les ingénieurs ont donc transférer une partie de la bactérie à l’intérieur de la plante.

Dans la nature, l’ADN bactérien provoque des tumeurs (appelés Galle) lorsqu’il entre en contact avec la cellule végétale. Ici les scientifiques ont réussi à détourner cette capacité, en insérant la bactérie de leur choix, sans que cette dernière provoque de tumeur mais la bioluminescence du végétal.
Mais face à cette découverte, beaucoup s’interrogent et s’inquiètent, quant aux effets que ces végétaux modifiés pourraient avoir sur l’environnement ?
Les plantes bioluminescentes, sont des OGM (organismes génétiquement modifiés), ce nom a une tendance naturelle à faire peur car on connaît difficilement les répercussions qu’il peut avoir sur la nature.

En France, un autre projet de ce style a vu le jour, il s’agit de la start-up seine-et-marnaise, Aglaé, dédiée aux végétaux luminescents. L’entreprise a créé un “sérum nutritif”. Sophie Hombert, créatrice de la startup explique le fonctionnement : “Le sérum est dilué dans l’eau, la plante l’absorbe et il se fixe sur ses cellules. Un flacon de 10 ml est utilisé pour 1 à 3 fleurs. Les premiers effets apparaissent dès trente minutes. La luminescence perdure entre 10 et 20 jours.

Mise à jour du 11 Mars 2019 – 14H40

La Bio luminescence des coraux intéresse la recherche médicale

un corail bioluminescentLa fluorescence des coraux est due à une protéine, la GFP (pour Proténine Fluorescente Verte) dont les propriétés fluorescentes sont utilisées en microscopie pour suivre à la trace d’autres protéines marquées et étudier ainsi facilement différents phénomènes à l’échelle cellulaire. Elle a aussi été modifiée génétiquement afin d’exploiter le maximum de son potentiel : les études menées sur le sida, la maladie d’Alzheimer ou le cancer ont pu bénéficier de cette technique.

Etant privés dans une très grande mesure de toute possibilité de mouvements, les coraux ont développé un arsenal d’armes chimiques très efficaces pour se défendre et se faire la guerre dans la conquête de l’espace récifal. Beaucoup de ces composés chimiques possèdent des molécules qui recèlent un potentiel dans notre recherche de médicaments. A l’heure actuelle, seule une infime partie des organismes récifaux a été échantillonnée, analysée et testée : le potentiel scientifique et pharmaceutique gigantesque des coraux donne espoir pour le traitement de nombreuses maladies !

La protection des barrières de corail est donc un enjeu crucial pour l’homme, vous pouvez aider en SIGANT LA PÉTITION ou en REPLANTANT CORAIL !

Pour aller plus loin dans la bio bioluminescence

A voir également, la conférence TED passionnante de Sandra Rey sur la Bioluminescence

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Feuille de route économie circulaire

Dans A LA UNE, Alternatives, CleanTech, Energies, Environnement, Règlementation par le 1 décembre 2017Commentaires fermés

Pour une fois qu’on vous demande votre avis, saisissez cette chance unique de participer et de contribuer au débat en répondant à différentes questions. Vos contributions permettront d’alimenter les débats et les ateliers qui ont vocation à élaborer la feuille de route de l’économie circulaire. Vous pouvez aussi échanger avec les autres participants en commentant leurs propres contributions. La consultation est ouverte du 30 octobre 2017 au 6 décembre 2017.

Feuille-route-economie-circulaire

Quel est le but de cette feuille de route sur l’économie circulaire ?

La feuille de route économie circulaire : un objectif national, une démarche collective
Avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, la France s’est fixé des objectifs ambitieux pour engager la transition vers une économie circulaire. Afin de passer à l’action et définir les mesures concrètes qui permettront d’atteindre ces objectifs, une feuille de route économie circulaire doit être élaborée avant la fin du premier trimestre 2018. Sa mise au point va associer toutes les parties prenantes ainsi que le public, via une consultation en ligne.

