Comment préserver le Grande barrière du réchauffement climatique ?

Dans Biodiversité par le 13 juin 2022Pas de commentaire

En Australie, les trois principales régions où se situe la barrière ont été frappées par le réchauffement des eaux, et ce n’est pas moins de 91 % de la Grande Barrière de corail qui a subi un « blanchissement ». Une multitude d’acteurs qui œuvrent à préserver et à restaurer le plus grand système de récifs coralliens du monde s’agacent contre le gouvernement australien pour son manque d’engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique qui provoque les épisodes de blanchissement à répétition. Comment préserver cette zone écologique d’une richesse extraordinaire ? Voici cinq mesures simples à mettre en oeuvre si vous vous rendez sur place prochainement pour vos vacances.

Ces dernières années, la santé de la plus grande structure vivante de la Terre, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981, s’est brusquement dégradée, au point qu’elle pourrait être inscrite, en juin, sur la liste des sites « en péril ».

Lors de l’été 2021, le Comité du patrimoine avait sursis à sa décision d’un an, le temps qu’une mission d’experts soit dépêchée sur les lieux afin de lui fournir une évaluation actualisée de la situation. Ses conclusions ne sont pas encore connues mais son déplacement en Australie a coïncidé avec l’annonce, le 25 mars, que la Grande Barrière était victime d’un vaste blanchissement, le quatrième en six ans.

Ce phénomène de dépérissement, observé pour la première fois en 1998, est provoqué par la hausse des températures des eaux de surface et se traduit par l’expulsion des algues symbiotiques donnant au corail sa couleur vive. En vingt-quatre ans, plus de 98 % des 3 000 récifs qui composent la barrière ont été atteints par ces épisodes de plus en plus fréquents.

Si certains se rétablissent, d’autres, plus sensibles, disparaissent définitivement et, avec eux, c’est tout l’écosystème qui s’effondre. « Le changement climatique reste le plus grand défi auquel est confrontée la Barrière, a une nouvelle fois prévenu, le 25 mars, l’Autorité du parc marin de la Grande Barrière de corail, chargée de la gestion du site. Les actions pour soutenir [sa] résilience sont désormais plus importantes que jamais. »

1 – Choisissez un logement écologique

La Grande Barrière de Corail abrite certains des meilleurs éco-lodges d’Australie qui s’engagent à limiter leur impact sur l’environnement naturel du récif et à protéger l’extraordinaire vie marine qui peuple cette immensité.

Aussi Lady Elliot Island, à la pointe sud du récif, a été le premier resort de la Grande Barrière de Corail à interdire les bouteilles d’eau en plastique. Elle s’efforce également de s’alimenter à 100 % en énergies renouvelables, afin qu’un séjour ici soit non seulement apaisant, mais aussi bienfaisant. En y séjournant, vous contribuez ainsi à la conservation du récif.

2 – Ne touchez pas, ne prenez pas !

Bien qu’étant le plus grand organisme vivant au monde, la grande barrière est aussi d’une extrême fragilité. Agissez de manière simple dans la préservation du récif en évitant tout contact avec le corail notamment avec vos palmes lorsque vous explorez les fonds, et ne rapportez aucun souvenir. Il en va de même pour les coquillages sur la plage dont le prélèvement est interdit.

Pensez aussi à ce que vous mettez sur vous avant d’entrer dans l’eau ; certains ingrédients courants des écrans solaires peuvent endommager le corail, alors emportez un écran solaire naturel pour vos prochaines vacances en Australie

3 – Privilégiez des excursions à la green touch

En Australie vous avez presque l’obligation de passer par des agences de tourisme pour vous rendre sur certains lieux magiques. Privilégiez donc les entreprises qui se consacrent à la sauvegarde de l’environnement naturel ! Du restaurant, en passant par les guides du récif ou les opérateurs éco-certifiés, renseignez-vous bien chez qui vous allez. n’oubliez pas que vous avez le pouvoir, celui de votre porte monnaie !

4- Choisir des activités éco-responsable

Envie de faire du jet ski ? Du wake board ou de survoler la barrière en parachute ? Il est peut etre temps de se poser les bonnes questions… Nous vous proposons donc de rechercher de nouvelles alternatives plus responsables, comme la chasse traditionnelle au crabe des palétuviers. Sachez cependant que Chaque touriste de la Grande Barrière doit contribuer à sa préservation en s’acquittant d’une taxe de gestion environnementale.

5- Participez a des projets citoyens réservé aux non scientifiques

Des projets scientifiques citoyens offrent aux non-scientifiques la possibilité de contribuer à la protection à long terme de la Grande Barrière de Corail – certains d’entre eux sont même accessibles à distance. Parmi les initiatives citoyennes les plus accessibles, citons l’application gratuite Eye on the Reef, qui vous invite à transmettre des informations sur la santé du récif, les animaux marins, les incidents et bien d’autres choses encore après avoir visité le récif, éventuellement lors d’une excursion de plongée avec masque et tuba. Ces données sont ensuite utilisées dans le cadre de la gestion durable des récifs.

Vous pouvez également choisir de rejoindre le mouvement des Citoyens de la Grande Barrière de Corail en vous engageant en ligne à prendre des mesures simples pour sauver le récif (comme éviter les plastiques à usage unique), et en contribuant à susciter un élan collectif à l’échelle mondiale.

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