Chauffage central, choix de l’énergie
Le chauffage central consiste en la production, par une chaudière,de chaleur diffusée à travers l’habitat grâce à un fluide (généralement de l’eau avec un additif caloporteur). Ce fluide circule ensuite dans votre installation de chauffage afin de libérer la chaleur qu’il a emmagasinée, dans vos convecteurs ou votre plancher chauffant par exemple.
Actuellement, il existe sur le marché deux grands types de chaudières.
La chaudière murale
Son encombrement réduit lui confère une facilité d’installation, elle est adaptée aux appartements ou aux petites maisons individuelles. On peut la mettre dans la cuisine, dans la salle de bain ou dans un placard.
Mais cette taille réduite induit une puissance plus faible qu’une chaudière au sol.
Elle peut également produire de l’eau chaude, évitant l’installation d’un chauffe-eau. Couplée à un ballon de stockage, elle permet plus de souplesse et de confort. Ce ballon peut être intégré à la chaudière limitant l’encombrement (mais le prix est bien plus élevé), ou être externe. Ces chaudières ont une durée de vie d’environ 10 à 15 ans.

Une chaudière murale
La chaudière au sol
De puissance plus importante que la chaudière murale, elle implique aussi un encombrement supérieur. Elle permet donc le chauffage de superficies bien plus importantes. Leur durée de vie oscille entre 15 et 20 ans.
Les différents types de chaudières :
- Une chaudière à condensation récupère une grande partie de la chaleur de la vapeur d’eau contenue dans les gaz de combustion, ce qui permet d’accroître son rendement et même de dépasser les 100%. L’investissement de départ est plus important, mais permet ensuite de réaliser des économies d’énergie. Une aide de l’état est aussi prévue concernant ce type de chaudière.
- Une chaudière à basse température permet de chauffer l’habitat avec un fluide de température bien moins importante qu’une chaudière traditionnelle ou à condensation. Afin d’arriver à un niveau de température similaire, cette installation requiert des émetteurs de chaleurs plus minces et ayant une surface plus importante.
Afin de mieux gérer leur consommation, les chaudières peuvent être pilotées par un ou plusieurs régulateurs de chauffage. Ceux-ci adaptent, selon vos besoins, la température des pièces en fonction de l’heure et du jour, permettant ainsi de ne pas chauffer lorsque vous n’êtes pas présents.
A noter : les chaudières doivent être entretenues chaque année afin d’assurer leur bon fonctionnement.
Aides de l’état
Dans le cadre de mesures concernant le développement durable, les équipements de chauffage les plus performants comme les chaudières à condensation et basse température bénéficient d’un crédit d’impôt.

Qui peut bénéficier d’un crédit d’impôt ?
Tout individu fiscalement domicilié en France (métropole et DOM) supportant le prix des dépenses effectuées et occupant son logement en tant que propriétaire, locataire ou à titre gratuit, imposable ou non.
Pour quel type de résidence ?
La résidence dans laquelle s’effectuent les travaux doit être le logement principal du contribuable au moment du paiement, et être située en France. Elle doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Si l’habitation devient la résidence principale du particulier, les travaux peuvent commencer après six mois d’occupation du logement.
Quels sont les produits concernés par le crédit d’impôt ?
- Les chaudières à basse température : 15 %
- Les chaudières à condensation utilisant du gaz propane : 25 % à 40 % (*)
- Les appareils de régulation de chauffage (thermostats, sondes…) : 25 % à 40 % (*)
(*) Ces crédits d’impôts peuvent atteindre 40 % à la double condition que ces produits soient installés dans une habitation achevée avant le 1er janvier 1977 et que cette installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit l’achat du logement.
Important : la main d’œuvre et la pose des installations ne bénéficient pas du crédit d’impôt.
Quel est le plafond des dépenses ?
Le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder :
- 8000 € pour une personne seule
- 16000 € pour un couple soumis à imposition commune (mariage ou pacs)
A noter : le montant des dépenses est majoré de 400 € pour une personne à charge (dont le premier enfant), de 500 € pour le second enfant et de 600 € par enfant à partir du troisième enfant.
Quels justificatifs faut-il fournir ?
Il suffit de joindre à la déclaration de revenus la photocopie de la facture délivrée par l’entreprise ayant réalisé les travaux. Cette facture doit mentionner :
- L’identité et l’adresse du contribuable
- L’adresse du logement dans lequel sont réalisés les travaux
- La nature et le montant des travaux
- Le montant des équipements
- Les matériels et matériaux éligibles au crédit d’impôt
Ces dispositions s’appliquent aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Le taux de 40 % de crédit d’impôt, quant à lui, ne s’applique qu’aux dépenses réalisées à partir du 1er janvier 2006 et jusqu’au 31 décembre 2009.
La TVA à 5,5 %
A quoi s’applique cette réduction de la TVA ?
Dans le cadre des travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien des locaux à usage d’habitation, vous pouvez bénéficier d’une réduction de TVA. Ainsi, en faisant installer ou rénover le chauffage central de votre habitation, la TVA peut être baissée jusqu’à 5,5%.
Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?
- Les locaux concernés doivent être affectés à l’habitation pour au moins 50 % de leur superficie
- L’habitation doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Vous devez remettre au professionnel une attestation justifiant l’ancienneté de l’habitation
- Les travaux doivent être réalisés par un professionnel. Si vous achetez vous-même les équipements et les matières premières, vous serez taxé à 19,6%. Et dans ce cas, c’est uniquement pour la pose ou l’installation que la taxe sera de 5,5%.
L’aide de l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat)
En quoi consiste cette aide ?
Vous pouvez bénéficier d’une aide de 900 € de l’ANAH pour l’achat et l’installation d’une chaudière à condensation.
Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?
Il suffit que vous soyez propriétaire bailleur ou propriétaire occupant de votre logement principal, et que vous achetiez et installiez une chaudière à condensation.
Quels sont les avantages d’une chaudière à condensation pour l’environnement ?
Ce type de chaudière réduit la production de gaz à effet de serre et divise par 5 les émissions de monoxyde de carbone et d’oxyde d’azote. De plus, elle récupère une partie de la chaleur contenue dans la vapeur d’eau et l’utilise pour réchauffer l’eau de circulation. Ce système permet un rendement pouvant aller jusqu’à dépasser 100 % et diminue la consommation d’énergie de 20 à 30 %.
Comment alimenter un chauffage central ?
Un chauffage central peut produire de la chaleur à partir de différentes sources d’énergies. Le choix du type d’énergie doit être judicieux, pour vous assurer une rentabilité de votre installation plus rapide.
Afin de mieux situer chaque type d’énergie, en voici un rapide descriptif :
Fonctionnement à l’électricité
Le chauffage central électrique chauffe de l’eau qui est diffusée, à travers des canalisations, aux radiateurs ou aux plancher chauffants. Ce système permet de ne pas avoir de stockage de combustible. Néanmoins, son utilisation est coûteuse et c’est une énergie non renouvelable
Fonctionnement au bois
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.
Fonctionnement à l’énergie solaire
Nous vous invitons à consulter nos dossiers concernant l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie solaire thermique, afin d’en connaître les spécificités.
