L’hydrogène nouvelle source d’énergie durable ?
Ce pourrait être une révolution énergétique. Sur tous les continents existent des sources naturelles d’hydrogène qui, si elles pouvaient être exploitées industriellement, fourniraient à l’humanité une nouvelle énergie, durable et respectueuse de l’environnement.
Ou trouver ces ressources ?
Le dégagement d’hydrogène le long des chaînes volcaniques sous-marines est connu de longue date. Mais l’exploitation de ces « fumeurs », à plusieurs milliers de mètres sous les eaux et loin des côtes, est exclue. Il en va peut-être différemment pour les sources terrestres, que les chercheurs français ont identifiées au cours de quatre années de travaux exploratoires.
Ces gisements, décrivent-ils, ont été repérés dans « deux types de contexte géologique ».
- D’une part, dans les grands massifs de péridotite, c’est-à-dire les régions où l’activité tectonique a fait remonter les roches du manteau terrestre à la surface. On en trouve en Papouasie-Nouvelle Guinée, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, dans le sultanat d’Oman, aux Philippines, en Iran, à Cuba, en Californie, en Grèce, en Turquie, en Italie ou au Portugal…
- D’autre part, dans la partie centrale de tous les continents, en particulier dans les zones les plus anciennes, appelées « cratons ». C’est-à-dire sur environ la moitié des terres émergées.
C’est à cette seconde catégorie de réservoirs que s’intéressent les scientifiques. « Dans la plupart des sites, les flux d’hydrogène sont diffus, décrit Eric Deville. Mais, dans les régions où une couverture d’argile s’est formée au-dessus des émanations de gaz, celui-ci s’est accumulé et on en trouve, dissous dans les aquifères, à des concentrations pouvant dépasser 80% »
Dans ces nappes, on le trouve souvent associé à du méthane, parfois à de l’azote ou à de l’hélium, gaz rare utilisé dans les industries de haute technologie.
Devant l’abondance de la ressource, qui pourrait résulter d’un « dégazage continu de la planète », l’Ifpen a décidé de lancer un programme de recherche afin de « quantifier » le potentiel de ces aquifères sur l’ensemble du globe.
Toutefois, prévient-il, « le chemin est encore long avant d’envisager une production industrielle de grande ampleur ». Il y faudra, le moment venu, des systèmes de forage et de pompage, l’hydrogène pouvant alors être récupéré par dépressurisation de l’eau.
«Nous sommes très optimistes, dit Valérie Beaumont. Les sources terrestres, bien réparties sur les différents continents, pourraient répondre pour une part significative aux besoins en hydrogène. Et contribuer ainsi, au moins localement, au mix énergétique. »
Une lueur d’espoir…
L’exemple du Mali pourrait en être une préfiguration. Lors du forage d’un puits d’eau, dans le village de Bourakébougou, proche de Bamako, a été découvert fortuitement, il y a quelques mois, un gisement de gaz composé à 98 % d’hydrogène qui alimente aujourd’hui un groupe électrogène.
Sources : Le Monde (PIERRE LE HIR)
Libérons Internet de ses facettes les plus sales !
Greenpeace vient de publier une étude dans laquelle elle dénonce les effets du « cloud computing » sur la planète. Ce nuage virtuel, où sont stockées de plus en plus de données (photos, musique, vidéos… ), a un impact bien réel sur l’environnement. Pour enregistrer tous ces fichiers et permettre aux utilisateurs d’y accéder de n’importe où, les géants de la high-tech ont construit de véritable usines de serveurs particulièrement gourmandes en énergie.
L’électricité d’1 data center équivaut à celle d’environ 250.000 foyers européens !!
La consommation en électricité de certains « data centers » équivaut à celle d’environ 250.000 foyers européens, explique Greenpeace dans son étude. Problème : pour les alimenter, bon nombre d’entreprises ont recours aux sources d’énergie les plus polluantes et fossiles (charbon, diesel…).
L’association a donc réalisé un palmarès, en classant les entreprises selon les sources énergétiques utilisées. Amazon, Apple et Microsoft sont les plus mauvais élèves tandis que Yahoo, Google, Facebook sont montrés en exemple.
