La journée mondiale de l’eau 2010
ONU-Eau consacrera la journée mondiale de l’eau 2010 au thème de la qualité de l’eau, reflétant ainsi l’importance des deux thèmes, quantité et qualité, pour la gestion des ressources en eau.
La journée mondiale de l’eau 2010 vise à :
- Faire prendre conscience de la nécessité d’entretenir des écosystèmes sains et d’assurer le bien-être de l’humanité en relevant les défis croissants que pose la qualité de l’eau pour la gestion des ressources en eau.
- Accroître la visibilité du thème de la qualité de l’eau en encourageant les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus dans le monde entier à s’engager sur ce thème, en participant à des activités telles que la prévention de la pollution, le nettoyage des cours d’eau et des lacs, et leur restauration.
Les activités de la Journée mondiale de l’eau 2010 auront pour but de faire passer des messages sur la qualité de l’eau et son importance pour les écosystèmes et le bien-être de l’humanité.
Le programme d’activités comprend : le site Internet de la Journée mondiale de l’eau 2010 ainsi que du matériel de communication et de vulgarisation, des publications phares et des initiatives d’avant-garde sur la qualité de l’eau; une manifestation mondiale consacrée à la qualité de l’eau, prévue aux environs du 22 mars 2010; un dialogue politique visant à développer un engagement mondial pour relever le défi de la qualité de l’eau pour les écosystèmes et le bien-être de l’humanité dans le cadre d’autres conférences et manifestations importantes.
La campagne de la Journée mondiale de l’eau 2010 est coordonnée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) pour le compte d’ ONU-Eau, en collaboration avec la FAO, le PNUD, la CEE de l’ONU, l’ UNICEF, l’ UNESCO, ONU-Habitat, l’ OMS, et le Programme de la Décennie des nations unies sur l’eau consacré au plaidoyer et à la communication, ainsi qu’avec des organisations partenaires telles que l’Association internationale de l’eau, le Fonds mondial pour la nature et le Conseil mondial de l’eau.
Récupération des eaux grises
On appelle « eaux grises » les eaux de douches, de bains et de lavabos (eaux savonneuses). Elles représentent près de 40 % de notre consommation quotidienne.
Par exemple, saviez-vous qu’il faut environ 18 litres d’eau en moyenne pour laver une salade ?
En tant qu’utilisateur, propriétaire, architecte ou exploitant, vous avez comme objectif de réduire les consommations d’eau sans pour autant perdre en confort. Le recyclage des eaux grises fait désormais partie intégrante des préoccupations et des économies d’énergie.
Certains systèmes proposent des solutions judicieuses sur le plan écologique et économique. Conçus pour durer longtemps, ces systèmes assurent un retour sur investissement rapide et réduisent l’empreinte de l’homme sur la planète.
Voici les différents systèmes :
- Le principe pontos : l’eau de la salle de bain est recyclée et utilisée une seconde fois pour les toilettes, l’arrosage, le lave-linge et le nettoyage des locaux après traitement.
Exemple : livrée au printemps 2009, la piscine de la Communauté d’agglomérations de Val d’Yerres (Essonne) dispose du plus gros système de recyclage d’eaux grises mis au point par le robinetier allemand Hansgrohe.
Rentabilité :
Recyclage de 600L à 30 m3/jour (30 000L)
Autres avantages :
Ce procédé est totalement indépendant des conditions climatiques puisque la simple consommation d’eau dans la salle de bain permet au système de produire quotidiennement de l’eau recyclée.
- Le principe de la station : elle permet de recycler à 100% des eaux grises en offrant une eau traitée par ultrafiltration de haute qualité. L’eau traitée peut-être utilisée pour tous les besoins (WC, machine à laver, eau de nettoyage et d’arrosage) sauf corporels et alimentaires.
Grâce à une séparation des évacuations des lavabos, douches et baignoires, les eaux grises sont collectées dans une cuve située dans la station.
Celle-ci est filtrée par un procédé unique sans l’adjonction d’aucun produit chimique, jusqu’à 300 litres par jour (en fonction de l’alimentation et des demandes). Le processus de traitement comprend deux phases principales :
L’oxygénation permet de favoriser le traitement biologique grâce aux bactéries
La décantation, c’est le passage par une membrane ultra filtrante qui garantit un haut niveau de qualité d’eau.
