Lancement de la préparation pour la 3ème période des certificats d’économies d’énergie
À l’occasion de l’inauguration du Salon des énergies renouvelables à Lyon, Delphine BATHO, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a annoncé le lancement de la phase préparatoire à la 3ème période des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE).
Préparation pour la 3ème période des CEE
Cette 3ème période affichera un objectif plus ambitieux, en ligne avec les engagements de la France en termes d’efficacité et de sobriété énergétiques, notamment dans le cadre de la directive efficacité énergétique. Elle devra aussi permettre d’améliorer le dispositif existant, notamment pour rendre le système des CEE plus efficace et plus simple.
Les Certificats d’économies d’énergie constituent en effet un levier majeur de financement des investissements d’efficacité énergétique.
La Ministre a donc engagé la phase de préparation, sur la base de la concertation menée en 2012 auprès des acteurs des CEE et de la synthèse élaborée par les services du ministère qui est soumise à consultation publique jusqu’au 15 avril 2013. Ces travaux vont également être soumis au débat national sur la transition énergétique.
La Ministre a également indiqué que sur sa proposition le Premier Ministre a saisi la Cour des Comptes pour qu’elle procède, d’ici fin avril 2013, à une évaluation de l’efficience, de l’efficacité et de la gouvernance du dispositif des CEE en vue d’en améliorer le fonctionnement.
Les conclusions de l’ensemble de ces démarches et les caractéristiques précises de la 3ème période seront fixées ainsi avant la fin du premier semestre.
Le dispositif des CEE repose sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée aux principaux vendeurs d’énergie (électricité, gaz, chaleur, froid et fioul domestique).
Concertation 3ème période des Certificats d’économies d’énergie – Synthèse des propositions des parties prenantes
Ce rapport de synthèse reprend l’essentiel des échanges ayant eu lieu au cours de la concertation menée par la DGEC au cours du deuxième semestre 2012. Organisée autour de séances plénières et d’ateliers thématiques, la concertation a permis à l’ensemble des parties prenantes (énergéticiens, collectivités, ONG, consommateurs, etc …) de s’exprimer : près de 100 contributions ont été reçues, dont 48 propositions concrètes sont ressorties.
Cette synthèse peut être considérée comme le livre ouvert de la concertation, qui donne en toute transparence les points de vue des acteurs du dispositif, hors l’administration qui s’est interdit de faire elle-même des propositions, ou de porter un jugement sur celles faites par les parties prenantes.
Concertation 3ème période des Certificats d’économies d’énergie – Proposition d’orientation DGEC
Cette proposition a été établie sous la seule responsabilité de la DGEC. Elle essaie de concilier une continuité globale avec le dispositif en place, un niveau d’ambition qui permet de transposer l’article 7 de la directive 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique, une contribution très significative du dispositif au plan de rénovation thermique et une simplification permettant a minima de maîtriser la charge administrative pour l’ensemble des acteurs.
Cette proposition est totalement ouverte à débat au sein du Débat National sur la Transition Énergétique.
L’Automobile est-elle prête à passer au vert ?

La mobilité des salariés change, ainsi que leurs déplacements. Le télétravail et les nouveaux modes de partage des véhicules entrainent une baisse du nombre de km au quotidien.
Alors que les experts de l’IPCC prévoient une montée globale du niveau des eaux plus rapide que prévu ; les constructeurs automobiles se mettent au pas afin de satisfaire les foules de plus en plus accros à l’énergie verte, notamment via l’hybride et l’électrique. Où en sont des ventes de voitures électriques et hybrides dans le monde ? Comment s’en sortent les constructeurs français alors que les chiffres d’immatriculation de véhicules en France sont en forte baisse. Quelles sont les solutions alternatives ?
Le nouveau gouvernement a augmenté le bonus pour les voitures les moins polluantes dans son plan pour dynamiser la filière automobile. En parallèle, on constate que le kilométrage annuel par véhicule est en net repli, prêt de 10%. C’est autant de Co2 généré en moins !
La préoccupation écologique est devenue une réalité dans le processus d’achat automobile pour les français. Selon des études du groupe Specific Media, 90 % des consommateurs français envisage à terme d’acheter une voiture «verte».
Le programme de réflexions Trans-city qui conduit des recherches sur les modes de vie et notamment les déplacements en ville, publie des chiffres intéressants : une baisse de 4% des déplacements quotidiens en voiture (76 % des Français se déplace tous les jours en voiture en 2010 contre 72 % aujourd’hui).
La voiture arriverait-elle au bout d’un cycle ?
Le modèle unique de la voiture industrielle est en fin de vie et cela commence à se vérifier par la multiplication des motorisations selon les réalités locales spécifiques. C’est la fin du modèle dominant de la mono énergie, la fin de la berline et de la domination de l’essence. Plusieurs explications sont envisageables :
La crise des modèles de croissance actuelle, associée à un prix du carburant qui ne cesse d’augmenter, offre à de jeunes entreprises l’occasion de faire émerger des solutions alternatives. Il y a quelques mois nous évoquions des projets émergents de voitures utilisant des technologies moins énergivores comme MDI (Motor Developpement International).
C’est maintenant au tour des constructeurs français de se lancer dans la bataille. Ces derniers misent sur des technologies différentes : Renault sur l’électrique et PSA sur l’hybride. Commandes tactiles, cellules photovoltaïques pour alimenter la climatisation… l’habitacle de la Zoé de Renault combine futurisme et écologie.