Fonctionnement à l’énergie géothermique
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie géothermique afin d’en connaître les spécificités.
Chauffage décentralisé, solutions d’énergie
Le chauffage décentralisé est composé de différents générateurs de chaleur, répartis à travers les pièces de l’habitation. Ils sont gérés de manières individuelle ou à travers une régulation, selon les dispositifs installés.
Ce mode de chauffage se révèle moins couteux à l’installation comme à l’entretien qu’un système centralisé. Néanmoins, son prix de revient à l’utilisation est plus élevé. On préfère dont l’utiliser dans des habitations ayant des surfaces réduites.
Différentes énergies permettent de faire fonctionner ces générateurs de chaleur (bois, pétrole, butane …) mais la plus utilisée est l’électricité.
Ces dispositifs de chaleur sont en général des radiateurs, mais peuvent aussi être des poêles (poêle à bois, poêle à pétrole …) ou encore des cheminées ou inserts dans les salons ou séjours.
Voici donc un descriptif synthétique de chaque dispositif de chauffage.
Fonctionnement à l’électricité
Les générateurs de chaleur décentralisés fonctionnant à l’électricité sont très variés, par leur design, leurs puissances et leurs encombrements. La chaleur ressentie varie aussi selon le type d’appareil sélectionné et ils n’assurent donc pas tous le même confort.
L’attrait principal de ce mode de chauffage réside dans le prix initial de l’investissement. En effet, il est bien moins élevé que l’investissement nécessaire pour une installation de chauffage centralisé.
En revanche, son utilisation est bien plus coûteuse, il n’y a pas besoin de stocker du combustible, mais c’est une énergie non-renouvelable. Il faut donc veiller à limiter son utilisation, à travers un régulateur ou mettre son chauffage sur le mode « éco » ou « hors-gel » pendant les absences.
Le choix d’un appareil de chauffage électrique repose sur deux paramètres : le volume de la pièce ou du local et la qualité de son isolation.
Les fabricants rivalisent aujourd’hui d’imagination pour concevoir et produire des appareils électriques combinant les avantages des uns et des autres.
Les convecteurs électriques classiques
Un convecteur classique est un caisson métallique possédant deux ouvertures : une sur sa partie basse et l’autre sur sa partie haute. L’air ambiant entre par le bas du convecteur, au contact de la résistance interne se réchauffe, et est expulsé dans la pièce par la partie haute.
Ce type de chauffage permet une vitesse de chauffe accrue, en quelques minutes la chaleur se fait sentir. Néanmoins, celle-ci est sèche et peu confortable. Les consommations engendrées par ce type de chauffage sont importantes, il faut donc lui adjoindre une régulation permettant de contrôler efficacement la température de la pièce.
Les ventilo-convecteurs
Le principe est similaire à celui du convecteur classique, auquel est greffé un système de soufflerie permettant de forcer le flux d’air.
Ces installations sont donc logiquement plus onéreuses que les convecteurs classiques, mais ils procurent une sensation de confort plus importante, due à la douceur de la chaleur diffusée.
Les panneaux rayonnants ou radiants
Un générateur de chaleur de type panneau rayonnant ou radiant contient une plaque chauffée par une résistance. La chaleur fournie est semblable au rayonnement du soleil, et procure donc une sensation de confort agréable.
La pièce est chauffée de façon homogène, mais la chaleur est un peu sèche.
Cette chaleur se propage, aux parois et aux objets environnants qui réchauffent à leur tour l’air ambiant, au travers d’une protection (grille alvéolée ou façade en verre) qui laisse passer la chaleur.
La régulation de ce type d’appareil est, en général, précise permettant de s’adapter exactement à vos besoins et vous faire économiser de l’électricité.
Son prix est néanmoins plus élevé qu’un convecteur classique. Ce type de chauffage permet des design plus recherchés et plus esthétiques, qui s’accordent mieux aux intérieurs. On peut donc les retrouver sous apparence de miroirs, avec des finitions de type cadre alu.
Ils peuvent être accrochés au mur comme des « cadres » ou même accrochés au plafond.

Un plafond chauffant
Pour une diffusion optimale de la chaleur dans la pièce, ne disposez pas d’objets encombrants devant le panneau, ni de linge dessus.
Les radiateurs à fluide caloporteur
Cette méthode de production de chaleur fonctionne grâce à une résistance électrique située dans le corps de chauffe. Celle-ci réchauffe le fluide contenu dans le radiateur qui la diffuse ensuite dans la pièce.
Ce principe améliore le confort de chauffe et la montée en température est régulière, sans à coup, ni surchauffe. La chaleur est enveloppante, douce et se maintient de façon constante.

Radiateur a fluide caloporteur
Les radiateurs à accumulation
Un radiateur à accumulation est généralement constitué d’un matériau réfractaire qui est chauffé par des résistances électriques.
La chaleur produite est emmagasinée pendant les heures creuses (lorsque l’électricité est la moins chère) pour être resituée par rayonnement durant le reste de la journée.
Cette chaleur, constante, est bien répartie dans la pièce par l’appareil et un système de régulation permet d’adapter la chaleur à nos envies et besoins.

Un radiateur à accumulation
Le sèche-serviettes
Principalement utilisé pour la salle de bain, il permet à la fois de chauffer la pièce ainsi que de sécher les serviettes. Des résistances électriques servent à chauffer un substrat solide ou liquide qui diffuse ensuite la chaleur accumulée à la carrosserie du sèche-serviette.
La principale différence par rapport aux autres modes de chauffage est le fait que l’on puisse déposer des objets sur sa surface, en l’occurrence des serviettes pour les faire sécher.
Pour une salle de bain, il est obligatoire d’utiliser un appareil normalisé NF. Il est protégé des chutes d’eau verticales et des chocs électriques.

Un sèche-serviette électrique
Fonctionnement au Gaz naturel
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant le gaz naturel, énergie non renouvelable, afin de connaître les spécificités de cette énergie.
Le chauffage décentralisé possible à partir de cette énergie se présente sous la forme de radiateurs ou de poêles contenant leurs propres réserves. C’est en général une bouteille de gaz (butane ou propane) à proximité ou inclue dans le système.
Une installation décentralisée au gaz nécessite un conduit d’évacuation des fumées vers l’extérieur.

Radiateur indépendant au gaz naturel
Différentes technologies existent sur le marché :
- Les poêles infrableus sont les plus courants sur le marché. Il permettent de voir les flammes, bleues en l’occurrence, issues de la combustion. La chaleur produite est agréable et se répand très rapidement dans la pièce
- Les poêles infrarouges sont plus onéreux mais possèdent un pouvoir calorifique supérieur. La chaleur produite est elle aussi plus agréable, car sa diffusion, au travers de matériaux réfractaires, est plus progressive et dure plus longtemps.
- Les appareils à catalyse sont de puissance inférieure en général mais sont plus modernes donc plus économiques. Ils sont “basse température” et rejettent moins de gaz toxiques que les autres systèmes à gaz.
