Contre la pollution de la plus grande nappe phréatique d’Europe

Dans Entreprise, Environnement, L'eau, Pollution par le 3 novembre 2017Pas de commentaire

Le 3 février 1997, un arrêté préfectoral autorise l’activité de stockage de déchets ultimes (mercure, arsenic, amiante, cyanure, chrome, plomb) par l’entreprise Stocamine (à Wittelsheim dans le Haut-Rhin). Le stockage était prévu pour une durée maximale de 30 ans, avec la promesse de réversibilité des déchets à tout moment. Plus de 44000 tonnes de déchets ultimes sont stockés dans les galeries souterraines d’une ancienne mine de potasse.

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Ces déchets sont stockés sous la nappe phréatique d’Alsace, la plus grande d’Europe. Celle-ci est située entre Vosges et Rhin, de Bâle à Lauterbourg. Pour sa seule partie alsacienne, elle est estimée à environ 35 milliards de m3 d’eau. Cette nappe fournit l’eau courante de millions de citoyens et sert également à l’arrosage des champs.
En 2008, le ministre de l’écologie a diligenté une mission d’expertise visant à lister les options possibles pour le site : le confinement au fond ou le déstockage (même partiel) et le déplacement des déchets vers d’autres sites de stockage agréés en France et en Allemagne.
C’est la solution d’un « déstockage partiel » des déchets considérés comme les plus dangereux (mercuriels en particulier) qui a été choisie. Le reste des déchets, qui représentent plus de 42000 tonnes, seront abandonnés sous terre lorsque le déstockage partiel sera terminé. Ce n’est désormais plus qu’une question de temps : la mine sera fermée hermétiquement par un confinement en béton d’ici à la fin 2017; les déchets ne seront plus accessibles pour un déstockage total.


8 raisons de signer la pétition et de refuser ce confinement et d’exiger le déstockage total

  1. En 1997, quand la décision a été prise de stocker des déchets, les habitants de Wittelsheim avaient reçu la promesse d’experts que ces déchets étaient réversibles, c’est à dire qu’on pourrait les retirer à tout moment. En 2004, l’amendement de l’ancien député Sordi revient sur ce principe de réversibilité. Aujourd’hui, ces mêmes experts et hommes politiques essaient de nous faire croire qu’il n’y a aucun risque de pollution. Comment peut on faire de telles promesses sur des dizaines voire des centaines d’années?
  2. Le 10 septembre 2002, un feu est apparu dans le « bloc 15″ de la décharge souterraine, censé ne contenir que des déchets ultimes incombustibles et inertes. La cause de l’incendie est une réaction survenue entre des produits phytosanitaires et des produits non-conformes à l’arrêté préfectoral. Le seul fait du dépôt de déchets non conformes interpelle et pose la question de la conformité du reste des déchets.
  3. L’incendie qui s’est déclenché dans le bloc 15 a pu rendre le travail dangereux dans ce secteur. C’est 3000 tonnes de déchets qui y sont stockés. Mais jusqu’à 8 autres blocs peuvent être vidés. Pourquoi se limiter à quelques blocs alors que pour aller chercher au compte-goutte les bigs bags de produits mercuriels, il faut manipuler des dizaines d’autres?
  4. Dans ces même blocs et dans toutes les galeries, la nature reprend ses droits. Le poids des 700 mètres de terre rebouche lentement mais sûrement les galeries. Les personnes descendues au fond ont pu voir les effets de 15 années d’attentisme. C’est maintenant qu’il faut déstocker!
  5. L’enquête publique a présenté des dizaines d’études et de documents dématérialisés, tous fournis par l’entreprise Stocamine. 10000 pages de documents techniques dématérialisés à ingurgiter en 2 mois pour se faire un avis. Seule une étude du BRGM concernant les aléas miniers n’a pas été prise en compte. Une étude qui brise toute la démonstration sur l’absence de risque de pollution de la nappe phréatique. En effet, la zone de risque d’effondrement des puits miniers de Wittelsheim a été élargie de 16 à 50 m. Si le puits venait à s’effondrer, l’eau de surface s’infiltrerait naturellement par cette zone de fragilité jusqu’à atteindre la zone polluée. De là à ce que la pollution remonte jusqu’à la nappe, il n’y a qu’un pas.
  6. Nous sommes tous concernés par ce risque de pollution. Les habitants de la plaine d’Alsace, de Wittelsheim jusqu’à Strasbourg, d’abord. Nos voisins allemands qui habitent le long du Rhin. Les riverains de Bure à qui on promet également la réversibilité. Et demain, si la porte est entrebâillée avec le stockage définitif de Wittelsheim, quelle région française est à l’abri? La vôtre peut-être?
  7. Tant qu’il y a des hommes au fond, il faut poursuivre les travaux de déstockage. L’entreprise a développé un processus industriel, dispose des moyens matériels et humain pour agir. C’est maintenant qu’il faut déstocker!
  8. A chaque étape de ce scandale, une opacité certaine régnait. Aujourd’hui encore, on ne peut pas dire avoir une pleine connaissance de ce qui se passe au fond. La CSS (Commission de Suivi du Site) de Stocamine ne s’est toujours pas rassemblée cette année. Aucune nouvelle non plus de la Commission de Suivi des Travaux. Si les études de l’enquête publique annonçaient jusqu’à 8 ans de travaux, aujourd’hui (octobre 2017), soit moins de deux ans après le début des travaux, les travaux de déstockage seraient proche de la fin. Un premier test des bouchons de confinement seraient même déjà en cours. C’est maintenant qu’il faut agir! Face aux risques de pollution de la nappe phréatique dans les années à venir, afin d’éviter un précédent, et afin d’éviter une catastrophe et un scandale sanitaire et écologique pour les générations à venir, il faut exiger aujourd’hui la poursuite du déstockage autant que faire se peut. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.

