Les technologies pour panneau solaire photovoltaïque
Le solaire photovoltaïque est une production d’énergie renouvelable, pour laquelle laboratoires et sociétés de Recherches et de Développement (R&D) travaillent le plus afin de continuer à le faire évoluer et participer à son amélioration. C’est l’énergie renouvelable la plus aboutie à l’heure actuelle suivie de l’énergie éolienne.
Ci-dessous, vous trouverez les principales innovations en termes de technologies employées, ainsi que les entreprises qui les mettent en œuvre.
L’ amorph haute performance
L’ « amorph haute performance » apporte une efficacité stabilisée de 7% et permet une augmentation de 16% de puissance des panneaux. Elle est à base de silicium en couche mince. Cette technologie produite par Oerlikon solaire, va permettre de réaliser une avancée non-négligeable dans la conception de modules solaires.
La couche mince de silicium
Dans le domaine des couches minces qui utilisent quelques micromètres de silicium, Oerlikon et Global Solar sont les premières entreprises à produire des modules directement sur des plaques de verre. VHF-Technologies est la première entreprise européenne à fabriquer des modules solaires flexibles.
Intérêts de la couche mince de silicium
La miniaturisation des cristaux des cellules polycristallines a permis d’obtenir une épaisseur de 1 à 2 microns. Des minicristaux incrustés dans une matrice amorphe forment une cellule microcristalline ou cellule tandem. Celle-ci absorbe les rayons lumineux sur un spectre de 600 nm et plus (couleurs rouges et infra rouges avec un rendement de 6%). Malgré le processus de transformation sous vide, le procédé permet de diminuer l’utilisation du silicium (alors réservé à l’industrie électronique donc cher) et d’abaisser le prix de production
Délai d’arrivée sur le marché réduit
La société allemande de certification TÜV Rhénanie a annoncé qu’ Oerlikon Solar a passé avec succès tous les essais exigés pour la certification de son « amorph haute performance » (modules de silicium en couche mince). La société Oerlikon Solar a satisfait aux normes, certifications (61646:2008 ISO/CEI) et sûreté des modules (ISO/CEI 61730-1 : 2004/61730-2 : 2004) . De plus le groupe est entrain d’accroitre de manière significative ses capacités de production (+50%).
Certifications ISO/CEI
Oerlikon Solar a également reçu les certifications ISO 9001 et ISO 14001 pour ses usines de Balzers-Truebbach.
Tuile solaire intégrée
Constituée d’un châssis (assurant la résistance mécanique et l’étanchéité), de cellules photovoltaïques et d’un verre trempé de protection, la tuile solaire présente le même pouvoir couvrant et les mêmes caractéristiques d’étanchéité qu’une tuile normale. De plus, grâce à leur double emboîtement une parfaite étanchéité est assurée. Ce système n’a donc aucune raison de prendre l’eau. En terme d’espaces, on estime qu’une tuile photovoltaïque (posée par un couvreur traditionnel) prend la place de cinq tuiles en terre cuite
Les fabricants
Le leader sur le marché de la tuile photovoltaïque est la société « Imérys Toiture ». Ce produit a été couronné d’une Pyramide d’Or lors du concours de l’innovation du salon Batimat 2003.
Son principal challenger…
On notera aussi l’existence de la tuile C21e de SolarCentury. Cette tuile solaire photovoltaïque est intégrée à la couverture et aussi à la façade comme bardage classique ou mur rideau,.Tout en produisant de l’énergie elle met à profit des espaces habituellement inutilisés.
>Le marché du solaire prend son envol de façon significative, pour passer d’un marché émergent à la banalisation des équipements solaires dans le bâtiment. Autre preuve l’apparition de valeurs en bourse de sociétés spécialisées comme Eneovia ou Facilasol traduisant la multiplication des sociétés dans les régions.
En milieu aquatique
En Espagne, Erpasa, offre la possibilité d’installer des modules solaires sur des retenues d’eaux comme des lacs ou des étangs.
Le système flottant AQüatil
La plate-forme solaire, d’une capacité de 9 modules, mesure 10 mètres de longueur et 2.5 mètres de large.
Les plates-formes AQuatil seront dotées d’un équipement de connexion qui permet d’unir plusieurs plates-formes en formant la matrice définitive qui couvrira la surface souhaitée.
Le système sera ancré au fond par un système d’amarrage qui permet d’atténuer la variation du niveau de l’eau, où reposeront les modules.La plate-forme sera constituée par une grille en acier galvanisé, afin d’éviter des corrosions.
Bien que la société n’écarte pas son utilisation en mer « calme », le projet est développé en premier lieu pour les marais, les barrages et les réseaux d’irrigation.
Avantage ou pas ?
Jusqu’à présent, les surfaces des plans d’eau sont considérées comme des surfaces inutiles.
De plus le coût de l’installation est égal ou inférieur à à celui des panneaux photovoltaïques classiques. elle présente aussi l’avantage d’éliminer les problèmes qui accompagnent ces installations, pour les agriculteurs par exemples (ombres portées) ou les inconvénients liés à la sécurité des installations (systèmes antivol).
Erpasa : la société
Pour Erpasa, la maison mère, la croissance du marché est indéniable. Pour le présent exercice, les projets photovoltaïques conclus se montent à une puissance totale de 42 MW. En 2006, la société representait 8% des installations photovoltaïque en Espagne.
Erpasa développe des projets solaires photovoltaïque, thermique, et de biomasse (bio fuel).
Les biocarburants, une énergie alternative durable ?
