Programme de recyclage Nespresso, greenwashing ou réelle avancée ?
Un membre de notre organisation est récemment passé dans un centre commercial devant un container de recyclage des capsules Nespresso. Sur le comptoir du magasin dépositaire, on y trouve des prospectus expliquant le processus de recyclage engagé par cette société. Nous avons décortiqué la méthode et vous livrons ici notre sentiment sur les 3 points clés du programme :
- 5000 points dédiés à la collecte en France.
- Un centre de traitement spécialisé pour les capsules
- La seconde vie des capsules
Comment sont recyclées les capsules ?

Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou le marc de café et l’aluminium sont séparés.
Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou elles sont ouvertes. Le marc de café et l’aluminium sont séparés.
L’aluminium qui est un métal recyclable à l’infini est envoyé par camion vers une usine de recyclage, et le marc de café est envoyé dans des déchèteries pour faire du composte.
Sur le principe, vous le savez, nous sommes tout à fait favorables aux programmes de recyclage (voir notre article sur le tri sélectif et le guide du recyclage).
Cependant, il faut quand même se poser un certain nombre de questions. Qu’est ce qui m’empêche aujourd’hui de recycler moi-même ces fameuses capsules ?
La réponse est RIEN ! L’aluminium se recycle dans la poubelle jaune. Le marc de café va dans le bac à composte. What else ? Nothing Mr Restrito…
Conseils pour recycler vos capsules vous-même
- Vous n’avez pas de bac à composte, placer le marc dans une boite et une fois de temps en temps, faite un saut à votre déchèterie la plus proche pour la vider.
- Vous avez un bac de compostage, pensez à laisser sécher le marc de café au préalable avant de le mélanger au reste de votre composte.
- Vous l’ignorez peut être mais le marc de café a de très bonnes vertus pour vos plantations et peut être ajouté directement dans la terre, sans passer par la phase compostage (respectez la période de séchage et n’en mettez pas trop quand même !).
Notre ressenti sur l’opération Nespresso ?
C’est au niveau du bilan carbone que ce programme n’est pas satisfaisant. Trop de transports sont utilisés pour acheminer les capsules vers les centres de tri alors que vous pouvez le faire vous-même à la maison.
On peut se demander si ce programme n’est pas un immense coup de pub ? Une forme de greenwashing car 5000 points dédiés à la collecte munis de prospectus sont autant de publicités déguisées pour la marque.
Soulignons tout de même un point positif, dans le cadre d’ AluCycle™, Nespresso et l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) travaillent ensemble pour promouvoir la création d’un « Aluminium Responsable ». Ce programme vise à améliorer les normes et les pratiques écologiques dans l’industrie de l’aluminium. Les usines d’aluminium et autres industries lourdes ont un retard considérable en matière d’écologie et continuent de polluer fortement l’environnement. Le programme concerne tous les acteurs de la chaine de l’aluminium : sociétés minières de bauxite, entreprises de recyclage, organismes de protection de l’environnement, des droits de l’homme et du travail, organismes académiques, gouvernementaux et internationaux.
On pourra surtout regretter le manque singulier d’engagement de Nestlé dans un réel programme de développement durable pour sa filière café. Le modèle proposé est principalement le commerce équitable. Ce qui est certes une avancée pour les producteurs, mais pas sur le long terme.
17ème édition des Initiatives Océanes : tous contre le plastique
En 2011, 42 000 bénévoles se rassemblent dans 35 pays pour donner un petit coup de propre à plus de 1200 plages, lacs et rivières le temps d’un weekend. Ils collectent l’équivalent en volume de 38 bus remplis de déchets aquatiques, parlent de leurs modes de consommation et combattent la pollution des océans.
L’objectif de la campagne 2012
L’objectif de cette campagne qui se déroulera un peu partout sur les plages du littoral français du 22 au 25 mars 2012 est de réduire l’impact des plastiques à usage unique sur l’environnement marin, en sensibilisant le plus grand nombre aux dangers de la pollution qu’ils créent et en prônant leur réduction à la source, par « la règle des 4 R » : Refusons, Réduisons, Réutilisons et Recyclons.
Voici ce que nous dit Gilles Asenjo, Président de Surfrider Foundation Europe à propos de cette 17ème édition des Initiatives Océanes : tous contre le plastique
Cette campagne, vous l’aurez compris, s’intègrera tout naturellement à la 17ème édition des Initiatives Océanes de Surfrider Foundation Europe qui se déroulera du 22 au 25 mars 2012, partout dans le monde ! Nous connaissons votre attachement à ce rendez-vous, vous connaissez son importance. Rejoignez-nous à cette occasion : cette année, plus que jamais, nous avons tous un rôle à jouer.
