Une révolution durable dans les pays arabes ?

Avec les mouvements de démocratie en Tunisie, Égypte et maintenant en Libye, les prix du pétrole vont encore grimper. L’approvisionnement est perturbée et les stocks baissent, dans ces conditions le prix du baril n’est pas prêt de fléchir surtout que l’esprit de révolte se propage aussi au Bahreïn, autre pays producteur de l’or noir.
Un vent de révolte souffle sur l’Afrique, souhaitons que la France emboite cette dynamique citoyenne pour instaurer plus écocitoyenneté.
Alors en quoi est ce bon pour le développement durable ?
Notre dépendance face aux énergies fossiles devient difficile à soutenir pour le consommateur français. S il regarde la situation sous l’angle financier, son intérêt est de rouler dans des véhicules à énergies alternatives et de chauffer sa maison avec du solaire (en effet les prix du gaz étant indexes sur ceux du pétrole, le gaz de ville va monter lui aussi).
Comment soutenir concrètement l’essor des solutions durables au quotidien ?
En consommant avec raison tout simplement ! Par exemple, il existe des voitures presque propres, des solutions de chauffage et de traitement des eaux très économiques et qui préservent l’environnement. Vous pouvez adopter le tri sélectif, acheter des produits qui produisent le moins d’emballage, sanctionner les marques qui utilisent le green-washing en boycottant leurs produits.
Le chauffage au bois, énergie renouvelable pour se chauffer
Présentation du chauffage au bois par poêle ou cheminée à bois
Tout le monde connaît le bois en bûches, moyen de chauffage traditionnel depuis des siècles et qui a su s’implanter depuis une vingtaine d’années dans des habitations urbaines.
En effet, il constitue un complément, voire même un substitut intéressant au chauffage électrique ou autres moyens de chauffage à énergies fossiles.
Le bois fait partie des bioénergies (au même titre que les biocarburants ou le biogaz). Le bois est une énergie renouvelable, sous réserve que les prélèvements forestiers restent inférieurs à l’accroissement de la forêt.
En Europe, nous sommes dans ce cas de figure, car le domaine forestier augmente d’année en année.
En France, la méthode de chauffage sous forme de bûches, constitue l’essentiel de la consommation du bois-énergie. Cet usage requiert une manutention régulière et contraignante.
Le bois-énergie se présente donc sous d’autres formes telles que des granulés, des résidus bocagers et forestiers (plaquettes forestières) ou encore le bois “en fin de vie” (briques de bois reconstituées). On peut aussi retrouver les sciures, où écorces comme combustible.
Il existe aujourd’hui des appareils à combustible bois innovants et efficaces à disposition des particuliers comme des collectivités ou des industries. Les chaudières à biomasse permettent de brûler différents biocombustibles et émettent moins de Co2 (gaz à effet de serre) que les anciennes générations ou que certaines autres bioénergies comme le pétrole, ou les agro carburants.
Bilan carbone des poêles et chaudières à bois :
Ne perdons pas de vue que ce type de poêles et chaudières à bois n’est pas une véritable solution durable comme peut l’être le solaire. En effet, on peut évoquer le problème du transport du bois depuis le lieu de coupe jusqu’à son lieu de transformation puis de consommation finale. On peut aussi parler des modes de production du bois et s’interroger sur la façon dont on fait pousser les arbres ? (défrichement, parcelle forestière monoculture, utilisation d’eau et d’engrais)
En quelques Chiffres …
Chiffrer précisément la consommation de bois est délicat.
En effet, une grande partie de ce combustible provient de l’autoconsommation forestière, des haies bocagères ou jardins, de rebuts ou produits déjà utilisés (palettes, cagettes …) et ne peut être aisément quantifiée.
On estime la consommation française de bois-énergie à, environ, 9,8 millions de tonnes équivalent pétrole par an (soit 4 % de l’énergie consommée en France chaque année), ce qui correspond à environ 42 millions de m3 équivalent bois rond.
Le potentiel encore disponible en forêt (capitalisé ou abandonné sur coupe), et plus marginalement dans les industries du bois (écorces) et les centres de tri (palettes, bois de démolition…), peut-être évalué à environ 39 millions de m3 équivalent bois rond.
Les Granulés de Bois ou Pellets
3 fois plus volumineux mais presque 2 fois moins cher que le fioul, les granulés sont particulièrement adaptés aux maisons individuelles…
Origine
Ils sont produits à partir de sciure et de copeaux propres issus du compactage des sous-produits des entreprises transformatrices du bois (scierie, menuiserie, …). Ensuite séchés puis comprimés sous haute pression pour leur donner leur forme (pas d’utilisation de colle ni d’additif). Ils forment alors des granulés.
Spécificités
Ces petits bâtons cylindriques ont un diamètre qui oscille entre 6 et 8 mm et leur longueur est de 15 à 25 mm. Le taux d’humidité d’un granulé est très faible (inférieur à 10%) améliorant sa combustion et donc la production de chaleur en résultant.
Les rendements énergétiques de ces granulés sont très bons ! On arrive à produire 5 kWh de chauffage avec 1kg de combustible. Lors de leur combustion, les granulés réalisent un taux de cendre d’1% et ne dégagent pas de fumée (uniquement du gaz).
L’homogénéité des granulés permet d’obtenir une combustion très constante avec un minimum d’émissions nocives. Leur densité et leur fluidité en font un combustible parfaitement adapté aux maisons individuelles, dans des poêles spécifiques ou des chaudières automatiques.
Le prix moyen est de 200 à 350€/tonne, ramenant donc ces granulés à un coût proche de celui des bûches classiques.
Les poêles à granulés
D’apparence similaire à un foyer de cheminée classique, le poêle à granulé est équipé d’une régulation électronique. Celle-ci permet de maîtriser le ratio air/combustible dans le foyer permettant ainsi d’obtenir des rendements avoisinant les 90%.
La fumée émise par un appareil fonctionnant aux granulés est translucide et la pollution occasionnée lors de la combustion est quasiment nulle, si on occulte l’aspect CO2 (gaz a effet de serre)
L’allumage, l’arrêt et la régulation sont entièrement automatisés. L’appareil s’allume et s’arrête en appuyant sur un bouton, on définit ensuite la température désirée. Il est également possible de le programmer en fonction d’horaires et de jours.
Ces poêles sont équipés d’un réservoir, de 20 à 40 Litres, qui alimente en combustible le foyer via une vis sans fin. Ceci assure une autonomie d’environ 2 jours en période de froid.
Les poêles à granulés ont su s’adapter à la vie moderne et ainsi éviter « la corvée du bois ».
Il s’intègre parfaitement dans une habitation récente et apporte le même niveau de confort qu’un système de chauffage traditionnel.
La puissance des appareils varie de 5 à 20 kW. Quant au prix, il varie de 2 000 à 5 000 €, dépendant notamment de la puissance et du niveau d’automatisme.
Merci à :
Par Jean-François RAGUET, expert dans les poêles et chauffages à bois
http://www.wanders.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour le chauffage au bois >>
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La dure réalité des pompes à chaleur !!
En théorie, les pompes à chaleur ont des rendements calculés par le COefficient de Performance appelés «COP» qui varient aujourd’hui principalement entre 3 et 4,5.
Il faut néanmoins bien comprendre qu’il s’agit de résultats obtenus en laboratoire dans des conditions «idéales» souvent différentes d’une installation réelle.
Pour déterminer les COP en chambre d’essai, les PAC sont testées pendant 2 heures, sans interruption, sans vent contraire, sans pluie et autre intempérie. La machine est alors testée avec de l’air à 7° C, de l’eau qui arrive à 30° C et qui repart à 35° C.
Ainsi, le COP donné est noté sur les documentations : COP 7°C 30/35°C.