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La France se dote enfin de sa première éolienne offshore

Dans A LA UNE, Communication, Éolienne par le 25 octobre 2017Pas de commentaire

Vendredi 13 octobre 2017, la France a inauguré sa première éolienne en mer. Gageons que ce vendredi 13 lui portera bonheur et que cela fera date dans l’histoire des éoliennes françaises offshore. Conçue par Ideol, une société basée à La Ciotat (13), et fabriquée par Bouygues Travaux Publics, c’est la technologie portée par Floatgen qui a été sélectionnée pour cette éolienne car elle offre de nombreux avantages par rapport à l’éolien fixé en mer.

eolienne-flottante

L’éolien en mer flottant combine compétitivité-prix et maximisation des retombées économiques locales même si ce n’est pas au goût de tout le monde, notamment les défenseurs de l’environnement qui luttent parfois de manière irraisonnable contre cet éolien flottant ou pas. Pour preuve, le parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale a rendu un avis négatif sur le projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport. Sur les 62 éoliennes qui doivent être installées au large du Tréport, un tiers se trouve dans la zone du PNM. Cet avis consultatif pourrait être suivi d’un avis conforme du Conseil d’administration de l’Agence française de la Biodiversité. Un choix qui met en difficulté la filière des énergies marines renouvelables et l’atteinte de l’objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici 2030

Présentation de l’éolienne


Baptisée sur le Quai des Darses à Saint-Nazaire devant 300 acteurs internationaux on espère que c’est le début d’une nouvelle filière industrielle pour la France, car nous avons un retard important face à nos homologues européens.


Quels objectifs pour cette éolienne ?

Cette éolienne d’une puissance de 2 MW s’apprête donc à rejoindre le site d’essais en mer SEM-REV de l’École Centrale de Nantes (une grande école d’ingénieurs fondée en 1919)
et du CNRS qu’on ne présente plus. C’est au large du Croisic qu’elle sera installée pour une durée initiale de deux ans. L’électricité produite sera injectée sur le réseau électrique pendant toute la durée de l’exploitation. L’objectif de ce projet est de confirmer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant. Il est aussi de démontrer que la solution technologique d’Ideol est la plus compétitive sur le marché. S’affranchissant de la contrainte de profondeur, les éoliennes en mer flottantes ouvrent très largement le potentiel de marché, plus de 80% des ressources éoliennes en mer étant situées à plus de 60 mètres de profondeur. Elles peuvent de plus être installées plus au large et donc avoir un impact visuel faible ou inexistant depuis la côte. Enfin, en profitant de vents plus constants et plus forts, elles permettent d’augmenter le rendement de production de l’électricité. Une révolution technologique qui dessine l’avenir de l’éolien en mer.

Télécharger le dossier sur la technologie Floatgen >>

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Inauguration du parc d’Arguel de 18 machines dans la Somme (brève)

Dans Communication, Energies, Entreprise, Éolienne par le 9 octobre 2017Pas de commentaire

CNR et son partenaire energieTEAM inaugurent un parc de 18 éoliennes sur les communes d’Andainville, Arguël, Fresnoy-Andainville et Saint-Maulvis

Didier Lhuillier, Directeur général de CNR (Compagnie Nationale du Rhône) et Ralf Grass, Président d’energieTEAM,  ont inauguré ce jour le parc éolien d’Arguël dans la Somme. D’une puissance de 42,2 MW, ce parc éolien est le 38ème mis en service par CNR, en partenariat avec energieTEAM.  Il illustre la politique soutenue de développement initiée depuis 10 ans par CNR dans les énergies renouvelables aux côtés des territoires. Il permet à CNR de disposer de 476 MW de puissance installée en éolien et à energieTEAM d’être le 3e exploitant français après Engie et EDF.