Lorsqu’il y a demande en eau, la station alimente ainsi les différents besoins en eau claire (non alimentaires et non corporel) tels que : sanitaires, eau de nettoyage, machine à laver, jardin …
La station se connecte automatiquement au réseau d’eau potable lorsque la ressource d’eaux grises est insuffisante par rapport aux besoins.
Rentabilité :
La station permet de réduire les rejets d’eaux usées de 35%.
Autres avantages :
Stockage et traitement des eaux usées dans la station
Pas de produits chimiques
Variante de ce type d’installation :
La station peut être idéalement associée à une citerne de récupération d’eau de pluie permettant une utilisation optimale du système, surtout dans des régions ou la pluviosité est faible ou très irrégulière.
Lorsqu’il y a demande en eau, la station puise automatiquement dans le réservoir d’eau claire :
- Soit de l’eau grise recyclée
- Soit de l’eau de pluie s’il n’y a plus d’eau grise recyclée
- Soit de l’eau potable si les deux premières sources sont épuisées.
Merci à :
Pierre GARNIER, expert dans la récupération des eaux grises
http://www.o2pluie.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour économiser et recycler les eaux de pluies et les eaux grises.
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Eau de pluie, matériel pour la collecte
En matière de stockage enterré d’eau de pluie, il existe deux types de cuve :
- Les cuves en polyéthylène (PE) qui bénéficient de nombreux avantages comme la facilité d’installation (grâce à leur relative légèreté) mais de faible volume. Elles ne peuvent supporter, si enterrée, le passage d’une voiture au dessus.
- Les cuves en béton qui sont plus résistantes que celles en plastique. Elles permettent à l’eau de se reminéraliser et de neutraliser l’acidité naturelle de l’eau de pluie. Cependant, les cuves en béton nécessitent un équipement spécial à leur installation.
Les cuves peuvent être montées en série afin d’accumuler leurs capacités. Elles doivent être étanches, résistantes, non translucides ainsi qu’être fermées par un couvercle solide et sécurisé. Elles doivent comporter un dispositif d’aération muni d’une grille anti-moustiques de mailles de 1mm².
Afin de collecter l’eau de pluie, il faut installer des gouttières qui l’amèneront jusqu’à la cuve. Ces gouttières devront être équipées de filtres évitant l’entrée de feuilles, d’insectes … Pour utiliser cette eau de pluie stockée, il faut une pompe, la plupart du temps couplée à un petit ballon tampon permettant d’avoir un petit volume d’eau de réserve.
Ce type d’installation présente de nombreux avantages, aussi bien pour vous que pour l’environnement !
Enfin, si l’eau est à usage domestique, l’installation est dotée d’un système de filtration qui sera plus ou moins évolué selon votre utilisation.
Chacun des composants de l’installation doit bien sûr être correctement dimensionné et adapté à vos besoins.
Vous pouvez aussi bénéficier d’aides de l’état pour votre installation.
Voici quelques uns de nos conseils pour économiser et recycler les eaux de pluies et les eaux grises.
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Eau de pluie, prix de l’installation de collecte
Pour la collecte d’eau de pluie, les premiers prix de cuve en plastique (polyéthylène), hors sol, d’environ 2m3 avoisinent les 1300€. Auxquels viennent s’ajouter le prix de la pompe, éventuellement de gouttières et des filtres. Il faut donc compter 1600/1700€ pour une installation premier prix, sans la pose.
Le coût de la pose et de la plomberie varie en fonction du sol, des travaux d’excavation, de la cuve installée …
Pour une installation complète à usage domestique, faite par un professionnel, le prix de revient est d’environ 10 000€ pour 10m3.
Mais vous pouvez bénéficiez d’un crédit d’impôt pour votre installation, réduisant ainsi les coûts !
Eau de pluie, avantages de sa récupération
L’eau de pluie est une ressource naturelle, mais coûteuse. Son prix n’a cessé de croître, et durant les 10 dernières années il a doublé ! Une fois tombée sur les toitures, nous la laissons ruisseler vers les égouts, ce qui représente un gâchis énorme.