Si ce COP est de 4, cela signifie donc que dans une chambre d’essai, avec de l’air à 7° C et de l’eau chauffée à 35° C, la machine restitue 4 KW de chauffage en ayant consommé 1 KW d’électricité.
Opération In situ :
40 maisons neuves RT 2005 équipées d’aérothermie et de géothermie sont testées pendant un an.
- Les résultats sont alors surprenants car les COP annuels des géothermies testées ne dépassent jamais les 3,3 avec des moyennes à 2,5.
- Les aérothermies ont des résultats similaires sauf pour 2 machines ayant des COP annuels atteignant les 4.
En 2004 - 2005, l’état accorde des crédits d’impôt pour les pompes à chaleur ayant des COP théoriques à 7° C 30/35 ° C supérieurs à 3,3 en chambre d’essai.
Néanmoins, l’état demande à Edf et à l’Ademe de mandater alors un bureau d‘études (le bureau MD3E) pour mesurer le rendement des PAC sur site et non plus en chambre d’essai pour vérifier que la théorie colle à la réalité.
Ces 2 machines Air Eau, leader de l’étude nationale, ont des caractéristiques théoriques similaires aux autres machines mais sont installées différemment :
Les 2 PAC air-eau sont protégés des intempéries et récupèrent l’air des combles. Le plancher chauffant alimenté est sur dimensionné avec des tuyaux espacés de 5 à 10 cm ce qui permet à la PAC de travailler à très basse température (25°C).
Mise en garde.
Dans la pratique, les pompes à chaleur une fois installées ont des rendements qui peuvent être complètement différents, et cela en fonction de plusieurs paramètres :
La température de l’air (pour une aérothermie) : plus la PAC récupère de l’air froid, plus le COP diminue.
La température de l’eau chauffée : plus la PAC chauffe l’eau à haute température, plus le COP diminue. Attention donc aux machines qui font de la haute température. Il faut absolument regarder les COP non pas à 35°C, mais à 65°C.
Les cycles courts : une machine trop puissante qui s’arrête et se remet en route trop souvent aura des COP et une durée de vie amoindris. Ce n’est pas le cas en chambre d’essai car les PAC sont testées sur un cycle sans interruption pendant 2 heures.
Les débits d’eau : si les liaisons hydrauliques n’assurent pas les débits d’eau nécessaires, la PAC voit ses rendements diminuer. Il faut donc privilégier des grosses sections de tuyaux, avec le moins de coude possible. En rénovation, veillez aussi à exiger un nettoyage des circuits de vos radiateurs, car toutes les boues accumulées dans les radiateurs ralentissent l’eau et n’assurent pas les débits d’eau suffisants pour avoir les COP théoriques.
Les consommations annexes. Elles ne sont pas prises en compte lors des mesures des COP en chambre d’essai, notamment en géothermie. Les circulateurs, qui travaillent sans interruption, peuvent plomber les bilans annuels.
Pour les PAC géothermiques, attention donc aux consommations des pompes qui font circuler l’eau jusqu’à la nappe phréatique ou dans le terrain. Ces consommations ne sont pas prises en compte dans les mesures de COP théoriques. Pourtant l’effort à fournir pour remonter plusieurs M3 d’eau par heure, d’une nappe phréatique, représente une quantité d’énergie importante. En conséquence, plus la nappe phréatique est profonde, plus les COP annuels diminuent.
Merci à :
Par Xavier Mounier, chargé d’étude chez Innovert Europe
http://www.innovert.eu/
Voici quelques uns de nos conseils pour les Pompes à Chaleur
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La Pompe à Chaleur (PAC)
L’énergie approvisionnant le monde est principalement d’origine fossile, (charbon ou pétrole) qui produit à elle seule les deux tiers (66,15%) de l’énergie consommée.
Les réserves, de pétrole notamment, vont dans les années à venir, se raréfier et de plus leur impact écologique est très fort sur notre planète.
A l’heure des économies d’énergie, il faut trouver des solutions durables pour répondre à nos besoins sans cesse grandissants.
Les pompes à chaleur n’émettent pas, ou très peu, de CO2 lors de leur fonctionnement et permettent de chauffer l’air ambiant à partir de l’énergie qui nous entoure (air, terre, eau).
Ce marché connaît une très forte croissance depuis quelques années, largement encouragée par l’état qui subventionne ces installations. Ainsi, la France est-elle le deuxième marché européen de matériel vendu, après la Suède.
En 2007, l’AFPAC (Association Française pour les Pompes A Chaleur) recensait 69 600 installations. En 2008, ce nombre d’installations a connu une explosion (+152%) passant ainsi à près de 152 510.
Il existe deux grands types de pompes à chaleur, celles dites « géothermiques » et celles dites « aérothermiques ». Chacune d’entre elle propose différentes variantes que nous allons vous présenter dans ce dossier.
Merci à :
Par Laurent SQUILLARI , expert dans les Pompes à chaleur (PAC)
http://www.acs-solaire.com
La géothermie, une énergie renouvelable
Origine de la « Géothermie »
Cette énergie est connue depuis l’antiquité puisqu’elle était déjà utilisée chez les Grecs et les Romains.
Le mot vient du grec ancien, formé par « geo » terre et « thermie » chaleur, signifiant donc l’utilisation de la chaleur de la terre.
Une unité de mesure a été définie en fonction de ce domaine, le degré géothermique. Le degré géothermique est la profondeur, de l’écorce terrestre à franchir, pour que la température s’élève d’un degré Celsius.
Types de géothermie
- La géothermie de haute énergie : on capte de l’eau ou de la vapeur d’eau (T>180°C) dans des couches plus ou moins profondes de la croute terrestre. Ces calories sont utilisées principalement pour produire de l’électricité.
- La géothermie de moyenne énergie : l’eau captée est comprise entre 100° C et 180° C. Ce type de géothermie permet elle aussi de produire de l’électricité mais sert surtout aux installations de chauffage.
- La géothermie de basse énergie : la température de l’eau est comprise entre 30° C et 100° C. Cette eau est directement utilisée dans les installations de thermalisme ou de chauffage urbain. Elle peut aussi être utilisée pour des installations agricoles telles que le chauffage de serres, certains industriels utilisent également ce type de géothermie.
- La géothermie de très basse énergie : principalement dédiée au chauffage individuel, couplée à une pompe à chaleur.
Principe de fonctionnement
Chaque jour, le soleil fournit à la terre une énergie stockée sous forme de calories auxquelles viennent s’ajouter celles fournies par le sol profond.
Le principe consiste donc à puiser cette énergie (sous forme de chaleur / ou de fraîcheur) contenue dans la terre afin de chauffer votre logement.
Accessible partout en France (voir carte ci-dessous) c’est une ressource inépuisable, facilement exploitable pour le particulier comme pour le professionnel.
Cette production d’énergie se fait grâce à un échange. L’ apport énergétique nécéssaire à cet échange, est inférieur à l’énergie restituée, (4 fois moins). On obtient donc environ 4 kW d’énergie pour 1 kW investi.
Mais la question souvent posée est, comment chauffer mon logement à partir d’un sol ayant une température plus basse ?
L’installation comprend :
- Le capteur : c’est un circuit enterré rempli d’un fluide frigorigène. Ce fluide permet de capter les calories emmagasinées par la terre et ayant une température d’évaporation très faible, il passe de l’état liquide à l’état gazeux au contact de cette chaleur souterraine.
- Le compresseur : le fluide à l’état gazeux est aspiré puis compressé pour en augmenter la température. Le compresseur est associé à un appareil permettant la régulation et la sécurité du système complet (l’ensemble est aussi appelé “générateur”).
