Airbone Wind Turbine, éolienne aéroportée

Dans Energies, Éolienne par le 21 mars 2013Pas de commentaire

Elle ressemble à un petit dirigeable de reconnaissance. D’ailleurs « Airbone Wind Turbine » (AWT) emprunte à Goodyear cette technologie. Mais c’est une éolienne aéroportée qui a réalisé, début avril, son premier vol test à Limestone, dans l’Etat du Maine, aux Etats-Unis. Pour le moment, AWT est encore un prototype d’une douzaine de mètres, gonflé à l’hélium, et relié à un tracteur par l’intermédiaire d’un câble. Elle est le fruit de l’imagination des fondateurs d’Altaeros Energies, tous des anciens de l’université de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology qui ont reçu en octobre 2011 pour cette innovation, le prix ConocoPhillips, du nom du géant énergétique américain.

Airborne Wind Turbine : éolienne aéroportée

Quel objectif pour cette nouvelle technologie ?

Développer des énergies renouvelables compétitives. En étant positionnée dans les airs, là où les vents soufflent plus fort, AWT aurait un meilleur rendement que les éoliennes terrestres. Sa mobilité et son positionnement en hauteur – Altaeros énergies prévoit ainsi d’en construire une plus grosse susceptible de monter jusqu’à 300 mètres d’altitude – évitent aussi de défigurer les paysages.

Et la technique, comme l’expliquent ses promoteurs, est beaucoup plus simple que celle des hydroliennes, ces turbines sous-marines.


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Nhéolis une révolution dans l’éolien pour le particulier

Dans Éolienne par le 9 octobre 20096 Commentaires

Une éolienne mini mais qui fait le maximum

Une start-up aixoise lance sur le marché la première éolienne tridimensionnelle. Plus petite et… plus performante que sa grande sœur qui fleurit dans le monde entier, elle va révolutionner le petit monde de l’énergie cinétique. Un modèle pour le particulier est disponible !

Enfin une éolienne pour le particulier !!

Enfin une éolienne pour le particulier !!

« La loi de Betz détermine qu’une éolienne ne pourra jamais convertir en énergie mécanique plus de 16/27 (ou 59 %) de l’énergie cinétique contenue dans le vent ».
Le savant allemand doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe. L’objet de ses tourments, qui contourne cette affirmation vieille d’un siècle chaque jour, se nomme Nordine Haddjeri.
Directeur de marketing d’un laboratoire pharmaceutique, ce passionné de voile et de cerfs-volants a très vite été sensibilisé au développement durable. Voici quatre ans, il décide de se lancer dans la conception d’une éolienne tridimensionnelle.
En août 2007, le premier prototype, un engin avec des paies de 3,50 mètres de long et de deux mètres de diamètre pour 400 kilos, voit le jour.
«J’ai vendu ma voiture, utilisé mes indemnités, un prêt personnel et d’amis pour me lancer dans l’aventure» explique t-il. On peut alors le voir sur la route de Lavera avec son camion transportant une éolienne sur un échafaudage et roulant pour mesurer la vitesse du vent. Trois mois après ces tests réussis, le voici qui crée Nhéolis.

«Le problème de la start-up restait : le financement et la crédibilité».

Lorsque Marc Lassus, fondateur et ancien pdg de Gemplus, se penche sur le berceau, et en devient le business angels, les ailes de Nhéolis peuvent enfin se déployer. «Marc Lassus a vu notre machine dans un garage à Marseille. Il était venu avec un aérodynamicien qui pensait qu’il était impossible qu’elle tourne» se souvient le pdg. Il y avait peu de vent ce jour là… Mais l’éolienne tridimensionnelle a bel et bien tourné. Trois mois plus tard, Nhéolis s’installait à Aix-en-Provence, tout en gardant son atelier à Marseille, et Marc Lassus devenait le conseiller stratégique à plein temps de la start-up.
En mai 2008, la société lève près de 2 M€ et signe un partenariat avec l’Onera, le centre français de recherches aérospatiales (146 000 euros).
Trois brevets internationaux sont déposés : un pour le concept de base et deux sur l’amélioration des pales et nouvelles formes de paies. Aujourd’hui, Nhéolis propose deux produits en série limitée: une éolienne destinée aux particuliers (environ 8000 euros) et une autre pour les entreprises (environ 15000 euros) qui sont vendues par des distributeurs.
«L’éolienne ne se définit pas en investissement mais en retour sur investissement. Plus il y a de vent, plus le retour sur investissement est court. Ce marché aura besoin d’incitations» souligne Nordine Haddjeri.
«Le marché reste jeune et nous avons déjà installé des éoliennes en France, en Italie, en Grande-Bretagne et en Espagne. Il faut nous dimensionner à l’international».
La société devrait être rentable en 2010.

Les avantages de l’éolienne tridimensionnelle

L’éolienne de Nhéolis présente cinq avantages par rapport aux autres éoliennes.

