Éolien en mer : le défi français

Dans Éolienne par le 12 janvier 2018Pas de commentaire

Lundi 8 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé les mesures envisagées par le gouvernement pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables. Il faut soutenir le développement de parcs éoliens offshore, et veiller à ce que les mesures de simplification à venir garantissent la bonne prise en compte des impacts environnementaux des projets et une consultation plus en amont du public et des acteurs locaux.

éolienne offshore

France Nature Environnement souscrit à une politique plus ambitieuse de développement des parcs éoliens offshore, parce qu’elle participe à l’indispensable diversification et relocalisation de nos modes de production énergétique. La France doit néanmoins se donner véritablement les moyens pour atteindre son objectif. Ce sont autant de leviers à actionner pour que ces projets indispensables soient menés de façon plus sereine, plus respectueuse de l’environnement et plus rapide.

Un objectif : raccourcir les délais sans porter atteinte à l’environnement

Aujourd’hui, il faut compter une dizaine d’années entre l’appel d’offres et l’exploitation d’un parc éolien offshore. Avec ces délais, et dans une période où les technologies évoluent très rapidement, les systèmes choisis au départ peuvent s’avérer obsolètes lors de leur mise en service. Pour accélérer la procédure, le ministre de la transition écologique et solidaire a annoncé la création d’un « permis enveloppe ». Celui-ci permettra la délivrance, au lauréat d’un appel d’offres, d’autorisations pouvant évoluer pour intégrer, a posteriori, des modifications du projet d’installation. Les études d’impacts seront donc réalisées par l’Etat. Gageons que les études réalisées par l’Etat soient de qualité et que cette réforme permette le renforcement de l’expertise de l’Etat sur certains pans de l’environnement marin. Des évaluations plus complètes et fiables de l’état initial du milieu marin, et des incidences des nombreuses activités sur la biodiversité sont nécessaires.

Par ailleurs, France Nature Environnement demande la mise en œuvre au plus vite de la planification des activités dans l’espace maritime afin d’identifier les secteurs propices au développement de l’éolien offshore, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes (collectivités, associations, populations, pêcheurs). Cette planification permettra aux habitants, associations, acteurs économiques locaux comme aux porteurs de projets de développement d’éoliennes offshore d’avoir la visibilité nécessaire sur les projets dans des conditions plus sereines et dans des délais raisonnables.

Meilleure acceptabilité des projets : un point essentiel de la réforme à venir

La proposition d’un débat public plus en amont, garantissant une concertation plus efficace sur le choix des zones d’implantation des parcs éoliens offshore est une bonne nouvelle, puisqu’elle permettra une meilleure acceptabilité des projets. Les associations environnementales souhaitent que la diffusion la plus large des éléments d’informations sur les impacts environnementaux des projets et des mesures envisagées pour les éviter, réduire et compenser, soit organisée par les pouvoirs publics pour participer à cette communication d’intérêt général. Par ailleurs, les associations de protection de la nature et de l’environnement sont absentes ou sous représentées dans un grand nombre d’instances créées ces dernières années, et certains projets sont ressentis comme parachutés. Une structure de dialogue sur l’éolien offshore, permettant de définir les stratégies d’accompagnement des appels d’offres et projets, et associant les acteurs locaux et nationaux, dont les associations environnementales, dès l’amont participerait à une meilleure acceptabilité des projets.

La France a pris un retard considérable par rapport à ses voisins européens sur le développement des parcs éoliens en mer. Les mesures de simplification annoncées par le ministre doivent encourager le développement de parcs éoliens offshore tout en garantissant la bonne prise en compte des enjeux environnementaux et une meilleure acceptabilité des projets dans les territoires. Il faut plus de concertation tant au niveau national qu’au niveau local. Un grand nombre d’interrogations légitimes doivent être traitées. Ne pas l’engager, c’est prendre le risque de postures politiciennes ou catégorielles contre-productives.

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Le solaire thermodynamique, une filière industrielle d’avenir

Dans Energies, Solaire par le 11 janvier 20181 Commentaire

On estime qu’en couvrant 0,3% de la surface des déserts cela suffirait à produire l’électricité nécessaire à l’ensemble de l’humanité ! Le solaire Thermodynamique est donc une filière d’avenir à condition qu’elle se développe rapidement ; explications dans ce dossier spécial énergies renouvelables. Le solaire thermodynamique regroupe l’ensemble des techniques qui visent à transformer l’énergie rayonnée par le soleil en chaleur à température élevée. Cette énergie thermique peut ensuite alimenter tout procédé industriel consommateur de chaleur à moyenne ou haute température dont, en premier lieu, la production d’électricité.

une centrale  solaire thermodynamique

Les différents types de centrales solaires thermodynamiques

D’une superficie pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de mètres carrés, les centrales solaires thermodynamiques recouvrent l’ensemble des techniques qui visent à transformer l’énergie rayonnée parle soleil en chaleur à température élevée, puis à convertir cette chaleur en énergie électrique. Selon le mode de concentration du rayonnement solaire, une grande variété de configurations différentes est possible pour les centrales solaires thermodynamiques. Les applications sont diverses : production d’électricité, production de vapeur pour procédés industriels ou encore appoint solaire pour des installations utilisant des combustibles biomasse ou fossiles.
centrales à collecteurs cylindro-paraboliques

  • Les centrales à collecteurs cylindro-paraboliques

Ce type de centrale se compose de rangées parallèles de longs miroirs cylindro-paraboliques qui tournent autour d’un axe horizontal pour suivre la course du soleil. Les rayons solaires sont concentrés sur un tube récepteur horizontal, dans lequel circule un fluide caloporteur dont la température atteint en général 400°C.
Ce fluide est ensuite pompé à travers des échangeurs afin de produire de la vapeur surchauffée qui actionne une turbine ou un générateur électrique.
La technologie de réflecteurs cylindro-paraboliques est la plus fréquente et est actuellement utilisée par les plus puissantes centrales solaires au monde dans le Sud-ouest des Etats-Unis et dans le Sud de l’Espagne. Achevée et relié au réseau en avril 2007, Nevada Solar One est alors la plus grande centrale solaire de ce type au monde.

