Programme de recyclage Nespresso, greenwashing ou réelle avancée ?

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres Recyclages, Communication, Déchets Naturels, Durable, Emballages, Entreprise, Pollution, Recyclage, Tri sélectif par le 2 mai 20164 Commentaires

Un membre de notre organisation est récemment passé dans un centre commercial devant un container de recyclage des capsules Nespresso. Sur le comptoir du magasin dépositaire, on y trouve des prospectus expliquant le processus de recyclage engagé par cette société. Nous avons décortiqué la méthode et vous livrons ici notre sentiment sur les 3 points clés du programme :

  1. 5000 points dédiés à la collecte en France.
  2. Un centre de traitement spécialisé pour les capsules
  3. La seconde vie des capsules

Comment sont recyclées les capsules ?

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Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou le marc de café et l’aluminium sont séparés.

Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou elles sont ouvertes. Le marc de café et l’aluminium sont séparés.
L’aluminium qui est un métal recyclable à l’infini est envoyé par camion vers une usine de recyclage, et le marc de café est envoyé dans des déchèteries pour faire du composte.
Sur le principe, vous le savez, nous sommes tout à fait favorables aux programmes de recyclage (voir notre article sur le tri sélectif et le guide du recyclage).

Cependant, il faut quand même se poser un certain nombre de questions. Qu’est ce qui m’empêche aujourd’hui de recycler moi-même ces fameuses capsules ?
La réponse est RIEN ! L’aluminium se recycle dans la poubelle jaune. Le marc de café va dans le bac à composte. What else ? Nothing Mr Restrito…

Conseils pour recycler vos capsules vous-même

  • Vous n’avez pas de bac à composte, placer le marc dans une boite et une fois de temps en temps, faite un saut à votre déchèterie la plus proche pour la vider.
  • Vous avez un bac de compostage, pensez à laisser sécher le marc de café au préalable avant de le mélanger au reste de votre composte.
  • Vous l’ignorez peut être mais le marc de café a de très bonnes vertus pour vos plantations et peut être ajouté directement dans la terre, sans passer par la phase compostage (respectez la période de séchage et n’en mettez pas trop quand même !).

Notre ressenti sur l’opération Nespresso ?

C’est au niveau du bilan carbone que ce programme n’est pas satisfaisant. Trop de transports sont utilisés pour acheminer les capsules vers les centres de tri alors que vous pouvez le faire vous-même à la maison.
On peut se demander si ce programme n’est pas un immense coup de pub ? Une forme de greenwashing car 5000 points dédiés à la collecte munis de prospectus sont autant de publicités déguisées pour la marque.

Soulignons tout de même un point positif, dans le cadre d’ AluCycle™, Nespresso et l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) travaillent ensemble pour promouvoir la création d’un « Aluminium Responsable ». Ce programme vise à  améliorer les normes et les pratiques écologiques dans l’industrie de l’aluminium. Les usines d’aluminium et autres industries lourdes ont un retard considérable en matière d’écologie et continuent de polluer fortement l’environnement. Le programme concerne tous les acteurs de la chaine de l’aluminium : sociétés minières de bauxite, entreprises de recyclage, organismes de protection de l’environnement, des droits de l’homme et du travail, organismes académiques, gouvernementaux et internationaux.

On pourra surtout regretter le manque singulier d’engagement de Nestlé dans un réel programme de développement durable pour sa filière café. Le modèle proposé est principalement le commerce équitable. Ce qui est certes une avancée pour les producteurs, mais pas sur le long terme.

Quelles alternatives à Nespresso ?

Bonne nouvelle pour les bio-addicts consommateurs de café qui ont succombé aux dosettes, vous pourrez vous servir un café bio à votre machine Nespresso ! Mais pas avec les capsules du géant de Nestlé. C’est une petite entreprise allemande, Gourmesso, qui a pris cette initiative de produire des capsules de café compatibles Nespresso contenant du café issu de l’agriculture biologique.


