Dossier : les différents usages de l’énergie solaire

Dans Dossiers par le 15 mars 2010Commentaires fermés
nrj On distingue 2 types d’énergie solaire : le solaire thermique et le solaire photovoltaïque. L’énergie solaire thermique consiste en la transformation du rayonnement solaire en énergie thermique. Ceci a pour but de produire de l’eau chaude sanitaire à bas prix. Voyez les aides financières.L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie renouvelable, qui permet, à partir du rayonnement solaire, de produire de l’électricité grâce à des cellules photovoltaïques montées en série.
Voyez les aides financières.


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Les technologies pour panneau solaire photovoltaïque

Dans Photovoltaïque par le 4 mars 2010Commentaires fermés

Le solaire photovoltaïque est une production d’énergie renouvelable, pour laquelle laboratoires et sociétés de Recherches et de Développement (R&D) travaillent le plus afin de continuer à le faire évoluer et participer à son amélioration. C’est l’énergie renouvelable la plus aboutie à l’heure actuelle suivie de l’énergie éolienne.

Ci-dessous, vous trouverez les principales innovations en termes de technologies employées, ainsi que les entreprises qui les mettent en œuvre.


L’ amorph haute performance

L’ « amorph haute performance » apporte une efficacité stabilisée de 7% et permet une augmentation de 16% de puissance des panneaux. Elle est à base de silicium en couche mince. Cette technologie produite par Oerlikon solaire, va permettre de réaliser une avancée non-négligeable dans la conception de modules solaires.

La couche mince de silicium

Dans le domaine des couches minces qui utilisent quelques micromètres de silicium, Oerlikon et Global Solar sont les premières entreprises à produire des modules directement sur des plaques de verre. VHF-Technologies est la première entreprise européenne à fabriquer des modules solaires flexibles.

Intérêts de la couche mince de silicium

La miniaturisation des cristaux des cellules polycristallines a permis d’obtenir une épaisseur de 1 à 2 microns. Des minicristaux incrustés dans une matrice amorphe forment une cellule microcristalline ou cellule tandem. Celle-ci absorbe les rayons lumineux sur un spectre de 600 nm et plus (couleurs rouges et infra rouges avec un rendement de 6%). Malgré le processus de transformation sous vide, le procédé permet de diminuer l’utilisation du silicium (alors réservé à l’industrie électronique donc cher) et d’abaisser le prix de production

Délai d’arrivée sur le marché réduit

La société allemande de certification TÜV Rhénanie a annoncé qu’ Oerlikon Solar a passé avec succès tous les essais exigés pour la certification de son « amorph haute performance » (modules de silicium en couche mince). La société Oerlikon Solar a satisfait aux normes, certifications (61646:2008 ISO/CEI) et sûreté des modules (ISO/CEI 61730-1 : 2004/61730-2 : 2004) . De plus le groupe est entrain d’accroitre de manière significative ses capacités de production (+50%).

Certifications ISO/CEI

Oerlikon Solar a également reçu les certifications ISO 9001 et ISO 14001 pour ses usines de Balzers-Truebbach.

Tuile solaire intégrée

Constituée d’un châssis (assurant la résistance mécanique et l’étanchéité), de cellules photovoltaïques et d’un verre trempé de protection, la tuile solaire présente le même pouvoir couvrant et les mêmes caractéristiques d’étanchéité qu’une tuile normale. De plus, grâce à leur double emboîtement une parfaite étanchéité est assurée. Ce système n’a donc aucune raison de prendre l’eau. En terme d’espaces, on estime qu’une tuile photovoltaïque (posée par un couvreur traditionnel) prend la place de cinq tuiles en terre cuite

Tuiles solaires photovoltaïques

Tuiles solaires photovoltaïques

Les fabricants

Le leader sur le marché de la tuile photovoltaïque est la société « Imérys Toiture ». Ce produit a été couronné d’une Pyramide d’Or lors du concours de l’innovation du salon Batimat 2003.

Son principal challenger…

On notera aussi l’existence de la tuile C21e de SolarCentury. Cette tuile solaire photovoltaïque est intégrée à la couverture et aussi à la façade comme bardage classique ou mur rideau,.Tout en produisant de l’énergie elle met à profit des espaces habituellement inutilisés.

>Le marché du solaire prend son envol de façon significative, pour passer d’un marché émergent à la banalisation des équipements solaires dans le bâtiment. Autre preuve l’apparition de valeurs en bourse de sociétés spécialisées comme Eneovia ou Facilasol traduisant la multiplication des sociétés dans les régions.

En milieu aquatique

En Espagne, Erpasa, offre la possibilité d’installer des modules solaires sur des retenues d’eaux comme des lacs ou des étangs.

Le système flottant AQüatil

La plate-forme solaire, d’une capacité de 9 modules, mesure 10 mètres de longueur et 2.5 mètres de large.

Les plates-formes AQuatil seront dotées d’un équipement de connexion qui permet d’unir plusieurs plates-formes en formant la matrice définitive qui couvrira la surface souhaitée.

Le système sera ancré au fond par un système d’amarrage qui permet d’atténuer la variation du niveau de l’eau, où reposeront les modules.La plate-forme sera constituée par une grille en acier galvanisé, afin d’éviter des corrosions.

Bien que la société n’écarte pas son utilisation en mer « calme », le projet est développé en premier lieu pour les marais, les barrages et les réseaux d’irrigation.

Installation photovoltaïque sur l'eau

Installation photovoltaïque sur l’eau

Avantage ou pas ?

Jusqu’à présent, les surfaces des plans d’eau sont considérées comme des surfaces inutiles.