- Le condenseur : il transfère, grâce à un échange de chaleur, les calories contenues dans le fluide, à l’eau du circuit de chauffage classique, radiateurs, plancher chauffant …
Voici quelques uns de nos conseils pour les énergies alternatives
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Les types de PAC
La pompe à chaleur ou P.A.C. fonctionne à l’électricité et permet de valoriser une source d’énergie naturelle : terre, air ou nappe d’eau souterraine afin de la restituer dans l’habitat.
Pour les particuliers, l’installation est prévue pour une géothermie très basse température, le sol ayant une température annuelle quasi constante, entre 10 et 15 degrés, à une profondeur d’un mètre en moyenne. Pour le Sud de la France, la différence de température entre le sol et l’air étant trop faible, on privilégie l’installation de pompe à chaleur aérothermique.
Certaines PAC proposent la réversibilité, c’est-à-dire qu’elles fournissent du chauffage en hiver mais peuvent aussi délivrer du froid en été. C’est une fonctionnalité très attrayante, mais dont il ne faut pas abuser !
Les PAC géothermiques
Parmi tous les types de pompes à chaleur existantes, les PAC géothermiques sont les plus performantes. Les procédés mis en œuvre sont maintenant au point, robustes et fiables.
Comment installer une pompe à chaleur ?
Les pompes à chaleur géothermiques nécessitent la pose de capteurs souterrains. Il existe deux types de réseaux géothermiques : le système horizontal et le système vertical
- Le système horizontal
Un réseau de tuyaux est enterré à faible profondeur dans un jardin par exemple. La superficie de ce réseau est de 1,5 à 2 fois la superficie à chauffer. On utilise donc la chaleur solaire que capte la terre, c’est un plan Géosolaire.
Les contraintes de ce système qui doit être enterré est qu’il faut un terrain étendu, peu pentu, non arboré, et une terre de bonne qualité.
- Le système vertical
Comme son nom l’indique, ce système puise la chaleur en profondeur dans la terre. Pour ce faire 2 sondes, séparées l’une de l’autre d’environ 10 m, sont installées sous terre de 30 m à 100 m de profondeur (celles-ci peuvent descendre jusqu’à 1500 m). En ce qui concerne les rejets d’eau, il est possible d’avoir un petit puit ou un système fermé remettant l’eau sous terre.
Dans le cas de l’eau, la fourchette thermique se situe en France entre 50 et 90° Celsius.
Ce système peut être installé sur un terrain ayant peu de surface au sol, ou accidenté.
Hélas, le coût du forage est parfois élevé.
- La géothermie multidirectionnelle
Voici un nouveau type d’installation : le forage multidirectionnel, qui est adapté dans le cadre d’une construction neuve ou d’une rénovation. Pour l’instant très peu exploité, il va se développer dans les années à venir.
Cette solution apporte un rendement similaire au forage vertical pour un coût semblable au forage horizontal, une aubaine. Le principe est simple, le forage est effectué par des tiges flexibles au bout desquelles sont situées les têtes de forage. Ces têtes se ré-orientent pour éviter les éventuels obstacles. Elles sont capables de se déplacer dans les 3 dimensions offrant une grande facilité d’utilisation.
Label pour les PAC ?
L’AFPAC a créé un label qualité pour les installations de pompes à chaleur, qui sera ensuite repris dès début 2010 par l’Ademe.
Cette démarche Qualité PAC comporte deux volets :
- La marque NF PAC pour le matériel
- La charte Qualité PAC pour l’installation
Cette démarche vise à fixer un cadre qualitatif permettant de promouvoir à la fois les produits et les professionnels.
Elle ne revêt toutefois aucun caractère obligatoire, il s’agit d’une démarche volontaire tant pour les fabricants que pour les installateurs.
La PAC aérothermique
Elle capte les calories de l’air extérieur pour restituer de la chaleur en hiver et du frais en été. Elle est donc réversible, comme par exemple les pompes air/air qui pulsent l’air chauffé à l’intérieur en hiver et l’air refroidi en été.
Il existe aussi des pompes air/eau, qui captent les calories de l’air extérieur transmettant leur chaleur à un circuit hydraulique. On peut ainsi l’utiliser pour un plancher chauffant, ou pour un réseau de radiateurs à eau classique.
Fonctionnement d’une pompe à chaleur aérothermique
Le cycle thermodynamique d’un fluide frigorigène permet de transférer des calories entre un milieu extérieur et un milieu intérieur. Certains systèmes de PAC sont dit réversibles, c’est-à-dire qu’on chauffera en hiver et qu’on climatisera en été.
En mode chauffage, les calories seront récupérées à l’extérieur et restituées dans l’habitacle à chauffer. En mode climatisation, le cycle sera inversé, on récupère les calories dans l’habitacle pour les rejeter à l’extérieur.
Ce cycle thermodynamique est possible grâce à 4 organes principaux :
- L’évaporateur : C’est un échangeur entre le fluide frigorigène et le milieu où l’on récupère les calories. Le fluide frigorigène arrive dans l’évaporateur à très basse température : on va donc avoir une différence de température entre le milieu et le fluide ce qui va permettre d’avoir un transfert de chaleur (calories) du chaud (milieu) vers le froid (gaz R410A). Le fluide frigorigène va chauffer jusqu’à évaporation complète, il est ensuite recueilli dans le compresseur.
- Le compresseur : C’est l’organe qui va permettre au fluide d’avancer dans le circuit frigorifique. Le fluide arrive sous forme de gaz , il va être aspiré et comprimé. La compression augmente la température du fluide. En sortie le gaz sera donc à haute pression et sa température sera plus élevée que celle du milieu où l’on rejette les calories.
- Le condenseur : Comme l’évaporateur, c’est un échangeur, cette fois-ci qui va permettre de transférer la chaleur du fluide vers le milieu. Le fluide va refroidir jusqu’à condensation (passe de l’état gazeux à l’état liquide). puis progresse vers le détendeur.
- Le détendeur : Le détendeur sert à faire chuter la pression du fluide. Avec la chute de pression, la température du fluide diminue. On se retrouve dans les mêmes conditions de température et de pression qu’à l’entrée de l’évaporateur. Un nouveau cycle peut avoir lieu.
En mode chauffage, les PAC sont caractérisées par le coefficient de performance ou COP. Ce coefficient est le rapport entre l’énergie fournie au compresseur et l’énergie produite pour chauffer.
L’intérêt des PAC est qu’en exploitant le mieux possible le cycle thermodynamique du fluide frigorigène, on arrive à obtenir des COP allant de 2 à 5.C’est à dire que pour 1 kW d’électricité consommé par le compresseur, 2 à 5 kW de chaleur seront restitués au milieu intérieur, alors qu’avec un chauffage électrique par exemple, on utilise 1 kW d’électricité pour fournir 1 kW de chaleur.
Depuis quelques années, les constructeurs de pompes à chaleur ont mis en place le système INVERTER.
Principe de l’Inverter pour la pompe à chaleur
Il consiste en la variation de la vitesse d’un compresseur en modifiant la fréquence du moteur.
En effet, la différence entre les équipements conventionnels et ceux qui comprennent la technologie Inverter est la possibilité de faire varier la vitesse du compresseur en fonction de la température du logement. Les machines traditionnelles s’arrêtent dès qu’est atteinte la température désirée, les inverter abaissent simplement la vitesse du compresseur jusqu’à un niveau minimum.
Le cycle marche-arrêt du compresseur extérieur n’existe plus. Celui-ci fonctionne en permanence mais à vitesse régulée. Ce point est très important, puisque la majeure partie de la consommation électrique se produit en phase de démarrage. Les machines Inverter évitent ces pics de consommation.
On fera des économies d’énergie allant jusqu’à 75 %. De plus les PAC ne rejettent pas de CO2 ce qui permet d’agir contre l’effet de serre.
