Budget 2020 : la transition écologique ce sera pour plus tard !

Dans Environnement, Finances & Economie par le 30 septembre 2019Commentaires fermés

Jeudi 26 septembre le Gouvernement présentait son projet de loi de finances pour 2020. Le fameux « acte II » du mandat, annoncé comme celui du virage écologique, aurait dû présenter un budget compatible avec les accords de Paris sur le climat. Malheureusement il n’en est rien ! Encore un effet d’annonce du gouvernement ? Cà y ressemble… Explications dans cet article.

projet-loi-finances-2020

Un projet de loi de finances 2020 bien cynique

Monsieur Darmanin annonçait mercredi sur France Inter son refus de faire évoluer la taxe carbone. Dans ces conditions, comment dégager des marges budgétaires pour accompagner les français et les entreprises vers des comportements plus écologiques ?
Le budget 2020 cache en fait 4900 suppressions de postes en 3 ans dans les territoires. Comment le nouvel Office Français pour la Biodiversité nouvellement créé pourra-t-il remplir son rôle crucial pour la protection de la biodiversité avec moins d’effectifs ? Comment éviter de nouveaux accidents industriels comme AZF sans personnel pour inspecter les installations industrielles ? L’accident survenu vendredi dernier dans une usine à haut risque à Rouen nous montre notre vulnérabilité et le besoin de personnel pour contrôler le respect des règles et assurer notre sécurité.

Un budget qui cache des suppressions massive de poste dans les territoires

Bercy affirme cyniquement : « Quant à l’écologie, ce n’est pas un service public mais une politique publique. Ce qui compte ce n’est pas tant le niveau d’emploi que le budget ». A quoi répond Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Quand on a des baisses d’effectifs à l’ADEME, dans les Agences de l’Eau, les Parcs nationaux, tous les établissements publics et les services déconcentrés, on a en réalité de moins en moins de moyens pour conduire des politiques publiques efficaces, pour accompagner les acteurs économiques ou les filières dans la transition, pour assurer la prise en compte des enjeux environnementaux dans les projets ou pour faire respecter la réglementation ! »

 

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Observation des cétacés : une pratique peu éthique !

Dans A LA UNE, Animaux, Environnement, Sports & loisirs par le 8 août 2019Commentaires fermés

Les vacances d’été battent le plein, les sorties pour observer les dauphins, baleines et autres cétacés ont le vent en poupe. Un attrait pour les mammifères marins qui pousse certains opérateurs peu scrupuleux à aller toujours plus loin, jusqu’à proposer à leurs clients de nager avec ces animaux. Si l’activité fait rêver sur le papier, elle s’avère en réalité dangereuse à la fois pour les clients et pour les cétacés. Afin de limiter votre impact sur ces animaux marins, découvrez dans cet article le nouveau classement des opérateurs de sorties labellisés pour un tourisme plus Écodurable…

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Nage commerciale avec cétacés = source de stress et pire encore !

Le fait d’être confronté à la présence de l’homme crée, irrévocablement, une modification du comportement chez les mammifères marins, et en particulier les cétacés. Dauphins, baleines et autres cétacés se trouvent alors perturbés, stressés. Tentant d’échapper à leurs poursuivants installés dans leurs avions ou les traquant dans l’eau, les animaux s’épuisent. Ils sont également interrompus dans leurs activités, cessant par exemple leur quête de nourriture ce qui perturbe leur équilibre alimentaire.

Fausse couche, séparation de la mère et du petit… des effets délétères sur la reproduction

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une maman dauphin et son bébé en mode rapproché

Pour les cétacés en période de mise-bas ou d’élevage de nourrissons, le stress est également particulièrement déroutant : les mères dépensent alors une énergie folle, ce qui affecte la survivabilité du nouveau-né. Par ailleurs, alors que les cétacés vivent généralement en communauté, jouant et chassant ensemble, le flot de touristes tentant de les approcher, de les toucher, les perturbe et peut les disperser. Une séparation du groupe mais également, parfois, des mères et leurs petits. Pour les nouveaux-né, cet important stress précoce peut menacer leurs vies. On sait que certains cétacés sont victimes d’une véritable boucherie, alors si vous tenez tant à les approcher de prêt, consultez la liste ci après des opérateurs labellisé pour le whale watching…

Quels opérateurs pour la nage commerciale (whale watching) ?

Afin de permettre aux amateurs de mammifères marins de faire les bons choix, France Nature Environnement a référencé et classé les opérateurs de sortie cétacés en Méditerranée à partir de 3 critères :

  1. Pratique de la nage avec les dauphins ou autres cétacés
  2. Assistance aérienne pour repérer les dauphins ou autres cétacés
  3. Obtention de la distinction High Quality Whale Watching reconnue par l’Etat qui implique une approche des dauphins et des baleines respectueuse du Code de bonne conduite pour l’observation des cétacés de Méditerranée édicté par les accords Pelagos et ACCOBAMS.
whale watchin - labels

Parce que la nage commerciale avec les dauphins sauvages, les baleines et autres cétacés menace ces espèces et perturbe leur équilibre naturel,

La fédération rappelle néanmoins que seuls des contrôles réguliers permettront de juger de la bonne application du code de bonne conduite. Elle incite les citoyens à se saisir de cette problématique et à poser des questions sur les pratiques des opérateurs avant d’embarquer.

