Assises de la mobilité le 19 septembre 2017 (brève)

Dans Déplacements, Déplacements, Environnement, Règlementation par le 6 septembre 2017Pas de commentaire

Le président Emmanuel Macron a lui-même défendu mardi le lancement des « assises nationales de la mobilité ». Selon ses mots les assises visent à mettre autour de la table l’ensemble des acteurs de la mobilité (collectivités territoriales, acteurs des travaux publics, préfets, administrations compétentes, acteurs du transport et des infrastructures).

Après un été marqué par une panne massive à la gare Montparnasse, ces assises qui devraient démarrer le 19 septembre prochain, constituent l’un des chantiers de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui table sur une loi de programmation début 2018, et de celui de la Transition écologique, Nicolas Hulot. C’est donc un projet commun entre les ministères des Transports et de la Transition écologique et solidaire.


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On ne remblaie pas les zones humides du littoral

Dans A LA UNE, Environnement, Règlementation par le 28 août 2017Pas de commentaire

Le tribunal correctionnel de Narbonne condamne les auteurs d’un remblaiement de zone humide du littoral audois à la remise en état de la zone détruite et à des amendes avec sursis. FNE, partie civile dans ce dossier et ECCLA(1) se félicitent de cette décision qui rappelle l’importance de la protection de ces milieux fragiles et exceptionnels.

zones-humides

Zones humides littorales, importants réservoirs de biodiversité fragiles

Les zones humides sont des écosystèmes rares, indispensables et menacés par l’artificialisation sur notre littoral. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle et riche mais elles jouent également un rôle primordial « d’éponges naturelles » : dans la régulation de la ressource en eau, la réduction de l’érosion de la côte, des inondations, de l’épuration… Malgré les importants services qu’elles rendent, elles ont été fortement dégradées au XXe siècle en France (50% des zones humides ont été détruites entre 1960 et 1990) et restent menacées malgré les nombreux efforts de préservation et de protection actuels.

Le remblaiement illégal d’une parcelle en zone humide sur la commune de Port-la-Nouvelle sanctionné par le tribunal correctionnel de Narbonne.
M. PONS habite sur la commune de Port-la-Nouvelle dans l’Aude et à proximité de son habitation, existait une zone humide sur laquelle a poussé une roselière. La parcelle concernée est classée au titre des espaces remarquables du littoral par le PLU de Port la Nouvelle et située au sein du site Natura 2000 de l’étang de La Palme.

Aux mois de juin et juillet 2015, M. PONS a demandé aux entreprises VALLEJO et ROIG de déposer des matériaux de BTP pour remblayer cette roselière.
Quelques mois plus tard M. PONS, VALLEJO et ROIG étaient verbalisés pour avoir réalisé ces travaux de remblaiement sur cette zone de roselière, partie d’un écosystème essentiel pour la survie de plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs protégés et menacés dont l’emblématique Blongios nain(2). Malgré cette verbalisation et après avoir laissé entendre qu’il allait procéder à la remise en état du site, M. Pons décidait de recouvrir les remblais illégaux d’une couche de terre.

Le 22 août 2017, le tribunal correctionnel de Narbonne vient logiquement de condamner les auteurs de ce remblaiement à la remise en état de la zone détruite et à des amendes avec sursis. France Nature Environnement, partie civile à l’audience, a vu son préjudice reconnu et indemnisé.

Plus d’info sur http://www.fne-languedoc-roussillon.fr/on-ne-remblaie-pas-les-zones-humides-du-littoral/

Comme le souligne Simon Popy, Président de FNE Languedoc-Roussillon : « Nul n’ignore aujourd’hui que la conservation des zones humides constitue un enjeu majeur pour la protection de la biodiversité mais aussi pour la gestion de la ressource en eau. Alors que des efforts sont faits pour informer sur l’importance de ne pas les dégrader, les professionnels et les particuliers continuent de les remblayer ou de s’en servir de décharge. Cela ne peut plus continuer et la décision du tribunal d’imposer la remise en état de ce site doit être saluée ».

(1) : ECCLA (Ecologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral Audois) est une fédération associative audoise membre de FNE Languedoc-Roussillon

(2) : Le Blongios nain (Ixobrychus Minutus) est un héron migrateur, oiseau protégé dont la population est en fort déclin en France (on l’estime à

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Les projets innovants de la Cop21

Dans A LA UNE, Environnement, Objectifs par le 23 novembre 2015Pas de commentaire

logo-cop21-parisDans le cadre de la COP21, nous préparons un gros dossier sur l’environnement et le climat qui sera mis à jour quotidiennement, en fonction des avancées obtenues pendant les 12 jours que durera la conférence climat à Paris. En attendant le 30 novembre, date à laquelle débutera la COP21, la rédaction du blog Acteur Durable est dans les starting bloc.

Ainsi nous avons décidé de mettre à l’honneur une liste de projets innovants français sur les thématiques : développement durable, pollution et clean tech qui seront présentées jusqu’au 11 décembre 2015 (date de clôture de la Cop21). On sait d’ores et déjà que la conférence sera perturbée à cause des attentats du 13 novembre avec la suppression d’un grand nombre de manifestations extérieures.

Espérons que la situation politique n’évincera pas les discutions sur le climat, notre planète a besoin d’un accord des Européens avec la Chine, l’Inde et les USA.