Se donner les moyens de nos ambitions pour l’économie circulaire

La feuille de route économie circulaire s’inscrit dans le Plan climat et doit permettre à la France d’atteindre les objectifs de transition vers une économie circulaire fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

La consultation est ouverte du 30 octobre 2017 au 6 décembre 2017

Pour cela elle doit apporter des solutions opérationnelles à plusieurs défis : comment produire avec moins de ressources ? Comment consommer mieux ? Comment recycler mieux ?
L’élaboration de la feuille de route économie circulaire va être l’occasion de mobiliser l’ensemble des acteurs – entreprises, collectivités, citoyens – pour lancer la dynamique de l’économie circulaire à plus grande échelle dans notre pays et signifier auprès du grand public le basculement vers une économie écologique innovante, sobre en ressources mais riche en emplois et favorisant la cohésion sociale où chacun a un rôle à jouer.
L’élaboration de la feuille de route vise à permettre à l’ensemble des acteurs d’apporter leur contribution, sans oublier le grand public.

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Une consultation en ligne ouverte à tous

Le public est invité à s’exprimer en formulant ses propositions via le site internet dédié dans la rubrique « participer », après inscription sur la plateforme. La consultation en ligne est ouverte du 30 octobre au 6 décembre 2017.

La consultation du public s’organise autour de 5 grands thèmes de réflexion :

  1. Consommation durable : agir sur la demande et le comportement du consommateur
  2. Gestion des déchets : mieux trier pour mieux recycler
  3. Production durable : limiter l’impact environnemental des produits
  4. Mobilisation des acteurs : mettre en œuvre des leviers d’action en transverse
  5. Cadre financier : quels soutiens et incitations financiers pour favoriser la transition vers l’économie circulaire ?


Un comité de pilotage et des ateliers de travail

Les parties prenantes institutionnelles – élus, professionnels, associations de protection de l’environnement et de consommateurs, administrations de l’État, établissements publics … – sont associées à la concertation à travers : un comité de pilotage qui se réunit sous l’égide du ministre de la transition écologique et solidaire ; des ateliers de travail thématiques où seront abordés les sujets clés de la feuille de route : déployer l’économie circulaire dans les territoires ; viser 100 % de plastiques recyclés en 2025 ; production et consommation durable ; outils économiques.

Des ambassadeurs auprès du grand public

Un panel de 9 « ambassadeurs de l’économie circulaire », personnalités engagées dans cette thématique, est investi d’une mission de pédagogie, de promotion de l’économie circulaire auprès du grand public, et de mobilisation des acteurs. Il apporte son soutien et participe à l’animation de la concertation (ateliers thématiques). Il peut contribuer à alimenter la feuille de route par ses préconisations.

Les ambassadeurs de l’économie circulaire :

Des événements participatifs

Pour renforcer la dimension participative de l’élaboration de la feuille de route, plusieurs événements seront organisés début de 2018 (barcamp, data session, atelier de design de service) et un hackathon après la sortie de la feuille de route de l’économie circulaire.

Des travaux prévus sur 5 mois

Annoncée par Brune Poirson lors des assises des déchets le 28 septembre à Nantes, l’élaboration de la feuille de route économie circulaire va s’étaler sur 5 mois pour une publication de la feuille de route au 1er mars 2018.

Calendrier :

  • 1ère étape : Lancement des travaux – consultation du public en ligne – novembre 2017
  • 2ème étape : Synthèse des contributions – mise au point d’un premier projet de feuille de route – décembre 2017
  • 3ème étape : Consultation du public sur le projet de feuille de route – janvier/février 2018
  • 4ème étape : Publication de la feuille de route économie circulaire – mars 2018
Comment participer ?