De plus le coût de l’installation est égal ou inférieur à à celui des panneaux photovoltaïques classiques. elle présente aussi l’avantage d’éliminer les problèmes qui accompagnent ces installations, pour les agriculteurs par exemples (ombres portées) ou les inconvénients liés à la sécurité des installations (systèmes antivol).

Modules phovoltaïques flottants

Modules phovoltaïques flottants

Erpasa : la société

Pour Erpasa, la maison mère, la croissance du marché est indéniable. Pour le présent exercice, les projets photovoltaïques conclus se montent à une puissance totale de 42 MW. En 2006, la société representait 8% des installations photovoltaïque en Espagne.

Erpasa développe des projets solaires photovoltaïque, thermique, et de biomasse (bio fuel).

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Dossier : les biocarburants, une énergie alternative durable ?

Dans Dossiers par le 15 février 20101 Commentaire
biocarburants Les biocarburants arrivent !Effet de mode ou véritable solution durable, nous vous expliquons dans ce dossier les enjeux des agrocarburants.
Cependant la production du biodiesel ou du bioéthanol est très controversée, car elle a une impact négatif sur l’environnement et affole les cours des denrées alimentaires.
Heureusement de nouvelles solutions existent comme les algues ou le Jatropha. Quel est le bilan CO2 des carburants de synthèse ?


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Qu’est ce que l’énergie grise ?

Dans Définitions par le 26 août 20092 Commentaires

L’énergie grise correspond à la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l’utilisation et enfin au recyclage des matériaux ou des produits industriels. En théorie, un bilan d’énergie grise additionne l’énergie dépensée lors :

  • de la conception du produit ou du service
  • de l’extraction et du transport des matières premières
  • de la transformation des matières premières et de la fabrication du produit ou lors de la préparation du service
  • de la commercialisation du produit ou du service
  • de l’usage ou de la mise en œuvre du produit ou lors de la fourniture du service
  • de l’entretien, des réparations, des démontages du produit dans son cycle de vie
  • du recyclage du produit

L’énergie incorporée désigne généralement l’énergie nécessaire à la fabrication du matériau (mais non à sa mis en oeuvre ou fin de vie).

L’énergie grise est parfois prise en compte dans le calcul du bilan carbone.

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Les labels de qualité pour les énergies renouvelables

Dans Règlementation par le 20 août 200913 Commentaires

Les labels qualité énergies renouvelables visent à certifier un service qualifié et répondant à une charte adaptée au domaine certifié. Cette charte est principalement axée sur la qualité de l’installation et non plus sur le matériel installé.

C’est l’association Qualit’EnR, fondée par cinq entités professionnelles nationales depuis début 2006, qui intervient pour la promotion de la qualité des prestations des professionnels et gère des dispositifs de qualité et des règlements.

Association Qualit'EnR

Association Qualit’EnR

Cette association gère 4 labels : QualiBois, QualiPv, QualiSol et QualiPac.
Ce dernier, le label QualiPac fut lancé en 2007 par l’AFPAC (Association Française pour les Pompes A Chaleur). Depuis le 1er Juillet 2009, un accord a été signé avec l’association Qualit’EnR qui gèrera désormais ce label dès début 2010.

Voici donc la description de chacun de ces labels

Label Domaine Type Description Entité Certificatrice

Label Qualibois

Label Qualibois

Certifie la qualité de l’installation de la chaudière au bois par le professionnel accrédité Label Officiel Qualibois est l’appellation pour la qualité d’installation des chaudières bois énergie. Qualibois concerne les chaudières manuelles et automatiques d’une puissance inférieure ou égale à 70 kW, alimentées par des biocombustibles : bûches, plaquettes, granulés et autre combustible bois énergie.Pour être membre Qualibois, les professionnels doivent signer et respecter la charte Qualibois (environ 10 points), qui concerne le service proposé plutôt que le matériel.Charte qualité du label QualiBois Qualit’EnR

Label QualiPv

Label QualiPv

Certifie la qualité de l’installation solaire photovoltaïque par le professionnel accrédité Label Officiel QualiPV est l’appellation pour la qualité d’installation des systèmes solaires photovoltaïques raccordés au réseau. Ces générateurs permettent de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire. QualiPV est une démarche volontaire des entreprises qui s’engagent à respecter les « 10 points solaires PV » de la charte QualiPV.Charte qualité du label QualiPv Qualit’EnR

Label QualiSol

Label QualiSol

Certifie la qualité de l’installation solaire thermique par le professionnel accrédité Label Officiel Qualisol est l’appellation pour la qualité d’installation des systèmes solaires thermiques, tels que les chauffe-eau solaires individuels (CESI) qui produisent de l’eau chaude sanitaire et les systèmes solaires combinés (SSC) qui procurent à la fois eau chaude sanitaire et chauffage.Qualisol est une démarche volontaire des entreprises qui s’engagent à respecter les « 10 points solaires » de la charte qualité Qualisol.Charte qualité du label QualiSol Qualit’EnR

Label QualiPac

Label QualiPac

Certifie la qualité de l’installation des Pompes à Chaleur par le professionnel accrédité Label Officiel QualiPAC est une appellation de confiance créée par l’AFPAC en 2007 avec le soutien de l’ADEME et d’EDF. Elle a pour but de faciliter la mise en relation des particuliers intéressés par un chauffage performant et respectueux de l’environnement avec des installateurs spécialistes de la pompe à chaleur soucieux de la satisfaction de leurs clients. A partir de 2010, ce label sera géré par Qualit’EnR (accords signés le 01/07/09).Charte qualité du label QualiPac Qualit’EnR et Afpac