Liste des initiatives françaises en faveur du climat

  • Plumelabs

Vous pouviez adapter vos activités en fonction de la météo, désormais vous pouvez aussi le faire avec la pollution ! Cette application a déjà séduit des dizaines de milliers d’utilisateurs, qui la jugent “innovante” et “aussi indispensable que la météo”. Vous pouvez ainsi consulter en direct la pollution à Paris sur votre smartphone et décider donc de reporter votre jogging à demain !
http://www.plumelabs.com/fr/

  • 1eres Rencontres Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves

Les fleuves se situent au cœur des problématiques climatiques et environnementales d’aujourd’hui. Face à ces défis, « Initiatives pour l’Avenir des Grands Fleuves » se veut un lieu d’échange original de haut niveau entre des gestionnaires de fleuves, des représentants institutionnels et des experts internationaux (climatologue, économiste, géographe…). Afin d’ancrer les débats dans la réalité concrète des fleuves, le projet, créé en 2014 par CNR est constitué de plusieurs collèges : le collège des 14 membres permanents, le comité des Fleuves, le conseil d’orientation, le conseil de l’innovation, le Fab/lab (pour développer des projets innovants avec des start-up), le collège des doctorants et stagiaires. Les 14 premiers fleuves concernés : Parana et Maroni en Amérique du Sud; Mississipi et Saint Laurent en Amérique du Nord ; Nil et Sénégal en Afrique ; Fleuve Rouge, Fleuve jaune, Mékong et Gange en Asie ; Elbe, Danube, Volga et Rhône en Europe

  • EasyCartouche, le premier site marchand de rachat de cartouches d’encre usagées

Il a des gestes simples de la vie quotidienne qui peuvent avoir un impact réel sur le développement durable et la planète. Ces gestes peuvent même être rémunérateurs. C’est ce que propose EasyCartouche en lançant le premier site marchand de rachat de cartouches d’encre usagées qui participe à l’économie circulaire.

  • ThirtyOne Bikes et Velair

ThirtyOne Bikes (start up française dans le vélo électrique) et Velair (un autre vélo électrique français à la pointe de la technologie qui pourrait bien révolutionner le marché du transport électrique)

  • Climax, une web série qui sensibilise

A quelques semaines de la COP 21, Surfrider Foundation Europe lance sa websérie « Climax ». L’objectif : permettre à chacun de comprendre les impacts du changement climatique, pour mieux faire évoluer les comportements. Quelle est l’influence de l’océan sur le climat ? Quelles sont les solutions face à ces profondes mutations ? Chaque semaine, suivez un nouveau personnage tout au long de sa journée et découvrez cinq problématiques liées à l’océan et au climat : la montée des eaux, la biodiversité menacée, l’acidification des océans, l’intensification des événements climatiques extrêmes, les énergies marines renouvelables.

Liste des publications françaises en faveur de l’environnement

Empreinte-carbone-evaluer-agir

  • Empreinte carbone : évaluer et agir

A quelques semaines de l’ouverture de la Conférence internationale sur le climat (COP21) à Paris, des chercheurs et experts des problématiques de l’évaluation de l’empreinte carbone viennent de publier «Empreinte carbone : évaluer et agir » dans la collection Développement durable des Presses des Mines.
L’ouvrage réunit une sélection d’articles présentés et discutés lors d’un colloque francophone co-­organisé en janvier 2015 par Mines ParisTech, Mines Nantes et l’ADEME, qui a réuni près de 150 experts de ces questions.

  • le Code de l’environnement 

Code-de-l-environnementLexisNexis, publie le Code de l’environnement et autres textes relatifs au développement durable. Préfacé par Corinne Lepage et commenté sous la direction de Christian Huglo et Marie-Pierre Maître, tous deux avocats spécialistes du droit de l’environnement, ce code permet aux praticiens comme aux étudiants de maîtriser ce droit complexe dans chacune de ses dimensions : nationale, communautaire et internationale. Il comprend notamment :
- la Charte de l’environnement dont les dispositions sont de plus en plus fréquemment invoquées dans les contentieux ;
- la nomenclature ICPE, partie intégrante du code (annexe de l’article R. 511-9), complétée des références des arrêtés applicables à chacune des rubriques (régimes de l’autorisation, déclaration et enregistrement) et de la date de constitution des garanties financières, le cas échéant ;
- la nomenclature Eau, également partie intégrante du code (annexe de l’article R. 214-1) ;
- une annexe répertoriant, de façon non exhaustive, des textes pertinents en matière de développement durable.

  •  La situation énergétique en 2015

situation-climat-2015La Société Française de Physique a souhaité éclairer le débat à travers ce petit ouvrage écrit par la commission énergie-environnement composée d’experts du domaine.
Cette deuxième édition tient compte de l’évolution de la conjoncture tant sur le plan des données que sur celui de la politique en raison de la promulgation en France de la loi sur la transition énergétique et de la conférence des Nations unies sur le climat (COP21) en décembre 2015.

Le livre est achetable en ligne ici au tarif de 10€. Rappelez vous n’achetez pas sur Amazone, cette société continue de ne pas payer ses charges sociales en France alors qu’elle engrange des profits hallucinants !


Que doit-on attendre de la COP21 ?