Rdv sur cette page et déposez simplement votre avis, recommandation, idée… et si vous n’avez pas bien compris comment participer, n’hésitez pas à consulter la page d’aide en ligne


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Une usine de méthanisation va voir le jour au ZooParc de Beauval

Dans A LA UNE, Alternatives, Animaux, Déchets Naturels, Energies, Entreprise, Environnement, Recyclage par le 18 février 2014Commentaires fermés

Autant l’annoncer clairement, la rédaction du blog n’est pas trop favorable aux zoos ! Nous pensons qu’il est préférable de favoriser une conservation au niveau local, en fabriquant dans les pays concernés, des zones protégées où les animaux peuvent évoluer en « liberté surveillée ». Malheureusement ce n’est pas toujours possible, alors les zoos sont parfois la solution pour qu’une espèce ne disparaisse pas complètement.  Le Zoo Parc de Beauval est d’ailleurs engagé sur plusieurs projets internationaux au travers de son association pour la recherche et la conservation (BEAUVAL NATURE)
Alors pourquoi faire un article sur le zoo de Beauval me direz-vous ? C’est le projet de construction d’une usine de méthanisation qui a attiré notre attention. Un projet ambitieux qui a nécessité un investissement de 2,3 millions d’euros et qui pourrait bien donner des idées à d’autres parcs dans le monde !

usine méthanisation Beauval

Voici le projet d’usine de méthanisation à Beauval tel que la société d’architecture Boitte l’a conçue

L’usine de méthanisation, un pas en faveur du développement durable

Les démarches RSE du parc de Beauval

Beauval est en train de créer la première usine au monde de méthanisation intégrée à un parc zoologique. Celle-ci s’inscrit dans un projet d’aménagement global, confortant une démarche très active en terme d’environnement. Voici quelques exemples de démarches RSE qu’il faut souligner :

Pastilles

Les différentes actions éco-responsables du zoo parc

Comment fonctionne l’usine ?

fonction-usine-methanisation

Un dessin valant mieux qu’un long discours… remarquez que l’usine produit de la chaleur mais aussi de l’électricité !

Proche de l’enceinte du Zoo Parc, elle transformera en énergie le fumier des animaux ( qui est source de méthane, un gaz haut en effet de serre) de Beauval ainsi que des déchets verts – certains issus de Beauval (dont la tonte, la taille et les feuilles de toute la végétation des 30 ha du Zoo Parc) et d’autres apportés par des agriculteurs locaux. L’énergie produite – appelée aussi biogaz - permet de produire de l’électricité mais surtout de la chaleur qui servira aux installations du parc.

Trois ans après l’initiation du projet, l’usine de méthanisation devrait ouvrir ses portes fin mars 2014, pour entamer une période de rodage de 3 mois.

Quels sont les objectifs de l’usine ?

  1. Réduire les émissions de gaz à effet de serre et produire une énergie verte locale : une réduction des gaz à effet de serre estimée à hauteur de 762 tonnes de CO2/an.
  2. Diminuer le coût de l’énergie pour le Zoo Parc : la prévision table sur une réduction de 10% sur la facture totale de gaz nécessaire au chauffage du Zoo Parc.
  3. Valoriser des ressources locales : traitement biologique et valorisation énergétique et agronomique de déchets organiques locaux.

Beauval utilise actuellement du gaz naturel pour tous ses besoins thermiques. Le biogaz produit fera baisser la facture énergétique et augmentera la diversification des activités de Beauval dans la production d’électricité verte afin de diminuer l’impact carbone du Zoo Parc. Dans cette optique, il faut noter que Beauval a déjà installé en 2011, 280 m2 de panneaux solaires sur le toit de la maison des éléphants, qui produisent 40 000 kW par an. La quantité d’électricité revendue à EDF (1,9 Gigawatt) représente l’alimentation annuelle de 3 000 foyers. Pas si mal !