Les énergies vertes investissent le marché
Toyota fait partie de ces constructeurs qui sont parvenus à se saisir du thème de l’environnement. Lancé en 1997, son modèle hybride (qui combine essence et électricité), la Prius, n’était qu’un véhicule de niche pour avant-gardistes écologistes. C’est désormais une voiture de masse. Au premier trimestre 2012, elle est montée sur la troisième marche du podium mondial des autos les plus vendues au monde (247 230 ventes). Et pour conforter son avance, le constructeur nippon a sorti en Europe la Yaris hybride en juin dernier. Un lancement qui correspond à la stratégie du groupe : étendre la technologie 100 % hybride à l’ensemble de ses modèles en Europe d’ici à 2020.
Désormais, c’est au tour de Renault-Nissan de jouer à fond la carte de l’électrique, via une gamme de quatre voitures zéro émission (ZE), qui sortira tout au long de l’année 2012-13. Pour séduire les jeunes, Renault a placé sa Twizy électrique dans le jeu vidéo Sims 3, quitte à basculer parfois dans le greenwashing… Résultat : la Twizy a enregistré 935 immatriculations en deux mois, un démarrage encore jamais observé sur le marché des véhicules électriques.
Pourquoi l’électrique patine-t-il en France ?
La raison la plus souvent invoquée par ses détracteurs est que le véhicule électrique ne peut pas se substituer au modèle thermique, parce que l’autonomie de ces moteurs ne permet de parcourir de longues distances. En réalité, le trajet moyen d’un automobiliste est de 50 km par jour et les véhicules électriques ont désormais une autonomie de 180 km !
Le problème principal reste le lobbying des pétroliers et des constructeurs automobiles qui ne souhaitent pas sortir du modèle 100% pétrole. Les problèmes d’environnement et de gestion des ressources ne semblent pas les inquiéter du tout. Ils ont même fait pire en rachetant des brevets très prometteurs : moteurs à eau ou à air, qu’ils ont garder bien secrètement dans leurs tiroirs. Ensuite, tous les ans au salon de l’automobile, face caméra, ils nous promettent de travailler sur des solutions alternatives qui seront bientôt fiables…
Ils ont le don de faire passer les consom’acteurs pour des hurluberlus ou des écolo utopistes qui ne comprennent rien à la technologie des moteurs ; chasse gardée de grands experts et ingénieurs !
Pour la sortie au printemps dernier de la Twizy, véhicule à mi-chemin entre le scooter et la voiture, Renault s’est offert David Guetta pour son clip vidéo « Alphabeat – Plug into the positive energy ». En s’adressant directement aux 30 millions de fans du profil de David Guetta, Renault met en place une véritable stratégie de marketing virale, qui vise à séduire un public connecté, les jeunes.
De son côté, Nissan tente aussi de changer les esprits avec la Leaf (2011). Écoulée à seulement 27 000 exemplaires dans le monde depuis sa sortie, et dotée d’un tarif d’achat exorbitant pour une citadine, 31 000 euros (déduction faite du bonus écologique de 5 000 euros), elle ne rencontre pas le succès escompté.
Vers des solutions plus économiques…
Les constructeurs doivent accélérer dans ces domaines, car d’autres alternatives, comme l’auto-partage, pourraient tuer le marché dans l’œuf. Plutôt que d’acheter un véhicule, on achète des kilomètres d’usage. L’avenir de la voiture n’est pas à la possession mais à l’usage. Pour preuve, le service Autolib francilien d’auto-partage des voitures électriques, exploité par le groupe Bolloré tournerait actuellement 30 à 40 % au-dessus de ses prévisions. Le service a atteint au mois de mai 2012, 15 000 abonnés, contre 6 800 fin février.
De quoi court-circuiter l’achat d’une voiture électrique ? Durant les six derniers mois, près de la moitié des automobilistes interrogés par l’OMA aurait modifié son comportement, optant pour des modes alternatifs de transport sur certains trajets (18 %) privilégiant ainsi les usages économiques, comme le covoiturage ou l’éco-conduite (4 %). Pour les six prochains mois, 11 % des sondés déclare vouloir utiliser moins souvent la voiture, autant souhaite emprunter plus fréquemment les transports collectifs et 13 % pense recourir au vélo.
Carrefour expérimente l’utilisation du bio-méthane comme carburant renouvelable en mettant en circulation des camions de livraison dotés de cette nouvelle technologie. Ils seront en effet alimentés à partir de bio-déchets issus de ses hypermarchés. Ce dispositif, dans lequel chaque camion utilisera une « énergie verte 100 % renouvelable » et avec un « bilan carbone neutre », va être testé dans le Nord pour la livraison d’une dizaine d’hypermarchés de la marque.
Concrètement, Carrefour va mettre en place un recyclage des bio-déchets (fruits et légumes, végétaux, pâtisserie, déchets carnés…) dans ses hypermarchés, afin qu’ils soient ensuite traités dans une usine de méthanisation pour servir ensuite à alimenter les camions de livraison de marchandises.
Conclusion
Pour pallier l’obsolescence du modèle de la voiture essence et tordre le coup aux stéréotypes virils de l’homme s’agrippant au volant de sa grosse berline, d’autres solutions plus écologiques et plus en phase avec les nouveaux imaginaires des générations montantes sont en train de voir le jour. La voiture électrique n’est qu’une étape transitoire dans l’attente d’autres vraies solutions non polluantes.
On peut donc espérer qu’un comportement plus éco-citoyen contribuera à résoudre le problème. Pour espérer un meilleur développement du marché, certains points indispensables restent encore de mise, comme la volonté commune du public et du gouvernement de mener cette branche à bien et une implication redoublée des constructeurs.
