Le label Forêt d’Exception prend de l’ampleur en France

Dans A LA UNE, Bois, Végétaux par le 2 janvier 2020Pas de commentaire

Le label Forêt d’Exception® décerné par l’ONF distingue l’excellence dans la gestion de certaines forêts françaises. Reconnues pour leur patrimoine unique en terme d’histoire, de paysages, de biodiversité ou de bois de grande valeur, treize forêts ont été labellisées : Fontainebleau, Verdun, la Grande Chartreuse, Rouen, Montagne de Reims, Bercé, Bassin d’Arcachon, Val Suzon, Tronçais, Sainte-Baume, Boscodon, Aigoual et Volcans de Martinique. Depuis décembre 2019 la forêt indivise de Haguenau en Alsace rejoint le club des grands !

Une forêt entre production, biodiversité et loisirs

la carte des forêts d'exception françaises

Sur la base d’un dossier de candidature, le label est attribué pour une période renouvelable de cinq ans, par un comité national d’orientation composé d’experts qualifiés en aménagement des territoires, en environnement, culture et tourisme et de représentants des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire.

Avec ses 13 400 hectares, la forêt indivise de Haguenau est la plus grande forêt de plaine d’Alsace. Pourvoyeuse de bois de grande qualité, elle s’inscrit au cœur de l’économie locale. D’une très grande richesse faunistique et floristique, elle offre en même temps un écrin de verdure aux habitants de l’agglomération haguenovienne et des villages voisins. Cet espace naturel de 20 hectares, constitue également un haut lieu de mémoire et d’histoire, étroitement lié à la vie locale. Du fait de ces caractéristiques, la forêt indivise de Haguenau se place au cœur des enjeux environnementaux, économique et sociétaux de l’Alsace du Nord.

La charte nationale Forêt d’Exception, c’est quoi ?

L’Office national des forêts crée un label, identifié par la marque déposée Forêt d’Exception®, destiné à faire connaître et à valoriser le patrimoine forestier dans une démarche d’exemplarité en matière de développement durable. Ce label consacre les valeurs patrimoniales du site, la qualité du projet et sa réalisation. La qualification « Forêt d’Exception » repose sur des valeurs affirmées et partagées du patrimoine forestier : biodiversité, paysages, éléments culturels et sylvicoles, patrimoine social. La désignation des sites concernés vise la constitution d’un réseau représentatif de la richesse et de la diversité du patrimoine forestier domanial français. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette charte, rendez-vous sur le site de l’ONF ici >>

Zéro phyto en forêt publique !

Fin 2019, l’ONF avait déjà fait connaitre sa décision (attendue) sur l’abandon total de toute prescription et usage d’herbicides, insecticides et fongicides pour la gestion de l’ensemble des forêts publiques (forêts domaniales de l’Etat et forêts communales). Une mesure largement saluée par la profession. Entérinée par une note de service diffusée par la direction à l’ensemble du personnel, cette décision « Zéro traitement phytopharmaceutique » est entrée en vigueur le 14 octobre 2019.

ONF-Agir pour la forêt

L’Office national des forêts (ONF) lance ce 12 novembre son fonds de dotation « ONF-Agir pour la forêt ». Ce Fonds, qui s’adresse aux entreprises et aux particuliers, a pour vocation de financer des projets d’intérêt général dans les forêts publiques françaises. Protection et mise en valeur de la forêt publique, préservation de la biodiversité, adaptation des forêts au changement climatique, autant de thématiques essentielles sur lesquelles l’ONF veut mobiliser largement.

Consultez également la liste des labels écologiques officiels privés et publics ou des labels de qualité pour les énergies renouvelables (logement et construction…)

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Zéro Glyphosate en forêt publique

Dans Bois, Communication, Environnement, Végétaux par le 4 octobre 2018Commentaires fermés sur Zéro Glyphosate en forêt publique

Les traitements phytopharmaceutiques sont très rares en forêt publique puisqu’ils ne concernent annuellement que 0,02% des surfaces. Par anticipation sur l’évolution prévisible des règlementations, la mise en œuvre des plans de gestion en forêt publique se fera désormais sans utilisation du glyphosateLes stocks seront détruits conformément aux procédures d’élimination des déchets dangereux.

