Journée internationale des forêts du 17 au 25 mars 2018

Dans A LA UNE, Environnement par le 16 mars 2018Commentaires fermés
Journée internationale des forêts 2018

Journée internationale des forêts du 17 au 25 mars 2018

La Journée internationale des Forêts est une opération mondiale à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies. Elle sera organisée en France du 17 au 25 mars 2018 par Teragir avec le soutien et la coopération de nombreux partenaires. Retrouvez des centaines de manifestations qui auront lieu un peu partout en France (Quatrième pays le plus boisé de l’Union Européenne) afin de faire découvrir au grand public (dans une approche éducative et conviviale) les différentes facettes et les richesses de l’arbre et de la forêt.

Qu’est-ce que la Journée internationale des forêts ?

La Journée internationale des forêts, c’est l’occasion rêvée de célébrer la forêt, l’arbre et le bois, dont les services multiples en font une ressource essentielle pour le développement durable.

Après le succès de l’Année Internationale des Forêts en 2011, l’ONU a souhaité instaurer une journée mettant les forêts à l’honneur. Depuis cette date, le 21 Mars est devenu la Journée internationale des forêts. Partout dans le monde sont organisées des manifestations pour valoriser, protéger et fêter les forêts.

Cet événement permet de célébrer notre patrimoine forestier considérable et encore souvent méconnu du grand public grâce à des animations, des sorties, des colloques, des conférences ou encore des portes ouvertes.

La forêt un espace vital !

les forêt emploient beaucoup de gens en France et cela pourrait être encore plus !

les forêts emploient beaucoup de gens en France et cela pourrait être encore plus avec une meilleure gestion !

La forêt est partagée par de multiples acteurs et possède de multiples usages :

  • une fonction économique importante (source de plus de 440 000 emplois en France),
  • une fonction sociale majeure (loisirs, culture, sport, art)
  • une fonction écologique essentielle (production d’oxygène, épuration de l’air et de l’eau, stabilisation des sols, séquestration du CO2, et abri d’une biodiversité très riche).

Comment assister ou organiser un évènement ?

Collectivités, associations, professionnels de la filière forêt-bois, particuliers, vous pouvez participer à la Journée internationale des forêts en organisant une manifestation ou en participant aux manifestations organisées près de chez vous.

Pour organiser une manifestation ou participer à « La Forêt s’invite à l’École », créez votre espace Organisateur et inscrivez-vous.

Découvrez TerAgir

Teragir est une association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, créée en 1983. Aujourd’hui elle accompagne les acteurs de la société dans leurs projets de développement durable grâce à 7 programmes d’actions.

Née de l’impératif de préserver l’environnement et ils sont devenus des experts du développement durable. Ancrés dans la réalité, ils élaborent des programmes d’actions qui sont des supports pour comprendre et agir. Ils sont soutenus dans leurs projets par de nombreux partenaires, de portée internationale, nationale, mais aussi locaux.

notre consommation massive d’énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre entraîne des changements climatiques trop rapides pour un très grand nombre d’espèces et de populations humaines,

notre consommation massive d’énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre entraîne des changements climatiques trop rapides pour un très grand nombre d’espèces et de populations humaines,

Par leur diversité, les7 programmes permettent à chacun de trouver un espace pour agir : enseignants et parents, élèves et étudiants, consommateurs, élus, personnels de collectivité territoriale, salariés ou dirigeants d’entreprises (…). L’association suscite chaque année la participation de millions de Français à des actions qui ont un impact positif sur l’eau, les déchets, le climat, la biodiversité, l’énergie, la santé, l’alimentation, la qualité de l’air, la mobilité, le gaspillage alimentaire…

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Participez au concours de l’arbre de l’année 2018

Dans Environnement par le 26 février 2018Commentaires fermés

Terre Sauvage en partenariat avec l’Office national des forêts organisent la 7e édition de l’Arbre de l’année. Vous avez jusqu’au 31 mai pour présenter votre arbre et, ainsi, défendre les couleurs de votre région.

PARTICIPEZ AU CONCOURS DE L’ARBRE DE L’ANNÉE 2018

DÈS LE 1ER FÉVRIER : INSCRIVEZ-VOUS EN 1 CLIC !

Alors lancez-vous dans l’aventure dès maintenant. Le concours est ouvert à tous – individus ou groupes ; il suffit de proposer trois belles photos de l’arbre choisi et de décrire en quelques lignes son histoire, ses caractéristiques esthétiques, biologiques, ainsi que le lien qui vous unit à cet arbre.

Les candidatures sont ouvertes ! Vous avez jusqu’au 6 juin pour faire vos propositions…

LE 6 JUIN : RÉUNION DU JURY ET SÉLECTION DES ARBRES LAURÉATS.

Le jury, composé de l’Office national des forêts, de l’association Arbres remarquables, de la LPO et de Terre Sauvage, se réunira début juin et désignera les arbres qui défendront les couleurs des 18 régions de métropole et d’outre-mer. Ces arbres seront sélectionnés pour leurs qualités esthétiques, historiques, biologiques et affectives. En parallèle, un photographe de Terre Sauvage se rendra dans chaque région fin de photographier les 18 arbres lauréats.

DU 14 SEPTEMBRE AU 10 DÉCEMBRE : VOTEZ POUR ÉLIRE VOTRE ARBRE DE L’ANNÉE !

Les arbres lauréats seront soumis au vote du public sur le site www.arbredelannee.com. L’arbre qui remportera le plus de voix se verra attribuer le Prix du Public 2018.

DÉCEMBRE 2018 : PRIX, CÉRÉMONIE ET NOUVEAUTÉ 2018 !

Le Jury, quant à lui, désignera le Prix du Jury et révèlera lors d’une cérémonie le Prix du Public 2018. Tous les arbres lauréats feront l’objet d’une publication dans le magazine Terre Sauvage.

Et en 2017 ?

L’année dernière, le public avait voté en nombre, avec plus de 16 000 votes. Au final, c’est l’If-Grotte du Jardin des Ifs situé à Gerberoy dans l’Oise, qui a remporté le prix du public avec 4585 votes.

