Le sapin de Noël respecte t-il l’environnement ?
À l’inverse du sapin artificiel qui requiert des produits d’origine pétrolière lors de sa fabrication, la culture du sapin de Noël a des effets positifs sur l’environnement :
- Limiter les gaz à effets de serre. Au cours de leur croissance, les sapins absorbent du dioxyde de carbone (CO2) pour le transformer en bois et en oxygène. En réduisant le CO2 dans l’atmosphère, ils limitent donc les gaz à effets de serre et favorisent le filtrage de l’air.
- Offrir un recyclage écologique. 100 % biodégradable, le sapin peut être transformé en copeaux de bois ou composté après les fêtes.
- Améliorer la stabilité des sols. Grâce à son système racinaire, il réduit les risques d’inondations liées à l’érosion et les ruissellements lors des pluies estivales.
Un circuit de distribution court pour un meilleur bilan carbone
Le transport du sapin de Noël joue un rôle primordial sur son impact sur l’environnement. Pour mieux respecter la nature, il est important de privilégier un sapin produit localement, qui voyage peu. Les français continuent de marquer leur préférence pour le sapin naturel.
Les foyers français ont été 22,9 % à faire l’acquisition d’un sapin, parmi lesquels 19,3 % ont fait le choix du naturel contre 3,6 % pour l’artificiel.
Les puristes préfèreront la replantation en jardin avec décoration sur pied tous les ans. Encore faut-il avoir un jardin !
Chaque année à partir de la mi-novembre, les sapins de Noël arrivés à maturité sont coupés, mis sous filet puis palettisés pour rejoindre les fleuristes, les jardineries, les grandes surfaces, les marchés…. Pour mener à bien cette logistique ultra-saisonnière, les 1000 emplois permanents sont rejoints par 5000 saisonniers pour accomplir cette mission dans les meilleurs délais. Sur le plan économique et social, la culture du sapin de Noël concourt au développement de l’emploi dans certaines régions défavorisées.
Le sac à sapin d’Handicap International
L’Association Française du Sapin de Noël Naturel est partenaire du programme « Sac à Sapin » d’Handicap International. Vous le connaissez sûrement, en voici les grandes lignes. Le Sac à Sapin a convaincu plus de 535 000 familles et a permis ainsi de collecter près de 700 000 €.
Pratique et malin, le Sac à Sapin décore le pied du sapin, protège le sol des aiguilles pendant toute la durée des fêtes de Noël, puis emballe proprement le sapin à jeter.
Généreux, le Sac à Sapin est vendu 5 € dont 1,50 € est reversé à Handicap International pour agir en faveur des personnes handicapées dans plus de 60 pays.
100 % biodégradable et compostable, il peut donc être jeté avec le sapin dans le bac des déchets verts, où il se dégradera en 4 à 8 semaines. Le Sac à Sapin est disponible, en France, dans toutes les grandes surfaces alimentaires et spécialisées, dans les grands magasins et chez les fleuristes et pépiniéristes.
Offrir une seconde vie à son sapin
Les particuliers qui souhaitent replanter leur sapin après les fêtes doivent opter pour un arbre cultivé en conteneur, conditionné en pot ou en motte, qui conserve les racines intactes. Ainsi, il pourra entamer une seconde vie avec un maximum de chances de reprise. Cependant, certaines précautions doivent être prises lors de son installation dans la maison et lors de sa replantation.
Dans la maison :
- ne pas l’installer dans une pièce chauffée à plus de 17 °C (véranda, jardin d’hiver),
- éviter toute source de chaleur (radiateur, cheminée)
- prévoir un pied de sapin avec réserve d’eau miser ses aiguilles pour éviter leur dessèchement,
- le placer dans une pièce non chauffée quelques jours avant de le replanter.
Le jour de sa replantation, il est important de veiller à :
- éviter un jour où il gèle,
- imbiber la motte du sapin durant un quart d’heure,
- ajouter un peu de terreau et de terre de bruyère dans le trou préalablement réalisé,
- arroser copieusement à la base du sapin.
Pour ceux qui n’ont pas la chance de posséder une parcelle de terrain, il leur reste la possibilité transformer leur sapin en compost ou en bois de chauffage, après l’avoir fait sécher.
Les différentes sortes de sapin de noël
Pour combler toutes les attentes et correspondre à tous les budgets, les producteurs français de sapins s’engagent à offrir un très large choix de sapins pour les fêtes de fin d’année. Variétés, tailles, présentations,… il est possible de trouver le sapin idéal parmi l’offre proposée. Bien que deux variétés, l’Epicéa et le Nordmann, prédominent sur le marché, différentes espèces de conifères affichent également des qualités intéressantes.