L’électrique semble être, certes, un marché d’avenir, mais dans un délai a priori plus long que celui initialement annoncé. Le bilan carbone du moteur électrique n’est pas parfait, d’autres solutions comme l’eau, l’air ou le bio-méthane doivent faire l’objet de recherches plus poussées.
Plus design, plus écologique, plus urbaine, moins chère et moins individuelle, l’automobile devra accomplir sa propre révolution pour enfin répondre aux évolutions des tendances : auto-partage, covoiturage, bio-carburant…
Quelques vidéos et images de voiture qui vont sortir…
Unilever va t-elle sombrer dans le Green washing ?
Rainforest et Unilever s’associent en faveur du développement durable, Green washing ou véritable programme ?
L’objectif du programme Rainforest/Unilever.

Rainforest et Unilever s’associent en faveur du développement durable, Green washing ou véritable programme ?
Initiée en 2011, la collaboration entre Rainforest Alliance et Magnum s’appuie sur un programme dans lequel ce dernier s’est engagé d’ici à fin 2015, au niveau mondial, à être la première marque de glaces à s’approvisionner à 100 % de fèves de cacao issues exclusivement de fermes vérifiées Rainforest Alliance.
Nous avons reçu chez Acteur Durable, une belle plaquette en papier recyclé, avec affranchissement vert (transport n’utilisant pas l’avion) présentant le programme Unilever et leurs dernières glaces dites « responsables ». A l’heure d’internet, on aurait pu s’attendre à une communication plus électronique donc un peu plus écologique, mais au moins un effort a été fait sur ce point. Savez vous d’ailleurs qu’internet n’est pas aussi vert qu’on le pense, lisez notre article sur la pollution générée par les serveurs web et le cloud computing.
Pour atteindre cet objectif, la marque Magnum qui appartient à Unilever, prévoit d’utiliser d’ici à fin 2012, au niveau mondial, 80% de fèves de cacao issues de fermes vérifiées Rainforest Alliance. Dans ce programme Magnum va aider environ 40.000 planteurs de cacao et leurs familles d’ici à 2015. Oui mais comment ?
Magnum s’est engagé à acheter 35 000 tonnes de cacao d’ici à 2015 et environ 30 millions de consommateurs d’Europe de l’Ouest ont déjà goûtés les glaces « Magnum Ghana » et « Magnum Ecuador », premières références de la marque élaborées à partir de fèves de cacao de la plus haute qualité, provenant à 100 % de fermes vérifiées Rainforest Alliance au Ghana et en Équateur.
Si Magnum s’est engagée ce n’est pas sans contre partie. Les producteurs aussi se sont engagés et en particulier à respecter les délais et les quantités. A quel prix ?
Développement durable ou green washing ?
En lisant les documents, on se rend compte qu’Unilever mélange dans sa plaquette les notions de commerce équitable et développement durable. On les invite à relire la définition du développement durable qui comporte 3 points qui doivent s’équilibrer : écologie, économie et social.
Nous avons demandé des précisions sur le programme car nous savons bien que, en général, plus une entreprise est grosse et moins elle fait d’effort en faveur du développement durable. Nous ne manquerons pas de vous donner les précisons attendues dans les prochaines semaines ; laissons leur donc le bénéfice du doute…
Nous avions fait la même remarque concernant le label Fairtrade de commerce équitable créé par Max Havelaar. Un modèle qui atteint ses limites, notamment sur le long terme, car l’écologie n’est pas prise en compte dans le modèle économique mis en place. Dans la production agricole, il faut intégrer la notion de temps et de durabilité à tous les niveaux. Pourquoi subventionner une agriculture qui détruirait les sols ? Que deviendra l’agriculteur s’il perd ses plantes nourricières ? Uniliver aura beau représenter un potentiel d’achat important, lorsqu’il n’y a aura plus de plante cultivable, ils n’auront plus qu’à fermer leurs usines de glace.
Autre illustration de ce modèle qui flirte avec « le green-business », nous avons découvert un outil qui permet de dénicher des « green-boutiques« et donc d’acheter des produits estampillés Rainforest. Nous avons fait le test pour la France et nous avons trouvé principalement des grandes marques, pas très connues pour être les plus engagées en faveur développement durable ! Jetez-y un œil et n’hésitez pas à réagir et nous donner votre avis sur ces pratiques des grandes maques.
L’ONG Rainforest Alliance

Rainforest alliance
Rainforest Alliance utilise les forces du marché pour combattre les principales causes de déforestation et de destruction de l’environnement : extraction de bois, expansion de l’agriculture, élevage bovin et tourisme. Ils agissent pour garantir une gestion durable – selon des critères rigoureux – de l’exploitation forestière et agricole, de l’élevage et des activités touristiques.
En mettant en relation les entreprises et les consommateurs responsables, qui identifient les biens et les services grâce au sceau Rainforest Alliance démontre que les pratiques durables peuvent contribuer au succès des entreprises dans une économie moderne.
Saviez-vous que vous pouvez aider à éviter la déforestation, limiter les effets du changement climatique, protéger la vie sauvage, réduire la pauvreté et pousser les entreprises à bien faire pour les êtres humains et la planète juste en cherchant la marque de la grenouille verte Rainforest Alliance ?
Que vous voyagiez, travailliez sur un nouveau projet de construction ou que vous fassiez des courses (nourriture, boissons, papier et autres produits), la petite grenouille est votre guide pour une vie plus verte.
Les entreprises qui respectent scrupuleusement les normes de développement durable peuvent utiliser l’une des marques déposées de Rainforest Alliance pour que leurs produits et services se démarquent sur le marché.
Ces marques permettent aux consommateurs d’identifier plus facilement un produit ou un service légitimement durable et de soutenir ces entreprises qui agissent de façon responsable.
