Sea Shepherd renonce à traquer les baleiniers japonais en mer du sud

Dans A LA UNE, Environnement par le 9 septembre 2017Pas de commentaire

En 2002 Paul Watson (fondateur de Sea Shepherd) était arrêté pour avoir fait obstacle au Varadero, un bateau costaricain, en pleine pêche aux requins. Mais il aurait aussi pu subir les foudres de la justice japonaise qui le hait profondément pour ses exactions en mer du Sud contre les baleiniers japonais. La rédaction du blog avait réagi à la publication du journal Le monde concernant un article sur les stocks invendus de viande de baleine au Japon qui atteignent près de 6000 Tonnes ! 15 ans après, ou en est-on ? La situation a-t-elle évoluée du côté du Japon ? Vous allez découvrir dans cet article que c’est encore pire, car la marine japonaise n’hésite pas à mettre des moyens militaires colossaux pour soutenir les baleiniers dans leurs campagnes d’extermination des baleines en mer du Sud

seashepherd

Face à l’arsenal maritime japonais, Sea Shepherd renonce à traquer les baleiniers dans les mers du Sud

L’ONG écologiste Sea Shepherd a annoncé que face à la puissance maritime déployée par les chasseurs de baleines au Japon, elle ne pourrait mener à bien sa traque annuelle pour défendre les cétacés dans les mers du Sud pour la saison 2017-2018.

 

L'ocean Warrior

L’ocean Warrior

Malgré son investissement l’année dernière dans un nouveau navire futuriste et ultra-rapide, l’Ocean-Warrior (un navire high tech qui a coûté 8,3 millions d’euros financé grâce à un système de loterie associative aux Pays-Bas) l’ONG de Paul Watson a annoncé devoir abandonner avec regrets sa prochaine traque annuelle de baleiniers japonais dans les mers du Sud.

 

Become a Part of Sea Shepherd History#NEWS: The Ocean Warrior is Coming

For almost 40 years Sea Shepherd has fought for the oceans, yet poaching, hunting, and illegal fishing still ravages our seas. With the help of the Dutch Postcode Lottery, the People’s Postcode Lottery in the United Kingdom and the Svenska Postkod Stiftelsen in Sweden, we now have the state of the art Ocean Warrior, the fifteenth vessel in our history.

We need your help to send the Ocean Warrior on its maiden voyage.

http://seashepherdglobal.org/OW

#SeaShepherd #OceanWarrior

Publié par Sea Shepherd Global sur jeudi 21 juillet 2016

 

« Nous n’enverrons pas de navires dans les mers du Sud cette année, mais nous n’oublions pas ce sanctuaire et ses baleines » : dans un communiqué (lire ci dessous), l’organisation de défense des océans a estimé que de nouvelles stratégies récemment mises en place par le Japon empêchent ses militants d’œuvrer efficacement pour sauver les baleines dans cette région. « Nous avons besoin de cultiver de nouvelles ressources et tactiques ainsi que notre capacité à faire cesser les activités des baleiniers japonais« , explique le texte qui argue son infériorité stratégique et de moyens face à la marine nippone.

Le fondateur de Sea Shepherd, le capitaine Paul Watson, se penche sur tout ce que Sea Shepherd a accompli dans nos campagnes de défense des baleines de l’océan austral au cours des 12 dernières années, malgré les chances incroyables, et pourquoi les récents changements dans les tactiques illégales de chasse à la baleine du Japon signifient que nous devons changer notre stratégie pour futures campagnes.