Le label High Quality Whale Watching ?

Le whale-watching (de l’anglais « whale »=baleine et « to watch »=observer) est une activité touristique commerciale au travers de laquelle des personnes vont observer des baleines et des dauphins dans leur milieu naturel depuis la terre ou à bord d’un bateau. Il constitue une discipline riche et complexe aux enjeux multiples… La distinction High Quality Whale-Watching a été créée pour l’activité de whale-watching ; portée par l’accord intergouvernemental ACCOBAMS et développé avec le Sanctuaire Pelagos et mise en oeuvre en Méditerranée et expérimentée à Mayotte.

Voici quelques conseils rédigés par ces associations de protection des cétacés. Si vous sortez en mer, vérifiez bien que ces recommandations soient bien appliquées. Exigez que ce soit effectif lors de votre observation et au besoin signaler les abus en filmant les manquements que vous pourrez constater sur le vif de l’action.

conseil observation cétacé

conseils pour une bonne observation des cétacés

Vidéo de présentation de l’association

Attribuée en France méditerranéenne par l’association Souffleurs d’Ecume et à Mayotte par le Parc naturel marin, 17 opérateurs sur toute la côte méditerranéenne française et monégasque, 3 opérateurs à Mayotte ont obtenu le label officiel !

Vous voulez faire plus ? Allez plus loin dans votre démarche éco-responsable en vous rendant à cette adresse pour signer la pétition…

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Stocamine : l’état renonce à extraire les déchets toxiques

Dans Environnement, L'eau, Pollution, Règlementation par le 24 janvier 2019Commentaires fermés

Avec la fin de l’exploitation des mines de potasse en Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux, en 1999, l’Etat français a ouvert Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans d’anciennes mines. Situé en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe et en dépit de toutes les oppositions locales, le gouvernement (pour des raisons économiques) a décidé d’enterrer purement et simplement les déchets (à défaut de savoir les gérer). Une décision lourde de conséquences qui inquiète de plus en plus depuis que l’Etat vient d’annoncer son refus d’ extraire les déchets dangereux enfouis sur le site de Stocamine

L’échec annoncé de Stocamine

A l’origine, Stocamine devait contenir des déchets industriels dangereux pendant 30 ans, avec pour maître mot « réversibilité ». Pour ce faire, l’Etat avait écarté d’un revers de main les craintes des associations locales (environnementales et de consommateurs) : ni incendie, ni affaissement ni inondation ne seraient possibles, le site serait sous contrôle, et sa réversibilité garantie. Or, en moins de cinq ans d’exploitation, un incendie s’est déclaré, des déchets non autorisés ont été stockés et les galeries s’affaissent lentement sur les déchets. La décision de l’Etat en 2017 de prolonger l’autorisation de stockage pour une durée illimitée a attesté de la difficulté de l’Etat à cacher sa réelle intention : que ce site de stockage temporaire devienne définitif.
Les déchets industriels dangereux enterrés dans le centre de stockage de Stocamine à Wittelsheim (Haut-Rhin) resteront enfouis, selon un document du ministère de la transition écologique consulté par l’AFP lundi 21 janvier et qui prend le contrepied d’un rapport parlementaire publié en septembre 2018.

L’Etat doit sortir les déchets de Stocamine

Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs

Stocamine devait contenir 320 000 tonnes de déchets industriels dangereux non radioactifs.

Les différents acteurs concernés ont alerté dès l’origine sur les risques liés au stockage de 44 000 tonnes de déchets dangereux à 500 mètres sous terre : élus locaux, parlementaires, associations et citoyens se sont associés pour soulever les faiblesses de cette solution, mais leur avis n’a jamais été pris en compte. Pourtant, en dépit d’un rapport parlementaire critique publié en septembre 2018, le ministre vient de prendre une décision unilatérale de confinement.

Pour Daniel Reininger, président d’Alsace Nature : « La bipolarité de l’Etat atteint son paroxysme puisque d’une main il signe le Contrat de Solutions pour la nappe phréatique d’Alsace avec l’objectif ambitieux de distribuer de l’eau potable sans traitement de dépollution préalable, et de l’autre main, il enterre des déchets dangereux sous cette nappe ».

Cette décision est uniquement motivée par des raisons budgétaires en ignorant les risques avérés d’affaissement et de propagation des polluants dans les nappes phréatiques. Un joli cadeau de 44 000 tonnes de déchets pour les générations futures !

 

La tectonique des plaques aura raison de l’entêtement de l’Etat

 

travaux de consolidation dans la zone de stockage

Une décision prise sans aucune concertation, qui va à l’encontre de l’esprit du Grand Débat national

A terme, les mouvements de la terre vont inexorablement déformer les galeries et libérer mercure et consorts dans la nappe… et ce ne sont pas des bouchons dont l’étanchéité n’est pas garantissable qui suffiront à la préserver. Cette nappe est pourtant précieuse : c’est l’une des plus importantes d’Europe, alimentant en eau potable à la fois la France, l’Allemagne et la Suisse. Sa qualité est déjà largement altérée par les pollutions industrielles et agricoles, et si la France veut atteindre l’objectif de bon état de l’eau fixé dans la Directive Cadre Eau, il est impératif de sortir les déchets de Stocamine.