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Dossier : le marketing vert, lavage de cerveau à l’eau verte

Dans A LA UNE, Les dossiers par le 28 janvier 20152 Commentaires
green marketing vert Le green marketing (ou marketing vert) fait apparaître très clairement aujourd’hui que le consommateur est devenu sensible aux enjeux environnementaux. Mais quel est son but réel ? Quels sont les arguments écologiques ?Longtemps placé au centre du débat, jugé souvent politique ou simple vecteur de communication, le marketing durable, ou marketing vert, oscille entre mensonge et vérité. Voici quelques exemples de greenwashing assez édifiants.Vous ne regarderez plus la publicité comme avant !

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Unilever va t-elle sombrer dans le Green washing ?

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres, Bureautique, Communication, Entreprise, Environnement, Greenwashing par le 19 mai 20122 Commentaires

Rainforest et Unilever s’associent en faveur du développement durable, Green washing ou véritable programme ?

L’objectif du programme Rainforest/Unilever.

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Rainforest et Unilever s’associent en faveur du développement durable, Green washing ou véritable programme ?

Initiée en 2011, la collaboration entre Rainforest Alliance et Magnum s’appuie sur un programme dans lequel ce dernier s’est engagé d’ici à fin 2015, au niveau mondial, à être la première marque de glaces à s’approvisionner à 100 % de fèves de cacao issues exclusivement de fermes vérifiées Rainforest Alliance.

Nous avons reçu chez Acteur Durable, une belle plaquette en papier recyclé, avec affranchissement  vert (transport n’utilisant pas l’avion) présentant le programme Unilever et leurs dernières glaces dites « responsables ». A l’heure d’internet, on aurait pu s’attendre à une communication plus électronique donc un peu plus écologique, mais au moins un effort a été fait sur ce point. Savez vous d’ailleurs qu’internet n’est pas aussi vert qu’on le pense, lisez notre article sur la pollution générée par les serveurs web et le cloud computing.

Pour atteindre cet objectif, la marque Magnum qui appartient à Unilever, prévoit d’utiliser d’ici à fin 2012, au niveau mondial, 80% de fèves de cacao issues de fermes vérifiées Rainforest Alliance. Dans ce programme Magnum va aider environ 40.000 planteurs de cacao et leurs familles d’ici à 2015. Oui mais comment ?

Magnum s’est engagé à acheter 35 000 tonnes de cacao d’ici à 2015 et environ 30 millions de consommateurs d’Europe de l’Ouest ont déjà goûtés les glaces « Magnum Ghana » et « Magnum Ecuador », premières références de la marque élaborées à partir de fèves de cacao de la plus haute qualité, provenant à 100 % de fermes vérifiées Rainforest Alliance au Ghana et en Équateur.
Si Magnum s’est engagée ce n’est pas sans contre partie. Les producteurs aussi se sont engagés et en particulier à respecter les délais et les quantités. A quel prix ?

Développement durable ou green washing ?

En lisant les documents, on se rend compte qu’Unilever mélange dans sa plaquette les notions de commerce équitable et développement durable. On les invite à relire la définition du développement durable qui comporte 3 points qui doivent s’équilibrer : écologie, économie et social.

Nous avons demandé des précisions sur le programme car nous savons bien que, en général, plus une entreprise est grosse et moins elle fait d’effort en faveur du développement durable. Nous ne manquerons pas de vous donner les précisons attendues dans les prochaines semaines ; laissons leur donc le bénéfice du doute…

Nous avions fait la même remarque concernant le label Fairtrade de commerce équitable créé par Max Havelaar. Un modèle qui atteint ses limites, notamment sur le long terme, car l’écologie n’est pas prise en compte dans le modèle économique mis en place. Dans la production agricole, il faut intégrer la notion de temps et de durabilité à tous les niveaux. Pourquoi subventionner une agriculture qui détruirait les sols ? Que deviendra l’agriculteur s’il perd ses plantes nourricières ? Uniliver aura beau représenter un potentiel d’achat important, lorsqu’il n’y a aura plus de plante cultivable, ils n’auront plus qu’à fermer leurs usines de glace.

Autre illustration de ce modèle qui flirte avec « le green-business », nous avons découvert un outil qui permet de dénicher des « green-boutiques«   et donc d’acheter des produits estampillés Rainforest. Nous avons fait le test pour la France et nous avons trouvé principalement des grandes marques, pas très connues pour être les plus engagées en faveur développement durable ! Jetez-y un œil et n’hésitez pas à réagir et nous donner votre avis sur ces pratiques des grandes maques.