  • Compacte : A puissance égale, elle présente moins d’encombrement qu’une éolienne classique
  • Robuste : Le tridimensionnel permet d’haubaner les pales sur l’axe. Les éoliennes de Nhéolis ont ainsi tenu lors de la tempête du 29 janvier 2009 dans le sud-ouest alors que les arbres tombaient
  • Auto directionnelle : Elle se met automatiquement en face du vent
  • Silencieuse : Quasiment car les pales tridimensionnelles ne cisaillent pas le fluide
  • Productive : A espace égal, elle produit plus qu’une éolienne classique

Néholis en chiffres :
Création 24 décembre 2007
Chiffre d’affaires 100 000 euros en 2008 (16 M€ en 2010 et 37 M€ en 2011)
Effectif : 14 (4 au début de l’année et 36 d’ici fin 2010)
Objectifs : 400 éoliennes avant janvier 2010. 1000 d’ici 201
Site web : www.nheolis.com

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L’énergie éolienne

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire
Parc éolien Off-shore

Parc éolien Off-shore

Une éolienne est une machine permettant de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique. Cette énergie mécanique a été utilisée au cours des âges pour pomper l’eau ou moudre le grain.

Les machines actuelles sont utilisées pour produire de l’électricité qui est consommée localement (sites isolés), ou injectée dans le réseau électrique (éoliennes connectées au réseau) grâce à la RTE. L’application « connecté réseau » ou « grand éolien » représente, en terme de puissance installée, la quasi totalité du marché éolien.

Il existe deux types d’application de l’énergie éolienne :

  • Les grands aérogénérateurs récents, installés dans les parcs éoliens, développent une puissance d’environ 2 MW, ce qui permet d’alimenter en électricité environ 2 000 foyers (hors chauffage). Le mât est en général deux fois plus haut que la longueur des pales : de l’ordre de 100 m pour des pales de 50 m.
  • Les petites éoliennes domestiques, destinées aux particuliers fonctionnent sur le même principe. Leur puissance varie entre 0,1 et 20 kW. Le mât mesure généralement entre 10 et 3 m. Elles peuvent alimenter des bâtiments isolés non reliés au réseau électrique ou bien être raccordées au réseau pour une vente de la production.

Malgré des certifications et des normes imposées à ce genre de matériel, des accidents surviennent des nuisances (nuisances sonores, nuisances paysagère, etc.) viennent assombrir le tableau.

Qu’en est-il vraiment ?

Voici quelques uns de nos conseils pour l’éolien >>

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L’activité « Grand Eolien »

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

L’éolien dans le Monde

Eoliennes

Eoliennes

L’énergie éolienne a poursuivi, en 2008 encore, sa « success story » mondiale en tant que source d’énergie la plus dynamique. Depuis 2005, l’ensemble des installations éoliennes a plus que doublé. Le chiffre d’affaire mondial du secteur éolien s’élève en 2008 à 40 milliards d’euros.
Les États-Unis et la Chine sont les nouveaux leaders du secteur et représentent 50.8% des ventes d’éoliennes en 2008.
On estime que l’énergie éolienne sera capable de contribuer en 2020 à au moins 12% de la consommation électrique mondiale. Une capacité globale d’au moins 1 500 000 MW peut être attendue pour 2020.

Répartition au niveau continental

En termes de répartition continentale, l’extension peut être vue ainsi : de manière générale, le foyer du secteur éolien se déplace de l’Europe vers l’Asie et l’Amérique du Nord. La part totale de l’Europe est tombée de 65.5% en 2006 à 61% en 2007 puis 54.6% en 2008.

Il y a seulement 4 ans, l’Europe dominait le marché mondial avec 70.7% des nouvelles capacités. En 2008, le continent a perdu cette position et, pour la première fois, l’Europe (32.8%), l’Amérique du Nord (32.6%) et l’Asie (31.5%) présentent des parts de marché comparables pour les nouvelles capacités.

Cependant, l’Europe reste le premier continent producteur alors que l’Amérique du Nord et l’Asie accroissent rapidement leurs parts de marché.

L’Europe de l’énergie éolienne

L’Europe a perdu sa position dominante mais conserve la position de leader en termes d’installations totales, avec 66 160MW en 2008 contre 23 000MW en 2002.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution, année par année, du potentiel de production éolien de l’Europe sur les 8 dernières années et les prévisions jusqu’à 2012.

Estimation de la puissance éolienne installée en Europe

Estimation de la puissance éolienne installée en Europe

Les pays les plus avancés dans le domaine demeurent l’Allemagne (22 GW), l’Espagne (15 GW) et le Danemark (3.1 GW). La France a atteint en 2007 la 5ème position européenne avec un potentiel de 2.4 GW (à seulement 270 MW de l’Italie, 4ème et bien moins dynamique).