  • Les centrales solaires à miroir de Fresnel

centrales solaires à miroir de FresnelUn facteur de coût important dans la technologie des collecteurs cylindro-paraboliques repose sur la mise en forme du verre pour obtenir sa forme parabolique. Une alternative possible consiste à approximer la forme parabolique du collecteur par une succession de miroirs plans.
C’est le principe du concentrateur de Fresnel. Chacun des miroirs peut pivoter en suivant la course du soleil pour rediriger et concentrer en permanence les rayons solaires vers un tube ou un ensemble de tubes récepteurs linéaires fixes.
En circulant dans ce récepteur horizontal, le fluide thermodynamique peut être vaporisé puis surchauffé jusqu’à 500°C. La vapeur alors produite actionne une turbine qui produit de l’électricité. Le cycle thermodynamique est généralement direct, ce qui permet d’éviter les échangeurs de chaleur.

  • Les centrales à tour

centrales solaire thermodynamique à tourLes centrales solaires à tour sont constituées de nombreux miroirs concentrant les rayons solaires vers une chaudière située au sommet d’une tour. Les miroirs uniformément répartis sont appelés héliostats.
Chaque héliostat est orientable, et suit le soleil individuellement et le réfléchit précisément en direction du receveur au sommet de la tour solaire.
Le facteur de concentration peut dépasser 1000, ce qui permet d’atteindre des températures importantes, de 600°C à 1000°C. L’énergie concentrée sur le receveur est ensuite soit directement transférée au fluide thermodynamique (génération directe de vapeur entraînant une turbine ou chauffage d’air alimentant une turbine à gaz), soit utilisée pour chauffer un fluide caloporteur intermédiaire.
Ce liquide caloporteur est ensuite envoyé dans une chaudière et la vapeur générée actionne des turbines. Dans tous les cas, les turbines entraînent des alternateurs produisant de l’électricité.

  • Les centrales à capteurs paraboliques

centrales à capteurs paraboliquesAyant la même forme que les paraboles de réception satellite, les capteurs paraboliques fonctionnent d’une manière autonome. Ils s’orientent automatiquement et suivent le soleil sur deux axes afin de réfléchir et de concentrer les rayons du soleil vers un point de convergence appelé foyer.
Ce foyer est le récepteur du système. Il s’agit le plus souvent d’une enceinte fermée contenant du gaz qui est monté en température sous l’effet de la concentration.
Cela entraîne un moteur Stirling qui convertit l’énergie solaire thermique en énergie mécanique puis en électricité.
Le rapport de concentration de ce système est souvent supérieur à 2000 et le récepteur peut atteindre une température de 1000°C.
Un de leurs principaux avantages est la modularité : ils peuvent en effet être installés dans des endroits isolés, non raccordés au réseau électrique. Pour ce type de système, le stockage n’est pas possible.

  • la tour solaire à effet de cheminée

tour solaire à effet de cheminéeDans ce concept, les rayons solaires ne sont pas concentrés. L’air est chauffé par une surface de captage solaire formée d’une couverture transparente et agissant comme une serre. L’air chaud étant plus léger, il s’échappe par une grande cheminée centrale. La différence de température entre la partie basse et la partie haute de la cheminée donne lieu à un déplacement perpétuel de l’air (phénomène de la convection naturelle).
Cette circulation d’air permet alors à des turbines situées à l’entrée de la cheminée de produire de l’électricité.
Le principal avantage de ce système est qu’il peut fonctionner sans intermittence en utilisant le rayonnement du soleil le jour et la chaleur emmagasinée dans le sol la nuit.

Un potentiel considérable pour une ressource inépuisable :

La majorité des systèmes solaires thermodynamiques mettent en œuvre des dispositifs de concentration optique. Comme les dispositifs solaires photovoltaïques à concentration, ils valorisent donc le rayonnement solaire direct (DNI – Direct Normal Irradiation). Le monde recèle un potentiel de ressource très important dans les régions où l’ensoleillement direct est intense.

zones les plus favorables à l’utilisation de l’énergie solaire à concentration (thermodynamique et photovoltaïque)

zones les plus favorables à l’utilisation de l’énergie solaire à concentration (thermodynamique et photovoltaïque)

  • Des principes et des technologies innovants

Un système solaire à concentration a pour première fonction de concentrer le rayonnement solaire sur une « cible », linéaire ou ponctuelle suivant la technologie. Cette cible est un absorbeur/échangeur qui transforme ce rayonnement en chaleur et communique celle-ci à un fluide caloporteur. L’énergie thermique ainsi collectée peut ensuite être valorisée par le biais de cycles thermodynamiques pour générer de l’électricité, du froid, réaliser une conversion chimique, dessaler de l’eau de mer, etc.
La conversion de l’énergie solaire passant par une étape thermique, il est possible d’hybrider ces systèmes en les associant à des sources d’énergies fossiles (gaz naturel ou charbon) ou renouvelables (biomasse ou déchets) et/ou de stocker massivement et à coût modéré l’énergie collectée sous forme de chaleur. Les centrales solaires thermodynamiques disposant de stockages adaptés fonctionnent déjà ainsi hors des heures d’ensoleillement, ce qui peut permettre, selon les pays, de mieux répondre à la demande en énergie électrique – pics de consommation, notamment.
Si ces principes décrits sont généraux, leur mise en œuvre prend des formes variées. La figure ci-dessous illustre les principaux types de systèmes concentrateurs mis en œuvre dans les centrales solaires thermodynamiques.

Principaux systèmes de collecteurs solaires à concentration

Principaux systèmes de collecteurs solaires à concentration

Principe de fonctionnement du solaire thermodynamique

C’est à la fin du 19ème siècle que les premières expériences, sous leurs formes actuelles, apparaissent dans le domaine du solaire à concentration (exposition universelle de 1878). Au 20ème siècle, les premiers systèmes paraboliques produisant de la vapeur sont conçus. A la fin des années 1970, des projets pilotes de centrales solaires à concentration se développent aux États-Unis, en Russie, au Japon et en Europe. Les années 1980 marquent le début de la construction en série de ces centrales dans le désert californien. Aujourd’hui, la technologie du solaire thermodynamique a considérablement évolué et de nombreux projets y font appel.

