Des conseils, encore des conseils, toujours des conseils !
| Vous avez fait connaissance avec nos dossiers ? Nous vous invitons maintenant à consulter nos conseils rédigés par nos experts. Ce sont des petits gestes simples du quotidien qu’il faut automatiser. Il y a le traditionnel « fermer le robinet », « éteindre la lumière ». Mais aussi quand il s’agit de raisonner en tant que consommateur durable, pour l’économie de la planète et de ses dépenses, un conseil avisé peut s’avérer très utile. Vous trouverez des conseils pour >>
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Les algues en cosmétique bio
Présentation des algues en cosmétique bio
Le monde de la cosmétique ne cesse d’évoluer et les recherches sur les algues apportent régulièrement des nouveautés dans ce domaine.

Algues à l'état naturel
Ainsi, la cosmétologie marine utilisant des dérivés algaux possède des qualités physiques reconnues mais très généralement ignorées du grand public. Ces dérivés algaux possèdent de nombreuses vertus, telles que :
- La stimulation de la circulation sanguine entraînant une plus grande vitalité de la peau.
- La tonification des tissus cutanés provoquant leur raffermissement et atténuant l’aspect ridé de la peau.
- Le rééquilibre de la peau sur le plan hydrique, protéinique, vitaminique et minéral.
- L’élimination des déchets cutanés qui améliore le teint et l’éclat de la peau.
Du fait de ces vertus, la peau entretenue avec des cosmétiques d’origine marine vieillit moins vite et résiste mieux aux agressions multiples.
Les propriétés de texture
Les substances visqueuses extraites des algues se présentent sous la forme de poudre qui se disperse dans l’eau. Celle-ci est largement utilisée lors de la fabrication de gels aqueux, comme ceux utilisés pour la crème solaire par exemple, ou encore le dentifrice ou les déodorants en stick. Ces mêmes poudres peuvent être utilisées comme agent stabilisateur pour certaines émulsions qui sont à la base, entre autres, de laits démaquillants, de crèmes hydratantes …
Les principes actifs des algues
Classiquement, les variétés d’algues utilisées en cosmétologie sont : Ascophyllum nodosum, Laminaria digitata, Fucus vesiculosus, Chrondrus crispus, Lithothamnium calcareum, Alsidium helminthocorton et Digenea simplex. Sous forme de poudres ou de bouillies, elles sont censées avoir des propriétés exceptionnelles.
La principale utilisation est faîte dans le dentrifrice. En effet, le carraghénane et les alginates permettent d’en stabiliser la pâte. Les carraghénanes entrent aussi dans la composition de crèmes, de rouges à lèvres …
L’utilisation des cosmétiques marins
On retrouve donc des principes actifs d’algues dans :
- Le soin du corps : bains aux algues, gel douche, gel amincissant, gel raffermissant, crème solaire
- Le soin du visage : laits démaquillants, crèmes de jour, crème solaire crème de jour bio
- Le soin des cheveux : shampooing, après shampooing, masques, traitements, shampoing bio
- Le soin des dents : dentifrice bio
Conclusion
Il existe encore des milliers de variétés d’algues non répertoriées à ce jour, qui sait de quoi elles-sont capables ? On utilise aujourd’hui déjà les algues pour se nourrir, en complément alimentaire, elle peuvent être source de biocarburant, utilisées pour des matériaux de construction, elles participent à l’équilibre de l’iode sur la terre … Mais l’homme n’est pas le seul être à qui profitent les algues … L’explosion de l’utilisations des algues est à surveiller, car si on ramasse ces plantes en quantité trop importante sur nos côtes, c’est la biodiversité qui risque d’être touchée ! De nombreux animaux se nourrissent (gastéropodes, poissons, etc.) et se réfugient (nombreux invertébrés, poissons, etc.) dans les algues. Il faut donc surveiller certaines industries qui n’hésitent pas à détruire la biodiversité pour faire tourner leurs usines, comme cela s’est déjà produit dans le passé… Il faut veiller à utiliser des cosmétiques labellisés, dont les procédés de fabrication respectueux de l’environnement, permettent la régénérescence de la plante. Des cultures d’algues existent depuis de nombreuses années comme au Japon ou en Chine (culture locale), mais la culture internationale au profit des industries chimiques ne va-t-elle pas compromettre l’équilibre naturel que porte l’algue ?
