Sauvons notre peau !

Dans A LA UNE, Consommation, Cosmétique bio, Polluants par le 15 novembre 2017Pas de commentaire
Que mettez vous sur votre peau ?

Que mettez vous sur votre peau ?

Métaux lourds, hydrocarbures. dioxines, OGM, pesticides en tout genre… Qui voudrait bien s’enduire le corps de ce cocktail chimique ? Personne ! Pourtant, une femme s’applique environ 80 composants chimiques sur la peau par jour en pensant prendre soin d’elle et de sa beauté. Il est temps de réagir. En juillet 2007, Greenpeace lançait un pavé dans la mare avec la publication du guide Cosmetox et son slogan : « Pas de toxique dans mes cosmétiques ». Dans le même temps, la Commission européenne mettait sur pied le règlement REACH afin de mesurer et diminuer les risques induits par les produits chimiques. Conscients du problème, nombre de consommateurs portent un regard neuf sur la cosmétique écologique et biologique qui protège la nature et les hommes. Naturelle et biologique sont les maîtres mots.

Suivant les cahiers des charges, la part et le mode de calcul des ingrédients bio varie. Les ingrédients de synthèse et les processus de transformation faisant appel à l’industrie pétrochimique sont, par principe, interdits.
L’eau, qui arrive sur la liste des composants, peut-elle être bio ? Non, sauf s’il s’agit d’eaux florales, issues de fleurs cultivées en bio. La plupart des labels de cosmétique bio et écologique ne pose pas de contraintes supplémentaires, autorisant l’eau potable. « Il faudrait plus travailler sur sa qualité, convient Samuel Gaborit, président de l’association Cosmebio. non pas en terme chimique – la molécule d’eau restera toujours une combinaison d’hydrogène et d’oxygène – mais sur le plan de l’énergie, de son dynamisme« . Même de qualité supérieure, l’eau entraîne le produit vers sa dégradation à plus ou moins long terme. Or, pour stabiliser la formule, des agents conservateurs semblent indispensables.

Le casse-tête de la conservation

« Sans conservateur », cette mention fièrement avancée sur certains contenants veut dire sans conservateur listé au niveau européen ! « La réglementation impose que le produit se conserve ! »rappelle Samuel Gaborit. C’est d’ailleurs l’un des griefs faits à la cosmétique écologique et bio : certains pots. Une fois ouverts, doivent être utilisés dans les 3 mois… c’est court…
Pour atteindre les 9 mois respectables, la plupart des cahiers des charges autorisent quelques conservateurs de synthèse considérés comme incontournables. Ecocert, pour sa part, accepte, outre l’alcool benzylique, les acides sorbique. benzoïque. salicylique. enfin l’acide déhydroacétique (DHA) et ses sels. Qualité France, qui dispose de son propre cahier des charges, autorise, en plus, I’acideformique et propionique (mais pas le DHA). Mais, au total, pour l’un ou l’autre, la part des ingrédients issus d’une synthèse pure ne peut représenter qu’au maximum 5 % de l’ensemble des ingrédients sur le produit fini.

Indispensables les conservateurs de synthèse ? Pas si sûr.
Des marques font très bien l’impasse. Outre l’alcool qui a le défaut d’agresser la peau, d’autres ingrédients sont dotés de propriétés conservatrices naturelles. À commencer par les huiles, végétales ou essentielles, fer de lance des créations des Douces Angevines qui proposent toute une gamme de « cosmétofluides ». Le fabricant belge Noble House, lui, a jeté son dévolu sur l’huile de palmier rouge bio qui riche en vitamine E et antioxydants, est un excellent conservateur, tout comme nombre d’acides issus de végétaux, comme l’extrait de radis. Les Douces Angevines réinventent la poudre avec des masques et gommages sous cette forme, de même que Centifolia avec ses dentifrices. « Un conservateur tuerait toutes les bactéries de la bouche, or elles ont un rôle, explique son co-dirigeant, Dominique Delarche ».

Enfin, il existe des solutions mécaniques, notamment le système Airless qui, en retirant l’air du contenant, en évitant le contact du produit avec les doigts, ralentit la détérioration du soin. « Se passer complètement de la pétrochimie, c’est possible, martèle Dominique Delarche qui vend gels douche et shampoings 100 % naturels. C’est une question de prix. Quand un conservateur de synthèse coûte 3 euros/kg, son équivalent sans pétrochimie est vendu 43 euros/kg »

Et pour le vernis à ongles ?