Le fluide frigorigène utilisé est le R410-A, c’est un HFC (Hydrofluorocarbure), il ne contient plus de chlore et n’est donc plus néfaste pour la couche d’ozone. Ce fluide possède les propriétés thermodynamiques permettant d’avoir le cycle d’écrit ci-dessus (température d’évaporation et de condensation très basse)
Voici quelques uns de nos conseils pour les Pompes à Chaleur
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Conclusion sur les pompes à chaleur
Grâce à l’utilisation de l’énergie nous environnant et à un peu d’électricité, les pompes à chaleur permettent de réduire considérablement les rejets de CO2 dans l’atmosphère par rapport à une chaudière classique (environ 4 fois moins). Néanmoins, elles rejettent tout de même, en plus petites quantité, du CO2 et du NOx.

La présence de CO2 dans l'atmosphère
Seules certaines d’entre elles, plus coûteuses, ne rejettent aucun gaz à effet de serre.
La finalité première des pompes à chaleur est le chauffage. Même si certaines d’entre elles permettent la climatisation ce n’est pas leur fonction essentielle.
L’étude technique de l’installation doit être réalisée par un professionnel, compte tenu des différents paramètres, souvent sophistiqués, à prendre en compte.
Au fil des années d’utilisation, les pompes à chaleur doivent être entretenues régulièrement. Arrivée en fin de vie, la pompe à chaleur doit être démontée par un professionnel, chargé de récupérer le fluide frigorigène contenu dans la pompe (recyclage ou destruction).
Avec un parc estimé à environ 155 000 installations en 2008, c’est l’équivalent d’environ 620 000 tonnes de CO2 qui n’a pas été rejeté dans notre atmosphère. Si cette progression se poursuit les rejets de gaz à effet de serre vont encore diminuer. Elles permettent aussi de limiter l’utilisation d’énergies fossiles et donc d’appauvrir le sol.
Les pompes à chaleur ne constituent donc pas une énergie 100% propre, puisqu’elles consomment de l’électricité, mais permettent tout de même de réduire le coût pour la planète, de nos besoins en énergie.

Pour une terre plus durable
Voici quelques uns de nos conseils pour les Pompes à Chaleur
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Les différents usages de l’énergie solaire
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On distingue 2 types d’énergie solaire : le solaire thermique et le solaire photovoltaïque
L’énergie solaire thermique consiste en la transformation du rayonnement solaire en énergie thermique. Ceci a pour but de produire de l’eau chaude sanitaire à bas prix. Voyez les aides financières. L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie renouvelable, qui permet, à partir du rayonnement solaire, de produire de l’électricité grâce à des cellules photovoltaïques montées en série. |
Des conseils, encore des conseils, toujours des conseils !
| Vous avez fait connaissance avec nos dossiers ? Nous vous invitons maintenant à consulter nos conseils rédigés par nos experts. Ce sont des petits gestes simples du quotidien qu’il faut automatiser. Il y a le traditionnel “fermer le robinet”, “éteindre la lumière”. Mais aussi quand il s’agit de raisonner en tant que consommateur durable, pour l’économie de la planéte et de ses dépenses, un conseil avisé peut s’avérer très utile. Vous trouverez des conseils pour >>
Ainsi que les conseils diffusés par l’ADEME sur notre site, à droite |
Les labels de qualité pour les énergies renouvelables
Les labels qualité énergies renouvelables visent à certifier un service qualifié et répondant à une charte adaptée au domaine certifié. Cette charte est principalement axée sur la qualité de l’installation et non plus sur le matériel installé.
C’est l’association Qualit’EnR, fondée par cinq entités professionnelles nationales depuis début 2006, qui intervient pour la promotion de la qualité des prestations des professionnels et gère des dispositifs de qualité et des règlements.
Cette association gère 4 labels : QualiBois, QualiPv, QualiSol et QualiPac.
Ce dernier, le label QualiPac fut lancé en 2007 par l’AFPAC (Association Française pour les Pompes A Chaleur). Depuis le 1er Juillet 2009, un accord a été signé avec l’association Qualit’EnR qui gèrera désormais ce label dès début 2010.
Voici donc la description de chacun de ces labels
| Label | Domaine | Type | Description | Entité Certificatrice |
| Certifie la qualité de l’installation de la chaudière au bois par le professionnel accrédité | Label Officiel | Qualibois est l’appellation pour la qualité d’installation des chaudières bois énergie. Qualibois concerne les chaudières manuelles et automatiques d’une puissance inférieure ou égale à 70 kW, alimentées par des biocombustibles : bûches, plaquettes, granulés et autre combustible bois énergie.Pour être membre Qualibois, les professionnels doivent signer et respecter la charte Qualibois (environ 10 points), qui concerne le service proposé plutôt que le matériel.Charte qualité du label QualiBois | Qualit’EnR | |
| Certifie la qualité de l’installation solaire photovoltaïque par le professionnel accrédité | Label Officiel | QualiPV est l’appellation pour la qualité d’installation des systèmes solaires photovoltaïques raccordés au réseau. Ces générateurs permettent de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire. QualiPV est une démarche volontaire des entreprises qui s’engagent à respecter les « 10 points solaires PV » de la charte QualiPV.Charte qualité du label QualiPv | Qualit’EnR | |
| Certifie la qualité de l’installation solaire thermique par le professionnel accrédité | Label Officiel | Qualisol est l’appellation pour la qualité d’installation des systèmes solaires thermiques, tels que les chauffe-eau solaires individuels (CESI) qui produisent de l’eau chaude sanitaire et les systèmes solaires combinés (SSC) qui procurent à la fois eau chaude sanitaire et chauffage.Qualisol est une démarche volontaire des entreprises qui s’engagent à respecter les « 10 points solaires » de la charte qualité Qualisol.Charte qualité du label QualiSol | Qualit’EnR | |
| Certifie la qualité de l’installation des Pompes à Chaleur par le professionnel accrédité | Label Officiel | QualiPAC est une appellation de confiance créée par l’AFPAC en 2007 avec le soutien de l’ADEME et d’EDF. Elle a pour but de faciliter la mise en relation des particuliers intéressés par un chauffage performant et respectueux de l’environnement avec des installateurs spécialistes de la pompe à chaleur soucieux de la satisfaction de leurs clients. A partir de 2010, ce label sera géré par Qualit’EnR (accords signés le 01/07/09).Charte qualité du label QualiPac | Qualit’EnR et Afpac | |
| Certifie la qualité et le respect des normes en vigueur des installations de chauffage au bois | Label Officiel | Afin d’être labellisées Flamme Verte, les appareils indépendants et chaudières domestiques de chauffage au bois doivent avoir un rendement minimum de 65%. Ces installations doivent respecter les exigences de la norme européenne NF CEN 303.5 sur les émissions polluantes (<0,5% de Co2).Charte qualité du label Flamme Verte pour appareils independants de chauffage au boisCharte qualité du label Flamme verte pour chaudières domestiques au bois | Géré par le Syndicat des Énergies Renouvelables sous le contrôle de l’ADEME |
Le chauffage individuel durable
De nos jours, il existe des dizaines de méthodes permettant de se chauffer, chaque constructeur développe sa technologie, ses spécificités, son design, etc.
Comment s’y retrouver dans cette jungle de l’énergie ?
Nous vous proposons un rapide descriptif des différentes manières de chauffer son habitation, afin de vous sensibiliser sur les énergies à présent disponibles, leurs principes, leurs fonctionnements ainsi que les consommations qu’elles engendrent.

Quelle énergie choisir pour mon chauffage individuel ?
Aujourd’hui, il est économiquement et socialement intéressant d’investir dans des énergies renouvelables. Chacun peut trouver l’énergie qui lui convient à travers la diversité proposée (bois, solaire, éolienne …) et se voir bénéficier d’un crédit d’impôt lors de la réalisation de l’installation.
Certaines solutions présentées ici ne sont pas écologiques ou durables, et ne profitent donc pas d’aides financières de l’état.