3 grands domaines sont concernés :
- Les exploitations agricoles qui respectent l’ensemble des critères du Réseau pour une Agriculture Durable.
- Les exploitations forestières qui respectent des normes rigoureuses.
- Les entreprises touristiques qui démontrent leurs avancées pour réduire leur empreinte environnementale.
Bilan de la conférence de Durban en demi-teinte
Des déceptions et des avancées à Durban

un bilan en demi-teinte à Durban
Les représentants des 195 pays participant à la 17ème conférence des Nations unies sur le changement climatique (CNUCC) à Durban (Afrique du Sud), ont adopté, le 11 décembre 2011, à l’unanimité, des décisions pour renforcer le régime multilatéral de lutte contre le réchauffement climatique.
La conférence de Durban sur le changement climatique a permis de préserver ce qui constitue jusqu’à présent le seul cadre multilatéral juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en lançant la feuille de route pour un accord plus large et plus ambitieux, incluant tous les pays.
Le compromis final a été inspiré par l’Union européenne, qui conditionnait la prolongation de son engagement au titre de Kyoto à l’adoption d’une telle feuille de route. La seconde période de Kyoto entrera en vigueur au 1er janvier 2013. L’accord global qui aura force légale, devra être conclu d’ici 2015 et entrer en vigueur au plus tard à compter de 2020.
Par ailleurs, l’Accord de Durban assure notamment le lancement effectif et rapide du Fonds vert pour le climat, décidé à Copenhague et officiellement créé à Cancún, répondant ainsi à une demande forte des pays en développement de se doter d’un instrument financier innovant facilitant leur transition vers une économie bas carbone et résiliente au changement climatique.
Enfin, il prévoit la mise en place, pour la première fois, un dialogue sur l’agriculture pour développer les bonnes pratiques et les transferts de technologies et répondre aux enjeux climatiques tant sur le plan de la réduction des émissions que de l’adaptation à ses effets, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire.
En conclusion
Le bilan de la conférence est donc mitigé. Elle n’a pas permis d’aboutir à une promesse immédiate de réduction des gaz à effet de serre.
Les États-Unis ont annoncé qu’ils ne s’engageraient sur aucune réduction tant que les autres gros pollueurs n’accepteraient pas en faire de même.
La Chine et l’Inde se sont ouvertement opposés à tout accord. Les deux géants asiatiques affirment avoir lancé des programmes écologiques ambitieux, alors que les pays industrialisés n’ont pas respecter leurs obligations.
Pollutec, salon des technologies propres
Du 29 novembre au 2 décembre 2011 aura lieu le 1er événement européen des « cleantech« . Pollutec est un salon qui se déroulera à Paris-Nord Villepinte et rassemble 500 entrepreneurs, start-up, décideurs industriels, investisseurs, et journalistes autour d’un focus sur les dernières tendances, les innovations et les opportunités de business du marché des cleantech.
Thèmes à l’honneur
Au cœur de ses secteurs traditionnels, le salon propose des focus sur 4 grands thèmes :
- Cleantechs
- Génie écologique et biodiversité
- Entreprise et ville durable
- Performance des procédés industriels
Au programme :
5 Conférences de très haut niveau – Après Fukushima, vers le 100% renouvelables ? – Eau, déchets, biomasse, fers de lance des Cleantech françaises ? – Efficacité énergétique et smart grid: comment accélérer ? – Ecomobilité, mythes et réalité ? – Quelles leçons des politiques de nos voisins européens, Allemagne, Espagne, Grande Bretagne, Italie dans les Cleantech ?
4 sessions de présentation de start ups en direct ou en visio-conférence (Hong Kong, Tel Aviv, New York)
- Best of Cleantuesday
- Best of Pollutec
- Great business stories
- Dreams of technologies
4 circuits pour rencontrer les start-up sur le salon Pollutec Horizons. Thématiques clés : eau, énergie solaire, énergies renouvelables, déchets et biomasse
1 Soirée spéciale « Quand Pollutec rencontre LeCleantech » Avec plus de 400 participants attendus pour des rencontres one-to-one entre investisseurs et une sélection de start-up et PME innovantes
Marché(s) concerné(s) :
Administrations et collectivités , Agro-alimentaire , BTP et construction , Chimie, para-chimie, Commerce / Distribution, Industries, Santé, Tertiaire, Transport et automobile
Thème(s) :
Déchets – Recyclage – Nettoyage, Eau et Eaux usées, Efficacité énergétique, Énergies renouvelables, Lutte contre les gaz à effet de serre, Recherche et Financement
Une révolution durable dans les pays arabes ?

Avec les mouvements de démocratie en Tunisie, Égypte et maintenant en Libye, les prix du pétrole vont encore grimper. L’approvisionnement est perturbée et les stocks baissent, dans ces conditions le prix du baril n’est pas prêt de fléchir surtout que l’esprit de révolte se propage aussi au Bahreïn, autre pays producteur de l’or noir.
Un vent de révolte souffle sur l’Afrique, souhaitons que la France emboite cette dynamique citoyenne pour instaurer plus écocitoyenneté.
Alors en quoi est ce bon pour le développement durable ?
Notre dépendance face aux énergies fossiles devient difficile à soutenir pour le consommateur français. S il regarde la situation sous l’angle financier, son intérêt est de rouler dans des véhicules à énergies alternatives et de chauffer sa maison avec du solaire (en effet les prix du gaz étant indexes sur ceux du pétrole, le gaz de ville va monter lui aussi).
Comment soutenir concrètement l’essor des solutions durables au quotidien ?