  1. La confirmation de l’accord de l’OCDE du 18 novembre sur la restriction insuffisante des soutiens publics au charbon : le 18/11/2015, à deux semaines de la COP21, les pays de l’OCDE sont parvenus à un accord limitant les soutiens publics aux centrales à charbon à travers leurs agences de crédit à l’export. Cet accord rend inéligible à ces types de soutiens une très grande partie des projets de centrales à charbon au niveau mondial. C’est un pas important, mais qui est insuffisant pour contenir la hausse de la température moyenne mondiale en-dessous de 2°C.
  2. Une baisse significative des rejets en Co2 dans l’atmosphère : on a besoin que des pays pollueurs s’engage vers une baisse de leurs rejets en Co2 afin de contenir la hausse des températures à 2°C maxi. Et encore avec çà on n’est pas sure que cela soit suffisant pour sauver certains peuples qui vivent proche ou sur les océans.
  3. Une réduction de la déforestation dans le monde : Pourquoi les entreprises ont-elles besoin d’un accord REDD à la conférence de Paris sur le climat ? La réduction des émissions de CO2 provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts (projet REDD) et les investissements dans les produits verts sont aujourd’hui au secteur agricole ce que les énergies renouvelables sont au secteur de l’énergie. Ce sont les innovations que nous avons à notre portée pour nous adapter à un monde aux ressources limitées et réduire nos émissions de carbone. Un accord mondial sur le climat pourrait faire une grande différence pour les entreprises qui cherchent déjà à éliminer la déforestation de leurs activités, avec un effet d’entraînement auprès des entreprises en retard sur le sujet.

5 mesures que la France doit adopter

  1. Relancer rapidement le développement des énergies renouvelables et fixer un cap à 100% d’ici à 2050
  2. Charbon : Mettre fin à la pollution d’État
  3. Adopter une taxe sur les transactions financières pour le climat et la santé
  4. Du signal-prix carbone à l’adoption d’une réelle contribution climat-énergie
  5. Rendre accessibles à tous les solutions de mobilité alternatives à la voiture

Vous pouvez lire les précisions  de ces cinq mensures qui sont détaillées dans ce rapport en DPF

 Liste des initiatives qui se déroulement en marge de la Cop21

Accessibles librement et gratuitement au public comme à toutes celles et ceux qui participent ou observent les négociations climatiques internationales, les Espaces Générations Climat seront ouverts du 1er au 11 décembre 2015 de 10h30 à 19h00, à l’exception du dimanche 6 décembre. On nous assure que toutes les conditions de sécurité seront réunies autour et au sein des espaces Générations climat, un espace de travail étroitement uni à l’espace international de négociation. Vous pouvez télécharger ici gratuitement le programme de toutes les conférences >>

ENERGAIA, Forum des Energies organisé au Corum-Palais des Congrès de Montpellier, les 25 et 26 novembre 2015, vient d’obtenir le label COP21 du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie. Ce label matérialise le soutien de l’État au projet « ENERGAIA 2015 : Mobiliser territoires et entreprises pour une économie bas carbone en 2015 » mis en place par la Région Languedoc-Roussillon, et sa contribution à la feuille de route française pour la COP21. Plus concentré et plus qualitatif, le nouveau format d’ENERGAIA a réuni l’an passé plus de 3.200 professionnels venus de 24 pays, 60 porteurs de projets et a permis la tenue de près de 200 rendez-vous d’affaires.

ArtCOP21, le sommet de la culture pendant la COP21 à la Gaîté lyrique (à Paris). Pendant 10 jours, du 1er au 11 décembre COAL et la Gaîté lyrique proposent une riche programmation pour explorer les enjeux culturels du changement climatique. Plus de 250 artistes, professionnels, scientifiques, penseurs et faiseurs imaginent ensemble d’autres récits et d’autres perspectives pour des mondes à réinventer. Des rencontres, des entretiens, un atelier professionnel, des projections et des performances rythment la COP21, faisant d’ArtCOP21 à la Gaîté lyrique les quartiers généraux de la culture pour le climat. Les rendez-vous réguliers du Plateau Média abordent eux aussi cette thématique tandis qu’un espace de ressources (livres, revues, films, documentaires) est proposé en continu pour approfondir le sujet.

Le jeux concours de Greenwishes. A l’occasion de la semaine européenne sur la réductions des déchets et en préambule de la Cop21, vous pouvez participer gratuitement pour gagnez plus de 100 cadeaux (vélo électrique, des abonnements a Autolob, des WE éco responsables…).

Le musée du quai Branly à l’heure de la cop21. A l’occasion de la COP21, le musée du quai Branly propose des expositions, conférences et projections qui mettent en avant le lien fort entre nature et société dans les cultures traditionnelles d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques et ce que l’Occident peut apprendre de ces peuples un temps appelés « primitifs ». Parce qu’il souhaite affirmer sa responsabilité en matière environnementale, le musée du quai Branly a inscrit, dès sa conception, les principes du développement durable, dans son projet muséal. Cette préoccupation demeure aujourd’hui constante dans sa volonté d’ouvrir le dialogue sur les grandes questions actuelles : la mondialisation, le rapport à l’autre et au milieu naturel. Vous pouvez consulter ici le programme complet du musée pour Décembre 2015

Comprendre le réchauffement climatique en 4 minutes

Voici une petite sélection de 9 vidéos complémentaires sur le sujet réchauffement climatique

Comment agir ?

Vous retrouverez sur le site officiel de la la COP21, une liste d’outils à mettre en oeuvre vous même dans votre quotidien : outils d’aide à la réduction des déchets par le trie sélectif, carte interactive sur les risques du carbone, etc. Vous pouvez aussi vous inscrire au programme Familles à énergie positive, le compte à rebours est lancé pour les 8000 foyers qui font le pari de réduire cet hiver leurs consommations d’énergie. Avis aux retardataires : les inscriptions sont encore ouvertes !