Prix du public

L’If-grotte du jardin des Ifs à Gerberoy, région Hauts-de-france.

Le prix du jury, présidé par Denis Cheissoux, journaliste et producteur, avait décerné au Sophora du japon du château de Montry, région île de France.

Prix du jury

Le sophora du japon au château de Montry, région île de France.

Le jury lui avait attribué un Prix coup de coeur pour le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac à Doussard,(74) en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Coup de coeur

Le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac, Doussard (74). Rhône-Alpes-Auvergne.

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Semaine de la pêche responsable 2018 du 19 au 25 février

Dans A LA UNE, Animaux, Durable par le 21 février 20181 Commentaire

La deuxième édition de la Semaine de la Pêche Responsable aura lieu en France du 19 au 25 février 2018. Organisée par le Marine Stewardship Council (MSC) et l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) ainsi que d’autres institutionnels comme la Fondation Albert Ier (…) se mobilisent pour promouvoir l’importance des produits de la mer certifiés.

vidéo de présentation de la semaine de la pêche responsable 2018

Quels objectifs pour cette semaine de la pêche responsable en France ?

DWfOSlQWsAEX152En effet, il y a urgence de mettre en avant la préservation des milieux aquatiques, surtout lorsque l’on voit les dangers qui pèsent régulièrement sur les ressources aquatiques. Récemment la filière a mis en place un processus de certification qui permet une traçabilité rigoureuse de l’élevage en passant par les pêcheries jusqu’à l’assiette du consommateur.
La nouveauté cette année c’est l’ouverture de l’organisation à plus de partenaires institutionnels tel que l’Institut océanographique de la fondation Albert 1er avec comme l’objectif avoué de porter plus haut et plus loin ce message : tendre vers une consommation responsable de poisson et sensibiliser le consommateur.

Semaine de la pêche responsable 2018 : vers une consommation responsable de poisson et sensibiliser le consommateur.

Quel programme et quelles animations pour la semaine de la pêche responsable ?

  • Des témoignages passionnants

Découvrez des témoignages inspirants du monde entier et les bénéfices concrets pour les Océans réalisés à travers le programme MSC comme par exemple les pêcheurs de homard de Cotentin qui expliquent que plus de connaissances du monde marin, permet d’avoir des homards plus gros

les pêcheurs de homard de Cotentin

Pour les pêcheurs de homard de Cotentin et de Jersey, la gestion des pêches n’a rien de nouveau. Les eaux partagées de la Baie de Granville ont été le théâtre du premier traité international de la pêche en 1839. Plus récemment, en 2000, le traité de la Baie de Granville établissait les mesures pour assurer la durabilité de la pêcherie. Ces mesures comprennent des réglementations sur la taille minimale de débarquement et des limites sur le nombre de licences de pêche délivrées aux bateaux et sur le nombre de casiers par navire. Grâce à ces améliorations, la pêcherie – qui compte environ 130 petits navires qui pêchent le homard au casier – a réussi à obtenir la certification MSC en 2011. Cependant, lors de sa certification MSC, des conditions ont été émises pour assurer que les captures de homard soient maintenues à des niveaux durables.
retrouvez plus de témoignes sur le site du MSC :  L’Anchois de Cantabrie, la protection le crabe bleula lutte contre la capture des oiseaux marins

Le quiz en ligne ‘quel poisson êtes-vous ?’, un test psycho ludique, sera lancé aujourd’hui pour amplifier le message au sein de la Semaine de la Pêche Responsable par les réseaux médias. L’importance du développement durable le long de la filière de poisson sera enfin soulignée lors de la conférence publique le jeudi 22 Février, à la Maison des Océans à Paris.

L’appel à l’action du MSC, l’ASC

Le MSC, l’ASC, l’Institut Océanographique de Monaco et la fédération France Nature Environnement lancent un appel à l’action pour la préservation des ressources aquatiques et des écosystèmes.

90 millions de tonnes de poissons (FAO) sont pêchées chaque année dans le monde. Ce total de captures sauvages reste à peu près stable d’années en années depuis bientôt 30 ans, malgré les évolutions techniques et une consommation de produits de la mer qui augmente. Il semble clair que nous avons atteint les limites de ce que l’océan peut nous fournir. Les océans subissent aujourd’hui des pressions multiples parmi lesquelles les mauvaises pratiques de pêche, la surpêche et la pêche illégale qui entraînent un appauvrissement de la ressource et impactent les
écosystèmes marins dans leur ensemble ; mais aussi la pollution ou le changement climatique. La FAO estime que 31% des stocks mondiaux de poisson sauvage sont surexploités – stocks sur lesquels on prélève trop sans laisser le temps à la population de poissons de se renouveler – et 58% sont pleinement exploités (Rapport Sofia 2016 – FAO).

La fin d’année 2017 aura été marquée par la clôture des Etats Généraux de l’Alimentation et la 23ème conférence sur le climat à Bonn : deux évènements durant lesquels l’Océan méritait d’être, tant pour son rôle environnemental que nourricier, davantage au centre des débats et des décisions politiques. La Convention sur la Diversité Biologique met également la pêche en relation avec la biodiversité, à travers l’objectif 6 d’Aichi portant sur « l’intégration de la biodiversité dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture » (COP 13, Cancun, 2016). L’urgence de la situation ne nous autorise plus à attendre les prochains grands rendez-vous politiques et nous encourage à passer à l’action dès maintenant. Au-delà des enjeux de mieux en mieux connus de la société civile, ce sont donc aujourd’hui les solutions et mesures concrètes pour la préservation de l’environnement marin que le MSC, l’ASC, l’Institut océanographique et France Nature Environnement (FNE) souhaitent impulser en lançant un appel à l’action pour davantage MOBILISER, COMPRENDRE et SENSIBILISER.