L’éolien en France

La France bénéficie d’un gisement éolien important, le deuxième en Europe, après les Îles britanniques.
En effet le territoire français dispose d’un relief exceptionnel pour l’exploitation de l’énergie éolienne. Bordé par les montagnes ou par la mer, c’est un territoire propice à l’utilisation de cette énergie renouvelable grâce à la constance des vents dans plusieurs régions de France.
Les zones régulièrement et fortement ventées se situent sur la façade ouest du pays, de la Vendée au Pas-de-Calais, en vallée du Rhône et sur la côte languedocienne. Les régimes des vents sont différents dans ces trois secteurs, ce qui les rend complémentaires les uns des autres.

Vitesse du vent en France

Vitesse du vent en France

Etat des lieux

Entre 2007 et 2008, l’augmentation de la puissance du parc éolien représente près de 1000 MW (+37 %), soit un total de puissance installée de 3400 MW. A noter que la production des centrales nucléaires, quand à elle, baisse très légèrement (-0,1%) par rapport à 2007.
En 5 ans, la production d’électricité issue de l’énergie du vent a été multipliée par 14.
En ce début 2009, la puissance totale installée sur le territoire français, s’élève à 3 404 Mégawatts pour 2350 éoliennes. Cette énergie fait vivre 7 000 employés en France, et permet d’éviter le rejet de 1,65 million de tonnes de CO2 en 2008.
La France est aujourd’hui au 3ème rang européen en termes de marché annuel et 5ème en termes de puissance installée.

Perspectives du marché éolien en France

Malgré ces « résultats positifs », il existe un vrai décalage entre les objectifs volontaristes de l’état, 17 000 MW à l’horizon de 2015 et 25 000 MW en 2020, soit 10 % de la consommation française, contre environ 3 500 MW actuellement.
Pour atteindre les premiers objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement (puissance installée fin 2012 : 11 500 MW), il faudra installer environ chaque année 2 000 MW en moyenne, alors que 950 MW ont été installés en 2008.
Cela s’explique en partie par le phénomène contestataire face à l’éolien, spécifique à la France, et à des procédures administratives parmi les plus lourdes en Europe et dans le monde. Le lobby nucléaire étant une des principales raisons de notre faible engagement dans cette énergie renouvelable, donc propre.
La part de l’éolien dans la production électrique nationale est encore faible (5,6 TWh en 2008, soit un peu plus de 1 %).

Records éoliens :

  • En Novembre 2008, l’énergie maximale produite sur une journée a atteint 46 GWh.
  • Encore en Novembre 2008, un maximum instantané de production a été atteint avec une puissance de 2255 MW, ce qui correspond à un facteur de charge (énergie produite rapportée à la puissance installée) de plus de 70%.

Afin de mieux situer ces chiffres pas toujours explicites, sur l’année 2008, le facteur de charge mensuel est resté très variable, de 10% à 37%, pour une valeur moyenne sur l’année de 23%.

La grande variabilité des rendements est liée, par nature, à l’intermittence des conditions de vent.

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Parcs éoliens, leurs cartographies

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

Carte de France des éoliennes

L'activité éolienne en France

L'activité éolienne en France

Les deux plus grands parcs d’énergie éolienne en France sont ceux de Fruges dans le Pas de Calais et celui de Léthuin, en Eure-et-Loir.
Celui de Fruges, compte 70 éoliennes pour une puissance totale installée de 140 MW. Ce parc peut alimenter une population d’environ 126 000 habitants.
En ce qui concerne Léthuin, il comptabilise 26 éoliennes 2MW chacune pour un total de 52MW. Il alimente environ 44.500 foyers et est exploité par EDF qui revend ensuite à la RTE sa production.

Carte d’Europe des éoliennes

Un suivi rigoureux et fréquent est nécessaire pour dresser une carte éolienne de chaque pays et, multiplié par le nombre de pays en Europe, cette tâche devient des plus compliquées.
Sur la carte ci-dessous, datant de 2007, certains parcs sont manquants. Ceci est dû à la non mise à jour des données. Ces manques concernent principalement l’Allemagne et le Danemark.
Néanmoins, cette carte permet de situer généralement l’activité du grand éolien en Europe.

L'éolien en Europe

L'éolien en Europe

Vous pouvez télécharger le baromètre de l’éolien en France et en Europe, document en français et anglais

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L’éolienne et la RTE

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

Malgré l’intermittence de sa production due aux aléas climatiques, l’énergie éolienne participe à l’équilibre de l’offre et de la demande d’énergie sur le réseau électrique géré par la RTE.
On estime aujourd’hui, que 20 000 MW d’éoliennes prévues en 2020 est équivalent à 4 000 MW de moyens de production thermique. Une source non négligeable de réduction de gaz à effet de serre (GES) comme le CO2. Le Grand éolien contribue donc à la réduction du carbone émit pour la production d’électricité.