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Stocamine en dit long sur l’incapacité de l’Etat de garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux : si en moins de 10 ans, il n’arrive pas à garantir la sécurité de stockage de déchets dangereux, il n’est pas en mesure de garantir la sécurité du site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure où le stockage est prévu pour au moins 120 ans. C’est irresponsable, la protection de la santé des populations et de l’environnement doit primer sur une logique purement économique ».

 

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Une filiale de Lactalis en correctionnelle

Dans A LA UNE, Entreprise, Environnement, Pollution par le 12 novembre 2018Commentaires fermés

Depuis 1942, la société ETOILE DU VERCORS (filiale du premier groupe mondial laitier et fromager LACTALIS) déverse directement dans l’Isère au beau milieu du parc naturel régional du Vercors , ses effluents sans traitement préalable. Près de 4 litres par seconde de substances polluantes sont ainsi rejetés dans le milieu naturel en toute impunité, soit plus de 200 tonnes de produits chimiques par an. La société comparaît le 12 novembre 2018 devant le Tribunal correctionnel de Grenoble. On vous tiendra informé des résultats dans la semaine…

Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole.

Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole.

La colère monte à Saint-Just-de-Claix

Joël 0’Baton, maire de Saint-Just-de-Claix (1 200 habitants), se bat contre la multinationale Lactalis, numéro un mondial du lait. Depuis des années, elle déverse les effluents de sa filiale Étoile du Vercors, dans l’Isère. « Un réseau d’assainissement public a été financé et installé pour accueillir ses effluents. Le tuyau de raccordement arrive à la porte de l’usine. Pourquoi Lactalis n’applique-t-elle pas la loi, comme tout le monde ? »

« Le petit maire rural que je suis ne pliera pas »

Contre vents et marées, Joël O’Baton essaie de maintenir le cap et les batailles juridiques. Après les multiples attaques en justice de Lactalis et son armada d’avocats, la pression de l’État sur moi se fait grandissante. On veut me tenir la main pour signer un permis de construire d’une station d’épuration que Lactalis souhaite construire sur un terrain non constructible, en zone agricole. Lire l’article complet sur Le dauphiné

Un tuyau d’assainissement public arrive à la porte de l’entreprise…

L‘Étoile du Vercors, installée à Saint-Just-de-Claix depuis 1940, refuse de se connecter à un réseau d’assainissement public. C’est pourtant en 2000 que l’Étoile du Vercors a demandé à la collectivité ce raccordement, explique Bernard Perazio, ancien maire d’Auberives-en-Royans, et vice-président du Département, chargé de l’eau et de l’assainissement. Un équipement intercommunal pour un montant de 22 M d’euros a donc été mis en place en 2014. Selon nombre d’élus et d’habitants, « c’est un scandale écologique qui perdure depuis trop longtemps ». Une pollution des eaux de l’Isère par une multinationale qui refuse de se plier à la loi.

La société ETOILE DU VERCORS a été mise en demeure de faire le nécessaire il y a désormais plus de deux ans ! Malgré le danger que ces produits toxiques représentent pour la santé et l’environnement, rien n’a bougé depuis… C’est un très mauvais signal adressé à tous les acteurs économiques, dont l’activité est susceptible d’impacter l’environnement : en matière environnementale, les grands groupes doivent donner l’exemple et ils ont les moyens de le faire.

On vous tiendra informé des résultats dans la semaine des résultat de cette première comparution…

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Le gouffre financier et écologique de Montagne d’Or en Guyane

Dans A LA UNE, Pollution par le 20 septembre 2018Commentaires fermés
Voici une des plus grande mine a ciel ouvert au monde (Australie)

Voici une des plus grande mine a ciel ouvert au monde (Australie)

La Compagnie minière Montagne d’Or ?

La Compagnie minière Montagne d’Or est une entreprise française de 26 salariés basée en Guyane. Depuis 1995 ils travaillent sur l’exploration et le développement du gisement d’or primaire de Montagne d’Or. Les actionnaires sont Colombus Gold, une société canadienne et Nordgold , dont le siège social est en Russie. Ce sont deux entreprises minières internationales uniquement intéressées par les profits. Le projet Montagne d’Or est basé à 125 km au sud de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une zone d’exploitation minière autorisée par le schéma départemental d’orientation minière de la Guyane. Cette zone est actuellement exploitée par les opérateurs miniers légaux depuis plus de 140 ans et également le siège d’une exploitation illégale intense.

Quel est le projet Montagne d’Or ?

Le projet vise à extraire l’or primaire à ciel ouvert pendant un minimum de 12 ans.
voici la liste des 10 plus grandes mines à ciel ouvert >>

Le site s’étendra sur une zone colossale de 800 hectares avec : une fosse d’extraction du minerai ; une usine de traitement du minerai pour en extraire l’or ; un parc pour stocker les résidus de Cyanure issu du traitement du minerai ; deux verses pour stocker les roches non exploitables ; une usine de fabrication et un dépôt d’explosif et enfin une base vie pour le personnel. La société s’engage à financer l’aménagement de la piste et la construction de la ligne électrique. Et pour cause ce sont deux infrastructures sans lesquelles le projet n’est pas viable. Ceci n’est donc pas un cadeau à la Guyane surtout que les contribuables français devront mettre la main à la poche car l’Etat s’est engagé à faire une avance de 60 millions d’€ sur les coûts d’infrastructure !!