Une étude récente a montré qu’une grande quantité de marques de vernis à ongles contiennent des substances toxiques, principalement 3 perturbateurs endocriniens : le toluène, le formaldéhyde et le dibutyl de phthalate. D’ailleurs l’excellente association UFC que choisir a réalisé un classement, malheureusement il faut être abonné au journal pour voir les résultats. Nous avons eu le rapport entre les mains et que ce soit OPI, Avril, Sephora ou Dior, les résultats sont catastrophiques. La plupart contiennent ces trois perturbateurs endocriniens et encore d’autres. Surtout ce qui nous a choqué c’est que ces fabricants ne précisent pas du tout sur l’emballage qu’ils contiennent des produits dangereux pour la santé, tout particulièrement pour les enfants.

Alors quelle solution pour les femmes qui souhaitent quand même mettre du vernis à ongles ? Il faut chercher les produits qui signalent clairement qu’ils sont 3-free ou même 5-free, c’est à dire « libre » (comprenez « sans ») ces agents toxiques que sont le toluène, le formaldéhyde et le dibutyl de phthalate et les autres. Autant dire chercher une aiguille dans une botte de foin… Pas tout à fait, une jeune marque (Incoco) semble tirer son épingle du jeu avec ces NailPatchs, une nouvelle technologie de vernis à ongle imprimé 3-free. Ces produits sont disponibles en France à l’adresse suivante : https://mynailpatch.fr, c’est une jeune start-up française qui assure la commercialisation en France. Nous avons contacté la marque et tester les produits avant de vous en parler et le résultat est assez incroyable ! La tenue du vernis est bluffante puisque 10 jours après la pose, le vernis ne montrait aucune trace d’usure. L’emballage signale bien que le vernis est 3-free et la marque va encore plus loin dans la transparences en signalant sur chaque fiche produit la composition chimique de leurs vernis. Il reste malheureusement encore du Benzophénone-3 mais avec le système de patch, il y a une couche qui isole l’ongle des produits chimiques, ainsi l’ongle n’est jamais en contact avec les substances. Interrogé à ce sujet, la marque nous a expliqué qu’ils mettaient du benzophénone-3 car l’emballage du produit est transparent et qu’a la lumière sans cet agent, la couleur du vernis serait altérée. Incoco nous a assuré travailler activement avec ses chimistes pour supprimer cet agent au plus vite !

Les processus de transformation

Les procédés physiques (séchages, broyage, pression à froid, entraînement à la vapeur d’eau…), les procédés chimiques simples existant dans la nature (fermentation, oxydation…) et ceux complexes considérés comme incontournables (saponification, estérification, hydrogénation…) sont autorisés. Les processus chimiques de synthèse pure sont interdits comme la déterpénation (autre qu’à la vapeur d’eau), l’ethoxylation (PEG…), ainsi que les techniques faisant appel aux manipulations génétiques, à l’ionisation, à l’irradiation, au mercure et à l’oxyde d’éthylène. La chimie du chlore est aussi exclue.

Ces restrictions limitent le champ des possibles. « Les produits coiffant ou démêlant posent problème, avoue Samuel Gaborit« . En mode naturel, on a du mal a refaire des polymères qui gainent les fibres. Oubliez aussi les envies de décoloration ou de frisure des cheveux. Tout du moins jusqu’à la dernière innovation car le milieu ne cesse de trouver de nouvelles parades pour proposer l’équivalent bio de ce qui existe en conventionnel.


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Dossier : conseils pour économiser sur les dépenses quotidiennes

Dans A LA UNE, Les dossiers par le 13 juillet 20142 Commentaires


Conseils en développement durable

Ce sont de petits gestes simples du quotidien qu’il faut corriger (« fermer le robinet », « éteindre la lumière »). Mais aussi des conseils avisés, rédigés par nos experts, qui peuvent s’avérer très utiles pour la planète et vos dépenses.
Vous trouverez des conseils pour >>

Ainsi que les conseils diffusés par l’ADEME sur notre site, à droite


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4e Forum national sur la gestion durable des eaux pluviales

Dans A LA UNE, Eaux, Entreprise, Habitat, L'eau, L'eau de pluie, Les eaux grises par le 5 mars 2013Pas de commentaire

Le 4e Forum national sur la gestion durable des eaux pluviales se tiendra les 20 et 21 mars à Douai (France). Ce Forum aura lieu la veille de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars, dont le thème pour 2013 est la coopération dans le domaine de l’eau.