Les avantages découlant de la récupération des eaux de pluie sont économiques et environnementaux :
- Réalisation d’économies financières sur l’achat de l’eau.
- L’eau de pluie est plus douce que l’eau du robinet (moins de calcaire). Ceci entraîne une diminution de l’emploi de produits détergents (jusqu’à 60%) lors de nettoyage par exemple.
- On dispose d’un stock d’eau lors des restrictions d’utilisation (périodes sèches notamment).
- Évite la surexploitation des nappes phréatiques alimentant le réseau de distribution classique.
- Limite l’apport d’eau aux stations d’épuration lors de fortes pluies.
Voici quelques uns de nos conseils pour économiser et recycler les eaux de pluies et les eaux grises.
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Eaux de pluie, crédit d’impôt pour la collecte
L’installation d’une cuve pour la collecte des eaux de pluie donne droit, conformément au décret de Septembre 2006, à un crédit d’impôt à hauteur de 25% du montant des équipements. Le crédit d’impôt semble avoir évolué à la baisse et serait fixé désormais (en 2009) à 15%.
Il s’applique uniquement au montant des équipements éligibles (équipement de collecte, de traitement de l’eau, de stockage de distribution et de signalisation).
Pour une même résidence principale, le crédit d’impôt ne peut être appliqué à un montant supérieur à 8000€ pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et à 16000€ pour un couple marié soumis à une imposition commune.
Ce crédit est valable durant la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2009
Le cadre d’utilisation du système de récupération de l’eau de pluie est stricte :
- L’eau de pluie concernée doit être utilisée soit à l’extérieur du bâtiment (arrosage du jardin …) soit à l’intérieur du bâtiment, exclusivement pour l’évacuation des toilettes, le lavage des sols et le lave-linge. L’eau est par conséquent non traitée (ou seulement partiellement).
- L’eau destinée à la consommation humaine est proscrite.
Cycle de vie de l’eau, cette denrée rare
Alors que débute le 21 siècle, les préoccupations liées à l’eau sont toujours les même depuis l’antiquité … Comment subvenir aux besoins en eau potable de tous les êtres humains ?
A chaque minute qui passe, c’est en moyenne 15 personnes qui décèdent de maladies transmises par une eau contaminée. Ce ne sont pourtant pas les solutions qui font défaut, mais plutôt les bonnes volontés politiques. Plus de 1,4 milliard de personnes à travers le monde ne disposent pas d’une eau saine.
A l’origine ” bien commun “, l’eau est devenue une marchandise qui se monnaye au prix fort. Un important mouvement de contestation lutte pour que l’accès à une eau potable soit reconnu comme un droit fondamental de l’humanité.
La vie d’une goutte d’eau
L’eau est composée de trois éléments, deux atomes d’hydrogène pour un atome d’oxygène, d’où la formule correspondante : H2O.
Durant son cycle, une molécule d’eau (H2O) ne passe pas plus de 10 jours en suspensions dans l’atmosphère.
Lorsque ces molécules tombent sous forme de pluie, elles se divisent en 3 catégories :
- Celles qui ruissellent (les rivières mettent en moyenne 18 jours avant d’atteindre la mer).
- Celles qui s’évaporent.
- Celles qui s’infiltrent dans le sol.
Les plantes puisent l’eau dans le sol et par évapo-transpiration les molécules d’eau retournent dans l’atmosphère.
Les molécules d’eau peuvent passer dans l’humidité du sol pour y rester plusieurs mois.
Elles peuvent s’infiltrer jusqu’aux nappes phréatiques plus profondes où elles stagnent des siècles ou des millénaires.
Autres exemples :
- La neige qui tombe sur les glaciers peut y rester des décennies.
- Celle qui tombe sur les calottes glaciaires polaires des dizaines voire des millénaires.
- Une goutte d’eau dans l’océan peut y rester peu de temps en surface, mais des siècles et des millénaires en profondeur.
- Et l’eau entraînée dans les fosses de subduction au fond des océans peut y rester des millions d’années
Il faut donc veiller à préserver l’eau, en réalisant des installations de collecte ou de retraitement permettant d’économiser cette denrée devenue précieuse !