Campagne victorieuse en antarctique en 2015 2016

Campagne victorieuse en antarctique en 2015 2016

Sea Shepherd accuse le Japon de déployer contre elle un arsenal militaire et de se servir de nouvelles lois anti-terroristes

Selon Paul Watson et son organisation, le Japon fait usage de techniques et de stratégies militaires pour se prémunir contre les défenseurs des cétacés :
« Nous avons découvert que le Japon avait désormais recours à une surveillance militaire pour suivre en temps réel par satellite les mouvements des bateaux de Sea Shepherd et s’ils savent où sont nos bateaux à tout moment, ils peuvent facilement nous éviter« , affirme le communiqué. Et d’ajouter : « Nous ne pouvons pas faire face à un tel niveau de technologie. »

Ils affirment en outre que le Japon est passé un cran au-dessus en faisant passer cette année des lois anti-terroristes précisément destinées à nuire aux activités de Sea Shepherd. Le pays considère en effet que l’ONG a recours à des méthodes terroristes et son capitaine emblématique Paul Watson y est qualifié d’ »écoterroriste« . « Pour la première fois, le Japon a déclaré qu’il pourrait déployer ses forces maritimes pour défendre ses activités baleinières« , est-il également écrit. Il est aussi noté que l’organisation a été la cible de grenades incapacitantes, et elle accuse les baleiniers d’avoir tenté de saboter ses navires.

Le Misshin maru, un baleinier japonais qui a subit les foudres de Sea Shepherd lors de la campagne 2015

Dans un combat de David contre Goliath, Sea Shepherd s’interroge : « Le choix auquel nous sommes confrontés est le suivant : continuons-nous à affecter nos ressources limitées dans une nouvelle campagne dans l’océan Austral qui aura peu de chance de succès. Ou ne faut-il pas se rassembler avec des stratégies et tactiques différentes ? » Et tranche par la négative. Soulignant au passage avec amertume que les gouvernements de Nouvelle-Zélande, d’Australie et des États-Unis, par leur manque de soutien, voire par leur


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Océans pollués, poissons en danger, une fatalité ?

Dans A LA UNE, Alimentation, Animaux, Environnement, L'eau par le 9 octobre 2002Pas de commentaire

seashepherd02Voici ce que déclarait Paul Watson (fondateur de Sea Shepherd [trad. Gardien des océans] une ONG de protection des océans) lors de sa récente sortie de prison en mai dernier :

Je suis honoré d’être au service des baleines, des dauphins, des phoques et de toutes les autres créatures vivant sur cette Terre. Leur beauté, leur intelligence, leur force et leur esprit m’ont inspiré. Ces êtres m’ont parlé, m’ont touché et j’ai reçu de nombreux témoignages amicaux de membres de différentes espèces. Si les baleines survivent et prolifèrent, si les phoques continuent à vivre et à donner naissance, et si je peux participer à leur assurer un futur prospère, alors je serai heureux pour toujours.

Il a été arrêté pour avoir fait obstacle en 2002 à un bateau costaricain, le Varadero, en pleine pêche aux requins.

Nous le disions en introduction, la rédaction du blog a souhaité réagir à la publication sur le journal Le monde  d’un article sur les stocks invendus de viande de baleine au Japon qui atteignent près de 6000 Tonnes ! En voici quelques extraits…

…. Au Japon, l’échec de la vente aux enchères de viande de baleine illustre les limites des campagnes annuelles de chasse baleinière que Tokyo s’obstine à présenter comme des activités de recherche. L’Institut de recherche sur les cétacés (IRC), organisme semi-public, a admis, mercredi 13 juin, que 908,8 des 1211 tonnes de viande issue de la campagne 2010-2011 et commercialisée entre novembre 2011 et mars 2012 n’avaient pas trouvé preneurs. Les quelque 300 tonnes écoulées l’ont été à des prix inférieurs à ses attentes.
La publication de ces nouveaux – chiffres intervient alors que se réunit à Panama la Commission baleinière internationale où le Japon est à nouveau sous le feu des critiques des pays opposés à la chasse à la baleine. Depuis l’instauration d’un moratoire international en 1986, le Japon bénéficie de dérogations qui l’autorisent à prendre des baleines sous couvert d’études scientifiques dans le nord-ouest du Pacifique et dans l’Antarctique.L’Australie – loin d’être isolée – considère cependant les activités nippones comme de nature commerciale. En 2010, elle a entamé une action auprès de la Cour internationale de justice, accusant le Japon de violations des « termes de la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine» et d’infractions «à la préservation des mammifères marins et de l’environnement marin ».
Au cours de la campagne menée pendant l’hiver 2011-2012, 267 cétacés ont été chassés loin de l’objectif fixé à 900 prises. La flotte baleinière japonaise a dû faire face comme ces dernières années à l’activisme de l’organisation de protection de l’environnement Sea Shepherd dont les bateaux ne cessent de harceler les équipages nippons. Une pratique que l’IRC n’hésite pas à qualifier d’« actes de terrorisme »… (Philippe Mesmer / le monde 16 juin 2012)

