En Guyane, les anciennes mines d’or reverdissent… mais leurs sols restent malades

Quelques mois après la fin de leur exploitation, certaines anciennes mines d’or de Guyane commencent déjà à reverdir. Des plantes herbacées recolonisent les terrains mis à nu, les sols se stabilisent et les quantités de particules emportées vers les rivières diminuent fortement. À première vue, la réhabilitation semble donc fonctionner. Mais sous cette végétation retrouvée, le constat est beaucoup plus nuancé.
Une étude publiée en 2025 dans la revue scientifique Science of the Total Environment a suivi pendant cinq ans la réhabilitation d’un site aurifère de Guyane française. Les chercheurs ne se sont pas seulement intéressés à l’érosion ou aux transferts de mercure, de plomb et d’arsenic. Ils ont également observé ce qui se passait à l’intérieur même des sols : carbone, azote, activité enzymatique, diversité et fonctionnement des communautés microbiennes.
Leurs résultats révèlent un véritable paradoxe. Alors que la réhabilitation réduit rapidement l’érosion et le transfert de contaminants vers les cours d’eau, aucune récupération significative des fonctions écologiques du sol n’a été observée au cours des cinq années de suivi. Autrement dit, un ancien site minier peut redevenir vert sans que son sol soit véritablement restauré. Le terme de sol « malade » utilisé dans notre titre est évidemment une image. Ces sols ne sont ni morts ni condamnés. Mais leurs mécanismes biologiques restent profondément perturbés, au point de pouvoir ralentir le retour d’un véritable écosystème forestier. Ces nouvelles recherches invitent ainsi à regarder différemment la réhabilitation des mines d’or guyanaises : non plus seulement depuis la surface, mais aussi sous nos pieds.
La PNACC 3 peut-elle aider la France à accélérer son adaptation face au changement climatique ?

L’adaptation au changement climatique est devenue une priorité mondiale, et la France ne fait pas exception. Avec le troisième Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC 3), le gouvernement français mise sur des groupes de travail interministériels pour accélérer l’adoption de mesures concrètes et efficaces. Ces initiatives visent à coordonner les efforts de différents ministères afin de mieux anticiper et répondre aux défis posés par le changement climatique.
Lire la suiteIA générative et environnement : les quatre leviers de l’ADEME pour réduire son empreinte

L’intelligence artificielle générative s’installe dans les moteurs de recherche, les logiciels professionnels et les outils de création. Derrière la simplicité apparente de ces services se trouvent pourtant des infrastructures fortement consommatrices d’énergie et de ressources. Dans un avis publié en juillet 2026, l’ADEME appelle à mieux mesurer cette empreinte, à développer des modèles plus frugaux et à maîtriser la croissance des usages.
Produire un texte en quelques secondes, générer une image à partir d’une consigne ou déléguer une succession de tâches à un agent autonome : l’intelligence artificielle générative donne l’impression d’un service immédiat, accessible depuis n’importe quel ordinateur ou smartphone.
Cette apparente dématérialisation masque une réalité physique. Pour fonctionner, les systèmes d’IA ont besoin de centres de données, de serveurs spécialisés, de cartes graphiques, de réseaux, de terminaux et d’importantes quantités d’électricité. Leur développement mobilise également de l’eau, des sols et des ressources minérales.
Le 22 juillet 2026, l’Agence de la transition écologique a publié un avis consacré aux impacts environnementaux directs et indirects des intelligences artificielles génératives et agentiques. L’ADEME y constate une trajectoire préoccupante, alimentée par la course aux modèles les plus performants et par l’intégration croissante de l’IA dans les services numériques. Elle formule quatre grandes recommandations : standardiser la mesure des impacts, développer une IA frugale, articuler sobriété et souveraineté, et favoriser un usage raisonné de ces technologies.














