Un nouveau péril pour les eaux européennes

Dans A LA UNE, Alimentation, Animaux, Environnement, L'eau par le 30 novembre 20171 Commentaire

Mise à jour de l’article suite au vote du 21 novembre 2017 (lire en fin d’article)
Le 21 novembre prochain, la Commission de la pêche du Parlement européen doit décider si la pêche électrique peut être considérée comme une méthode de pêche « conventionnelle ». Cela reviendrait à l’autoriser une fois pour toutes en Europe. Comme si électrocuter des poissons pouvait être une pêche conventionnelle ? On se souvient de la mobilisation de certaines célébrités (Gillian Anderson, Aure Atika, Barbara Cabrita, Jean-Marc Barr) contre le chalutage profond, une technique de pêche désastreuse pour les fonds marins. Alors à la rédaction d’Acteur Durable nous avons décidé de nous mobiliser et de rédiger cet article pour qu’un maximum de français signe la pétition qui est lancée sur le site bloomassociation.org

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La pêche par électrocution : est-ce une méthode durable ?

Aujourd’hui en Europe, les populations de poissons ont atteint des niveaux si bas qu’aller les pêcher coûte plus que ça ne rapporte. Au lieu de réduire le nombre de navires de pêche et laisser les poissons se reconstituer, comme c’est le cas près de Marseille avec la réserve marine qui a vu le jour en avril 2012, les industriels ont au contraire décidé de les capturer jusqu’au dernier, et par tous les moyens ! Pourtant un grand nombre d’espèces sont menacées, lisez notre article sur le sujet. Comment ça se passe concrètement ? Les Néerlandais équipent leurs bateaux avec des électrodes qui envoient une impulsion électrique afin de déloger les poissons enfouis dans le sable.

Ne les laissons pas nos océans se transformer en désert

L’électrocution provoque chez le poisson des hémorragies et des fractures de la colonne vertébrale. De plus on ignore les effets du courant électrique sur les œufs, les juvéniles ou les espèces électro-sensibles comme les raies et les requins… Les autres pêcheurs sont opposés à cette méthode de pêche dont l’efficacité radicale pourrait vider en quelques années nos océans de toute ressource. Pour ceux qui le souhaite, vous pouvez consulter notre dossier sur l’alimentation durable qui vus explique comment on peut manger durablement et sainement en même temps.

Nous pouvons faire reculer les industriels néerlandais !

Encore une fois, tout est question de lobbies industriels qui ont réussi à convaincre la Commission européenne d’accorder des dérogations à cette pêche pourtant interdite en Europe. Mais ça ne leur suffit pas ! Ils veulent faire basculer l’ensemble des pêches européennes vers leur technique morbide. Nous devons empêcher ces industriels irresponsables d’agir en demandant aux députés européens de faire preuve de discernement le 21 novembre afin qu’ils s’opposent avec détermination à la déchéance programmée de nos océans.

IL Y A URGENCE À FAIRE ENTENDRE NOS VOIX AUPRÈS DES DÉCIDEURS EUROPÉENS ALORS SIGNEZ CETTE PÉTITION URGENTE ET PARTAGEZ-LA AVEC TOUT VOTRE ENTOURAGE !

A voir reportage édifiant !

Vote de la commission de la pêche du parlement européen – victoire des lobbies contre les citoyens
Les 27 députés membres de la Commission PECH ont voté pendant près de deux heures les 750 amendements apportés au Règlement Mesures Techniques, qui met en œuvre les objectifs et ambitions de la Politique commune de la pêche. L’ensemble du vote a été terriblement mauvais pour l’avenir des eaux européennes mais les votes portant sur les quelques amendements concernant la pêche électrique ont été particulièrement désastreux. Les lobbies néerlandais ont obtenu tout ce qu’ils voulaient.
Dans le détail : 23 eurodéputés contre 3 ont approuvé un compromis politique (le compromis n°10 sur l’article 24) permettant :