LE NORDMANN : Le majestueux
Apprécié pour ses aiguilles brillantes, souples et douces, le Nordmann se distingue par sa silhouette harmonieuse. Ce sapin à pousse lente atteint en moyenne 2 mètres au bout de 10 à 12 années de culture. C’est le sapin le plus apprécié des Français (69,1 % des parts de marché en 2011).
prix moyen de 27,90 euros
L’EPICEA : La tradition
L’Épicéa se caractérise par sa bonne odeur de résine. Doté de fines aiguilles, il présente une forme conique et généralement touffue. Sa silhouette équilibrée, de la base à la cime, participe à une décoration soignée. Sa pousse est la plus rapide des sapins de Noël : il nécessite 8 ans de culture pour atteindre une taille de 2 mètres.
prix moyen de 16,70 euros.
LE PUNGENS : Le sapin bleu
Plus connu sous le nom de sapin bleu, le Pungens est un sapin original et décoratif. Il se distingue des autres sapins grâce à ses aiguilles bleutées, épaisses et piquantes. Sa pousse est lente : il atteint 10 mètres au bout de 10 années de culture. Sélectionné pour son agréable senteur, le Pungens ne perd pas ses aiguilles avant plusieurs semaines.
L’OMORIKA : L’élégance
Son port lancé et ses aiguilles vert foncé au revers argenté lui valent une élégance particulière. Sa forme effilée nécessite des tailles successives pour qu’il puisse atteindre la silhouette conique tant appréciée. Une fois paré de ses décorations, l’Omorika participe à un décor raffiné.
LE NOBILIS : Résistant et odorant
Distingué, le Nobilis est un sapin pourvu d’aiguilles légèrement bleutées et douces au toucher. Il s’agit d’un arbre à pousse lente qui, une fois coupé, conserve longtemps son bel aspect. Quant à son parfum boisé, il participe à recréer une atmosphère unique dans la maison.
Comment replanter en milieu naturel
Replanter votre sapin de Noël en milieu naturel c’est possible, mais sous certaines conditions :
- Assurez-vous déjà que l’espèce de sapin (ou autres arbres) puisse s’adapter aux conditions climatiques de votre région. Par exemple, inutile de planter un épicéa à Marseille, il ne résisterait pas à la chaleur.
- Renseignez-vous sur le propriétaire de la parcelle que vous avez repérée. Il existe 2 sortes de forêts : communales ou domaniales. Privilégiez les forêts communales gérées par les communes et l’ONF. En vous rapprochant de l’agence ONF locale la plus proche de votre lieu d’habitation, vous demanderez à parler à votre garde forestier locale, qui vous indiquera si vous pouvez replanter. Il peut également vous conseiller un autre domaine à replanter en priorité, en fonction de l’urgence.
Pour les forêts domaniales, dont une grande partie est privée, vous ne pouvez bien sûr pas replanter sans autorisation du propriétaire. Comme il est difficile d’identifier chaque propriétaire, nous vous conseillons de vous adresser à votre commune, pour connaitre les propriétaires des parcelles boisées de votre commune.
Enfin, vous pouvez vous regrouper avec vos voisins et présenter une demande à votre Maire pour la création d’une opération locale de reboisement. Les communes ayant des forêts domaniales et/ou communales, certaines acceptent toutes les bonnes volontés, a fortiori quand la main d’œuvre est gratuite !
Les éco-gestes du plaisancier

les éco-gestes du plaisancier
Récemment, un des membres d’Acteur durable a acquis un bateau. Et oui ! la majorité de notre équipe habite Marseille ; le bateau a donc fini par s’imposer au fil du temps…
L’occasion était trop belle, pour nous rendre compte par nous même, de notre impacte sur l’environnement dans la pratique du bateau.
Je précise qu’il s’agit d’un bateau à moteur (50 Ch). Notre équipe publiera prochainement un dossier sur l’impacte des sports nautiques sur l’environnement. Mais d’ores et déjà, nous avons pu nous rendre compte de la pollution générée par notre propre moteur. Nous avons été aussi assez choqué par les quantités de débris flottants sur les côtes méditerranéennes entre Marseille et Nice.
C’est pourquoi nous publions aujourd’hui cet article sur les éco-gestes du plaisancier qui ressemble plutôt à un guide des bons usages du plaisancier. Cependant, les informations qui y figurent sont intéressantes pour toute personne qui est amenée à parcourir un de nos littorales.
Article qui sera donc complété prochainement par notre étude sur l’impacte des sports nautiques sur l’environnement.
Prévenir, respecter et agir
Prévenir les pollutions aquatiques
Je préfère des sacs lourds ou des paniers pour transporter mes affaires car un sac trop léger risquerait de s’envoler. De même, je suis particulièrement attentif à tous les objets légers que le vent risque d’entraîner dans l’eau.
En bateau, n’utilisez pas vos toilettes marines, surtout si vous naviguez près des côtes.
Équipez plutôt votre embarcation de cuves à eaux noires. De nombreux ports proposent aujourd’hui des systèmes de vidange. La pollution, en mer comme sur terre, peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces, certaines pouvant être sensibles à de très faibles concentrations. La pollution peut aussi favoriser certaines espèces qui prolifèrent au détriment de toutes les autres.
Je remplis prudemment le réservoir de carburant de mon embarcation,
de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau.
À bord de votre embarcation, utiliser de l’eau sans détergent.