Le temps fort de ce 4e Forum sera animé par le président de la Communauté d’agglomération du Douaisis sur la Taxe pluviale, outil d’une politique pluviale volontariste.


Le programme prévu sur ces 2 jours peut se résumer comme suit (par ordre chronologique):

  • Séance plénière du début : Nécessité et importance de gérer les eaux pluviales – Taxe pluviale
  • Atelier 1 : Créer son service de gestion des eaux pluviales et instaurer la taxe pluviale.
  • Atelier 2 : Comment organiser un service intercommunal de gestion des eaux pluviales ?
  • Forum A : Eaux pluviales : récupérer, dépolluer pour mieux gérer.
  • Atelier 3 : Le SIG, un outil indispensable à une bonne gestion patrimoniale ?
  • Atelier 4: Les outils d’accompagnement : supports techniques et financiers des eaux pluviales.
  • Atelier 5 : Gestion de terrain : difficultés et pistes d’amélioration.
  • Atelier 6 : Anticiper, connaître et gérer les pollutions des eaux pluviales.
  • Atelier 7 : Améliorer la qualité du milieu naturel par une réduction des surfaces imperméabilisées.
  • Séance plénière de fin : Gestion intégrée des eaux pluviales : état des lieux et perspectives ?

Autres intérêts de ce rendez-vous…

En parallèle des discussions en atelier ou en séance plénière, un salon professionnel se tiendra et permettra aux participants de visiter les stands de divers exposants : fournisseurs de matériels, collectivités territoriales, bureaux d’étude,… Des visites de sites sont prévues dans l’après-midi du 2e jour.

Ce forum est co-organisé par IDEAL Connaissances, Réseau IDEAL, Réseau EAU, la Communauté d’agglomération du Douaisis et l’Association pour le Développement Opérationnel et la Promotion des Techniques Alternatives en matière d’eaux pluviales (ADOPTA),  avec le soutien de l’Agence de l’eau Artois-Picardie, le Conseil général du Nord et la Ville de Douai.

Inscriptions ici >>

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Journée Mondiale de l’Eau le 22 mars 2011

Dans A LA UNE, Environnement, L'eau, Pollution, Recyclage par le 22 mars 20112 Commentaires

Journée Mondiale de l’Eau

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau, une Grande Enquête collaborative pour établir une cartographie complète du prix du service de l’eau en France a été lancée par France Libertés et 60 millions de consommateurs.

L’objectif : combien coûte l’eau, commune par commune, quels services se cachent derrière ce prix, qui gère l’eau..?

Vous pouvez consulter le site http://www.unwater.org/worldwaterday/ qui vous informe sur les évènement liés à cette grande journée consacrée à l’eau.

Si vous ne l’avez pas encore lu, reporter vous à notre article qui vous explique comment participer au nettoyage des mers et littoraux français.

Objectif de la journée de l’eau en France

La Journée mondiale de l’Eau consacre son édition 2011 au thème de « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain« , mettant ainsi en valeur la croissance urbaine et les enjeux qui y sont liés, notamment l’augmentation de la consommation en eau, les pressions sur la qualité et la quantité des ressources, tant pour les populations que pour un développement urbain durable, la disponibilité des infrastructures et des services d’eau et d’assainissement.

Selon les chiffres fournis par les Nations unies :

  • 3,3 milliards d’êtres humains, soit la moitié de la population mondiale, vivent dans les villes ;
  • cette urbanisation se fait majoritairement (93%) dans les pays en développement, et principalement en Afrique et en Asie ;
  • 820 millions d’êtres humains, soit 25% des citadins, vivent dans des bidonvilles où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est largement déficient ;
  • 2,2 millions de personnes meurent chaque année de diarrhées liées à l’eau insalubre.


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Une révolution durable dans les pays arabes ?

Dans A LA UNE, Chauffage, Energies, Fossiles, Greenwashing, Les eaux grises, Tri sélectif par le 23 février 2011Pas de commentaire

petrole-durable
Avec les mouvements de démocratie en Tunisie, Égypte et maintenant en Libye, les prix du pétrole vont encore grimper. L’approvisionnement est perturbée et les stocks baissent, dans ces conditions le prix du baril n’est pas prêt de fléchir surtout que l’esprit de révolte se propage aussi au Bahreïn, autre pays producteur de l’or noir.