D’opérer un glissement sémantique dangereux en qualifiant la pêche électrique d’engin « innovant » au lieu de la nommer pour ce qu’elle est, comme le reste du monde : une pêche DESTRUCTRICE ;
De continuer à pêcher alors que la pratique est interdite en Europe depuis 1998 ;
D’étendre largement le nombre de chalutiers électriques en Europe dès à présent en passant d’un cadre dans lequel la tolérance est (par dérogations) de 5% des flottes de chalut à perche de chaque Etat membre à 5% des « métiers », ce qui augmente drastiquement le nombre possible de licences par pays ;
Summum de la perversion institutionnelle : le compromis permet, d’ici quatre ans, si la science n’a pas prouvé les impacts « négatifs » pour les « habitats » de la pêche électrique, de l’autoriser sans limite en Europe. Comme les Néerlandais clament faire de la recherche depuis 10 ans, comme les baleiniers japonais en quelque sorte, ils pourront toujours faire valoir leurs « efforts » de recherche pour faire immédiatement faire sauter ce ridicule garde-fou.
Ce langage ouvre la brèche à une controverse scientifique infinie, comme on le voit sur d’autres questions majeures comme le glyphosate ou les néonicotinoïdes. Il faudrait donc que certains Etats membres consacrent un budget de recherche à démontrer qu’électrocuter la vie marine est une idée stupide et dangereuse (inversion de la charge de la preuve) ! Car aujourd’hui la recherche vient des Pays-Bas et fait partie du dispositif de lobbying des industriels. Les les Néerlandais pourront donc équiper 100% de leur flotte s’ils le souhaitent, réglant ainsi le problème de leurs nombreuses licences illégales.

À l’annonce de ces résultats, le lobby néerlandais a exulté, ce qui a conduit l’eurodéputé Yannick Jadot à leur demander de respecter le travail des parlementaires ou de sortir de la salle pour faire leurs commentaires.

Seule consolation de la journée : ce résultat désastreux peut encore être remis en cause d’ici le vote en plénière, qui aura bien lieu car le rapporteur du Règlement, l’espagnol de droite (groupe PPE) Gabriel Mato, n’a pas reçu l’aval de ses collègues pour négocier directement en trilogue le texte de loi final au nom du Parlement, avec le Conseil de l’Union et la Commission européenne.

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Baissez durablement votre facture d’électricité et de gaz

Dans A LA UNE, Chauffage, Consommation, Dépenses, Eclairage, Energies, Energies, Maison par le 7 septembre 20171 Commentaire

AVEC L’UFC-QUE CHOISIR, FAITES DURABLEMENT BAISSER VOTRE FACTURE D’ÉLECTRICITÉ ET DE GAZ !

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10 ans après l’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence, et alors que les conditions d’une véritable concurrence profitable aux consommateurs sont réunies sur les marché du gaz et de l’électricité, un trop grand nombre de consommateurs ignore la possibilité, les modalités mais aussi l’intérêt du changement de fournisseur d’énergie… L’UFC-Que Choisir entend donc, comme elle l’a fait avec succès l’an dernier, éveiller les consciences sur l’intérêt et la simplicité du changement de fournisseur d’énergie, les rassembler pour faire émerger des offres (gaz et électricité) les plus attractives possibles financièrement et assises sur des conditions juridiques sécurisées.
N’hésitez plus. Ensemble, faisons baisser la facture énergie !

Nouveautés 2017

Cette année, pour répondre à la demande des consommateurs, la campagne comprend plusieurs nouveautés : les offres gaz et électricité « classiques », sont dorénavant À PRIX FIXES 2 ANS pour une plus grande prévisibilité des tarifs et durabilité des économies potentielles. Pour l’électricité est proposé un lot « soutien aux petits producteurs de renouvelable » À PRIX FIXE 1 AN (électricité provenant majoritairement de petits sites de production renouvelable situés en France), pour lequel le nombre de souscripteurs est plafonné à 25 000.