![]() |
Les biocarburants arrivent !Effet de mode ou véritable solution durable, nous vous expliquons dans ce dossier les enjeux des agrocarburants. Cependant la production du biodiesel ou du bioéthanol est très controversée, car elle a une impact négatif sur l’environnement et affole les cours des denrées alimentaires. Heureusement de nouvelles solutions existent comme les algues ou le Jatropha Quel est le bilan CO2 des carburants de synthèse ? |
Le ménage écologique, une solution d’entretien durable ?
![]() |
Entretenir sa maison est un véritable sacerdoce. Le faire avec des produits écologiques l’est encore plus. Des solutions existent pourtant ! Que choisir comme produit écologique ? La grande distribution ne joue pas le jeu de la transparence. L’étiquetage est trop flou, absence de label officiel et prolifération des labels privés qui induisent le consommateur en erreur et freinent la consommation de produits propres.Découvrez les solutions durables que nous avons sélectionnées pour vous : nettoyage des vitres, des sols, de la vaisselle, du linge etc… Et découvrez aussi nos nombreux conseils très concrets sur la cuisine, la salle de bain, le ménage des sols et bien d’autres encore. |
Plantes dépolluantes, une solution aux polluants domestiques
![]() |
Certaines plantes ont développé des caractéristiques spéciales, celles de la dépollution. Capable de dépolluer l’air ambiant d’une pièce, ces plantes dépolluantes peuvent ainsi réduire la concentration d’ammoniac, de benzène…Nous vous proposons un guide afin de connaitre quelle plante utiliser et dans quelle pièce. Comme par exemple l’Aloé Véra ou la Crassula pour lutter contre les ondes électromagnétiques, ou la plante araignée pour de nombreux polluants domestiques ou encore le palmier d’Areca qui élimine le xylène…
Ces plantes sont encore un exemple de l’importance de la biodiversité . Préservons-là ! |
Nhéolis une révolution dans l’éolien pour le particulier
Une éolienne mini mais qui fait le maximum
Une start-up aixoise lance sur le marché la première éolienne tridimensionnelle. Plus petite et… plus performante que sa grande sœur qui fleurit dans le monde entier, elle va révolutionner le petit monde de l’énergie cinétique. Un modèle pour le particulier est disponible !
“La loi de Betz détermine qu’une éolienne ne pourra jamais convertir en énergie mécanique plus de 16/27 (ou 59 %) de l’énergie cinétique contenue dans le vent”.
Le savant allemand doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe. L’objet de ses tourments, qui contourne cette affirmation vieille d’un siècle chaque jour, se nomme Nordine Haddjeri.
Directeur de marketing d’un laboratoire pharmaceutique, ce passionné de voile et de cerfs-volants a très vite été sensibilisé au développement durable. Voici quatre ans, il décide de se lancer dans la conception d’une éolienne tridimensionnelle.
En août 2007, le premier prototype, un engin avec des paies de 3,50 mètres de long et de deux mètres de diamètre pour 400 kilos, voit le jour.
«J’ai vendu ma voiture, utilisé mes indemnités, un prêt personnel et d’amis pour me lancer dans l’aventure» explique t-il. On peut alors le voir sur la route de Lavera avec son camion transportant une éolienne sur un échafaudage et roulant pour mesurer la vitesse du vent. Trois mois après ces tests réussis, le voici qui crée Nhéolis.
«Le problème de la start-up restait : le financement et la crédibilité».
Lorsque Marc Lassus, fondateur et ancien pdg de Gemplus, se penche sur le berceau, et en devient le business angels, les ailes de Nhéolis peuvent enfin se déployer. «Marc Lassus a vu notre machine dans un garage à Marseille. Il était venu avec un aérodynamicien qui pensait qu’il était impossible qu’elle tourne» se souvient le pdg. Il y avait peu de vent ce jour là… Mais l’éolienne tridimensionnelle a bel et bien tourné. Trois mois plus tard, Nhéolis s’installait à Aix-en-Provence, tout en gardant son atelier à Marseille, et Marc Lassus devenait le conseiller stratégique à plein temps de la start-up.
En mai 2008, la société lève près de 2 M€ et signe un partenariat avec l’Onera, le centre français de recherches aérospatiales (146 000 euros).
Trois brevets internationaux sont déposés : un pour le concept de base et deux sur l’amélioration des pales et nouvelles formes de paies. Aujourd’hui, Nhéolis propose deux produits en série limitée: une éolienne destinée aux particuliers (environ 8000 euros) et une autre pour les entreprises (environ 15000 euros) qui sont vendues par des distributeurs.
«L’éolienne ne se définit pas en investissement mais en retour sur investissement. Plus il y a de vent, plus le retour sur investissement est court. Ce marché aura besoin d’incitations» souligne Nordine Haddjeri.
«Le marché reste jeune et nous avons déjà installé des éoliennes en France, en Italie, en Grande-Bretagne et en Espagne. Il faut nous dimensionner à l’international».
La société devrait être rentable en 2010.
Les avantages de l’éolienne tridimensionnelle
L’éolienne de Nhéolis présente cinq avantages par rapport aux autres éoliennes.
- Compacte : A puissance égale, elle présente moins d’encombrement qu’une éolienne classique
- Robuste : Le tridimensionnel permet d’haubaner les pales sur l’axe. Les éoliennes de Nhéolis ont ainsi tenu lors de la tempête du 29 janvier 2009 dans le sud-ouest alors que les arbres tombaient
- Auto directionnelle : Elle se met automatiquement en face du vent
- Silencieuse : Quasiment car les pales tridimensionnelles ne cisaillent pas le fluide
- Productive : A espace égal, elle produit plus qu’une éolienne classique
Néholis en chiffres :
Création 24 décembre 2007
Chiffre d’affaires 100 000 euros en 2008 (16 M€ en 2010 et 37 M€ en 2011)
Effectif : 14 (4 au début de l’année et 36 d’ici fin 2010)
Objectifs : 400 éoliennes avant janvier 2010. 1000 d’ici 201
Site web : www.nheolis.com
Les fonds solidaires
Définition des fonds solidaires
Un fonds solidaire a pour vocation de financer des projets d’insertion ou de lutte contre l’exclusion.