Quelques principes retrouvés pour améliorer votre alimentation
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Qu’il s’agisse de fruits et légumes, dont on nous rabâche qu’il faut en consommer au moins 7 par jour pour être en bonne santé. Ou qu’il s’agisse de lait de vache qu’on tient absolument à nous vendre en substitution du lait maternel. Un retour aux choses simples et naturelles s’impose ! Consommer des légumes c’est bien, mais c’est encore mieux lorsqu’ils sont de saisons ! Nous avons listé les principaux fruits et légumes en fonction des 4 saisons : printemps, été, automne et hiver. Il en va de même avec les poissons dont certaines espèces ménacées nécessitent d’être consommées avec modération. Découvrez également les propriétés extraordinaires des algues pour l’alimentation, que l’on utilise aussi pour ses autres vertues : comme compléments alimentaires ; dans la réduction des émissions de CO2 ; dans la production de biocarburant et aussi dans la fabrication des cosmétiques bio. |
Les biocarburants, une énergie alternative durable ?
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Les biocarburants arrivent !Effet de mode ou véritable solution durable, nous vous expliquons dans ce dossier les enjeux des agrocarburants. Cependant la production du biodiesel ou du bioéthanol est très controversée, car elle a une impact négatif sur l’environnement et affole les cours des denrées alimentaires. Heureusement de nouvelles solutions existent comme les algues ou le Jatropha Quel est le bilan CO2 des carburants de synthèse ? |
Les micro-algues
Les algues ont besoin pour proliférer et se développer de consommer du CO2 et de recevoir de la lumière du soleil, c’est la photosynthèse.
En partant de ce constat, un laboratoire américain a mis au point une technique consistant à récupérer le CO2 émis dans l’atmosphère par les fours ou les usines thermiques de production d’électricité qui, pendant leur phase de combustion, rejettent du dioxyde de carbone en abondance.
Le principe est simple : il faut disposer des tubes transparents, laissant donc passer la lumière du soleil, dans lesquels sont placées les algues qui trempent dans l’eau. Ce ne sont pas n’importe quelles algues qui y sont placées, ce sont des micro-algues très riches en huile. On fait au préalable circuler les gaz destinés à être rejetés dans l’atmosphère dans ces tubes remplis d’algues. Celles-ci se chargent donc en CO2, présent dans les rejets industriels, les rendant donc plus pauvres en CO2.
Le procédé se présente comme une structure triangulaire constituée de tubes en polycarbonates de 2 à 3 mètres de long et de 10 à 20 cm de diamètre. L’hypoténuse du triangle est exposée au soleil et les deux autres cotés à l’ombre. Le gaz nettoyé par le bioréacteur sort ensuite par l’apex.
Les algues peuvent donc proliférer grâce à cet apport de dioxyde de carbone, si néfaste pour notre planète, et de la lumière du soleil. Quand celles-ci sont trop grandes, on les évacues pour les remplacer par des algues plus jeunes.
Lorsque l’ensoleillement est optimal sur ces tubes transparents, on arrive ainsi à capturer jusqu’à 80% du CO2 contenu dans les gaz destinés à être rejetés. Quand cet ensoleillement est moindre, on capte jusqu’à 50% de la quantité de CO2 contenue.
Les algues ayant grandies dans ces tubes transparents sont ensuite séchées et permettent de produire du biocarburant comme de l’Éthanol, du Méthanol ou du Biodiesel à partir de leur biomasse ou une matière végétale bon marché pouvant être mélangée à du diesel.
Le principal attrait de cette avancée technologique est donc double :
- La production d’agrocarburant sans engendrer de déforestation ou de pollution … Comme le fait la culture de colza, de tournesols, de cannes à sucre ! Le rendement de ces algues est phénoménal, un hectare de ces micro-algues permettrait de produire jusqu’à 30 fois plus qu’un hectare de colza ou de tournesol. Le rendement à l’hectare est l’unité de mesure universelle car le volume du bassin, contenant les algues, n’entre pas en jeu mais c’est la surface d’exposition du bassin au soleil qui prime. La productivité est mesurée en terme de biomasse (kg d’algue ou d’huile) par jour et par unité de surface. On peut alors comparer ce mode de culture avec la culture de plantes terrestres.
- Ce rendement exceptionnel est principalement dû à sa très forte concentration en huile.
La croissance de ces micro-algues est très rapide grâce à l’automatisation des cultures dans le bioréacteur. Il est ainsi possible d’effectuer une récolte complète en quelques jours, ce qui n’est pas le cas du tournesol ou du colza.
Comme toute nouveauté technologique, celle-ci à un coût plus élevé que les autres moyens de production actuels. Le baril de «bio» carburant à base de micro-algues dépasse allègrement les 100$.