Si tous les inscrits pourront demander à avoir une proposition d’offre personnalisée « soutien aux petits producteurs de renouvelable », seules les 25 000 premières personnes qui exprimeront le souhait d’y souscrire pourront en bénéficier.

Attention le nombre de place est limité alors ne perdez pas de temps et  Inscrivez-vous  ici >>

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Quelles garanties ?

  • Du gaz et/ou de l´électricité moins chers
  • Un contrat sûr
  • L’ UFC-Que Choisir à vos côtés

Pourquoi inviter les consommateurs à quitter les tarifs réglementés de gaz et d’électricité ?

Aujourd’hui, les fournisseurs alternatifs peuvent durablement proposer des offres tarifaires compétitives par rapport aux tarifs réglementés proposés par les opérateurs historiques [EDF pour l’électricité, ENGIE (ex GDF Suez) pour le gaz]. De même, les tarifs réglementés permettent de moins en moins d’avoir une vue claire de l’évolution tarifaire: celui du gaz change tous les mois, le tarif réglementé d’électricité change, lui, chaque été alors que l’on trouve des offres à prix fixes sur le marché libre. Enfin, au dire même des experts du secteur, les tarifs réglementés risquent de fortement augmenter dans les mois et années à venir. Alors que la sécurité de l’approvisionnement est garantie par les distributeurs nationaux et pas les fournisseurs historiques, et que l’on peut toujours revenir au tarif réglementé après les avoir quitté, l’UFC-Que Choisir appelle donc les consommateurs, dans leur intérêt, à faire jouer la concurrence.

Comparateur Gaz & Électricité gratuit

Grâce au calculateur de consommation de gaz et d’électricité, vous pouvez réduire votre facture annuelle d’énergie. Une fois cochées les cases qui permettent de déterminer votre consommation, le montant annuel de votre dépense s’affiche. Vous pouvez le comparer à toutes les offres commerciales disponibles, le montant d’économies réalisé ou son surcoût sont précisés pour chacune. En cliquant sur le nom du fournisseur, vous avez accès à l’évaluation de son contrat et à notre avis sur ses offres.

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Chauffage central, choix de l’énergie

Dans Chauffage par le 10 juin 20091 Commentaire

Le chauffage central consiste en la production, par une chaudière,de chaleur diffusée à travers l’habitat grâce à un fluide (généralement de l’eau avec un additif caloporteur). Ce fluide circule ensuite dans votre installation de chauffage afin de libérer la chaleur qu’il a emmagasinée, dans vos convecteurs ou votre plancher chauffant par exemple.

Actuellement, il existe sur le marché deux grands types de chaudières.

La chaudière murale

Son encombrement réduit lui confère une facilité d’installation, elle est adaptée aux appartements ou aux petites maisons individuelles. On peut la mettre dans la cuisine, dans la salle de bain ou dans un placard.
Mais cette taille réduite induit une puissance plus faible qu’une chaudière au sol.

Elle peut également produire de l’eau chaude, évitant l’installation d’un chauffe-eau. Couplée à un ballon de stockage, elle permet plus de souplesse et de confort. Ce ballon peut être intégré à la chaudière limitant l’encombrement (mais le prix est bien plus élevé), ou être externe. Ces chaudières ont une durée de vie d’environ 10 à 15 ans.

Une chaudière murale

Une chaudière murale

La chaudière au sol

De puissance plus importante que la chaudière murale, elle implique aussi un encombrement supérieur. Elle permet donc le chauffage de superficies bien plus importantes. Leur durée de vie oscille entre 15 et 20 ans.
Les différents types de chaudières :

  • Une chaudière à condensation récupère une grande partie de la chaleur de la vapeur d’eau contenue dans les gaz de combustion, ce qui permet d’accroître son rendement et même de dépasser les 100%. L’investissement de départ est plus important, mais permet ensuite de réaliser des économies d’énergie. Une aide de l’état est aussi prévue concernant ce type de chaudière.
  • Une chaudière à basse température permet de chauffer l’habitat avec un fluide de température bien moins importante qu’une chaudière traditionnelle ou à condensation. Afin d’arriver à un niveau de température similaire, cette installation requiert des émetteurs de chaleurs plus minces et ayant une surface plus importante.