Quel est le processus d’extraction et de traitement du minerai ?

La roche est fragmentée à l’aide d’explosifs et ensuite concassée et broyée. La pulpe restante est alors épaissie et traitée avec du cyanure pour mettre l’or en solution. Passant par différentes cuves, l’or se fixe sur le charbon actif. Il est ensuite fondu à l’aide de fours qui transforment les particules d’or en lingots de doré. La production totale est estimée à 6,7 tonnes d’or par an pendant 12 ans minimum.

Quels impacts sur l’environnement ?

Ils sont multiples. Sur le papier Montagne d’Or s’engage à respecter rigoureusement les normes françaises et européennes en matière de sécurité des personnes et de respect de l’environnement. Mais on sait bien que les normes ne tiennent en aucun cas compte de la biodiversité. Le projet est avant tout économique dans un pays ou la pauvreté touche une grande part des guyanais. En effet le taux de chômage est particulièrement élevé : 54% de chômage dans l’ouest guyanais, et 26% dans l’ensemble de la Guyane.

  • La Guyane abrite une faune et une flore d’une richesse exceptionnelle et recèle encore de nombreuses espèces inconnues. A l’heure où l’accélération de l’érosion mondiale de la biodiversité est devenue fondamentale pour l’avenir du Vivant, le développement d’un tel projet nécessitera de faire disparaître 1 500 hectares de forêt pour l’installation de la mine et de ses installations.
  • Pas moins de 2 000 espèces, dont 127 protégées, vont voir leur habitat détruit ou perturbé. Des menaces pèsent également sur la plus grande réserve biologique de France de Lucifer Dékou-Dékou ou le projet d’exploitation a prévu de déborder. La compensation en surface et en équivalences écologiques de telles atteintes à la biodiversité, conformément à la règle « pas de perte nette » de la loi biodiversité d’août 2016, paraît tout simplement impossible.
  • Au-delà de l’inévitable destruction de la biodiversité provoquée par un tel projet, de nombreux risques d’exploitation laissent craindre une réelle intoxication de tout l’écosystème sur cette zone :
  • La fabrication sur site des explosifs et le stockage de Cyanure inquiètent les associations environnementales locales telles que GEPOG, KWATA et SEPANGY. Les besoins en explosifs et en produits chimiques sont considérables : 20 tonnes de nitrate d’ammonium par jour, 57 000 tonnes d’explosifs, 46 500 tonnes de cyanure et 142 millions de litres de fuel seront nécessaires pour extraire l’or sur les 12 ans du projet.
  • Le stockage des boues issues de la cyanuration inquiète aussi beaucoup. Des millions de tonnes de roches broyées et cyanurées seront stockées sous forme de boues dans des parcs à résidus. Comment résisteront-elles dans le temps ? Le risque de pollution de l’environnement est grand : des catastrophes écologiques et humaines liées à la rupture de digues associées à la forte pluviométrie locale sont connues, notamment au Brésil. Pour mémoire, la pluviométrie tropicale de cette zone, avec 3 000 mm par an, et les inondations de mars 2017 sur le moyen et bas Maroni, constituent une alerte forte sur la prise de risques pour les bassins versants concernés. La Compagnie minière Montagne d’Or, les collectivités et les services de l’État affichent la volonté de compenser les effets du projet mais concrètement il n’y a rien de prévu. Ce sont juste des effets d’annonce, et on sait bien qu’au final rien ne sera fait.
  • En matière de santé et emploi, les populations autochtones sont les grandes oubliées du projet. La Compagnie minière Montagne d’Or annonce des retombées économiques pharaoniques : 900 emplois pendant la construction du site, 750 emplois directs, 3000 emplois indirects et induits pendant son exploitation, 3 milliards d’euros de retombées pour la Guyane en salaire taxe impôt et sous-traitance diverses. Mais aucun de ces chiffres n’a été vérifié ! Comme souvent on joue sur l’effet d’annonce pour que les gens ferment les yeux… La société guyanaise est composée de 25 ethnies dont certaines ont su conserver des connaissances dans le domaine agricole, des plantes et de la faune. Cet équilibre est fortement remis en cause.

 

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Semaine de la pêche responsable 2018 du 19 au 25 février

Dans A LA UNE, Animaux, Durable par le 21 février 20181 Commentaire

La deuxième édition de la Semaine de la Pêche Responsable aura lieu en France du 19 au 25 février 2018. Organisée par le Marine Stewardship Council (MSC) et l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) ainsi que d’autres institutionnels comme la Fondation Albert Ier (…) se mobilisent pour promouvoir l’importance des produits de la mer certifiés.

vidéo de présentation de la semaine de la pêche responsable 2018

Quels objectifs pour cette semaine de la pêche responsable en France ?

DWfOSlQWsAEX152En effet, il y a urgence de mettre en avant la préservation des milieux aquatiques, surtout lorsque l’on voit les dangers qui pèsent régulièrement sur les ressources aquatiques. Récemment la filière a mis en place un processus de certification qui permet une traçabilité rigoureuse de l’élevage en passant par les pêcheries jusqu’à l’assiette du consommateur.
La nouveauté cette année c’est l’ouverture de l’organisation à plus de partenaires institutionnels tel que l’Institut océanographique de la fondation Albert 1er avec comme l’objectif avoué de porter plus haut et plus loin ce message : tendre vers une consommation responsable de poisson et sensibiliser le consommateur.