Une autre solution est d’investir dans des projets durables plutôt que dans des produits financiers spéculeux et souvent obscures. Pour cela il existe des sites web sérieux de crowdfunding qui financent des projets locaux, green, ou de développement durable. Voici quelques exemples :

 

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Google c’est bien, mais LILO c’est mieux !

Dans A LA UNE, Bureautique, Communication, Entreprise, Finances & Economie par le 12 novembre 2015Pas de commentaire

Changez de moteur de recherche pour financer de belles initiatives

LiloOn ne le sait peut-être pas mais chacun de nous faisons gagner aux moteurs de recherche 30€ par an grâce aux liens commerciaux. Et comme nous sommes plus d’un milliard à les utiliser, cela fait beaucoup d’argent.
Imaginez maintenant qu’il existe un système qui permette à chaque internaute de récupérer cet argent pour financer des causes utiles.
C’est en partant de ce rêve que Clément Le Bras et Marc Haussaire, deux jeunes ingénieurs français, ont créé LILO, un nouveau moteur de recherche qui finance des projets sociaux et environnementaux.

Une recherche égale une goutte d’eau

Le principe est très simple. A chaque recherche l’internaute gagne une goutte d’eau. Cette goutte d’eau représente l’argent qu’il a généré par sa recherche. Puis il choisit ensuite à quel projet il souhaite donner sa goutte d’eau. Lilo transforme ensuite toutes les gouttes d’eau en argent pour les projets !

moteur-de-recherche-solidaire

Un principe simple et transparent, allez sur : http://www.uselilo.org/fr/

Le moteur est-il vraiment efficace ?

La première question qui vient à l’esprit est de savoir si ce moteur de recherche est aussi pertinent que les autres. C’est là toute l’ambition du projet Lilo : utiliser la technologie des grands moteurs de recherche afin de garantir la pertinence des résultats qui permettent d’assurer la viabilité du projet. Ceci grâce à une technologie de méta-moteur.

29 000€ collectés en quelques mois un début prometteur !

D’autres moteurs de recherche ont adopté cette stratégie qui s’est avéré payante. On peut notamment citer DuckDuck Go qui a axé sa communication sur la protection de la la vie privée. Ou encore Ecosia dont le but est de planter des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique. Lilo se distingue de ce dernier par son approche plus généraliste avec un système de goutte d’eau innovant.

financement-lilo0

29 000€ ont déjà été collectés pour les projets soutenus par Lilo. Mais le vrai défi du moteur sera de se faire connaitre face aux géants pour avoir un vrai impact ! Mais sur internet les choses peuvent aller très vite. On connait la fulgurante ascension des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. La prochaine révolution numérique sera-t-elle sociale et environnementale ?
En tous les cas, ces deux jeunes ne manquent pas d’idée pour faire connaitre leur moteur. Clément est même allé jusqu’à présenter Lilo dans le métro !

Voir la vidéo du Pitch métro

 


 

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Analyse des politiques et actions des entreprises du cac40 en faveur de la biodiversité

Dans A LA UNE, Entreprise, Finances & Economie par le 2 avril 20142 Commentaires

La biodiversité est à la base de l’ensemble de l’économie et donc du bon fonctionnement des entreprises. Le monde du vivant génère du business dont l’Homme tire des bénéfices. Cependant les ressources sont de plus en plus dégradées comme le montre le rapport du MEA & TEEB, un groupement de plus de 1300 scientifiques internationaux. Afin d’évaluer l’engagement des grandes entreprises françaises sur le sujet, B&L évolution a réalisé un référentiel de notation des politiques de biodiversité des entreprises. Ce modèle a ensuite été appliqué aux sociétés du CAC40 afin d’effectuer un classement en matière de démarches RSE des entreprises françaises en bourse. Résultats, classement, critiques et analyses dans cet article.

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Résultats de l’étude menée par B&L Évolution : l’industrie agroalimentaire, les fabricants d’équipements électriques et électroniques sont les plus en avance.

Pourquoi les entreprises françaises doivent-elles investir dans une démarche RSE ?

Le monde du vivant – aujourd’hui souvent désigné par le terme biodiversité – est à la base de l’ensemble de l’économie et donc du bon fonctionnement des entreprises. Les écosystèmes produisent un grand nombre de biens et services dont nous tirons un bénéfice et qui contribuent au bien être et au développement de l’humanité.
Et pourtant, depuis des années la biodiversité s’érode sous l’impact des activités humaines et nous perdons ainsi le potentiel évolutif des écosystèmes, qui n’est autre que la capacité du monde vivant à s’adapter aux changements et à perdurer dans le temps.

c’est un peu comme si nous étions en train de résilier notre assurance vie !

Pour preuve, le MEA Millenium Ecosystem Assessment (groupement de plus de 1300 scientifiques internationaux) estime que l’érosion de la biodiversité implique une perte annuelle directe de 1% du PIB et qui serait de 7% en 2050 et que la valeur des services produits par les écosystèmes dont nous bénéficions serait  proche de la moitié du PIB mondial…

La méthode de notation des entreprises

Afin d’évaluer l’engagement des grandes entreprises françaises sur le sujet, B&L évolution a réalisé un référentiel de notation des politiques biodiversité des entreprises et l’a appliqué aux sociétés du CAC40. Il se sont basés sur le contenu des rapports extra-financiers de ces 40 entreprises, publiés en 2013. Pour cela, ils ont réalisé une grille d’analyse structurée autour de 8 thèmes :

  1. impacts sur la biodiversité,
  2. dépendances aux écosystèmes,
  3. périmètres de la démarche,
  4. formalisation de la stratégie biodiversité,
  5. outils mis en œuvre,
  6. pratiques d’innovation,
  7. législation,
  8. positionnement stratégique.