Un vent de révolte souffle sur l’Afrique, souhaitons que la France emboite cette dynamique citoyenne pour instaurer plus écocitoyenneté.

Alors en quoi est ce bon pour le développement durable ?

Notre dépendance face aux énergies fossiles devient difficile à soutenir pour le consommateur français. S il regarde la situation sous l’angle financier, son intérêt est de rouler dans des véhicules à énergies alternatives et de chauffer sa maison avec du solaire (en effet les prix du gaz étant indexes sur ceux du pétrole, le gaz de ville va monter lui aussi).

Comment soutenir concrètement l’essor des solutions durables au quotidien ?

En consommant avec raison tout simplement ! Par exemple, il existe des voitures presque propres, des solutions de chauffage et de traitement des eaux très économiques et qui préservent l’environnement. Vous pouvez adopter le tri sélectif, acheter des produits qui produisent le moins d’emballage, sanctionner les marques qui utilisent le green-washing en boycottant leurs produits.


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La journée mondiale de l’eau 2010

Dans A LA UNE, Durable, Eaux, L'eau par le 15 mars 2010Pas de commentaire

ONU-Eau consacrera la journée mondiale de l’eau 2010 au thème de la qualité de l’eau, reflétant ainsi l’importance des deux thèmes, quantité et qualité, pour la gestion des ressources en eau.

journée mondiale de l'eau 22 mars 2010

journée mondiale de l’eau 22 mars 2010

La journée mondiale de l’eau 2010 vise à :

  • Faire prendre conscience de la nécessité d’entretenir des écosystèmes sains et d’assurer le bien-être de l’humanité en relevant les défis croissants que pose la qualité de l’eau pour la gestion des ressources en eau.
  • Accroître la visibilité du thème de la qualité de l’eau en encourageant les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus dans le monde entier à s’engager sur ce thème, en participant à des activités telles que la prévention de la pollution, le nettoyage des cours d’eau et des lacs, et leur restauration.

Les activités de la Journée mondiale de l’eau 2010 auront pour but de faire passer des messages sur la qualité de l’eau et son importance pour les écosystèmes et le bien-être de l’humanité.

Le programme d’activités comprend : le site Internet de la Journée mondiale de l’eau 2010 ainsi que du matériel de communication et de vulgarisation, des publications phares et des initiatives d’avant-garde sur la qualité de l’eau; une manifestation mondiale consacrée à la qualité de l’eau, prévue aux environs du 22 mars 2010; un dialogue politique visant à développer un engagement mondial pour relever le défi de la qualité de l’eau pour les écosystèmes et le bien-être de l’humanité dans le cadre d’autres conférences et manifestations importantes.

La campagne de la Journée mondiale de l’eau 2010 est coordonnée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) pour le compte d’ ONU-Eau, en collaboration avec la FAO, le PNUD, la CEE de l’ONU, l’ UNICEF, l’ UNESCO, ONU-Habitat, l’ OMS, et le Programme de la Décennie des nations unies sur l’eau consacré au plaidoyer et à la communication, ainsi qu’avec des organisations partenaires telles que l’Association internationale de l’eau, le Fonds mondial pour la nature et le Conseil mondial de l’eau.

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La pollution domestique

Dans Polluants par le 20 août 2009Pas de commentaire

L’utilisation de l’eau domestique (hygiène, toilettes, vaisselle, machines à laver, etc.) produit environ 150 litres d’eaux souillées par jour et par habitant. Néanmoins, ces eaux souillées ne sont pas issues uniquement d’un usage domestique. Les eaux collectives (bâtiments administratifs, nettoyage des rues, les hôpitaux, les écoles, les marchés, etc.) augmentent la quantité d’eau souillée à environ 400 litres par jour et par habitant.
Le problème est que ces eaux ne sont pas toutes épurées et donc certaines d’entre elles se retrouvent telles quelles rejetées dans la nature, avec tous les polluants qu’elles contiennent.