Il existe deux grands types de chauffage, que nous allons vous présenter :
- Le chauffage central : la chaleur est diffusée grâce à une chaudière murale, moins volumineuse mais aussi moins puissante, ou une chaudière au sol
- Le chauffage décentralisé : Chacune des pièces possède un ou plusieurs éléments de chauffage, gérés de manière individuelle (radiateurs électriques par exemple).
Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.
N’hésitez pas à réagir à nos conseils
Chauffage central, choix de l’énergie
Le chauffage central consiste en la production, par une chaudière,de chaleur diffusée à travers l’habitat grâce à un fluide (généralement de l’eau avec un additif caloporteur). Ce fluide circule ensuite dans votre installation de chauffage afin de libérer la chaleur qu’il a emmagasinée, dans vos convecteurs ou votre plancher chauffant par exemple.
Actuellement, il existe sur le marché deux grands types de chaudières.
La chaudière murale
Son encombrement réduit lui confère une facilité d’installation, elle est adaptée aux appartements ou aux petites maisons individuelles. On peut la mettre dans la cuisine, dans la salle de bain ou dans un placard.
Mais cette taille réduite induit une puissance plus faible qu’une chaudière au sol.
Elle peut également produire de l’eau chaude, évitant l’installation d’un chauffe-eau. Couplée à un ballon de stockage, elle permet plus de souplesse et de confort. Ce ballon peut être intégré à la chaudière limitant l’encombrement (mais le prix est bien plus élevé), ou être externe. Ces chaudières ont une durée de vie d’environ 10 à 15 ans.

Une chaudière murale
La chaudière au sol
De puissance plus importante que la chaudière murale, elle implique aussi un encombrement supérieur. Elle permet donc le chauffage de superficies bien plus importantes. Leur durée de vie oscille entre 15 et 20 ans.
Les différents types de chaudières :
- Une chaudière à condensation récupère une grande partie de la chaleur de la vapeur d’eau contenue dans les gaz de combustion, ce qui permet d’accroître son rendement et même de dépasser les 100%. L’investissement de départ est plus important, mais permet ensuite de réaliser des économies d’énergie. Une aide de l’état est aussi prévue concernant ce type de chaudière.
- Une chaudière à basse température permet de chauffer l’habitat avec un fluide de température bien moins importante qu’une chaudière traditionnelle ou à condensation. Afin d’arriver à un niveau de température similaire, cette installation requiert des émetteurs de chaleurs plus minces et ayant une surface plus importante.
Afin de mieux gérer leur consommation, les chaudières peuvent être pilotées par un ou plusieurs régulateurs de chauffage. Ceux-ci adaptent, selon vos besoins, la température des pièces en fonction de l’heure et du jour, permettant ainsi de ne pas chauffer lorsque vous n’êtes pas présents.
A noter : les chaudières doivent être entretenues chaque année afin d’assurer leur bon fonctionnement.
Aides de l’état
Dans le cadre de mesures concernant le développement durable, les équipements de chauffage les plus performants comme les chaudières à condensation et basse température bénéficient d’un crédit d’impôt.

Qui peut bénéficier d’un crédit d’impôt ?
Tout individu fiscalement domicilié en France (métropole et DOM) supportant le prix des dépenses effectuées et occupant son logement en tant que propriétaire, locataire ou à titre gratuit, imposable ou non.
Pour quel type de résidence ?
La résidence dans laquelle s’effectuent les travaux doit être le logement principal du contribuable au moment du paiement, et être située en France. Elle doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Si l’habitation devient la résidence principale du particulier, les travaux peuvent commencer après six mois d’occupation du logement.
Quels sont les produits concernés par le crédit d’impôt ?
- Les chaudières à basse température : 15 %
- Les chaudières à condensation utilisant du gaz propane : 25 % à 40 % (*)
- Les appareils de régulation de chauffage (thermostats, sondes…) : 25 % à 40 % (*)
(*) Ces crédits d’impôts peuvent atteindre 40 % à la double condition que ces produits soient installés dans une habitation achevée avant le 1er janvier 1977 et que cette installation soit réalisée au plus tard le 31 décembre de la deuxième année qui suit l’achat du logement.
Important : la main d’œuvre et la pose des installations ne bénéficient pas du crédit d’impôt.
Quel est le plafond des dépenses ?
Le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder :
- 8000 € pour une personne seule
- 16000 € pour un couple soumis à imposition commune (mariage ou pacs)
A noter : le montant des dépenses est majoré de 400 € pour une personne à charge (dont le premier enfant), de 500 € pour le second enfant et de 600 € par enfant à partir du troisième enfant.
Quels justificatifs faut-il fournir ?
Il suffit de joindre à la déclaration de revenus la photocopie de la facture délivrée par l’entreprise ayant réalisé les travaux. Cette facture doit mentionner :
- L’identité et l’adresse du contribuable
- L’adresse du logement dans lequel sont réalisés les travaux
- La nature et le montant des travaux
- Le montant des équipements
- Les matériels et matériaux éligibles au crédit d’impôt
Ces dispositions s’appliquent aux dépenses réalisées entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2009. Le taux de 40 % de crédit d’impôt, quant à lui, ne s’applique qu’aux dépenses réalisées à partir du 1er janvier 2006 et jusqu’au 31 décembre 2009.
La TVA à 5,5 %
A quoi s’applique cette réduction de la TVA ?
Dans le cadre des travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien des locaux à usage d’habitation, vous pouvez bénéficier d’une réduction de TVA. Ainsi, en faisant installer ou rénover le chauffage central de votre habitation, la TVA peut être baissée jusqu’à 5,5%.
Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?
- Les locaux concernés doivent être affectés à l’habitation pour au moins 50 % de leur superficie
- L’habitation doit être achevée depuis plus de 2 ans à la date d’exécution des travaux. Vous devez remettre au professionnel une attestation justifiant l’ancienneté de l’habitation
- Les travaux doivent être réalisés par un professionnel. Si vous achetez vous-même les équipements et les matières premières, vous serez taxé à 19,6%. Et dans ce cas, c’est uniquement pour la pose ou l’installation que la taxe sera de 5,5%.
L’aide de l’ANAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat)
En quoi consiste cette aide ?
Vous pouvez bénéficier d’une aide de 900 € de l’ANAH pour l’achat et l’installation d’une chaudière à condensation.
Sous quelles conditions puis-je en bénéficier ?
Il suffit que vous soyez propriétaire bailleur ou propriétaire occupant de votre logement principal, et que vous achetiez et installiez une chaudière à condensation.
Quels sont les avantages d’une chaudière à condensation pour l’environnement ?
Ce type de chaudière réduit la production de gaz à effet de serre et divise par 5 les émissions de monoxyde de carbone et d’oxyde d’azote. De plus, elle récupère une partie de la chaleur contenue dans la vapeur d’eau et l’utilise pour réchauffer l’eau de circulation. Ce système permet un rendement pouvant aller jusqu’à dépasser 100 % et diminue la consommation d’énergie de 20 à 30 %.
Comment alimenter un chauffage central ?
Un chauffage central peut produire de la chaleur à partir de différentes sources d’énergies. Le choix du type d’énergie doit être judicieux, pour vous assurer une rentabilité de votre installation plus rapide.
Afin de mieux situer chaque type d’énergie, en voici un rapide descriptif :
Fonctionnement à l’électricité
Le chauffage central électrique chauffe de l’eau qui est diffusée, à travers des canalisations, aux radiateurs ou aux plancher chauffants. Ce système permet de ne pas avoir de stockage de combustible. Néanmoins, son utilisation est coûteuse et c’est une énergie non renouvelable
Fonctionnement au bois
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.