Ces thèmes sont déclinés en plus de 130 critères sur lesquels la maturité et la performance de la stratégie biodiversité sont analysées, qui permettent d’obtenir ainsi 80 critères de notation.


Résultats, les bons et les mauvais élèves

Sans surprise, on observe des disparités importantes d’une entreprise à l’autre, sur la nature de sa démarche, sa maturité, son périmètre ou encore par exemple ses résultats. Certaines ont pris une avance remarquable, comprenant l’intérêt stratégique de « gérer le risque biodiversité ». C’est notamment le cas des secteurs d’activité habituellement pointés du doigt pour leurs impacts importants sur la biodiversité comme la construction ou par exemple ayant une dépendance très directe forte comme les industries agroalimentaires.
Sur les 40 entreprises analysées, 6 ne publient pratiquement aucune information sur ce thème, déclarant que ce n’est pas un enjeu pour leur activité et un peu moins de la moitié (18/40) ont une politique biodiversité relativement formalisée.
La notion d’impact sur la biodiversité commence à être intégrée par de plus en plus d’entreprises (30 sur 40 approchent le sujet sous cet angle) alors que la notion de dépendance – en lien direct avec la gestion de risque pour une entreprise – n’est affichée que par 7 d’entre elles.

Conclusions de l’étude

Seul un quart des entreprises indique faire de la R&D sur le sujet et une sur cinq seulement mène des actions sur leur chaine de valeur.
La biodiversité, grande absente des démarches RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) il y a quelques années, commence à gagner du terrain dans le monde économique, grâce sa médiatisation et à la prise de conscience des entreprises de l’importance stratégique de cet enjeu pour leurs activités.
L’industrie agroalimentaire, les fabricants d’équipements électriques et électroniques sont les plus en avance.
Pour nous le problème principal reste que les entreprises du CAC40 n’envisagent pas la biodiversité comme un ensemble et n’évaluent pas les risques associés. La biodiversité est prise en compte dans un périmètre restreint – réduit aux contours de l’activité de l’entreprise ; elle n’est que très rarement traitée avec une approche chaîne de valeur ou cycle de vie des produits/services.

Remerciements :
Réalisation  B&L évolution (Sylvain Boucherand, Camille Bouquet, Antoine Le Gal)

 

Pour aller plus loin…

Chiffres clés de la biodiversité (Source : rapports MEA & TEEB)

  • 60 % des écosystèmes mondiaux sont dégradés
  • 20 % des récits coralliens de la planète ont disparu et + de 20% sont dégradés
  • 35% des forêts de mangrove ont disparu
  • Le prélèvement d’eau dans les fleuves, rivières et lacs a doublé depuis 1960
  • 25% de la superficie terrestre est exploitée et érodée par les cultures ou l’élevage
  • La moitié des espèces végétales et animales connues aujourd’hui pourraient avoir disparu d’ici
  • Le coût de l’érosion de la biodiversité est de 7% du PIB mondial

Téléchargez le rapport complet

Rendez-vous à cette adresse pour lire le rapport en PDF (44 pages, très explicites vous apporte toutes les réponses)


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Une nouvelle bourse pour la levée de valeurs socialement responsables

Dans Dépenses, Finances & Economie par le 10 janvier 2014Pas de commentaire
Une démarche RSE ?

Une démarche RSE ?

SINIG est un projet de plateforme indépendante de création originale basée à Montreuil. Elle a élaboré un protocole nommé « LAKULA », sorte de bourse de levée de valeurs socialement responsables.  Le coté original du projet réside dans la manière de lever des fonds  pour les entreprises : il suffit de jouer à « Never Love Alone », un jeu « intelligent » et « socialement engagé »  Intégralement conçu par SINIG, ce jeu met en scène une fillette qui doit se sortir d’un environnement hostile dans laquelle elle est plongée.

En quoi consiste LAKULA ?

LAKULA est une Bourse de Levée de Valeurs Socialement Responsables. En clair, c’est comme une bourse où au lieu d’y lever des fonds on y lève des Valeurs Socialement Responsables.

Comment fonctionne LAKULA ?

Nous avons imaginé le jeu Never Love Alone par lequel les ival (Leveurs de Valeurs) passeront pour accéder à la Bourse. Le principe de la levée de valeurs est le suivant : sur le site seront répertoriées des structures (entreprises, associations, fondations, ONG) produisant un bien, un service, un produit, un procédé médical, industriel, une loi, un décret, un règlement) dont tout le monde peut bénéficier sans que le processus de sa fabrication/élaboration ait un impacte négatif sur l’environnement et la collectivité.
Ce seront les ival (leveurs de valeurs) qui choisiront parmi une liste de structures présentées (ils peuvent aussi en proposer) celles qui feront leur entrée à la Bourse. Un clic pour une structure. Toute structure qui atteindra le nombre de clics requis fera son entrée à la bourse. Les entrées en bourse se feront dans des lieux choisis par les structures admises. SINIG se chargera de la cérémonie d’entrée.

