Les éco-gestes du plaisancier

Dans A la une par Administrateur le 23 juillet 2010Pas de commentaire
les éco-gestes du plaisancier

les éco-gestes du plaisancier

Récemment, un des membres d’Acteur durable a acquis un bateau. Et oui  ! la majorité de notre équipe habite Marseille ; le bateau a donc fini par s’imposer au fil du temps…
L’occasion était trop belle, pour nous rendre compte par nous même, de notre impacte sur l’environnement dans la pratique du bateau.

Je précise qu’il s’agit d’un bateau à moteur (50 Ch). Notre équipe publiera prochainement un dossier sur l’impacte des sports nautiques sur l’environnement. Mais d’ores et déjà, nous avons pu nous rendre compte de la pollution générée par notre propre moteur. Nous avons été aussi assez choqué par les quantités de débris flottants sur les côtes méditerranéennes entre Marseille et Nice.

C’est pourquoi nous publions aujourd’hui cet article sur les éco-gestes du plaisancier qui ressemble plutôt à un guide des bons usages du plaisancier. Cependant, les informations qui y figurent sont intéressantes pour toute personne qui est amenée à parcourir un de nos littorales.

Article qui sera donc complété prochainement par notre étude sur l’impacte des sports nautiques sur l’environnement.

Prévenir, respecter et agir

Prévenir les pollutions aquatiques

Je préfère des sacs lourds ou des paniers pour transporter mes affaires car un sac trop léger risquerait de s’envoler. De même, je suis particulièrement attentif à tous les objets légers que le vent risque d’entraîner dans l’eau.

En bateau, n’utilisez pas vos toilettes marines, surtout si vous naviguez près des côtes.

Équipez plutôt votre embarcation de cuves à eaux noires. De nombreux ports proposent aujourd’hui des systèmes de vidange. La pollution, en mer comme sur terre, peut nuire à la vie ou à la reproduction de nombreuses espèces, certaines pouvant être sensibles à de très faibles concentrations. La pollution peut aussi favoriser certaines espèces qui prolifèrent au détriment de toutes les autres.

Je remplis prudemment le réservoir de carburant de mon embarcation,

de préférence à quai, et en utilisant un entonnoir suffisamment grand pour ne pas répandre de carburant dans l’eau.

À bord de votre embarcation, utiliser de l’eau sans détergent.

Préférez le savon de Marseille ou le savon Noir (c’est un produit plus pur, donc sans agents rajouté) ou alors abstenez-vous de faire la vaisselle à bord. Les ports vous proposent toutes sortes d’équipements pour améliorer votre vie à bord (sanitaires, bacs à vaisselle, douches).

Je bannis les produits toxiques pour laver mes embarcations,

je privilégie le lavage à l’eau claire et au savon de Marseille ou le savon Noir.

Préférez, lorsque la taille de l’embarcation le permet, le nettoyage mécanique des coques de bateaux (décapage manuel, sablage…) plutôt que l’application de peintures antisalissures.

Ces peintures antisalissures contiennent des substances biocides, pouvant avoir un impact sur l’environnement. Si la taille de l’embarcation rend nécessaire l’utilisation de ces peintures, veillez à respecter les doses d’application et à limiter les rejets dans le milieu (ex. : utilisation de bâches pour récupérer les projections de peintures).

Évitez les huiles solaires.

Les couches d’huiles solaires forment un écran à la surface de l’eau qui ralentit la photosynthèse, et donc la vie végétale, près des côtes. Protégez-vous plutôt avec des laits solaires qui se dissolvent dans l’eau.

Respecter la faune et la flore

éco gestes

éco gestes

Je mouille en priorité sur le sable

afin de préserver les algues et herbiers à posidonies ou de zostera puis je rince mon ancre sur place.

J’évite de pratiquer des activités motorisées bruyantes

qui portent atteinte à la faune et à la flore en dehors des zones dédiées à cet effet.