Semaine de la pêche responsable 2018 : vers une consommation responsable de poisson et sensibiliser le consommateur.

Quel programme et quelles animations pour la semaine de la pêche responsable ?

  • Des témoignages passionnants

Découvrez des témoignages inspirants du monde entier et les bénéfices concrets pour les Océans réalisés à travers le programme MSC comme par exemple les pêcheurs de homard de Cotentin qui expliquent que plus de connaissances du monde marin, permet d’avoir des homards plus gros

les pêcheurs de homard de Cotentin

Pour les pêcheurs de homard de Cotentin et de Jersey, la gestion des pêches n’a rien de nouveau. Les eaux partagées de la Baie de Granville ont été le théâtre du premier traité international de la pêche en 1839. Plus récemment, en 2000, le traité de la Baie de Granville établissait les mesures pour assurer la durabilité de la pêcherie. Ces mesures comprennent des réglementations sur la taille minimale de débarquement et des limites sur le nombre de licences de pêche délivrées aux bateaux et sur le nombre de casiers par navire. Grâce à ces améliorations, la pêcherie – qui compte environ 130 petits navires qui pêchent le homard au casier – a réussi à obtenir la certification MSC en 2011. Cependant, lors de sa certification MSC, des conditions ont été émises pour assurer que les captures de homard soient maintenues à des niveaux durables.
retrouvez plus de témoignes sur le site du MSC :  L’Anchois de Cantabrie, la protection le crabe bleula lutte contre la capture des oiseaux marins

Le quiz en ligne ‘quel poisson êtes-vous ?’, un test psycho ludique, sera lancé aujourd’hui pour amplifier le message au sein de la Semaine de la Pêche Responsable par les réseaux médias. L’importance du développement durable le long de la filière de poisson sera enfin soulignée lors de la conférence publique le jeudi 22 Février, à la Maison des Océans à Paris.

L’appel à l’action du MSC, l’ASC

Le MSC, l’ASC, l’Institut Océanographique de Monaco et la fédération France Nature Environnement lancent un appel à l’action pour la préservation des ressources aquatiques et des écosystèmes.

90 millions de tonnes de poissons (FAO) sont pêchées chaque année dans le monde. Ce total de captures sauvages reste à peu près stable d’années en années depuis bientôt 30 ans, malgré les évolutions techniques et une consommation de produits de la mer qui augmente. Il semble clair que nous avons atteint les limites de ce que l’océan peut nous fournir. Les océans subissent aujourd’hui des pressions multiples parmi lesquelles les mauvaises pratiques de pêche, la surpêche et la pêche illégale qui entraînent un appauvrissement de la ressource et impactent les
écosystèmes marins dans leur ensemble ; mais aussi la pollution ou le changement climatique. La FAO estime que 31% des stocks mondiaux de poisson sauvage sont surexploités – stocks sur lesquels on prélève trop sans laisser le temps à la population de poissons de se renouveler – et 58% sont pleinement exploités (Rapport Sofia 2016 – FAO).

La fin d’année 2017 aura été marquée par la clôture des Etats Généraux de l’Alimentation et la 23ème conférence sur le climat à Bonn : deux évènements durant lesquels l’Océan méritait d’être, tant pour son rôle environnemental que nourricier, davantage au centre des débats et des décisions politiques. La Convention sur la Diversité Biologique met également la pêche en relation avec la biodiversité, à travers l’objectif 6 d’Aichi portant sur « l’intégration de la biodiversité dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture » (COP 13, Cancun, 2016). L’urgence de la situation ne nous autorise plus à attendre les prochains grands rendez-vous politiques et nous encourage à passer à l’action dès maintenant. Au-delà des enjeux de mieux en mieux connus de la société civile, ce sont donc aujourd’hui les solutions et mesures concrètes pour la préservation de l’environnement marin que le MSC, l’ASC, l’Institut océanographique et France Nature Environnement (FNE) souhaitent impulser en lançant un appel à l’action pour davantage MOBILISER, COMPRENDRE et SENSIBILISER.

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Le gouvernement abandonne le projet NDDL

Dans Environnement, Règlementation par le 17 janvier 2018Commentaires fermés

On vient juste de l’apprendre de la bouche d’Édouard Philippe, le gouvernement abandonne le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. et met fin à un projet obsolète, maintenu pendant de trop longues années malgré des impacts environnementaux néfastes.

abandon de Notre-Dame-des-Landes

Une décision courageuse, appuyée sur une méthode innovante

L’ensemble du mouvement France Nature Environnement salue l’annonce du Premier Ministre d’abandonner le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et de réaménager l’aéroport existant à Nantes-Atlantique. Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « cette décision courageuse montre que loin de s’entêter dans un projet du passé, le gouvernement change de logiciel ; intègre les enjeux d’aujourd’hui et, via une méthode innovante, sort par le haut de ce dossier complètement enlisé ».
Il s’agit d’une décision cohérente avec les enjeux et les engagements de la France concernant la protection de la nature, du climat et de l’eau. La parution du rapport de médiation a permis de mettre à jour le comparatif réel des deux projets d’aéroport, répondant au même besoin de transport aérien mais intégrant enfin des enjeux essentiels d’aménagement durable du territoire et d’environnement, comme le demandaient depuis longtemps nos associations.
Au plan régional, cette décision doit être l’occasion d’une mise à jour climato-compatible des politiques de transport, et de réorienter les infrastructures de transports vers un maillage des services de mobilité durable.