L’ONG Rainforest Alliance

Rainforest alliance

Rainforest alliance

Rainforest Alliance utilise les forces du marché pour combattre les principales causes de déforestation et de destruction de l’environnement : extraction de bois, expansion de l’agriculture, élevage bovin et tourisme. Ils agissent pour garantir une gestion durable – selon des critères rigoureux – de l’exploitation forestière et agricole, de l’élevage et des activités touristiques.

En mettant en relation les entreprises et les consommateurs responsables, qui identifient les biens et les services grâce au sceau Rainforest Alliance démontre que les pratiques durables peuvent contribuer au succès des entreprises dans une économie moderne.

Saviez-vous que vous pouvez aider à éviter la déforestation, limiter les effets du changement climatique, protéger la vie sauvage, réduire la pauvreté et pousser les entreprises à bien faire pour les êtres humains et la planète juste en cherchant la marque de la grenouille verte Rainforest Alliance ?

Que vous voyagiez, travailliez sur un nouveau projet de construction ou que vous fassiez des courses (nourriture, boissons, papier et autres produits), la petite grenouille est votre guide pour une vie plus verte.

Les entreprises qui respectent scrupuleusement les normes de développement durable peuvent utiliser l’une des marques déposées de Rainforest Alliance pour que leurs produits et services se démarquent sur le marché.
Ces marques permettent aux consommateurs d’identifier plus facilement un produit ou un service légitimement durable et de soutenir ces entreprises qui agissent de façon responsable.

3 grands domaines sont concernés :

  • Les exploitations agricoles qui respectent l’ensemble des critères du Réseau pour une Agriculture Durable.
  • Les exploitations forestières qui respectent des normes rigoureuses.
  • Les entreprises touristiques qui démontrent leurs avancées pour réduire leur empreinte environnementale.

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L’argument écologique

Dans Greenwashing par le 20 janvier 20103 Commentaires

Dans ce contexte pour le moins trouble, où certaines entreprises parent de vert leur activité et s’autoproclament « responsables » sans qu’il soit jamais possible de vérifier quoi que ce soit, quelle stratégie doivent adopter les marques et les annonceurs pour faire valoir leurs réelles avancées écologiques auprès des consommateurs ?

La voie est pour le moins étroite et semée d’embûches.

Greenwashing ou l'art de rendre vert ce qui ne l'est pas

Greenwashing ou l'art de rendre vert ce qui ne l'est pas

Qu’est-ce que l’abus de l’argument écologique ?

L’argument écologique permet de vanter dans une publicité ou sur un emballage les caractéristiques écologiques d’un produit ou service, ou ses avantages pour la protection de l’environnement. Du fait de l’engouement actuel pour des produits plus respectueux, d’une part, cela permet d’orienter le consommateur dans ses choix, et d’autre part, cela pousse les entreprises à innover pour modifier leur offre.
Or, depuis quelques années, de plus en plus de produits et services sont présentés comme « écologiques« , « protégeant la nature » ou « protégeant l’environnement », alors que l’intérêt du produit ou du service pour la nature est minime, voire inexistant. C’est d’autant plus critiquable que l’argument écologique est très utilisé pour les produits et par les entreprises les plus polluants : voitures, produits chimiques, sociétés pétrolières…

On retrouve aussi la création de logos propres à chaque entreprise, sans aucune réglementation :

Exemples de logo verts non reglementés

Exemples de logo verts non règlementés

Cela s’appelle faire du blanchiment écologique ou de la « désinformation verte » en donnant une aura écologique à des entreprises et à des produits qui ne le sont pas forcément.

La conséquence immédiate de cet abus

Instaurer le doute et la confusion dans l’esprit du consommateur sur ce qui est vraiment écologique et sur ce qui ne l’est pas. Or, il est devenu aujourd’hui impératif de changer notre façon de consommer, ainsi que le comportement des entreprises.
Le blanchiment écologique a donc pour effet de contrer les efforts de sensibilisation faits en ce sens par les associations.