En mer et en rivière, je respecte le milieu naturel

en évitant de dégrader des  zones sensibles, les lieux de nidification et de reproduction de la faune locale : roselières, berges, petits îlots, rivières en périodes de basses-eaux.

Pratiquez la plongée sous-marine avec un centre agréé et spécialisé qui vous informera sur la bonne conduite à tenir.

Ne pas jeter l’ancre à proximité de récifs coralliens, maîtriser le mouvement de ses palmes, ne pas toucher ni ramasser de coraux… Autant de précautions à suivre pour profiter pleinement du plaisir de la plongée sous-marine, sans contribuer à la disparition des espèces que vous venez admirer.

Respectez le milieu marin quand vous faites de la plongée sous-marine.

Abstenez vous de remonter quoique ce soit, ne nourrissez pas les poissons et faites attention à ne pas détériorer les fonds marins avec vos mains et vos palmes. Le moindre contact avec du corail peut avoir des effets irréversibles sur son développement.

Pour la pêche aux oursins, respectez les périodes d’autorisation de pêche, les quantités et les tailles minimales de capture. Renseignez-vous !

En France, la pêche aux oursins est autorisée du 1er septembre au 30 avril, sauf dans les Bouches-du-Rhône
où elle l’est seulement du 1er novembre au 31 mars. À pied, vous pouvez prélever 4 douzaines par personne et en mer, vous êtes limités à 12 douzaines par personne. La taille minimale est de 5 cm sans les piquants.

Agir pour limiter l’impact écologique

Je ramasse les sacs plastiques qui flottent dans l’eau

car des espèces protégées avalent les sacs en plastique, qu’elles prennent pour des méduses, et s’étouffent. De plus, les sacs plastiques peuvent bloquer le circuit de refroidissement des bateaux et causer une avarie moteur.

Je respecte les tailles de capture minimales et le matériel autorisé

car, en pêchant des poissons en dessous des tailles autorisées, j’empêche le renouvellement naturel des espèces et je réduis les ressources. De même, lors de mes achats, je n’achète pas de poissons ou crustacés en dessous de ces tailles. Voici la liste des espèces en danger, espèces menacées, espèces à consommer de préférence.)

Pour mes pêches aux coquillages et crustacés, je respecte les quantités et les tailles autorisées

car ce sont des ressources fragiles et indispensables à l’écosystème marin.

J’évacue mes ordures et je vidange mes cuves d’eaux usées uniquement dans les emplacements prévus à cet effet

par le gestionnaire de la voie d’eau.

Voici 2 adresses utiles pour obtenir plus d’information sur la protection du littoral et des aires marines protégées

  • L’agence des aires marines protégées
    42 bis quai de la douane
    BP 42932
    29229 Brest cedex
    Tél. + 33 (0)2 98 33 87 67
  • Le conservatoire du littoral
    27 rue blanche
    75009 Paris
    Tél. + 33 (0)1 44 63 56 60
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La peinture écologique, son écobilan

Dans Peinture par Administrateur le 18 juin 2009Pas de commentaire

Incomparablement supérieur à l’écobilan d’une peinture classique, voici l’écobilan de la peinture écologique :

  • L’émulsion se fait à froid ce qui entraîne donc une plus faible consommation d’énergie alors que les peintures issues de la pétrochimie produisent nécessairement des gaz à effet de serre car l’émulsion se fait à chaud.
  • Les matières premières des peintures écologiques sont principalement renouvelables et les dérivés du pétrole se font de plus en plus rare.
  • De plus, les fabricants sont généralement plus proches ne générant donc que peu d’énergie grise.

Enfin certaines peintures sont totalement biodégradable c’est à dire qu’elles n’impliquent pas de gestion des déchets toxiques indissociables des peintures classiques.

Ecobilan Positif

Ecobilan Positif

Voici quelques uns de nos conseils pour un bricolage plus durable.