Le solaire thermodynamique est l’une des valorisations du rayonnement solaire direct. Cette technologie consiste à concentrer le rayonnement solaire pour chauffer un fluide à haute température et produire ainsi de l’électricité ou alimenter en énergie des procédés industriels. Les centrales solaires thermodynamiques recouvrent une grande variété de systèmes disponibles tant au niveau de la concentration du rayonnement, du choix des fluides caloporteur et thermodynamique ou du mode de stockage.

  • Les systèmes de concentration:

L’énergie solaire étant peu dense, il est nécessaire de la concentrer, via des miroirs réflecteurs, pour obtenir des températures exploitables pour la production d’électricité. Le rayonnement peut être concentré sur un récepteur linéaire ou ponctuel. Le récepteur absorbe l’énergie réfléchie par le miroir et la transfère au fluide thermodynamique. Les systèmes à concentration en ligne ont généralement un facteur de concentration inférieur à celui des concentrateurs ponctuels.

  • Le facteur de concentration :

Une caractéristique du système est son facteur de concentration. Ce coefficient permet d’évaluer l’intensité de la concentration solaire : plus le facteur de concentration est élevé, plus la température atteinte sera importante.
Facteur de concentration = surface du miroir/surface du récepteur

Les fluides caloporteurs et thermodynamiques

L’énergie thermique provenant du rayonnement solaire collecté est convertie grâce à un fluide caloporteur puis un fluide thermodynamique. Dans certains cas, le fluide caloporteur est utilisé directement comme fluide thermodynamique. Le choix du fluide caloporteur détermine la température maximale admissible, oriente le choix de la technologie et des matériaux du récepteur et conditionne la possibilité et la commodité du stockage.

  1. L’eau liquide est, a priori, un fluide de transfert idéal. Elle offre un excellent coefficient d’échange et possède une forte capacité thermique. En outre, elle peut être utilisée directement comme fluide thermodynamique dans un cycle de Rankine. Cependant son utilisation implique de travailler à des pressions très élevées dans les récepteurs en raison des hautes températures atteintes, ce qui pose problème pour les technologies cylindro-paraboliques.
  2. Les huiles sont des fluides monophasiques qui présentent un bon coefficient d’échange. Leur gamme de température est limitée à environ 400°C. C’est le fluide le plus couramment employé dans les centrales à collecteurs cylindro-paraboliques.
  3. Les sels fondus à base de nitrates de sodium et de potassium offrent un bon coefficient d’échange et possèdent une densité élevée. Ils sont donc également de très bons fluides de stockage. Leur température de sortie peut atteindre 650°C. Leur association avec un concentrateur à tour et un cycle de Rankine constitue une combinaison déjà éprouvée.
  4. Les gaz tels l’hydrogène ou l’hélium peuvent être utilisés comme fluides thermodynamiques et entraîner les moteurs Stirling qui sont associés aux collecteurs paraboliques.
  5. Les fluides organiques (butane, propane, etc.) possèdent une température d’évaporation relativement basse et sont utilisés comme fluide thermodynamique dans un cycle de Rankine.
  6. L’air peut être utilisé comme fluide caloporteur ou comme fluide thermodynamique dans les turbines à gaz.

Les systèmes de génération d’électricité

Plusieurs systèmes de génération d’électricité sont envisageables : turbine à gaz solarisées, cycle de Rankine vapeur, moteur Stirling, Cycle de Rankine organique, etc. Le choix d’un système est conditionné par le type de fluide, la technique de captage et de stockage envisagés. Les cycles de Rankine vapeur sont, dans l’état actuel des technologies, les plus largement déployés.

Une production en continu par le stockage et l’hybridation
  • Le stockage : un atout majeur de certaines technologies solaires thermodynamiques est leur capacité de stockage qui permet aux centrales de fonctionner en continu. En effet, lorsque l’ensoleillement est supérieur aux capacités de la turbine, la chaleur en surplus est dirigée vers un stockage thermique, qui se remplit au cours de la journée. La chaleur emmagasinée permet de continuer à produire en cas de passage nuageux ainsi qu’à la tombée de la nuit. Plusieurs procédés de stockage peuvent être utilisés : sel fondu, béton, matériaux à changement de phase, etc.
  • L’hybridation avec une source de chaleur fossile ou biomasse permet d’accroître la disponibilité des installations et de produire la chaleur de manière garantie. Elle favorise ainsi la stabilité des réseaux électriques nationaux et continentaux.
Liste des centrales solaires thermodynamiques dans le monde
  • L’Espagne

épicentre du développement de l’énergie solaire thermodynamique, reste de loin le premier producteur d’électricité par cette technique avec 2 304 MW en service fin 2013 et 3 443 GWh produits en 2012, suivie par les États-Unis avec 765 MW en service fin 2013, et 5 600 MW de projets annoncés de centrales thermiques solaires. Le développement de ce marché a été interrompu par la suspension, décidée en 2012 par le gouvernement Rajoy, des tarifs d’achat garantis pour les énergies renouvelables.

  • Les États-Unis

deuxième producteur mondial, détient les cinq plus grandes centrales solaires thermodynamiques du classement mondial.

  • Le Maroc

le Plan Solaire Marocain, (2 000 MW) en 2020 a franchi une première étape avec la mise en service de la centrale solaire Noor (160 MW) en février 2016.

  • La Chine

construit également quatre centrales : CPI Golmud Solar Thermal Power Plant, Delingha Supcon Tower Plant, HelioFocus China Orion Project et Ninxia ISCC, avec 302 MW au total.

  • En Afrique du Sud

quatre centrales sont en cours de construction : Bokpoort, Ka Xu Solar One, Khi Solar One et Xina Solar One, avec une puissance totale de 300 MW.

  • Le Chili

trois très importantes centrales solaires thermodynamiques (450 MW, 260 MW et 390 MW) sont en projet fin 2017.