Afin de mieux gérer leur consommation, les chaudières peuvent être pilotées par un ou plusieurs régulateurs de chauffage. Ceux-ci adaptent, selon vos besoins, la température des pièces en fonction de l’heure et du jour, permettant ainsi de ne pas chauffer lorsque vous n’êtes pas présents.
A noter : les chaudières doivent être entretenues chaque année afin d’assurer leur bon fonctionnement.

Aides de l’état

Dans le cadre de mesures concernant le développement durable, les équipements de chauffage les plus performants comme les chaudières à condensation et basse température bénéficient d’un crédit d’impôt.

Crédit d'impôt

Qui peut bénéficier d’un crédit d’impôt ?

Tout individu fiscalement domicilié en France (métropole et DOM) supportant le prix des dépenses effectuées et occupant son logement en tant que propriétaire, locataire ou à titre gratuit, imposable ou non.

Pour quel type de résidence ?

La résidence dans laquelle s’effectuent les travaux doit être le logement principal du contribuable au moment du paiement, et être située en France. Elle doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Si l’habitation devient la résidence principale du particulier, les travaux peuvent commencer après six mois d’occupation du logement.

Quels sont les produits concernés par le crédit d’impôt ?

  • Les chaudières à basse température : 15 %
  • Les chaudières à condensation utilisant du gaz propane : 25 % à 40 % (*)
  • Les appareils de régulation de chauffage (thermostats, sondes…) : 25 % à 40 % (*)

(*) Ces crédits d’impôts peuvent atteindre 40 % à la double condition que ces produits soient installés dans une habitation achevée avant le 1er janvier 1977 et que cette installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit l’achat du logement.
Important : la main d’œuvre et la pose des installations ne bénéficient pas du crédit d’impôt.

Quel est le plafond des dépenses ?

Le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder :

  • 8000 € pour une personne seule
  • 16000 € pour un couple soumis à imposition commune (mariage ou pacs)

A noter : le montant des dépenses est majoré de 400 € pour une personne à charge (dont le premier enfant), de 500 € pour le second enfant et de 600 € par enfant à partir du troisième enfant.

Quels justificatifs faut-il fournir ?

Il suffit de joindre à la déclaration de revenus la photocopie de la facture délivrée par l’entreprise ayant réalisé les travaux. Cette facture doit mentionner :

  • L’identité et l’adresse du contribuable
  • L’adresse du logement dans lequel sont réalisés les travaux
  • La nature et le montant des travaux
  • Le montant des équipements
  • Les matériels et matériaux éligibles au crédit d’impôt

Ces dispositions s’appliquent aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Le taux de 40 % de crédit d’impôt, quant à lui, ne s’applique qu’aux dépenses réalisées à partir du 1er janvier 2006 et jusqu’au 31 décembre 2009.

La TVA à 5,5 %

A quoi s’applique cette réduction de la TVA ?

Dans le cadre des travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien des locaux à usage d’habitation, vous pouvez bénéficier d’une réduction de TVA. Ainsi, en faisant installer ou rénover le chauffage central de votre habitation, la TVA peut être baissée jusqu’à 5,5%.

Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?

  • Les locaux concernés doivent être affectés à l’habitation pour au moins 50 % de leur superficie
  • L’habitation doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Vous devez remettre au professionnel une attestation justifiant l’ancienneté de l’habitation
  • Les travaux doivent être réalisés par un professionnel. Si vous achetez vous-même les équipements et les matières premières, vous serez taxé à 19,6%. Et dans ce cas, c’est uniquement pour la pose ou l’installation que la taxe sera de 5,5%.

L’aide de l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat)

En quoi consiste cette aide ?

Vous pouvez bénéficier d’une aide de 900 € de l’ANAH pour l’achat et l’installation d’une chaudière à condensation.

Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?