Label Flamme Verte

Label Flamme Verte

Certifie la qualité et le respect des normes en vigueur des installations de chauffage au bois Label Officiel Afin d’être labellisées Flamme Verte, les appareils indépendants et chaudières domestiques de chauffage au bois doivent avoir un rendement minimum de 65%. Ces installations doivent respecter les exigences de la norme européenne NF CEN 303.5 sur les émissions polluantes (<0,5% de Co2).Charte qualité du label Flamme Verte pour appareils independants de chauffage au boisCharte qualité du label Flamme verte pour chaudières domestiques au bois Géré par le Syndicat des Énergies Renouvelables sous le contrôle de l’ADEME

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Le chauffage individuel durable

Dans Chauffage par le 10 juin 2009Commentaires fermés

De nos jours, il existe des dizaines de méthodes permettant de se chauffer, chaque constructeur développe sa technologie, ses spécificités, son design, etc.

Comment s’y retrouver dans cette jungle de l’énergie ?

Nous vous proposons un rapide descriptif des différentes manières de chauffer son habitation, afin de vous sensibiliser sur les énergies à présent disponibles, leurs principes, leurs fonctionnements ainsi que les consommations qu’elles engendrent.

Quelle énergie choisir pour mon chauffage ?

Quelle énergie choisir pour mon chauffage individuel ?

Aujourd’hui, il est économiquement et socialement intéressant d’investir dans des énergies renouvelables. Chacun peut trouver l’énergie qui lui convient à travers la diversité proposée (bois, solaire, éolienne …) et se voir bénéficier d’un crédit d’impôt lors de la réalisation de l’installation.

Certaines solutions présentées ici ne sont pas écologiques ou durables, et ne profitent donc pas d’aides financières de l’état.

Il existe deux grands types de chauffage, que nous allons vous présenter :

  • Le chauffage central : la chaleur est diffusée grâce à une chaudière murale, moins volumineuse mais aussi moins puissante, ou une chaudière au sol
  • Le chauffage décentralisé : Chacune des pièces possède un ou plusieurs éléments de chauffage, gérés de manière individuelle (radiateurs électriques par exemple).
Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.

N’hésitez pas à réagir à nos conseils

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Chauffage central, choix de l’énergie

Dans Chauffage par le 10 juin 20091 Commentaire

Le chauffage central consiste en la production, par une chaudière,de chaleur diffusée à travers l’habitat grâce à un fluide (généralement de l’eau avec un additif caloporteur). Ce fluide circule ensuite dans votre installation de chauffage afin de libérer la chaleur qu’il a emmagasinée, dans vos convecteurs ou votre plancher chauffant par exemple.

Actuellement, il existe sur le marché deux grands types de chaudières.

La chaudière murale

Son encombrement réduit lui confère une facilité d’installation, elle est adaptée aux appartements ou aux petites maisons individuelles. On peut la mettre dans la cuisine, dans la salle de bain ou dans un placard.
Mais cette taille réduite induit une puissance plus faible qu’une chaudière au sol.

Elle peut également produire de l’eau chaude, évitant l’installation d’un chauffe-eau. Couplée à un ballon de stockage, elle permet plus de souplesse et de confort. Ce ballon peut être intégré à la chaudière limitant l’encombrement (mais le prix est bien plus élevé), ou être externe. Ces chaudières ont une durée de vie d’environ 10 à 15 ans.

Une chaudière murale

Une chaudière murale

La chaudière au sol

De puissance plus importante que la chaudière murale, elle implique aussi un encombrement supérieur. Elle permet donc le chauffage de superficies bien plus importantes. Leur durée de vie oscille entre 15 et 20 ans.
Les différents types de chaudières :

  • Une chaudière à condensation récupère une grande partie de la chaleur de la vapeur d’eau contenue dans les gaz de combustion, ce qui permet d’accroître son rendement et même de dépasser les 100%. L’investissement de départ est plus important, mais permet ensuite de réaliser des économies d’énergie. Une aide de l’état est aussi prévue concernant ce type de chaudière.
  • Une chaudière à basse température permet de chauffer l’habitat avec un fluide de température bien moins importante qu’une chaudière traditionnelle ou à condensation. Afin d’arriver à un niveau de température similaire, cette installation requiert des émetteurs de chaleurs plus minces et ayant une surface plus importante.

Afin de mieux gérer leur consommation, les chaudières peuvent être pilotées par un ou plusieurs régulateurs de chauffage. Ceux-ci adaptent, selon vos besoins, la température des pièces en fonction de l’heure et du jour, permettant ainsi de ne pas chauffer lorsque vous n’êtes pas présents.
A noter : les chaudières doivent être entretenues chaque année afin d’assurer leur bon fonctionnement.

Aides de l’état

Dans le cadre de mesures concernant le développement durable, les équipements de chauffage les plus performants comme les chaudières à condensation et basse température bénéficient d’un crédit d’impôt.

Crédit d'impôt

Qui peut bénéficier d’un crédit d’impôt ?

Tout individu fiscalement domicilié en France (métropole et DOM) supportant le prix des dépenses effectuées et occupant son logement en tant que propriétaire, locataire ou à titre gratuit, imposable ou non.

Pour quel type de résidence ?

La résidence dans laquelle s’effectuent les travaux doit être le logement principal du contribuable au moment du paiement, et être située en France. Elle doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Si l’habitation devient la résidence principale du particulier, les travaux peuvent commencer après six mois d’occupation du logement.

Quels sont les produits concernés par le crédit d’impôt ?