Niveau de production des parcs éoliens en France

Niveau de production des parcs éoliens en France

Les outils

Face au développement des énergies renouvelables et tout particulièrement de l’éolien, il est nécessaire pour la RTE de disposer d’outils adaptés pour intégrer leurs particularités dans l’exploitation du système électrique.
Ceci est dû principalement à l’accroissement rapide des puissances installées, mais aussi par une production raccordée essentiellement sur les réseaux de distribution. La forte variabilité de la production et le comportement des machines, différant en fonction des technologies, ne simplifient pas la tâche des gestionnaires.

Moyens mis en œuvre

RTE a donc engagé plusieurs travaux pour mieux intégrer ces nouvelles énergies propres dans le système électrique en s’efforçant de disposer d’une mesure de la production en temps réel des éoliennes, appelée « Observabilité ». De mettre en place des plates-formes afin de visualiser la production d’énergie des éoliennes.
Enfin, la RTE a développé un modèle de prévisions de production éolienne. Ce modèle simple et robuste est alimenté par l’historique de la production, réalisée par chaque parc éolien, et par les prévisions de vent fournies par météo-France. Les premiers résultats du modèle sont d’ores et déjà satisfaisants.

Consommation d’électricité en France

De façon générale la consommation d’électricité dépend :

  • Des données climatiques : les variations de température ont une conséquence directe sur l’utilisation du chauffage électrique en hiver ou de la climatisation en été. Le taux de couverture nuageuse (la nébulosité) a également un effet sur l’utilisation de l’éclairage.
  • De l’activité économique : ainsi les week ends, les jours fériés, ou durant les périodes de congés, la consommation est différente de celle observée les jours travaillés.
  • Des acteurs du marché qui transmettent à la RTE, du jour pour le lendemain, les informations relatives aux programmes de production prévus, aux possibilités de modulation de la production ou de la consommation, et aux échanges avec l’étranger.

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L’éolienne domestique

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

Les éoliennes domestiques sont bien moins imposantes que leurs grandes sœurs industrielles. De ce fait, leur production en est elle aussi réduite.

Elles mesurent en général de 9 mètres à plus de 30 mètres. La puissance fournie oscille, elle, entre 300W à 35kW.
La faisabilité d’un projet d’éolien va surtout dépendre de la force et de la constance des vents. À moins de 20km/h de moyenne annuelle (soit 5,5m/sec), l’installation d’une éolienne domestique n’est pas conseillée.
La localisation géographique et topographique est importante : à Narbonne, une éolienne sera efficace presque partout. À Dijon, il faudra l’installer en haut d’une colline pour qu’elle produise suffisamment.
Une éolienne domestique peut subvenir aux besoins en énergie d’un foyer composé de 4 personnes. Cependant, le raccordement au réseau électrique classique n’est pas à abandonner, car, à cause des aléas climatiques des coupures de courant peuvent survenir, durant plus ou moins longtemps.
De plus, lorsqu’il s’agit de l’électrification d’un site isolé, une batterie doit être reliée au système pour permettre le stockage de l’énergie dégagée pour ensuite la restituer.
Lorsqu’il s’agît d’une habitation déjà raccordée au réseau électrique classique, celle-ci a deux solutions pour traiter l’énergie produite :

  • Elle l’utilise, afin de subvenir à ses besoins et revend le surplus à la EDF, au travers du réseau RTE. Dans ce cas, l’installation d’une batterie n’est pas indispensable puisqu’en cas d’insuffisance du vent, l’électricité du réseau prend automatiquement le relais.
  • Elle revend toute son énergie produite à EDF. Cette solution permet de revendre son énergie produite plus chère que ce qu’on l’achète : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.

A savoir que depuis juillet 2007, l’obligation d’achat de la production électrique par EDF n’existe que dans les zones de développement de l’éolien (ZDE) définies pour le Grand Eolien, ce qui est un frein à l’essor de l’éolien domestique.
Il existe par contre des accords avec des opérateurs privés (ex : partenariat Weole Energy et Direct Energie) qui permettent à tous ceux qui le souhaitent de revendre leurs surplus de production éolienne sur le réseau électrique.

La législation concernant l’éolienne domestique

Du point de vue législatif, l’installation d’une éolienne domestique est accessible à tout le monde. En effet, pour les installations mesurant moins de 12m, hors pales (mât et nacelle), aucun permis de construire n’est exigé et aucune déclaration n’est à faire.
Cependant, au-delà de cette limite, il est obligatoire d’obtenir un permis de construire avant de procéder à l’installation. La délivrance du permis dépend de l’utilisation finale de l’énergie produite :

  • Si elle est destinée à l’autoconsommation, c’est le maire de la commune qui délivre le permis.
  • Pour une production à revendre, c’est le préfet du département qui représente l’autorité compétente.