A propos de l’ONF (Office National des Forêts)

Office National des ForêtsEntreprise publique de la filière forêt-bois, l’ONF rassemble 9 500 professionnels en métropole et outre-mer. Au quotidien, l’action des forestiers s’articule autour de trois objectifs indissociables : la production de bois, la protection de l’environnement et l’accueil du public. L’Office réalise également des missions de service public dans le domaine de la gestion des risques naturels, et propose des services aux collectivités et aux entreprises.

L’ONF c’est aussi l’organisation du concours du plus bel arbre français de l’année. Vous pouvez voter pour votre arbre préféré. Le Prix du public est attribué à l’arbre qui reçoit le plus de votes. Les votes sont ouverts jusqu’au 2 décembre 2018.

 

Prochains évènements autour de la Forêt

  • Festival de la Forêt et du Bois (les 20 & 21 octobre 2018 au Château de La Bourdaisière – Montlouis-sur-Loire
    Un évènement ouvert au grand public afin de le sensibiliser à la bonne gestion d’une forêt. A cette occasion de nombreuses conférences sont organisées sur le thème « VIVE(Z) LE BOIS. Un large panel d’animations pour tous les âges est proposé : jeu de piste géant dans la forêt, démonstration de Land Art (réalisation de mini-paysages grandeur nature avec des éléments de la forêt) sculpture à la tronçonneuse, reconnaissance des chants d’oiseaux… et bien d’autres encore à découvrir sur le programmeEn 2017 un concours proposant la construction d’une maison 100% bois a été lancé. Cette maison sera présentée au public cette année.

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Participez au concours de l’arbre de l’année 2018

Dans Environnement par le 26 février 2018Commentaires fermés sur Participez au concours de l’arbre de l’année 2018

Terre Sauvage en partenariat avec l’Office national des forêts organisent la 7e édition de l’Arbre de l’année. Vous avez jusqu’au 31 mai pour présenter votre arbre et, ainsi, défendre les couleurs de votre région.

PARTICIPEZ AU CONCOURS DE L’ARBRE DE L’ANNÉE 2018

DÈS LE 1ER FÉVRIER : INSCRIVEZ-VOUS EN 1 CLIC !

Alors lancez-vous dans l’aventure dès maintenant. Le concours est ouvert à tous – individus ou groupes ; il suffit de proposer trois belles photos de l’arbre choisi et de décrire en quelques lignes son histoire, ses caractéristiques esthétiques, biologiques, ainsi que le lien qui vous unit à cet arbre.

Les candidatures sont ouvertes ! Vous avez jusqu’au 6 juin pour faire vos propositions…

LE 6 JUIN : RÉUNION DU JURY ET SÉLECTION DES ARBRES LAURÉATS.

Le jury, composé de l’Office national des forêts, de l’association Arbres remarquables, de la LPO et de Terre Sauvage, se réunira début juin et désignera les arbres qui défendront les couleurs des 18 régions de métropole et d’outre-mer. Ces arbres seront sélectionnés pour leurs qualités esthétiques, historiques, biologiques et affectives. En parallèle, un photographe de Terre Sauvage se rendra dans chaque région fin de photographier les 18 arbres lauréats.

DU 14 SEPTEMBRE AU 10 DÉCEMBRE : VOTEZ POUR ÉLIRE VOTRE ARBRE DE L’ANNÉE !

Les arbres lauréats seront soumis au vote du public sur le site www.arbredelannee.com. L’arbre qui remportera le plus de voix se verra attribuer le Prix du Public 2018.

DÉCEMBRE 2018 : PRIX, CÉRÉMONIE ET NOUVEAUTÉ 2018 !

Le Jury, quant à lui, désignera le Prix du Jury et révèlera lors d’une cérémonie le Prix du Public 2018. Tous les arbres lauréats feront l’objet d’une publication dans le magazine Terre Sauvage.

Et en 2017 ?

L’année dernière, le public avait voté en nombre, avec plus de 16 000 votes. Au final, c’est l’If-Grotte du Jardin des Ifs situé à Gerberoy dans l’Oise, qui a remporté le prix du public avec 4585 votes.

Prix du public

L’If-grotte du jardin des Ifs à Gerberoy, région Hauts-de-france.

Le prix du jury, présidé par Denis Cheissoux, journaliste et producteur, avait décerné au Sophora du japon du château de Montry, région île de France.

Prix du jury

Le sophora du japon au château de Montry, région île de France.

Le jury lui avait attribué un Prix coup de coeur pour le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac à Doussard,(74) en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Coup de coeur

Le Chêne de la réserve naturelle du bout du lac, Doussard (74). Rhône-Alpes-Auvergne.