Les recherches actuelles se portent sur l’utilisation des algues consommatrices du CO2 que nous produisons à la sortie de tout dispositif industriel. C’est-à-dire les fours ou les usines de production d’électricité à partir de combustibles de tous types, fossiles ou renouvelables, qui passent par une combustion.
Reste à savoir si ces émissions de CO2 absorbées ne sont pas que différées … En effet, le dioxyde de carbone, absorbé par les algues lors de leurs contacts avec les rejets gazeux des usines, ne serait-il pas rejeté ensuite ? Le séchage de ces micro-algues nécessite sûrement des moyens techniques consommateurs de CO2, et leur destination finale comme biocarburant ne rejète-t-il pas du CO2 lors de la sa combustion dans nos voitures ?
La Spiruline
Présentation de la spiruline
La spiruline est une algues à mi chemin entre l’espèce végétale et l’espèce animale. L’Arthrospira est un genre de cyanobactéries vieille de plus de trois milliards d’années. Ce micro-organisme en forme de petit ressort d’un quart de millimètre de longueur se reproduit par scissiparité. Elle vit principalement dans les eaux chaudes peu profondes et saumâtres de la ceinture intertropicale.
Des algues sont sans doute consommées depuis la préhistoire et les Aztèques consommaient de la spiruline au XVIe siècle.
Culture des algues Spiruline
En raison de leur richesse exceptionnelle en protéines, les spirulines sont cultivées dans de nombreux pays, depuis les années 1970 : Afrique, Antilles, Chine, États-Unis, Hawaï, Inde, Madagascar, Mexique, Équateur, Thaïlande… Depuis peu, on les cultive sous serres en France (Cévennes, Var, Bouches-du-Rhône, Tarn-et-Garonne, Aude).
La culture se pratique dans des bassins aquatiques de quelques décimètres de profondeur exposés au soleil, dans une eau alcaline (pH proche de 10) et maintenue à une température comprise entre 30 et 35 °C. Après filtration, égouttage, lavage, puis séchage, on obtient une fine poudre verte.
Composition
Son efficacité contre la malnutrition tient à la qualité de ses protéines qui représentent de 55 à 70% de son poids et contiennent tous les principaux acides aminés.
- Vitamines : A, E, D, B1, B2, B3, B5, B6, B7, B8, B9, B12, K, PP
- Minéraux et oligo-éléments : calcium, phosphore, magnésium, fer, zinc, cuivre, manganèse, chrome, sodium, potassium, sélénium
- Acides aminés essentiels : tous les principaux, dont : cystine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanyne, thréonine, thrytophane et valine.
- Acides gras essentiels – oméga 3 et 6 : Acide linoléique, gamma-linoléique, dont la fraction acide di-homo-gammalinoléique
Répartition du poids pour 100 g (valeur calorifique : 370 kcal /1569 kJ)
- Glucides : 13 grammes
- Protides : 67 grammes
- Lipides : 1,9 grammes
- Fibres : 0,9 grammes
Utilisation de la Spiruline
Ce serait «le» complément alimentaire capable de rééquilibrer un régime peu varié.
La spiruline est fabriquée puis distribuée en afrique (Burkina Faso, République Centre Afrique, Burundi, Sénégal, Togo, etc.), elle est aussi utilisée aux Etats-Unis, pour faire maigrir les obèses.
Les sportifs (notamment les culturistes) l’utilisent pour ses vertus supposées de remise en forme et de prise de muscles. Elle permet de stimuler le système immunitaire, d’entrainer une baisse du cholestérol et de prévenir le cancer du pancréas et de la prostate. Elle ralentit le vieillissement et on lui reconnaitrait un effet aphrodisiaque. Hélas, ces effets ne sont pas encore tous reconnus de manière scientifique.
Les algues pour l’alimentation
Présentation des algues pour l’alimentation
Des textes anciens louent les algues pour leur mérite alimentaire ainsi que pour la santé, la longévité et le bonheur. En effet, on retrouve dans ces textes des traces de consommation d’algues, pratiques vieilles de 4000 ans en Chine, 1200 ans au Japon et près 1000 ans au Mexique.
L’algue est aussi un aliment traditionnel pour les populations littorales de l’Asie du sud-est où elle est considérée comme un mets de choix.
Consommation
La consommation mondiale d’algues ne cesse de croître. En effet, elle s’élevait à plus de 3 millions de tonnes en 1992 pour arriver en 2007 à près de 9 millions de tonnes. Ceci représente près de 1,5 kg d’algues consommées par an et par habitant de la planète !
