Bilan de la conférence de Durban en demi-teinte

Dans A la une, Environnement, Généralités, Objectifs, Règlementation par le 19 décembre 2011Pas de commentaire

Des déceptions et des avancées à Durban

un bilan en demi-teinte à Durban

un bilan en demi-teinte à Durban

Les représentants des 195 pays participant à la 17ème conférence des Nations unies sur le changement climatique (CNUCC) à Durban (Afrique du Sud), ont adopté, le 11 décembre 2011, à l’unanimité, des décisions pour renforcer le régime multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique.

La conférence de Durban sur le changement climatique a permis de préserver ce qui constitue jusqu’à présent le seul cadre multilatéral juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en lançant la feuille de route pour un accord plus large et plus ambitieux, incluant tous les pays.

Le compromis final a été inspiré par l’Union européenne, qui conditionnait la prolongation de son engagement au titre de Kyoto à l’adoption d’une telle feuille de route. La seconde période de Kyoto entrera en vigueur au 1er janvier 2013. L’accord global qui aura force légale, devra être conclu d’ici 2015 et entrer en vigueur au plus tard à compter de 2020.

Par ailleurs, l’Accord de Durban assure notamment le lancement effectif et rapide du Fonds vert pour le climat, décidé à Copenhague et officiellement créé à Cancún, répondant ainsi à une demande forte des pays en développement de se doter d’un instrument financier innovant facilitant leur transition vers une économie bas carbone et résiliente au changement climatique.

Enfin, il prévoit la mise en place, pour la première fois, un dialogue sur l’agriculture pour développer les bonnes pratiques et les transferts de technologies et répondre aux enjeux climatiques tant sur le plan de la réduction des émissions que de l’adaptation à ses effets, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire.

En conclusion

Le bilan de la conférence est donc mitigé. Elle n’a pas permis d’aboutir à une promesse immédiate de réduction des gaz à effet de serre.
Les États-Unis ont annoncé qu’ils ne s’engageraient sur aucune réduction tant que les autres gros pollueurs n’accepteraient pas en faire de même.
La Chine et l’Inde se sont ouvertement opposés à tout accord. Les deux géants asiatiques affirment avoir lancé des programmes écologiques ambitieux, alors que les pays industrialisés n’ont pas respecter leurs obligations.

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Gaz à effet de serre

Dans Définitions par le 27 août 20093 Commentaires

Gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux qui contribuent par leurs propriétés physiques à l’effet de serre. L’augmentation de leur concentration dans l’atmosphère terrestre est un des principaux facteurs à l’origine du réchauffement climatique.

Les principaux gaz à effet de serre non-artificiels sont :

  • la vapeur d’eau (H2O) ;
  • le dioxyde de carbone (CO2) ;
  • le méthane (CH4) ;
  • le protoxyde d’azote (N2O) ;
  • et l’ozone (O3).

Note : L’eau (sous forme de vapeurs ou de nuages) est à l’origine de 72 %, soit près de 3/4 de l’effet de serre total. L’activité humaine n’influence que très peu cette émission naturelle de vapeur d’eau par la terre. L’homme peut agir au niveau du CO2 du CH4 du NO2 et de l’O3.

Les gaz à effet de serre industriels incluent des gaz fluorés comme :

  • les hydrochlorofluorocarbures, comme le HCFC-22 (un fréon) ;
  • les chlorofluorocarbures (CFC) ;
  • le tétrafluorométhane (CF4) ;
  • l’hexafluorure de soufre (SF6).

Note : Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre produit par l’activité humaine, 74 % du total (tout modes d’émissions réunis). Ce gaz (CO2) est en le collimateur de tous les pays et organisations environnementales. L’enjeu de notre planète est de réduire sa production et/ou de trouver des solutions de stockage et de transformation, pour limiter le réchauffement climatique.

Voici 21 conseils concrets pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre >>

Le potentiel de réchauffement global

emission-de-gesChaque GES a un effet différent sur le réchauffement global. Par exemple, sur une période de 100 ans, un kilo de méthane à un impact sur l’effet de serre 25 fois plus fort qu’un kilo de CO2 [10]. Alors pour comparer les émissions de chaque gaz, en fonction de leur impact sur les changements climatiques on préfère utiliser des unités communes : l’équivalent CO2 ou bien l’équivalent carbone; plutôt que de mesurer les émissions de chaque gaz.

L’équivalent CO2 est aussi appelé potentiel de réchauffement global (PRG). Il vaut 1 pour le dioxyde de carbone qui sert de référence. Le potentiel de réchauffement global d’un gaz est la masse de CO2 qui produirait un impact équivalent sur l’effet de serre. Par exemple, le méthane a un PRG de 25, ce qui signifie qu’il a un pouvoir de réchauffement 25 fois supérieur au dioxyde de carbone.

Pour l’équivalent carbone, on part du fait qu’un kg de CO2 contient 0,2727 kg de carbone. L’émission d’un kg de CO2 vaut donc 0,2727 kg d’équivalent carbone. Pour les autres gaz, l’équivalent carbone vaut :

équivalent carbone = PRG x 0,2727

On peut noter que la combustion d’une tonne de carbone correspond bien à l’émission d’une tonne équivalent carbone de CO2, car le rapport est de 1:1 (il y a un atome de carbone C dans une molécule de CO2).

Cette unité de mesure est très utile pour déterminer les émissions produites par une entreprise, par exemple. On peut ainsi réaliser un bilan global qui prend en compte les émissions directes (combustions, consommation d’énergie, transports) et indirectes (fabrication et transport des produits sous-traités).

Données extraites de wikipédia

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