Les solutions durables
Des solutions existent : les géants d’Internet peuvent montrer l’exemple au secteur, en optant pour une électricité plus verte. Grâce à vous, nous avons convaincu Facebook d’arrêter le charbon ! Notons que ce dernier a dernièrement fabriqué en Suède, un data center pouvant être entièrement alimenté par des énergies renouvelables.
Microsoft, Amazon, Facebook et Apple doivent s’alimenter auprès de sources d’énergie propres.
Vous voulez nous aider à attirer leur attention ? Rejoignez les 200 000 personnes qui ont écrit aux PDG de Microsoft, Amazon, Facebook et Apple pour leur demander de libérer le Cloud du charbon.
Accident nucléaire au Japon, suivez en direct le nuage de la centrale
Impossible de passer au travers de ce qui semble se dessiner comme une catastrophe nucléaire grâve. Nous avons donc voulu vous présenter les sites internet qui vous donneront (on l’espère) l’information la moins frelatée et en temps réel.
Les sites incontournables
Tout d’abord, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), association à but non lucratif qui défend :
- le droit à l’information sur la radioactivité et le nucléaire ;
- le droit à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants.
Et un laboratoire agréé spécialisé dans les mesures de radioactivité :
- analyses ponctuelles, études d’impact, contre-expertises ;
- dépistage de radon et diagnostics des bâtiments affectés ;
- vente de radiamètres (renseignements et formations).
Ensuite le site dédié de l’ASN (agence de sécurité nucléaire) spécialement conçu pour la crise au Japon ; qui fait un point sur les communiqués officiels emmenant de l’AIEA et du Japon.
- On peut s’attendre a une information assez fiable, mais probablement légèrement atténuée pour éviter les mouvement de panic. En effet si le nuage était extrêmement toxic ou pourrions nous bien aller ? Sur Mars ? Et bien non, car la terre fonctionne en vase clôt. C’est pour cela nous subissons l’effet de serre…
Suivre l’évolution du nuage nucléaire jusqu’à la France et l’Europe, grâce à cette carte >>
- Ceci est un modèle, il s’appuie sur des données relevées et des prévisions pour les prochains jours. Il faut donc le prendre en compte mais il est en constante évolution.
Un autre moyen consiste à consulter régulièrement la radioactivité près de chez vous. Comme personne n’est équipé de ces appareils, vous pouvez utiliser le réseau de stations françaises installées un peu partout. Consultez cette carte pour suivre en direct la radioactivité près de chez vous >>
- Il nous semble très improbable que les agences de surveillances puissent modifier ces données publiques, on peut donc raisonnablement se fier à ces mesures. Les chiffres parleront d’eux-même !
Prenez garde aux informations qui sont publiées dans la presse
Depuis le début de la crise, on ne cesse de comparer Tchernobyl et Fukushima Daiichi. Idem pour les concentrations de particules radioactives dans l’air. Ceci a un effet pervers, on se dit que comme c’est 1000 ou 10000 fois moins concentrés, ce n’est pas grave ! C’est un raisonnement absurde, on ne compare pas avec le pire mais avec les taux légaux fixés par L’UE. Informations très difficile à trouver en ce moment. Nous vous communiquerons les chiffres dès que nos experts nous aurons validé nos données.
Plus de renseignement
Un ensemble d’organisme sont à votre disposition pour répondre à vos questions et inquiétudes, notamment
Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection
6, place du colonel Bourgoin – 75572 Paris Cedex 12
Téléphone : 01 43 19 36 36
Télécopie : 01 40 19 86 69
Ministère des Affaires Etrangères
La cellule de réponse téléphonique pour les familles demeurant ou ayant de la famille au Japon est en place :
Téléphone : 01.43.17.56.46
A l’Ambassade de France au Japon, la cellule de crise est joignable au :
Téléphone : 0081-3-5798-6000 (depuis la France) ;
Téléphone : (03)-5798-6000 (depuis le Japon).
Et par courriel à :
urgence.tokyo-amba@diplomatie.gouv.fr.
La mairie de Sendai a également mis en place deux hotlines pour les étrangers vivant à Sendai :
Téléphone : 022-265-2471
Téléphone : 022-224-1919
N’hésitez pas à réagir et nous faire part de vos sources d’informations.
Deux ans après, les habitants témoignent…
Réalisé par Alain de halleux