Les aides et subventions

L’énergie éolienne étant une énergie renouvelable, elle bénéficie des avantages fiscaux suivants :

  • D’un crédit d’impôt de 50% du coût du matériel TTC hors frais de pose. La seule condition est qu’elle soit destinée à une résidence principale neuve, ancienne ou encore en construction.
  • Un taux de TVA réduit à 5,5% peut également être obtenu pour la fourniture et l’installation dans une résidence principale ou secondaire achevée depuis plus de deux ans.
  • D’autres organismes peuvent également, apporter des aides. L’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) peut accorder une subvention, si le logement a plus de quinze ans et qu’il est la résidence principale de son propriétaire ou celle d’un locataire.

La rentabilité de l’éolienne domestique

Il est important de confier la réalisation de cette étude à un professionnel pour éviter les erreurs. En effet, la rentabilité de l’éolienne domestique est encore un sujet qui fait débat. Investir dans une éolienne n’est pas donné à tout le monde :
- 10 000€ HT pour une machine de 1 Kilowatt
- 70 000€ pour une de 20 Kilowatts

Entre autres, sa performance dépend largement de la vitesse moyenne du vent et de la taille de l’éolienne.
Pour une petite éolienne domestique à axe horizontal de moins de 12 m, avec 3 pâles en fibre de verre renforcé à transmission directe, le prix TTC (avec la TVA réduite) varie suivant la puissance de l’éolienne.

  • Pour une installation non raccordée au réseau, il faut compter aux alentours de 2000€ pour 400W jusqu’à 40 000€ pour une éolienne de 10 kW.
  • Pour les éoliennes raccordées au réseau, pour une puissance de 2kW comptez aux alentours de 11 000€, pouvant aller jusqu’à 20 kilowatts pour environ 45 000 euros.

Il est important de noter que ces prix, sont ceux de l’éolienne seule. Ils ne tiennent donc pas compte du matériel annexe, nécessaire au bon fonctionnement de l’installation (batteries, onduleurs …). Il ne comprend pas non plus les frais d’installation.

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Énergie éolienne, certifications et normes

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

Il existe plusieurs certifications portant sur l’énergie éolienne en Europe, d’origine danoise, hollandaise et allemande. Ceci est dû à l’antériorité de leur marché éolien.
En France, il n’existe pas de certification propre à l’éolien (ISO, AFNOR …).

Cependant, il existe la norme EN 50 308 : « Aérogénérateur, Mesures de Protection Exigences pour la Conception, le Fonctionnement et la Maintenance »
Cette norme a été prescrite par le Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC) sur mandat de la Commission Européenne après avis du Comité « Normes et règles techniques » en tant que norme « harmonisée » au titre de la directive « machines » qui s’apparente à la norme internationale CEI 61 400–1.
Elle fixe « les prescriptions pour les mesures de protection ayant trait à la santé et à la sécurité du personnel, applicables à la mise en service, au fonctionnement, et à la maintenance des éoliennes d’axe horizontal ».
Ses prescriptions tiennent compte des risques mécaniques (chutes, glissement, …), thermiques (incendie, brûlures …), électriques, engendrés par le bruit ou résultant de la non observation des principes d’ergonomie.
Elle fait référence à près d’une trentaine d’autres normes, et notamment aux normes de la série EN 292 (sécurité des machines : principes généraux), qui deviennent ainsi indirectement « harmonisées ».

Cependant, si les industriels souhaitent volontairement faire certifier leurs installations éoliennes, il existe des organismes indépendants comme GL (Germanisher Lloyd), réputé comme l’un des plus sévères.

En ce qui concerne les éolienne domestiques, il faut veiller à ce que les appareils vérifient correctement ces normes.

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Les dangers de l’éolien

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

Hélas, l’énergie éolienne n’a pas que des aspects positifs …

En effet, quelques accidents, non graves jusqu’à ce jour, peuvent arriver. Mais compte tenu du nombre d’installations éoliennes à travers le monde, ce nombre d’accidents reste très faible.
Il existe un groupe anti-éolien, La Fédération Nationale « Vent de Colère ! », militant contre cette énergie. Ils recensent, entre autres, les principales nuisances occasionnées ainsi que les accidents survenus.

Parc éolien

Parc éolien

Nombre d’accidents

En France, seulement 12 accidents sont répertoriés depuis une dizaine d’années. Heureusement, il n’y a eu encore aucun dommage corporel à déplorer en France, alors que plus de 3 404 éoliennes sont d’ores et déjà implantées en ce début 2009.