Il suffit que vous soyez propriétaire bailleur ou propriétaire occupant de votre logement principal, et que vous achetiez et installiez une chaudière à condensation.

Quels sont les avantages d’une chaudière à condensation pour l’environnement ?

Ce type de chaudière réduit la production de gaz à effet de serre et divise par 5 les émissions de monoxyde de carbone et d’oxyde d’azote. De plus, elle récupère une partie de la chaleur contenue dans la vapeur d’eau et l’utilise pour réchauffer l’eau de circulation. Ce système permet un rendement pouvant aller jusqu’à dépasser 100 % et diminue la consommation d’énergie de 20 à 30 %.

Comment alimenter un chauffage central ?

Un chauffage central peut produire de la chaleur à partir de différentes sources d’énergies. Le choix du type d’énergie doit être judicieux, pour vous assurer une rentabilité de votre installation plus rapide.

Les différentes sources d'énergie pour le chauffage

Les différentes sources d'énergie pour le chauffage

Afin de mieux situer chaque type d’énergie, en voici un rapide descriptif :

Fonctionnement à l’électricité

Le chauffage central électrique chauffe de l’eau qui est diffusée, à travers des canalisations, aux radiateurs ou aux plancher chauffants. Ce système permet de ne pas avoir de stockage de combustible. Néanmoins, son utilisation est coûteuse et c’est une énergie non renouvelable

Fonctionnement au bois

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.

Fonctionnement à l’énergie solaire

Nous vous invitons à consulter nos dossiers concernant l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie solaire thermique, afin d’en connaître les spécificités.

Fonctionnement à l’énergie géothermique

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie géothermique afin d’en connaître les spécificités.

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Chauffage décentralisé, solutions d’énergie

Dans Chauffage par le 10 juin 2009Pas de commentaire

Le chauffage décentralisé est composé de différents générateurs de chaleur, répartis à travers les pièces de l’habitation. Ils sont gérés de manières individuelle ou à travers une régulation, selon les dispositifs installés.
Ce mode de chauffage se révèle moins couteux à l’installation comme à l’entretien qu’un système centralisé. Néanmoins, son prix de revient à l’utilisation est plus élevé. On préfère dont l’utiliser dans des habitations ayant des surfaces réduites.
Différentes énergies permettent de faire fonctionner ces générateurs de chaleur (bois, pétrole, butane …) mais la plus utilisée est l’électricité.
Ces dispositifs de chaleur sont en général des radiateurs, mais peuvent aussi être des poêles (poêle à bois, poêle à pétrole …) ou encore des cheminées ou inserts dans les salons ou séjours.
Voici donc un descriptif synthétique de chaque dispositif de chauffage.

Fonctionnement à l’électricité

Les générateurs de chaleur décentralisés fonctionnant à l’électricité sont très variés, par leur design, leurs puissances et leurs encombrements. La chaleur ressentie varie aussi selon le type d’appareil sélectionné et ils n’assurent donc pas tous le même confort.

L’attrait principal de ce mode de chauffage réside dans le prix initial de l’investissement. En effet, il est bien moins élevé que l’investissement nécessaire pour une installation de chauffage centralisé.

En revanche, son utilisation est bien plus coûteuse, il n’y a pas besoin de stocker du combustible, mais c’est une énergie non-renouvelable. Il faut donc veiller à limiter son utilisation, à travers un régulateur ou mettre son chauffage sur le mode « éco » ou « hors-gel » pendant les absences.

Le choix d’un appareil de chauffage électrique repose sur deux paramètres : le volume de la pièce ou du local et la qualité de son isolation.
Les fabricants rivalisent aujourd’hui d’imagination pour concevoir et produire des appareils électriques combinant les avantages des uns et des autres.

Les convecteurs électriques classiques

Un convecteur classique est un caisson métallique possédant deux ouvertures : une sur sa partie basse et l’autre sur sa partie haute. L’air ambiant entre par le bas du convecteur, au contact de la résistance interne se réchauffe, et est expulsé dans la pièce par la partie haute.