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23 conseils pour la protection des sols en forêt

Dans Bois, Végétaux par le 26 janvier 20181 Commentaire

La filière forêt-bois a beaucoup évolué dans ses pratiques de mobilisation ces dernières années (approvisionnement en flux tendus, besoins en petits bois et menus bois pour le bois énergie…). Il en est de même pour les machines forestières et les technologies embarquées pour optimiser la phase de l’approvisionnement vers les industries du bois.
Les propriétaires/gestionnaires forestiers se doivent de préparer les parcelles pour qu’elles soient accessibles et exploitables par les entreprises forestières. Il peut s’agir d’une desserte suf sante, de la désignation des arbres à enlever qui doit être bien visible pour les opérateurs, de la présence de cloisonnements pour permettre la circulation des machines…
Les entrepreneurs de travaux forestiers, qui réalisent 80 % des travaux en forêt, sont le maillon intermédiaire entre la gestion forestière et les industriels. Ils se doivent de répondre de manière qualitative à la fois aux attentes des forestiers (respect du milieu forestier) et à celles des industriels (respect du cahier des charges produits et des délais de livraison), tout en restant compétitifs.
La société civile regarde les coupes de bois d’un œil de plus en plus interrogatif sans connaitre le rôle de production joué par la forêt. L’amélioration de l’acceptabilité des coupes passe aussi par une meilleure qualité des chantiers forestiers, notamment par le plus faible impact possible sur les sols.
Ainsi la filière forêt-bois est confrontée collectivement à la question suivante : comment récolter des bois correspondant aux besoins des industries de transformation sans endommager les sols et la productivité forestière, en particulier lorsque les conditions météorologiques sont défavorables ?

télécharger le guide pratic'sols

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Qu’est-ce que la praticabilité ?

La praticabilité est le fait de pouvoir accéder à une zone autorisée à la circulation des engins forestiers sans dommage à l’environnement forestier (sol, peuplement…) à court, moyen et long termes. Elle est liée à la portance du sol (capacité du sol à supporter une pression extérieure), elle-même très dépendante de son humidité.
Cette possibilité d’accès, dans le cadre de la gestion durable des forêts, doit se réfléchir à l’échelle de la vie du peuplement. En effet, les machines de sylviculture et d’exploitation circuleront plusieurs dizaines de fois sur le même cloisonnement au cours du cycle forestier.
Ainsi, la praticabilité ne concerne pas uniquement l’accès possible lors du chantier en cours mais doit tenir compte des passages ultérieurs d’autres engins.

Pourquoi parler de praticabilité ?

Les évolutions des pratiques de la filière bois (approvisionnement des industries en flux tendu, moins de stock de bois ronds en usine…) et le raccourcissement des délais d’exploitation des coupes ont un impact sur le calendrier d’intervention. Cela conduit à travailler toute l’année avec les engins, parfois lors de conditions météorologiques peu favorables.
La sylviculture s’est dynamisée, avec un raccourcissement des passages en coupe (en moyenne de 6 à 10 ans en forêt publique). Ces intervalles de temps sont beaucoup trop courts pour permettre au sol de se restaurer en cas d’impacts graves. Il est donc nécessaire que la filière adopte des stratégies de précaution pour préserver le sol forestier, capital productif de nos forêts.

volume prélevé dans une parcelle

< Exemple du nombre de passages (ici 14) et du volume prélevé dans une parcelle tout au long de la vie du peuplement (Chênaie continentale, Fertilité 1, Sylviculture dynamique)

Quels impacts des engins sur les sols et les peuplements ?

Différents impacts peuvent être causés par le passage des véhicules/engins : tassement, ornières, scalpage, compactage, liquéfaction (cf.image).
L’orniérage et le tassement des sols peuvent entraîner sur les arbres les plus proches des pertes de productivité voire leur dépérissement. De plus, la création d’ornières remet en cause l’accessibilité des parcelles forestières.

Exemple de cheminement des engins

Exemple de cheminement des engins en l’absence de consigne

Comment améliorer la gestion forestière en France ?

Afin de préserver le sol forestier, capital productif de nos forêts, les recommandations concernent chaque étape et chaque acteur de la mobilisation des bois : propriétaires/gestionnaires, entreprises d’exploitation forestière, donneurs d’ordres.