Les risques encourus

D’après des études ministérielles, les dangers présentés par les aérogénérateurs, en France comme à l’étranger, se répartissent en 4 catégories :

  • L’effondrement de la machine. La zone de risque correspond à une surface dont le rayon est limité à la hauteur de l’éolienne, pale comprise
  • La projection d’objets tels que pales ou morceaux de pale. La zone de risque peut atteindre plusieurs centaines de mètres si l’on en juge par l’étude allemande. La chute, plus localisée géographiquement, de blocs de glace peut également intervenir dans certaines régions
  • L’impact de la foudre. La zone de risque de choc électrique résultant de l’action de la foudre se limite aux abords immédiats de l’éolienne. Toutefois, des projections peuvent résulter des effets induits, comme par exemple l’explosion de pales
  • Les accidents du travail. Il s’agit des risques classiques inhérents à des interventions sur chantier, en présence d’équipements sous haute tension ou sur des installations de grande hauteur. Toutefois, ces risques sont ici particulièrement sensibles en raison de la nature des équipements, des travaux à réaliser (notamment dans les nacelles, voire sur les têtes de pales) et de l’isolement des installations
Accident éolien

Accident éolien

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Les éoliennes, sources de nuisances sonores

Dans Éolienne par le 25 mai 20093 Commentaires

L’Ademe a rédigé un certain nombre de notes consultables afin d’éclaircir les points noirs de l’énergie éolienne.

Pour leurs détracteurs (tels que Vent de Colère), le déploiement des éoliennes est à la source de trois gènes majeures :

  • Saccage du patrimoine paysager et historique et sinistre du tourisme vert et du tourisme littoral pour les projets en mer.
  • Toujours trop près des habitations, elles engendrent des nuisances sonores pouvant aller jusqu’à 5000 mètres et se répercutant sur la santé.
  • Elles font aussi perdre de la valeur aux logements riverains.

Perception du bruit d’éoliennes

Le bruit des éoliennes se présente sensiblement comme un bruit d’origine aérodynamique, lié au passage des pales devant les machines, auquel se superposent des raies sonores (fréquence d’engrènement des réducteurs, nombre d’encoches des machines électriques etc.…).
Le bruit émis est donc, principalement, un bruit impulsionnel de durée égale à environ 0,1 secondes, se répétant environ toutes les 0,7 secondes.
Néanmoins, la perception du bruit varie d’une personne à l’autre. Afin de se faire une idée, le plus simple est encore de se déplacer sur un parc éolien et de juger soi-même de la gène occasionnée. Certains parcs éoliens ont ouvert leurs portes au public durant une dizaine de jours pour la « Journée Européenne de l’Energie Eolienne ».
Mais le niveau sonore d’une éolienne se stabilise quand le vent atteint une certaine vitesse. Au-delà, le bruit du vent augmente encore et vient couvrir celui de la machine.

Échelle de bruit (dB)

L’échelle de bruit est exprimée en décibels (dB). Cette intensité correspond au niveau sonore physiquement émis ou perçu.
Le niveau de bruit diminue avec la distance, voici l’échelle du bruit en décibel :

Echelle de Bruit

Echelle de Bruit

Règlementation

La réglementation limite actuellement les émergences à 3 dB(A) la nuit et 5 dB(A) le jour (dB(A) : décibels pondérés, c’est-à-dire non plus représentatifs de l’intensité physique mais de la sensation auditive d’un sujet).

En prévoyant la propagation du son autour d’éoliennes avant leur implantation, on peut limiter le risque de nuisance sonore. Pour cela, on compare le niveau sonore ambiant près des habitations riveraines à un point donné avec et sans le bruit du parc éolien.
La propagation du son est plus importante dans la direction des vents dominants. Il faut en tenir compte lors de l’estimation de l’impact.

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Autres nuisances dues à l’éolien

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

D’autres phénomènes sont aussi décriés que les nuisances sonores liées à l’énergie éolienne.

On notera par exemple l’ombre portée, les champs électromagnétiques créés, voire même des infrasons, la destruction du paysage, la perte de valeur des habitations environnantes …

Pour l’instant, aucune étude n’a trouvé de sources négatives pour la santé humaine.

Généralement on retiendra que les aérogénérateurs produisent de l’électricité

  • Sans dégrader la qualité de l’air (pas/peu d’émission de gaz polluants ou à effet de serre, pas de fumées, ni poussières ni odeurs)
  • Sans polluer les eaux (pas de rejets dans le milieu aquatique, pas de pollution thermique)
  • Sans polluer les sols (ni suies, ni cendres).

D’après l’Ademe, dans ce domaine et à l’échelon national, l’effet des parcs éoliens sur la santé humaine est bénéfique.

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Conclusion sur l’éolien

Dans Éolienne par le 25 mai 2009Pas de commentaire

La France s’est fixé pour objectif, d’accroître à 20% la production d’énergies renouvelables dont 10% en énergie éolienne.