Gilles Asenjo.
Ensemble réduisons notre empreinte plastique
Les Initiatives Océanes, ce sont des bénévoles, des représentations locales de Surfrider, des familles, des amis, des enseignants, des camarades de classe, des surfeurs, des bodyboardeurs, des planchistes, des salariés, des journalistes et tout simplement des citoyens qui se mobilisent sur le terrain. Ce sont eux qui font de l’opération ce qu’elle est.
Pour 2012, quel message veulent-ils transmettre ?
Endiguer la prépondérance de plastique est aux yeux des bénévoles la priorité. C’est à la demande des antennes locales de Surfrider Foundation Europe, que l’association a décidé d’intégrer les Initiatives Océanes à la campagne Rise Above Plastics*.
Dans le cadre de leur lutte contre l’indigestion de déchets, rejoignez-nous du 22 au 25 mars 2012 .
* Réduisons notre empreinte plastique !
10 façons de réduire votre empreinte plastique
A l’image de l’empreinte carbone, les gens ont tous une empreinte plastique – qui mesure la quantité de plastique qu’une personne utilise sur une période donnée. Bien qu’il soit impossible – et sans doute irréalisable – d’éliminer entièrement le plastique dans votre vie, vous pouvez prendre des mesures pour réduire les plastiques inutiles.
Voici 10 façons simples de réduire votre empreinte plastique dans le cadre de la campagne Rise Above Plastics :
- 1. Arrêtez d’utiliser des bouteilles d’eau à usage unique en plastique. Dans presque tous les cas, l’eau de votre robinet est tout aussi sûre – sinon plus – que l’eau distribuée dans les bouteilles en plastique à usage unique. Au lieu de cela, vous pouvez acheter et utiliser une bouteille réutilisable et la remplir d’eau.
- 2. Autant que possible, achetez de la nourriture en vrac. Acheter de la nourriture en vrac contribue à réduire la quantité totale de matériaux d’emballages consommés.
- 3. Passez au numérique ! Achetez votre musique et vos vidéos par voie électronique. Vous éviterez la nécessité de créer des disques et boîtiers en plastique sous cellophane.
- 4. Arrêtez d’utiliser des sacs d’épicerie en plastique. Chaque année, plus d’un milliard de sacs de plastique sont utilisés dans le monde entier. Parce que ces sacs sont si légers et minces, ils sont facilement transportés par le vent dans l’environnement. A la place, utilisez des sacs réutilisables pour ramener vos courses et autres achats à la maison.
- 5. Dites « NON » aux portions individuelles pré-emballées. Ces types de produits sont parmi les pires quand il s’agit de suremballage. Refusez les portions individuelles, les emballages excessifs et autres plastiques « jetables ». Emportez des ustensiles réutilisables dans votre sac à main, sac à dos ou voiture en cas de BBQ, pique-nique ou plat à emporter.
- 6. Les contenants réutilisables c’est top ! Pour le déjeuner et les restes, utilisez des contenants réutilisables au lieu de sacs en plastique. Ils sont tout aussi faciles à utiliser et beaucoup moins nocifs pour la planète.
- 7. Achetez une tasse de voyage réutilisable. Utilisez une tasse de voyage réutilisable ou à emporter pour le café, le thé et autres boissons achetés. Pensez à tous les couvercles (ainsi que les gobelets en papier ciré) que vous économiserez.
- 8. Il faut toujours chercher les emballages alternatifs. Beaucoup d’articles comme les boissons gazeuses, les détergents, litière pour chats, etc sont proposés dans un emballage de remplacement (comme l’aluminium ou de carton) qui peut être plus facilement recyclé que le plastique.
- 9. Achetez et vendez d’occasion. Vêtements, jouets, équipements pour bébé, meubles, articles ménagers, articles de sport et de nombreux autres articles de consommation courante peuvent souvent être trouvés d’occasion, réduisant ainsi la quantité de plastique entrant dans le flux de déchets.
- 10. Recyclez ! Dans les cas où vous devez utiliser du plastique, s’il vous plaît assurez-vous de le recycler. Vous pouvez allonger le cycle de vie de nombreux plastiques pour fabriquer des objets cool et utiles ! Évitez les sacs en plastique et en mousse de polystyrène vu qu’ils ont généralement des taux de recyclage très faibles.
Vous voulez plus d’action ?
Voici 4 choses faciles à faire pour garder le plastique hors de l’environnement marin :
- 1. Participez à un nettoyage de plage. Les antennes de Surfrider Foundation organisent des nettoyages mensuels voire plus fréquemment.