  • L’Arabie saoudite

a prévu d’installer 25 GW de centrales solaires à concentration d’ici à 2032 ; son agence K.A.CARE chargée du programme d’énergies renouvelables a annoncé en février 2013 le lancement du premier appel d’offres de 900 MW, puis l’a retardé afin de réaliser auparavant une vaste campagne de mesures d’ensoleillement au moyen de 75 stations réparties dans tout le royaume ; cette prudence s’explique par l’expérience malheureuse de la centrale de Shams 1, à 120 km d’Abou Dhabi, première centrale inaugurée dans la péninsule arabique : son rendement réel s’est avéré inférieur de 20 % à celui qui avait été estimé, du fait de la présence de poussières de sable dans l’air1.

  • En Inde

le gouvernement a réduit les financements pour la filière thermique au profit du photovoltaïque dans le cadre du programme JNNSM (Jawaharlal Nehru National Solar Mission) qui vise 20 GW solaires d’ici à 2022 ; sur les 7 projets solaires thermodynamiques validés en 2010 pour la première phase du programme, seuls deux ont respecté les délais de construction : Godawari (50 MW), mis en service en juin 2013, et Rajasthan Sun Technique (100 MW), mis en service en mars 2014 ; un troisième projet, Megha Engineering, est en construction, et les quatre autres sont différés et pourraient être annulés1.

Les tendances du marché sont :

l’augmentation de la taille des projets afin de réduire les coûts : 377 MW pour Ivanpah (tours solaires), production estimée : 1 079 GWh/an ; 280 MW (944 GWh/an) pour Solana (miroirs cylindro-paraboliques) ; 100 MW pour Rajasthan Sun Technique (miroirs de Fresnel, Areva) ; des projets de 500 MW sont en cours de développement (projets de centrales à tours de Palen SEGS et Hidden Hills, par BrightSource Energy) ;

le développement des systèmes de stockage, qui deviendra la norme à l’avenir ; ainsi, la centrale américaine de Crescent Dunes (110 MW) a un système de stockage à sels fondus permettant de produire la nuit ou lors des pointes de demande pendant une durée de dix heures, la centrale sud-africaine de Bokpoort (50 MW) a neuf heures de stockage, celle de Solana six heures et celle de Noor 1 au Maroc (160 MW) de trois heures.

  • En France, Alba Nova 1, située en Corse, était la première centrale solaire thermodynamique d’envergure à avoir obtenu en 2011 un permis de construire depuis plus de 30 ans. Sa construction est gelée en 2016 suite à la mise en faillite de son constructeur Solar Euromed.
Glossaire du solaire thermodynamique
• Solaire thermodynamique : également appelé solaire à concentration ou CSP (concentrated solar power), cette technologie permet de convertir le rayonnement solaire direct en électricité via des processus thermodynamiques
• Miroir : également appelé collecteur, capteur, réflecteur ou concentrateur, le miroir est le système qui permet de collecter et de concentrer le rayonnement solaire
• Fluide caloporteur : également appelé fluide de transfert, il est chargé de transporter la chaleur collectée et concentrée par le miroir
• Fluide thermodynamique : appelé également fluide de travail, il permet d’actionner et d’entraîner les machines (moteurs, turbines, etc.)
Bibliographie et articles complémentaire à lire
La plus grande centrale solaire thermodynamique au monde
La page wikipédia sur le solaire thermodynamique
Toujours aucun appel d’offre pour la fabrication d’une centrale en France
Rapport final d’étude des retombées économiques potentielles de la filière solaire thermodynamique française

L’annuaire de la filière française du solaire thermodynamique

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Plan climat, qu’est-ce que le paquet solidaire ?

Dans A LA UNE, Chauffage, Climat & Météto, Energies, Equipement par le 3 janvier 2018Pas de commentaire

le plan climat - 4 mesures en 2018<

Entrée en vigueur de 4 mesures concrètes depuis le 1er janvier 2018 avec le Plan Climat. La France s’est engagée à rendre la mobilité propre accessible à tous et à éradiquer la précarité énergétique. Pour y parvenir, Nicolas Hulot présente le paquet « solidarité climatique ». Prime à la conversion de véhicules, chèque énergie, crédit d’impôt pour la transition énergétique et changement des chaudières au fioul : ces quatre mesures concrètes visent à améliorer le quotidien des Français. Explications...

Energie : le chèque énergie

chèque énergie

4 millions de ménages peuvent bénéficier du chèque énergie généralisé en 2018. D’un montant d’environ 150€ par an, il permet aux familles en situation de précarité de payer leurs factures d’énergie. Ce chèque énergie a été conçu comme  un outil de lutte contre la précarité énergétique qui aide les Français aux revenus très modestes à payer leurs factures d’énergie, quel que soit leur moyen de chauffage.

Le crédit d’impôt énergie (CITE)

le crédit d'impôt CITE

Le dispositif d’aide à la rénovation destiné aux ménages et aux entreprises est prolongé en 2018 mais sera transformé en prime en 2019. Le taux d’aide de 30% du montant des travaux reste la règle générale. Ce crédit d’impôt pour la transition énergétique permet de financer des travaux d’isolation des logements et d’amélioration du chauffage des logements, et donc de faire des économies d’énergies permettant de réduire la facture de chauffage, tout en luttant contre le changement climatique. En savoir plus ici >>

Transport : prime à la conversion

Prime à la conversion

En 2018 les français qui remplacent un vieux véhicule polluant par une neuve ou d’occasion récente peu polluante reçoivent une aide. Son montant peut aller jusqu’à 2500€, bonus écologique inclus. La prime à la conversion des véhicules vise à accélérer la sortie du parc des véhicules essence et diesel les plus polluants. Quels sont les vieux véhicules concernés ? Quelle prime pour quel véhicule acheté ? Plus d’info ici >>

Les certificats d’économie d’énergie

Les certificats d’économie d’énergie

En 2018, les ménages modestes et très modestes qui se débarrassent d’une vieille chaudière au fioul pour plus performante peuvent recevoir une aide pouvant aller jusqu’à 3000€. En complément du crédit d’impôt transition énergétique, l’aide au remplacement sera attribuée aux ménages qui investissent dans les énergies renouvelables : pompe à chaleur, chaudière bois ou granules.