  • RECOMMANDATION 1

Classer les parCelles/zones selon leur sensibilité potentielle et les identifier dans le doCument de gestion

  • RECOMMANDATION 2

réfléChir au réseau de Cloisonnement optimal
vers les plaCes de dépôts et adapter le réseau existant

  • RECOMMANDATION 3

réfléChir au devenir des menus bois/rémanents

  • RECOMMANDATION 4

adapter les délais d’exploitation ou de réalisation à la sensibilité du sol des parCelles

  • RECOMMANDATION 5

adapter le nombre de produits pour limiter le nombre de passages des engins de débardage

  • RECOMMANDATION 6

Choisir l’entreprise et son matériel en fonCtion de la sensibilité potentielle des sols

  • RECOMMANDATION 7

assurer la visibilité du mode de marquage/désignation des tiges

  • RECOMMANDATION 8

mettre en route le Chantier si la portanCe des sols est favorable

  • RECOMMANDATION 9

transmettre les presCriptions de pratiCabilité aux intervenants

  • RECOMMANDATION 10

définir lors de la renContre préalable les seuils d’alerte
de profondeur d’ornières pour les différentes zones CirCulées

  • RECOMMANDATION 11

réaliser un état des lieux ContradiCtoire avant le démarrage du Chantier

  • RECOMMANDATION 12

s’organiser pour avoir un portefeuille de Chantiers, inCluant des Chantiers de repli

  • RECOMMANDATION 13

orienter les bois en arête de poisson vers les Cloisonnements lors de la phase d’abattage manuel

  • RECOMMANDATION 14

ne pas sortir des itinéraires définis ou des Cloisonnements aveC les engins forestiers

  • RECOMMANDATION 15

s’organiser pour respeCter les seuils d’alerte de profondeur d’ornière en fonCtion des évolutions de portanCe des sols

  • RECOMMANDATION 16

limiter le nombre de passages en réalisant si possible le tri des produits sur la plaCe de dépôt

  • RECOMMANDATION 17

réaliser un état des lieux final ContradiCtoire et définir, si besoin, les mesures à adopter

  • RECOMMANDATION 18

maintenir la visibilité des Cloisonnements pour la proChaine intervention

  • RECOMMANDATION 19

suivre la pluviométrie sur les zones de Chantiers

  • RECOMMANDATION 20

planifier les vérifiCations des matériels et les formations pendant les périodes à risque d’arrêt

  • RECOMMANDATION 21

profiter des arrêts imposés de Chantier pour se former

  • RECOMMANDATION 22

analyser le retour sur investissement des équipements limitant le tassement des sols

  • RECOMMANDATION 23

utiliser la modulation et l’annualisation du temps de travail

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quels objectifs pour le guide PRATIC’SOLS ?

screenshot-twitter.com-2018-01-26-15-20-20-064Le guide PRATIC’SOLS fait suite au guide PROSOL qui fut, après les tempêtes de 1999, le premier travail pluridisciplinaire d’importance sur le sujet de la sensibilité des sols forestiers. La filière forestière avait dû sortir beaucoup de bois dans un temps le plus court possible pour sauvegarder leur qualité avec parfois des impacts préoccupants sur les sols forestiers.
Les résultats de ces travaux furent particulièrement intégrés par l’ONF dans ses recommandations (Règlement national d’exploitation forestière) et sa politique environnementale (axe 3 : Sol), notamment par la mise en place de cloisonnements d’exploitation dans les parcelles.
Ces dernières années, plusieurs hivers doux et très pluvieux ont rendu difficile la conciliation entre le respect de ces prescriptions protectrices des sols et la mobilisation nécessaire des bois. Les forestiers demeurent toujours plus soucieux de limiter les impacts aux sols. Les arrêts de chantiers imposés pour conditions climatiques ont provoqué des surcoûts dans les entreprises de travaux forestiers et posé parfois d’importants problèmes dans l’approvisionnement en bois des industries.
La FNEDT et l’ONF ont convenu qu’il était d’actualité de rédiger un guide pratique à l’intention des personnels de terrain (gestionnaires, exploitants ou entrepreneurs de travaux forestiers, conducteurs d’engins) au niveau desquels s’arbitrent les recommandations de protection des sols.
Ce guide répond à une problématique nationale visant à favoriser la mobilisation du bois tout en préservant l’environnement.
Nous espérons que ce guide apportera les réponses adaptées aux questions les plus fréquentes et donnera une vision plus large de ce sujet, gage d’une meilleure gestion des espaces forestiers.

