Pesticides : l’effet boomerang de la sur-réglementation affecte les rendements de la production agricole française

Dans A LA UNE, Agriculture par le 2 juin 2014Pas de commentaire

Alors que les maladies et autres insectes ravageurs gagnent du terrain en France, l’association Forum Phyto lance un cri d’alarme au travers de sa dernière étude d’impact sanitaire quant à l’utilisation de produits phytosanitaires dans l’agriculture en France. Des dizaines de millions d’euros sont perdus chaque année faute de solutions phytosanitaires pour les cultures de fruits et légumes.

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Traitements des terres agricoles (ici du Blé) avec des pesticides

Les problèmes liés à la règlementation phytosanitaire en Europe

L’association Forum Phyto publie sa dernière étude d’impact sur les fruits et légumes. Chaque année, les producteurs bio et conventionnels subissent des dizaines de millions d’euros de perte. En cause : le manque de produits phytosanitaires adaptés à la protection de leurs cultures contre les maladies et insectes ravageurs.

Culture par culture, l’étude montre l’ampleur des pertes ; faute de solutions phytosanitaires efficaces, les résultats sont alarmants : au niveau micro-économique, les pertes économiques s’échelonnent de 1 000 €/ha à plus de 30 000 €/ha pour certains cas. Au niveau macro-économique, les montants s’élèvent à plusieurs millions d’euros  selon les filières concernées.

Des dizaines de millions d’euros sont perdus chaque année faute de solutions phytosanitaires pour les cultures de fruits et légumes

Le constat est le même pour toutes les cultures analysées. En pomme de terre,  cerise, artichaut, mâche, chou-fleur, chou, brocolis, cultures sous serre comme la tomate, les producteurs bio et conventionnels sont désemparés. Bien que tous soient engagés dans des démarches de progrès visant à l’utilisation raisonnée de produits phytosanitaires et à l’utilisation de méthodes alternatives dès que possible. Ajoutés à d’autres difficultés, ces problèmes entrainent d’année en année une baisse de la production française en fruits et légumes.


Qu’est ce qu’un produit phytosanitaire ?

Un produit phytosanitaire (étymologiquement : phyto + sanitaire = « santé des plantes ») est un produit utilisé pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux. Par extension, on utilise ce mot pour des produits utilisés pour contrôler des plantes, insectes et champignons.
Ces produits font partie de la famille des pesticides, elle même englobée dans la famille des biocides. En Europe et dans la plupart des pays, ils doivent être homologués, et autorisés pour un ou plusieurs usages.
Un produit phytosanitaire  est composé de substances actives minérales (ex : sulfate de cuivre) ou organiques (ex : carbamates). Elles sont d’origine naturelle (ex : Bacillus thuringiensis), ou issues de la chimie de synthèse (ex : glyphosate). Dans ce cas il s’agit parfois de la reproduction par l’industrie chimique de molécules naturellement biocides isolées dans la nature (ex. : les pyréthrines de synthèse, inspirées de molécules produites par des plantes de la famille des Chrysanthèmes et ayant des vertus acaricides, antiparasitaires, anthelminthiques et surtout insecticides).
Le produit phytosanitaire est originellement et au sens propre destiné à protéger des espèces végétales cultivées (y compris des arbres), généralement pour en améliorer les rendements.

Des solutions « made in France » existent

Biodevas Laboratoires est une entreprise familiale française, basée en Sarthe (laboratoire de recherche et unité de production). Créée en 2005 Biodevas a l’ambition d’apporter au monde agricole des solutions phytogéniques permettant de diminuer l’utilisation d’antibiotiques et de traitements phytosanitaires tout en conservant une production quantitative et qualitative.
Sa technologie innovante repose sur la gestion du stress oxydatif chez les animaux et les végétaux.

Qu’est ce que le stress oxydatif ?

Chaque être vivant subit au cours de sa vie des agressions extérieures. Il en résulte un stress biotique (insectes, pathogènes) ou abiotique (eau, température, pesticides) qui génère à son tour un stress oxydatif. Ces stress produisent des ROS (radicaux libres) qui vont altérer les fonctions de la cellule et engendrer une forte perturbation du fonctionnement de l’organisme qui se trouvera affaiblie.
Quand les mécanismes de défense de la cellule sont saturés, une pathologie peut alors s’installer. La technologie de Biodevas Laboratoires permet une gestion de ces stress en empêchant les pathologies de passer d’un état sub-clinique à un état clinique.