- 2. Soutenez les pétitions et lois d’endiguement des déchets marins, d’interdiction de sacs plastiques et la consigne de recyclage des bouteilles.
- 3. Passez le mot. Parlez-en à votre famille et vos amis et expliquez-leur pourquoi il est important de toujours rechercher les alternatives au plastique !
- 4. Rejoignez l’une de nos antennes bénévoles et menez des actions dans le cadre de la campagne Rise Above Plastics.
Bibliographie et ressources
Disponible sur le site officiel, une BD des schtroumpfs sur les déchets aquatiques, un document présentant la durée de vie des déchets et leur type de recyclage, des affiches, des stickers à distribuer chez vos commerçants …
Journée Mondiale de l’Eau le 22 mars 2011
A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau, une Grande Enquête collaborative pour établir une cartographie complète du prix du service de l’eau en France a été lancée par France Libertés et 60 millions de consommateurs.
L’objectif : combien coûte l’eau, commune par commune, quels services se cachent derrière ce prix, qui gère l’eau..?
Vous pouvez consulter le site http://www.unwater.org/worldwaterday/ qui vous informe sur les évènement liés à cette grande journée consacrée à l’eau.
Si vous ne l’avez pas encore lu, reporter vous à notre article qui vous explique comment participer au nettoyage des mers et littoraux français.
Objectif de la journée de l’eau en France
La Journée mondiale de l’Eau consacre son édition 2011 au thème de « L’eau pour les villes : répondre au défi urbain« , mettant ainsi en valeur la croissance urbaine et les enjeux qui y sont liés, notamment l’augmentation de la consommation en eau, les pressions sur la qualité et la quantité des ressources, tant pour les populations que pour un développement urbain durable, la disponibilité des infrastructures et des services d’eau et d’assainissement.
Selon les chiffres fournis par les Nations unies :
- 3,3 milliards d’êtres humains, soit la moitié de la population mondiale, vivent dans les villes ;
- cette urbanisation se fait majoritairement (93%) dans les pays en développement, et principalement en Afrique et en Asie ;
- 820 millions d’êtres humains, soit 25% des citadins, vivent dans des bidonvilles où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est largement déficient ;
- 2,2 millions de personnes meurent chaque année de diarrhées liées à l’eau insalubre.
Accident nucléaire au Japon, suivez en direct le nuage de la centrale
Impossible de passer au travers de ce qui semble se dessiner comme une catastrophe nucléaire grâve. Nous avons donc voulu vous présenter les sites internet qui vous donneront (on l’espère) l’information la moins frelatée et en temps réel.
Les sites incontournables
Tout d’abord, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), association à but non lucratif qui défend :
- le droit à l’information sur la radioactivité et le nucléaire ;
- le droit à la protection contre les dangers des rayonnements ionisants.
Et un laboratoire agréé spécialisé dans les mesures de radioactivité :
- analyses ponctuelles, études d’impact, contre-expertises ;
- dépistage de radon et diagnostics des bâtiments affectés ;
- vente de radiamètres (renseignements et formations).
Ensuite le site dédié de l’ASN (agence de sécurité nucléaire) spécialement conçu pour la crise au Japon ; qui fait un point sur les communiqués officiels emmenant de l’AIEA et du Japon.
- On peut s’attendre a une information assez fiable, mais probablement légèrement atténuée pour éviter les mouvement de panic. En effet si le nuage était extrêmement toxic ou pourrions nous bien aller ? Sur Mars ? Et bien non, car la terre fonctionne en vase clôt. C’est pour cela nous subissons l’effet de serre…
Suivre l’évolution du nuage nucléaire jusqu’à la France et l’Europe, grâce à cette carte >>
- Ceci est un modèle, il s’appuie sur des données relevées et des prévisions pour les prochains jours. Il faut donc le prendre en compte mais il est en constante évolution.
Un autre moyen consiste à consulter régulièrement la radioactivité près de chez vous. Comme personne n’est équipé de ces appareils, vous pouvez utiliser le réseau de stations françaises installées un peu partout. Consultez cette carte pour suivre en direct la radioactivité près de chez vous >>
- Il nous semble très improbable que les agences de surveillances puissent modifier ces données publiques, on peut donc raisonnablement se fier à ces mesures. Les chiffres parleront d’eux-même !