Recycler son portable peut aider les grands singes

Savez-vous que les téléphones portables sont fabriqués à partir de coltan. Malheureusement  pour les gorilles, 70 % de ce minerai se trouvent sur leur territoire. Le recyclage de téléphones usagés limite donc la déforestation et préserve l’habitat des grands singes. Plus de 3000 appareils ont déjà été collectés par Beauval puis recyclés ! Consultez notre article sur le sujet pour tirer le meilleur profit du recyclage de vos mobiles, grâce au comparateur de prix de recyclage.


carte_france_beauvalComment se rendre à Beauval ?

Au cœur des châteaux de la Loire, le ZooParc de Beauval se situe entre Tours et Vierzon, au sud de Blois, dans le département du Loir-et-Cher (41).
Pensez au covoiturage pour vous rendre au ZooParc, un mode de transport alternatif, une solution économique et conviviale : www.vadrouille-covoiturage.com

Consultez le site du zoo parc de Beauval >>

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Part du biocarburant dans la production mondiale des carburants

Dans Alternatives, Energies par le 25 février 2013Commentaires fermés

1%, c’est la part des biocarburants dans la production mondiale des carburants en 2012.*

Biocarburant tout le monde déchante ! Peut on vraiment espérer une 2ème génération

En effet, 51,7 milliards de litres de biocarburants ont été produits dans le monde en 2011.

Même si la croissance des biocarburants est forte notamment aux USA et au Brésil ces dernières années (zéro en 1975 environ 40 milliards de litres en 2009), la part des biocarburants ou agrocarburants risque dans les prochaines années de continuer à stagner.

Plusieurs raisons à cela :

  • des conséquences environnementales dramatiques dans certaines régions (forêt amazonienne);
  •  le besoin croissant de produits agricoles pour nourrir les hommes et les bêtes;
  • la découverte de nouvelles sources de carburant comme le gaz et le pétrole de schiste.

Les promesses avancées pour les biocarburants dans les années 1990 sont un peu retombées. La situation pourra cependant évoluer avec l’arrivée des biocarburants de 2ème génération, moins nocifs pour l’environnement et qui présentent un véritable enjeu en terme d’innovations technologiques.

*Source: Plateforme Biocarburants

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La géothermie, une énergie renouvelable

Dans Alternatives par le 20 mars 20101 Commentaire

Origine de la « Géothermie »

Cette énergie est connue depuis l’antiquité puisqu’elle était déjà utilisée chez les Grecs et les Romains.
Le mot vient du grec ancien, formé par « geo » terre et « thermie » chaleur, signifiant donc l’utilisation de la chaleur de la terre.
Une unité de mesure a été définie en fonction de ce domaine, le degré géothermique. Le degré géothermique est la profondeur, de l’écorce terrestre à franchir, pour que la température s’élève d’un degré Celsius.

Types de géothermie

  • La géothermie de haute énergie : on capte de l’eau ou de la vapeur d’eau (T>180°C) dans des couches plus ou moins profondes de la croute terrestre. Ces calories sont utilisées principalement pour produire de l’électricité.
  • La géothermie de moyenne énergie : l’eau captée est comprise entre 100° C et 180° C. Ce type de géothermie permet elle aussi de produire de l’électricité mais sert surtout aux installations de chauffage.
  • La géothermie de basse énergie : la température de l’eau est comprise entre 30° C et 100° C. Cette eau est directement utilisée dans les installations de thermalisme ou de chauffage urbain. Elle peut aussi être utilisée pour des installations agricoles telles que le chauffage de serres, certains industriels utilisent également ce type de géothermie.
  • La géothermie de très basse énergie : principalement dédiée au chauffage individuel, couplée à une pompe à chaleur.

Principe de fonctionnement

Chaque jour, le soleil fournit à la terre une énergie stockée sous forme de calories auxquelles viennent s’ajouter celles fournies par le sol profond.
Le principe consiste donc à puiser cette énergie (sous forme de chaleur / ou de fraîcheur) contenue dans la terre afin de chauffer votre logement.
Accessible partout en France (voir carte ci-dessous) c’est une ressource inépuisable, facilement exploitable pour le particulier comme pour le professionnel.

