Recyclage de vos ampoules, que faire ?

Comme de nombreux produits, les ampoules doivent aussi être recyclées. Certaines d’entre elles doivent obligatoirement être déposées dans des lieux de récupération adaptés à leur retraitement et surtout pas avec le recyclage du verre ! Explications…
Tout se recycle sauf les ampoules à incandescence et halogène
Vous ne devez pas jeter à la poubelle les tubes fluorescents « néons », lampes fluocompactes « basse consommation » et de manière générale toutes les lampes portant le symbole « poubelle barrée » qui signifie que l’ampoule doit être recyclée.

Toutes les lampes classiques à filament, ou incandescence ou halogène, doivent être jetées dans la poubelle normale. Néanmoins certains bacs de tri existent, notamment en déchèterie, mais ne seront pas recyclées. Les y déposer évite le mélange douteux avec vos ordures ménagères classiques
Afin de les faire recycler, vous devez :
- Déposez-les soigneusement dans votre déchèterie
- Rapportez-les chez votre distributeur (grande surface, magasins bricolages, etc.) et déposez-les (sans les casser) dans les bacs prévus à cet effet
Dans un premier temps, les lampes sont collectées dans un conteneur en carton. Ce conteneur doit être placé dans un local adapté, à l’abri des intempéries, car les lampes contiennent du mercure et sont considérées comme des déchets ménagers spéciaux (DMS). Récylum, l’éco-organisme agréé en charge de l’élimination des lampes usagées, vient récupérer le conteneur afin de retraiter les ampoules.

Les lampes sont ensuite acheminées vers un centre de recyclage, où elles sont triées. Les composants sont dissociés puis traités :
- Le verre constitue l’essentiel du poids des lampes (88%). Il est recyclable en verrerie, en lieu et place du sable brut, avec un niveau de fusion inférieur. C’est le matériau de choix pour la fabrication des tubes fluorescents neufs. Il permet aussi de fabriquer des abrasifs, des céramiques…
- Le mercure, présent en infime quantité (0,005%), est lui aussi recyclé. Une fois isolé par distillation, puis purifié, il s’utilise comme du mercure neuf. Le recyclage du mercure, toutes origines confondues, assure 40 % des besoins mondiaux de cette matière première.
- Les métaux (5%) comme le fer, l’aluminium, le cuivre, composant notamment les contacts et culots de lampes, sont également réintégrés dans les filières de fabrication.
- Les poudres fluorescentes (< 3%) recouvrant l’intérieur des tubes et de certaines lampes ne sont pas récupérables. Constituées de terres rares, elles sont enfouies, après extraction du mercure, dans des installations de stockage de déchets ultimes et stabilisés.
- Par ailleurs, certains composants, tels la bakélite et les plastiques (4%), ne sont pas recyclés à ce jour. Les volumes en jeu sont insuffisants pour la mise en place d’une filière économiquement viable. Ils font souvent l’objet d’une valorisation thermique par incinération.
Ainsi, 93% des lampes usagées sont recyclées et près de 98% de leurs constituants sont valorisés.
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