La lampe à incandescence
La lampe à incandescence est l’ampoule classique et ancestrale qui produit de la lumière en portant à incandescence un filament de tungstène, métal qui a le plus haut point de fusion (3 430 °C).

L'ampoule à incandescence
Son prix est bas, l’éclairage produit est agréable, semblable à la lumière naturelle. La variation de puissance est possible, ce qui vous permet d’adapter l’éclairage à vos besoins. Le choix de couleurs et de puissances est très large.
Hélas, son rendement lumineux est très faible (5%), le reste de l’énergie étant dissipé en chaleur. La durée de vie est très limitée aussi, aux alentours de 1000 h. Elle possède une faible résistance aux chocs. C’est donc une lampe peu rentable.
Des alternatives écologiques existent, ayant un rendement bien meilleur : l’ampoule fluocompacte, la lampe ionisante ou encore l’ampoule à LED.
La lampe halogène
Le principe de la lampe halogène est le même que celui de la lampe à incandescence, mais le filament de tungstène incandescent est placé dans un tube en quartz contenant des gaz halogénés (iode et brome) à haute pression.
Ces gaz, nocifs et polluants, permettent notamment de chauffer le filament à une température plus élevée que l’ampoule à incandescence classique. Cette technique améliore ainsi le rendu des couleurs, plus proche de la lumière du soleil (rendement lumineux jusqu’à 30% supérieur), et augmente sa durée de vie (jusqu’à 2000 h).
La lampe à halogène n’est adaptée que dans un éclairage indirect car le flux lumineux est trop éblouissant. Il convient donc d’orienter ce flux vers le plafond, rendant la lumière plus homogène.
Plus grosse consommatrice d’énergie, du fait de puissances généralement plus élevées que les ampoules classiques, les ampoules halogènes sont donc à utiliser avec modération. On préférera multiplier des sources lumineuses différentes, rendant ainsi la luminosité plus importante, plutot que d’utiliser une lampe halogène.
Des ampoules écologiques existent et remplacent avec succès ce type d’ampoule. Elles ont un rendement bien meilleur, on peut notamment citer l’ampoule fluocompacte, la lampe ionisante ou encore l’ampoule à LED.
Le recyclage de vos ampoules
Comme de nombreux produits, les ampoules doivent aussi être recyclées. Certaines d’entre elles doivent obligatoirement être déposées dans des lieux de récupération adaptés à leur retraitement :
Vous ne devez pas jeter à la poubelle les tubes fluorescents (« néons »), lampes fluocompactes (« basse consommation ») et de manière générale toutes les lampes portant ce symbole :

Pictogramme "Ne pas jeter dans les poubelles classiques"
Afin de les faire recycler, vous devez :
- Les déposez dans votre déchetterie
- Les rapportez chez votre distributeur
Attention : les ampoules « classiques » à filament et halogènes ne sont pas concernées : jetez-les avec les ordures ménagères non recyclables, et surtout pas avec le verre.
Dans un premier temps, les lampes sont collectées dans un conteneur en carton. Ce conteneur doit être placé dans un local adapté, à l’abri des intempéries, car les lampes contiennent du mercure et sont considérées comme des déchets ménagers spéciaux (DMS). Récylum, l’éco-organisme agréé en charge de l’élimination des lampes usagées, vient récupérer le conteneur afin de retraiter les ampoules.
Les lampes sont ensuite acheminées vers un centre de recyclage, où elles sont triées. Les composants sont dissociés puis traités :
- Le verre constitue l’essentiel du poids des lampes (88%). Il est recyclable en verrerie, en lieu et place du sable brut, avec un niveau de fusion inférieur. C’est le matériau de choix pour la fabrication des tubes fluorescents neufs. Il permet aussi de fabriquer des abrasifs, des céramiques…
- Le mercure, présent en infime quantité (0,005%), est lui aussi recyclé. Une fois isolé par distillation, puis purifié, il s’utilise comme du mercure neuf. Le recyclage du mercure, toutes origines confondues, assure 40 % des besoins mondiaux de cette matière première.
- Les métaux (5%) comme le fer, l’aluminium, le cuivre, composant notamment les contacts et culots de lampes, sont également réintégrés dans les filières de fabrication.
- Les poudres fluorescentes (< 3%) recouvrant l’intérieur des tubes et de certaines lampes ne sont pas récupérables. Constituées de terres rares, elles sont enfouies, après extraction du mercure, dans des installations de stockage de déchets ultimes et stabilisés.
- Par ailleurs, certains composants, tels la bakélite et les plastiques (4%), ne sont pas recyclés à ce jour. Les volumes en jeu sont insuffisants pour la mise en place d’une filière économiquement viable. Ils font souvent l’objet d’une valorisation thermique par incinération.
Ainsi, 93% des lampes usagées sont recyclées et près de 98% de leurs constituants sont valorisés.

Symbole du Recyclage