  • Les chaudières à basse température : 15 %
  • Les chaudières à condensation utilisant du gaz propane : 25 % à 40 % (*)
  • Les appareils de régulation de chauffage (thermostats, sondes…) : 25 % à 40 % (*)

(*) Ces crédits d’impôts peuvent atteindre 40 % à la double condition que ces produits soient installés dans une habitation achevée avant le 1er janvier 1977 et que cette installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit l’achat du logement.
Important : la main d’œuvre et la pose des installations ne bénéficient pas du crédit d’impôt.

Quel est le plafond des dépenses ?

Le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder :

  • 8000 € pour une personne seule
  • 16000 € pour un couple soumis à imposition commune (mariage ou pacs)

A noter : le montant des dépenses est majoré de 400 € pour une personne à charge (dont le premier enfant), de 500 € pour le second enfant et de 600 € par enfant à partir du troisième enfant.

Quels justificatifs faut-il fournir ?

Il suffit de joindre à la déclaration de revenus la photocopie de la facture délivrée par l’entreprise ayant réalisé les travaux. Cette facture doit mentionner :

  • L’identité et l’adresse du contribuable
  • L’adresse du logement dans lequel sont réalisés les travaux
  • La nature et le montant des travaux
  • Le montant des équipements
  • Les matériels et matériaux éligibles au crédit d’impôt

Ces dispositions s’appliquent aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Le taux de 40 % de crédit d’impôt, quant à lui, ne s’applique qu’aux dépenses réalisées à partir du 1er janvier 2006 et jusqu’au 31 décembre 2009.

La TVA à 5,5 %

A quoi s’applique cette réduction de la TVA ?

Dans le cadre des travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien des locaux à usage d’habitation, vous pouvez bénéficier d’une réduction de TVA. Ainsi, en faisant installer ou rénover le chauffage central de votre habitation, la TVA peut être baissée jusqu’à 5,5%.

Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?

  • Les locaux concernés doivent être affectés à l’habitation pour au moins 50 % de leur superficie
  • L’habitation doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Vous devez remettre au professionnel une attestation justifiant l’ancienneté de l’habitation
  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel. Si vous achetez vous-même les équipements et les matières premières, vous serez taxé à 19,6%. Et dans ce cas, c’est uniquement pour la pose ou l’installation que la taxe sera de 5,5%.

L’aide de l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat)

En quoi consiste cette aide ?

Vous pouvez bénéficier d’une aide de 900 € de l’ANAH pour l’achat et l’installation d’une chaudière à condensation.

Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?

Il suffit que vous soyez propriétaire bailleur ou propriétaire occupant de votre logement principal, et que vous achetiez et installiez une chaudière à condensation.

Quels sont les avantages d’une chaudière à condensation pour l’environnement ?

Ce type de chaudière réduit la production de gaz à effet de serre et divise par 5 les émissions de monoxyde de carbone et d’oxyde d’azote. De plus, elle récupère une partie de la chaleur contenue dans la vapeur d’eau et l’utilise pour réchauffer l’eau de circulation. Ce système permet un rendement pouvant aller jusqu’à dépasser 100 % et diminue la consommation d’énergie de 20 à 30 %.

Comment alimenter un chauffage central ?

Un chauffage central peut produire de la chaleur à partir de différentes sources d’énergies. Le choix du type d’énergie doit être judicieux, pour vous assurer une rentabilité de votre installation plus rapide.

Les différentes sources d'énergie pour le chauffage

Les différentes sources d'énergie pour le chauffage

Afin de mieux situer chaque type d’énergie, en voici un rapide descriptif :

Fonctionnement à l’électricité

Le chauffage central électrique chauffe de l’eau qui est diffusée, à travers des canalisations, aux radiateurs ou aux plancher chauffants. Ce système permet de ne pas avoir de stockage de combustible. Néanmoins, son utilisation est coûteuse et c’est une énergie non renouvelable

Fonctionnement au bois

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.

Fonctionnement à l’énergie solaire

Nous vous invitons à consulter nos dossiers concernant l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie solaire thermique, afin d’en connaître les spécificités.

Fonctionnement à l’énergie géothermique

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie géothermique afin d’en connaître les spécificités.

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Chauffage décentralisé, solutions d’énergie

Dans Chauffage par le 10 juin 2009Commentaires fermés

Le chauffage décentralisé est composé de différents générateurs de chaleur, répartis à travers les pièces de l’habitation. Ils sont gérés de manières individuelle ou à travers une régulation, selon les dispositifs installés.
Ce mode de chauffage se révèle moins couteux à l’installation comme à l’entretien qu’un système centralisé. Néanmoins, son prix de revient à l’utilisation est plus élevé. On préfère dont l’utiliser dans des habitations ayant des surfaces réduites.
Différentes énergies permettent de faire fonctionner ces générateurs de chaleur (bois, pétrole, butane …) mais la plus utilisée est l’électricité.
Ces dispositifs de chaleur sont en général des radiateurs, mais peuvent aussi être des poêles (poêle à bois, poêle à pétrole …) ou encore des cheminées ou inserts dans les salons ou séjours.
Voici donc un descriptif synthétique de chaque dispositif de chauffage.

Fonctionnement à l’électricité

Les générateurs de chaleur décentralisés fonctionnant à l’électricité sont très variés, par leur design, leurs puissances et leurs encombrements. La chaleur ressentie varie aussi selon le type d’appareil sélectionné et ils n’assurent donc pas tous le même confort.

L’attrait principal de ce mode de chauffage réside dans le prix initial de l’investissement. En effet, il est bien moins élevé que l’investissement nécessaire pour une installation de chauffage centralisé.

En revanche, son utilisation est bien plus coûteuse, il n’y a pas besoin de stocker du combustible, mais c’est une énergie non-renouvelable. Il faut donc veiller à limiter son utilisation, à travers un régulateur ou mettre son chauffage sur le mode « éco » ou « hors-gel » pendant les absences.