 

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Construction d’une nouvelle centrale hydroélectrique en Savoie (brève)

Dans Energies, Hydraulique par le 13 décembre 2017Pas de commentaire

Zone d'implantation de la nouvelle centrale hydroélectrique en Savoie

METHANOR investit 956K€ dans la construction d’une nouvelle centrale

Paris, le 6 décembre 2017 – Méthanor (Alternext FR0011217710 ALMET), société spécialisée dans le financement et l’exploitation de projets d’énergies renouvelables (méthanisation, biomasse, photovoltaïque, hydroélectrique…), a co-investi avec Akuo Energy dans la centrale hydroélectrique d’Aqua Bella, une petite centrale hydroélectrique au fil de l’eau.

turbines de type VLH

Cette centrale en construction est caractérisée par un faible dénivelé et un important débit. La centrale est directement implantée dans le lit de la rivière, à 150 mètres environ du pont de la D72 C de Randens. Elle comptera 4 turbines de type VLH qui seront mises en place pour une puissance électrique nominale de 2200 kW. Ces turbines, spécialement conçues pour les basses chutes (de 1,4 m à 4,8 m), seront complètement immergées, entraînant un impact sonore et visuel nul. La production électrique annuelle moyenne estimée sera de 14 675 MWh.

Ou est présent Méthanor ?

ou est présent méthanor

Méthanor a investi 956k€ dans ce nouveau projet d’énergies renouvelables aux côtés d’Akuo Energy et acquis 11% du capital de la centrale sachant que le coût du financement total s’élève à 12,85 M€. Pour rappel, la société Méthanor a toujours été rentable depuis sa création et a annoncé un résultat net en forte progression à + 126 K€ au 30/06/2017, ainsi que la distribution d’un dividende de 6c€ en juillet 2017. Depuis le début de l’année le montant des investissements réalisés dans les énergies renouvelables s’élève au total à près de 4 M€.

Méthanor

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Feuille de route économie circulaire

Dans A LA UNE, Alternatives, Clean tech, Energies, Environnement, Règlementation par le 1 décembre 2017Pas de commentaire

Pour une fois qu’on vous demande votre avis, saisissez cette chance unique de participer et de contribuer au débat en répondant à différentes questions. Vos contributions permettront d’alimenter les débats et les ateliers qui ont vocation à élaborer la feuille de route de l’économie circulaire. Vous pouvez aussi échanger avec les autres participants en commentant leurs propres contributions. La consultation est ouverte du 30 octobre 2017 au 6 décembre 2017.

Feuille-route-economie-circulaire

Quel est le but de cette feuille de route sur l’économie circulaire ?

La feuille de route économie circulaire : un objectif national, une démarche collective
Avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, la France s’est fixé des objectifs ambitieux pour engager la transition vers une économie circulaire. Afin de passer à l’action et définir les mesures concrètes qui permettront d’atteindre ces objectifs, une feuille de route économie circulaire doit être élaborée avant la fin du premier trimestre 2018. Sa mise au point va associer toutes les parties prenantes ainsi que le public, via une consultation en ligne.

Se donner les moyens de nos ambitions pour l’économie circulaire

La feuille de route économie circulaire s’inscrit dans le Plan climat et doit permettre à la France d’atteindre les objectifs de transition vers une économie circulaire fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

La consultation est ouverte du 30 octobre 2017 au 6 décembre 2017

Pour cela elle doit apporter des solutions opérationnelles à plusieurs défis : comment produire avec moins de ressources ? Comment consommer mieux ? Comment recycler mieux ?
L’élaboration de la feuille de route économie circulaire va être l’occasion de mobiliser l’ensemble des acteurs – entreprises, collectivités, citoyens – pour lancer la dynamique de l’économie circulaire à plus grande échelle dans notre pays et signifier auprès du grand public le basculement vers une économie écologique innovante, sobre en ressources mais riche en emplois et favorisant la cohésion sociale où chacun a un rôle à jouer.
L’élaboration de la feuille de route vise à permettre à l’ensemble des acteurs d’apporter leur contribution, sans oublier le grand public.

Feuille -de-route-economie-circulaire

Une consultation en ligne ouverte à tous

Le public est invité à s’exprimer en formulant ses propositions via le site internet dédié dans la rubrique « participer », après inscription sur la plateforme. La consultation en ligne est ouverte du 30 octobre au 6 décembre 2017.

La consultation du public s’organise autour de 5 grands thèmes de réflexion :

  1. Consommation durable : agir sur la demande et le comportement du consommateur
  2. Gestion des déchets : mieux trier pour mieux recycler
  3. Production durable : limiter l’impact environnemental des produits
  4. Mobilisation des acteurs : mettre en œuvre des leviers d’action en transverse
  5. Cadre financier : quels soutiens et incitations financiers pour favoriser la transition vers l’économie circulaire ?


Un comité de pilotage et des ateliers de travail

Les parties prenantes institutionnelles – élus, professionnels, associations de protection de l’environnement et de consommateurs, administrations de l’État, établissements publics … – sont associées à la concertation à travers : un comité de pilotage qui se réunit sous l’égide du ministre de la transition écologique et solidaire ; des ateliers de travail thématiques où seront abordés les sujets clés de la feuille de route : déployer l’économie circulaire dans les territoires ; viser 100 % de plastiques recyclés en 2025 ; production et consommation durable ; outils économiques.

Des ambassadeurs auprès du grand public

Un panel de 9 « ambassadeurs de l’économie circulaire », personnalités engagées dans cette thématique, est investi d’une mission de pédagogie, de promotion de l’économie circulaire auprès du grand public, et de mobilisation des acteurs. Il apporte son soutien et participe à l’animation de la concertation (ateliers thématiques). Il peut contribuer à alimenter la feuille de route par ses préconisations.

Les ambassadeurs de l’économie circulaire :

Des événements participatifs

Pour renforcer la dimension participative de l’élaboration de la feuille de route, plusieurs événements seront organisés début de 2018 (barcamp, data session, atelier de design de service) et un hackathon après la sortie de la feuille de route de l’économie circulaire.

Des travaux prévus sur 5 mois

Annoncée par Brune Poirson lors des assises des déchets le 28 septembre à Nantes, l’élaboration de la feuille de route économie circulaire va s’étaler sur 5 mois pour une publication de la feuille de route au 1er mars 2018.