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La permaculture : en route pour la transition écologique (LIVRE)

Dans A LA UNE, Alimentation, Consommation, Energies, Environnement, Habitat, Recyclage par le 14 février 2018Commentaires fermés

Voici un livre qui nous permet d’appréhender la permaculture dans son ensemble et ne se restreint pas aux méthodes de jardinage comme souvent. En effet lorsque l’on pense permaculture on s’imagine qu’il s’agit d’une méthode de jardinage visant à respecter la nature. Mais en réalité cela n’est qu’un aspect d’un ensemble de techniques que regroupe ce terme permaculture. Mais au fait c’est quoi la permaculture ? Consultez ici la définition de la permaculture >>

La permaculture en route pour la transition écologique

La philosophie de la permaculture !

Car il s’agit bien d’une philosophie, d’une façon de vivre, d’une science, englobant un ensemble de techniques visant à apporter une réponse à la crise écologique.
Inventée dans les années 70 elle revient au goût du jour pour tenter de pallier à l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, au changement climatique, à la perte de la fertilité des sols ainsi qu’à la crise de la biodiversité. Tout un programme !

la permaculture

David Holmgren – australien inventeur du concept – domaines d’applications de la permaculture.

Cette fleur invite chacun d’entre nous à trouver sa niche écologique. En respectant les concepts clés de la permaculture qui comprend 3 grandes éthiques :

  1. être attentif à la nature
  2. être attentif à l’humain
  3. prendre notre juste besoin et redistribuer les surplus

ainsi qu’un certain nombre de principes fondamentaux qui sont largement explicités dans ce livre.
De nombreuses questions se posent et nous sont posées de façon très claire, ce qui permet à chacun de s’intégrer dans cet état d’esprit selon ses propres problématiques et moyens.

En route pour la transition écologique grâce à la permaculture

ConseilExpert_BRF

Un livre très intéressant qui nous initie à cette philosophie, et nous permet de nous interroger sur notre potentiel à baisser son empreinte écologique, car il s’agit bien de cela : prendre en compte nos besoins et saisir ce dont nous disposons pour y participer en faisant autrement.

Des exemples concrets sont proposés dans cet ouvrage ce qui permet de se transposer rapidement sur les moyens et techniques qui pourraient nous permettre de participer à cette transition progressive.

Un livre que nous recommandons donc à tous ceux qui souhaitent connaitre les fondamentaux de la permaculture.

A propos de l’auteur…

Grégory Derville est enseignant en politiques environnementales à l’Université de Lille II. Il anime des conférences et des stages de permaculture, et fait partie du collectif Beauvais en transition.

Disponible le 30 janvier 2018 – 192 pages – 25 € – coll. Conseils d’expert – éd. Terre vivante
En librairies, jardineries, magasins bio et sur boutique.terrevivante.org

Retrouvez le sommaire ici >>

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23 conseils pour la protection des sols en forêt

Dans Bois, Végétaux par le 26 janvier 20181 Commentaire

La filière forêt-bois a beaucoup évolué dans ses pratiques de mobilisation ces dernières années (approvisionnement en flux tendus, besoins en petits bois et menus bois pour le bois énergie…). Il en est de même pour les machines forestières et les technologies embarquées pour optimiser la phase de l’approvisionnement vers les industries du bois.
Les propriétaires/gestionnaires forestiers se doivent de préparer les parcelles pour qu’elles soient accessibles et exploitables par les entreprises forestières. Il peut s’agir d’une desserte suf sante, de la désignation des arbres à enlever qui doit être bien visible pour les opérateurs, de la présence de cloisonnements pour permettre la circulation des machines…
Les entrepreneurs de travaux forestiers, qui réalisent 80 % des travaux en forêt, sont le maillon intermédiaire entre la gestion forestière et les industriels. Ils se doivent de répondre de manière qualitative à la fois aux attentes des forestiers (respect du milieu forestier) et à celles des industriels (respect du cahier des charges produits et des délais de livraison), tout en restant compétitifs.
La société civile regarde les coupes de bois d’un œil de plus en plus interrogatif sans connaitre le rôle de production joué par la forêt. L’amélioration de l’acceptabilité des coupes passe aussi par une meilleure qualité des chantiers forestiers, notamment par le plus faible impact possible sur les sols.
Ainsi la filière forêt-bois est confrontée collectivement à la question suivante : comment récolter des bois correspondant aux besoins des industries de transformation sans endommager les sols et la productivité forestière, en particulier lorsque les conditions météorologiques sont défavorables ?

télécharger le guide pratic'sols

Vous voulez télécharger le guide pratic’sols, rendez-vous sur nos réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) -> likez la page et télécharger le guide gratuitement

Qu’est-ce que la praticabilité ?

La praticabilité est le fait de pouvoir accéder à une zone autorisée à la circulation des engins forestiers sans dommage à l’environnement forestier (sol, peuplement…) à court, moyen et long termes. Elle est liée à la portance du sol (capacité du sol à supporter une pression extérieure), elle-même très dépendante de son humidité.
Cette possibilité d’accès, dans le cadre de la gestion durable des forêts, doit se réfléchir à l’échelle de la vie du peuplement. En effet, les machines de sylviculture et d’exploitation circuleront plusieurs dizaines de fois sur le même cloisonnement au cours du cycle forestier.
Ainsi, la praticabilité ne concerne pas uniquement l’accès possible lors du chantier en cours mais doit tenir compte des passages ultérieurs d’autres engins.

Pourquoi parler de praticabilité ?

Les évolutions des pratiques de la filière bois (approvisionnement des industries en flux tendu, moins de stock de bois ronds en usine…) et le raccourcissement des délais d’exploitation des coupes ont un impact sur le calendrier d’intervention. Cela conduit à travailler toute l’année avec les engins, parfois lors de conditions météorologiques peu favorables.
La sylviculture s’est dynamisée, avec un raccourcissement des passages en coupe (en moyenne de 6 à 10 ans en forêt publique). Ces intervalles de temps sont beaucoup trop courts pour permettre au sol de se restaurer en cas d’impacts graves. Il est donc nécessaire que la filière adopte des stratégies de précaution pour préserver le sol forestier, capital productif de nos forêts.

volume prélevé dans une parcelle

< Exemple du nombre de passages (ici 14) et du volume prélevé dans une parcelle tout au long de la vie du peuplement (Chênaie continentale, Fertilité 1, Sylviculture dynamique)

Quels impacts des engins sur les sols et les peuplements ?