Le contre coup de cette « Vert’attitude »

Produits organiques, écolos, bios ou verts… L’industrie agroalimentaire et des cosmétiques surnomment leurs produits, les teintent en vert, les logoïsent. Mais les consommateurs ne sont pas dupes. Ils deviennent même allergiques à ces produits aux prétentions écologiques
Il y a eu un effet Al Gore. L’effet inverse aussi. L’ex-candidat à la présidence américaine a reçu le prix Nobel de la paix pour sa campagne en faveur de la lutte contre le réchauffement planétaire. Il a réussi, plus que quiconque, à attirer l’attention du public sur cette cause environnementale . Mais l’effet Al Gore a aussi son effet boomerang.
Le «green marketing» est un tsunami. Toutes les industries, tous les produits qui ont pris une teinte verte ont donné le vertige au public devenu alors sceptique devant toute prétention écologique, même lorsqu’elle est justifiée.

Au lieu de servir la cause écologique, la vague verte a créé de la suspicion.
Les labels envahissent nos produits, privés, officiels, pour la qualité … Aurions-nous besoin d’un label universel : un label gouvernemental, officiel, qui identifie les produits réellement écologiques ? Peu importe. De plus en plus de consommateurs décrochent de la mode verte. En bien ou en mal, ils ne croient tout simplement plus à cet écologisme industriel, de consommation de masse et de façade.
C’est ce à quoi essayent de répondre les labels officiels.

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Le marketing vert

Dans Greenwashing par le 20 août 20092 Commentaires

Depuis quelque temps déjà, on peut voir apparaître le suffixe « vert » ou « durable » après la dénomination de nombreux secteurs d’activité : tourisme vert, économie durable, énergie durable, architecture verte…

Le marketing vert

Le marketing vert

La prise de conscience semble générale, elle touche chaque étape du processus de l’entreprise, de la matière première au produit fini en passant par la gestion financière ou encore le quotidien des salariés.

Après la diversification des types de marketing, tels que le marketing viral, tribal ou encore ethnique, on voit donc apparaître un Marketing « vert » aussi appelé « Green marketing »

Définition du Marketing Vert

Le marketing vert est constitué de l’ensemble des actions qui vise à utiliser le positionnement écologique d’une marque ou d’un produit pour augmenter les ventes et améliorer l’image de l’entreprise. Le marketing vert peut se baser sur les caractéristiques écologiques d’un produit (matières premières écologiques, produit recyclable ou biodégradable,..), sur des promotions vertes (1 arbre planté pour un achat) ou sur les promesses environnementales de l’entreprise (fondation, actions écologiques).

Objectifs d’une campagne de marketing vert ?

Il est parfois compliqué de distinguer les objectifs purement marketing d’une véritable démarche citoyenne.
Alors qu’il est déjà difficile de concilier l’objectif économique, à savoir survivre dans un contexte de plus en plus concurrentiel, et l’aspect social (syndicats, lois sociales, grèves, etc.), comment les entreprises peuvent-elles inclure la notion « d’environnement » dans leur cadre au quotidien ? N’y a-t-il pas d’ailleurs un risque de non retour sur investissement si malgré ses efforts, une entreprise n’arrive pas à vendre ses savoirs, produits ou services issus du développement durable.

L’intégration, dans une politique marketing, du Développement Durable constitue donc un passage obligé pour bon nombre d’entreprises dans l’industrie ou les services. Cependant, son introduction ne peut pas être improvisée sans mener une réflexion marketing prenant en compte :

  • Le positionnement initial de l’entreprise
  • L’image perçue par les clients
  • La légitimité de l’entreprise à se positionner sur des axes environnementaux (au risque de ne pas paraître crédible)
  • La perméabilité des clients à recevoir un discours ou une offre « verte »
  • Les attentes des clients
  • La perception de bénéfices pour les clients.

Il apparaît donc qu’intégrer le développement durable dans la gestion de l’entreprise est devenu indispensable. Il offre ainsi la possibilité d’évoluer vers des procédés qui permettent de prendre en compte les attentes environnementales et sociales des marchés et des consommateurs.