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L’Union Forestière Viganaise condamnée par le tribunal d’Alès

Dans Entreprise, Environnement, Pollution par le 8 septembre 20171 Commentaire

Pollution chimique de la rivière l’Arre, dans le Gard : la société Union Forestière Viganaise et Pascal GLEIZE (président du conseil d’administration de cette société) condamnée par le tribunal correctionnel d’Alès pour avoir rejeté des produits chimiques extrêmement polluants dans une rivière de catégorie 1 (très propre) tuant poissons et invertébrés sur plusieurs kilomètres !

La société Union Forestière Viganaise (UFV) exploite une scierie à Molières Cavaillac (Dépt. 30 – Gar) en bordure de la rivière Arre. En juillet 2015, suite à plusieurs négligences, cette scierie a causé une importante pollution chimique de la rivière ARRE. Pour ces faits, par un jugement du 24 août dernier, le tribunal correctionnel d’Alès condamne la société UFV à 5000€ d’amende. France Nature Environnement (FNE) et l’Association de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques (APPMA) de l’Arre, parties civiles dans ce dossier, ont vu leurs préjudices indemnisés (1).

FNE LR et l’APPMA de l’Arre regrettent que, malgré cette pollution et les nombreux appels au respect de la réglementation par les services de l’État, cette scierie ne soit toujours pas aux normes aujourd’hui et qu’un risque important perdure pour l’environnement.

Comment une telle pollution a t-elle pu arriver ?

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En cas d’incident, les produits de traitement du bois partent directement dans la rivière. La scierie exploitée par la société UFV utilise des produits chimiques composés de propiconazole et perméthrine (insecticide et fongicide) utilisés pour le traitement du bois.

Dans la nuit du 2-3 juillet 2015, en raison de la négligence d’un salarié mais surtout par l’absence de tout système de rétention des eaux polluées, ces produits chimiques « extrêmement toxiques chez les poissons et les invertébrés d’eau douce, avec un fort potentiel de bioaccumulation dans les tissus des organismes aquatiques » se sont écoulés directement dans le réseau d’eau pluviale puis dans la rivière l’Arre.

L’Arre est un cours d’eau de première catégorie traversant la partie sud du Parc National des Cévennes. Troisième affluent du fleuve Hérault par son importance, cette rivière abrite de nombreuses espèces aquatiques fragiles dont la Truite fario de souche méditerranéenne, particulièrement prisée des associations de pêche, mais aussi le Goujons et le Blageon qui sont des marqueurs de qualité écologique d’un cours d’eau.

La pollution chimique de cette rivière causée par la scierie exploitée par la société UFV a entraîné la mortalité de l’ensemble de ces espèces aquatique sur un tronçon de plus de 2 km en aval de la scierie. Plus de 800 poissons ont été retrouvés morts (voir la photo prise par l’APPMA lors du ramassage des poissons morts).

Aucune action engagée malgré plusieurs avertissements et une mise en demeure

Un contrôle mené par l’inspection des installations classées en 2015, dix jours avant cette pollution, avait constaté que de nombreuses prescriptions imposées par l’arrêté préfectoral autorisant l’exploitation de la scierie n’étaient pas respectées. En particulier, cette scierie n’est pas équipée de son propre réseau de collecte et de traitement des eaux des zones de l’installation qui sont susceptibles d’être souillées par les produits polluants.
A ce jour, la mise aux normes n’a toujours pas été effectuée malgré un arrêté du 26 avril 2016 du préfet de Gard mettant en demeure la société de respecter la réglementation dans un délais de 6 mois. La société UFV, est maintenant sous le coup d’arrêté préfectoral qui lui impose la mise aux normes sous une astreinte journalière de 100€ ! Espérons qu’elle agisse enfin.

Rappelons que pour l’année 2014, l’UFV a réalisé un chiffre d’affaires de 5 219 300,00 € donc largement de quoi financer la fabrication d’un basin de rétention !

Comme le souligne Simon Popy, Président de FNE Languedoc-Roussillon : « Les mesures exigées actuellement pour de telles installations, lorsqu’elles sont respectées, permettent de prévenir efficacement les pollutions du milieux naturels. Ces mesures ont été rappelées plusieurs fois aux dirigeants de l’UFV bien avant la pollution et depuis cette catastrophe. Leur manque de rigueur est inacceptable et donne une très mauvaise image de la filière bois locale ».