Fonctionnement à l’énergie solaire
Nous vous invitons à consulter nos dossiers concernant l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie solaire thermique, afin d’en connaître les spécificités.
Fonctionnement à l’énergie géothermique
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie géothermique afin d’en connaître les spécificités.
Chauffage décentralisé, solutions d’énergie
Le chauffage décentralisé est composé de différents générateurs de chaleur, répartis à travers les pièces de l’habitation. Ils sont gérés de manières individuelle ou à travers une régulation, selon les dispositifs installés.
Ce mode de chauffage se révèle moins couteux à l’installation comme à l’entretien qu’un système centralisé. Néanmoins, son prix de revient à l’utilisation est plus élevé. On préfère dont l’utiliser dans des habitations ayant des surfaces réduites.
Différentes énergies permettent de faire fonctionner ces générateurs de chaleur (bois, pétrole, butane …) mais la plus utilisée est l’électricité.
Ces dispositifs de chaleur sont en général des radiateurs, mais peuvent aussi être des poêles (poêle à bois, poêle à pétrole …) ou encore des cheminées ou inserts dans les salons ou séjours.
Voici donc un descriptif synthétique de chaque dispositif de chauffage.
Fonctionnement à l’électricité
Les générateurs de chaleur décentralisés fonctionnant à l’électricité sont très variés, par leur design, leurs puissances et leurs encombrements. La chaleur ressentie varie aussi selon le type d’appareil sélectionné et ils n’assurent donc pas tous le même confort.
L’attrait principal de ce mode de chauffage réside dans le prix initial de l’investissement. En effet, il est bien moins élevé que l’investissement nécessaire pour une installation de chauffage centralisé.
En revanche, son utilisation est bien plus coûteuse, il n’y a pas besoin de stocker du combustible, mais c’est une énergie non-renouvelable. Il faut donc veiller à limiter son utilisation, à travers un régulateur ou mettre son chauffage sur le mode « éco » ou « hors-gel » pendant les absences.
Le choix d’un appareil de chauffage électrique repose sur deux paramètres : le volume de la pièce ou du local et la qualité de son isolation.
Les fabricants rivalisent aujourd’hui d’imagination pour concevoir et produire des appareils électriques combinant les avantages des uns et des autres.
Les convecteurs électriques classiques
Un convecteur classique est un caisson métallique possédant deux ouvertures : une sur sa partie basse et l’autre sur sa partie haute. L’air ambiant entre par le bas du convecteur, au contact de la résistance interne se réchauffe, et est expulsé dans la pièce par la partie haute.
Ce type de chauffage permet une vitesse de chauffe accrue, en quelques minutes la chaleur se fait sentir. Néanmoins, celle-ci est sèche et peu confortable. Les consommations engendrées par ce type de chauffage sont importantes, il faut donc lui adjoindre une régulation permettant de contrôler efficacement la température de la pièce.
Les ventilo-convecteurs
Le principe est similaire à celui du convecteur classique, auquel est greffé un système de soufflerie permettant de forcer le flux d’air.
Ces installations sont donc logiquement plus onéreuses que les convecteurs classiques, mais ils procurent une sensation de confort plus importante, due à la douceur de la chaleur diffusée.
Les panneaux rayonnants ou radiants
Un générateur de chaleur de type panneau rayonnant ou radiant contient une plaque chauffée par une résistance. La chaleur fournie est semblable au rayonnement du soleil, et procure donc une sensation de confort agréable.
La pièce est chauffée de façon homogène, mais la chaleur est un peu sèche.
Cette chaleur se propage, aux parois et aux objets environnants qui réchauffent à leur tour l’air ambiant, au travers d’une protection (grille alvéolée ou façade en verre) qui laisse passer la chaleur.
La régulation de ce type d’appareil est, en général, précise permettant de s’adapter exactement à vos besoins et vous faire économiser de l’électricité.
Son prix est néanmoins plus élevé qu’un convecteur classique. Ce type de chauffage permet des design plus recherchés et plus esthétiques, qui s’accordent mieux aux intérieurs. On peut donc les retrouver sous apparence de miroirs, avec des finitions de type cadre alu.
Ils peuvent être accrochés au mur comme des « cadres » ou même accrochés au plafond.

Un plafond chauffant
Pour une diffusion optimale de la chaleur dans la pièce, ne disposez pas d’objets encombrants devant le panneau, ni de linge dessus.
Les radiateurs à fluide caloporteur
Cette méthode de production de chaleur fonctionne grâce à une résistance électrique située dans le corps de chauffe. Celle-ci réchauffe le fluide contenu dans le radiateur qui la diffuse ensuite dans la pièce.
Ce principe améliore le confort de chauffe et la montée en température est régulière, sans à coup, ni surchauffe. La chaleur est enveloppante, douce et se maintient de façon constante.

Radiateur a fluide caloporteur
Les radiateurs à accumulation
Un radiateur à accumulation est généralement constitué d’un matériau réfractaire qui est chauffé par des résistances électriques.
La chaleur produite est emmagasinée pendant les heures creuses (lorsque l’électricité est la moins chère) pour être resituée par rayonnement durant le reste de la journée.
Cette chaleur, constante, est bien répartie dans la pièce par l’appareil et un système de régulation permet d’adapter la chaleur à nos envies et besoins.

Un radiateur à accumulation
Le sèche-serviettes
Principalement utilisé pour la salle de bain, il permet à la fois de chauffer la pièce ainsi que de sécher les serviettes. Des résistances électriques servent à chauffer un substrat solide ou liquide qui diffuse ensuite la chaleur accumulée à la carrosserie du sèche-serviette.
La principale différence par rapport aux autres modes de chauffage est le fait que l’on puisse déposer des objets sur sa surface, en l’occurrence des serviettes pour les faire sécher.
Pour une salle de bain, il est obligatoire d’utiliser un appareil normalisé NF. Il est protégé des chutes d’eau verticales et des chocs électriques.

Un sèche-serviette électrique
Fonctionnement au Gaz naturel
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant le gaz naturel, énergie non renouvelable, afin de connaître les spécificités de cette énergie.
Le chauffage décentralisé possible à partir de cette énergie se présente sous la forme de radiateurs ou de poêles contenant leurs propres réserves. C’est en général une bouteille de gaz (butane ou propane) à proximité ou inclue dans le système.
Une installation décentralisée au gaz nécessite un conduit d’évacuation des fumées vers l’extérieur.

Radiateur indépendant au gaz naturel
Différentes technologies existent sur le marché :
- Les poêles infrableus sont les plus courants sur le marché. Il permettent de voir les flammes, bleues en l’occurrence, issues de la combustion. La chaleur produite est agréable et se répand très rapidement dans la pièce
- Les poêles infrarouges sont plus onéreux mais possèdent un pouvoir calorifique supérieur. La chaleur produite est elle aussi plus agréable, car sa diffusion, au travers de matériaux réfractaires, est plus progressive et dure plus longtemps.
- Les appareils à catalyse sont de puissance inférieure en général mais sont plus modernes donc plus économiques. Ils sont “basse température” et rejettent moins de gaz toxiques que les autres systèmes à gaz.
L’avantage d’une telle solution est son coût d’investissement relativement faible.
En contre partie, ce chauffage nécessite la création d’un conduit d’évacuation des fumées, le stockage et le transport de bouteilles lourdes et encombrantes. Le prix de revient au kWh est relativement élevé comparé à certaines autres énergies. Enfin, ce n’est pas une énergie renouvelable, donc peu recommandable pour la planète.
Fonctionnement au fioul
Ce moyen de chauffage d’appoint est très répandu, grâce à sa modularité et sa flexibilité. En effet, on peut le disposer dans toutes les pièces de la maison, lieux de passage comme lieux de vie et il apporte une chaleur confortable et conviviale.