N’hésitez pas à réagir à nos conseils

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Bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles

Dans Bois, Energies, Fossiles, Hydraulique, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Thermique, Éolienne par Administrateur le 26 avril 20092 Commentaires

Lundi 31 aout 2009, voici les résultats de l’étude que nous avons menée pendant plusieurs semaines. Elle présente le bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles. Vous trouvez 2 données importantes : le taux de Co2 ou plutôt les grammes de co2 par kwh produit et le prix de revient par kwh produit.

bilan-carbone

1*: Intègre le coût énergétique du cycle de vie (énergie grise)

Le classement :

Il est établi par notre équipe, en fonction du degré de durabilité de l’énergie. Il prend en compte deux critères : le co2 produit et le coût rapporté au kwh produit.

*** : Energie renouvelable qui combine un prix de revient au kWh très intéressant pour une faible émission de CO2. Ce type est durable, (presque) inépuisable et l’énergie grise qui en découle a un faible impact environnemental.
** : Energie (renouvelable ou fossile) ayant un prix de revient intéressant mais un cycle de vie assez pejoratif pour la planète.
* : Energie fossile. Son impact environnemental est fort dans la mesure où ses stocks sont non renouvelables et nécessitent des transformations et extractions lourdes de conséquences sur notre environnement

Observations :

Nous tenons à signaler les difficultés que nous avons rencontrées pour établir ce tableau.
Quelques études anciennes ont été publiées par ci par là. Les chiffres officiels existent uniquement pour le nucléaire ou presque. On se demande bien pourquoi ?
Par exemple, il est impossible de vérifier l’impact en Co2 sur la destruction et le recyclage d’une usine nucléaire. Ne parlons pas des déchets radioactifs pour lesquels nous n’avons pas encore trouvé de solution. L’enfouissage n’est pas une solution durable mais temporaire. Certaines usines comme ITER sont censées utiliser ces déchets. A voir, la centrale n’est pas terminée. Nous préparons un dossier sur le nucléaire pour la fin de l’année 2009.
Côté nouvelles technologie (solaire, PAC, chaudière à bois etc.) nous ne félicitons pas les fabricants qui ne parlent pas du tout du taux de Co2 émis par kwh produit. Pour des acteurs du développement durable, on se demande pourquoi ils ne communiquent pas leurs chiffres ?
Si on aborde la question des énergies grises, c’est encore pire ! Il faut bien reconnaître que la France n’est pas industriellement prête pour assurer un recyclage performant. Les français découvrent à peine le tri sélectif, difficile de demander aux industriels du recyclage de tout prévoir. Cependant, un gros travail doit être fait au niveau des fabricants, qui devraient bien être un peu plus transparents.
Vous avez un moyen d’agir, votre porte-monnaie ! N’achetez pas des produits qui n’ont pas les labels. N’investissez pas dans des marques qui ne respectent pas les normes de recyclage de leurs produits. Soyez éco citoyen en somme… et n’attendez pas que l’Etat agisse à votre place.

La bonne note revient encore à nos experts qui nous ont bien aidés sur les aspects techniques. Ceci prouve que rien ne remplace la proximité !