Préparer l’avenir par la co-construction plutôt que par la force

Pour les décisions concernant la gestion des terrains prévus pour l’ex-projet d’aéroport, France Nature Environnement demande au gouvernement de prendre le temps de co-construire un projet de territoire, de ne pas avoir recours à l’usage de la force et rappelle le sage avis des rapporteurs : « la situation initiale très complexe nécessiterait la mise en place d’une gouvernance particulière de ce dispositif, afin de garantir l’ouverture à tous les acteurs et partenaires dans un cadre de négociation et d’action opérationnelle efficace, alors que des tentations d’exclusion de telle ou telle catégorie peuvent se manifester, et conduiraient à un échec assuré ». Le gouvernement doit rendre possible la sortie apaisée d’un trop long conflit. L’annonce de ne pas évacuer immédiatement la ZAD va dans ce sens.

Maintenir la cohérence pour un projet de territoire

Les activités qui se déroulent dans le secteur de Notre-Dame-des-Landes intègrent déjà la dimension de préservation du patrimoine naturel résultant des interactions entre l’homme et la nature. L’avenir de ce territoire ne doit pas être une urbanisation et une agriculture intensive destructrices.
Il passe notamment par l’agroécologie pour aménager ce territoire de manière durable et développer, en circuits courts et de proximité, des activités et des pratiques compatibles avec la préservation de l’environnement. Un tel projet consoliderait les synergies entre nature, agriculture, qualité de vie et activité socio-économique du territoire. Il répond aussi à la lutte contre le changement climatique et à la préservation de la ressource en eau.
Dans cette perspective, l’ensemble du mouvement France Nature Environnement soutient et relaie l’appel à venir sur la ZAD le 10 février prochain pour « enraciner l’avenir » à Notre-Dame-des-Landes.

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Éolien en mer : le défi français

Dans Éolienne par le 12 janvier 2018Commentaires fermés

Lundi 8 janvier, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé les mesures envisagées par le gouvernement pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables. Il faut soutenir le développement de parcs éoliens offshore, et veiller à ce que les mesures de simplification à venir garantissent la bonne prise en compte des impacts environnementaux des projets et une consultation plus en amont du public et des acteurs locaux.

éolienne offshore

France Nature Environnement souscrit à une politique plus ambitieuse de développement des parcs éoliens offshore, parce qu’elle participe à l’indispensable diversification et relocalisation de nos modes de production énergétique. La France doit néanmoins se donner véritablement les moyens pour atteindre son objectif. Ce sont autant de leviers à actionner pour que ces projets indispensables soient menés de façon plus sereine, plus respectueuse de l’environnement et plus rapide.

Un objectif : raccourcir les délais sans porter atteinte à l’environnement

Aujourd’hui, il faut compter une dizaine d’années entre l’appel d’offres et l’exploitation d’un parc éolien offshore. Avec ces délais, et dans une période où les technologies évoluent très rapidement, les systèmes choisis au départ peuvent s’avérer obsolètes lors de leur mise en service. Pour accélérer la procédure, le ministre de la transition écologique et solidaire a annoncé la création d’un « permis enveloppe ». Celui-ci permettra la délivrance, au lauréat d’un appel d’offres, d’autorisations pouvant évoluer pour intégrer, a posteriori, des modifications du projet d’installation. Les études d’impacts seront donc réalisées par l’Etat. Gageons que les études réalisées par l’Etat soient de qualité et que cette réforme permette le renforcement de l’expertise de l’Etat sur certains pans de l’environnement marin. Des évaluations plus complètes et fiables de l’état initial du milieu marin, et des incidences des nombreuses activités sur la biodiversité sont nécessaires.

Par ailleurs, France Nature Environnement demande la mise en œuvre au plus vite de la planification des activités dans l’espace maritime afin d’identifier les secteurs propices au développement de l’éolien offshore, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes (collectivités, associations, populations, pêcheurs). Cette planification permettra aux habitants, associations, acteurs économiques locaux comme aux porteurs de projets de développement d’éoliennes offshore d’avoir la visibilité nécessaire sur les projets dans des conditions plus sereines et dans des délais raisonnables.

Meilleure acceptabilité des projets : un point essentiel de la réforme à venir

La proposition d’un débat public plus en amont, garantissant une concertation plus efficace sur le choix des zones d’implantation des parcs éoliens offshore est une bonne nouvelle, puisqu’elle permettra une meilleure acceptabilité des projets. Les associations environnementales souhaitent que la diffusion la plus large des éléments d’informations sur les impacts environnementaux des projets et des mesures envisagées pour les éviter, réduire et compenser, soit organisée par les pouvoirs publics pour participer à cette communication d’intérêt général. Par ailleurs, les associations de protection de la nature et de l’environnement sont absentes ou sous représentées dans un grand nombre d’instances créées ces dernières années, et certains projets sont ressentis comme parachutés. Une structure de dialogue sur l’éolien offshore, permettant de définir les stratégies d’accompagnement des appels d’offres et projets, et associant les acteurs locaux et nationaux, dont les associations environnementales, dès l’amont participerait à une meilleure acceptabilité des projets.