Néanmoins, ce type d’installation nécessite un conduit d’évacuation, vers l’extérieur, des fumées dues à la combustion.
Il existe deux sortes de poêle à fioul, les appareils à flamme bleue et les appareils à flamme jaune, dont la couleur est conditionnée par le brûleur.
- Les appareils à flamme jaune sont les appareils traditionnels. Ils possèdent un bon pouvoir calorifique mais dégagent de la poussière ce qui encrasse notamment les conduits. Ceux-ci nécessitent un entretien régulier, en plus du ramonage annuel.
- Les appareils à flamme bleue sont les nouvelles technologies de poêles. Ils réduisent fortement la consommation de combustible et augmentent leur rendement. Leur combustion est bien plus propre que les poêles à flammes jaunes et nécessitent donc moins d’entretien (hormis le ramonage annuel)

Un poêle au fioul à flamme bleue
Se chauffer grâce à un poêle au fioul induit le stockage de l’énergie, dont le prix au kWh est supérieur à d’autres énergies. De plus, c’est loin d’être une énergie renouvelable.
Fonctionnement au Bois
Nous vous invitons à consulter notre dossier concernant l’énergie bois afin d’en connaître les spécificités.
Le plancher chauffant
Le plancher chauffant se décline en deux grands types :
- Le plancher chauffant électrique. Il s’agit d’un câble électrique qui serpente sous le plancher et qui fonctionne comme une résistance
- Le plancher chauffant relié à système de chauffage central, comme une pompe à chaleur. De l’eau circule dans des tuyauteries placées sous le plancher de votre pièce ou habitation. Le principal attrait de ce système est sa réversibilité : de l’eau chaude circule en hiver et de l’eau froide en été
Ce système permet donc de remplacer la climatisation et le chauffage. De plus, il est adaptable à un grand nombre de chaudières ou pompes à chaleur.
Principe de fonctionnement
Le plancher chauffant est constitué de boucles en matériau de synthèse (PER : Polyéthylène Réticulé) disposé selon des règles strictes sur des plaques isolantes, le tout étant recouvert par une chape de béton .
Le tube PER se déroule sur les plaques isolantes et se positionne selon la méthode de l’escargot. Ainsi, on obtient une température uniforme dans la pièce.
Il faut une boucle minimum par pièce correspondant, selon le pas, entre 12 et 20 m² de plancher chauffant.
Chaque boucle est équipée de robinets thermostatiques permettant un réglage initial (par l’installateur). Celui-ci prend en compte la situation géographique de l’habitation (avec les conditions climatiques associées), l’ensoleillement des pièces, leur usage ou encore la distance qui les sépare du départ du circuit d’eau chaude.
Le liquide circulant est de l’eau à laquelle est ajouté un liquide de désembouage (pour éviter l’encrassement du circuit).
Avantages du plancher chauffant
- Le plancher chauffant permet de profiter d’un système de chauffage complètement invisible.
- Le gain de surface habitable est notable car la pièce chauffée ne nécessite plus la présence de radiateur.
- Le confort thermique est très agréable grâce à une uniformisation de la chaleur dans la pièce, aussi bien verticalement qu’horizontalement.
- Comme le soleil, le chauffage par le sol rayonne et chauffe les objets et non l’air. Il permet d’obtenir à 18°C la même sensation de confort que celle atteinte à 20°C avec les autres modes de chauffage. La température de votre habitation se voit réduite de quelques degrés, et vous permet donc d’économiser environ 15% sur votre facture de chauffage.
- De plus, ce mode de chauffage ne produisant pas d’air pulsé il n’y a aucune particule en suspension dans l’air.
- Enfin, côté financement, vous pouvez bénéficier d’une aide de l’état sous forme de crédit d’impôt.
Ce système est très rentable, malgré son investissement lourd, la consommation d’énergie qui en découle est peu coûteuse car réduite.
De plus, un plancher chauffant peut être alimenté par différentes sources d’énergie. On peut très bien utiliser une Pompe à Chaleur aérothermique pour ensuite passer sur une installation solaire thermique.
Inconvénients du plancher chauffant
- La mise en place d’un plancher chauffant est fortement recommandée lors de la construction d’une habitation neuve. En effet, le coût d’un tel système pour une rénovation est très important et peut être decourageant. Des problèmes dus à la surélévation de la maison peuvent aussi survenir lors d’une rénovation, ce qui n’est pas sans souci pour l’ouverture des portes
- Le prix d’une installation est relativement onéreux, variant de 45 à 80€ HT du m² selon les technologies choisies.
- Le revêtement du sol doit être adapté à la transmission de chaleur. Il faut privilégier un carrelage classique, qui est encore un des meilleurs conducteurs de chaleur.Un parquet ou une moquette ne sont pas recommandés, la moquette risquerait de se décoller sous l’action de la chaleur.
Le plancher chauffant basse température
Aujourd’hui, le plancher chauffant basse température reste, de loin, le procédé le plus confortable et le plus économique pour chauffer les habitations et les bâtiments du tertiaire.
L’eau chaude est produite par un générateur de chaleur (basse température, PAC ou Chaudière). Celle-ci circule dans le circuit de tubes à une température comprise entre 35°C et 45°C. La température du plancher ne doit pas excéder 28°C, ce qui permet d’obtenir une température ambiante de l’ordre de 20°C
Chauffer de l’eau à 35° reste beaucoup plus économique et écologique que de chauffer de l’eau à 70°.
Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.
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L’énergie de chauffage domestique
Du fait d’une prise de conscience citoyenne, les offres en termes d’énergies pour se chauffer se sont multipliées. Chacun peut donc trouver un système de chauffage qui lui convient en fonction de ses attentes en termes de confort, de prix, d’encombrement ou de design … que ce soit pour une rénovation ou pour une construction neuve.
Les ménages se chauffant encore à l’électricité représentent aujourd’hui 30% des logements individuels principaux (près de 50% dans les résidences secondaires). Ce mode de chauffage n’est pas écologique, et induit des coûts élevés pour l’investissement (convecteurs) de départ ainsi que pour l’approvisionnement en énergie.
Voici un exemple du coût de la consommation par kWh, pour une maison de 100m² possédant une isolation classique selon l’énergie de chauffage sélectionnée :
La réflexion autour de son moyen de chauffage est donc devenue primordiale et il ne faut pas la négliger !
De plus, dans une démarche éco-citoyenne, il faut s’intéresser aussi aux rejets de CO2 qu’entraine la méthode de chauffage choisie. On peut voir avec le schéma ci-dessous, la disparité, entre les différentes énergies, en termes de production de CO2 pour un kWh produit.
Pourquoi alors continuer à vouloir se chauffer avec des énergies fossiles, dont l’investissement est, pratiquement, similaire aux énergies renouvelables ?
L’état vous accorde des aides afin de subventionner vos installations renouvelables, pourquoi ne pas en profiter ? L’énergie consommée pour vous chauffer est gratuite (énergie solaire photovoltaïque par exemple), en quantité largement inférieure (consommation des pompe à chaleur peu gourmandes en électricité) ou ayant un coût au kWh plus intéressant que l’électricité (le bois par exemple).
N’attendez plus, votre porte-monnaie vous dira merci et la planète aussi !
Voici quelques uns de nos conseils pour un chauffage central individuel plus durable.
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Les granulés biocombustibles
Les granulés biocombustibles sont déstinés à être consummés dans un appareil dédié au chauffage au bois.
La nouvelle marque de qualité française pour les granulés à base de bois ou d’origine agricole, se nomme NF Granulés Biocombustibles. Le préfixe « bio » ne préfigure pas une certification issue de l’agriculture - sylviculture - biologique AB
Un granulé biocombustible se présente sous la forme d’un petit bâtonnet cylindrique très fortement compressé à base de sciures et copeaux de bois principalement ou de matières premières agricoles.