L’utilisation des algues pour l’alimentation humaine fut officialisée en 1990 par le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF). Elle fut ensuite autorisée par la Communauté Européenne l’année suivante. L’algue alimentaire se présente sous différentes formes, 12 sont autorisées comme matières premières alimentaires en France.
Elles peuvent être soit extraites des fonds marins, soit ramassées à marée basse, soit cultivées au large par des algoculteurs.
Les principales espèces sont :
- Des algues brunes comme le kombu , le wakamé et le haricot de mer
- Des algues rouges comme la dulse et le nori
- Des algues vertes comme la laitue de mer
Les algues sont présentes dans beaucoup de plats, bien que l’on n’en soit pas très avertis. On estime que chaque français consomme des algues 2 à 3 fois par jours.
Elles sont riches en sels minéraux (iode, calcium, magnésium, phosphore, potassium, sodium et fer) ainsi qu’en vitamines (A, B1, B6, B12, C, D et E) et en oligoéléments. Elles contiennent aussi des fibres et des acides aminés.
La quantité de calcium contenue dans l’algue est, généralement, 3 fois supérieure à celle contenue dans le lait. La Dulse contient 15 fois plus de fer que les épinards !
Agroalimentaire
L’industrie agroalimentaire est grosse consommatrice d’algues. On les retrouve principalement sous forme d’extraits : comme les alginates (provenant d’algues brunes) et les carraghénanes et agars-agars (provenant d’algues rouges). On les retrouve dans les compositions alimentaires, leurs noms scientifiques sont : E400 à E408.
Elles ont des propriétés gélifiantes, stabilisantes ou encore texturantes ainsi qu’épaississantes. Elles sont utilisées dans de nombreux desserts lactés (les crèmes par exemple), mais aussi dans des sauces (ketchup, mayonnaise), pour stabiliser les boissons (dans la bière, les jus de fruits …)
Autres applications
L’algue peut être utilisée sous différentes formes dans l’alimentation. On pourrait par exemple la retrouver à la place des bardes de lard autour des paupiettes et des rôtis. Cela en améliorerait la cuisson et la conservation. On pourrait aussi la retrouver dans nos brochettes, en lieu et place actuels du lard. Ces deux hypothèses sont d’ores et déjà brevetées par une société de Landernau, en Bretagne.
Conclusion
Avec l’augmentation croissante de la consommation d’aliments préparés, l’intérêt des propriétés des algues s’est accru, notamment pour créer un large éventail de textures à l’aliment et attirer encore et toujours plus le consommateur. En effet, aujourd’hui plaire et séduire le consommateur par leurs propriétés pourrait avoir de nombreux intérêts pour notre santé.
On les utilise aussi pour réduire les émissions de CO2, comme compléments alimentaires, pour produire du biocarburant, dans les cosmétiques …
Il reste donc de nombreuses voies à explorer, à nous de découvrir lesquelles !
Les algues comme biocarburant
Les algues (laitue de mer essentiellement, et maintenant micro-algues) peuvent s’avérer être source de biocarburant. Les algues ne nécessitent, pour se développer, que de la lumière, du soleil, du CO2 et de l’eau (contenant des oligo-éléments), du phosphate et de l’azote.
Les variétés d’algues les plus adaptées pour la production d’agroocarburant sont les algues vertes. On peut utiliser 99 % de leur masse pour fabriquer des médicaments, des matières colorantes, des plastiques biologiques ou des biocarburants.
Après raffinage de l’algue verte, composée à près de 80% d’huile, on obtient du biocarburant. 40 000 litres/ hectare de ce biocarburant peuvent être produits chaque année, ce qui représente un rendement important.
1 hectare d’algues pourrait produire de 30 à 120 fois plus d’huile qu’un hectare de colza ou de tournesol.
La laitue de mer se trouve sur les niveaux supérieurs du littoral jusqu’à 10 mètres de profondeur dans l’océan Atlantique, la mer Noire et l’océan Pacifique.
En Bretagne, chaque année, environ 700 000 tonnes d’algues vertes sont ramassées. Des procédés existent permettant de produire du carburant à partir des ces algues vertes.
Alors qu’en France, la recherche commence à s’intéresser à la fabrication d’huile carburant à partir des algues, Israël et les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel de ce procédé.
On peut aussi citer le Jatropha, afin de produire du biocarburant, plante aux caractéristiques très intéressantes.





