Voici deux guides destinés aux entreprises distribués par le BVP (Bureau de la Vérification de la Publicité)

Mis au point par des représentants de l’interprofession publicitaire – annonceurs, agences, supports – ce texte se veut à la fois être un signal fort de la volonté de responsabilité des professionnels sur ce thème et un document pédagogique permettant la prise en compte des enjeux du développement durable par la création publicitaire.
Il a une vocation essentiellement préventive ….Il s’agit donc moins, avec ce nouveau code, de corriger des excès que de donner des repères clairs aux professionnels. Il permet d’exprimer en direction des pouvoirs publics et des associations le souci de responsabilité sociale de l’ensemble des professionnels publicitaires…

Ce nouveau code de conduite présente deux volets :
- tout d’abord, dans le cas où la publicité revendique un positionnement « développement durable », il souligne les précautions à prendre pour ne pas risquer d’induire le public en erreur (en définissant certaines expressions consacrées, en déconseillant des généralisations abusives, etc.)
- ensuite, dans tous les autres cas, il recommande à la publicité de ne pas sembler cautionner des pratiques contraires aux objectifs communément admis du développement durable (en matière d’utilisation de véhicules à moteur ou de détritus ménagers, par exemple.)
Il est à noter que ce texte concerne toutes les publicités et pas uniquement celles adoptant explicitement un positionnement « développement durable »…

Charte de l’argument écologique

Recommandations publicités durables

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Le greenwashing, explications…

Dans Greenwashing par le 20 août 20093 Commentaires

Afin d’illustrer toutes ces définitions et sujets qui peuvent parfois paraitre abstraits ou peu courants, voici quelques exemples de publicité répondant au terme de greenwashing, sorte de marketing vert :

Publicité greenwashing Lexus

Publicité greenwashing Lexus

Voici une publicité pour une voiture de marque Lexus. Celle-ci se veut écologique. Malgré son moteur hybride, ses émissions de CO2 sont quelque peu élevées (186g/km). Ceci vous coûtera donc 750 € de malus écologique, car ce véhicule se classe dans la catégorie (E-).

Publicité greenwashing peugeot

Publicité greenwashing peugeot

Autre exemple, la publicité de Peugeot pour sa 206. Celle-ci promeut le nouveau moteur HDI Filtre à Particules (FAP), certes moins polluant mais qui n’est pas écologique. Les fleurs n’ont donc pas lieu d’être car les émissions de CO2 sont loin d’être nulles et encore moins bénéfiques pour l’environnement.

Publicité greenwashing Total éolienne

Publicité greenwashing Total éolienne

Total possède une centrale éolienne à Mardyck (à proximité de la raffinerie des Flandres, située à Dunkerque, en France). Mise en service en novembre 2003, ce parc totalise …. 5 éoliennes !

Pas de quoi en faire une publicité aussi importante !

Publicité greenwashing Total pétrole

Publicité greenwashing Total pétrole

Cette publicité-ci est un exemple flagrant de greenwashing :

Au travers de la phrase d’accroche, seule la recherche de pétrole est nommée, passant sous silence les phases néfastes pour l’environnement : le forage, l’extraction, la raffinerie, le transport … sans oublier les fuites et les déversements qui s’en suivent ! Aucune preuve scientifique ne vient appuyer cet argument écologique.

De plus, l’affiche publicitaire montre un tétrodon ou poisson-coffre qui ne vit que dans des zones tropicales en bas fonds coralliens. Aucun forage de pétrole ne se trouve dans un tel lieu géographique. C’est donc une photomontage.

De nombreux autres exemples existent, beaucoup de compagnies se voient contraintes de se mettre à l’écologie sans vraiment vouloir y consacrer les moyens. Seule solution : le Greenwashing.

Attention aux publicités vantant l’aspect écologique d’un produit ou service. Le but des marketeurs est de vendre, peu importe les moyens utilisés !

Gardez donc un esprit critique sur tout ceci et ne buvez pas leurs paroles comme de l’eau de source …


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Conclusion sur le green washing

Dans Greenwashing par le 20 août 2009Pas de commentaire
Developpement durable, tous acteurs !

Développement durable, tous acteurs !

Il faut donc se montrer suffisamment adulte pour comprendre que l’excellence environnementale ne s’acquiert pas du jour au lendemain et suffisamment éduqué pour ne pas se laisser séduire par n’importe quel argument écologique.

Bien que la notion de développement durable soit devenue un argument commercial et politique utilisé à toutes les sauces, nous devons nous réjouir de la prise en considération massive de cette notion dans la gouvernance des entreprises et institutions.

« En matière de développement durable, rien n’est blanc, rien n’est noir. A choisir, préférez le gris clair ».

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