En consommant avec raison tout simplement ! Par exemple, il existe des voitures presque propres, des solutions de chauffage et de traitement des eaux très économiques et qui préservent l’environnement. Vous pouvez adopter le tri sélectif, acheter des produits qui produisent le moins d’emballage, sanctionner les marques qui utilisent le green-washing en boycottant leurs produits.
Les fonds de partage
Définition des fonds de partage
Ici les notions d’économie solidaire ou de valeurs éthiques ne sont pas les objectifs que poursuivent les fonds de partage. Le plus souvent ils sont investis sur les marchés obligataires ou monétaires classiques. La notion de partage implique juste que l’investisseur renonce à une partie du rendement engendré par ces fonds au profit de projets d’insertion ou de lutte contre l’exclusion.
Ces fonds sont donc généralement peu risqués (monétaire ou marché de taux), mais n’ont pas vocation à être rentables (à contrario des fonds éthiques), car une partie du rendement est redistribué.
Objectif des fonds de partage
Les fonds de partage sont une forme de don indolore : au lieu de réaliser un don à partir de son patrimoine actuel, ces fonds permettent de redistribuer une partie des gains futurs engendrés par le placement de son patrimoine.
Ils s’adressent à des investisseurs soucieux de soutenir la cause qu’ils contribuent à financer, sans attente de rentabilité. Ces produits permettent souvent de compléter d’autres pratiques de solidarité comme le bénévolat, les dons ou le volontariat…
Fiscalité des fonds de partage
Le souscripteur de fonds de partage bénéficie également d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à :
60 % des fonds versés dans la limite de 400 euros (au-delà, 50 % dans la limite de 10 % du revenu imposable), s’il s’agit d’un organisme d’aide aux personnes en difficulté (favorisant le logement et/ou fournissant gratuitement des repas ou des soins médicaux par exemple),
50 % des fonds rétrocédés, pris dans la limite de 6 % du revenu imposable, s’il s’agit d’un autre organisme. Cet avantage a été reconnu par la loi de finances rectificative pour 2000 en harmonisant les conditions d’imposition avec le régime des dons et subventions en l’ouvrant à « l’abandon exprès de revenus ou produits ».
Outre cet avantage fiscal, le souscripteur bénéficie du régime de droit commun concernant leur support (Codevi, assurance-vie, OPCVM…)
L’argument écologique
Dans ce contexte pour le moins trouble, où certaines entreprises parent de vert leur activité et s’autoproclament « responsables » sans qu’il soit jamais possible de vérifier quoi que ce soit, quelle stratégie doivent adopter les marques et les annonceurs pour faire valoir leurs réelles avancées écologiques auprès des consommateurs ?
La voie est pour le moins étroite et semée d’embûches.

Greenwashing ou l'art de rendre vert ce qui ne l'est pas
Qu’est-ce que l’abus de l’argument écologique ?
L’argument écologique permet de vanter dans une publicité ou sur un emballage les caractéristiques écologiques d’un produit ou service, ou ses avantages pour la protection de l’environnement. Du fait de l’engouement actuel pour des produits plus respectueux, d’une part, cela permet d’orienter le consommateur dans ses choix, et d’autre part, cela pousse les entreprises à innover pour modifier leur offre.
Or, depuis quelques années, de plus en plus de produits et services sont présentés comme « écologiques« , « protégeant la nature » ou « protégeant l’environnement », alors que l’intérêt du produit ou du service pour la nature est minime, voire inexistant. C’est d’autant plus critiquable que l’argument écologique est très utilisé pour les produits et par les entreprises les plus polluants : voitures, produits chimiques, sociétés pétrolières…
On retrouve aussi la création de logos propres à chaque entreprise, sans aucune réglementation :

Exemples de logo verts non règlementés
Cela s’appelle faire du blanchiment écologique ou de la « désinformation verte » en donnant une aura écologique à des entreprises et à des produits qui ne le sont pas forcément.
La conséquence immédiate de cet abus
Instaurer le doute et la confusion dans l’esprit du consommateur sur ce qui est vraiment écologique et sur ce qui ne l’est pas. Or, il est devenu aujourd’hui impératif de changer notre façon de consommer, ainsi que le comportement des entreprises.
Le blanchiment écologique a donc pour effet de contrer les efforts de sensibilisation faits en ce sens par les associations.
Le contre coup de cette « Vert’attitude »
Produits organiques, écolos, bios ou verts… L’industrie agroalimentaire et des cosmétiques surnomment leurs produits, les teintent en vert, les logoïsent. Mais les consommateurs ne sont pas dupes. Ils deviennent même allergiques à ces produits aux prétentions écologiques
Il y a eu un effet Al Gore. L’effet inverse aussi. L’ex-candidat à la présidence américaine a reçu le prix Nobel de la paix pour sa campagne en faveur de la lutte contre le réchauffement planétaire. Il a réussi, plus que quiconque, à attirer l’attention du public sur cette cause environnementale . Mais l’effet Al Gore a aussi son effet boomerang.
Le «green marketing» est un tsunami. Toutes les industries, tous les produits qui ont pris une teinte verte ont donné le vertige au public devenu alors sceptique devant toute prétention écologique, même lorsqu’elle est justifiée.
Au lieu de servir la cause écologique, la vague verte a créé de la suspicion.
Les labels envahissent nos produits, privés, officiels, pour la qualité … Aurions-nous besoin d’un label universel : un label gouvernemental, officiel, qui identifie les produits réellement écologiques ? Peu importe. De plus en plus de consommateurs décrochent de la mode verte. En bien ou en mal, ils ne croient tout simplement plus à cet écologisme industriel, de consommation de masse et de façade.