Les sites géothermiques en France

Les sites géothermiques en France

Cette production d’énergie se fait grâce à un échange. L’ apport énergétique nécéssaire à cet échange, est inférieur à l’énergie restituée, (4 fois moins). On obtient donc environ 4 kW d’énergie pour 1 kW investi.
Mais la question souvent posée est, comment chauffer mon logement à partir d’un sol ayant une température plus basse ?
L’installation comprend :

  • Le capteur : c’est un circuit enterré rempli d’un fluide frigorigène. Ce fluide permet de capter les calories emmagasinées par la terre et ayant une température d’évaporation très faible, il passe de l’état liquide à l’état gazeux au contact de cette chaleur souterraine.
  • Le compresseur : le fluide à l’état gazeux est aspiré puis compressé pour en augmenter la température. Le compresseur est associé à un appareil permettant la régulation et la sécurité du système complet (l’ensemble est aussi appelé « générateur »).
  • Le condenseur : il transfère, grâce à un échange de chaleur, les calories contenues dans le fluide, à l’eau du circuit de chauffage classique, radiateurs, plancher chauffant …
Voici quelques uns de nos conseils pour les énergies alternatives

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Présentation du biocarburant

Dans Alternatives par le 27 mai 20094 Commentaires

Le biocarburant (ou agrocarburant) est un carburant qui provient de la biomasse, produit à partir de matériaux organiques non-fossiles. A l’inverse de ce que l’on pourrait croire, le suffixe « bio » ne signifie pas qu’il provient de l’agriculture biologique.

Il existe principalement deux filières :

  • La filière huile et dérivés (biodiesel)
  • La filière alcool ou sucre, à partir de betteraves, de cannes à sucre, … (bioéthanol)

D’autres filières existent aussi mais sont encore expérimentales pour la plupart, comme par exemple le biogaz carburant, ou la production de carburant de synthèse à partir d’algues, de micro-algues, ou de Jatropha.

Une utilisation importante des biocarburants pourrait avoir des effets bénéfiques non seulement sur les gaz à effet de serre mais aussi sur la dépendance, actuelle, d’approvisionnement et d’utilisation en pétrole notamment.

Les biocarburants

Les biocarburants


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Agrocarburant, principe de fonctionnement

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Les biocarburants ont pour but de se substituer aux carburants classiques.
L’idée semble bonne : le cycle naturel de la photosynthèse, transforme le CO2 présent dans l’atmosphère, en matière végétale, grâce au rayonnement solaire. La matière végétale qui est ensuite transformée en carburant, puis brûlée, libère à nouveau la même quantité de CO2 : un bilan global neutre en termes de CO2.

Afin d’obtenir du bioéthanol, il faut transformer des huiles végétales à travers un processus similaire à la distillation.
Les moteurs actuels (essence et diesel) sont facilement adaptables, à faible coût, afin de fonctionner aux carburants de synthèse. Pour les moteurs plus anciens, ils peuvent ne nécessiter aucune modification, et seul l’ajout d’un faible pourcentage d’énergie fossile dans le carburant de synthèse suffit.

Le substitut de l’essence sans plomb est le bioéthanol ou le E85 et pour les moteurs diesels, c’est le biodiesel ou le Diester ou le B100. On peut même éviter toute adaptation en mélangeant directement un faible pourcentage de ces carburants de synthèse aux carburants fossiles.
Le biodiesel et le bioéthanol constituent aujourd’hui les alternatives les plus prometteuses à court terme.

Bioéthanol E85

Bioéthanol E85


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Bilan CO2 des carburants de synthèse

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Étant tout de même meilleur que celui de l’essence, le bilan carbone des carburants de synthèse n’est pas tout à fait neutre.
En effet, les engrais contiennent de l’azote produit grâce à des énergies fossiles, donc non renouvelables.