Le choix d’un appareil de chauffage électrique repose sur deux paramètres : le volume de la pièce ou du local et la qualité de son isolation.
Les fabricants rivalisent aujourd’hui d’imagination pour concevoir et produire des appareils électriques combinant les avantages des uns et des autres.

Les convecteurs électriques classiques

Un convecteur classique est un caisson métallique possédant deux ouvertures : une sur sa partie basse et l’autre sur sa partie haute. L’air ambiant entre par le bas du convecteur, au contact de la résistance interne se réchauffe, et est expulsé dans la pièce par la partie haute.

Principe d'un convecteur électrique classique

Principe d'un convecteur électrique classique

Ce type de chauffage permet une vitesse de chauffe accrue, en quelques minutes la chaleur se fait sentir. Néanmoins, celle-ci est sèche et peu confortable. Les consommations engendrées par ce type de chauffage sont importantes, il faut donc lui adjoindre une régulation permettant de contrôler efficacement la température de la pièce.

Les ventilo-convecteurs

Le principe est similaire à celui du convecteur classique, auquel est greffé un système de soufflerie permettant de forcer le flux d’air.

Ces installations sont donc logiquement plus onéreuses que les convecteurs classiques, mais ils procurent une sensation de confort plus importante, due à la douceur de la chaleur diffusée.

Ventilo-convecteurs

Ventilo-convecteurs

Les panneaux rayonnants ou radiants

Un panneau rayonnant électrique

Un panneau rayonnant électrique

Un générateur de chaleur de type panneau rayonnant ou radiant contient une plaque chauffée par une résistance. La chaleur fournie est semblable au rayonnement du soleil, et procure donc une sensation de confort agréable.

La pièce est chauffée de façon homogène, mais la chaleur est un peu sèche.

Cette chaleur se propage, aux parois et aux objets environnants qui réchauffent à leur tour l’air ambiant, au travers d’une protection (grille alvéolée ou façade en verre) qui laisse passer la chaleur.

La régulation de ce type d’appareil est, en général, précise permettant de s’adapter exactement à vos besoins et vous faire économiser de l’électricité.

Son prix est néanmoins plus élevé qu’un convecteur classique. Ce type de chauffage permet des design plus recherchés et plus esthétiques, qui s’accordent mieux aux intérieurs. On peut donc les retrouver sous apparence de miroirs, avec des finitions de type cadre alu.

Ils peuvent être accrochés au mur comme des « cadres » ou même accrochés au plafond.

Un plafond chauffant

Un plafond chauffant

Pour une diffusion optimale de la chaleur dans la pièce, ne disposez pas d’objets encombrants devant le panneau, ni de linge dessus.

Les radiateurs à fluide caloporteur

Cette méthode de production de chaleur fonctionne grâce à une résistance électrique située dans le corps de chauffe. Celle-ci réchauffe le fluide contenu dans le radiateur qui la diffuse ensuite dans la pièce.

Ce principe améliore le confort de chauffe et la montée en température est régulière, sans à coup, ni surchauffe. La chaleur est enveloppante, douce et se maintient de façon constante.

Radiateur a fluide caloporteur

Radiateur a fluide caloporteur

Les radiateurs à accumulation

Un radiateur à accumulation est généralement constitué d’un matériau réfractaire qui est chauffé par des résistances électriques.

La chaleur produite est emmagasinée pendant les heures creuses (lorsque l’électricité est la moins chère) pour être resituée par rayonnement durant le reste de la journée.

Cette chaleur, constante, est bien répartie dans la pièce par l’appareil et un système de régulation permet d’adapter la chaleur à nos envies et besoins.

Un radiateur à accumulation

Un radiateur à accumulation

Le sèche-serviettes

Principalement utilisé pour la salle de bain, il permet à la fois de chauffer la pièce ainsi que de sécher les serviettes. Des résistances électriques servent à chauffer un substrat solide ou liquide qui diffuse ensuite la chaleur accumulée à la carrosserie du sèche-serviette.

La principale différence par rapport aux autres modes de chauffage est le fait que l’on puisse déposer des objets sur sa surface, en l’occurrence des serviettes pour les faire sécher.
Pour une salle de bain, il est obligatoire d’utiliser un appareil normalisé NF. Il est protégé des chutes d’eau verticales et des chocs électriques.

Un sèche-serviette électrique

Un sèche-serviette électrique

Fonctionnement au Gaz naturel

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant le gaz naturel, énergie non renouvelable, afin de connaître les spécificités de cette énergie.

Le chauffage décentralisé possible à partir de cette énergie se présente sous la forme de radiateurs ou de poêles contenant leurs propres réserves. C’est en général une bouteille de gaz (butane ou propane) à proximité ou inclue dans le système.

Une installation décentralisée au gaz nécessite un conduit d’évacuation des fumées vers l’extérieur.

Radiateur indépendant au gaz naturel

Radiateur indépendant au gaz naturel

Différentes technologies existent sur le marché :

  • Les poêles infrableus sont les plus courants sur le marché. Il permettent de voir les flammes, bleues en l’occurrence, issues de la combustion. La chaleur produite est agréable et se répand très rapidement dans la pièce
  • Les poêles infrarouges sont plus onéreux mais possèdent un pouvoir calorifique supérieur. La chaleur produite est elle aussi plus agréable, car sa diffusion, au travers de matériaux réfractaires, est plus progressive et dure plus longtemps.
  • Les appareils à catalyse sont de puissance inférieure en général mais sont plus modernes donc plus économiques. Ils sont « basse température » et rejettent moins de gaz toxiques que les autres systèmes à gaz.