Cette solidarité peut se manifester soit par l’octroi de prêts à des acteurs solidaires, soit par l’acquisition de parts de ces mêmes acteurs.
Ils financent des actions d’utilité sociale qui visent, par exemple, à faciliter la réinsertion des personnes par le travail ou encore à soutenir des démarches écologiques alternatives, loger des personnes en difficulté, réinsérer des territoires, soutenir des associations caritatives, etc.
Ces placements ne concernent généralement pas les entreprises cotées en bourse, mais servent à financer des projets de petite taille et de proximité.
Objectifs des fonds solidaires
Ils s’adressent à des investisseurs souhaitant que leur épargne soit directement affectée à des projets d’utilité sociale qui ne trouveraient pas de financement via le circuit classique. Ils permettent à l’investisseur d’exercer sa citoyenneté sur des projets qui lui tiennent à cœur et à taille humaine.
Les produits financiers solidaires et les fonds de partage s’inscrivent plutôt dans la logique de l’investissement solidaire que dans celle d’investissement socialement responsable, en raison du degré de perte financière élevé que les investisseurs de cette catégorie sont prêts à accepter pour satisfaire ce type de critère extra-financier.
Fiscalité des fonds solidaires
- Dans le cas de produits financiers classiques :
Les fonds solidaires bénéficient des avantages classiques de leur support (livrets A, Codevi, assurance-vie…).
- Dans le cas d’investissement dans une société de capital-risque ou d’investissement direct :
En vertu de l’article 199 ter.A 0 du Code Général des Impôts, une personne physique investissant directement pour une durée d’au moins cinq ans dans une PME à activité industrielle, commerciale ou agricole peut déduire 25 % de cet apport de son impôt sur le revenu. Cet article ne s’appliquait pas aux structures d’activité financière, dont certaines entités s’étaient spécialisée dans le financement de projets solidaires.
Depuis la loi de finances 2002, la restriction d’activité est levée, ce qui permet à des structures de financement solidaire d’en bénéficier. De plus, la condition de détention du capital par au moins 50 % de personnes physiques est supprimée pour les entreprises solidaires agréées.
Ainsi, les épargnants solidaires peuvent désormais déduire 25 % de leur souscription de leurs impôts dans la limite de 6 000 euros pour les célibataires et le double pour les couples.
Conférence sur le climat à Copenhague - décembre 2009
Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité
Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.
Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.
Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.
La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.
Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…
Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :
- Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.
- Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
- Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.
Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s’adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.
Qu’est ce que le développement durable ?
Le développement durable (ou “sustainable development” en anglais) a été défini en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement.
Définition du développement durable
Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de ” besoins “, et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Il s’appuit sur des valeurs : responsabilité, participation et partage, principe de précaution, débat, innovation,…) et possède une double approche :
- Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
- Dans l’espace : chaque terrien a le même droit aux ressources de la Terre.
Il s’agit donc bien plus qu’un concept écologique.
Le développement durable pour les entreprises
Pour les entreprises, le développement durable consiste à pérenniser leur métier tout en produisant mieux, c’est-à-dire en conciliant performance économique, respect de l’environnement et des individus. On parle de responsabilité sociale des entreprises (corporate social responsability). Cette responsabilité concerne l’intégration des “3 piliers” : économique, social, et environnemental dans les activités et au travers des relations avec les parties prenantes, sur une base volontaire.
Les parties prenantes sont les acteurs internes ou externes à une entreprise qui sont concernés par son bon fonctionnement sur le plan de la responsabilité sociétale. Les collaborateurs, clients, fournisseurs, administrations locales ou encore les actionnaires peuvent donc être des parties prenantes.
Qu’est ce que l’énergie grise ?
L’énergie grise correspond à la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l’utilisation et enfin au recyclage des matériaux ou des produits industriels. En théorie, un bilan d’énergie grise additionne l’énergie dépensée lors :
- de la conception du produit ou du service
- de l’extraction et du transport des matières premières
- de la transformation des matières premières et de la fabrication du produit ou lors de la préparation du service
- de la commercialisation du produit ou du service
- de l’usage ou de la mise en œuvre du produit ou lors de la fourniture du service
- de l’entretien, des réparations, des démontages du produit dans son cycle de vie
- du recyclage du produit
L’énergie incorporée désigne généralement l’énergie nécessaire à la fabrication du matériau (mais non à sa mis en oeuvre ou fin de vie).
L’énergie grise est parfois prise en compte dans le calcul du bilan carbone.
Le nettoyage écologique de la vaisselle
Lave vaisselle ou vaisselle à la main
Depuis longtemps le débat fait rage entre le lave vaisselle et faire la vaisselle à la main.
Le principal argument envers le lave vaisselle est que la quantité d’eau utilisée est amoindrie. Mais ne serait-ce pas qu’un argument commercial de la part des constructeurs de ce type de matériel ?
En effet, il faut aussi prendre en compte d’autres paramètres afin de cerner quelle méthode est la plus écologique :
- Le lave vaisselle nécessite d’être produit, donc utilise des matières premières comme l’acier et le plastique.
- Il contient aussi une partie électronique qui n’est pas ou peu recyclable.
- Un lave vaisselle nécessite aussi plusieurs transports (depuis les usines vers le revendeur, puis du revendeur vers son lieu d’utilisation final), émettant donc CO2 et autres gaz à effet de serre.