La France a pris un retard considérable par rapport à ses voisins européens sur le développement des parcs éoliens en mer. Les mesures de simplification annoncées par le ministre doivent encourager le développement de parcs éoliens offshore tout en garantissant la bonne prise en compte des enjeux environnementaux et une meilleure acceptabilité des projets dans les territoires. Il faut plus de concertation tant au niveau national qu’au niveau local. Un grand nombre d’interrogations légitimes doivent être traitées. Ne pas l’engager, c’est prendre le risque de postures politiciennes ou catégorielles contre-productives.

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Glyphosate : vous en reprendrez bien pour 5 ans ?

Dans Agriculture, Alimentation, Environnement, Pollution, Végétaux par le 30 novembre 20172 Commentaires

Après de nombreux rebondissements, le verdict est tombé ; le glyphosate a été ré-autorisé pour 5 années supplémentaires. Cette molécule chimique est l’herbicide le plus utilisé à travers la France, l’Europe et le monde. Son usage massif rend la situation extrêmement préoccupante pour l’avenir : dangereux pour l’environnement, cancérigène pour les animaux, probablement pour l’Homme, perturbateur endocrinien… l’Europe a raté le coche de la santé environnementale et décide de bafouer le principe de précaution. Si la bataille pour interdire immédiatement cette molécule s’achève, France Nature Environnement reste mobilisée pour que l’agriculture se désintoxique du glyphosate.

Glyphosate

Une décision mitigée pour une réautorisation polémique

France Nature Environnement salue la position de la France au cours des âpres négociations sur la sortie du glyphosate. Malheureusement, et malgré la forte mobilisation de la société civile, le Gouvernement n’a pas réussi convaincre les 18 Etats membres qui ont voté pour le texte de la Commission européenne : une réautorisation du glyphosate pour 5 ans.

Pour Carmen Etcheverry, chargée de mission chez France Nature Environnement, « cette proposition de la Commission européenne n’apporte rien de plus qu’une simple prolongation de l’autorisation et c’est intolérable. Il n’y aura donc pas de plan d’accompagnement des agriculteurs pour sortir de leur dépendance au glyphosate. Les cinq ans s’écouleront et nous n’aurons toujours pas d’alternatives à proposer à notre agriculture ».

Pour une France pionnière de l’alternative : l’agroécologie

De très nombreux agriculteurs travaillent aujourd’hui avec des alternatives techniques viables. Il faut prendre des mesures fortes dès maintenant. Nous avons besoin de nous fixer des points intermédiaires avec des objectifs de réduction. Pour se passer de cette molécule, ce sont les principes de l’agroécologie qui devront être déployés. Pour cela, la recherche scientifique et l’accompagnement technique ont une responsabilité importante. Il est temps de mettre des moyens et des échéances en face des ambitions.

Pour Jean-Claude Bevillard, responsable des politiques agricoles de France Nature Environnement, « la sortie du glyphosate est un enjeu majeur de santé publique et de préservation de la nature. Les alternatives agronomiques existent : il s’agit de faire évoluer les modèles vers l’agroécologie. Il est hors de question de remplacer le glyphosate par une autre molécule dont la dangerosité sera prouvée dans 10 ans. Il n’y aura pas d’alternatives au glyphosate à système agricole constant ».

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Groupe PSA, créateur de valeur durable

Dans Déplacements par le 28 novembre 2017Commentaires fermés

Performance, responsabilité et transparence, voici les maîtres mots employés par PSA pour parler de son engagement récent dans des valeurs plus éco-responsables. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Et bien si le groupe investi dans les technologies dites « greeen » cela a un impact positif pour ses clients notamment en matière de coût d’usage. Un véhicule garantie 5 ans à une meilleure valeur d’usage qu’une voiture garantie seulement 2 ans ; il en va de même avec les technologies du moteur électrique qui nécessitent moins d’entretien (moins de pièces moteur à changer) et moins de carburant (un réel gain d’argent appréciable pour le consommateur final).

La transparence est essentielle pour le groupe PSA

Avec les scandales à répétition sur les taux d’émission de CO2 truqués, les industriels du secteur automobile ont le dos au mur ! Selon Gilles Le Borgne, directeur Qualité chez PSA, l’industriel français serait le leader en matière d’émission de CO2 (dioxyde de carbone) en Europe, un marché pourtant des plus exigent dans ce domaine.

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Connaissez-vous la marque DS Automobiles

Concrètement quelles actions en faveur de l’environnement ?

La politique et le système de management de la RSE sont intégrés dans les dispositifs de gouvernance du Groupe et font l’objet d’une organisation spécifique, tant sur le plan stratégique qu’opérationnel. Le groupe PSA s’est notamment engagé dans une étroite collaboration avec 2deux ONG françaises donc la célèbre France Nature Environnement, dont on vous parle régulièrement sur notre blog et qui à la dent dure comme l’atteste cet article ! Ensemble ils ont défini un protocole de mesure des consommations réelle de CO2.
Mais le groupe ne s’arrête pas là et développe d’autres technologies autours de l’electromobilité qui devrait permettre à Peugeot Citroën de garder le leadership en termes d’émission de CO2. Ainsi entre 2009 et 2021 le fabricant français devrait sortir et commercialiser 5 véhicules électriques et 7 autres de technologie hybrides (c’est-à-dire avec un double moteur essence et électrique qui se recharge seul)

groupe-psa

Quel avenir pour cette industrie ?