Préférez le savon de Marseille ou le savon Noir (c’est un produit plus pur, donc sans agents rajouté) ou alors abstenez-vous de faire la vaisselle à bord. Les ports vous proposent toutes sortes d’équipements pour améliorer votre vie à bord (sanitaires, bacs à vaisselle, douches).
Je bannis les produits toxiques pour laver mes embarcations,
je privilégie le lavage à l’eau claire et au savon de Marseille ou le savon Noir.
Préférez, lorsque la taille de l’embarcation le permet, le nettoyage mécanique des coques de bateaux (décapage manuel, sablage…) plutôt que l’application de peintures antisalissures.
Ces peintures antisalissures contiennent des substances biocides, pouvant avoir un impact sur l’environnement. Si la taille de l’embarcation rend nécessaire l’utilisation de ces peintures, veillez à respecter les doses d’application et à limiter les rejets dans le milieu (ex. : utilisation de bâches pour récupérer les projections de peintures).
Évitez les huiles solaires.
Les couches d’huiles solaires forment un écran à la surface de l’eau qui ralentit la photosynthèse, et donc la vie végétale, près des côtes. Protégez-vous plutôt avec des laits solaires qui se dissolvent dans l’eau.
Respecter la faune et la flore

éco gestes
Je mouille en priorité sur le sable
afin de préserver les algues et herbiers à posidonies ou de zostera puis je rince mon ancre sur place.
J’évite de pratiquer des activités motorisées bruyantes
qui portent atteinte à la faune et à la flore en dehors des zones dédiées à cet effet.
En mer et en rivière, je respecte le milieu naturel
en évitant de dégrader des zones sensibles, les lieux de nidification et de reproduction de la faune locale : roselières, berges, petits îlots, rivières en périodes de basses-eaux.
Pratiquez la plongée sous-marine avec un centre agréé et spécialisé qui vous informera sur la bonne conduite à tenir.
Ne pas jeter l’ancre à proximité de récifs coralliens, maîtriser le mouvement de ses palmes, ne pas toucher ni ramasser de coraux… Autant de précautions à suivre pour profiter pleinement du plaisir de la plongée sous-marine, sans contribuer à la disparition des espèces que vous venez admirer.
Respectez le milieu marin quand vous faites de la plongée sous-marine.
Abstenez vous de remonter quoique ce soit, ne nourrissez pas les poissons et faites attention à ne pas détériorer les fonds marins avec vos mains et vos palmes. Le moindre contact avec du corail peut avoir des effets irréversibles sur son développement.
Pour la pêche aux oursins, respectez les périodes d’autorisation de pêche, les quantités et les tailles minimales de capture. Renseignez-vous !
En France, la pêche aux oursins est autorisée du 1er septembre au 30 avril, sauf dans les Bouches-du-Rhône
où elle l’est seulement du 1er novembre au 31 mars. À pied, vous pouvez prélever 4 douzaines par personne et en mer, vous êtes limités à 12 douzaines par personne. La taille minimale est de 5 cm sans les piquants.
Agir pour limiter l’impact écologique
Je ramasse les sacs plastiques qui flottent dans l’eau
car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. De plus, les sacs plastiques peuvent bloquer le circuit de refroidissement des bateaux et causer une avarie moteur.
Je respecte les tailles de capture minimales et le matériel autorisé
car, en pêchant des poissons en dessous des tailles autorisées, j’empêche le renouvellement naturel des espèces et je réduis les ressources. De même, lors de mes achats, je n’achète pas de poissons ou crustacés en dessous de ces tailles. Voici la liste des espèces en danger, espèces menacées, espèces à consommer de préférence.)
Pour mes pêches aux coquillages et crustacés, je respecte les quantités et les tailles autorisées
car ce sont des ressources fragiles et indispensables à l’écosystème marin.
J’évacue mes ordures et je vidange mes cuves d’eaux usées uniquement dans les emplacements prévus à cet effet
par le gestionnaire de la voie d’eau.
Voici 2 adresses utiles pour obtenir plus d’information sur la protection du littoral et des aires marines protégées
- L’agence des aires marines protégées
42 bis quai de la douane
BP 42932
29229 Brest cedex
Tél. + 33 (0)2 98 33 87 67 - Le conservatoire du littoral
27 rue blanche
75009 Paris
Tél. + 33 (0)1 44 63 56 60
Sauvez la biodiversité en France
Le WWF lance une campagne afin de poursuivre son action pour le maintien de la biodiversité en
France. Vous avez un rôle très important à jouer à nos côtés !
Vous le savez peut-être, en France, des terrains vitaux pour la biodiversité sont menacés par
l’urbanisation, des constructions de routes, des aménagements touristiques… Si nous laissons faire,
de nombreuses espèces animales et végétales vont disparaître ! Pour faire face à cette urgence
écologique, le WWF fait appel au plus grand nombre !
Avec votre aide, nous pourrons acheter ces territoires en péril et les protéger.
C’est un pari qui vous semble fou ? Il est pourtant à la portée de tous :