Prenez garde aux informations qui sont publiées dans la presse
Depuis le début de la crise, on ne cesse de comparer Tchernobyl et Fukushima Daiichi. Idem pour les concentrations de particules radioactives dans l’air. Ceci a un effet pervers, on se dit que comme c’est 1000 ou 10000 fois moins concentrés, ce n’est pas grave ! C’est un raisonnement absurde, on ne compare pas avec le pire mais avec les taux légaux fixés par L’UE. Informations très difficile à trouver en ce moment. Nous vous communiquerons les chiffres dès que nos experts nous aurons validé nos données.
Plus de renseignement
Un ensemble d’organisme sont à votre disposition pour répondre à vos questions et inquiétudes, notamment
Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection
6, place du colonel Bourgoin – 75572 Paris Cedex 12
Téléphone : 01 43 19 36 36
Télécopie : 01 40 19 86 69
Ministère des Affaires Etrangères
La cellule de réponse téléphonique pour les familles demeurant ou ayant de la famille au Japon est en place :
Téléphone : 01.43.17.56.46
A l’Ambassade de France au Japon, la cellule de crise est joignable au :
Téléphone : 0081-3-5798-6000 (depuis la France) ;
Téléphone : (03)-5798-6000 (depuis le Japon).
Et par courriel à :
urgence.tokyo-amba@diplomatie.gouv.fr.
La mairie de Sendai a également mis en place deux hotlines pour les étrangers vivant à Sendai :
Téléphone : 022-265-2471
Téléphone : 022-224-1919
N’hésitez pas à réagir et nous faire part de vos sources d’informations.
Deux ans après, les habitants témoignent…
Réalisé par Alain de halleux
Une voiture moins polluante, ca existe vraiment ?!
Voici une société qui n’a pas froid aux yeux. Défier le lobbyisme des pétroliers et des fabricants de voiture. Pour le développement de ses véhicules, MDI à créé et utilisé des technologies adaptées à son concept de production innovant. Parallèlement aux moteurs et à leurs accessoires (détendeurs, moto alternateurs, compresseurs, stations d’air, etc…) de nouveaux types de châssis /carrosseries, des trains roulants et des transmissions ont été mis au point par notre centre R&D.
Concept et stratégie de la voiture MDI
Dès 1999, MDI à imaginé et inventé pour la première fois la notion de Concessionnaire / Fabricant / Associé en commercialisant des usines clef en main pour fabriquer et vendre ses voitures localement. Contrairement aux énormes usines d’assemblage conventionnelles (particulièrement polluantes), le concept MDI propose de nombreuses micro-usines de production, disséminées à travers le monde qui vont fabriquer 80% du véhicule et le vendre sur place.
Vous pouvez participer à la fabrication et commercialisation des voitures MDI
Ce concept représente une réduction drastique – outre l’impact environnemental – des coûts et des problèmes de logistique du système conventionnel : stockage et acheminement des véhicules finis vers les divers distributeurs, importateurs et concessionnaires.
Dans le cadre du concept de production créé par MDI, les fournisseurs sont choisis de façon à réduire les coûts, la logistique et le transport. Tous les achats sont gérés à partir de la centrale d’achat MDI et bénéficient ainsi des prix consentis pour des gros volumes d’achat.
En tenant compte du nombre d’usines MDI nécessaires à la production de la même quantité de voitures fabriquées dans une usine conventionnelle, le concept MDI permet, outre la réduction des coûts de logistique, une diminution du pourcentage de CO2 dû aux transports de voitures finies et de matières premières.
Cet article sera complété par d’autres projets en matière de voiture électrique, mais nous voulions mettre cette société en lumière. Au delà de ses produits tout à fait innovants, appréciez le procès de fabrication qui relocalise les usines et réduit la production de CO2 des énergies grises.
Le palmarès des chefs d’Etats les plus polluants en 2010
Obama sacré chef d’Etat le plus polluant !

Le palmarès des présidents qui polluent le plus
Le mag Terra Eco, spécialisé dans le développement durable, a calculé et mesuré sérieusement les émissions de CO2 lors des voyages des chefs d’Etats.
En effet, l’essentiel des émissions CO2 proviennent des avions présidentiels.
Celui d’Hu Jintao est le plus polluant, suivi de près par Airforce One (USA) mais c’est Obama reçoit la palme du président le plus polluant.
Sarkozy arrive en bas du classement en 6 ème position.
La consommation moyenne de chaque avion est une estimation effectuée sur la base des caractéristiques techniques indiquées par les constructeurs. Celle-ci varie bien sûr en fonction du nombre de passagers transportés, des conditions de vol et du nombre d’escales, chaque décollage brûlant davantage de kérosène.