Cette nouvelle certification NF se décompose en 5 catégories. Celles-ci permettront aux consommateurs de choisir les granulés biocombustibles les plus adaptés à leur mode de chauffage :
Pour les granulés de bois :
• Bois premium : pour tous poêles et toutes chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Standard : pour certains poêles et certaines chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Industriel : pour chaudières automatiques à granulés de bois collectives ou industrielles
Pour les granulés d’origine agricole :
• Agro + : pour chaudières polycombustibles domestiques et automatiques
• Agro : pour chaudières automatiques à biomasse et à grille mobile
NF Granulés Biocombustibles certifie les caractéristiques suivantes :
- Les dimensions (son diamètre varie entre 6 et 9 mm et sa longueur entre 10 à 30 mm)
- Le pouvoir calorifique inférieur et l’humidité
- Le taux de fines
- Le taux de cendres
- La résistance mécanique
- La masse volumique apparente
- Les teneurs en soufre, chlore et azote.
Sa haute densité énergétique et sa granulométrie normalement régulière en font un combustible moderne permettant l’automatisation complète des systèmes de chauffage.
Comment est-ce fabriqué ?
La matière première de ces granulés est un déchet non réutilisable. Pour pouvoir l’exploiter, il faut tout d’abord le sécher puis le réduire à l’état de farine.
Vient ensuite la compression. Les granulés sont moulés : on comprime la matière farineuse à l’aide d’une presse avec une pression d’environ 100 bars, puis ils sont tamisés afin de les faire refroidir et leur faire perdre d’éventuelles poussières.
Ces granulés sont conditionnés ensachés ou expédiés en vrac.
AFNOR : présentation de la marque NF
La marque NF Environnement est une marque volontaire de certification délivrée par AFNOR Certification.
Créée en 1991, il s’agit de la certification écologique officielle française.
La marque NF Environnement distingue, à performances d’usage égales, les produits dont l’impact sur l’environnement est réduit.
NF Granulés Biocombustibles fut développée par l’institut technologique FCBA en partenariat avec l’institut des bioénergies ITEBE.
FCBA est mandaté par Afnor Certification pour cette nouvelle marque de qualité, à laquelle peut accéder tout fabricant de granulés s’il en respecte le référentiel.
Le bois déchiqueté
Le bois déchiqueté appelé également “plaquette” est issu de la forêt et de l’industrie du bois. C’est un produit plutôt local destiné à usage surtout collectif … Il sert de combustible pour les installations de chauffage au bois.
Origine du bois
Également appelées “plaquettes”, ces fragments de bois de la taille d’un morceau de sucre sont obtenus par broyage de produits issus de l’activité forestière et paysagère (branches, houppiers, rémanents…) ou industrielle (palettes non souillées…).
Il s’agit, en fait, de tout le bois encombrant et/ou qui n’a pas de débouchés commerciaux intéressants.
Les spécificités du bois déchiqueté
Les fragments de bois sont ensuite broyés en plaquette, permettant ensuite de les valoriser sous forme de chaleur dans des chaufferies automatiques au bois.
Il existe deux méthodes distinctes pour le séchage du bois, il peut s’effectuer avant ou après le broyage :
- Avant broyage : séchage de 1 à 2 ans en perches, puis broyage du bois sec
- Après broyage : le bois vert est broyé, puis séché en tas pendant 3 à 6 mois sous abri aéré (au printemps pour l’hiver).
Afin d’assurer le bon fonctionnement de ces chaudières automatiques, il faut obligatoirement un combustible adapté. En effet, il ne doit pas être trop humide (humidité<25%) et posséder une granulométrie constante (en moyenne : 30×20x10mm)
Ce combustible local et économique nécessite beaucoup de place pour le stockage, mais il peut être produit de façon personnelle grâce à un broyeur par exemple. Il peut être utilisé en complément de bûches ou de granulés biocombustibles selon votre installation.
Le chauffage au bois, tarifs et budget
Coté Budget, les aides, les tarifs, les conseils de notre expert.
Quelles Aides ?
Vous pouvez bénéficier de :
- Un crédit d’impôt se montant à 50% pour une installation allant jusqu’à 8000 euros pour un célibataire ou 16000 euros pour un couple. Pour une personne supplémentaire à charge, ces montants sont majorés de 400 euros. Pour le second enfant, l’aide augmente de 500 euros et de 600 euros pour chaque enfant à partir du troisième inclus. Si votre crédit d’impôt dépasse vos impôts à payer, ou si vous n’êtes pas imposable, l’excédent vous sera versé par chèque ou par virement bancaire.
- Un taux de TVA réduit à 5,5%.
- Des aides régionales selon les régions
Sous quelles conditions ?
Les conditions pour l’obtention du crédit d’impôt sont :
- Faire appel à un installateur qualifié et spécialisé dans l’installation de chauffage au bois pour optimiser le rendement, réduire au maximum le risque d’incendie.
- Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000€ de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
- Ne pas négliger la partie fumisterie (tuyaux d’extraction d’air) car c’est le « moteur » de la chaudière. De lui dépend le rendement de la chaudière.
- Ne pas sur dimensionner les appareils = risques d’encrassement, de pollution et même d’incendie à terme si l’utilisateur accumule d’autres mauvaises actions du type utilisation de bois traité, mauvaise fumisterie, mauvaise installation.
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les appareils de chauffage à bois ou chaudières à bois doivent proposer des rendements supérieurs à 65% et répondre à des normes françaises et européennes.
A savoir : les produits labellisés “Flamme Verte”, répondent à certaines exigences et peuvent donc bénéficier du crédit d’impôt. Néanmoins, ce label n’est pas obligatoire, bien d’autres équipements répondent aux normes définies par les services fiscaux sans être labellisés “Flamme Verte”.
A savoir : les aides régionales Conseil Régional, Conseil Général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement sont à déduire de la base calcul du crédit d’impôt.
Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé.
Quelles sont les conditions pour les aides régionales ?
- Le financement des appareils de chauffage biomasse par les collectivités territoriales est loin d’être une règle. Seules certaines régions y participent. Il est nécessaire de se renseigner auprès de la région ou du département pour connaître les modalités précises.
- Certaines régions ou départements subventionnent les chaudières à bois par une aide pouvant représenter jusqu’à 1500€.
Quelles sont les démarches à accomplir ?
- Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
- Pour le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.
A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
En savoir plus : lire les bulletins officiels des impôts : BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 (juillet 2007)
Pour les aides régionales :
Les démarches sont différentes selon les régions. Si la région ou le département aident au financement de l’installation, il faut envoyer un dossier, avant les travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur qualifié. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900 € pour l’achat d’une chaudière à bois individuelle sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressources (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 5 ans.
Prix de revient du combustible par kWh
Conclusion sur le chauffage au bois
Un bilan énergétique très bon mais un bilan carbone un peu moins.
En conclusion, avant de s’équiper d’une installation de chauffage au bois, il faut faire un comparatif des produits et solutions disponibles sur le marché, en privilégiant les acteurs spécialisés dans le domaine.
Il faut envisager votre achat sous l’angle qualitatif. Ce sont des installations qui sont rentables et dont la durée de vie est intéressante à condition de partir sur un matériel de qualité.
Évitez le piège de l’appareil surdimensionné et consacrez une partie budgétaire suffisante à la fumisterie dont dépend le rendement de la chaudière.
D’un point de vue développement durable ce n’est pas LA SOLUTION à nos problèmes de gaz à effet de serre. Mais reste préférable à la consommation de pétrole à condition que le mode de fabrication du combustible (le bois) soit propre et respectueux de l’environnement.
Étudiez les autres formes d’énergies plus renouvelables, comme le solaire photovoltaïque ou encore la pompe à chaleur.
Voici quelques uns de nos conseils pour le chauffage au bois >>
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