Différents impacts peuvent être causés par le passage des véhicules/engins : tassement, ornières, scalpage, compactage, liquéfaction (cf.image).
L’orniérage et le tassement des sols peuvent entraîner sur les arbres les plus proches des pertes de productivité voire leur dépérissement. De plus, la création d’ornières remet en cause l’accessibilité des parcelles forestières.

Exemple de cheminement des engins

Exemple de cheminement des engins en l’absence de consigne

Comment améliorer la gestion forestière en France ?

Afin de préserver le sol forestier, capital productif de nos forêts, les recommandations concernent chaque étape et chaque acteur de la mobilisation des bois : propriétaires/gestionnaires, entreprises d’exploitation forestière, donneurs d’ordres.

  • RECOMMANDATION 1

Classer les parCelles/zones selon leur sensibilité potentielle et les identifier dans le doCument de gestion

  • RECOMMANDATION 2

réfléChir au réseau de Cloisonnement optimal
vers les plaCes de dépôts et adapter le réseau existant

  • RECOMMANDATION 3

réfléChir au devenir des menus bois/rémanents

  • RECOMMANDATION 4

adapter les délais d’exploitation ou de réalisation à la sensibilité du sol des parCelles

  • RECOMMANDATION 5

adapter le nombre de produits pour limiter le nombre de passages des engins de débardage

  • RECOMMANDATION 6

Choisir l’entreprise et son matériel en fonCtion de la sensibilité potentielle des sols

  • RECOMMANDATION 7

assurer la visibilité du mode de marquage/désignation des tiges

  • RECOMMANDATION 8

mettre en route le Chantier si la portanCe des sols est favorable

  • RECOMMANDATION 9

transmettre les presCriptions de pratiCabilité aux intervenants

  • RECOMMANDATION 10

définir lors de la renContre préalable les seuils d’alerte
de profondeur d’ornières pour les différentes zones CirCulées

  • RECOMMANDATION 11

réaliser un état des lieux ContradiCtoire avant le démarrage du Chantier

  • RECOMMANDATION 12

s’organiser pour avoir un portefeuille de Chantiers, inCluant des Chantiers de repli

  • RECOMMANDATION 13

orienter les bois en arête de poisson vers les Cloisonnements lors de la phase d’abattage manuel

  • RECOMMANDATION 14

ne pas sortir des itinéraires définis ou des Cloisonnements aveC les engins forestiers

  • RECOMMANDATION 15

s’organiser pour respeCter les seuils d’alerte de profondeur d’ornière en fonCtion des évolutions de portanCe des sols

  • RECOMMANDATION 16

limiter le nombre de passages en réalisant si possible le tri des produits sur la plaCe de dépôt

  • RECOMMANDATION 17

réaliser un état des lieux final ContradiCtoire et définir, si besoin, les mesures à adopter

  • RECOMMANDATION 18

maintenir la visibilité des Cloisonnements pour la proChaine intervention

  • RECOMMANDATION 19

suivre la pluviométrie sur les zones de Chantiers

  • RECOMMANDATION 20

planifier les vérifiCations des matériels et les formations pendant les périodes à risque d’arrêt

  • RECOMMANDATION 21

profiter des arrêts imposés de Chantier pour se former

  • RECOMMANDATION 22

analyser le retour sur investissement des équipements limitant le tassement des sols

  • RECOMMANDATION 23

utiliser la modulation et l’annualisation du temps de travail

Vous voulez en savoir plus et obtenir toutes recommandations détaillées, rendez-vous sur nos réseaux sociaux (Facebook ou Twitter) likez nos pages/comptes et envoyez nous un message en privée afin que notre équipe vous envoie le guide gratuitement

quels objectifs pour le guide PRATIC’SOLS ?

screenshot-twitter.com-2018-01-26-15-20-20-064Le guide PRATIC’SOLS fait suite au guide PROSOL qui fut, après les tempêtes de 1999, le premier travail pluridisciplinaire d’importance sur le sujet de la sensibilité des sols forestiers. La filière forestière avait dû sortir beaucoup de bois dans un temps le plus court possible pour sauvegarder leur qualité avec parfois des impacts préoccupants sur les sols forestiers.
Les résultats de ces travaux furent particulièrement intégrés par l’ONF dans ses recommandations (Règlement national d’exploitation forestière) et sa politique environnementale (axe 3 : Sol), notamment par la mise en place de cloisonnements d’exploitation dans les parcelles.
Ces dernières années, plusieurs hivers doux et très pluvieux ont rendu difficile la conciliation entre le respect de ces prescriptions protectrices des sols et la mobilisation nécessaire des bois. Les forestiers demeurent toujours plus soucieux de limiter les impacts aux sols. Les arrêts de chantiers imposés pour conditions climatiques ont provoqué des surcoûts dans les entreprises de travaux forestiers et posé parfois d’importants problèmes dans l’approvisionnement en bois des industries.
La FNEDT et l’ONF ont convenu qu’il était d’actualité de rédiger un guide pratique à l’intention des personnels de terrain (gestionnaires, exploitants ou entrepreneurs de travaux forestiers, conducteurs d’engins) au niveau desquels s’arbitrent les recommandations de protection des sols.
Ce guide répond à une problématique nationale visant à favoriser la mobilisation du bois tout en préservant l’environnement.
Nous espérons que ce guide apportera les réponses adaptées aux questions les plus fréquentes et donnera une vision plus large de ce sujet, gage d’une meilleure gestion des espaces forestiers.

Ce guide a pour périmètre les forêts de plaines et de collines/piémonts où sont principalement utilisés des systèmes d’exploitation terrestres pouvant entraîner de potentiels impacts sur les sols forestiers (principalement tassement et orniérage). Les forêts de montagne sont plutôt concernées par des problématiques de lutte contre l’érosion, thématiques non traitées par ce guide.