De plus, la production végétale est issue de l’agriculture classique qui utilise du carburant, parfois fossile. Enfin, la combustion de l’éthanol produit des polluants plus dangereux que la combustion de l’essence.
La production et l’utilisation des biocarburants ne sont donc pas tout à fait propres et contribuent au réchauffement climatique.


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L’agriculture des biocarburants

Dans Alternatives par le 27 mai 2009Commentaires fermés

Afin d’être indépendante énergiquement, la France devrait accroître par 3 la surface des terres agricoles et les dédier uniquement à la culture du biocarburant. De plus, dans les pays sud-américains (notamment le Brésil), la déforestation s’est accrue afin de cultiver plus.

Deforestation amazonienne

Deforestation amazonienne

L’après pétrole ne sera donc pas synonyme d’indépendance énergétique pour la France, et pour beaucoup d’autres pays, mais la production nationale sera plus importante que notre production actuelle de pétrole.

De plus, pour la régulation de la production, environ 10% des terres cultivables européennes sont laissées en jachères.
Les économies réalisées ne seront pas phénoménales mais avec l’incorporation de 5,75% de biocarburants en 2008, puis 7% en 2010 et 10% en 2015, elles seront tout de même significatives.

Pour atteindre cet objectif, les agréments fiscaux accordés aux usines de biocarburants vont fortement augmenter afin de promouvoir le biodiesel et le bioéthanol.

Pourquoi alors ne pas essayer de plébisciter les culture de Jatropha ou d’algues pour la production de ces agrocarburants ?

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Le Biodiesel

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

L’Union Européenne reste aujourd’hui la principale région du monde à avoir développé la filière biodiesel comme biocarburant.
En 2006, la production de biodiesel dans l’U.E. a atteint 6’434 Ml (soit environ 60-65% de la production mondiale annuelle), et la France est le second producteur loin derrière l’Allemagne d’agrocarburant.

La production de Biodiesel en Europe

La production de Biodiesel en Europe

Sur cette carte, seuls les pays producteurs les plus importants de biodiesel sont mentionnés.

Processus de fabrication du Biodiesel

Les huiles végétales, afin de produire du biodiesel, s’obtiennent classiquement par simple pressage de graines. Cette huile peut être issue de différentes plantes, telles que le colza, le tournesol, le soja, ou encore le Jatropha.

Cependant, ces huiles n’offrent pas une aptitude à l’auto inflammation suffisante afin d’être directement exploitées dans un moteur diesel classique, et leur viscosité est trop importante.
La production de biodiesel à partir de tournesols est ici décrite de façon plus détaillée :

Cycle de production de Biodiesel à partir de Tournesols

Cycle de production de Biodiesel à partir de Tournesols

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Le bioéthanol

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Le bioéthanol est distribué sous le nom de E85, il est composé de 85% d’éthanol et de 15% d’essence, il s’agit du premier biocarburant au monde.
En effet, il fut produit en 2007 à plus de 50 000 millions de litres. Les deux plus gros producteurs sont les États-Unis (49%) et le Brésil (42%). Ensuite vient la Chine puis l’Union Européenne (avec 2816 Ml/an). La France est le premier pays producteur en Europe, avec 1000 Ml/an.

Production de Bioéthanol en Europe

Production de Bioéthanol en Europe

De plus, l’intégralité du bioéthanol vendu en Europe ne vient pas d’une agriculture spécifique aux biocarburants. En effet, la Commission Européenne est tenue d’acheter et de stocker la surproduction viticole afin de réguler le marché. Elle peut ensuite décider de transformer cet alcool vinique en éthanol qui sera ensuite proposé sur le marché des agrocarburants.

Production mondiale de bioéthanol en Millions de Litres

Fabrication du bioéthanol

Le bioéthanol est produit à partir de végétaux contenant du saccharose (canne à sucre, betteraves, …) que l’on extrait et qu’on laisse fermenter ensuite. Il peut aussi être produit à partir d’amidon (blé, maïs, …) qu’on obtient par hydrolyse puis qu’on laisse fermenter. On obtient alors des gaz inflammables permettant leur utilisation en carburant de synthèse.
De nouvelles technologies ont vu le jour afin de permettre la transformation du reste de la plante, longtemps considéré comme un déchet. On l’appelle donc biomasse lignocellulosique (herbe, bois, écorce, tige, feuilles, …) à partir de laquelle on obtient aussi du bioéthanol.