Principe d'un convecteur électrique classique

Principe d'un convecteur électrique classique

Ce type de chauffage permet une vitesse de chauffe accrue, en quelques minutes la chaleur se fait sentir. Néanmoins, celle-ci est sèche et peu confortable. Les consommations engendrées par ce type de chauffage sont importantes, il faut donc lui adjoindre une régulation permettant de contrôler efficacement la température de la pièce.

Les ventilo-convecteurs

Le principe est similaire à celui du convecteur classique, auquel est greffé un système de soufflerie permettant de forcer le flux d’air.

Ces installations sont donc logiquement plus onéreuses que les convecteurs classiques, mais ils procurent une sensation de confort plus importante, due à la douceur de la chaleur diffusée.

Ventilo-convecteurs

Ventilo-convecteurs

Les panneaux rayonnants ou radiants

Un panneau rayonnant électrique

Un panneau rayonnant électrique

Un générateur de chaleur de type panneau rayonnant ou radiant contient une plaque chauffée par une résistance. La chaleur fournie est semblable au rayonnement du soleil, et procure donc une sensation de confort agréable.

La pièce est chauffée de façon homogène, mais la chaleur est un peu sèche.

Cette chaleur se propage, aux parois et aux objets environnants qui réchauffent à leur tour l’air ambiant, au travers d’une protection (grille alvéolée ou façade en verre) qui laisse passer la chaleur.

La régulation de ce type d’appareil est, en général, précise permettant de s’adapter exactement à vos besoins et vous faire économiser de l’électricité.

Son prix est néanmoins plus élevé qu’un convecteur classique. Ce type de chauffage permet des design plus recherchés et plus esthétiques, qui s’accordent mieux aux intérieurs. On peut donc les retrouver sous apparence de miroirs, avec des finitions de type cadre alu.

Ils peuvent être accrochés au mur comme des « cadres » ou même accrochés au plafond.

Un plafond chauffant

Un plafond chauffant

Pour une diffusion optimale de la chaleur dans la pièce, ne disposez pas d’objets encombrants devant le panneau, ni de linge dessus.

Les radiateurs à fluide caloporteur

Cette méthode de production de chaleur fonctionne grâce à une résistance électrique située dans le corps de chauffe. Celle-ci réchauffe le fluide contenu dans le radiateur qui la diffuse ensuite dans la pièce.

Ce principe améliore le confort de chauffe et la montée en température est régulière, sans à coup, ni surchauffe. La chaleur est enveloppante, douce et se maintient de façon constante.

Radiateur a fluide caloporteur

Radiateur a fluide caloporteur

Les radiateurs à accumulation

Un radiateur à accumulation est généralement constitué d’un matériau réfractaire qui est chauffé par des résistances électriques.

La chaleur produite est emmagasinée pendant les heures creuses (lorsque l’électricité est la moins chère) pour être resituée par rayonnement durant le reste de la journée.

Cette chaleur, constante, est bien répartie dans la pièce par l’appareil et un système de régulation permet d’adapter la chaleur à nos envies et besoins.

Un radiateur à accumulation

Un radiateur à accumulation

Le sèche-serviettes

Principalement utilisé pour la salle de bain, il permet à la fois de chauffer la pièce ainsi que de sécher les serviettes. Des résistances électriques servent à chauffer un substrat solide ou liquide qui diffuse ensuite la chaleur accumulée à la carrosserie du sèche-serviette.

La principale différence par rapport aux autres modes de chauffage est le fait que l’on puisse déposer des objets sur sa surface, en l’occurrence des serviettes pour les faire sécher.
Pour une salle de bain, il est obligatoire d’utiliser un appareil normalisé NF. Il est protégé des chutes d’eau verticales et des chocs électriques.

Un sèche-serviette électrique

Un sèche-serviette électrique

Fonctionnement au Gaz naturel

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant le gaz naturel, énergie non renouvelable, afin de connaître les spécificités de cette énergie.