Ce guide a pour périmètre les forêts de plaines et de collines/piémonts où sont principalement utilisés des systèmes d’exploitation terrestres pouvant entraîner de potentiels impacts sur les sols forestiers (principalement tassement et orniérage). Les forêts de montagne sont plutôt concernées par des problématiques de lutte contre l’érosion, thématiques non traitées par ce guide.

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Le sapin de Noël respecte t-il l’environnement ?

Dans A LA UNE, Bois, Consommation, Déchets Naturels, Emballages, Environnement, Végétaux par le 10 décembre 20131 Commentaire

arcre sapin de noelÀ l’inverse du sapin artificiel qui requiert des produits d’origine pétrolière lors de sa fabrication, la culture du sapin de Noël a des effets positifs sur l’environnement :

  • Limiter les gaz à effets de serre. Au cours de leur croissance, les sapins absorbent du dioxyde de carbone (CO2) pour le transformer en bois et en oxygène. En réduisant le CO2 dans l’atmosphère, ils limitent donc les gaz à effets de serre et favorisent le filtrage de l’air.
  • Offrir un recyclage écologique. 100 % biodégradable, le sapin peut être transformé en copeaux de bois ou composté après les fêtes.
  • Améliorer la stabilité des sols. Grâce à son système racinaire, il réduit les risques d’inondations liées à l’érosion et les ruissellements lors des pluies estivales.

Un circuit de distribution court pour un meilleur bilan carbone

Le transport du sapin de Noël joue un rôle primordial sur son impact sur l’environnement. Pour mieux respecter la nature, il est important de privilégier un sapin produit localement, qui voyage peu. Les français continuent de marquer leur préférence pour le sapin naturel.

Les foyers français ont été 22,9 % à faire l’acquisition d’un sapin, parmi lesquels 19,3 % ont fait le choix du naturel contre 3,6 % pour l’artificiel.
Les puristes préfèreront la replantation en jardin avec décoration sur pied tous les ans. Encore faut-il avoir un jardin !

Chaque année à partir de la mi-novembre, les sapins de Noël arrivés à maturité sont coupés, mis sous filet puis palettisés pour rejoindre les fleuristes, les jardineries, les grandes surfaces, les marchés…. Pour mener à bien cette logistique ultra-saisonnière, les 1000 emplois permanents sont rejoints par 5000 saisonniers pour accomplir cette mission dans les meilleurs délais. Sur le plan économique et social, la culture du sapin de Noël concourt au développement de l’emploi dans certaines régions défavorisées.

Le sac à sapin d’Handicap International

sac à sapin

Pour acheter le sac à sapin d’Handicap international, cliquez sur l’image

L’Association Française du Sapin de Noël Naturel est partenaire  du programme « Sac à Sapin  » d’Handicap International. Vous le connaissez sûrement, en voici les grandes lignes. Le Sac à Sapin a convaincu plus de 535 000 familles et a permis ainsi de collecter près de 700 000 €.
Pratique et malin, le Sac à Sapin décore le pied du sapin, protège le sol des aiguilles pendant toute la durée des fêtes de Noël, puis emballe proprement le sapin à jeter.
Généreux, le Sac à Sapin est vendu 5 € dont 1,50 € est reversé à Handicap International pour agir en faveur des personnes handicapées dans plus de 60 pays.
100 % biodégradable et compostable, il peut donc être jeté avec le sapin dans le bac des déchets verts, où il se dégradera en 4 à 8 semaines. Le Sac à Sapin est disponible, en France, dans toutes les grandes surfaces alimentaires et spécialisées, dans les grands magasins et chez les fleuristes et pépiniéristes.

Offrir une seconde vie à son sapin

Les particuliers qui souhaitent replanter leur sapin après les fêtes doivent opter pour un arbre cultivé en conteneur, conditionné en pot ou en motte, qui conserve les racines intactes. Ainsi, il pourra entamer une seconde vie avec un maximum de chances de reprise. Cependant, certaines précautions doivent être prises lors de son installation dans la maison et lors de sa replantation.

Dans la maison :

  • ne pas l’installer dans une pièce chauffée à plus de 17 °C (véranda, jardin d’hiver),
  • éviter toute source de chaleur (radiateur, cheminée)
  • prévoir un pied de sapin avec réserve d’eau miser ses aiguilles pour éviter leur dessèchement,
  • le placer dans une pièce non chauffée quelques jours avant de le replanter.