Pour répondre au prochaines exigences réglementaires sur l’environnement, mais surtout pour répondre aux attentes des consommateurs, l’innovation est désormais au cœur des préoccupation du groupe PSA. Ainsi c’est plus de 100 fournisseurs qui travaillent en étroite collaboration avec le groupe français pour produire un résultat toujours meilleur.
Le PDG du groupe Carlos Tavares en est convaincu : « une entrepris ne peut être durablement performante que si elle apporte des réponses responsables à ses parties prenantes ».


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La semaine du goût 2017 du 09 au 15 octobre

Dans A LA UNE, Agriculture, Alimentation, Environnement par le 13 octobre 2017Commentaires fermés

A l’occasion de la semaine du goût qui aura lieu du 9 au 15 octobre 2017, la rédaction du blog Acteur durable a souhaité attirer votre attention sur les états généraux de l’alimentation, lors desquels Emmanuel Macron a envoyé un signal fort sur la nécessaire transformation du modèle agricole français…

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La semaine du goût qu’est-ce que c’est ?

La semaine du Goût fêtera cette année sa 28e édition du 09 au 15 octobre 2017. Pendant une semaine, les professionnels des métiers de bouche (artisans, commerçants, fermiers…) vont vous découvrir les 1001 plaisirs du goût en organisant des animations autour du goût un peu partout en France. De la dégustation de produits locaux sur les marchés à la visite d’exploitation agricole en famille il y a de multiples façons d’affiner vos connaissances et de stimuler vos papilles.

Ainsi la Chambre Interdépartementale d’Agriculture de la Région Ile-de-France propose aux fermes de la région d’ouvrir leurs portes aux franciliens. Au programme : atelier, spectacle, repas, visite des exploitation, cueillette… tout cela est bien beau, mais alors que seulement 30% des cantines en France sont passées au bio et que le secteur agricole français est à bout de souffle, le besoin de légiférer et d’encadrer mieux la profession devient une urgence absolue !

semaine-du-gout-lieux

Etats généraux de l’alimentation : un diagnostic pertinent, un cap à concrétiser

Réduction de notre dépendance aux produits phytosanitaires, valorisation des services environnementaux, étiquetage renforcé, bien-être animal, indépendance de l’expertise, formation agricole, séparation de la vente de pesticides du conseil aux agriculteurs… France Nature Environnement salue des annonces qui vont dans le bon sens. Au-delà des engagements volontaires demandés aux parties prenantes, l’annonce d’une loi montre une volonté du gouvernement d’encadrer les suites de ces états généraux. Il reste à voir comment les conclusions des 14 ateliers seront rédigés puis prises en compte dans cette loi. Il faudra également s’assurer de la cohérence entre les conclusions des prochains ateliers sur la santé et l’environnement et le contenu des contrats de filière qui doivent être finalisés avant la fin de l’année.


Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement : « Le président a longuement insisté sur la nécessité d’une transformation profonde de nos filières agricoles, et surtout de les emmener vers une qualité environnementale, sociale et économique. Il a également répondu à des demandes que notre mouvement porte de longue date. Il faut maintenant que l’on passe des paroles aux actes et que l’ensemble des parties prenantes s’attèle à la co-construction de la réussite des Etats généraux de l’alimentation ».

Programme de la semaine du goût pour les 14 et 15 octobre

Voici quelques évènements à venir près de chez vous

Programme du 14

evenement-gout-14-octobre-17
Voir le reste >>

Programme du 15

evenement-gout-15-octobre-17

Voir le reste >>

 

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Pour un maintien des aides à l’agriculture biologique (brève)

Dans Agriculture par le 4 octobre 2017Commentaires fermés

Dans sa lettre ouverte à Stéphane Travert, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, les présidents des associations de protection de la nature et de l’environnement fédérées par France Nature Environnement s’inquiètent du signal envoyé par le gouvernement français aux agriculteurs Bio. En effet la fin des aides au maintien de l’agriculture Biologique est un réel risque pour le secteur, alors que l’agriculture « conventionnelle » entendez « de masse » donc usant de polluants et autres pesticides et qui bénéficie elle de subventions confortables !!
L’agriculture Biologique a été et reste une force motrice pour l’innovation agricole. Ces pionniers ont ouvert la voie au développement d’une agriculture plus durable par l’expérimentation et la diffusion de pratiques agroécologiques. De plus, ils sont les meilleurs garants de la préservation de nos ressources naturelles. Ils évitent les lourdes dépenses générées par l’utilisation des produits chimiques, telle que la dépollution des eaux.
Alor qu’il faudrait généraliser le principe pollueur-payeur pour les agriculteurs qui utilisent des pesticides et des engrais de synthèse, le gouvernement envoie un signal inverse en stoppant les aides à la production biologique.
Cette lettre est un appel à la raison de 3500 associations qui fédèrent la profession a travers tout le territoire français. A bon entendeur…

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