L’avantage d’une telle solution est son coût d’investissement relativement faible.
En contre partie, ce chauffage nécessite la création d’un conduit d’évacuation des fumées, le stockage et le transport de bouteilles lourdes et encombrantes. Le prix de revient au kWh est relativement élevé comparé à certaines autres énergies. Enfin, ce n’est pas une énergie renouvelable, donc peu recommandable pour la planète.
Fonctionnement au fioul
Ce moyen de chauffage d’appoint est très répandu, grâce à sa modularité et sa flexibilité. En effet, on peut le disposer dans toutes les pièces de la maison, lieux de passage comme lieux de vie et il apporte une chaleur confortable et conviviale.
Néanmoins, ce type d’installation nécessite un conduit d’évacuation, vers l’extérieur, des fumées dues à la combustion.
Il existe deux sortes de poêle à fioul, les appareils à flamme bleue et les appareils à flamme jaune, dont la couleur est conditionnée par le brûleur.
- Les appareils à flamme jaune sont les appareils traditionnels. Ils possèdent un bon pouvoir calorifique mais dégagent de la poussière ce qui encrasse notamment les conduits. Ceux-ci nécessitent un entretien régulier, en plus du ramonage annuel.
- Les appareils à flamme bleue sont les nouvelles technologies de poêles. Ils réduisent fortement la consommation de combustible et augmentent leur rendement. Leur combustion est bien plus propre que les poêles à flammes jaunes et nécessitent donc moins d’entretien (hormis le ramonage annuel)

Un poêle au fioul à flamme bleue
Se chauffer grâce à un poêle au fioul induit le stockage de l’énergie, dont le prix au kWh est supérieur à d’autres énergies. De plus, c’est loin d’être une énergie renouvelable.
Fonctionnement au Bois
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.
Le plancher chauffant
Le plancher chauffant se décline en deux grands types :
- Le plancher chauffant électrique. Il s’agit d’un câble électrique qui serpente sous le plancher et qui fonctionne comme une résistance
- Le plancher chauffant relié à système de chauffage central, comme une pompe à chaleur. De l’eau circule dans des tuyauteries placées sous le plancher de votre pièce ou habitation. Le principal attrait de ce système est sa réversibilité : de l’eau chaude circule en hiver et de l’eau froide en été
Ce système permet donc de remplacer la climatisation et le chauffage. De plus, il est adaptable à un grand nombre de chaudières ou pompes à chaleur.
Principe de fonctionnement
Le plancher chauffant est constitué de boucles en matériau de synthèse (PER : Polyéthylène Réticulé) disposé selon des règles strictes sur des plaques isolantes, le tout étant recouvert par une chape de béton .
Le tube PER se déroule sur les plaques isolantes et se positionne selon la méthode de l’escargot. Ainsi, on obtient une température uniforme dans la pièce.
Il faut une boucle minimum par pièce correspondant, selon le pas, entre 12 et 20 m² de plancher chauffant.
Chaque boucle est équipée de robinets thermostatiques permettant un réglage initial (par l’installateur). Celui-ci prend en compte la situation géographique de l’habitation (avec les conditions climatiques associées), l’ensoleillement des pièces, leur usage ou encore la distance qui les sépare du départ du circuit d’eau chaude.
Le liquide circulant est de l’eau à laquelle est ajouté un liquide de désembouage (pour éviter l’encrassement du circuit).
Avantages du plancher chauffant
- Le plancher chauffant permet de profiter d’un système de chauffage complètement invisible.
- Le gain de surface habitable est notable car la pièce chauffée ne nécessite plus la présence de radiateur.
- Le confort thermique est très agréable grâce à une uniformisation de la chaleur dans la pièce, aussi bien verticalement qu’horizontalement.
- Comme le soleil, le chauffage par le sol rayonne et chauffe les objets et non l’air. Il permet d’obtenir à 18°C la même sensation de confort que celle atteinte à 20°C avec les autres modes de chauffage. La température de votre habitation se voit réduite de quelques degrés, et vous permet donc d’économiser environ 15% sur votre facture de chauffage.
- De plus, ce mode de chauffage ne produisant pas d’air pulsé il n’y a aucune particule en suspension dans l’air.
- Enfin, côté financement, vous pouvez bénéficier d’une aide de l’état sous forme de crédit d’impôt.
Ce système est très rentable, malgré son investissement lourd, la consommation d’énergie qui en découle est peu coûteuse car réduite.
De plus, un plancher chauffant peut être alimenté par différentes sources d’énergie. On peut très bien utiliser une Pompe à Chaleur aérothermique pour ensuite passer sur une installation solaire thermique.
Inconvénients du plancher chauffant
- La mise en place d’un plancher chauffant est fortement recommandée lors de la construction d’une habitation neuve. En effet, le coût d’un tel système pour une rénovation est très important et peut être decourageant. Des problèmes dus à la surélévation de la maison peuvent aussi survenir lors d’une rénovation, ce qui n’est pas sans souci pour l’ouverture des portes
- Le prix d’une installation est relativement onéreux, variant de 45 à 80€ HT du m² selon les technologies choisies.
- Le revêtement du sol doit être adapté à la transmission de chaleur. Il faut privilégier un carrelage classique, qui est encore un des meilleurs conducteurs de chaleur.Un parquet ou une moquette ne sont pas recommandés, la moquette risquerait de se décoller sous l’action de la chaleur.
Le plancher chauffant basse température
Aujourd’hui, le plancher chauffant basse température reste, de loin, le procédé le plus confortable et le plus économique pour chauffer les habitations et les bâtiments du tertiaire.
L’eau chaude est produite par un générateur de chaleur (basse température, PAC ou Chaudière). Celle-ci circule dans le circuit de tubes à une température comprise entre 35°C et 45°C. La température du plancher ne doit pas excéder 28°C, ce qui permet d’obtenir une température ambiante de l’ordre de 20°C
Chauffer de l’eau à 35° reste beaucoup plus économique et écologique que de chauffer de l’eau à 70°.
Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.
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L’énergie de chauffage domestique
Du fait d’une prise de conscience citoyenne, les offres en termes d’énergies pour se chauffer se sont multipliées. Chacun peut donc trouver un système de chauffage qui lui convient en fonction de ses attentes en termes de confort, de prix, d’encombrement ou de design … que ce soit pour une rénovation ou pour une construction neuve.
Les ménages se chauffant encore à l’électricité représentent aujourd’hui 30% des logements individuels principaux (près de 50% dans les résidences secondaires). Ce mode de chauffage n’est pas écologique, et induit des coûts élevés pour l’investissement (convecteurs) de départ ainsi que pour l’approvisionnement en énergie.
Voici un exemple du coût de la consommation par kWh, pour une maison de 100m² possédant une isolation classique selon l’énergie de chauffage sélectionnée :
La réflexion autour de son moyen de chauffage est donc devenue primordiale et il ne faut pas la négliger !
De plus, dans une démarche éco-citoyenne, il faut s’intéresser aussi aux rejets de CO2 qu’entraine la méthode de chauffage choisie. On peut voir avec le schéma ci-dessous, la disparité, entre les différentes énergies, en termes de production de CO2 pour un kWh produit.