Calendrier :

  • 1ère étape : Lancement des travaux – consultation du public en ligne – novembre 2017
  • 2ème étape : Synthèse des contributions – mise au point d’un premier projet de feuille de route – décembre 2017
  • 3ème étape : Consultation du public sur le projet de feuille de route – janvier/février 2018
  • 4ème étape : Publication de la feuille de route économie circulaire – mars 2018
Comment participer ?

Rdv sur cette page et déposez simplement votre avis, recommandation, idée… et si vous n’avez pas bien compris comment participer, n’hésitez pas à consulter la page d’aide en ligne


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La France se dote enfin de sa première éolienne offshore

Dans A LA UNE, Communication, Éolienne par le 25 octobre 2017Pas de commentaire

Vendredi 13 octobre 2017, la France a inauguré sa première éolienne en mer. Gageons que ce vendredi 13 lui portera bonheur et que cela fera date dans l’histoire des éoliennes françaises offshore. Conçue par Ideol, une société basée à La Ciotat (13), et fabriquée par Bouygues Travaux Publics, c’est la technologie portée par Floatgen qui a été sélectionnée pour cette éolienne car elle offre de nombreux avantages par rapport à l’éolien fixé en mer.

eolienne-flottante

L’éolien en mer flottant combine compétitivité-prix et maximisation des retombées économiques locales même si ce n’est pas au goût de tout le monde, notamment les défenseurs de l’environnement qui luttent parfois de manière irraisonnable contre cet éolien flottant ou pas. Pour preuve, le parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu un avis négatif sur le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport. Sur les 62 éoliennes qui doivent être installées au large du Tréport, un tiers se trouve dans la zone du PNM. Cet avis consultatif pourrait être suivi d’un avis conforme du Conseil d’administration de l’Agence française de la Biodiversité. Un choix qui met en difficulté la filière des énergies marines renouvelables et l’atteinte de l’objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030

Présentation de l’éolienne


Baptisée sur le Quai des Darses à Saint-Nazaire devant 300 acteurs internationaux on espère que c’est le début d’une nouvelle filière industrielle pour la France, car nous avons un retard important face à nos homologues européens.



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Quels objectifs pour cette éolienne ?

Cette éolienne d’une puissance de 2 MW s’apprête donc à rejoindre le site d’essais en mer SEM-REV de l’École Centrale de Nantes (une grande école d’ingénieurs fondée en 1919)
et du CNRS qu’on ne présente plus. C’est au large du Croisic qu’elle sera installée pour une durée initiale de deux ans. L’électricité produite sera injectée sur le réseau électrique pendant toute la durée de l’exploitation. L’objectif de ce projet est de confirmer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant. Il est aussi de démontrer que la solution technologique d’Ideol est la plus compétitive sur le marché. S’affranchissant de la contrainte de profondeur, les éoliennes en mer flottantes ouvrent très largement le potentiel de marché, plus de 80% des ressources éoliennes en mer étant situées à plus de 60 mètres de profondeur. Elles peuvent de plus être installées plus au large et donc avoir un impact visuel faible ou inexistant depuis la côte. Enfin, en profitant de vents plus constants et plus forts, elles permettent d’augmenter le rendement de production de l’électricité. Une révolution technologique qui dessine l’avenir de l’éolien en mer.

Télécharger le dossier sur la technologie Floatgen >>

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Faire des économies sur l’énergie, quels avantages ?

Dans Energies par le 17 octobre 2017Commentaires fermés

Souvent, on pense que si l’on économise en évitant le chauffage et la lumière allumée toute la journée, on ne fait pas de différence comme personne d’autre ne le fait de toute façon… Mais ne pensez pas comme ça ! Chaque kWh économisé représente moins de pollution, et si tout le monde pense à éteindre le chauffage avant de partir, ou de toujours éteindre la lumière dans les pièces qu’on quitte, on va avoir une vraie différence. De plus, votre facture d’électricité va être moins élevée.

Mais comment peut-on utiliser moins d’énergie à la maison ?

La température du frigo est un premier pas. La norme est simple, les aliments doivent être à une température maximale de +5°C en haut du frigo. Pour cela, la température du frigo doit être de +4°C dans l’étage supérieur, ni plus, ni moins. Pensez donc à vérifier régulièrement cette température, grâce à un simple thermomètre et réglez le thermostat en conséquence. Pour les congélateurs, la température recommandée est de -18°C, comme pour les frigos, pensez à la vérifier régulièrement. 1°C de moins représente une économie d’environ 5%.
Surtout, ne faites pas l’erreur de placer votre four côte à côte avec le frigo ! La différence de température peut lentement détruire le frigo, et il va devoir utiliser plus d’électricité pour garder son contenu froid.

Le prochain pas est de faire attention aux lampes qu’on utilise. Eteindre la lumière dans le couloir ou dans la pièce que l’on vient de quitter devient un réflexe de plus en plus courant, heureusement. Mais pour éclairer le moins possible, pensez à optimiser les apports solaires (qui en plus apportent de la chaleur). Pensez donc à tailler régulièrement les arbres devant les fenêtres ou à mettre des rideaux plus fins – voir même les supprimer quand cela est possible, cela permet de moins éclairer artificiellement.

Quelles autres solutions ?

Une erreur que beaucoup de locataires font est l’utilisation de la clime, surtout pendant l’été. Une température ambiante trop élevée n’est pas bonne, mais il n’est souvent pas nécessaire d’utiliser la clime : pendant les jours vraiment chauds de l’été, on peut aérer le matin et le soir, quand la température dehors est moins élevée à l’intérieur. La climatisation utilise beaucoup d’énergie, et son utilisation peut être évitée dans la plupart des cas.
Les écrans mangent littéralement de l’énergie, il est donc important de ne pas acheter la meilleure qualité à 30 pouces, et avec des couleurs vivantes… La technologie Plasma est la plus énergivore avec des consommations de l’ordre de 400W pour un grand écran (50 pouces). Allumée 3 heures par jour, la facture annuelle est de 50€! Éteignez donc la télévision lorsque personne ne la regarde. Essayez de limiter le nombre de postes dans la maison (utilité d’une télé dans la chambre?) et lors d’un renouvellement, optez pour une technologie LED, moins énergivore. Gardez à l’esprit qu’une consommation de 80W est acceptable pour un téléviseur récent.