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Le gouvernement abandonne le projet NDDL

Dans Environnement, Règlementation par le 17 janvier 2018Commentaires fermés

On vient juste de l’apprendre de la bouche d’Édouard Philippe, le gouvernement abandonne le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. et met fin à un projet obsolète, maintenu pendant de trop longues années malgré des impacts environnementaux néfastes.

abandon de Notre-Dame-des-Landes

Une décision courageuse, appuyée sur une méthode innovante

L’ensemble du mouvement France Nature Environnement salue l’annonce du Premier Ministre d’abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et de réaménager l’aéroport existant à Nantes-Atlantique. Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « cette décision courageuse montre que loin de s’entêter dans un projet du passé, le gouvernement change de logiciel ; intègre les enjeux d’aujourd’hui et, via une méthode innovante, sort par le haut de ce dossier complètement enlisé ».
Il s’agit d’une décision cohérente avec les enjeux et les engagements de la France concernant la protection de la nature, du climat et de l’eau. La parution du rapport de médiation a permis de mettre à jour le comparatif réel des deux projets d’aéroport, répondant au même besoin de transport aérien mais intégrant enfin des enjeux essentiels d’aménagement durable du territoire et d’environnement, comme le demandaient depuis longtemps nos associations.
Au plan régional, cette décision doit être l’occasion d’une mise à jour climato-compatible des politiques de transport, et de réorienter les infrastructures de transports vers un maillage des services de mobilité durable.

Préparer l’avenir par la co-construction plutôt que par la force

Pour les décisions concernant la gestion des terrains prévus pour l’ex-projet d’aéroport, France Nature Environnement demande au gouvernement de prendre le temps de co-construire un projet de territoire, de ne pas avoir recours à l’usage de la force et rappelle le sage avis des rapporteurs : « la situation initiale très complexe nécessiterait la mise en place d’une gouvernance particulière de ce dispositif, afin de garantir l’ouverture à tous les acteurs et partenaires dans un cadre de négociation et d’action opérationnelle efficace, alors que des tentations d’exclusion de telle ou telle catégorie peuvent se manifester, et conduiraient à un échec assuré ». Le gouvernement doit rendre possible la sortie apaisée d’un trop long conflit. L’annonce de ne pas évacuer immédiatement la ZAD va dans ce sens.

Maintenir la cohérence pour un projet de territoire

Les activités qui se déroulent dans le secteur de Notre-Dame-des-Landes intègrent déjà la dimension de préservation du patrimoine naturel résultant des interactions entre l’homme et la nature. L’avenir de ce territoire ne doit pas être une urbanisation et une agriculture intensive destructrices.
Il passe notamment par l’agroécologie pour aménager ce territoire de manière durable et développer, en circuits courts et de proximité, des activités et des pratiques compatibles avec la préservation de l’environnement. Un tel projet consoliderait les synergies entre nature, agriculture, qualité de vie et activité socio-économique du territoire. Il répond aussi à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de la ressource en eau.
Dans cette perspective, l’ensemble du mouvement France Nature Environnement soutient et relaie l’appel à venir sur la ZAD le 10 février prochain pour « enraciner l’avenir » à Notre-Dame-des-Landes.

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S.T.O.P aux Boues Rouges de l’usine de Gardanne !

Dans Environnement par le 11 janvier 20181 Commentaire

Depuis 50 ans, l’usine de production d’alumine de Gardanne, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), bénéficie d’un droit de rejeter à terre et en mer ses déchets toxiques. Plus de 30 millions de tonnes de boues rouges toxiques ont été ainsi déversées dans les fonds marins du Parc National des Calanques. Plusieurs associations de défense de l’environnement et de riverains dénoncent la toxicité et la radioactivité de ces boues rouges.

S.T.O.P aux Boues Rouges de l'usine de Gardanne !

Pour Ségolène Royal, « il aurait fallu avoir le courage d’imposer à l’entreprise une mutation du site et une dépollution ». « L’entreprise a obtenu une dérogation pour continuer à polluer », a-t-elle ajouté, espérant « qu’il y aura des recours pour que toute la clarté soit faite ». « Les dernières enquêtes de l’Anses (Agence française de sécurité alimentaire et sanitaire) ont démontré qu’à l’endroit des rejets, il y avait une contamination beaucoup plus forte aux métaux lourds », une pollution « dangereuse pour la santé », a-t-elle noté.

À quoi correspondent les «boues rouges»?

rejets toxiquesOn parle de boue rouge pour désigner les résidus issus de l’extraction d’alumine -qui permet notamment d’obtenir de l’aluminium- à partir de la bauxite. Cette roche sédimentaire est présente dans le sud-est de la France, où elle a été découverte.

Les boues rouges correspondent aux déchets insolubles qui se séparent de l’alumine et de la soude au cours de l’extraction. Leur couleur rouge est liée à l’oxyde de fer. La substance, qui se transforme en une poussière rouge après évaporation des fluides, contient de nombreux métaux lourds (arsenic, fer, mercure, silice, titane…). Elle tapisse la ville de Gardanne, où se trouve l’usine. Dans le cas du procédé Bayer, encore majoritairement utilisé à travers la planète, la production d’une tonne d’alumine engendre environ deux tonnes de boues rouges.

Pour stopper cela signez la pétition sur change.org >>

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Plan climat, qu’est-ce que le paquet solidaire ?

Dans A LA UNE, Chauffage, Climat & Météto, Energies, Equipement par le 3 janvier 2018Commentaires fermés

le plan climat - 4 mesures en 2018<

Entrée en vigueur de 4 mesures concrètes depuis le 1er janvier 2018 avec le Plan Climat. La France s’est engagée à rendre la mobilité propre accessible à tous et à éradiquer la précarité énergétique. Pour y parvenir, Nicolas Hulot présente le paquet « solidarité climatique ». Prime à la conversion de véhicules, chèque énergie, crédit d’impôt pour la transition énergétique et changement des chaudières au fioul : ces quatre mesures concrètes visent à améliorer le quotidien des Français. Explications...

Energie : le chèque énergie

chèque énergie

4 millions de ménages peuvent bénéficier du chèque énergie généralisé en 2018. D’un montant d’environ 150€ par an, il permet aux familles en situation de précarité de payer leurs factures d’énergie. Ce chèque énergie a été conçu comme  un outil de lutte contre la précarité énergétique qui aide les Français aux revenus très modestes à payer leurs factures d’énergie, quel que soit leur moyen de chauffage.