Pourquoi alors continuer à vouloir se chauffer avec des énergies fossiles, dont l’investissement est, pratiquement, similaire aux énergies renouvelables ?
L’état vous accorde des aides afin de subventionner vos installations renouvelables, pourquoi ne pas en profiter ? L’énergie consommée pour vous chauffer est gratuite (énergie solaire photovoltaïque par exemple), en quantité largement inférieure (consommation des pompe à chaleur peu gourmandes en électricité) ou ayant un coût au kWh plus intéressant que l’électricité (le bois par exemple).
N’attendez plus, votre porte-monnaie vous dira merci et la planète aussi !
Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.
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Le bois déchiqueté
Le bois déchiqueté appelé également “plaquette” est issu de la forêt et de l’industrie du bois. C’est un produit plutôt local destiné à usage surtout collectif … Il sert de combustible pour les installations de chauffage au bois.
Origine du bois
Également appelées “plaquettes”, ces fragments de bois de la taille d’un morceau de sucre sont obtenus par broyage de produits issus de l’activité forestière et paysagère (branches, houppiers, rémanents…) ou industrielle (palettes non souillées…).
Il s’agit, en fait, de tout le bois encombrant et/ou qui n’a pas de débouchés commerciaux intéressants.
Les spécificités du bois déchiqueté
Les fragments de bois sont ensuite broyés en plaquette, permettant ensuite de les valoriser sous forme de chaleur dans des chaufferies automatiques au bois.
Il existe deux méthodes distinctes pour le séchage du bois, il peut s’effectuer avant ou après le broyage :
- Avant broyage : séchage de 1 à 2 ans en perches, puis broyage du bois sec
- Après broyage : le bois vert est broyé, puis séché en tas pendant 3 à 6 mois sous abri aéré (au printemps pour l’hiver).
Afin d’assurer le bon fonctionnement de ces chaudières automatiques, il faut obligatoirement un combustible adapté. En effet, il ne doit pas être trop humide (humidité<25%) et posséder une granulométrie constante (en moyenne : 30×20x10mm)
Ce combustible local et économique nécessite beaucoup de place pour le stockage, mais il peut être produit de façon personnelle grâce à un broyeur par exemple. Il peut être utilisé en complément de bûches ou de granulés biocombustibles selon votre installation.
L’énergie éolienne

Parc éolien Off-shore
Une éolienne est une machine permettant de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique. Cette énergie mécanique a été utilisée au cours des âges pour pomper l’eau ou moudre le grain.
Les machines actuelles sont utilisées pour produire de l’électricité qui est consommée localement (sites isolés), ou injectée dans le réseau électrique (éoliennes connectées au réseau) grâce à la RTE. L’application « connecté réseau » ou « grand éolien » représente, en terme de puissance installée, la quasi totalité du marché éolien.
Il existe deux types d’application de l’énergie éolienne :
- Les grands aérogénérateurs récents, installés dans les parcs éoliens, développent une puissance d’environ 2 MW, ce qui permet d’alimenter en électricité environ 2 000 foyers (hors chauffage). Le mât est en général deux fois plus haut que la longueur des pales : de l’ordre de 100 m pour des pales de 50 m.
- Les petites éoliennes domestiques, destinées aux particuliers fonctionnent sur le même principe. Leur puissance varie entre 0,1 et 20 kW. Le mât mesure généralement entre 10 et 3 m. Elles peuvent alimenter des bâtiments isolés non reliés au réseau électrique ou bien être raccordées au réseau pour une vente de la production.
Malgré des certifications et des normes imposées à ce genre de matériel, des accidents surviennent des nuisances (nuisances sonores, nuisances paysagère, etc.) viennent assombrir le tableau.
Qu’en est-il vraiment ?
Voici quelques uns de nos conseils pour l’éolien >>
N’hésitez pas à réagir à nos conseils !
L’activité “Grand Eolien”
L’éolien dans le Monde
L’énergie éolienne a poursuivi, en 2008 encore, sa “success story” mondiale en tant que source d’énergie la plus dynamique. Depuis 2005, l’ensemble des installations éoliennes a plus que doublé. Le chiffre d’affaire mondial du secteur éolien s’élève en 2008 à 40 milliards d’euros.
Les États-Unis et la Chine sont les nouveaux leaders du secteur et représentent 50.8% des ventes d’éoliennes en 2008.
On estime que l’énergie éolienne sera capable de contribuer en 2020 à au moins 12% de la consommation électrique mondiale. Une capacité globale d’au moins 1 500 000 MW peut être attendue pour 2020.
Répartition au niveau continental
En termes de répartition continentale, l’extension peut être vue ainsi : de manière générale, le foyer du secteur éolien se déplace de l’Europe vers l’Asie et l’Amérique du Nord. La part totale de l’Europe est tombée de 65.5% en 2006 à 61% en 2007 puis 54.6% en 2008.
Il y a seulement 4 ans, l’Europe dominait le marché mondial avec 70.7% des nouvelles capacités. En 2008, le continent a perdu cette position et, pour la première fois, l’Europe (32.8%), l’Amérique du Nord (32.6%) et l’Asie (31.5%) présentent des parts de marché comparables pour les nouvelles capacités.
Cependant, l’Europe reste le premier continent producteur alors que l’Amérique du Nord et l’Asie accroissent rapidement leurs parts de marché.
L’Europe de l’énergie éolienne
L’Europe a perdu sa position dominante mais conserve la position de leader en termes d’installations totales, avec 66 160MW en 2008 contre 23 000MW en 2002.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution, année par année, du potentiel de production éolien de l’Europe sur les 8 dernières années et les prévisions jusqu’à 2012.
Les pays les plus avancés dans le domaine demeurent l’Allemagne (22 GW), l’Espagne (15 GW) et le Danemark (3.1 GW). La France a atteint en 2007 la 5ème position européenne avec un potentiel de 2.4 GW (à seulement 270 MW de l’Italie, 4ème et bien moins dynamique).
L’éolien en France
La France bénéficie d’un gisement éolien important, le deuxième en Europe, après les Îles britanniques.
En effet le territoire français dispose d’un relief exceptionnel pour l’exploitation de l’énergie éolienne. Bordé par les montagnes ou par la mer, c’est un territoire propice à l’utilisation de cette énergie renouvelable grâce à la constance des vents dans plusieurs régions de France.
Les zones régulièrement et fortement ventées se situent sur la façade ouest du pays, de la Vendée au Pas-de-Calais, en vallée du Rhône et sur la côte languedocienne. Les régimes des vents sont différents dans ces trois secteurs, ce qui les rend complémentaires les uns des autres.
Etat des lieux
Entre 2007 et 2008, l’augmentation de la puissance du parc éolien représente près de 1000 MW (+37 %), soit un total de puissance installée de 3400 MW. A noter que la production des centrales nucléaires, quand à elle, baisse très légèrement (-0,1%) par rapport à 2007.
En 5 ans, la production d’électricité issue de l’énergie du vent a été multipliée par 14.