L’avantage d’une telle solution est son coût d’investissement relativement faible.

En contre partie, ce chauffage nécessite la création d’un conduit d’évacuation des fumées, le stockage et le transport de bouteilles lourdes et encombrantes. Le prix de revient au kWh est relativement élevé comparé à certaines autres énergies. Enfin, ce n’est pas une énergie renouvelable, donc peu recommandable pour la planète.

Fonctionnement au fioul

Ce moyen de chauffage d’appoint est très répandu, grâce à sa modularité et sa flexibilité. En effet, on peut le disposer dans toutes les pièces de la maison, lieux de passage comme lieux de vie et il apporte une chaleur confortable et conviviale.

Néanmoins, ce type d’installation nécessite un conduit d’évacuation, vers l’extérieur, des fumées dues à la combustion.

Il existe deux sortes de poêle à fioul, les appareils à flamme bleue et les appareils à flamme jaune, dont la couleur est conditionnée par le brûleur.

  • Les appareils à flamme jaune sont les appareils traditionnels. Ils possèdent un bon pouvoir calorifique mais dégagent de la poussière ce qui encrasse notamment les conduits. Ceux-ci nécessitent un entretien régulier, en plus du ramonage annuel.
  • Les appareils à flamme bleue sont les nouvelles technologies de poêles. Ils réduisent fortement la consommation de combustible et augmentent leur rendement. Leur combustion est bien plus propre que les poêles à flammes jaunes et nécessitent donc moins d’entretien (hormis le ramonage annuel)

Un poêle au fioul à flamme bleue

Un poêle au fioul à flamme bleue

Se chauffer grâce à un poêle au fioul induit le stockage de l’énergie, dont le prix au kWh est supérieur à d’autres énergies. De plus, c’est loin d’être une énergie renouvelable.

Fonctionnement au Bois

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.

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Le plancher chauffant

Dans Chauffage par le 10 juin 2009Commentaires fermés

Le plancher chauffant se décline en deux grands types :

  • Le plancher chauffant électrique. Il s’agit d’un câble électrique qui serpente sous le plancher et qui fonctionne comme une résistance
  • Le plancher chauffant relié à système de chauffage central, comme une pompe à chaleur. De l’eau circule dans des tuyauteries placées sous le plancher de votre pièce ou habitation. Le principal attrait de ce système est sa réversibilité : de l’eau chaude circule en hiver et de l’eau froide en été

Ce système permet donc de remplacer la climatisation et le chauffage. De plus, il est adaptable à un grand nombre de chaudières ou pompes à chaleur.

Principe de fonctionnement

Le plancher chauffant est constitué de boucles en matériau de synthèse (PER : Polyéthylène Réticulé) disposé selon des règles strictes sur des plaques isolantes, le tout étant recouvert par une chape de béton .

Le tube PER se déroule sur les plaques isolantes et se positionne selon la méthode de l’escargot. Ainsi, on obtient une température uniforme dans la pièce.

L'installation d'un plancher chauffant

L'installation d'un plancher chauffant

Il faut une boucle minimum par pièce correspondant, selon le pas, entre 12 et 20 m² de plancher chauffant.
Chaque boucle est équipée de robinets thermostatiques permettant un réglage initial (par l’installateur). Celui-ci prend en compte la situation géographique de l’habitation (avec les conditions climatiques associées), l’ensoleillement des pièces, leur usage ou encore la distance qui les sépare du départ du circuit d’eau chaude.
Le liquide circulant est de l’eau à laquelle est ajouté un liquide de désembouage (pour éviter l’encrassement du circuit).

Avantages du plancher chauffant

  • Le plancher chauffant permet de profiter d’un système de chauffage complètement invisible.
  • Le gain de surface habitable est notable car la pièce chauffée ne nécessite plus la présence de radiateur.
  • Le confort thermique est très agréable grâce à une uniformisation de la chaleur dans la pièce, aussi bien verticalement qu’horizontalement.
  • Comme le soleil, le chauffage par le sol rayonne et chauffe les objets et non l’air. Il permet d’obtenir à 18°C la même sensation de confort que celle atteinte à 20°C avec les autres modes de chauffage. La température de votre habitation se voit réduite de quelques degrés, et vous permet donc d’économiser environ 15% sur votre facture de chauffage.
  • De plus, ce mode de chauffage ne produisant pas d’air pulsé il n’y a aucune particule en suspension dans l’air.
  • Enfin, côté financement, vous pouvez bénéficier d’une aide de l’état sous forme de crédit d’impôt.

Ce système est très rentable, malgré son investissement lourd, la consommation d’énergie qui en découle est peu coûteuse car réduite.
De plus, un plancher chauffant peut être alimenté par différentes sources d’énergie. On peut très bien utiliser une Pompe à Chaleur aérothermique pour ensuite passer sur une installation solaire thermique.

Inconvénients du plancher chauffant

  • La mise en place d’un plancher chauffant est fortement recommandée lors de la construction d’une habitation neuve. En effet, le coût d’un tel système pour une rénovation est très important et peut être decourageant. Des problèmes dus à la surélévation de la maison peuvent aussi survenir lors d’une rénovation, ce qui n’est pas sans souci pour l’ouverture des portes
  • Le prix d’une installation est relativement onéreux, variant de 45 à 80€ HT du m² selon les technologies choisies.
  • Le revêtement du sol doit être adapté à la transmission de chaleur. Il faut privilégier un carrelage classique, qui est encore un des meilleurs conducteurs de chaleur.Un parquet ou une moquette ne sont pas recommandés, la moquette risquerait de se décoller sous l’action de la chaleur.