On peut aussi le produirecà partir d’algues, de micro-algues, ou de Jatropha.


Avantages

L’ E85, type de bioéthanol, présente trois grands avantages.

Le premier est environnemental :

  • Le rendement des biocarburants est meilleur que celui des énergies fossiles. Par exemple, pour produire 1 MégaJoule d’énergie, il faudrait 1,15MJ d’énergie fossile, alors qu’il suffit de 0,85MJ de bioéthanol.

Le second est économique :

  • En utilisant de manière importante l’ E85, on pourrait réduire, en partie, la dépendance énergétique de la France vis-à-vis de l’étranger.

Le dernier est technique :

  • Les modifications à apporter aux moteurs, afin qu’ils fonctionnent au E85, n’ont qu’un faible coût. Certains moteurs déjà produits, permettent de fonctionner avec ce carburant (Renault au Brésil par exemple).

Inconvénients du bioéthanol

Les inconvénients de ce biocarburant sont de deux types :

Economiques :

  • La production de l’éthanol engendre des coûts plus importants (15% de plus) que ceux engendrés par le pompage des autres énergies fossiles type gaz ou pétrole.
  • Augmentation du cours de certaines matières premières servant à la fabrication du bioéthanol celles-ci étant mieux rémunérées.

Environnemental :

  • L’utilisation du E85 réduit considérablement la production de gaz à effet de serre (d’environ 40 %), ainsi que de matières cancérigènes, telles que le benzène et le butadiène. Par contre, il libère deux autres produits tout aussi nocifs et cancérigènes : le formaldéhyde et l’acétaldéhyde.

Les acteurs

Le premier producteur européen est un groupe espagnol Abengoa, avec une production de 610 Ml/an. Il se place au 5ème rang aux États-Unis.
La France compte le 7ème plus gros producteur Européen, l’entreprise Tereos. Elle dispose d’une capacité de production de 50 Ml/an. Le groupe attend l’attribution des futurs agréments du plan biocarburant français pour la construction de deux nouvelles usines.

Dans ces deux pays (Espagne et France), la transformation de l’éthanol est assurée par des groupes pétroliers, comme Total en France.

Type de production par pays

L’éthanol pouvant être obtenu à partir de différents végétaux, les pays ont choisi agriculture en adéquation avec leurs climats.

La France : Blé (71%) betterave (15%) et maïs (14%).
Le Brésil : Cannes à sucre.
Les États-Unis : Maïs.
Le Canada : Maïs et blé.
La Suède : Cannes à sucre (importée du Brésil) et betteraves.
L’Allemagne : Blé, betteraves et maïs.

Utilisation

L’éthanol n’a pas vraiment de capacités énergétiques. Dès 10% d’éthanol, des modifications du moteur sont nécessaires. Le réseau de revente d’E85 étant peu développé actuellement en Europe, les constructeurs ne proposent à l’heure actuelle que des véhicules Flexfuels capables de fonctionner avec du super éthanol ou/et de l’essence. Des kits sont commercialisés.
En 2006, 75% des voitures vendues au Brésil étaient « flex ». Les autres marchés sont en pleine expansion, comme en Italie, en France ou encore en Autriche développant le E5 (5% d’éthanol). La zone Asie-Pacifique, l’Australie, l’Indonésie et le Japon a aussi mis en place des politiques favorables à sa commercialisation.
La composition de l’éthanol varie d’un pays à l’autre ainsi que d’une saison à l’autre. Les raffineries ajustent en permanence la teneur en éthanol en fonction de ces critères. Au Brésil, il atteint 95% contre 65 à 85% en France.

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