L’éclairage écologique pour la maison
Les premières ampoules à incandescence ont vu le jour en 1880 ! La technologie a donc été largement rentabilisée. Par souci écologique et/ou économique, on doit passer aujourd’hui à quelque chose de nouveau car l’éclairage représente tout de même une source importante de dépense énergétique.
De nouveaux types d’ampoules, dites à basse consommation, sont arrivés depuis quelques années sur le marché, de formes, de tailles, de technologies et de puissances différentes. On retrouve donc la lampe fluocompacte, la lampe ionisante ou encore la lampe à LED. Celles-ci sont bien plus écologiques que leurs consœurs vieilles de 130 ans. Elles permettraient de réduire les émissions de CO2 de quelques 450 millions de tonnes si elles étaient utilisées de façon générale à travers le monde. Les nouvelles technologies d’éclairage consomment jusqu’à 5 fois moins et durent jusqu’à 10 fois plus que les ampoules à incandescence classiques. De plus, elles sont recyclables.

Lampes fluocompacte et à incandescence
Ainsi, en utilisant et en recyclant les lampes « basse consommation », vous réalisez des économies d’énergie, préservez les ressources naturelles et réduisez les risques de pollution.
Afin d’accélérer le mouvement, le gouvernement français a pris des mesures, en avance sur la législation européenne, en termes d’économie sur l’éclairage. Les ampoules classiques à incandescence vont disparaître avant fin 2012 des magasins français. Celles dont la puissance dépasse les 100 watts sont introuvables depuis la fin du mois de Juin 2009.
Dans une ampoule à incandescence, seule 5% de l’énergie est transformée en lumière (la majorité de l’énergie est convertie en chaleur), contre 25% pour une ampoule à basse consommation, appelée aussi ampoule fluocompacte.
Les ampoules fluocompactes, dont la durée de vie compense le prix d’achat élevé, s’usent à l’allumage et à l’extinction. Il faut donc s’abstenir d’en installer dans des lieux de passage (couloirs, toilettes, etc.). Enfin, la lumière incolore qu’elles dégagent parfois et leur lenteur à l’allumage n’arrangent pas leur popularité.
Enfin, pensez à recycler vos ampoules pour que celles-ci ne polluent pas plus notre environnement !
Afin de vous éclairer dans votre choix, nous vous proposons un comparatif des différents types de lampes existantes.
La lampe halogène
Le principe de la lampe halogène est le même que celui de la lampe à incandescence, mais le filament de tungstène incandescent est placé dans un tube en quartz contenant des gaz halogénés (iode et brome) à haute pression.
Ces gaz, nocifs et polluants, permettent notamment de chauffer le filament à une température plus élevée que l’ampoule à incandescence classique. Cette technique améliore ainsi le rendu des couleurs, plus proche de la lumière du soleil (rendement lumineux jusqu’à 30% supérieur), et augmente sa durée de vie (jusqu’à 2000 h).
La lampe à halogène n’est adaptée que dans un éclairage indirect car le flux lumineux est trop éblouissant. Il convient donc d’orienter ce flux vers le plafond, rendant la lumière plus homogène.
Plus grosse consommatrice d’énergie, du fait de puissances généralement plus élevées que les ampoules classiques, les ampoules halogènes sont donc à utiliser avec modération. On préférera multiplier des sources lumineuses différentes, rendant ainsi la luminosité plus importante, plutot que d’utiliser une lampe halogène.
Des ampoules écologiques existent et remplacent avec succès ce type d’ampoule. Elles ont un rendement bien meilleur, on peut notamment citer l’ampoule fluocompacte, la lampe ionisante ou encore l’ampoule à LED.
Le recyclage de vos ampoules
Comme de nombreux produits, les ampoules doivent aussi être recyclées. Certaines d’entre elles doivent obligatoirement être déposées dans des lieux de récupération adaptés à leur retraitement :
Vous ne devez pas jeter à la poubelle les tubes fluorescents (« néons »), lampes fluocompactes (« basse consommation ») et de manière générale toutes les lampes portant ce symbole :

Pictogramme "Ne pas jeter dans les poubelles classiques"
Afin de les faire recycler, vous devez :
- Les déposez dans votre déchetterie
- Les rapportez chez votre distributeur
Attention : les ampoules « classiques » à filament et halogènes ne sont pas concernées : jetez-les avec les ordures ménagères non recyclables, et surtout pas avec le verre.
Dans un premier temps, les lampes sont collectées dans un conteneur en carton. Ce conteneur doit être placé dans un local adapté, à l’abri des intempéries, car les lampes contiennent du mercure et sont considérées comme des déchets ménagers spéciaux (DMS). Récylum, l’éco-organisme agréé en charge de l’élimination des lampes usagées, vient récupérer le conteneur afin de retraiter les ampoules.
Les lampes sont ensuite acheminées vers un centre de recyclage, où elles sont triées. Les composants sont dissociés puis traités :
- Le verre constitue l’essentiel du poids des lampes (88%). Il est recyclable en verrerie, en lieu et place du sable brut, avec un niveau de fusion inférieur. C’est le matériau de choix pour la fabrication des tubes fluorescents neufs. Il permet aussi de fabriquer des abrasifs, des céramiques…
- Le mercure, présent en infime quantité (0,005%), est lui aussi recyclé. Une fois isolé par distillation, puis purifié, il s’utilise comme du mercure neuf. Le recyclage du mercure, toutes origines confondues, assure 40 % des besoins mondiaux de cette matière première.
- Les métaux (5%) comme le fer, l’aluminium, le cuivre, composant notamment les contacts et culots de lampes, sont également réintégrés dans les filières de fabrication.
- Les poudres fluorescentes (< 3%) recouvrant l’intérieur des tubes et de certaines lampes ne sont pas récupérables. Constituées de terres rares, elles sont enfouies, après extraction du mercure, dans des installations de stockage de déchets ultimes et stabilisés.
- Par ailleurs, certains composants, tels la bakélite et les plastiques (4%), ne sont pas recyclés à ce jour. Les volumes en jeu sont insuffisants pour la mise en place d’une filière économiquement viable. Ils font souvent l’objet d’une valorisation thermique par incinération.
Ainsi, 93% des lampes usagées sont recyclées et près de 98% de leurs constituants sont valorisés.

Symbole du Recyclage