Le jeu Never Love ALone

Le principe est le suivant : une jeune fille aveugle et unijambiste est plongée dans un univers hostile : agrégat de notre monde soumis à la pollution, à la dégradation de l’environnement, aux guerres, aux tensions sociales, …) doit retrouver son chien pour ensemble aller visiter les merveilles de notre monde (agrégats de belles inventions, de belles découvertes & œuvres d’ici bas…). L’ival devra l’aider à y accéder.
Les auteurs promettent que la narration du jeu changera tous les ans.

De la part de notre équipe, bonne chance à ce projet novateur !


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Bluellow soutient les entrepreneurs responsables

Dans Entreprise, Environnement, Finances & Economie par le 10 octobre 2013Pas de commentaire

Bluellow fondé en 2013 pour accompagner les entrepreneurs responsables dans leur développement et les aider à assurer leur pérennité.

Le secteur des éco-activités et la croissance verte est un axe de développement fortement soutenu par les pouvoirs publics en tant que solution à la crise et créateur d’emplois d’avenir.  Porteurs d’espoir, les entrepreneurs responsables et solidaires se multiplient. Aussi important que l’espoir porté sur leur sort est la variété des activités de ces entreprises. Allant des énergies renouvelables aux fabricants de vêtements respectueux, cette diversité  pose une vraie difficulté pour les administrations souhaitant les accompagner dans leur réussite. Bluellow a été fondé en 2013 afin de compléter l’offre d’aide disponible pour ces entreprises. Focalisé sur les activités TPE/PME, Bluellow apporte un soutien pratique et pragmatique à ses clients en matière de commerce et marketing.

« Entreprendre une activité nécessite un ensemble de  capacités très diverses, or les dirigeants ont tendance à se focaliser dans un premier temps sur la création de leur produit ou service et les aspects administratifs  de l’entreprise. » constate Donna Enticott, fondatrice de Bluellow « C’est  seulement plus tard que l’on se rend compte que dans la majorité des cas les ventes ne viennent pas toutes seules et qu’il faut y consacrer beaucoup d’énergie».

La positive attitude

Donna Enticott apporte cette énergie. Passionnée par la nouvelle économie et les solutions responsables et solidaires, la fondatrice britannique de Bluellow partage son attitude « Yes ! » avec ses clients.
S’appuyant sur plus de 10 ans d’expérience en commerce et marketing en France et pour les marchés anglophones, la fondatrice implémente une méthodologie personnalisée pour chaque client, toujours basée sur une approche éco-responsable et dans le respect de l’humain.


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Définition du développement durable

Dans Définitions par le 20 juin 20137 Commentaires

Le développement durable (ou « sustainable development » en anglais) a été défini en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Voici une des définitions présentée en plusieurs points…

Qu’est ce que le développement durable ?

développement durable

Développement Durable, à la croisée entre Social Écologie et Économie

Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins« , et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des « limitations » que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.

Il s’appuie sur des valeurs : responsabilité, participation et partage, principe de précaution, débat, innovation,etc. et possède une double approche :

  • Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
  • Dans l’espace : chaque terrien a le même droit aux ressources de la Terre.

Le développement durable est donc bien plus qu’un concept écologique.

Le développement durable pour les entreprises

Pour les entreprises, le développement durable consiste à pérenniser leurs métiers tout en produisant mieux, c’est-à-dire en conciliant performance économique, respect de l’environnement et des individus. On parle de responsabilité sociale des entreprises (corporate social responsability). Cette responsabilité concerne l’intégration des « 3 piliers » : économique, social, et environnemental dans les activités et au travers des relations avec les parties prenantes, sur une base volontaire.
Les parties prenantes sont les acteurs internes ou externes à une entreprise qui sont concernés par son bon fonctionnement sur le plan de la responsabilité sociétale. Les collaborateurs, clients, fournisseurs, administrations locales ou encore les actionnaires peuvent donc être des parties prenantes.

Développement durable et greenwashing

Depuis le début des années 2010, certaines entreprises particulièrement polluantes (du fait de leurs activités) essaient d’améliorer leur image auprès du grand public. Nous avons dénoncé sur notre blog pas mal d’abus de grands groupes français et étrangers. Pour que la notion de développement durable soit évoquée en matière de communication d’entreprise, il faut que les 3 piliers (économique + social + environnemental) fassent partie du projet communiquant. Sinon on tombe dans le greenwashing !

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Lancement de la préparation pour la 3ème période des certificats d’économies d’énergie

Dans A LA UNE, Energies, Finances & Economie, Règlementation par le 2 mai 20131 Commentaire

À l’occasion de l’inauguration du Salon des énergies renouvelables à Lyon, Delphine BATHO, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a annoncé le lancement de la phase préparatoire à la 3ème période des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).

Préparation pour la 3ème période des CEE

Cette 3ème période affichera un objectif plus ambitieux, en ligne avec les engagements de la France en termes d’efficacité et de sobriété énergétiques, notamment dans le cadre de la directive efficacité énergétique. Elle devra aussi permettre d’améliorer le dispositif existant, notamment pour rendre le système des CEE plus efficace et plus simple.
Les Certificats d’économies d’énergie constituent en effet un levier majeur de financement des investissements d’efficacité énergétique.

La Ministre a donc engagé la phase de préparation, sur la base de la concertation menée en 2012 auprès des acteurs des CEE et de la synthèse élaborée par les services du ministère qui est soumise à consultation publique jusqu’au 15 avril 2013. Ces travaux vont également être soumis au débat national sur la transition énergétique.