En ce début 2009, la puissance totale installée sur le territoire français, s’élève à 3 404 Mégawatts pour 2350 éoliennes. Cette énergie fait vivre 7 000 employés en France, et permet d’éviter le rejet de 1,65 million de tonnes de CO2 en 2008.
La France est aujourd’hui au 3ème rang européen en termes de marché annuel et 5ème en termes de puissance installée.
Perspectives du marché éolien en France
Malgré ces « résultats positifs », il existe un vrai décalage entre les objectifs volontaristes de l’état, 17 000 MW à l’horizon de 2015 et 25 000 MW en 2020, soit 10 % de la consommation française, contre environ 3 500 MW actuellement.
Pour atteindre les premiers objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement (puissance installée fin 2012 : 11 500 MW), il faudra installer environ chaque année 2 000 MW en moyenne, alors que 950 MW ont été installés en 2008.
Cela s’explique en partie par le phénomène contestataire face à l’éolien, spécifique à la France, et à des procédures administratives parmi les plus lourdes en Europe et dans le monde. Le lobby nucléaire étant une des principales raisons de notre faible engagement dans cette énergie renouvelable, donc propre.
La part de l’éolien dans la production électrique nationale est encore faible (5,6 TWh en 2008, soit un peu plus de 1 %).
Records éoliens :
- En Novembre 2008, l’énergie maximale produite sur une journée a atteint 46 GWh.
- Encore en Novembre 2008, un maximum instantané de production a été atteint avec une puissance de 2255 MW, ce qui correspond à un facteur de charge (énergie produite rapportée à la puissance installée) de plus de 70%.
Afin de mieux situer ces chiffres pas toujours explicites, sur l’année 2008, le facteur de charge mensuel est resté très variable, de 10% à 37%, pour une valeur moyenne sur l’année de 23%.
La grande variabilité des rendements est liée, par nature, à l’intermittence des conditions de vent.
Parcs éoliens, leurs cartographies
Carte de France des éoliennes
Les deux plus grands parcs d’énergie éolienne en France sont ceux de Fruges dans le Pas de Calais et celui de Léthuin, en Eure-et-Loir.
Celui de Fruges, compte 70 éoliennes pour une puissance totale installée de 140 MW. Ce parc peut alimenter une population d’environ 126 000 habitants.
En ce qui concerne Léthuin, il comptabilise 26 éoliennes 2MW chacune pour un total de 52MW. Il alimente environ 44.500 foyers et est exploité par EDF qui revend ensuite à la RTE sa production.
Carte d’Europe des éoliennes
Un suivi rigoureux et fréquent est nécessaire pour dresser une carte éolienne de chaque pays et, multiplié par le nombre de pays en Europe, cette tâche devient des plus compliquées.
Sur la carte ci-dessous, datant de 2007, certains parcs sont manquants. Ceci est dû à la non mise à jour des données. Ces manques concernent principalement l’Allemagne et le Danemark.
Néanmoins, cette carte permet de situer généralement l’activité du grand éolien en Europe.
Vous pouvez télécharger le baromètre de l’éolien en France et en Europe, document en français et anglais
L’éolienne et la RTE
Malgré l’intermittence de sa production due aux aléas climatiques, l’énergie éolienne participe à l’équilibre de l’offre et de la demande d’énergie sur le réseau électrique géré par la RTE.
On estime aujourd’hui, que 20 000 MW d’éoliennes prévues en 2020 est équivalent à 4 000 MW de moyens de production thermique. Une source non négligeable de réduction de gaz à effet de serre (GES) comme le CO2. Le Grand éolien contribue donc à la réduction du carbone émit pour la production d’électricité.
Les outils
Face au développement des énergies renouvelables et tout particulièrement de l’éolien, il est nécessaire pour la RTE de disposer d’outils adaptés pour intégrer leurs particularités dans l’exploitation du système électrique.
Ceci est dû principalement à l’accroissement rapide des puissances installées, mais aussi par une production raccordée essentiellement sur les réseaux de distribution. La forte variabilité de la production et le comportement des machines, différant en fonction des technologies, ne simplifient pas la tâche des gestionnaires.
Moyens mis en œuvre
RTE a donc engagé plusieurs travaux pour mieux intégrer ces nouvelles énergies propres dans le système électrique en s’efforçant de disposer d’une mesure de la production en temps réel des éoliennes, appelée « Observabilité ». De mettre en place des plates-formes afin de visualiser la production d’énergie des éoliennes.
Enfin, la RTE a développé un modèle de prévisions de production éolienne. Ce modèle simple et robuste est alimenté par l’historique de la production, réalisée par chaque parc éolien, et par les prévisions de vent fournies par météo-France. Les premiers résultats du modèle sont d’ores et déjà satisfaisants.
Consommation d’électricité en France
De façon générale la consommation d’électricité dépend :
- Des données climatiques : les variations de température ont une conséquence directe sur l’utilisation du chauffage électrique en hiver ou de la climatisation en été. Le taux de couverture nuageuse (la nébulosité) a également un effet sur l’utilisation de l’éclairage.
- De l’activité économique : ainsi les week ends, les jours fériés, ou durant les périodes de congés, la consommation est différente de celle observée les jours travaillés.
- Des acteurs du marché qui transmettent à la RTE, du jour pour le lendemain, les informations relatives aux programmes de production prévus, aux possibilités de modulation de la production ou de la consommation, et aux échanges avec l’étranger.
Comment se fournir en électricité issue des énergies renouvelables
Depuis le 1er Juillet 2007, EDF n’a plus le monopole de vente de l’électricité en France. Concrètement il est possible depuis cette date de choisir parmi une multitude d’offres d’énergie (vertes ou pas), affichant des tarifs non réglementés donc plus ou moins élevés, auprès d’autres acteurs que EDF.
Il existe des analyses du mix énergétique des différents fournisseurs d’électricité accessibles aux particuliers. Cela permet de constater le réel positionnement de tel ou tel acteur. En clair 100 % renouvelable pour les plus engagés, moins d’1% pour ceux qui aujourd’hui utilisent souvent le vert comme argument marketing, le fameux « Green Washing ».
En pratique, opter pour l’électricité verte ne signifie pas que de l’énergie bien propre va alimenter votre TV mais plutôt que le fournisseur s’engage à réinjecter dans l’unique réseau de distribution l’équivalent de votre consommation en énergie renouvelable.
L’éolienne domestique
Les éoliennes domestiques sont bien moins imposantes que leurs grandes sœurs industrielles. De ce fait, leur production en est elle aussi réduite.
Elles mesurent en général de 9 mètres à plus de 30 mètres. La puissance fournie oscille, elle, entre 300W à 35kW.
La faisabilité d’un projet d’éolien va surtout dépendre de la force et de la constance des vents. À moins de 20km/h de moyenne annuelle (soit 5,5m/sec), l’installation d’une éolienne domestique n’est pas conseillée.
La localisation géographique et topographique est importante : à Narbonne, une éolienne sera efficace presque partout. À Dijon, il faudra l’installer en haut d’une colline pour qu’elle produise suffisamment.