- Ensuite, pour le faire fonctionner cela nécessite de l’électricité ce qui induit donc, potentiellement selon votre méthode d’approvisionnement d’électricité, des rejets de gaz à effet de serre.
- Enfin, il faut aussi tenir compte de son degré de recyclage et de l’énergie dépensée pour le réaliser.
De plus, il faut parfois prélaver un peu la vaisselle avant de pouvoir la mettre dans le lave vaisselle, notamment lorsque les tâches sont incrustées et difficiles à faire partir. Ceci permet aussi d’éviter d’encrasser prématurément le lave vaisselle, évitant ainsi une surconsommation (d’eau et d’électricité).
Le prélavage manuel implique donc d’utiliser du produit vaisselle et une éponge, venant tous deux ajouter de la pollution supplémentaire (chauffage de l’eau par le chauffe eau, les polluants du liquide vaisselle, le recyclage de l’éponge …)
Voici un comparatif entre le lavage manuel et le lavage automatique de la vaisselle pour une famille de 4 personnes pour 1 journée : (chiffres arrondis)
- Méthode de lavage manuel de la vaisselle
* Eau : 70 litres, soit 0,16 € (environ 2.28€ du m3)
Cela dépend surtout de votre méthode de lavage. Si vous laissez couler l’eau tout le temps du nettoyage (le moins écologique), par intermittence ou si vous remplissez l’évier (le plus écologique des 3).
* Électricité (pour la production d’eau chaude) : 4,8 kW soit 0,53 €
* Produits (éponge, liquide vaisselle) : 0,11 €
Total : 0,96 € pour 4 personnes pour 1 journée
- Méthode de lavage au lave vaisselle
* Eau : 16 litres, soit 0,04 €
* Electricité : 1,4 kW soit 0,15 €
* Produits (liquide de rinçage, sel, anti-calcaire, etc) : 0,10 €
Total : 0,29 € pour 4 personnes pour 1 journée
Un lave vaisselle vous fait donc économiser près de 245€ chaque année, ce qui le rend rentable au bout d’environ 3 ans.
Attention ! Ce comparatif ne prend pas en compte la quantité de gaz à effet de serre émis ! En prenant en compte les gaz à effet de serre émis de la production du lave vaisselle à son recyclage en passant par son utilisation quasi-quotidienne, celui-ci doit être bien moins écologique.
Hélas, nous ne disposons pas de chiffres vérifiés.
La vaisselle jetable
La solution de la vaisselle jetable n’est pas la meilleure des solutions … et de loin !
Certes vous utiliserez beaucoup moins d’eau et d’électricité mais la quantité de déchets produite est faramineuse. Son prix est lui aussi important !
- En reprenant le comparatif ci-dessus, une famille de 4 personnes pour une journée, voici les résultats :
Couverts en plastique -> ~ 3€ les 100 -> ~ 0.03€ pièce
Assiettes en plastique -> ~ 7€ les 100 -> ~ 0.07€ pièce
Il faut 3 couverts par personne (fourchette, couteau et cuillère) = 4×3x0.03 = 0.36€
Il faut 1 assiette par personne = 4×0.07 = 0.28€
Soit un total de 0.64€ de vaisselle par repas pour 4 personnes.
Afin de pouvoir comparer ce résultat à ceux exposés ci-dessus, il faut ramener ce chiffre à la journée (3 repas par jour).
On obtient donc un coût journalier de 1.92€ pour 4 personnes, auquel s’ajoute le coût écologique engendré par ce type d’utilisation. Le recyclage est couteux, long et créé tout de même du gaz à effet de serre (transport, fonte, revalorisation, etc.)
Adapter ses habitudes
Il faut aussi raisonner sa manière d’utiliser sa vaisselle, car moins on en utilise et plus on économise !
- Si on utilise un lave-vaisselle, il faut le faire tourner une fois que celui-ci est plein, rien ne sert de gaspiller de l’eau et de l’électricité si le lave vaisselle est à moitié rempli.
- Il faut aussi préférer le faire tourner plutôt aux heures creuses pour payer moins cher l’électricité grâce à un programmateur horaire
- Le fait de changer d’assiette (voire même de couverts) à chaque changement de plat n’est pas obligatoire. L’entrée, le plat et le fromage peuvent être consommés dans la même assiette et avec les mêmes couverts, permettant ainsi de diviser par 3 la consommation.
Mais la quantité d’eau et d’électricité nécessaires à laver la vaisselle n’est pas le seul paramètre à prendre en compte afin d’avoir une vaisselle propre écologiquement.
Les produits pour laver la vaisselle
Il faut aussi tenir compte du ou des produits utilisés pour nettoyer la vaisselle. En effet, la grande majorité d’entre eux contiennent des composants polluants.
En général, les détergents utilisés pour les lave vaisselle sont plus agressifs et donc plus nocifs que ceux utilisés pour le lavage manuel. S’ils rentrent en contact avec l’œil ou la peau, ils provoquent une brûlure sévère et immédiate. En cas d’ingurgitation, même en quantités réduites, la bouche, la gorge et le tube digestif peuvent être sévèrement brulés. Des séquelles digestives, même après traitement, peuvent subsister plusieurs mois.
Les nettoyants pour lave vaisselle contiennent d’avantage de phosphates que ce soit sous forme liquide, solide (tablettes) ou en poudre. Ils permettent de détacher la saleté de la vaisselle et la laisser en suspension dans l’eau. Efficaces aussi sur les tâches de graisse et d’huile, les phosphates adoucissent l’eau et accentuent le lavage.
Les phosphates sont extrêmement polluants et sont déjà interdits dans de nombreux produits d’entretien mais pas encore dans les produits pour lave vaisselle.