Point de rejet d'eaux usées

Point de rejet d’eaux usées

Mais la pollution domestique touche aussi l’habitat. En effet, en utilisant des produits nocifs tels que des aérosols, des désodorisants, certains produits de nettoyage non écologiques(sols, vaisselle, lessives, récurants …), nos intérieurs se sont enrichis de produits chimiques que nous n’avions pas ou peu autrefois. On peut noter la présence de différents polluants comme de l’ammoniaque, du chlore, des distillats de pétrole, des COV (composés organiques volatils) etc. La fumée de cigarette participe aussi à cette pollution intérieure.

La fumée de cigarette, source de pollution

La fumée de cigarette, source de pollution

On les retrouve donc dans l’air ambiant (on les absorbe par inhalation), dans nos vêtements (au contact avec la peau), sur notre vaisselle (au contact de nos aliments), etc.
Ils peuvent provoquer des eczémas, des allergies, des irritations et aussi dégager des odeurs désagréables d’ammoniaque par exemple.

Chaque année dans le monde, environ 1,6 millions de personnes décèdent suite à une intoxication domestique. Les personnes les plus touchés sont celles qui passent le plus de temps à la maison, donc principalement les femmes et les enfants.
Nous sommes en contact avec ces produits près de 14 h par jour (moyenne du temps passé à son domicile) sans compter le temps passé dans des locaux traités de manière similaire.
Pour ce type de pollution, deux gestes simples à adopter :

  • Aérer quotidiennement votre habitation, environ 10 min. Ceci permet de renouveler l’air intérieur, de chasser, au moins en partie, les gaz nocifs. Si vous n’êtes pas équipés d’une Ventilation Motorisée Contrôlée (VMC), vous devez disposer d’une aération naturelle. Veillez donc à ne pas obstruer ces entrées et sorties d’air ainsi qu’à les nettoyer régulièrement.
  • Choisir avec attention les produits achetés. Veillez à ce qu’ils ne contiennent pas, ou très peu, d’agents nocifs. Les produits présentant des pictogrammes de dangerosité sont absolument à éviter.
Une maison écologique, c'est une maison saine

Une maison écologique, c’est une maison saine

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Récupération des eaux grises

Dans Autres Recyclages, Eaux, L'eau, Les eaux grises, Recyclage par le 18 juin 200910 Commentaires
eaux grises

eaux grises

On appelle « eaux grises » les eaux de douches, de bains et de lavabos (eaux savonneuses). Elles représentent près de 40 % de notre consommation quotidienne.

Par exemple, saviez-vous qu’il faut environ 18 litres d’eau en moyenne pour laver une salade ?

En tant qu’utilisateur, propriétaire, architecte ou exploitant, vous avez comme objectif de réduire les consommations d’eau sans pour autant perdre en confort. Le recyclage des eaux grises fait désormais partie intégrante des préoccupations et des économies d’énergie.

Certains systèmes proposent des solutions judicieuses sur le plan écologique et économique. Conçus pour durer longtemps, ces systèmes assurent un retour sur investissement rapide et réduisent l’empreinte de l’homme sur la planète.

Voici les différents systèmes :

  • Le principe pontos : l’eau de la salle de bain est recyclée et utilisée une seconde fois pour les toilettes, l’arrosage, le lave-linge et le nettoyage des locaux après traitement.

Exemple : livrée au printemps 2009, la piscine de la Communauté d’agglomérations de Val d’Yerres (Essonne) dispose du plus gros système de recyclage d’eaux grises mis au point par le robinetier allemand Hansgrohe.

Rentabilité :
Recyclage de 600L à 30 m3/jour (30 000L)
Autres avantages :
Ce procédé est totalement indépendant des conditions climatiques puisque la simple consommation d’eau dans la salle de bain permet au système de produire quotidiennement de l’eau recyclée.

  • Le principe de la station : elle permet de recycler à 100% des eaux grises en offrant une eau traitée par ultrafiltration de haute qualité. L’eau traitée peut-être utilisée pour tous les besoins (WC, machine à laver, eau de nettoyage et d’arrosage) sauf corporels et alimentaires.
station recuperation eauxgrises

station recuperation eauxgrises

Grâce à une séparation des évacuations des lavabos, douches et baignoires, les eaux grises sont collectées dans une cuve située dans la station.
Celle-ci est filtrée par un procédé unique sans l’adjonction d’aucun produit chimique, jusqu’à 300 litres par jour (en fonction de l’alimentation et des demandes). Le processus de traitement comprend deux phases principales :
L’oxygénation permet de favoriser le traitement biologique grâce aux bactéries
La décantation, c’est le passage par une membrane ultra filtrante qui garantit un haut niveau de qualité d’eau.
Lorsqu’il y a demande en eau, la station alimente ainsi les différents besoins en eau claire (non alimentaires et non corporel) tels que : sanitaires, eau de nettoyage, machine à laver, jardin …
La station se connecte automatiquement au réseau d’eau potable lorsque la ressource d’eaux grises est insuffisante par rapport aux besoins.