C’est ce à quoi essayent de répondre les labels officiels.
Les fonds Environnement
Définition des fonds thématiques sur l’Environnement
C’est un fond qui a pour vocation de participer à l’activité liée à l’environnement.
Un fond environnement est donc un produit financier dont l’actif est essentiellement investi en actions d’entreprises dont l’activité principale est la protection de l’environnement.
Ces entreprises interviennent dans 3 secteurs principaux :
Les Énergies Renouvelables,
l’eau et
la valorisation des déchets.
Un effet de mode récent a vu les grandes compagnies financières lancer ce genre de fonds thématiques. Il y a, tout de même, des fonds moins connus qui ont une activité fort intéressante par les secteurs très spécialisés qu’ils soutiennent ou par la taille des entreprises dans lesquelles ils investissent.
Objectifs des fonds
Les fonds environnement permettent aux investisseurs de donner un sens à leur épargne en leur proposant de participer au développement de ce secteur particulier de l’économie. Clairement, il s’agit d’un prise de risques car il s’agit d’actions de sociétés souvent relativement jeunes. Mais l’investisseur, réellement motivé par ces secteurs d’activité, peut ainsi réaliser à travers ces fonds un placement conforme à sa sensibilité !
Ce secteur d’activité paraît à tous fort prometteur, il est donc possible voire vraisemblable que les résultats financier seront de bonne qualité. Mais ce serait une erreur de ne viser que cette performance qui est forcément aléatoire et d’oublier le sens réel de cet investissement. Évidemment, il s’agit d’un placement à long terme et il hors de question d’envisager un effet d’aubaine sur quelques mois pour profiter de la vague actuelle du «Green Business». Ce doit être avant tout un placement qui correspond à la motivation profonde de l’épargnant !
Fiscalité des fonds Environnement
Ces fonds sont souscrits dans le cadre d’un compte-titres ou d’une assurance-vie. La fiscalité appliquée est donc celle des contrats concernés. Rappelons que l’assurance-vie est favorisée à partir d’un placement d’une durée supérieure à 8 ans mais il est toujours possible de sortir avant sans impact fiscal pénalisant. Quant au compte-titres, c’est un cadre idéal pour un investissement long terme avec possibilités de sorties partielles limitées mais non imposables. Évidemment, c’est uniquement la plus value réalisée qui est imposable et jamais le capital investi !
Merci à :
Par Jean Louis Bézert – Conseiller Financier Indépendant
http://epargne.equitable.over-blog.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour l’épargne équitable
N’hésitez pas à réagir à nos conseils en nous faisant part de vos commentaires : votre avis sur ces fonds, vos conseils sur vos placements, etc.
Exemples de fonds thématique environnement
DEXIA ETHIQUE GESTION OBLIGATAIRE
Le portefeuille du compartiment ‘GESTION OBLIGATAIRE’ est essentiellement investi en valeurs mobilières représentatives d’emprunts à taux fixe libellés en euro dont les émetteurs utilisent le produit des emprunts en vue du bien commun, plutôt que dans une perspective exclusivement orientée vers le profit à court terme. Parmi les emprunts d’Etats, une préférence est donnée aux Etats les moins riches de l’Euro-zone.
Gestionnaire : DEXIA Risque : Faible durée conseillée : Minimum 1 ans
Plus d’infos >>
NORD-SUD DÉVELOPPEMENT
Nord Sud Développement est une Sicav pionnière dans le domaine de l’investissement socialement responsable. Sa gestion permet d’allier recherche de la performance, sécurité et participation au développement des pays non-industrialisés. Elle est investie principalement en obligations émises par des institutions supranationales spécialisées dans le financement du développement, en privilégiant les titres disposant des meilleures notations. Cette partie du portefeuille représente au moins 75% de son actif. Nord Sud Développement participe en outre directement à des projets concrets d’aide au développement, en finançant des sociétés de micro-crédit (à hauteur de 10% maximum du portefeuille). Lancée en 1984, Nord Sud Développement est une SICAV solidaire dite « 90/10 ». Ainsi, la SICAV consacre 5 à 10 % de son portefeuille à l’investissement solidaire par le biais de l’achat de titres ou d’actifs émis par des émetteurs solidaires agissant dans le pays du Sud : la Sidi (CCFD), la Cofides et les banques locales. Le conseil d’administration de la SICAV, composé en grande partie d’administrateurs d’établissements financiers français et de membres d’ONG et d’associations dont l’objet est le développement des Pays du Sud via le microcrédit, joue un rôle important dans la sélection et le financement de ces établissements.
Gestionnaire : Natixis Risque : Modéré durée conseillée : Minimum 1 an
Plus d’infos >>
SARAZIN EURO MID-CAP EXPANSION DURABLE
Euro Mid-Caps Expansion Durable est spécialisé dans la gestion d’actions de petites et moyennes capitalisations des pays européens (CEE principalement). Dans le choix de ses investissements, la gestion prend en compte des critères de développement durable (politique des ressources humaines, relations avec les actionnaires, respect de l’environnement, actions au sein de la société civile…). L’objectif de la gestion est la réalisation de plus values en capital. L’exposition au risque «action» ne sera jamais inférieure à 60% de l’actif net. Des secteurs comme l’industrie de l’armement, l’alcool ou le tabac sont exclus du portefeuille.
La banque Sarasin est signataire des PRI (Principes d’Investissement Responsable), manifeste élaboré sous l’égide des Nations Unies. Il invite l’ensemble de la communauté financière à mieux tenir compte des critères sociaux et environnementaux, et ainsi favoriser la prise en compte du développement durable par les entreprises.