Les produits pour laver la vaisselle antibactériens sont à éviter absolument. Les bactéries éliminées ne le sont qu’en infime partie et celles qui restent se multiplient presque instantanément pour arriver au même nombre qu’avant l’utilisation du produit. Ceux-ci tendent aussi à rendre ces bactéries plus résistantes.
Certaines personnes sont sensibles aux détergents contenus dans ces liquides vaisselle industriels. Ils agissent sur la peau de la même manière qu’ils nettoient votre vaisselle. Votre peau est donc attaquée par de nombreux agents venant la dégraisser en détériorant votre épiderme. De nombreux effets secondaires sont notés, comme des allergies, des dessèchements ou encore des crevasses.
Heureusement, des alternatives écologiques existent et remplacent avec succès ces polluants utilisés de longue date. Ils suppriment ainsi les détergents (tensio-actifs) d’origine pétrochimique, les composés alcalins (borate, carbonate, etc.) qui renforcent les tensio-actifs en acidifiant l’eau, les enzymes modifiées ou synthétiques, les azurants optiques, etc.
Il faut veiller à choisir des produits écologiques ayant reçu une certification officielle, comme le label écologique européen ou le label Nf Environnement.
Les produits vaisselle écologiques sont composés de :
- Tensio-actifs d’origine végétale
- Enzymes non modifiées
- Percarbonate de sodium qui est un agent de blanchiment oxygéné écologique.

Substance dangereuse pour l'environnement
On attribue aussi des propriétés désodorisantes et désinfectantes au percarbonate de sodium.
Attention ! Ne pas confondre avec le perborate de sodium qui lui est dangereux pour l’environnement. Une fois rejeté dans la nature, le perborate de sodium libère du bore qui peut être très toxique pour certains végétaux.
- On trouve aussi des agents anioniques dans les produits écologiques, qui, grâce à une charge négative aident significativement au dégraissage et ont des propriétés moussantes et détergentes. Ils composent en général 15 à 30% du produit.
- Le parfum et les colorants sont d’origine naturelle, comme les huiles essentielles par exemple. Ainsi, ils écartent tout risque d’allergies.
Dans la très grande majorité des cas, les flacons qui contiennent un nettoyant écologique sont recyclables.
Vous pouvez aussi utiliser le savon noir liquide afin de nettoyer votre vaisselle. Il fonctionne tout aussi bien que les autres solutions et à un impact moindre sur l’environnement.
Voici quelques uns de nos conseils pour le nettoyage écologique de la vaiselle et de la cuisine >>
- Nettoyage de la vaisselle
- Comment nettoyer vos bouteilles, gourdes, thermos, … ?
- Désodorisant écologique pour la cuisine
- Detartrer bouilloires ou cafetières
- Nettoyage d’une tasse tachée
- Nettoyage de la planche à découper
- Nettoyage de la poubelle
- Nettoyage de sa friteuse
- Nettoyage de son réfrigérateur
- Nettoyage de vos tuyauteries
- Nettoyage de votre cuisinière
- Nettoyage de votre robinetterie
- Nettoyage des fours
- Que faire contre les fonds de casseroles brulés ?
- Tous les conseils sur l’entretien de la maison et du ménage
N’hésitez pas à réagir à nos conseils !
La lessive écologique
Les lessives se présentent sous différentes formes, telles que liquides, solides (tablettes) ou en poudre.
Les lessives classiques sont des sources de pollution importantes. En effet, les lessives classiques sont principalement constituées de produits dérivés des industries (pétrolières, chimiques, etc.).
Quand nous lavons notre linge avec ces lessives classiques, notre peau est également au contact de ces produits polluants.
Heureusement, des alternatives écologiques existent à ces lessives peu environnementales.
Tout d’abord, préférez choisir une lessive en poudre plutôt que liquide ou en tablettes. En effet, lorsqu’elle est sous forme de poudre, la lessive contient généralement plus de tensio-actifs (détergent). Ceux-ci augmentent l’imprégnation de l’eau dans le vêtement, détachent les tissus et maintiennent la saleté en suspension dans l’eau ensuite.
Voici une équivalence (polluant/écologique) des composants d’une lessive :
Il existe aujourd’hui de nombreuses marques distribuant des produits d’entretien d’origine écologique. Ceci les rend donc très accessibles et présents dans toutes les grandes ou moyennes surfaces en France ainsi que sur Internet.
Les ingrédients qui entrent dans la composition des produits écologiques sont tous d’origine végétale, y compris le conservateur et le parfum.
Biodégradables dans leur totalité, ils sont sans danger pour l’environnement (biodégradation ultime). Il peut cependant il y avoir d’éventuelles matières résiduelles, mais étant d’origine végétale, elles sont sans conséquence pour l’environnement.
Les marques les plus courantes que vous pourrez trouver sont L’Arbre Vert, Rainett, Ecover, Etamine du Lys, Monoprix Vert, etc.
Ne vous laissez pas duper par les appellations « vertes » ou « écologiques » de nombreux produits. Elles sont pour la plupart un élément commercial et non un réel engagement de la part de la marque (couramment appelé « Green Washing »).
Fiez vous aux labels officiels tels que le « Label Ecologique Européen », le label « NF Environnement » certaines marques repoussent encore un peu plus les exigences de ces labels en bannissant de leurs produits certaines substances nocives pourtant tolérées par d’autres .
De plus, préférez choisir une recharge, lorsque c’est possible, plutôt que de racheter le produit complet. Non seulement vous ferez des économies, mais vous diminuerez la quantité de matière à recycler donc c’est mieux pour la planète !
Lorsque ce n’est pas possible, privilégiez les produits ayant des emballages recyclables (polyéthylènes par exemple), mais la plupart des produits d’entretien certifiés sont contenus dans des emballages recyclables.