La Ministre a également indiqué que sur sa proposition le Premier Ministre a saisi la Cour des Comptes pour qu’elle procède, d’ici fin avril 2013, à une évaluation de l’efficience, de l’efficacité et de la gouvernance du dispositif des CEE en vue d’en améliorer le fonctionnement.

Les conclusions de l’ensemble de ces démarches et les caractéristiques précises de la 3ème période seront fixées ainsi avant la fin du premier semestre.

Le dispositif des CEE repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée aux principaux vendeurs d’énergie (électricité, gaz, chaleur, froid et fioul domestique).

Concertation 3ème période des Certificats d’économies d’énergie – Synthèse des propositions des parties prenantes

Ce rapport de synthèse reprend l’essentiel des échanges ayant eu lieu au cours de la concertation menée par la DGEC au cours du deuxième semestre 2012. Organisée autour de séances plénières et d’ateliers thématiques, la concertation a permis à l’ensemble des parties prenantes (énergéticiens, collectivités, ONG, consommateurs, etc …) de s’exprimer : près de 100 contributions ont été reçues, dont 48 propositions concrètes sont ressorties.


Cette synthèse peut être considérée comme le livre ouvert de la concertation, qui donne en toute transparence les points de vue des acteurs du dispositif, hors l’administration qui s’est interdit de faire elle-même des propositions, ou de porter un jugement sur celles faites par les parties prenantes.

Concertation 3ème période des Certificats d’économies d’énergie – Proposition d’orientation DGEC

Cette proposition a été établie sous la seule responsabilité de la DGEC. Elle essaie de concilier une continuité globale avec le dispositif en place, un niveau d’ambition qui permet de transposer l’article 7 de la directive 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique, une contribution très significative du dispositif au plan de rénovation thermique et une simplification permettant a minima de maîtriser la charge administrative pour l’ensemble des acteurs.

Cette proposition est totalement ouverte à débat au sein du Débat National sur la Transition Énergétique.

 

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L’Automobile est-elle prête à passer au vert ?

Dans A LA UNE, Clean tech, Déplacements, Déplacements, Environnement, Greenwashing par le 10 décembre 20124 Commentaires
La mobilité des salariés change, leurs déplacements avec. Le télétravail et les nouveaux modes de partage des véhicules entraine une baisse du nombre de km quotidien,

La mobilité des salariés change, ainsi que leurs déplacements. Le télétravail et les nouveaux modes de partage des véhicules entrainent une baisse du nombre de km au quotidien.

Alors que les experts de l’IPCC prévoient une montée globale du niveau des eaux plus rapide que prévu ; les constructeurs automobiles se mettent au pas afin de satisfaire les foules de plus en plus accros à l’énergie verte, notamment via l’hybride et l’électrique. Où en sont des ventes de voitures électriques et hybrides dans le monde ? Comment s’en sortent les constructeurs français alors que les chiffres d’immatriculation de véhicules en France sont en forte baisse. Quelles sont les solutions alternatives  ?

Le nouveau gouvernement a augmenté le bonus pour les voitures les moins polluantes dans son plan pour dynamiser la filière automobile. En parallèle, on constate que le kilométrage annuel par véhicule est en net repli, prêt de 10%. C’est autant de Co2 généré en moins !
La préoccupation écologique est devenue une réalité dans le processus d’achat automobile pour les français. Selon des études du groupe Specific Media, 90 % des consommateurs français envisage à terme d’acheter une voiture «verte».
Le programme de réflexions Trans-city qui conduit des recherches sur les modes de vie et notamment les déplacements en ville, publie des chiffres intéressants : une baisse de 4% des déplacements quotidiens en voiture (76 % des Français se déplace tous les jours en voiture en 2010 contre 72 % aujourd’hui).

La voiture arriverait-elle au bout d’un cycle ?

Le modèle unique de la voiture industrielle est en fin de vie et cela commence à se vérifier par la multiplication des motorisations selon les réalités locales spécifiques. C’est la fin du modèle dominant de la mono énergie, la fin de la berline et de la domination de l’essence. Plusieurs explications sont envisageables :
La crise des modèles de croissance actuelle, associée à un prix du carburant qui ne cesse d’augmenter, offre à de jeunes entreprises l’occasion de faire émerger des solutions alternatives. Il y a quelques mois nous évoquions des projets émergents de voitures utilisant des technologies moins énergivores comme MDI (Motor Developpement International).
C’est maintenant au  tour des constructeurs français de se lancer dans la bataille. Ces derniers misent sur des technologies différentes : Renault sur l’électrique et PSA sur l’hybride. Commandes tactiles, cellules photovoltaïques pour alimenter la climatisation… l’habitacle de la Zoé de Renault combine futurisme et écologie.

Les énergies vertes investissent le marché

Toyota fait partie de ces constructeurs qui sont parvenus à se saisir du thème de l’environnement. Lancé en 1997, son modèle hybride (qui combine essence et électricité), la Prius, n’était qu’un véhicule de niche pour avant-gardistes écologistes. C’est désormais une voiture de masse. Au premier trimestre 2012, elle est montée sur la troisième marche du podium mondial des autos les plus vendues au monde (247 230 ventes). Et pour conforter son avance, le constructeur nippon a sorti en Europe la Yaris hybride en juin dernier. Un lancement qui correspond à la stratégie du groupe : étendre la technologie 100 % hybride à l’ensemble de ses modèles en Europe d’ici à 2020.

