Jellyfishbot, l’aspirateur de détritus flottants

Dans Clean tech par le 22 janvier 2018Pas de commentaire

Voici un aspirateur qui vogue sur l’eau pour ramasser les détritus qui flottent dans les ports et il est français ! Grâce au « Jellyfishbot » (robot méduse) et à l’équipe d’IADYS, en rodage jeudi dans le port de Cassis (Bouches-du-Rhône), ses trois inventeurs espèrent conquérir la Côte d’Azur et nettoyer les ports ultra

Il mesure 70 cm, pèse 16 kilos et traîne derrière lui un simple filet dans lequel viennent s’amasser papiers, feuilles ou encore canettes au fur et à mesure de ses allers et venues entre les coques des bateaux. Télécommandé à distance, le prototype sera bientôt équipé d’un laser afin de détecter « les obstacles et de collecter les déchets de manière autonome », explique l’un de ses créateurs, Nicolas Carlesi, doctorant en robotique et intelligence artificielle.

Équipé de « lingettes », le robot peut également absorber les hydrocarbures produits par les moteurs des embarcations à quai et qui brillent à la surface de l’eau.

« Je suis passionné de voile, de plongée sous-marine, et j’ai toujours été frappé de voir la pollution sur le littoral méditerranéen, alors je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose et me servir de mes connaissances », raconte le trentenaire.

En se faufilant dans les lieux exigus, le « jellyfishbot », d’une autonomie de 7 à 8 heures grâce à ses deux batteries, est plus efficace que les salabres (sortes d’épuisettes) maniées par les employés des port, et surtout plus rapide, vante M. Carlesi.

Jellyfishbot petit robot de dépollution

Le « robot méduse », un aspirateur flottant pour aspirer les détritus

Vendu 8.000 euros, le robot intéresserait la métropole d’Aix-Marseille. IADYS espère équiper deux à trois ports de la Côte-d’Azur d’ici la saison estivale, et une dizaine à fin 2018.

Qui est IADYS ?

La société IADYS a été créée à Aubagne en Septembre 2016. Elle est spécialisée dans le développement de technologies innovantes dans les domaines de la robotique et de l’intelligence artificielle. Son premier projet, appelé Sea-neT, est dédié à l’écologie marine et notamment pour la dépollution de zones aquatiques, en particulier pour les zones abritées (littoraux, ports, fleuves, rivières, canaux, lacs, etc.).

Ces solutions sont proposées à partir d’un système modulaire composé de véhicules hétérogènes coopératifs appelés « Jellyfishbot » ; des petits robots capables de collecter les macro-déchets flottants et les hydrocarbures présents à la surface de l’eau. Ce système peut dépolluer des zones aquatiques plus ou moins étendues et/ou difficiles d’accès.

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