Conclusion :

Comme trop souvent en France, on peut déplorer l’extrême lenteur des pouvoirs publics à résoudre ces problèmes essentiels pour l’avenir de tout un secteur. La faute à l’Europe ? Surement. Un manque manifeste de  prise de conscience par les pouvoirs publics ? Sans aucun doute. Gageons qu’une solution soit trouvée rapidement afin que producteurs et consommateurs se retrouvent autour d’une solution durable pour l’environnement et une alimentation saine.

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BELVAS, fabricant de chocolats certifiés bio et équitables

Dans A LA UNE, Agriculture, Alimentation, Entreprise par le 12 août 2013Pas de commentaire

La chocolaterie Belge BELVAS travaille de façon artisanale du cacao de grandes origines (Pérou, Équateur, Saint Domingue) pour proposer des chocolats vrais offrant un retour aux goûts authentiques. Depuis la création de Belvas en 2005, tous ses chocolats bénéficient du label Commerce Equitable de Max Havelaar et en 2011, Belvas a été sacrée micro-entreprise la plus écologique d’Europe » par la Commission Européenne !
Depuis novembre 2005, les pralines Belvas arborent  fièrement le label « commerce équitable » de Max Havelaar. Le « commerce équitable » permet, de manière organisée et contrôlée, d’améliorer le niveau de vie des petits producteurs en offrant un juste prix pour leur production. Ce prix prend en compte les besoins des producteurs afin qu’ils puissent tirer des bénéfices de leur vente.

La gamme des chocolats équitables

La gamme des chocolats équitables

BELVAS collabore ainsi avec des coopératives du Pérou, d’Équateur, de Saint Domingue,… Même certains emballages sont produits de manière équitable à Madagascar. Le label Max Havelaar garantit aux consommateurs que les produits mis en vente sont bien issus du commerce équitable.
Le logo BELVAS , stylisé par 2 mains serrées, est représentatif de cette coopération entre le Nord et le Sud. Il représente en même temps la fève de cacao et un travail artisanal « fait main » qui résume ainsi la mission de BELVAS : Le cacao pur pour des chocolats vrais.

En 2012 BELVAS s’est associé avec l’ONG Grainedevie dans une opération de reforestation a Madagascar pour compenser son empreinte écologique. Pour chaque produit BELVAS vendu en Belgique et au Luxembourg l’ONG a planté un arbre à Madagascar. Le bilan de cette ONG à fin 2012 : 1 million d’arbre planté sur les 5 dernières années, ce qui généré 20 emplois à plein temps pour la reforestation et plus de 200 pépiniéristes en formation à Madagascar.

http://www.grainedevie.org/

http://www.grainedevie.org/

Atelier écologique BELVAS

BELVAS est « La première chocolaterie écologique du nord de l’Europe ». Elle a obtenu en 2011 la certification EMAS édictée par la Commission Européenne. Parmi de multiples mesures et changements de comportements, Belvas est aujourd’hui autonome en énergie pour 50% de ses besoins grâce à l’installation de 396 panneaux photovoltaïques ainsi qu’à un système unique de récupération de la chaleur rejetée par l’air conditionné. L’énergie de l’air chaud est transformée en eau chaude, qui est ensuite utilisée pour faire fondre le chocolat lors de la production des pralines et truffes.
La Commission Européenne leur a décerné la même année le prix EMAS award européen, faisant d’eux la « Micro Entreprise la plus écologique d’Europe ». La certification EMAS comprend une multitude de critères et une discipline permanente qui sont certifiés par un audit externe. Parmi celles-ci, l’élaboration et la publication d’une Déclaration Environnementale présentant les évaluations et objectifs annuels.

Lire la déclaration environnementale de BELVAS en PDF

En savoir plus sur BELVAS

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L’huile de palme fléau de l’alimentation pour la santé

Dans A LA UNE, Agriculture, Alimentation, Communication, Consommation, Durable, Environnement, Innovations, Végétaux par le 13 novembre 2012Pas de commentaire

noisette_400gAprès deux ans de recherche, Casino vient de lancer la première pâte à tartiner sans huile de palme. Moins riche en acides gras saturés que la plupart des autres pâtes à tartiner, cette pâte est aussi moins cher (1,49 € le pot de 400g contre 2,48 € chez Nutella avec huile de palme). Le groupe Casino est engagé depuis 2010 dans un processus de suppression progressif de cet additif alimentaire dans ses MDD et cette pâte à tartiner vient rejoindre les 340 autres produits MDD sans huile de palme de la marque.