Le crédit d’impôt énergie (CITE)

le crédit d'impôt CITE

Le dispositif d’aide à la rénovation destiné aux ménages et aux entreprises est prolongé en 2018 mais sera transformé en prime en 2019. Le taux d’aide de 30% du montant des travaux reste la règle générale. Ce crédit d’impôt pour la transition énergétique permet de financer des travaux d’isolation des logements et d’amélioration du chauffage des logements, et donc de faire des économies d’énergies permettant de réduire la facture de chauffage, tout en luttant contre le changement climatique. En savoir plus ici >>

Transport : prime à la conversion

Prime à la conversion

En 2018 les français qui remplacent un vieux véhicule polluant par une neuve ou d’occasion récente peu polluante reçoivent une aide. Son montant peut aller jusqu’à 2500€, bonus écologique inclus. La prime à la conversion des véhicules vise à accélérer la sortie du parc des véhicules essence et diesel les plus polluants. Quels sont les vieux véhicules concernés ? Quelle prime pour quel véhicule acheté ? Plus d’info ici >>

Les certificats d’économie d’énergie

Les certificats d’économie d’énergie

En 2018, les ménages modestes et très modestes qui se débarrassent d’une vieille chaudière au fioul pour plus performante peuvent recevoir une aide pouvant aller jusqu’à 3000€. En complément du crédit d’impôt transition énergétique, l’aide au remplacement sera attribuée aux ménages qui investissent dans les énergies renouvelables : pompe à chaleur, chaudière bois ou granules.

 

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Billebaude, une revue à la coisée de l’art et la nature

Dans Animaux par le 14 décembre 2017Commentaires fermés

La Fondation François Sommer.

Créé en 1964 par François et Jacqueline Sommer, la Fondation François Sommer abrite à Paris, au sein d’un hôtel particulier dans le Marais, le musée de la Chasse et de la Nature. C’est un lieu d’accueil et d’échanges pour tous les utilisateurs de la nature. Le musée propose une programmation culturelle exigeante : expositions, visites thématiques, conférences, colloques, lectures, concerts, projections, performances… ainsi qu’une très belle bibliothèque !

Mais la mission principale de la fondation est de promouvoir l’utilisation respectueuse des ressources de la nature, telle que la chasse raisonnée et le partage des richesses du patrimoine artistique et culturel.
La fondation répond au souhait de François et Jacqueline Sommer de partager leurs œuvres d’art animalier avec le plus grand nombre. Elle s’appuie notamment sur une remarquable collection d’art ancien, moderne et contemporain.

fondation-francois-sommer

La revue nature Billebaude

billebaude-ours-oct16Lancée en 2012 par la Fondation François Sommer et les Editions Glénat, la revue Billebaude explore et mène une réflexion profonde sur les usages et les représentations de la nature.
Chaque semestre, la revue propose autour d’un thème choisi, des contributions de chercheurs, journalistes, acteurs de terrain, artistes. Ces contributions permettent de tisser des liens entre le monde de la recherche, de l’art et celui de la gestion de l’environnement autour des enjeux de conservation de la nature.

Plus qu’une revue !

Consciente que la crise écologique et économique invite à recomposer un nouveau savoir où la science dialogue avec la culture et la gestion avec les pratiques et savoirs traditionnels, la revue fonctionne comme un laboratoire d’idées et d’échanges.

Sans militer pour un bon usage de la nature, Billebaude cherche à révéler les paradoxes de la société contemporaine marquée à la fois par une sensibilité croissante à la nature et une méconnaissance pratique de plus en plus grande du fonctionnement des écosystèmes.
Revue d’analyses, d’interviews, de récits, Billebaude est aussi galerie d’art, qui prolonge sur papier l’espace du musée de la Chasse et de la Nature en exposant des propositions artistiques originales.

La bibliothèque de la Fondation François Sommer

La bibliothèque de la Fondation François Sommer et le fonds documentaire du musée de la Chasse et de la Nature constituent un ensemble documentaire unique sur l’œuvre de François et Jacqueline Sommer, l’art animalier, la cynégétique et la pensée environnementale contemporaine. Archives, ouvrages anciens et actuels, catalogues de collections et d’expositions, revues et photographies sont accessibles uniquement sur rendez-vous aux étudiants et aux chercheurs.

Comment se procurer la revue Billebaude ?

BILLEBAUDE-10La revue est diffusée en librairies et sur abonnement.

Collection Billebaude
96 pages Format : 230 mm x 300 mm
Prix public TTC France : 19.90 €

Le N°10 de la revue BILLEBAUDE sortie en juin 2017 « SUR LA PISTE ANIMALE » a été conçu en partenariat avec l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, spécialiste du suivi scientifique de la faune sauvage en France. Ce numéro explore les différentes façons, venues des premiers chasseurs, de suivre la piste des animaux et de comprendre leurs modes d’existence.

 Les membres du comité éditorial
  • Claude d’Anthenaise
  • Pierre de Boisguilbert
  • Philippe Chardonnet
  • Andrée Corvol-Dessert
  • Patrick Degeorges
  • Philippe Dulac
  • Jacques Glénat
  • Yves d’Hérouville
  • Jean-Michel Leniaud
  • Philippe Salvadori
  • Anne Simon

 

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L’OMC réussira-t-elle à amener la pêche mondiale à la durabilité ?

Dans A LA UNE, Environnement par le 7 décembre 2017Commentaires fermés

Alors que le personnel de l’OMC s’apprête à prendre l’avion pour Buenos Aires, l’équipe de la campagne Low Hanging Fish fait de même. Etant donné que l’OMC laisse les «observateurs» sortir des salles où de véritables négociations ont lieu, il peut être difficile d’observer et de comprendre les négociations de près pour le grand publique. Par conséquent, si vous trouvez des inexactitudes ou un manque de précision dans cet article, ne nous en étonnez pas, cela est surement dû au manque de transparence de l’OMC.

surpêche mondiale

1999 semble loin, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est à ce moment-là que l’élimination des subventions aux pêcheries nuisibles a été discutée pour la première fois à l’OMC. Près de vingt ans plus tard, les attentes n’ont jamais été aussi élevées pour trouver un accord international contraignant. Après tant d’années, cela devrait être le poisson à faible pendaison de la Conférence de l’OMC.