Le plancher chauffant basse température

Aujourd’hui, le plancher chauffant basse température reste, de loin, le procédé le plus confortable et le plus économique pour chauffer les habitations et les bâtiments du tertiaire.

Principe de fonctionnement plancher basse température

Principe de fonctionnement plancher basse température

L’eau chaude est produite par un générateur de chaleur (basse température, PAC ou Chaudière). Celle-ci circule dans le circuit de tubes à une température comprise entre 35°C et 45°C. La température du plancher ne doit pas excéder 28°C, ce qui permet d’obtenir une température ambiante de l’ordre de 20°C
Chauffer de l’eau à 35° reste beaucoup plus économique et écologique que de chauffer de l’eau à 70°.

Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.

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L’énergie de chauffage domestique

Dans Chauffage par le 10 juin 2009Commentaires fermés

Du fait d’une prise de conscience citoyenne, les offres en termes d’énergies pour se chauffer se sont multipliées. Chacun peut donc trouver un système de chauffage qui lui convient en fonction de ses attentes en termes de confort, de prix, d’encombrement ou de design … que ce soit pour une rénovation ou pour une construction neuve.
Les ménages se chauffant encore à l’électricité représentent aujourd’hui 30% des logements individuels principaux (près de 50% dans les résidences secondaires). Ce mode de chauffage n’est pas écologique, et induit des coûts élevés pour l’investissement (convecteurs) de départ ainsi que pour l’approvisionnement en énergie.
Voici un exemple du coût de la consommation par kWh, pour une maison de 100m² possédant une isolation classique selon l’énergie de chauffage sélectionnée :

Coût du kWh par énergie

Coût du kWh par énergie

La réflexion autour de son moyen de chauffage est donc devenue primordiale et il ne faut pas la négliger !
De plus, dans une démarche éco-citoyenne, il faut s’intéresser aussi aux rejets de CO2 qu’entraine la méthode de chauffage choisie. On peut voir avec le schéma ci-dessous, la disparité, entre les différentes énergies, en termes de production de CO2 pour un kWh produit.

Quantité de CO2 rejeté par énergie pour un kWh

Quantité de CO2 rejeté par énergie pour un kWh

Pourquoi alors continuer à vouloir se chauffer avec des énergies fossiles, dont l’investissement est, pratiquement, similaire aux énergies renouvelables ?
L’état vous accorde des aides afin de subventionner vos installations renouvelables, pourquoi ne pas en profiter ? L’énergie consommée pour vous chauffer est gratuite (énergie solaire photovoltaïque par exemple), en quantité largement inférieure (consommation des pompe à chaleur peu gourmandes en électricité) ou ayant un coût au kWh plus intéressant que l’électricité (le bois par exemple).
N’attendez plus, votre porte-monnaie vous dira merci et la planète aussi !

Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.

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Les granulés biocombustibles

Dans Bois par le 9 juin 2009Commentaires fermés
Granulés de bois aux normes NF

Granulés de bois aux normes NF

Les granulés biocombustibles sont déstinés à être consummés dans un appareil dédié au chauffage au bois.

La nouvelle marque de qualité française pour les granulés à base de bois ou d’origine agricole, se nomme NF Granulés Biocombustibles. Le préfixe « bio » ne préfigure pas une certification issue de l’agriculture – sylviculture – biologique AB
Un granulé biocombustible se présente sous la forme d’un petit bâtonnet cylindrique très fortement compressé à base de sciures et copeaux de bois principalement ou de matières premières agricoles.
Cette nouvelle certification NF se décompose en 5 catégories. Celles-ci permettront aux consommateurs de choisir les granulés biocombustibles les plus adaptés à leur mode de chauffage :

Pour les granulés de bois :

• Bois premium : pour tous poêles et toutes chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Standard : pour certains poêles et certaines chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Industriel : pour chaudières automatiques à granulés de bois collectives ou industrielles

Pour les granulés d’origine agricole :

• Agro + : pour chaudières polycombustibles domestiques et automatiques
• Agro : pour chaudières automatiques à biomasse et à grille mobile

NF Granulés Biocombustibles certifie les caractéristiques suivantes :
- Les dimensions (son diamètre varie entre 6 et 9 mm et sa longueur entre 10 à 30 mm)
- Le pouvoir calorifique inférieur et l’humidité
- Le taux de fines
- Le taux de cendres
- La résistance mécanique
- La masse volumique apparente
- Les teneurs en soufre, chlore et azote.
Sa haute densité énergétique et sa granulométrie normalement régulière en font un combustible moderne permettant l’automatisation complète des systèmes de chauffage.

Comment est-ce fabriqué ?

La matière première de ces granulés est un déchet non réutilisable. Pour pouvoir l’exploiter, il faut tout d’abord le sécher puis le réduire à l’état de farine.
Vient ensuite la compression. Les granulés sont moulés : on comprime la matière farineuse à l’aide d’une presse avec une pression d’environ 100 bars, puis ils sont tamisés afin de les faire refroidir et leur faire perdre d’éventuelles poussières.
Ces granulés sont conditionnés ensachés ou expédiés en vrac.

AFNOR : présentation de la marque NF

Norme NF pour le bois

Norme NF pour le bois

La marque NF Environnement est une marque volontaire de certification délivrée par AFNOR Certification.
Créée en 1991, il s’agit de la certification écologique officielle française.
La marque NF Environnement distingue, à performances d’usage égales, les produits dont l’impact sur l’environnement est réduit.