Une éolienne domestique peut subvenir aux besoins en énergie d’un foyer composé de 4 personnes. Cependant, le raccordement au réseau électrique classique n’est pas à abandonner, car, à cause des aléas climatiques des coupures de courant peuvent survenir, durant plus ou moins longtemps.
De plus, lorsqu’il s’agit de l’électrification d’un site isolé, une batterie doit être reliée au système pour permettre le stockage de l’énergie dégagée pour ensuite la restituer.
Lorsqu’il s’agît d’une habitation déjà raccordée au réseau électrique classique, celle-ci a deux solutions pour traiter l’énergie produite :
- Elle l’utilise, afin de subvenir à ses besoins et revend le surplus à la EDF, au travers du réseau RTE. Dans ce cas, l’installation d’une batterie n’est pas indispensable puisqu’en cas d’insuffisance du vent, l’électricité du réseau prend automatiquement le relais.
- Elle revend toute son énergie produite à EDF. Cette solution permet de revendre son énergie produite plus chère que ce qu’on l’achète : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
A savoir que depuis juillet 2007, l’obligation d’achat de la production électrique par EDF n’existe que dans les zones de développement de l’éolien (ZDE) définies pour le Grand Eolien, ce qui est un frein à l’essor de l’éolien domestique.
Il existe par contre des accords avec des opérateurs privés (ex : partenariat Weole Energy et Direct Energie) qui permettent à tous ceux qui le souhaitent de revendre leurs surplus de production éolienne sur le réseau électrique.
La législation concernant l’éolienne domestique
Du point de vue législatif, l’installation d’une éolienne domestique est accessible à tout le monde. En effet, pour les installations mesurant moins de 12m, hors pales (mât et nacelle), aucun permis de construire n’est exigé et aucune déclaration n’est à faire.
Cependant, au-delà de cette limite, il est obligatoire d’obtenir un permis de construire avant de procéder à l’installation. La délivrance du permis dépend de l’utilisation finale de l’énergie produite :
- Si elle est destinée à l’autoconsommation, c’est le maire de la commune qui délivre le permis.
- Pour une production à revendre, c’est le préfet du département qui représente l’autorité compétente.
Les aides et subventions
L’énergie éolienne étant une énergie renouvelable, elle bénéficie des avantages fiscaux suivants :
- D’un crédit d’impôt de 50% du coût du matériel TTC hors frais de pose. La seule condition est qu’elle soit destinée à une résidence principale neuve, ancienne ou encore en construction.
- Un taux de TVA réduit à 5,5% peut également être obtenu pour la fourniture et l’installation dans une résidence principale ou secondaire achevée depuis plus de deux ans.
- D’autres organismes peuvent également, apporter des aides. L’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) peut accorder une subvention, si le logement a plus de quinze ans et qu’il est la résidence principale de son propriétaire ou celle d’un locataire.
La rentabilité de l’éolienne domestique
Il est important de confier la réalisation de cette étude à un professionnel pour éviter les erreurs. En effet, la rentabilité de l’éolienne domestique est encore un sujet qui fait débat. Investir dans une éolienne n’est pas donné à tout le monde :
- 10 000€ HT pour une machine de 1 Kilowatt
- 70 000€ pour une de 20 Kilowatts
Entre autres, sa performance dépend largement de la vitesse moyenne du vent et de la taille de l’éolienne.
Pour une petite éolienne domestique à axe horizontal de moins de 12 m, avec 3 pâles en fibre de verre renforcé à transmission directe, le prix TTC (avec la TVA réduite) varie suivant la puissance de l’éolienne.
- Pour une installation non raccordée au réseau, il faut compter aux alentours de 2000€ pour 400W jusqu’à 40 000€ pour une éolienne de 10 kW.
- Pour les éoliennes raccordées au réseau, pour une puissance de 2kW comptez aux alentours de 11 000€, pouvant aller jusqu’à 20 kilowatts pour environ 45 000 euros.
Il est important de noter que ces prix, sont ceux de l’éolienne seule. Ils ne tiennent donc pas compte du matériel annexe, nécessaire au bon fonctionnement de l’installation (batteries, onduleurs …). Il ne comprend pas non plus les frais d’installation.
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Énergie éolienne, certifications et normes
Il existe plusieurs certifications portant sur l’énergie éolienne en Europe, d’origine danoise, hollandaise et allemande. Ceci est dû à l’antériorité de leur marché éolien.
En France, il n’existe pas de certification propre à l’éolien (ISO, AFNOR …).
Cependant, il existe la norme EN 50 308 : “Aérogénérateur, Mesures de Protection Exigences pour la Conception, le Fonctionnement et la Maintenance”
Cette norme a été prescrite par le Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC) sur mandat de la Commission Européenne après avis du Comité “Normes et règles techniques” en tant que norme “harmonisée” au titre de la directive “machines” qui s’apparente à la norme internationale CEI 61 400–1.
Elle fixe “les prescriptions pour les mesures de protection ayant trait à la santé et à la sécurité du personnel, applicables à la mise en service, au fonctionnement, et à la maintenance des éoliennes d’axe horizontal”.
Ses prescriptions tiennent compte des risques mécaniques (chutes, glissement, …), thermiques (incendie, brûlures …), électriques, engendrés par le bruit ou résultant de la non observation des principes d’ergonomie.
Elle fait référence à près d’une trentaine d’autres normes, et notamment aux normes de la série EN 292 (sécurité des machines : principes généraux), qui deviennent ainsi indirectement “harmonisées”.
Cependant, si les industriels souhaitent volontairement faire certifier leurs installations éoliennes, il existe des organismes indépendants comme GL (Germanisher Lloyd), réputé comme l’un des plus sévères.
En ce qui concerne les éolienne domestiques, il faut veiller à ce que les appareils vérifient correctement ces normes.
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Les dangers de l’éolien
Hélas, l’énergie éolienne n’a pas que des aspects positifs …
En effet, quelques accidents, non graves jusqu’à ce jour, peuvent arriver. Mais compte tenu du nombre d’installations éoliennes à travers le monde, ce nombre d’accidents reste très faible.
Il existe un groupe anti-éolien, La Fédération Nationale « Vent de Colère ! », militant contre cette énergie. Ils recensent, entre autres, les principales nuisances occasionnées ainsi que les accidents survenus.
Nombre d’accidents
En France, seulement 12 accidents sont répertoriés depuis une dizaine d’années. Heureusement, il n’y a eu encore aucun dommage corporel à déplorer en France, alors que plus de 3 404 éoliennes sont d’ores et déjà implantées en ce début 2009.