The low hanging fish

Des attentes élevées pour les négociations

Les attentes sont élevées cette année car en septembre 2015, tous les chefs d’État et de gouvernement avaient déjà demandé à l’OMC de prendre des mesures immédiates contre les subventions à la pêche qui sont extrêmement préjudiciables pour les réserves de poisson. L’Objectif de développement durable des Nations Unies n ° 14.6 interdit d’ici 2020 « les subventions à la pêche, qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche [...] et à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ». [1] Un appel à l’action aussi clair aurait dû faire passer les négociations de l’OMC de « si » à « comment» interdire les subventions aux pêcheries nuisibles.

Parvenir à un accord à Buenos Aires est crucial

Hélas, les choses ne sont pas si simples dans le monde du commerce multilatéral. Certains négociateurs commerciaux semblent ignorer la direction politique établie par leurs dirigeants. Nous espérons que les négociations de la semaine prochaine nous prouveront que nous avons tort, mais au cours des derniers jours, le niveau d’ambition semble avoir diminué sérieusement. Les ministres du commerce des pays aux vues similaires devront investir des capitaux politiques dans cette question pour parvenir à un résultat positif à Buenos Aires.

Poissons rejettes mort à la mer

La plupart des subventions à la pêche encouragent directement la surpêche

La plupart des subventions à la pêche encouragent directement la surcapacité de la flotte et la pêche au-delà de la raison économique et écologique. Tant que nous continuerons de fournir ces incitations financières, tous les efforts pour amener la pêche mondiale à la durabilité seront vains. Si les gouvernements veulent vraiment préserver des secteurs de pêche viables et des communautés de pêcheurs artisanaux, ils doivent s’attaquer sans plus tarder à la question des pêcheries nuisibles. 84% des subventions mondiales vont à la pêche à grande échelle, sapant ainsi les moyens de subsistance des pêcheurs artisanaux. [2] Selon une étude publiée par l’Université de la Colombie-Britannique, les pays les plus dépensiers sont la Chine, le Japon, l’Union européenne, les États-Unis et la Russie.

La question a été défendue par plusieurs pays et groupes de pays, notamment la Nouvelle-Zélande, l’UE et un groupe de six pays d’Amérique latine (Argentine, Colombie, Costa Rica, Panama, Pérou et Uruguay). Le Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et le Groupe des pays les moins avancés (PMA) sont également favorables à une interdiction, pour autant que leur besoin de traitement spécial et différencié soit pris en compte.

bloom association et Varoa group

Atteindre un accord est crucial

Parvenir à un accord à Buenos Aires est crucial en raison du caractère juridiquement contraignant des règles de l’OMC. Les gouvernements ont souvent dit que le financement public des activités de pêche non durables et destructrices devrait être réduit, mais cela commence à ressembler à un record battu à moins et jusqu’à ce que les ministres du commerce formalisent un engagement à l’OMC. Il est maintenant temps de mettre les mots en action.

Les questions qui dominent les discussions à Genève comprennent la portée des interdictions et comment et quand celles-ci s’appliqueront dans les pays en développement. Certains voudraient limiter la décision aux subventions qui encouragent la pêche illégale, non réglementée et non déclarée (INN), mais une portée aussi étroite ne permettrait pas de remplir le mandat de l’ODD14 sur l’océan.

En fin de compte, si le dénominateur commun multilatéral est trop bas, les pays qui préconisent des disciplines en matière de subventions fortes devront évaluer si un résultat plurilatéral ambitieux est préférable, en plus ou en lieu et place d’un accord multilatéral de faible ambition.

Lisez la revue éditée par  The VArda Group qui émet un ensemble de proposition pour la fin des subventions « BLOOM-Briefing-Harmful-Subsidies-1 »

[1] ODD14.6:D’ici 2020, interdire certaines formes de subventions aux pêcheries qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, éliminer les subventions qui contribuent à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée et s’abstenir d’introduire de nouvelles subventions spéciales. le traitement réservé aux pays en développement et aux pays les moins avancés devrait faire partie intégrante des négociations sur les subventions à la pêche de l’Organisation mondiale du commerce.

[2] Schuhbauer et al. (2017) Comment les subventions affectent la viabilité économique de la pêche artisanale. Marine Policy 82: 114-121.

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Feuille de route économie circulaire

Dans A LA UNE, Alternatives, CleanTech, Energies, Environnement, Règlementation par le 1 décembre 2017Commentaires fermés

Pour une fois qu’on vous demande votre avis, saisissez cette chance unique de participer et de contribuer au débat en répondant à différentes questions. Vos contributions permettront d’alimenter les débats et les ateliers qui ont vocation à élaborer la feuille de route de l’économie circulaire. Vous pouvez aussi échanger avec les autres participants en commentant leurs propres contributions. La consultation est ouverte du 30 octobre 2017 au 6 décembre 2017.

Feuille-route-economie-circulaire

Quel est le but de cette feuille de route sur l’économie circulaire ?

La feuille de route économie circulaire : un objectif national, une démarche collective
Avec la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, la France s’est fixé des objectifs ambitieux pour engager la transition vers une économie circulaire. Afin de passer à l’action et définir les mesures concrètes qui permettront d’atteindre ces objectifs, une feuille de route économie circulaire doit être élaborée avant la fin du premier trimestre 2018. Sa mise au point va associer toutes les parties prenantes ainsi que le public, via une consultation en ligne.

