La France se dote enfin de sa première éolienne offshore

Dans A LA UNE, Communication, Éolienne par le 25 octobre 2017Pas de commentaire

Vendredi 13 octobre 2017, la France a inauguré sa première éolienne en mer. Gageons que ce vendredi 13 lui portera bonheur et que cela fera date dans l’histoire des éoliennes françaises offshore. Conçue par Ideol, une société basée à La Ciotat (13), et fabriquée par Bouygues Travaux Publics, c’est la technologie portée par Floatgen qui a été sélectionnée pour cette éolienne car elle offre de nombreux avantages par rapport à l’éolien fixé en mer.

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L’éolien en mer flottant combine compétitivité-prix et maximisation des retombées économiques locales même si ce n’est pas au goût de tout le monde, notamment les défenseurs de l’environnement qui luttent parfois de manière irraisonnable contre cet éolien flottant ou pas. Pour preuve, le parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu un avis négatif sur le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport. Sur les 62 éoliennes qui doivent être installées au large du Tréport, un tiers se trouve dans la zone du PNM. Cet avis consultatif pourrait être suivi d’un avis conforme du Conseil d’administration de l’Agence française de la Biodiversité. Un choix qui met en difficulté la filière des énergies marines renouvelables et l’atteinte de l’objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030

Présentation de l’éolienne


Baptisée sur le Quai des Darses à Saint-Nazaire devant 300 acteurs internationaux on espère que c’est le début d’une nouvelle filière industrielle pour la France, car nous avons un retard important face à nos homologues européens.


Quels objectifs pour cette éolienne ?

Cette éolienne d’une puissance de 2 MW s’apprête donc à rejoindre le site d’essais en mer SEM-REV de l’École Centrale de Nantes (une grande école d’ingénieurs fondée en 1919)
et du CNRS qu’on ne présente plus. C’est au large du Croisic qu’elle sera installée pour une durée initiale de deux ans. L’électricité produite sera injectée sur le réseau électrique pendant toute la durée de l’exploitation. L’objectif de ce projet est de confirmer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant. Il est aussi de démontrer que la solution technologique d’Ideol est la plus compétitive sur le marché. S’affranchissant de la contrainte de profondeur, les éoliennes en mer flottantes ouvrent très largement le potentiel de marché, plus de 80% des ressources éoliennes en mer étant situées à plus de 60 mètres de profondeur. Elles peuvent de plus être installées plus au large et donc avoir un impact visuel faible ou inexistant depuis la côte. Enfin, en profitant de vents plus constants et plus forts, elles permettent d’augmenter le rendement de production de l’électricité. Une révolution technologique qui dessine l’avenir de l’éolien en mer.

Télécharger le dossier sur la technologie Floatgen >>

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Eoliennes : Floatgen ouvre la voie de l’éolien en mers profondes

Dans Communication, Entreprise, Éolienne, Hydraulique, Hydrolien par le 19 novembre 2015Pas de commentaire

floatgenLe projet FLOATGEN se reconfigure et ouvre la voie de l’éolien en mers profondes avec la première éolienne flottante testée au large des côtes françaises. Sept partenaires, venant de quatre pays Européens, se sont réunis à l’Ecole Centrale de Nantes le 24 juin pour inaugurer la nouvelle configuration de ce projet de recherche sur les éoliennes en mer flottantes. La première éolienne flottante en France, FLOATGEN, sera ainsi testée au large du Croisic sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV, avec une turbine de 2 MW.

Quel est l’objectif de FLOATGEN ?

L’objectif du projet FLOATGEN est de démontrer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant, dans le but d’étendre le potentiel de développement de parcs éoliens en mer aux eaux profondes et disposant d’un meilleur gisement de vent. Le projet a également pour objectif de démontrer le fort potentiel de diminution des coûts de l’électricité produite par des parcs éoliens flottants.
Le projet évaluera la performance de la combinaison de l’éolienne et de la fondation flottante afin d’accumuler suffisamment d’expérience pour optimiser la performance de futurs projets utilisant cette technologie.
“ Le projet a subi plusieurs changements, mais il est désormais prêt à tester le premier démonstrateur d’éolien flottant reposant sur une technologie 100% européenne” souligne Mauro Villanueva, Directeur du Développement Technologique de GAMESA et coordinateur de FLOATGEN.

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Lancé en janvier 2013, le projet FLOATGEN inclut maintenant l’Ecole Centrale de Nantes et son site d’expérimentation en mer SEM-REV dans le consortium. “ SEM-REV est une zone offshore de 1km² disposant de moyens de mesures océanographiques, d’un centre de recherche à terre, d’un câble électrique sous-marin à haute tension, d’un système de connexion sous-marin et d’une sous-station électrique connectée au réseau national. Aujourd’hui, le site SEM-REV est complètement opérationnel en termes d’autorisations, ce qui correspond parfaitement au planning du projet FLOATGEN ” explique Christian Berhault, directeur de SEM-REV. Le financement de ce projet a été assuré dans le cadre du Contrat de Projets Etat Région 2007-2013, avec une forte contribution de la Région Pays de la Loire.

Le consortium compte désormais 7 partenaires européens, composé au niveau industriel par GAMESA, un fabricant mondial de turbines éoliennes, en coopération étroite avec IDEOL, le fournisseur de la fondation flottante, la contribution de l’Université de Stuttgart soutenue pour les activités de monitoring, pour les études d’impact environnemental et la communication par FRAUNHOFER-IWES et le GROUPE RSK, (biologie marine), ZABALA, société de conseil ainsi que l’Ecole Centrale de Nantes pour la réalisation des tests en mer sur son site d’expérimentation SEM-REV.


Le démonstrateur de 2MW utilisera la technologie « Damping Pool® » brevetée et développée par la société française IDEOL. Il s’agit d’un flotteur de surface, en forme d’anneau rectangulaire, relativement compact, à faible tirant d’eau et au comportement hydrodynamique extrêmement performant, permettant de réduire significativement le coût de l’éolien flottant. Le puits central situé à l’intérieur du flotteur est conçu et dimensionné pour permettre l’amortissement des mouvements du flotteur, grâce aux phénomènes de ballotement de l’eau retenue à l’intérieur, et ainsi de réduire les mouvements induits sur la turbine.

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