La lessive écologique contribue donc à améliorer votre quotidien, à préserver votre environnement mais si elle entre dans une démarche citoyenne plus complète, ce n’est que mieux ! Pensez donc à la laver votre vaisselle de façon écologique, ainsi que l’entretien de vos sols, de vos vitres ou encore pour lutter contre le calcaire.
Voici quelques uns de nos conseils pour la lessive et le nettoyage écologique du linge >>
N’hésitez pas à réagir à nos conseils !
Les nettoyants écologiques
Un produit écologique se démarque nettement de son homologue polluant vis à vis des matières premières utilisées, des rejets de substances toxiques dans l’environnement, de l’impact sur la nocivité de l’air ambiant … Toutes les étapes de leurs cycles de vie sont différentes, celui des produits écologiques étant résolument tourné vers une approche durable du ménage pour vous et l’environnement.
Il faut tenir compte de leur capacité de biodégradation. Les lessives affichant une biodégradation de 80% en 21 jours de ses tensioactifs, il s’agit de la biodégradation primaire. Celle-ci signifie que les molécules sont fractionnées en plus petites particules mais elles contiennent toujours les principes actifs toxiques qui peuvent être même plus néfastes.
Les nettoyants écologiques associent, eux, au terme biodégradation, la biodégradation totale (aussi appelée ultime). Les molécules la composant sont réduites en éléments non nocifs (de l’eau, de l’oxygène, des sels organiques …) donc sans danger pour la santé et pour la planète.
Les labels de qualité pour les énergies renouvelables
Les labels qualité énergies renouvelables visent à certifier un service qualifié et répondant à une charte adaptée au domaine certifié. Cette charte est principalement axée sur la qualité de l’installation et non plus sur le matériel installé.
C’est l’association Qualit’EnR, fondée par cinq entités professionnelles nationales depuis début 2006, qui intervient pour la promotion de la qualité des prestations des professionnels et gère des dispositifs de qualité et des règlements.
Cette association gère 4 labels : QualiBois, QualiPv, QualiSol et QualiPac.
Ce dernier, le label QualiPac fut lancé en 2007 par l’AFPAC (Association Française pour les Pompes A Chaleur). Depuis le 1er Juillet 2009, un accord a été signé avec l’association Qualit’EnR qui gèrera désormais ce label dès début 2010.
Voici donc la description de chacun de ces labels
| Label | Domaine | Type | Description | Entité Certificatrice |
| Certifie la qualité de l’installation de la chaudière au bois par le professionnel accrédité | Label Officiel | Qualibois est l’appellation pour la qualité d’installation des chaudières bois énergie. Qualibois concerne les chaudières manuelles et automatiques d’une puissance inférieure ou égale à 70 kW, alimentées par des biocombustibles : bûches, plaquettes, granulés et autre combustible bois énergie.Pour être membre Qualibois, les professionnels doivent signer et respecter la charte Qualibois (environ 10 points), qui concerne le service proposé plutôt que le matériel.Charte qualité du label QualiBois | Qualit’EnR | |
| Certifie la qualité de l’installation solaire photovoltaïque par le professionnel accrédité | Label Officiel | QualiPV est l’appellation pour la qualité d’installation des systèmes solaires photovoltaïques raccordés au réseau. Ces générateurs permettent de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire. QualiPV est une démarche volontaire des entreprises qui s’engagent à respecter les « 10 points solaires PV » de la charte QualiPV.Charte qualité du label QualiPv | Qualit’EnR | |
| Certifie la qualité de l’installation solaire thermique par le professionnel accrédité | Label Officiel | Qualisol est l’appellation pour la qualité d’installation des systèmes solaires thermiques, tels que les chauffe-eau solaires individuels (CESI) qui produisent de l’eau chaude sanitaire et les systèmes solaires combinés (SSC) qui procurent à la fois eau chaude sanitaire et chauffage.Qualisol est une démarche volontaire des entreprises qui s’engagent à respecter les « 10 points solaires » de la charte qualité Qualisol.Charte qualité du label QualiSol | Qualit’EnR | |
| Certifie la qualité de l’installation des Pompes à Chaleur par le professionnel accrédité | Label Officiel | QualiPAC est une appellation de confiance créée par l’AFPAC en 2007 avec le soutien de l’ADEME et d’EDF. Elle a pour but de faciliter la mise en relation des particuliers intéressés par un chauffage performant et respectueux de l’environnement avec des installateurs spécialistes de la pompe à chaleur soucieux de la satisfaction de leurs clients. A partir de 2010, ce label sera géré par Qualit’EnR (accords signés le 01/07/09).Charte qualité du label QualiPac | Qualit’EnR et Afpac | |
| Certifie la qualité et le respect des normes en vigueur des installations de chauffage au bois | Label Officiel | Afin d’être labellisées Flamme Verte, les appareils indépendants et chaudières domestiques de chauffage au bois doivent avoir un rendement minimum de 65%. Ces installations doivent respecter les exigences de la norme européenne NF CEN 303.5 sur les émissions polluantes (<0,5% de Co2).Charte qualité du label Flamme Verte pour appareils independants de chauffage au boisCharte qualité du label Flamme verte pour chaudières domestiques au bois | Géré par le Syndicat des Énergies Renouvelables sous le contrôle de l’ADEME |
Qu’est ce que les fonds éthiques ?
Les fonds éthiques se distinguent des autres produits financiers classiques (type OPCVM) uniquement par la sélection des valeurs de leur portefeuille. Ces valeurs sont basées sur des critères sociaux ou environnementaux. Ils sont donc composés d’actions ou de dettes d’entreprises bien notées sur le plan social et environnemental.
Les fonds éthiques sont intégrés au système économique de marché.