Voici une petite vidéo qui montre depuis un navire japonais la technique de Paul Watson pour empêcher les bateaux d’harponner les baleines.

A titre personnel…

Image rapportée par une sentinelle du cadavre d'une baleine sur la proue d'un bateau a marseille le 2 juin 2012

Image rapportée par une sentinelle du cadavre d’une baleine sur la proue d’un bateau a marseille le 2 juin 2012

Nous parlons toujours des activités négatives des pêcheurs, en oubliant souvent de faire la distinction entre les petits et les gros. Pourtant, la taille du filet et de ses mailles a une importance capitale. On omet souvent aussi de parler de l’activité des plaisanciers, qui ont pourtant un impact sur l’environnement ; sur ce sujet vous pouvez lire le guide des Eco-gestes du plaisancier.

Acteur durable tenait à vous signaler une initiative locale du coté de la grande bleue : ECOREM.
En partenariat avec l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée, un site Internet dédié aux pêcheurs a été ouvert. Il a pour but de développer un réseau de pêcheurs sentinelles du milieu marin méditerranéen.

Pour y participer, il suffit de vous inscrire en cliquant ici et vous pourrez alors faire part régulièrement de vos observations, que ce soit sur les espèces (ex : espèce inhabituelle), les pollutions (ex : nappe hydrocarbure), les pratiques en mer (ex : ancrage dans la Posidonie). Acteur Durable est depuis peu, une de leurs sentinelles et toutes nouvelles bonnes volontés sont les bienvenues.

Si chacun y contribue régulièrement, c’est une véritable veille du milieu marin que nous pourrons avoir !


A propos du thon rouge ?

Entre 1950 et 2000 les stocks de thon rouge sont passés de 300 000 T  à 150 000 T. Les systèmes de quotas mis en place ont permis de limiter la consommation de ce poisson (en forte demande depuis l’explosion de la consommation de sushi). Voir notre article sur les espèces menacées >>

espèces de poissons menacés

espèces de poissons menacés

lexique

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Plusieurs indices indiquent des «tendances à la hausse », mais les scientifiques sont incapables d’en évaluer la vitesse et l’ampleur. Trop de questions demeurent, trop d’imprécisions dans les statistiques fournies par les Etats sur la quantité et la taille des prises – en Méditerranée en particulier – trop de déclarations manifestement sous-évaluées.

Les défenseurs des océans déplorent, eux, l’absence de prise en compte de la pêche illégale par les experts de la CICTA. Selon l’ONG PEW, ce problème reste omniprésent. Après deux décennies d’expansion incontrôlée des flottes de pêcheurs industriels, le commerce du thon rouge continue d’être florissant grâce au marché japonais qui attire 80 % des captures.

En recoupant les tonnages de pêche déclarés avec les données du commerce international, trois chercheurs de l’université autonome de Barcelone et de l’université de Colombie-Britannique viennent de calculer qu’entre 2008 et 2011, les limites autorisées avaient été dépassées d’environ 67%, soit 112 000 T en 7 ans.

PEW demande que l’on ne se contente plus de recueillir les déclarations sur papier, mais qu’on trace les captures  jusqu’à leur commercialisation grâce à un dispositif électronique apposé sur les poissons.


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