Se donner les moyens de nos ambitions pour l’économie circulaire

La feuille de route économie circulaire s’inscrit dans le Plan climat et doit permettre à la France d’atteindre les objectifs de transition vers une économie circulaire fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

La consultation est ouverte du 30 octobre 2017 au 6 décembre 2017

Pour cela elle doit apporter des solutions opérationnelles à plusieurs défis : comment produire avec moins de ressources ? Comment consommer mieux ? Comment recycler mieux ?
L’élaboration de la feuille de route économie circulaire va être l’occasion de mobiliser l’ensemble des acteurs – entreprises, collectivités, citoyens – pour lancer la dynamique de l’économie circulaire à plus grande échelle dans notre pays et signifier auprès du grand public le basculement vers une économie écologique innovante, sobre en ressources mais riche en emplois et favorisant la cohésion sociale où chacun a un rôle à jouer.
L’élaboration de la feuille de route vise à permettre à l’ensemble des acteurs d’apporter leur contribution, sans oublier le grand public.

Feuille -de-route-economie-circulaire

Une consultation en ligne ouverte à tous

Le public est invité à s’exprimer en formulant ses propositions via le site internet dédié dans la rubrique « participer », après inscription sur la plateforme. La consultation en ligne est ouverte du 30 octobre au 6 décembre 2017.

La consultation du public s’organise autour de 5 grands thèmes de réflexion :

  1. Consommation durable : agir sur la demande et le comportement du consommateur
  2. Gestion des déchets : mieux trier pour mieux recycler
  3. Production durable : limiter l’impact environnemental des produits
  4. Mobilisation des acteurs : mettre en œuvre des leviers d’action en transverse
  5. Cadre financier : quels soutiens et incitations financiers pour favoriser la transition vers l’économie circulaire ?


Un comité de pilotage et des ateliers de travail

Les parties prenantes institutionnelles – élus, professionnels, associations de protection de l’environnement et de consommateurs, administrations de l’État, établissements publics … – sont associées à la concertation à travers : un comité de pilotage qui se réunit sous l’égide du ministre de la transition écologique et solidaire ; des ateliers de travail thématiques où seront abordés les sujets clés de la feuille de route : déployer l’économie circulaire dans les territoires ; viser 100 % de plastiques recyclés en 2025 ; production et consommation durable ; outils économiques.

Des ambassadeurs auprès du grand public

Un panel de 9 « ambassadeurs de l’économie circulaire », personnalités engagées dans cette thématique, est investi d’une mission de pédagogie, de promotion de l’économie circulaire auprès du grand public, et de mobilisation des acteurs. Il apporte son soutien et participe à l’animation de la concertation (ateliers thématiques). Il peut contribuer à alimenter la feuille de route par ses préconisations.

Les ambassadeurs de l’économie circulaire :

Des événements participatifs

Pour renforcer la dimension participative de l’élaboration de la feuille de route, plusieurs événements seront organisés début de 2018 (barcamp, data session, atelier de design de service) et un hackathon après la sortie de la feuille de route de l’économie circulaire.

Des travaux prévus sur 5 mois

Annoncée par Brune Poirson lors des assises des déchets le 28 septembre à Nantes, l’élaboration de la feuille de route économie circulaire va s’étaler sur 5 mois pour une publication de la feuille de route au 1er mars 2018.

Calendrier :

  • 1ère étape : Lancement des travaux – consultation du public en ligne – novembre 2017
  • 2ème étape : Synthèse des contributions – mise au point d’un premier projet de feuille de route – décembre 2017
  • 3ème étape : Consultation du public sur le projet de feuille de route – janvier/février 2018
  • 4ème étape : Publication de la feuille de route économie circulaire – mars 2018
Comment participer ?

Rdv sur cette page et déposez simplement votre avis, recommandation, idée… et si vous n’avez pas bien compris comment participer, n’hésitez pas à consulter la page d’aide en ligne


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Glyphosate : vous en reprendrez bien pour 5 ans ?

Dans Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution, Végétaux par le 30 novembre 20172 Commentaires

Après de nombreux rebondissements, le verdict est tombé ; le glyphosate a été ré-autorisé pour 5 années supplémentaires. Cette molécule chimique est l’herbicide le plus utilisé à travers la France, l’Europe et le monde. Son usage massif rend la situation extrêmement préoccupante pour l’avenir : dangereux pour l’environnement, cancérigène pour les animaux, probablement pour l’Homme, perturbateur endocrinien… l’Europe a raté le coche de la santé environnementale et décide de bafouer le principe de précaution. Si la bataille pour interdire immédiatement cette molécule s’achève, France Nature Environnement reste mobilisée pour que l’agriculture se désintoxique du glyphosate.

Glyphosate

Une décision mitigée pour une réautorisation polémique

France Nature Environnement salue la position de la France au cours des âpres négociations sur la sortie du glyphosate. Malheureusement, et malgré la forte mobilisation de la société civile, le Gouvernement n’a pas réussi convaincre les 18 Etats membres qui ont voté pour le texte de la Commission européenne : une réautorisation du glyphosate pour 5 ans.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission chez France Nature Environnement, « cette proposition de la Commission européenne n’apporte rien de plus qu’une simple prolongation de l’autorisation et c’est intolérable. Il n’y aura donc pas de plan d’accompagnement des agriculteurs pour sortir de leur dépendance au glyphosate. Les cinq ans s’écouleront et nous n’aurons toujours pas d’alternatives à proposer à notre agriculture ».

Pour une France pionnière de l’alternative : l’agroécologie

De très nombreux agriculteurs travaillent aujourd’hui avec des alternatives techniques viables. Il faut prendre des mesures fortes dès maintenant. Nous avons besoin de nous fixer des points intermédiaires avec des objectifs de réduction. Pour se passer de cette molécule, ce sont les principes de l’agroécologie qui devront être déployés. Pour cela, la recherche scientifique et l’accompagnement technique ont une responsabilité importante. Il est temps de mettre des moyens et des échéances en face des ambitions.

Pour Jean-Claude Bevillard, responsable des politiques agricoles de France Nature Environnement, « la sortie du glyphosate est un enjeu majeur de santé publique et de préservation de la nature. Les alternatives agronomiques existent : il s’agit de faire évoluer les modèles vers l’agroécologie. Il est hors de question de remplacer le glyphosate par une autre molécule dont la dangerosité sera prouvée dans 10 ans. Il n’y aura pas d’alternatives au glyphosate à système agricole constant ».

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