Désormais, c’est au tour de Renault-Nissan de jouer à fond  la carte de l’électrique, via une gamme de quatre voitures zéro émission (ZE), qui sortira tout au long de l’année 2012-13. Pour séduire les jeunes, Renault a placé sa Twizy électrique dans le jeu vidéo Sims 3, quitte à basculer parfois dans le greenwashing…   Résultat : la Twizy a enregistré 935 immatriculations en deux mois, un démarrage encore jamais observé sur le marché des véhicules électriques.

Pourquoi l’électrique patine-t-il en France ?

La raison la plus souvent invoquée par ses détracteurs est que le véhicule électrique ne peut pas se substituer au modèle thermique, parce que l’autonomie de ces moteurs ne permet de parcourir de longues distances. En réalité, le trajet moyen d’un automobiliste est de 50 km par jour et les véhicules électriques ont désormais une autonomie de 180 km !
Le problème principal reste le lobbying des pétroliers et des constructeurs automobiles qui ne souhaitent pas sortir du modèle 100% pétrole. Les problèmes d’environnement et de gestion des ressources ne semblent pas les inquiéter du tout. Ils ont même fait pire en rachetant des brevets très prometteurs : moteurs à eau ou à air, qu’ils ont garder bien secrètement dans leurs tiroirs. Ensuite, tous les ans au salon de l’automobile, face caméra, ils nous promettent de travailler sur des solutions alternatives qui seront bientôt fiables…
Ils ont le don de faire passer les consom’acteurs pour des hurluberlus ou des écolo utopistes qui ne comprennent rien à la technologie des moteurs ; chasse gardée de grands experts et ingénieurs !

Pour la sortie au printemps dernier de la Twizy, véhicule à mi-chemin entre le scooter et la voiture, Renault s’est offert David Guetta pour son clip vidéo « Alphabeat – Plug into the positive energy ». En s’adressant directement aux 30 millions de fans du profil de David Guetta, Renault met en place une véritable stratégie de marketing virale, qui vise à séduire un public connecté, les jeunes.

De son côté, Nissan tente aussi de changer les esprits avec la Leaf  (2011).  Écoulée à seulement 27 000 exemplaires dans le monde depuis sa sortie, et dotée d’un tarif d’achat exorbitant pour une citadine, 31 000 euros (déduction faite du bonus écologique de 5 000 euros), elle ne rencontre pas le succès escompté.

Vers des solutions plus économiques…

Les constructeurs doivent accélérer dans ces domaines, car d’autres alternatives, comme l’auto-partage, pourraient tuer le marché dans l’œuf. Plutôt que d’acheter un véhicule, on achète des kilomètres d’usage. L’avenir de la voiture n’est pas à la possession mais à l’usage. Pour preuve, le service Autolib francilien d’auto-partage des voitures électriques, exploité par le groupe Bolloré tournerait actuellement 30 à 40 % au-dessus de ses prévisions. Le service a atteint au mois de mai 2012, 15 000 abonnés, contre 6 800 fin février.

De quoi court-circuiter l’achat d’une voiture électrique ? Durant les six derniers mois, près de la moitié des automobilistes interrogés par l’OMA aurait modifié son comportement, optant pour des modes alternatifs de transport sur certains trajets (18 %) privilégiant ainsi les usages économiques, comme le covoiturage ou l’éco-conduite (4 %). Pour les six prochains mois, 11 % des sondés déclare vouloir utiliser moins souvent la voiture, autant souhaite emprunter plus fréquemment les transports collectifs et 13 % pense recourir au vélo.

Carrefour expérimente l’utilisation du bio-méthane comme carburant renouvelable en mettant en circulation des camions de livraison dotés de cette nouvelle technologie. Ils seront en effet alimentés à partir de bio-déchets issus de ses hypermarchés. Ce dispositif, dans lequel chaque camion utilisera une « énergie verte 100 % renouvelable » et avec un « bilan carbone neutre », va être testé dans le Nord pour la livraison d’une dizaine d’hypermarchés de la marque.
Concrètement, Carrefour va mettre en place un recyclage des bio-déchets (fruits et légumes, végétaux, pâtisserie, déchets carnés…) dans ses hypermarchés, afin qu’ils soient ensuite traités dans une usine de méthanisation pour servir ensuite à alimenter les camions de livraison de marchandises.

Conclusion

Pour pallier l’obsolescence du modèle de la voiture essence et tordre le coup aux stéréotypes virils de l’homme s’agrippant au volant de sa grosse berline, d’autres solutions  plus écologiques et plus en phase avec les nouveaux imaginaires des générations montantes sont en train de voir le jour. La voiture électrique n’est qu’une étape transitoire dans l’attente d’autres vraies solutions non polluantes.
On peut donc espérer qu’un comportement plus éco-citoyen contribuera à résoudre le problème. Pour espérer un meilleur développement du marché, certains points indispensables restent encore de mise, comme la volonté commune du public et du gouvernement de mener cette branche à bien et une implication redoublée des constructeurs.
L’électrique semble être, certes, un marché d’avenir, mais dans un délai a priori plus long que celui initialement annoncé. Le bilan carbone du moteur électrique n’est pas parfait, d’autres solutions comme l’eau, l’air ou le bio-méthane doivent faire l’objet de recherches plus poussées.
Plus design, plus écologique, plus urbaine, moins chère et moins individuelle, l’automobile devra accomplir sa propre révolution pour enfin répondre aux évolutions des tendances : auto-partage, covoiturage, bio-carburant…

Quelques vidéos et images de voiture qui vont sortir…

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