Gestionnaire : UFG- Sarazin AM Risque : Elevé durée conseillée : Minimum 5 ans
Plus d’infos >>
MERRILL LYNCH IIF NEW ENERGY FUND EUR
Ce fond est investi dans des sociétés impliquées dans le développement et la commercialisation des nouvelles technologies de l’énergie. Il investit donc dans les énergies renouvelables mais aussi dans les secteurs annexes essentiels : Le transport de l’énergie, le stockage de l’énergie, les technologies des matériaux et toutes les technologies liés à l’énergie. Ce sont, en général, des sociétés faisant partie de grands groupes ou étant partenaires de grosse sociétés connues.
Gestionnaire BLACKROCK Risque : Élevé durée conseillée : Minimum 5 ans
Plus d’infos >>
PERFORMANCE ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
Le FCP a pour objectif d’obtenir un rendement supérieur à celui des marchés actions internationaux à moyen long terme, en profitant notamment de la dynamique des valeurs liées à l’environnement. L’investissement s’effectue dans des actions dont la visibilité est importante à moyen long terme, principalement dans des valeurs liées au secteur de l’environnement. La sélection des valeurs du portefeuille repose sur un examen approfondi de la société (perspectives de développements, commercialisation de nouveaux produits, structure financière…) complété, dans la mesure du possible (sociétés européennes), par des rencontres avec ses dirigeants.
Gestionnaire : Financière de Champlain Risque : Élevé durée conseillée : Minimum 5 ans
Plus d’infos >>
EURCO SOLIDARITE
Cette SICAV accorde une place prépondérante aux obligations d’entreprises de la zone euro choisies selon les critères dits Environnement, Social, Gouvernance libellées en Euro. La SICAV a un objectif humanitaire : 50% des revenus sont distribués sous forme de dons au CCFD et les 50% complémentaires sont capitalisés.
Gestionnaire I.DE.AM (CA-LCL) Risque : Modéré durée conseillée : Minimum 1 an
Plus d’infos >>
PERFORMANCE RESPONSABLE
La compagnie Financière de Champlain investit dans les thématiques porteuses sur le long terme que sont l’environnement et le vieillissement de la population. Elle affirme, là, son positionnement dans le développement durable avec le lancement d’un fonds « éthique ». Au travers de Performance Responsable, elle souhaite coupler la valeur ajoutée de l’équipe de Gestion à une dimension éthique forte. Un filtre de deux niveaux (financier & éthique) permet ainsi de réconcilier finance et valeurs responsables : c’est donner du sens à ses investissements !
Gestionnaire : Financière de Champlain Risque : Élevé durée conseillée : Minimum 5 ans
Plus d’infos >>
UBS EQUITY FUND GLOBAL INNOVATORS
Le fonds UBS Equity fund Global Innovators est référencé comme un fonds thématique ISR. Ce fonds répond aux critères définis dans l’étude « Les nouveaux territoires de l’ISR : les Investissements Verts qui se réclament de l’ISR». Ce fonds est donc investi à 100% sur des entreprises qui ont été identifiées comme apportant des solutions en matière de développement durable, notamment dans le secteur de l’environnement. Pour les sociétés retenues, une part significative (au minimum 50% ) du chiffre d’affaire est généré par des produits ou services de développement durable.
Gestionnaire : UBS Risque : Élevé durée conseillée : Minimum 5 ans
Plus d’infos >>
Les fonds solidaires
Définition des fonds solidaires
Un fonds solidaire a pour vocation de financer des projets d’insertion ou de lutte contre l’exclusion.
Cette solidarité peut se manifester soit par l’octroi de prêts à des acteurs solidaires, soit par l’acquisition de parts de ces mêmes acteurs.
Ils financent des actions d’utilité sociale qui visent, par exemple, à faciliter la réinsertion des personnes par le travail ou encore à soutenir des démarches écologiques alternatives, loger des personnes en difficulté, réinsérer des territoires, soutenir des associations caritatives, etc.
Ces placements ne concernent généralement pas les entreprises cotées en bourse, mais servent à financer des projets de petite taille et de proximité.
Objectifs des fonds solidaires
Ils s’adressent à des investisseurs souhaitant que leur épargne soit directement affectée à des projets d’utilité sociale qui ne trouveraient pas de financement via le circuit classique. Ils permettent à l’investisseur d’exercer sa citoyenneté sur des projets qui lui tiennent à cœur et à taille humaine.
Les produits financiers solidaires et les fonds de partage s’inscrivent plutôt dans la logique de l’investissement solidaire que dans celle d’investissement socialement responsable, en raison du degré de perte financière élevé que les investisseurs de cette catégorie sont prêts à accepter pour satisfaire ce type de critère extra-financier.
Fiscalité des fonds solidaires
- Dans le cas de produits financiers classiques :
Les fonds solidaires bénéficient des avantages classiques de leur support (livrets A, Codevi, assurance-vie…).
- Dans le cas d’investissement dans une société de capital-risque ou d’investissement direct :
En vertu de l’article 199 ter.A 0 du Code Général des Impôts, une personne physique investissant directement pour une durée d’au moins cinq ans dans une PME à activité industrielle, commerciale ou agricole peut déduire 25 % de cet apport de son impôt sur le revenu. Cet article ne s’appliquait pas aux structures d’activité financière, dont certaines entités s’étaient spécialisée dans le financement de projets solidaires.
Depuis la loi de finances 2002, la restriction d’activité est levée, ce qui permet à des structures de financement solidaire d’en bénéficier. De plus, la condition de détention du capital par au moins 50 % de personnes physiques est supprimée pour les entreprises solidaires agréées.