Voyez le reportage sur BFM TV >>
Le méthane : attention gaz à très fort effet de serre
Voici la répartition des émissions de méthane (gaz à effet de serre) par catégorie de déchets :
- Déjections animales
- Résidus de culture
- Les déchets organiques des Industries Agroalimentaires (IAA)
- Déchets des collectivités

gaz a effet de serre ademe 2006
On peut largement améliorer ces chiffres même s’ils datent de 2006.
Si quelqu’un est en possession de sources plus récentes, merci de réagir à cet article !
Les micro-algues
Les algues ont besoin pour proliférer et se développer de consommer du CO2 et de recevoir de la lumière du soleil, c’est la photosynthèse.
En partant de ce constat, un laboratoire américain a mis au point une technique consistant à récupérer le CO2 émis dans l’atmosphère par les fours ou les usines thermiques de production d’électricité qui, pendant leur phase de combustion, rejettent du dioxyde de carbone en abondance.
Le principe est simple : il faut disposer des tubes transparents, laissant donc passer la lumière du soleil, dans lesquels sont placées les algues qui trempent dans l’eau. Ce ne sont pas n’importe quelles algues qui y sont placées, ce sont des micro-algues très riches en huile. On fait au préalable circuler les gaz destinés à être rejetés dans l’atmosphère dans ces tubes remplis d’algues. Celles-ci se chargent donc en CO2, présent dans les rejets industriels, les rendant donc plus pauvres en CO2.
Le procédé se présente comme une structure triangulaire constituée de tubes en polycarbonates de 2 à 3 mètres de long et de 10 à 20 cm de diamètre. L’hypoténuse du triangle est exposée au soleil et les deux autres cotés à l’ombre. Le gaz nettoyé par le bioréacteur sort ensuite par l’apex.
Les algues peuvent donc proliférer grâce à cet apport de dioxyde de carbone, si néfaste pour notre planète, et de la lumière du soleil. Quand celles-ci sont trop grandes, on les évacues pour les remplacer par des algues plus jeunes.
Lorsque l’ensoleillement est optimal sur ces tubes transparents, on arrive ainsi à capturer jusqu’à 80% du CO2 contenu dans les gaz destinés à être rejetés. Quand cet ensoleillement est moindre, on capte jusqu’à 50% de la quantité de CO2 contenue.
Les algues ayant grandies dans ces tubes transparents sont ensuite séchées et permettent de produire du biocarburant comme de l’Éthanol, du Méthanol ou du Biodiesel à partir de leur biomasse ou une matière végétale bon marché pouvant être mélangée à du diesel.
Le principal attrait de cette avancée technologique est donc double :
- La production d’agrocarburant sans engendrer de déforestation ou de pollution … Comme le fait la culture de colza, de tournesols, de cannes à sucre ! Le rendement de ces algues est phénoménal, un hectare de ces micro-algues permettrait de produire jusqu’à 30 fois plus qu’un hectare de colza ou de tournesol. Le rendement à l’hectare est l’unité de mesure universelle car le volume du bassin, contenant les algues, n’entre pas en jeu mais c’est la surface d’exposition du bassin au soleil qui prime. La productivité est mesurée en terme de biomasse (kg d’algue ou d’huile) par jour et par unité de surface. On peut alors comparer ce mode de culture avec la culture de plantes terrestres.
- Ce rendement exceptionnel est principalement dû à sa très forte concentration en huile.
La croissance de ces micro-algues est très rapide grâce à l’automatisation des cultures dans le bioréacteur. Il est ainsi possible d’effectuer une récolte complète en quelques jours, ce qui n’est pas le cas du tournesol ou du colza.
Comme toute nouveauté technologique, celle-ci à un coût plus élevé que les autres moyens de production actuels. Le baril de «bio» carburant à base de micro-algues dépasse allègrement les 100$.
Les recherches actuelles se portent sur l’utilisation des algues consommatrices du CO2 que nous produisons à la sortie de tout dispositif industriel. C’est-à-dire les fours ou les usines de production d’électricité à partir de combustibles de tous types, fossiles ou renouvelables, qui passent par une combustion.
Reste à savoir si ces émissions de CO2 absorbées ne sont pas que différées … En effet, le dioxyde de carbone, absorbé par les algues lors de leurs contacts avec les rejets gazeux des usines, ne serait-il pas rejeté ensuite ? Le séchage de ces micro-algues nécessite sûrement des moyens techniques consommateurs de CO2, et leur destination finale comme biocarburant ne rejète-t-il pas du CO2 lors de la sa combustion dans nos voitures ?




