NF Granulés Biocombustibles fut développée par l’institut technologique FCBA en partenariat avec l’institut des bioénergies ITEBE.
FCBA est mandaté par Afnor Certification pour cette nouvelle marque de qualité, à laquelle peut accéder tout fabricant de granulés s’il en respecte le référentiel.

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Les bûches de bois pour chauffage au bois

Dans Bois par le 9 juin 2009Commentaires fermés

La présentation de la bûche n’est plus à faire. Elle est utilisée depuis des millénaires et n’est pas passée de mode, au contraire ! Il convient de rappeler certains points essentiels concernant l’utilisation de ce combustible pour chauffage à bois :

  • Il doit être bien sec : une humidité inférieure à 25%, soit environ deux ans de séchage. Le séchage est essentiel, car la présence d’eau dans le bois crée de la condensation (vapeur d’eau) et diminue le rendement de la chaudière. Il favorise aussi le phénomène de goudronnage (apparition de goudron dans le foyer et les tuyaux d’extraction).
  • Il doit être fendu, afin d’adapter sa taille à la puissance de l’appareil.
  • Utiliser des buches de 33 cm plutôt que du 45-50 cm. La combustion des extrémités de la bûche étant mieux assurée sur des petites bûches qui sont aussi plus sèches que les grosses.
  • L’utilisateur doit être impliqué et averti. Il doit bien connaitre son appareil et le fonctionnement de ce dernier.

Sous réserve que ces conditions soient respectées, et contrairement à certaines idées reçues, on peut brûler quasiment toutes les essences de bois mais toutes n’ont pas le même rapport calorifique.
Une chose importante est à retenir, ne jamais brûler de bois traité avec des produits chimiques (peintures, vernis) et autres pesticides (XYLOPHENE, etc.)
En France, on estime que le bois bûche couvre environ 20% des besoins de chauffage dans l’habitat !

Origine des bûches

Les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, châtaignier, charme, noyer, fruitiers, etc.) sont à préférer aux résineux et aux feuillus tendres (épicéa, sapin, pin, mélèze, peuplier, saule, etc.). Mais c’est la teneur en humidité qui influence le plus les performances.
Le bois de chauffage est généralement vendu au volume et la principale unité de mesure est le stère.

Coût des bûches

Le prix est variable (selon qu’il soit livré ou non, conditionné et séché) il est généralement compris entre 30€ et 60€ le stère. C’est donc un combustible des plus économiques, s’il est utilisé dans un appareil performant.

Spécification de la norme

Norme NF pour le bois

Norme NF pour le bois

L’étiquette de la marque NF Bois de chauffage fournit aux consommateurs toutes les informations essentielles pour estimer la qualité du produit acheté :

Le groupe d’essences (chêne, hêtre, charme,…)
La longueur
Le niveau d’humidité
La quantité livrée en stères

Les bois sont classés en trois groupes d’essences, en fonction de la quantité de chaleur fournie par unité de volume.

  • Groupe 1 : Chêne / Charme / Orme / Hêtre / Frêne / Érable
  • Groupe 2 : Châtaignier / Robinier faux Acacia / Merisier et fruitiers divers
  • Groupe 3 : Autres feuillus tempérés (peuplier, bouleau, platane…)

Par exemple les résineux ont une inertie moins bonne que le chêne. Lors de la combustion les résineux montent rapidement en température mais redescendent aussi vite.

Une « pile » correspond à une unité de conditionnement. Ce peut être un filet rempli dans un gabarit, une palette de bois remplie dans un gabarit, une pile de bois de longueur égale et d’une hauteur constante dont les extrémités sont bloquées par des éléments rigides.

  • Une « pile » est dite du groupe 1 si 95 % au moins des pièces sont du groupe 1.
  • Une « pile » est dite du groupe 2 si elle ne comporte pas plus de 15 % de pièces du groupe 3.
  • Une « pile » est dite du groupe 3 dans tous les autres cas.

Le foyer ouvert
Plus connu habituellement sous le terme de « cheminée », le foyer n’est pas à proprement parler un appareil de chauffage, néanmoins, c’est la principale utilisation qui en est faite. Il était à l’origine, destiné à la cuisson des aliments et indirectement pour le chauffage.
Le foyer ouvert procure, il est vrai, un plaisir olfactif et visuel, mais son rendement en est altéré. En effet, il n’excède pas 15%, ce qui signifie donc que 85% de votre énergie est perdue !
A noter qu’un foyer ouvert peut aussi refroidir votre pièce, à cause de l’aspiration possible de l’air chaud par la cheminée.
Il existe donc des solutions plus performantes mais la cheminée peut être conservée comme agrément.

Appareil individuel à bûche
Plus couramment appelés poêles à bûche, foyers fermés, insert ou encore cuisinière à bois, ce sont des appareils qui sont d’excellents investissements. On trouve aujourd’hui une gamme très large de produit avec un choix de matériaux varié (acier, fonte, stéatite, etc.)
Ces appareils ont un rendement allant de 40 à 80% en fonction de plusieurs paramètres tels que l’humidité du bois, la conception de l’appareil, l’utilisation, etc.

Chaudière bûche
Les chaudières bûches d’aujourd’hui non plus rien à voir avec les premières chaudières très rudimentaires. C’est principalement avec l’arrivée de l’électronique ainsi qu’une amélioration des combustibles que les chaudières bûches ont fait des progrès énormes ces dernières années.
Les rendements actuels avoisinent les 80%.
Afin d’améliorer encore plus son rendement, l’installation peut être couplée à un système d’hydro-accumulation ou en moins technique, ballon de stockage.

Ce système permet notamment d’avoir une autonomie allant de 12h à 48h en moyenne pour un chargement, automatisant l’installation et améliorant le confort des usagers.

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