Ainsi, les épargnants solidaires peuvent désormais déduire 25 % de leur souscription de leurs impôts dans la limite de 6 000 euros pour les célibataires et le double pour les couples.
Conférence sur le climat à Copenhague – décembre 2009
Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité
Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.
Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.
Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.
La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.
Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…
Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :
- Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.
- Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
- Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.
Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s’adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.
Définition du développement durable
Le développement durable (ou « sustainable development » en anglais) a été défini en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement.
Qu’est ce que le développement durable ?
Un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de » besoins « , et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Il s’appuit sur des valeurs : responsabilité, participation et partage, principe de précaution, débat, innovation,…) et possède une double approche :
- Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir ;
- Dans l’espace : chaque terrien a le même droit aux ressources de la Terre.
Il s’agit donc bien plus qu’un concept écologique.
Le développement durable pour les entreprises
Pour les entreprises, le développement durable consiste à pérenniser leur métier tout en produisant mieux, c’est-à-dire en conciliant performance économique, respect de l’environnement et des individus. On parle de responsabilité sociale des entreprises (corporate social responsability). Cette responsabilité concerne l’intégration des « 3 piliers » : économique, social, et environnemental dans les activités et au travers des relations avec les parties prenantes, sur une base volontaire.
Les parties prenantes sont les acteurs internes ou externes à une entreprise qui sont concernés par son bon fonctionnement sur le plan de la responsabilité sociétale. Les collaborateurs, clients, fournisseurs, administrations locales ou encore les actionnaires peuvent donc être des parties prenantes.
Gaz à effet de serre
Gaz à effet de serre
Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux qui contribuent par leurs propriétés physiques à l’effet de serre. L’augmentation de leur concentration dans l’atmosphère terrestre est un des principaux facteurs à l’origine du réchauffement climatique.
Les principaux gaz à effet de serre non-artificiels sont :
- la vapeur d’eau (H2O) ;
- le dioxyde de carbone (CO2) ;
- le méthane (CH4) ;
- le protoxyde d’azote (N2O) ;
- et l’ozone (O3).
Note : L’eau (sous forme de vapeurs ou de nuages) est à l’origine de 72 %, soit près de 3/4 de l’effet de serre total. L’activité humaine n’influence que très peu cette émission naturelle de vapeur d’eau par la terre. L’homme peut agir au niveau du CO2 du CH4 du NO2 et de l’O3.
Les gaz à effet de serre industriels incluent des gaz fluorés comme :
- les hydrochlorofluorocarbures, comme le HCFC-22 (un fréon) ;
- les chlorofluorocarbures (CFC) ;
- le tétrafluorométhane (CF4) ;
- l’hexafluorure de soufre (SF6).
Note : Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre produit par l’activité humaine, 74 % du total (tout modes d’émissions réunis). Ce gaz (CO2) est en le collimateur de tous les pays et organisations environnementales. L’enjeu de notre planète est de réduire sa production et/ou de trouver des solutions de stockage et de transformation, pour limiter le réchauffement climatique.
Voici 21 conseils concrets pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre >>
Le potentiel de réchauffement global
Chaque GES a un effet différent sur le réchauffement global. Par exemple, sur une période de 100 ans, un kilo de méthane à un impact sur l’effet de serre 25 fois plus fort qu’un kilo de CO2 [10]. Alors pour comparer les émissions de chaque gaz, en fonction de leur impact sur les changements climatiques on préfère utiliser des unités communes : l’équivalent CO2 ou bien l’équivalent carbone; plutôt que de mesurer les émissions de chaque gaz.
L’équivalent CO2 est aussi appelé potentiel de réchauffement global (PRG). Il vaut 1 pour le dioxyde de carbone qui sert de référence. Le potentiel de réchauffement global d’un gaz est la masse de CO2 qui produirait un impact équivalent sur l’effet de serre. Par exemple, le méthane a un PRG de 25, ce qui signifie qu’il a un pouvoir de réchauffement 25 fois supérieur au dioxyde de carbone.
Pour l’équivalent carbone, on part du fait qu’un kg de CO2 contient 0,2727 kg de carbone. L’émission d’un kg de CO2 vaut donc 0,2727 kg d’équivalent carbone. Pour les autres gaz, l’équivalent carbone vaut :
équivalent carbone = PRG x 0,2727
On peut noter que la combustion d’une tonne de carbone correspond bien à l’émission d’une tonne équivalent carbone de CO2, car le rapport est de 1:1 (il y a un atome de carbone C dans une molécule de CO2).
Cette unité de mesure est très utile pour déterminer les émissions produites par une entreprise, par exemple. On peut ainsi réaliser un bilan global qui prend en compte les émissions directes (combustions, consommation d’énergie, transports) et indirectes (fabrication et transport des produits sous-traités).
Données extraites de wikipédia
Qu’est ce que l’énergie grise ?
L’énergie grise correspond à la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l’utilisation et enfin au recyclage des matériaux ou des produits industriels. En théorie, un bilan d’énergie grise additionne l’énergie dépensée lors :
- de la conception du produit ou du service
- de l’extraction et du transport des matières premières
- de la transformation des matières premières et de la fabrication du produit ou lors de la préparation du service
- de la commercialisation du produit ou du service
- de l’usage ou de la mise en œuvre du produit ou lors de la fourniture du service
- de l’entretien, des réparations, des démontages du produit dans son cycle de vie
- du recyclage du produit
L’énergie incorporée désigne généralement l’énergie nécessaire à la fabrication du matériau (mais non à sa mis en oeuvre ou fin de vie).
L’énergie grise est parfois prise en compte dans le calcul du bilan carbone.