Rentabilité :
La station permet de réduire les rejets d’eaux usées de 35%.

Autres avantages :
Stockage et traitement des eaux usées dans la station
Pas de produits chimiques

Variante de ce type d’installation :

recuperation eaux grises

recuperation eaux grises

La station peut être idéalement associée à une citerne de récupération d’eau de pluie permettant une utilisation optimale du système, surtout dans des régions ou la pluviosité est faible ou très irrégulière.
Lorsqu’il y a demande en eau, la station puise automatiquement dans le réservoir d’eau claire :

  • Soit de l’eau grise recyclée
  • Soit de l’eau de pluie s’il n’y a plus d’eau grise recyclée
  • Soit de l’eau potable si les deux premières sources sont épuisées.

Merci à :
Pierre GARNIER, expert dans la récupération des eaux grises
http://www.o2pluie.fr

Voici quelques uns de nos conseils pour économiser et recycler les eaux de pluies et les eaux grises.

N’hésitez pas à réagir à nos conseils

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Eau de pluie, matériel pour la collecte

Dans Autres Recyclages, L'eau de pluie, Recyclage par le 28 mai 20093 Commentaires

En matière de stockage enterré d’eau de pluie, il existe deux types de cuve :

  • Les cuves en polyéthylène (PE) qui bénéficient de nombreux avantages comme la facilité d’installation (grâce à leur relative légèreté) mais de faible volume. Elles ne peuvent supporter, si enterrée, le passage d’une voiture au dessus.
  • Les cuves en béton qui sont plus résistantes que celles en plastique. Elles permettent à l’eau de se reminéraliser et de neutraliser l’acidité naturelle de l’eau de pluie. Cependant, les cuves en béton nécessitent un équipement spécial à leur installation.

Les cuves peuvent être montées en série afin d’accumuler leurs capacités. Elles doivent être étanches, résistantes, non translucides ainsi qu’être fermées par un couvercle solide et sécurisé. Elles doivent comporter un dispositif d’aération muni d’une grille anti-moustiques de mailles de 1mm².

Afin de collecter l’eau de pluie, il faut installer des gouttières qui l’amèneront jusqu’à la cuve. Ces gouttières devront être équipées de filtres évitant l’entrée de feuilles, d’insectes … Pour utiliser cette eau de pluie stockée, il faut une pompe, la plupart du temps couplée à un petit ballon tampon permettant d’avoir un petit volume d’eau de réserve.

Ce type d’installation présente de nombreux avantages, aussi bien pour vous que pour l’environnement !

Principe d'une installation de collecte d'eau de pluie

Principe d'une installation de collecte d'eau de pluie

Enfin, si l’eau est à usage domestique, l’installation est dotée d’un système de filtration qui sera plus ou moins évolué selon votre utilisation.
Chacun des composants de l’installation doit bien sûr être correctement dimensionné et adapté à vos besoins.

Vous pouvez aussi bénéficier d’aides de l’état pour votre installation.

Voici quelques uns de nos conseils pour économiser et recycler les eaux de pluies et les eaux grises.

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Eau de pluie, prix de l’installation de collecte

Dans L'eau de pluie par le 28 mai 2009Pas de commentaire

Pour la collecte d’eau de pluie, les premiers prix de cuve en plastique (polyéthylène), hors sol, d’environ 2m3 avoisinent les 1300€. Auxquels viennent s’ajouter le prix de la pompe, éventuellement de gouttières et des filtres. Il faut donc compter 1600/1700€ pour une installation premier prix, sans la pose.

Le coût de la pose et de la plomberie varie en fonction du sol, des travaux d’excavation, de la cuve installée …
Pour une installation complète à usage domestique, faite par un professionnel, le prix de revient est d’environ 10 000€ pour 10m3.

Mais vous pouvez bénéficiez d’un crédit d’impôt pour votre installation, réduisant ainsi les coûts !

Installation d'une cuve en béton pour le stockage d'eaux de pluie

Cuve pour collecter l'eau de pluie

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