Le chauffage décentralisé possible à partir de cette énergie se présente sous la forme de radiateurs ou de poêles contenant leurs propres réserves. C’est en général une bouteille de gaz (butane ou propane) à proximité ou inclue dans le système.

Une installation décentralisée au gaz nécessite un conduit d’évacuation des fumées vers l’extérieur.

Radiateur indépendant au gaz naturel

Radiateur indépendant au gaz naturel

Différentes technologies existent sur le marché :

  • Les poêles infrableus sont les plus courants sur le marché. Il permettent de voir les flammes, bleues en l’occurrence, issues de la combustion. La chaleur produite est agréable et se répand très rapidement dans la pièce
  • Les poêles infrarouges sont plus onéreux mais possèdent un pouvoir calorifique supérieur. La chaleur produite est elle aussi plus agréable, car sa diffusion, au travers de matériaux réfractaires, est plus progressive et dure plus longtemps.
  • Les appareils à catalyse sont de puissance inférieure en général mais sont plus modernes donc plus économiques. Ils sont « basse température » et rejettent moins de gaz toxiques que les autres systèmes à gaz.

L’avantage d’une telle solution est son coût d’investissement relativement faible.

En contre partie, ce chauffage nécessite la création d’un conduit d’évacuation des fumées, le stockage et le transport de bouteilles lourdes et encombrantes. Le prix de revient au kWh est relativement élevé comparé à certaines autres énergies. Enfin, ce n’est pas une énergie renouvelable, donc peu recommandable pour la planète.

Fonctionnement au fioul

Ce moyen de chauffage d’appoint est très répandu, grâce à sa modularité et sa flexibilité. En effet, on peut le disposer dans toutes les pièces de la maison, lieux de passage comme lieux de vie et il apporte une chaleur confortable et conviviale.

Néanmoins, ce type d’installation nécessite un conduit d’évacuation, vers l’extérieur, des fumées dues à la combustion.

Il existe deux sortes de poêle à fioul, les appareils à flamme bleue et les appareils à flamme jaune, dont la couleur est conditionnée par le brûleur.

  • Les appareils à flamme jaune sont les appareils traditionnels. Ils possèdent un bon pouvoir calorifique mais dégagent de la poussière ce qui encrasse notamment les conduits. Ceux-ci nécessitent un entretien régulier, en plus du ramonage annuel.
  • Les appareils à flamme bleue sont les nouvelles technologies de poêles. Ils réduisent fortement la consommation de combustible et augmentent leur rendement. Leur combustion est bien plus propre que les poêles à flammes jaunes et nécessitent donc moins d’entretien (hormis le ramonage annuel)

Un poêle au fioul à flamme bleue

Un poêle au fioul à flamme bleue

Se chauffer grâce à un poêle au fioul induit le stockage de l’énergie, dont le prix au kWh est supérieur à d’autres énergies. De plus, c’est loin d’être une énergie renouvelable.

Fonctionnement au Bois

Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.

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Comment se fournir en électricité issue des énergies renouvelables

Dans Energies par le 25 mai 2009Pas de commentaire

Depuis le 1er Juillet 2007, EDF n’a plus le monopole de vente de l’électricité en France. Concrètement il est possible depuis cette date de choisir parmi une multitude d’offres d’énergie (vertes ou pas), affichant des tarifs non réglementés donc plus ou moins élevés, auprès d’autres acteurs que EDF.

Il existe des analyses du mix énergétique des différents fournisseurs d’électricité accessibles aux particuliers. Cela permet de constater le réel positionnement de tel ou tel acteur. En clair 100 % renouvelable pour les plus engagés, moins d’1% pour ceux qui aujourd’hui utilisent souvent le vert comme argument marketing, le fameux « Green Washing ».

En pratique, opter pour l’électricité verte ne signifie pas que de l’énergie bien propre va alimenter votre TV mais plutôt que le fournisseur s’engage à réinjecter dans l’unique réseau de distribution l’équivalent de votre consommation en énergie renouvelable.

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