Quelques explications…

  • 1- Energie solaire photovoltaïque

L’énergie solaire photovoltaïque est l’une des rares énergies disponibles à n’avoir aucun coût de fonctionnement pour son utilisateur. En effet, l’énergie solaire étant accessible à tous, on peut l’utiliser librement. Il faut bien sûr, au préalable, s’équiper du matériel nécessaire pour pouvoir capter cette énergie renouvelable.
En termes de pollution, l’énergie grise liée à l’énergie solaire photovoltaïque rejette en moyenne entre 50 et 150 gCO2/kWh. Ce n’est pas une quantité fixe car cela dépend de différents facteurs tels que : la technologie utilisée (polycristallin, monocristallin), le lieu de fabrication (émission de CO2 pour le transport), etc. Mais la principale source d’émission de CO2 est la fabrication des cellules photovoltaïques, très gourmande en CO2. Cette pollution est aussi liée à l’énergie utilisée pour produire les panneaux, variant beaucoup, en termes de rejet de CO2, d’un pays à un autre.
Le recyclage du produit est pour le moment un problème, mais des techniques sont à l’étude. On peut raisonnablement penser que, dans un avenir proche, des solutions seront trouvées.
Mais le kWh produit par des panneaux photovoltaïque peut aussi rapporter de l’argent !
Si vous décidez de vendre la totalité de votre production à EDF, qui plus est à un tarif très intéressant, votre installation photovoltaïque peut vous rapporter de l’argent. En effet, le prix de l’énergie électrique facturé par EDF est inférieur au prix de rachat de votre énergie photovoltaïque.

  • 2- L’énergie éolienne

Cette énergie est la seconde à n’entrainer aucun coût de fonctionnement à son exploitant. Tout comme le soleil, le vent est la propriété de tous et chacun peut l’utiliser comme bon lui semble. Malgré quelques éoliennes domestiques, la majorité de ce type d’installation concerne l’activité industrielle, nommée « Grand Eolien ». Cette activité Grand Eolien réinjecte la totalité de l’énergie produite sur le réseau EDF afin de contribuer à la part dite « énergies renouvelables » dans l’électricité française (ciblée à 20% d’ici 2020).
Comme le solaire, une installation éolienne nécessite un investissement de départ non négligeable mais est amorti au bout de quelques années (7 à 8 ans).

En ce qui concerne les émissions de CO2 de l’énergie éolienne, elles varient là aussi en fonction de différents paramètres comme sa technologie ou son lieu d’implantation. Principalement construite en Europe, le coût en CO2 du transport s’en voit réduit, et ne nécessitant pas de composants coûteux énergetiquement à produire, la quantité de CO2 est relativement faible (~15 g CO2/kWh).
Il faut aussi penser à son coût de recyclage, très peu de chiffres existent aujourd’hui.

  • 3- Pompe à chaleur

L’utilisation d’une pompe à chaleur entraine une dépense liée à l’énergie électrique nécéssaire à son fonctionnement. Ayant un Coefficient de Performance (couramment appelé COP) d’environ 2,3 voire 4 pour les pompes à chaleur à la pointe de la technologie, ces systèmes sont peu couteux. Vous consommez 1 kWh d’électricité qui vous restitue 2,3 voire 4 kWh de chaleur. Le coût en CO2 d’une pompe à chaleur dépend donc du coût en CO2 de l’électricité et du COP de la pompe à chaleur.
En admettant qu’1 kWh électrique soit décomposé comme ceci :
70% d’origine nucléaire / 20% d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon, hydraulique) / 10% d’origine renouvelable
70% nucléaire
Rejet de CO2 (g/kWh)
60/100*70 = 42 gCO2/kWh

20% fossile
Moyenne (Gaz Naturel + Gaz de Ville + Charbon + Pétrole + Hydraulique) = (880+450+850+900+4)/5 gCO2/kWh ~ 620 gCO2/kWh
620/100*20= 124gCO2/kWh

10% renouvelable
Moyenne photovoltaïque + Moyenne éolienne
(100 + 15)/2 = 58 g CO2/kWh
D’où : 58/100*10 = 5.8 gCO2/kWh

Total = 5.8+124+42
= 171.8 gCO2/kWh consommés par une pompe à chaleur (pour 2,3 voire 4 kWh produits)

Il faut aussi prendre en considération le recyclage du produit après utilisation. La présence de fluide réfrigérant (hautement nocif pour l’atmosphère) nécessite un recyclage adapté. Ne le jetez pas dans vos poubelles ! Exigez qu’il soit repris lors du remplacement et assurez-vous que l’entrepreneur respecte le cycle de dépollution du produit.

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