L’éolien en France aura donc toute sa place dans la production d’énergie propre, grâce à sa situation géographique remarquable, si l’influence du lobbying nucléaire se fait moins présent dans les années à venir.
Acheter de l’électricité verte (éolien, solaire, hydraulique, etc.) est un acte citoyen. Il permet de soutenir les plus petits (ceux qui cherchent à vendre du 100 % renouvelable) sur un jeune marché très engagé dans le développement durable. D’autre part, il permet de faire passer aux acteurs les plus présents (EDF, GDF-Suez, etc.) un message fort pour les pousser à investir sur le long terme dans des énergies, autres que fossiles, et en particulier pour sortir la France du tout nucléaire.
Aujourd’hui il est reconnu (au travers des exemples Allemand, Espagnol et plus récemment les plans de relances verts aux USA et en Chine) que pour dynamiser le secteur des énergies renouvelables il faut créer une offre nationale, pour espérer faire partie des acteurs de demain du renouveau énergétique.
En dehors des politiques, qui ont un pouvoir certain dans ce domaine, au travers des tarifs de rachat, des crédits d’impôt, etc. (limité chez nous par le lobby nucléaire) c’est aux citoyens de passer à l’acte et de donner un signal fort aux acteurs de l’énergie en France.
Pour les plus ambitieux des « consom’acteurs » et écologistes convaincus, l’éolien domestique reste une des actions (avec entre autre le solaire) pour contribuer individuellement, mais aussi au niveau des entreprises et des collectivités, à l’essor de l’éolien en France. De plus, cette solution peut s’avérer rentable (en fonction des conditions de vent et des équipements choisis) grâce au rachat de sa production. Dans tous les cas, rapprochez-vous de professionnels reconnus et de confiance.

Et si le futur de l’éolien était en pleine mer ?

La France, en retard par rapport à nos voisins Anglais, Danois et bientôt Allemands, va se lancer prochainement dans l’éolien offshore (en mer). Une issue peut-être pour contrer le lobby des anti-éoliens. En effet les nuisances des éoliennes en mer sont bien moindre et le potentiel est encore plus au rendez vous que pour ses cousines sur le planché des vaches ! C’est en tout cas une des solutions pour atteindre les objectifs Européens ambitieux de 20% d’énergies renouvelables et 10% pour l’éolien d’ici à 2020.

Ne pas oublier que la meilleure électricité c’est celle que l’on ne consomme pas !

Parc éolien Off-shore

Parc éolien Off-shore

Documentation supplémentaire :

Rapport Mondial sur l’énergie éolienne – 2008

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Bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles

Dans Bois, Energies, Éolienne, Fossiles, Hydraulique, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Thermique par le 26 avril 20099 Commentaires

Lundi 31 aout 2009, voici les résultats de l’étude que nous avons menée pendant plusieurs semaines. Elle présente le bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles. Vous trouvez 2 données importantes : le taux de Co2 ou plutôt les grammes de co2 par kwh produit et le prix de revient par kwh produit.

bilan-carbone

1*: Intègre le coût énergétique du cycle de vie (énergie grise)

Le classement :

Il est établi par notre équipe, en fonction du degré de durabilité de l’énergie. Il prend en compte deux critères : le co2 produit et le coût rapporté au kwh produit.

*** : Energie renouvelable qui combine un prix de revient au kWh très intéressant pour une faible émission de CO2. Ce type est durable, (presque) inépuisable et l’énergie grise qui en découle a un faible impact environnemental.
** : Energie (renouvelable ou fossile) ayant un prix de revient intéressant mais un cycle de vie assez pejoratif pour la planète.
* : Energie fossile. Son impact environnemental est fort dans la mesure où ses stocks sont non renouvelables et nécessitent des transformations et extractions lourdes de conséquences sur notre environnement

Observations :

Nous tenons à signaler les difficultés que nous avons rencontrées pour établir ce tableau.
Quelques études anciennes ont été publiées par ci par là. Les chiffres officiels existent uniquement pour le nucléaire ou presque. On se demande bien pourquoi ?
Par exemple, il est impossible de vérifier l’impact en Co2 sur la destruction et le recyclage d’une usine nucléaire. Ne parlons pas des déchets radioactifs pour lesquels nous n’avons pas encore trouvé de solution. L’enfouissage n’est pas une solution durable mais temporaire. Certaines usines comme ITER sont censées utiliser ces déchets. A voir, la centrale n’est pas terminée. Nous préparons un dossier sur le nucléaire pour la fin de l’année 2009.
Côté nouvelles technologie (solaire, PAC, chaudière à bois etc.) nous ne félicitons pas les fabricants qui ne parlent pas du tout du taux de Co2 émis par kwh produit. Pour des acteurs du développement durable, on se demande pourquoi ils ne communiquent pas leurs chiffres ?
Si on aborde la question des énergies grises, c’est encore pire ! Il faut bien reconnaître que la France n’est pas industriellement prête pour assurer un recyclage performant. Les français découvrent à peine le tri sélectif, difficile de demander aux industriels du recyclage de tout prévoir. Cependant, un gros travail doit être fait au niveau des fabricants, qui devraient bien être un peu plus transparents.
Vous avez un moyen d’agir, votre porte-monnaie ! N’achetez pas des produits qui n’ont pas les labels. N’investissez pas dans des marques qui ne respectent pas les normes de recyclage de leurs produits. Soyez éco citoyen en somme… et n’attendez pas que l’Etat agisse à votre place.