Un fonds éthique est donc un produit financier dont l’actif est investi uniquement dans des entreprises qui respectent certaines valeurs. On parle alors d’entreprises socialement responsables. Malheureusement ces fonds sont trop peu nombreux.
Objectifs des fonds
Les fonds éthiques permettent aux investisseurs de donner un sens à leur épargne en lui procurant une plus-value éthique sans délaisser la rentabilité.
Les fonds éthiques s’adressent donc à des investisseurs qui ont la fibre citoyenne et qui veulent changer la société, à leur niveau, sans perdre la rentabilité de leur épargne.
En investissant dans des fonds classiques, vous pouvez vous retrouver actionnaire d’entreprises, sans même en avoir conscience, ayant une activité ou une stratégie globale contraire à vos valeurs personnelles (production d’armement, exploitation d’enfants ou piètres relations sociales…).
Les fonds éthiques permettent d’allier performance financière et respect de certaines valeurs, celles du développement durable.
Il existe plusieurs « générations » de fonds éthiques qui vont des fonds d’exclusion (rejet de certaines valeurs ne correspondant pas aux principes éthiques retenus) aux fonds de développement durable (fondés sur une analyse globale basée sur des critères positifs).
En réalité, un fonds éthique n’est jamais pur, les entreprises sélectionnées ne sont pas l’idéal absolu en matière de durabilité, mais les meilleures sur leur secteur. Le but est de faire bouger les choses secteur par secteur en tirant les autres acteurs vers le haut.
Qu’est ce que la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ?
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est l’expression des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise. Elle signifie que les entreprises, de leur propre initiative, contribuent à améliorer la société et à protéger l’environnement, en liaison avec les parties prenantes.
De plus en plus d’entreprises reconnaissent leurs responsabilités sociétales en mettant en œuvre des dispositifs au sein de leur structure et avec leurs parties prenantes.
Comment décliner un concept d’intérêt général ou de développement durable au niveau de l’entreprise ?
En fait, le développement durable permet à l’entreprise de “sortir du seul prisme financier”. En considérant l’ensemble des conséquences de son activité. Une entreprise ne s’intéresse plus seulement à la performance économique, mais aussi à la performance sociale et environnementale.
L’entreprise s’attache à faire croitre 3 capitaux et non plus un seul comme auparavent :
- son capital économique : capital au sens traditionnel
- son capital social : capacité à améliorer les conditions des salariés et sous- traitants
- son capital environnemental : capacité à réduire son impact sur la nature
Une politique de long terme
Investir sur ces 3 capitaux (économique, social, environnemental) ne donne pas de plus-value automatique à court terme. Il faut savoir aussi communiquer en interne et en externe et projeter sa politique à long terme. C’est aussi un pari gagnant sur l’avenir, car les sociétés qui auront anticipé ne seront pas lourdement pénalisées par les futurs changements de règlementations environnementaux. Attention tout de même à ne pas tomber dans le greenwashing !
Un des leviers importants agissant sur le comportement socialement responsable des entreprises, est celui du financement. L’investissement socialement responsable (ISR), c’est-à-dire la gestion de fonds éthiques qui intègre des critères de nature sociale et environnementale aux critères financiers classiques, se développe rapidement ces dernières années. Les fonds institutionnels, comme le Fond de réserve des retraites, ont des objectifs à long terme qui correspondent bien aux valeurs du développement durable. Ils représentent des montants importants qui s’orientent progressivement vers l’ISR.
Le développement de la RSE et de l’ISR rend nécessaire d’améliorer l’information non financière. L’article 116 de la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) demande aux entreprises françaises, cotées sur le marché français, d’inclure dans leur rapport annuel un compte-rendu des impacts sociaux et environnementaux de leurs activités.
Le Vitrificateur écologique
Les vitrificateurs sont une source importante de polluants (COV et Formaldéhyde notamment) qui se répandent dans l’atmosphère et donc que l’on inhale. Des vernis écologiques existent pour remplacer les vitrificateurs de parquet classiques.

Vitrificateur avec label écologique européen
Veillez donc à choisir des vitrificateurs comportant soit le label écologique européen, soit le label NF Environnement.

Labels Ecologiques
Ces alternatives écologiques sont, la plupart du temps, composée à base d’eau, de cire ou d’huiles dures d’origine naturelle. Leurs avantages sont multiples :
- Séchage rapide
- Peu d’émanations d’odeurs
- Nettoyage des outils à l’eau
Voici deux fabricants, entre autres, de vitrificateurs écologiques : Blanchon et Syntilor (certains produits uniquement sont écologiques).
Si vous pensez pouvoir nous aider à la rédaction de cet article, nous vous remercions de bien vouloir prendre contact avec nous
Voici quelques uns de nos conseils pour un bricolage plus durable.
N’hésitez pas à réagir à nos conseils
La colle écologique
A ce jour, la colle écologique ne pullule pas sur le marché mais ne devrait pas tarder à être aussi présente que la peinture écologique.
Si vous êtes fabricant et que vous souhaitez compléter cet article, prenez contact avec nous !

Contactez-nous !
Lorsque vous devrez coller des revêtements de murs ou de sols, pensez à comparer les différentes colles proposées. N”hésitez pas à vous déplacer dans des magasins de bricolage bio, ils commencent eux aussi à se répandre.
Prenez garde de bien choisir des colles sans solvant qui peuvent être d’origine végétale ou d’origine animale. Ceci vous évitera les émanations de COV ou du moins les réduira fortement ! Préferez donc les colles ayant des labels écologiques officiels comme NF Environnement ou l’écolabel européen
On peut citer les marques suivantes, qui produisent des colles écologiques :
Mapei – Nature & Harmonie
Récupération des eaux grises
On appelle « eaux grises » les eaux de douches, de bains et de lavabos (eaux savonneuses). Elles représentent près de 40 % de notre consommation quotidienne.