Les risques encourus
D’après des études ministérielles, les dangers présentés par les aérogénérateurs, en France comme à l’étranger, se répartissent en 4 catégories :
- L’effondrement de la machine. La zone de risque correspond à une surface dont le rayon est limité à la hauteur de l’éolienne, pale comprise
- La projection d’objets tels que pales ou morceaux de pale. La zone de risque peut atteindre plusieurs centaines de mètres si l’on en juge par l’étude allemande. La chute, plus localisée géographiquement, de blocs de glace peut également intervenir dans certaines régions
- L’impact de la foudre. La zone de risque de choc électrique résultant de l’action de la foudre se limite aux abords immédiats de l’éolienne. Toutefois, des projections peuvent résulter des effets induits, comme par exemple l’explosion de pales
- Les accidents du travail. Il s’agit des risques classiques inhérents à des interventions sur chantier, en présence d’équipements sous haute tension ou sur des installations de grande hauteur. Toutefois, ces risques sont ici particulièrement sensibles en raison de la nature des équipements, des travaux à réaliser (notamment dans les nacelles, voire sur les têtes de pales) et de l’isolement des installations
Les éoliennes, sources de nuisances sonores
L’Ademe a rédigé un certain nombre de notes consultables afin d’éclaircir les points noirs de l’énergie éolienne.
Pour leurs détracteurs (tels que Vent de Colère), le déploiement des éoliennes est à la source de trois gènes majeures :
- Saccage du patrimoine paysager et historique et sinistre du tourisme vert et du tourisme littoral pour les projets en mer.
- Toujours trop près des habitations, elles engendrent des nuisances sonores pouvant aller jusqu’à 5000 mètres et se répercutant sur la santé.
- Elles font aussi perdre de la valeur aux logements riverains.
Perception du bruit d’éoliennes
Le bruit des éoliennes se présente sensiblement comme un bruit d’origine aérodynamique, lié au passage des pales devant les machines, auquel se superposent des raies sonores (fréquence d’engrènement des réducteurs, nombre d’encoches des machines électriques etc.…).
Le bruit émis est donc, principalement, un bruit impulsionnel de durée égale à environ 0,1 secondes, se répétant environ toutes les 0,7 secondes.
Néanmoins, la perception du bruit varie d’une personne à l’autre. Afin de se faire une idée, le plus simple est encore de se déplacer sur un parc éolien et de juger soi-même de la gène occasionnée. Certains parcs éoliens ont ouvert leurs portes au public durant une dizaine de jours pour la « Journée Européenne de l’Energie Eolienne ».
Mais le niveau sonore d’une éolienne se stabilise quand le vent atteint une certaine vitesse. Au-delà, le bruit du vent augmente encore et vient couvrir celui de la machine.
Échelle de bruit (dB)
L’échelle de bruit est exprimée en décibels (dB). Cette intensité correspond au niveau sonore physiquement émis ou perçu.
Le niveau de bruit diminue avec la distance, voici l’échelle du bruit en décibel :
Règlementation
La réglementation limite actuellement les émergences à 3 dB(A) la nuit et 5 dB(A) le jour (dB(A) : décibels pondérés, c’est-à-dire non plus représentatifs de l’intensité physique mais de la sensation auditive d’un sujet).
En prévoyant la propagation du son autour d’éoliennes avant leur implantation, on peut limiter le risque de nuisance sonore. Pour cela, on compare le niveau sonore ambiant près des habitations riveraines à un point donné avec et sans le bruit du parc éolien.
La propagation du son est plus importante dans la direction des vents dominants. Il faut en tenir compte lors de l’estimation de l’impact.
Autres nuisances dues à l’éolien
D’autres phénomènes sont aussi décriés que les nuisances sonores liées à l’énergie éolienne.
On notera par exemple l’ombre portée, les champs électromagnétiques créés, voire même des infrasons, la destruction du paysage, la perte de valeur des habitations environnantes …
Pour l’instant, aucune étude n’a trouvé de sources négatives pour la santé humaine.
Généralement on retiendra que les aérogénérateurs produisent de l’électricité
- Sans dégrader la qualité de l’air (pas/peu d’émission de gaz polluants ou à effet de serre, pas de fumées, ni poussières ni odeurs)
- Sans polluer les eaux (pas de rejets dans le milieu aquatique, pas de pollution thermique)
- Sans polluer les sols (ni suies, ni cendres).
D’après l’Ademe, dans ce domaine et à l’échelon national, l’effet des parcs éoliens sur la santé humaine est bénéfique.
Conclusion sur l’éolien
La France s’est fixé pour objectif, d’accroître à 20% la production d’énergies renouvelables dont 10% en énergie éolienne.
L’éolien en France aura donc toute sa place dans la production d’énergie propre, grâce à sa situation géographique remarquable, si l’influence du lobbying nucléaire se fait moins présent dans les années à venir.
Acheter de l’électricité verte (éolien, solaire, hydraulique, etc.) est un acte citoyen. Il permet de soutenir les plus petits (ceux qui cherchent à vendre du 100 % renouvelable) sur un jeune marché très engagé dans le développement durable. D’autre part, il permet de faire passer aux acteurs les plus présents (EDF, GDF-Suez, etc.) un message fort pour les pousser à investir sur le long terme dans des énergies, autres que fossiles, et en particulier pour sortir la France du tout nucléaire.
Aujourd’hui il est reconnu (au travers des exemples Allemand, Espagnol et plus récemment les plans de relances verts aux USA et en Chine) que pour dynamiser le secteur des énergies renouvelables il faut créer une offre nationale, pour espérer faire partie des acteurs de demain du renouveau énergétique.
En dehors des politiques, qui ont un pouvoir certain dans ce domaine, au travers des tarifs de rachat, des crédits d’impôt, etc. (limité chez nous par le lobby nucléaire) c’est aux citoyens de passer à l’acte et de donner un signal fort aux acteurs de l’énergie en France.
Pour les plus ambitieux des « consom’acteurs » et écologistes convaincus, l’éolien domestique reste une des actions (avec entre autre le solaire) pour contribuer individuellement, mais aussi au niveau des entreprises et des collectivités, à l’essor de l’éolien en France. De plus, cette solution peut s’avérer rentable (en fonction des conditions de vent et des équipements choisis) grâce au rachat de sa production. Dans tous les cas, rapprochez-vous de professionnels reconnus et de confiance.
Et si le futur de l’éolien était en pleine mer ?
La France, en retard par rapport à nos voisins Anglais, Danois et bientôt Allemands, va se lancer prochainement dans l’éolien offshore (en mer). Une issue peut-être pour contrer le lobby des anti-éoliens. En effet les nuisances des éoliennes en mer sont bien moindre et le potentiel est encore plus au rendez vous que pour ses cousines sur le planché des vaches ! C’est en tout cas une des solutions pour atteindre les objectifs Européens ambitieux de 20% d’énergies renouvelables et 10% pour l’éolien d’ici à 2020.
Ne pas oublier que la meilleure électricité c’est celle que l’on ne consomme pas !
Documentation supplémentaire :
Les Hydroliennes
Une hydrolienne est une turbine sous marine, créant de l’hydroélectricité, énergie électrique produite par l’énergie cinétique des marées ou des courants. Elle peut être assimilée à une éolienne sous marine.
Avantage des hydroliennes
En utilisant l’énergie cinétique du courant, les hydroliennes exploitent une énergie inépuisable, non polluante (pas d’émission de gaz à effet de serre) et prévisible (connaissances des courants en un lieu donné). C’est donc une énergie renouvelable.
Inconvénients des hydroliennes
Les hydroliennes n’ont hélas pas que des points positifs.