En empruntant la voiture, on peut aussi faire attention à la consommation, en ne pas trop utilisant le moteur, donc pas d’accélérations brusques. De plus, il est important d’acheter une vignette qui montre que votre voiture est conforme aux règles de pollution.

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Inauguration du parc d’Arguel de 18 machines dans la Somme (brève)

Dans Communication, Energies, Entreprise, Éolienne par le 9 octobre 2017Pas de commentaire

CNR et son partenaire energieTEAM inaugurent un parc de 18 éoliennes sur les communes d’Andainville, Arguël, Fresnoy-Andainville et Saint-Maulvis

Didier Lhuillier, Directeur général de CNR (Compagnie Nationale du Rhône) et Ralf Grass, Président d’energieTEAM,  ont inauguré ce jour le parc éolien d’Arguël dans la Somme. D’une puissance de 42,2 MW, ce parc éolien est le 38ème mis en service par CNR, en partenariat avec energieTEAM.  Il illustre la politique soutenue de développement initiée depuis 10 ans par CNR dans les énergies renouvelables aux côtés des territoires. Il permet à CNR de disposer de 476 MW de puissance installée en éolien et à energieTEAM d’être le 3e exploitant français après Engie et EDF.


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Baissez durablement votre facture d’électricité et de gaz

Dans A LA UNE, Chauffage, Consommation, Dépenses, Eclairage, Energies, Energies, Maison par le 7 septembre 20171 Commentaire

AVEC L’UFC-QUE CHOISIR, FAITES DURABLEMENT BAISSER VOTRE FACTURE D’ÉLECTRICITÉ ET DE GAZ !

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10 ans après l’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence, et alors que les conditions d’une véritable concurrence profitable aux consommateurs sont réunies sur les marché du gaz et de l’électricité, un trop grand nombre de consommateurs ignore la possibilité, les modalités mais aussi l’intérêt du changement de fournisseur d’énergie… L’UFC-Que Choisir entend donc, comme elle l’a fait avec succès l’an dernier, éveiller les consciences sur l’intérêt et la simplicité du changement de fournisseur d’énergie, les rassembler pour faire émerger des offres (gaz et électricité) les plus attractives possibles financièrement et assises sur des conditions juridiques sécurisées.
N’hésitez plus. Ensemble, faisons baisser la facture énergie !

Nouveautés 2017

Cette année, pour répondre à la demande des consommateurs, la campagne comprend plusieurs nouveautés : les offres gaz et électricité « classiques », sont dorénavant À PRIX FIXES 2 ANS pour une plus grande prévisibilité des tarifs et durabilité des économies potentielles. Pour l’électricité est proposé un lot « soutien aux petits producteurs de renouvelable » À PRIX FIXE 1 AN (électricité provenant majoritairement de petits sites de production renouvelable situés en France), pour lequel le nombre de souscripteurs est plafonné à 25 000.

Si tous les inscrits pourront demander à avoir une proposition d’offre personnalisée « soutien aux petits producteurs de renouvelable », seules les 25 000 premières personnes qui exprimeront le souhait d’y souscrire pourront en bénéficier.

Attention le nombre de place est limité alors ne perdez pas de temps et  Inscrivez-vous  ici >>

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Quelles garanties ?

  • Du gaz et/ou de l´électricité moins chers
  • Un contrat sûr
  • L’ UFC-Que Choisir à vos côtés

Pourquoi inviter les consommateurs à quitter les tarifs réglementés de gaz et d’électricité ?

Aujourd’hui, les fournisseurs alternatifs peuvent durablement proposer des offres tarifaires compétitives par rapport aux tarifs réglementés proposés par les opérateurs historiques [EDF pour l’électricité, ENGIE (ex GDF Suez) pour le gaz]. De même, les tarifs réglementés permettent de moins en moins d’avoir une vue claire de l’évolution tarifaire: celui du gaz change tous les mois, le tarif réglementé d’électricité change, lui, chaque été alors que l’on trouve des offres à prix fixes sur le marché libre. Enfin, au dire même des experts du secteur, les tarifs réglementés risquent de fortement augmenter dans les mois et années à venir. Alors que la sécurité de l’approvisionnement est garantie par les distributeurs nationaux et pas les fournisseurs historiques, et que l’on peut toujours revenir au tarif réglementé après les avoir quitté, l’UFC-Que Choisir appelle donc les consommateurs, dans leur intérêt, à faire jouer la concurrence.

Comparateur Gaz & Électricité gratuit

Grâce au calculateur de consommation de gaz et d’électricité, vous pouvez réduire votre facture annuelle d’énergie. Une fois cochées les cases qui permettent de déterminer votre consommation, le montant annuel de votre dépense s’affiche. Vous pouvez le comparer à toutes les offres commerciales disponibles, le montant d’économies réalisé ou son surcoût sont précisés pour chacune. En cliquant sur le nom du fournisseur, vous avez accès à l’évaluation de son contrat et à notre avis sur ses offres.

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Eoliennes : Floatgen ouvre la voie de l’éolien en mers profondes

Dans Communication, Entreprise, Éolienne, Hydraulique, Hydrolien par le 19 novembre 2015Pas de commentaire

floatgenLe projet FLOATGEN se reconfigure et ouvre la voie de l’éolien en mers profondes avec la première éolienne flottante testée au large des côtes françaises. Sept partenaires, venant de quatre pays Européens, se sont réunis à l’Ecole Centrale de Nantes le 24 juin pour inaugurer la nouvelle configuration de ce projet de recherche sur les éoliennes en mer flottantes. La première éolienne flottante en France, FLOATGEN, sera ainsi testée au large du Croisic sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV, avec une turbine de 2 MW.

Quel est l’objectif de FLOATGEN ?