Par exemple, saviez-vous qu’il faut environ 18 litres d’eau en moyenne pour laver une salade ?
En tant qu’utilisateur, propriétaire, architecte ou exploitant, vous avez comme objectif de réduire les consommations d’eau sans pour autant perdre en confort. Le recyclage des eaux grises fait désormais partie intégrante des préoccupations et des économies d’énergie.
Certains systèmes proposent des solutions judicieuses sur le plan écologique et économique. Conçus pour durer longtemps, ces systèmes assurent un retour sur investissement rapide et réduisent l’empreinte de l’homme sur la planète.
Voici les différents systèmes :
- Le principe pontos : l’eau de la salle de bain est recyclée et utilisée une seconde fois pour les toilettes, l’arrosage, le lave-linge et le nettoyage des locaux après traitement.
Exemple : livrée au printemps 2009, la piscine de la Communauté d’agglomérations de Val d’Yerres (Essonne) dispose du plus gros système de recyclage d’eaux grises mis au point par le robinetier allemand Hansgrohe.
Rentabilité :
Recyclage de 600L à 30 m3/jour (30 000L)
Autres avantages :
Ce procédé est totalement indépendant des conditions climatiques puisque la simple consommation d’eau dans la salle de bain permet au système de produire quotidiennement de l’eau recyclée.
- Le principe de la station : elle permet de recycler à 100% des eaux grises en offrant une eau traitée par ultrafiltration de haute qualité. L’eau traitée peut-être utilisée pour tous les besoins (WC, machine à laver, eau de nettoyage et d’arrosage) sauf corporels et alimentaires.
Grâce à une séparation des évacuations des lavabos, douches et baignoires, les eaux grises sont collectées dans une cuve située dans la station.
Celle-ci est filtrée par un procédé unique sans l’adjonction d’aucun produit chimique, jusqu’à 300 litres par jour (en fonction de l’alimentation et des demandes). Le processus de traitement comprend deux phases principales :
L’oxygénation permet de favoriser le traitement biologique grâce aux bactéries
La décantation, c’est le passage par une membrane ultra filtrante qui garantit un haut niveau de qualité d’eau.
Lorsqu’il y a demande en eau, la station alimente ainsi les différents besoins en eau claire (non alimentaires et non corporel) tels que : sanitaires, eau de nettoyage, machine à laver, jardin …
La station se connecte automatiquement au réseau d’eau potable lorsque la ressource d’eaux grises est insuffisante par rapport aux besoins.
Rentabilité :
La station permet de réduire les rejets d’eaux usées de 35%.
Autres avantages :
Stockage et traitement des eaux usées dans la station
Pas de produits chimiques
Variante de ce type d’installation :
La station peut être idéalement associée à une citerne de récupération d’eau de pluie permettant une utilisation optimale du système, surtout dans des régions ou la pluviosité est faible ou très irrégulière.
Lorsqu’il y a demande en eau, la station puise automatiquement dans le réservoir d’eau claire :
- Soit de l’eau grise recyclée
- Soit de l’eau de pluie s’il n’y a plus d’eau grise recyclée
- Soit de l’eau potable si les deux premières sources sont épuisées.
Merci à :
Pierre GARNIER, expert dans la récupération des eaux grises
http://www.o2pluie.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour économiser et recycler les eaux de pluies et les eaux grises.
N’hésitez pas à réagir à nos conseils
Le solvant écologique
Présentation
Les solvants d’origine végétale, à base de terpène d’agrumes ou d’essence de térébenthine, sont une très bonne alternative aux solvants chimiques issus de l’industrie pétrolière (White Spirit, éther, acétone, etc.).

Solvant écologique
La plupart du temps, ces produits se retrouvent dans la nature suite aux rinçages des outils effectués dans un lavabo, ils contribuent fortement à la pollution des sols.
Essence de térébenthine
L’essence de térébenthine est obtenue par distillation (à la vapeur d’eau) de la résine de pins européens.
L’essence de térébenthine n’est pas du tout polluante, les arbres résineux en rejetant chaque année plusieurs tonnes, l’équivalent de plusieurs milliers de tonnes dans l’atmosphère.
Cette essence de térébenthine se présente sous une forme très liquide, de couleur claire. Sa principale caractéristique est son odeur, plutôt agréable.
On obtient de l’essence de térébenthine en distillant, à la vapeur d’eau, de la résine récoltée sur des pins européens.
La résine obtenue, par incision de l’écorce, est généralement constituée de 70% de colophane (résidu solide) et les 30% restants sont de l’essence de térébenthine (liquide et odorante).
Terpène d’agrumes
le terpène d’agrumes (de citron ou d’orange) est un solvant de grande efficacité à l’odeur caractéristique de l’agrume. Il est utilisé principalement pour dissoudre les gommes et résines solides, nettoyer tout produit huileux ainsi que pour le nettoyage des sols et des outils
Le solvant aux terpènes d’agrumes à une odeur plus douce que l’essence de térébenthine. Il permet une très donne dilution de produits (cire, vernis, lasures …). Il est incolore et se présente sous une forme liquide.
Caractéristiques des solvants naturels
Les solvants naturels proposent de nombreux avantages par rapport à leurs semblables synthétiques :
- Évaporation rapide
- Ne laisse aucun film résiduel
- Non aqueux
- Biodégradable
- Ininflammable (directive CE)
- Sans émanation
Voici quelques uns de nos conseils pour un bricolage plus durable.
N’hésitez pas à réagir à nos conseils







