Le jour de sa replantation, il est important de veiller à :

  • éviter un jour où il gèle,
  • imbiber la motte du sapin durant un quart d’heure,
  • ajouter un peu de terreau et de terre de bruyère dans le trou préalablement réalisé,
  • arroser copieusement à la base du sapin.

Pour ceux qui n’ont pas la chance de posséder une parcelle de terrain, il leur reste la possibilité transformer leur sapin en compost ou en bois de chauffage, après l’avoir fait sécher.

Les différentes sortes de sapin de noël

Pour combler toutes les attentes et correspondre à tous les budgets, les producteurs français de sapins s’engagent à offrir un très large choix de sapins pour les fêtes de fin d’année. Variétés, tailles, présentations,… il est possible de trouver le sapin idéal parmi l’offre proposée. Bien que deux variétés, l’Epicéa et le Nordmann, prédominent sur le marché, différentes espèces de conifères affichent également des qualités intéressantes.

LE NORDMANN : Le majestueux
Apprécié pour ses aiguilles brillantes, souples et douces, le Nordmann se distingue par sa silhouette harmonieuse. Ce sapin à pousse lente atteint en moyenne 2 mètres au bout de 10 à 12 années de culture. C’est le sapin le plus apprécié des Français (69,1 % des parts de marché en 2011).
prix moyen de 27,90 euros

L’EPICEA : La tradition
L’Épicéa se caractérise par sa bonne odeur de résine. Doté de fines aiguilles, il présente une forme conique et généralement touffue. Sa silhouette équilibrée, de la base à la cime, participe à une décoration soignée. Sa pousse est la plus rapide des sapins de Noël : il nécessite 8 ans de culture pour atteindre une taille de 2 mètres.
prix moyen de 16,70 euros.

LE PUNGENS : Le sapin bleu
Plus connu sous le nom de sapin bleu, le Pungens est un sapin original et décoratif. Il se distingue des autres sapins grâce à ses aiguilles bleutées, épaisses et piquantes. Sa pousse est lente : il atteint 10 mètres au bout de 10 années de culture. Sélectionné pour son agréable senteur, le Pungens ne perd pas ses aiguilles avant plusieurs semaines.

L’OMORIKA : L’élégance
Son port lancé et ses aiguilles vert foncé au revers argenté lui valent une élégance particulière. Sa forme effilée nécessite des tailles successives pour qu’il puisse atteindre la silhouette conique tant appréciée. Une fois paré de ses décorations, l’Omorika participe à un décor raffiné.

LE NOBILIS : Résistant et odorant
Distingué, le Nobilis est un sapin pourvu d’aiguilles légèrement bleutées et douces au toucher. Il s’agit d’un arbre à pousse lente qui, une fois coupé, conserve longtemps son bel aspect. Quant à son parfum boisé, il participe à recréer une atmosphère unique dans la maison.

Comment replanter en milieu naturel

Replanter votre sapin de Noël en milieu naturel c’est possible, mais sous certaines conditions :

  • Assurez-vous déjà que l’espèce de sapin (ou autres arbres) puisse s’adapter aux conditions climatiques de votre région. Par exemple, inutile de planter un épicéa à Marseille, il ne résisterait pas à la chaleur.
  • Renseignez-vous sur le propriétaire de la parcelle que vous avez repérée. Il existe 2 sortes de forêts : communales ou domaniales. Privilégiez les forêts communales gérées par les communes et l’ONF. En vous rapprochant de l’agence ONF locale la plus proche de votre lieu d’habitation, vous demanderez à parler à votre garde forestier locale, qui vous indiquera si vous pouvez replanter. Il peut également vous conseiller un autre domaine à replanter en priorité, en fonction de l’urgence.

Pour les forêts domaniales, dont une grande partie est privée, vous ne pouvez bien sûr pas replanter sans autorisation du propriétaire. Comme il est difficile d’identifier chaque propriétaire, nous vous conseillons de vous adresser à votre commune, pour connaitre les propriétaires des parcelles boisées de votre commune.

Enfin, vous pouvez vous regrouper avec vos voisins et présenter une demande à votre Maire pour la création d’une opération locale de reboisement. Les communes ayant des forêts domaniales et/ou communales, certaines acceptent toutes les bonnes volontés, a fortiori quand la main d’œuvre est gratuite !

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