- Elles nécessitent la mise en place de la base de l’installation dans la zone de courant. Ceci induit donc un manque d’accessibilité pour sa maintenance (certaines sont dotés de mats permettant de lever le rotor ainsi que les pales).
- De plus, ces installations ne sont pas sans danger pour l’environnement : on enregistre des perturbations sur la faune et la flore alentours ainsi que sur la sédimentation.
Du côté de la France
Le potentiel des courants marins en France représente 3 à 5 GW, soit 2 à 3% de la production française. Cette ressource énergétique pourrait être recueillie par 5.000 machines pour un coût du kW entre 0,03 et 0,04 euro (contre 0,028 euro pour le nucléaire).
Pour l’heure, la première hydrolienne française, à titre expérimental, a été baptisée en Mars 2008, dans le Finistère dans l’estuaire de l’Odet. Elle est à l’echelle 1/3 du modèle final. Ce prototype de sept tonnes, repose à 19m de profondeur et a une puissance de 10kW. Elle est exploitée par la société HydroHélix.
Cette phase de test dure depuis quelques mois et aboutira à une version définitive, optimisée. Celle-ci mettra en œuvre 5 hydroliennes de 200kW chacune, totalisant donc 1MW.
Pour l’heure, l’hydrolienne est financée à hauteur de 40 % par la région, le conseil général du Finistère, l’Ademe et les communautés de Brest et Quimper.
Le potentiel hydrolien
Sur le vieux continent, le Royaume Uni présente le plus important gisement électrique hydrolien avec plus de 10GW de puissance à installer, suivi par la France qui aurait le second potentiel avec une puissance de l’ordre de 5GW.
L’hexagone est doté de grands sites de courants de marée emblématiques sur sa façade Atlantique et le long de la Manche.
Dans le monde, le potentiel de l’énergie hydrolienne des marées avoisinerait les 100GW de puissance électrique à installer.
Cette nouvelle source d’énergie pourrait donc, à long terme, contribuer significativement, à la production d’électricité d’origine renouvelable. Elle permettrait ainsi d’atteindre les objectifs fixés par le gouvernement, à savoir, 20% d’énergies renouvelables sur la totalité d’énergie produite.
Et Electricité De France ?
EDF n’est pas en reste sur ce potentiel énergétique. La société souhaite construire un projet pilote de ferme hydrolienne au large de Paimpol (près du barrage à énergie marémotrice de la Rance), dans les Côtes d’Armor. Celui-ci s’étendrait sur 3 hectares au large de Paimpol-Bréhat avec une capacité de 2 à 4 MW. Ces hydroliennes mesureront 16 mètres de diamètre chacune et seront ancrées à 35 mètres de fond.
EDF souhaite produire de l’énergie là où les courants sont les plus importants (3m/s). Les quatre machines, destinées à produire 500 kilowatts chacune, seront construites par OpenHydro, une société irlandaise.
La mise en service du parc est programmée au printemps 2012.
Présentation de l’énergie solaire thermique
L’énergie solaire thermique consiste à transformer le rayonnement solaire en énergie thermique. Ce type d’énergie se distingue de l’énergie photovoltaïque (électricité), qui utilise la chaleur transmise par rayonnement plutôt que le rayonnement lui-même, le principe étant de concentrer les rayons solaires en un seul endroit.
Un chauffe-eau solaire individuel (CESI) a pour but de fournir de l’eau chaude pour différents usages : sanitaire, appoint chauffage, piscine, à partir uniquement de l’énergie solaire. Il peut compléter, voire même se substituer totalement au mode de chauffage d’eau classique.
L’énergie solaire étant une énergie renouvelable, celle-ci permet de limiter efficacement les émissions de gaz à effet de serre ou la production de déchets nucléaires. L’ installation de tels dispositifs est fortement encouragée par de nombreux états et collectivités via la fiscalité, les primes et/ou une obligation d’installation sur les nouvelles constructions.
Une certification a vu le jour afin de règlementer ce domaine émergeant où certains installateurs sont, hélas, moins rigoureux que d’autres
Merci à :
Par Jean François Lebault, installateur agréé QualiSol QualiPV chez Heliologie
http://www.installateursolaire.fr
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Fonctionnement de l’énergie solaire thermique
Voici un schéma explicatif du mode de fonctionnement d’un CESI (Chauffe Eau Solaire Individuel), fonctionnant à l’énergie solaire thermique :

Principe de fonctionnement d'un CESI
Captage du rayonnement solaire
Celui-ci s’effectue à travers le module solaire (1) (généralement disposé sur le toit de l’habitation). Il est constitué d’un absorbeur (une plaque et des tubes métalliques noirs). C’est le cœur du “système solaire”, qui reçoit le rayonnement solaire et s’échauffe
Autour de cet absorbeur, on retrouve un coffre rigide. Celui-ci a pour but d’isoler thermiquement l’absorbeur tout en laissant passer, sur sa partie supérieure, le rayonnement solaire grâce à une partie vitrée. Une fois le rayonnement entré, ce coffre a pour but de retenir la chaleur afin de chauffer le liquide passant dans l’absorbeur.
Transport de la chaleur
C’est le rôle du circuit primaire (2), contenant un fluide caloporteur (qui transporte de l’énergie) antigel. Le circuit primaire est un circuit fermé, qui ne se mélange pas avec l’Eau Chaude Sanitaire (ECS) produite. Ce fluide chaud, se dirige vers le ballon de stockage (5) afin de restituer sa chaleur à l’eau froide.
Échange de chaleur
Le fluide caloporteur contenu dans les tuyaux du circuit primaire, restitue sa chaleur à l’eau froide qui remplit le ballon de stockage. Le fluide passe au travers d’un échangeur thermique (3) placé au centre du ballon, dans l’eau froide. Celui-ci va dissiper la chaleur qu’il contient afin de réchauffer l’eau froide.
Une fois la chaleur dissipée, le fluide continue son circuit et repart, grâce au circulateur (7) le mettant en mouvement, dans le module solaire, afin de se recharger en chaleur.
Stockage
Le ballon de stockage est similaire, en apparence, à un chauffe eau classique. Il constitue la réserve en eau chaude sanitaire. Lorsque de l’eau est puisée dans le CESI, elle est immédiatement remplacée par de l’eau froide qui sera ensuite réchauffée.
Et lorsqu’il n’y a plus de soleil ?
Lors de conditions météorologiques défavorables, l’énergie solaire ne peut plus assurer la totalité de la production d’eau chaude.
Les ballons d’eau chaude solaire sont équipés d’un dispositif d’appoint. Celui-ci prend le relais en cas de besoins, et vient chauffer l’eau chaude en remplacement de l’énergie solaire.
En général, il s’agit d’un appoint électrique, grâce à une résistance souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire
Mais ce peut être aussi un appoint hydraulique (avec un fluide caloporteur aussi). Raccordé à une chaudière(12) au fioul, au gaz ou une pompe à chaleur par exemple, le fluide vient liberer sa chaleur dans le ballon de stockage grâce à un serpentin.
Un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.




