La bonne note revient encore à nos experts qui nous ont bien aidés sur les aspects techniques. Ceci prouve que rien ne remplace la proximité !

Quelques explications…

  • 1- Energie solaire photovoltaïque

L’énergie solaire photovoltaïque est l’une des rares énergies disponibles à n’avoir aucun coût de fonctionnement pour son utilisateur. En effet, l’énergie solaire étant accessible à tous, on peut l’utiliser librement. Il faut bien sûr, au préalable, s’équiper du matériel nécessaire pour pouvoir capter cette énergie renouvelable.
En termes de pollution, l’énergie grise liée à l’énergie solaire photovoltaïque rejette en moyenne entre 50 et 150 gCO2/kWh. Ce n’est pas une quantité fixe car cela dépend de différents facteurs tels que : la technologie utilisée (polycristallin, monocristallin), le lieu de fabrication (émission de CO2 pour le transport), etc. Mais la principale source d’émission de CO2 est la fabrication des cellules photovoltaïques, très gourmande en CO2. Cette pollution est aussi liée à l’énergie utilisée pour produire les panneaux, variant beaucoup, en termes de rejet de CO2, d’un pays à un autre.
Le recyclage du produit est pour le moment un problème, mais des techniques sont à l’étude. On peut raisonnablement penser que, dans un avenir proche, des solutions seront trouvées.
Mais le kWh produit par des panneaux photovoltaïque peut aussi rapporter de l’argent !
Si vous décidez de vendre la totalité de votre production à EDF, qui plus est à un tarif très intéressant, votre installation photovoltaïque peut vous rapporter de l’argent. En effet, le prix de l’énergie électrique facturé par EDF est inférieur au prix de rachat de votre énergie photovoltaïque.

  • 2- L’énergie éolienne

Cette énergie est la seconde à n’entrainer aucun coût de fonctionnement à son exploitant. Tout comme le soleil, le vent est la propriété de tous et chacun peut l’utiliser comme bon lui semble. Malgré quelques éoliennes domestiques, la majorité de ce type d’installation concerne l’activité industrielle, nommée « Grand Eolien ». Cette activité Grand Eolien réinjecte la totalité de l’énergie produite sur le réseau EDF afin de contribuer à la part dite « énergies renouvelables » dans l’électricité française (ciblée à 20% d’ici 2020).
Comme le solaire, une installation éolienne nécessite un investissement de départ non négligeable mais est amorti au bout de quelques années (7 à 8 ans).

En ce qui concerne les émissions de CO2 de l’énergie éolienne, elles varient là aussi en fonction de différents paramètres comme sa technologie ou son lieu d’implantation. Principalement construite en Europe, le coût en CO2 du transport s’en voit réduit, et ne nécessitant pas de composants coûteux énergetiquement à produire, la quantité de CO2 est relativement faible (~15 g CO2/kWh).
Il faut aussi penser à son coût de recyclage, très peu de chiffres existent aujourd’hui.

  • 3- Pompe à chaleur

L’utilisation d’une pompe à chaleur entraine une dépense liée à l’énergie électrique nécéssaire à son fonctionnement. Ayant un Coefficient de Performance (couramment appelé COP) d’environ 2,3 voire 4 pour les pompes à chaleur à la pointe de la technologie, ces systèmes sont peu couteux. Vous consommez 1 kWh d’électricité qui vous restitue 2,3 voire 4 kWh de chaleur. Le coût en CO2 d’une pompe à chaleur dépend donc du coût en CO2 de l’électricité et du COP de la pompe à chaleur.
En admettant qu’1 kWh électrique soit décomposé comme ceci :
70% d’origine nucléaire / 20% d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon, hydraulique) / 10% d’origine renouvelable
70% nucléaire
Rejet de CO2 (g/kWh)
60/100*70 = 42 gCO2/kWh

20% fossile
Moyenne (Gaz Naturel + Gaz de Ville + Charbon + Pétrole + Hydraulique) = (880+450+850+900+4)/5 gCO2/kWh ~ 620 gCO2/kWh
620/100*20= 124gCO2/kWh

10% renouvelable
Moyenne photovoltaïque + Moyenne éolienne
(100 + 15)/2 = 58 g CO2/kWh
D’où : 58/100*10 = 5.8 gCO2/kWh

Total = 5.8+124+42
= 171.8 gCO2/kWh consommés par une pompe à chaleur (pour 2,3 voire 4 kWh produits)

Il faut aussi prendre en considération le recyclage du produit après utilisation. La présence de fluide réfrigérant (hautement nocif pour l’atmosphère) nécessite un recyclage adapté. Ne le jetez pas dans vos poubelles ! Exigez qu’il soit repris lors du remplacement et assurez-vous que l’entrepreneur respecte le cycle de dé-pollution du produit.


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