L’huile de palme a été remplacée dans ce produit par un mélange de d’huile de tournesol, de coco et de beurre de cacao.

À cause de son très faible coût, l’huile de palme est de plus en plus utilisée dans une grande variété de produits : céréales, margarine, crème glacée, biscuiteries, pains industriels, barres chocolatées… mais aussi dans la cosmétique, les détergents…

L'huile de palme est présente partout dans les produits de consommation courant

L’huile de palme est présente partout dans les produits de consommation courant

Rajouter du gras (huile de palme), dans une alimentation déjà trop riche en corps gras saturés, n’est pas bon pour la santé. De plus, les plantations de palmiers à huile causent la destruction de la forêt tropicale (extinction des orangs-outans en Indonésie…)  et causent le rejet très important de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

A cause des feux de forêt, l’Indonésie est devenu le troisième producteur de CO2 de la planète.

La palme durable existe depuis 2005, cependant les règles ont été établies par les industriels eux-mêmes et n’offrent donc pas de réelles avancées sur le terrain.

Comment substituer l’huile de palme dans votre alimentation ?

On peut remplacer l’huile de palme par des huiles de colza ou d’olive à condition de ne pas les cuire à haute température. On peut également utiliser l’huile de tournesol, et pour les pâtisseries mettre du beurre !
Il faut privilégier les corps gras polyinsaturés, comme les oméga 3 que l’on retrouve dans les poissons gras comme le saumon, la truite, le hareng et les sardines.
L’huile de lin et l’huile de chanvre sont également d’excellentes sources. Vous l’aurez compris certaines huiles sont meilleures que d’autres, pensez donc à  jouer la carte de la diversification et de la modération.

Apprenez à lire les étiquettes

de l'huile de palme dans les herbes de provence !

de l’huile de palme dans les Herbes de Provence !

Des consom’acteurs créent des sites pour répertorier les aliments fabriqués avec de l’huile de palme parce que les industriels ne l’écrive pas sur leurs emballages. Vous voyez parfois la mention huile végétale, dont l’huile de palme fait partie. N’hésitez donc pas à partager vos meilleurs liens sur le sujet en postant un commentaire ci-dessous.
Nous n’allons pas dresser une liste exhaustive de tous ces produits avec huile de palme,  mais plutôt vous aider à lire les étiquettes et reconnaitre ou se cache l’huile de palme, y compris dans les produits les plus anodins comme les Herbes de Provence (voir image).

L’huile de palme peut prendre plusieurs terminologies, il vous faut chercher toutes les combinaisons terminologiques suivantes sur les étiquettes :

  • Acide laur-ique, -ol, -oate, -ic
  • Acide myrist-ique, -ol, -oate, -ic
  • Acide palmit-ique, -ol, -oate, -ic
  • Acide stéar-ique, -ol, -oate, -ic

Allez plus loin et changez votre alimentation ?

Pendant un an, un jeune géochimiste de 26 ans, a scruté les étiquettes à la recherche d’huile de palme, ce corps gras bon marché utilisé par les industriels soit « pour pallier la médiocrité du produit de base » (enrichir une préparation au chocolat, une pâte feuilletée…), soit comme composant dans un émulsifiant (qui stabilise une émulsion), soit sous forme d’autres dérivés (dans les shampoings, crèmes ou dentifrices par exemple).

Après cette année d’efforts, le jeune scientifique dresse un bilan de cette expérience, qui a changé son mode de consommation en profondeur.
Sur son blog Vivre sans huile de palme, le jeune chimiste a tenu à jour une liste de produits contenant de l’huile de palme. Pour la compléter mois après mois, il a contacté une centaine d’entreprises agroalimentaires, cosmétiques, etc. Certaines ont joué la transparence, d’autres non.


Voici quelques uns de nos conseils pour une alimentation plus durable

N’hésitez pas à réagir à nos conseils, votre avis nous intéresse !

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