L’objectif du projet FLOATGEN est de démontrer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant, dans le but d’étendre le potentiel de développement de parcs éoliens en mer aux eaux profondes et disposant d’un meilleur gisement de vent. Le projet a également pour objectif de démontrer le fort potentiel de diminution des coûts de l’électricité produite par des parcs éoliens flottants.
Le projet évaluera la performance de la combinaison de l’éolienne et de la fondation flottante afin d’accumuler suffisamment d’expérience pour optimiser la performance de futurs projets utilisant cette technologie.
“ Le projet a subi plusieurs changements, mais il est désormais prêt à tester le premier démonstrateur d’éolien flottant reposant sur une technologie 100% européenne” souligne Mauro Villanueva, Directeur du Développement Technologique de GAMESA et coordinateur de FLOATGEN.

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Lancé en janvier 2013, le projet FLOATGEN inclut maintenant l’Ecole Centrale de Nantes et son site d’expérimentation en mer SEM-REV dans le consortium. “ SEM-REV est une zone offshore de 1km² disposant de moyens de mesures océanographiques, d’un centre de recherche à terre, d’un câble électrique sous-marin à haute tension, d’un système de connexion sous-marin et d’une sous-station électrique connectée au réseau national. Aujourd’hui, le site SEM-REV est complètement opérationnel en termes d’autorisations, ce qui correspond parfaitement au planning du projet FLOATGEN ” explique Christian Berhault, directeur de SEM-REV. Le financement de ce projet a été assuré dans le cadre du Contrat de Projets Etat Région 2007-2013, avec une forte contribution de la Région Pays de la Loire.

Le consortium compte désormais 7 partenaires européens, composé au niveau industriel par GAMESA, un fabricant mondial de turbines éoliennes, en coopération étroite avec IDEOL, le fournisseur de la fondation flottante, la contribution de l’Université de Stuttgart soutenue pour les activités de monitoring, pour les études d’impact environnemental et la communication par FRAUNHOFER-IWES et le GROUPE RSK, (biologie marine), ZABALA, société de conseil ainsi que l’Ecole Centrale de Nantes pour la réalisation des tests en mer sur son site d’expérimentation SEM-REV.

Le démonstrateur de 2MW utilisera la technologie « Damping Pool® » brevetée et développée par la société française IDEOL. Il s’agit d’un flotteur de surface, en forme d’anneau rectangulaire, relativement compact, à faible tirant d’eau et au comportement hydrodynamique extrêmement performant, permettant de réduire significativement le coût de l’éolien flottant. Le puits central situé à l’intérieur du flotteur est conçu et dimensionné pour permettre l’amortissement des mouvements du flotteur, grâce aux phénomènes de ballotement de l’eau retenue à l’intérieur, et ainsi de réduire les mouvements induits sur la turbine.

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Eco-conception web, les 115 bonnes pratiques (ouvrage)

Dans Bureautique, Clean tech, Fossiles, Pollution par le 2 septembre 2015Pas de commentaire
eco-conception-pour-le-web

Disponnible aux editions https://www.editions-eyrolles.com/

L’empreinte écologique des sites web explose depuis quelques années. Essentiellement parce qu’ils sont mal conçus. En témoigne le poids des pages web multiplié par 6 entre 2008 et 2015. Heureusement, appliquée au web, la démarche d’éco-conception réduit significativement ces impacts et le coût des sites, tout en augmentant leur performance et donc la satisfaction des utilisateurs.

Très concret, ce livre aide à éco-concevoir son site, ou son service en ligne, au travers de 115 bonnes pratiques à appliquer à chaque étape du cycle de vie : conception, réalisation, exploitation. Chacune d’elles a été mise au point et validée par des experts reconnus.

La démarche d’éco-conception appliquée au web réduit significativement son impact environnemental et le coût de fabrication d’un site

Par exemple savez vous que plus vos pages seront lourdes et moins souvent son robot passera sur votre site ? Vous me direz qu’est ce qu’un robot Google ! L’expert SEO, Ivan Todoroff, nous explique que le robot ou crawler est l’outil qui permet à votre site d’être indexer dans la base de recherche. Si les pages de votre site n’existent pas pour Google, vous n’avez aucune chance de sortir dans les moteurs de recherche pour un terme clé. En réduisant significativement le poids de vos pages, vous contribuez à améliorer votre référencement naturel.

Toutes les parties prenantes de l’écosystème du numérique responsable soutiennent ce référentiel : Ademe, représentants des entreprises utilisatrices (Club Green IT et Cigref), représentants de la profession (Association Française des Editeurs de Logiciels/Afdel et Alliance Green IT /Agit), etc.


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Réalisation d’une enceinte de confinement sur Tchernobyl

Dans Energies, Energies, Environnement, Ondes, Pollution par le 2 septembre 2015Pas de commentaire

Tout le monde à en mémoire la catastrophe de Tchernobyl du samedi 26 avril 1986 à 1h24, le nuage radio-actif qui s’arrête aux frontières françaises puis une gestion d’après crise catastrophique. Désormais Bouygues et Novarka participent à la réalisation d’une enceinte de confinement au-dessus du réacteur accidenté de Tchernobyl. Il devrait permettre la sécurisation du site et le démantèlement ultérieur du réacteur. Une nouvelle étape marquante de ce chantier vient d’être franchie cet été avec l’assemblage de deux parties de l’arche constituant l’enceinte de confinement…

arche-de-tchernobyl

Voici la réalisation d’une enceinte de confinement sur Tchernobyl qui devrait protéger le site des radiations et permettre le démantèlement du réacteur endommagé

 Regardez le vidéo qui présente le projet

Les images de l’intervention de Green Peace sur les lieux avant tous les nouveaux travaux



En raison de ses dimensions titanesques, l’arche métallique en acier a été construite en deux parties, désormais réunies, et sera ensuite poussée sur le sarcophage du réacteur accidenté. Les prochaines étapes consisteront notamment à installer un système de ventilation innovant en vue de prévenir la corrosion de l’enceinte pendant sa durée de vie (100 ans), finir la construction d’un bâtiment technologique, futur centre de commande, ainsi qu’à équiper l’arche de grues entièrement automatisées, d’outils de démantèlement et de systèmes auxiliaires supplémentaires.

tchernobyl-info

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