Plus d’info sur la société Union Forestière Viganaise

Societe.com recense 2 établissements actifs et le dernier événement notable de cette entreprise date du 23-06-2015.
Pascal GLEIZE, est président du conseil d’administration de la société UNION FORESTIERE VIGANAISE, société anonyme à conseil d’administration qui est en activité depuis 48 ans. Située à MOLIERES CAVAILLAC, D999, 300 ROUTE DE LA PLAINE , 30120 Molières-Cavaillac, elle est spécialisée dans le secteur d’activité du sciage et rabotage du bois, hors imprégnation. Sur l’année 2014 elle réalise un chiffre d’affaires de 5 219 300,00 €. Son effectif est compris entre 10 et 19 salariés. Son téléphone est le 04 67 81 04 56

(1) : Le dirigeant de la société UFV a été condamné à payer à titre de dommages et intérêts : 3000€ à FNE, 3000€ à la Fédération de pêche du Gard et 4000€ à l’APPMA de l’Arre.

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Baissez durablement votre facture d’électricité et de gaz

Dans A LA UNE, Chauffage, Consommation, Dépenses, Eclairage, Energies, Energies, Maison par le 7 septembre 20171 Commentaire

AVEC L’UFC-QUE CHOISIR, FAITES DURABLEMENT BAISSER VOTRE FACTURE D’ÉLECTRICITÉ ET DE GAZ !

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10 ans après l’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence, et alors que les conditions d’une véritable concurrence profitable aux consommateurs sont réunies sur les marché du gaz et de l’électricité, un trop grand nombre de consommateurs ignore la possibilité, les modalités mais aussi l’intérêt du changement de fournisseur d’énergie… L’UFC-Que Choisir entend donc, comme elle l’a fait avec succès l’an dernier, éveiller les consciences sur l’intérêt et la simplicité du changement de fournisseur d’énergie, les rassembler pour faire émerger des offres (gaz et électricité) les plus attractives possibles financièrement et assises sur des conditions juridiques sécurisées.
N’hésitez plus. Ensemble, faisons baisser la facture énergie !

Nouveautés 2017

Cette année, pour répondre à la demande des consommateurs, la campagne comprend plusieurs nouveautés : les offres gaz et électricité « classiques », sont dorénavant À PRIX FIXES 2 ANS pour une plus grande prévisibilité des tarifs et durabilité des économies potentielles. Pour l’électricité est proposé un lot « soutien aux petits producteurs de renouvelable » À PRIX FIXE 1 AN (électricité provenant majoritairement de petits sites de production renouvelable situés en France), pour lequel le nombre de souscripteurs est plafonné à 25 000.

Si tous les inscrits pourront demander à avoir une proposition d’offre personnalisée « soutien aux petits producteurs de renouvelable », seules les 25 000 premières personnes qui exprimeront le souhait d’y souscrire pourront en bénéficier.

Attention le nombre de place est limité alors ne perdez pas de temps et  Inscrivez-vous  ici >>

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Quelles garanties ?

  • Du gaz et/ou de l´électricité moins chers
  • Un contrat sûr
  • L’ UFC-Que Choisir à vos côtés

Pourquoi inviter les consommateurs à quitter les tarifs réglementés de gaz et d’électricité ?

Aujourd’hui, les fournisseurs alternatifs peuvent durablement proposer des offres tarifaires compétitives par rapport aux tarifs réglementés proposés par les opérateurs historiques [EDF pour l’électricité, ENGIE (ex GDF Suez) pour le gaz]. De même, les tarifs réglementés permettent de moins en moins d’avoir une vue claire de l’évolution tarifaire: celui du gaz change tous les mois, le tarif réglementé d’électricité change, lui, chaque été alors que l’on trouve des offres à prix fixes sur le marché libre. Enfin, au dire même des experts du secteur, les tarifs réglementés risquent de fortement augmenter dans les mois et années à venir. Alors que la sécurité de l’approvisionnement est garantie par les distributeurs nationaux et pas les fournisseurs historiques, et que l’on peut toujours revenir au tarif réglementé après les avoir quitté, l’UFC-Que Choisir appelle donc les consommateurs, dans leur intérêt, à faire jouer la concurrence.

Comparateur Gaz & Électricité gratuit

Grâce au calculateur de consommation de gaz et d’électricité, vous pouvez réduire votre facture annuelle d’énergie. Une fois cochées les cases qui permettent de déterminer votre consommation, le montant annuel de votre dépense s’affiche. Vous pouvez le comparer à toutes les offres commerciales disponibles, le montant d’économies réalisé ou son surcoût sont précisés pour chacune. En cliquant sur le nom du fournisseur, vous avez accès à l’évaluation de son contrat et à notre avis sur ses offres.

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Assises de la mobilité le 19 septembre 2017 (brève)

Dans Déplacements, Déplacements, Environnement, Règlementation par le 6 septembre 2017Pas de commentaire

Le président Emmanuel Macron a lui-même défendu mardi le lancement des « assises nationales de la mobilité ». Selon ses mots les assises visent à mettre autour de la table l’ensemble des acteurs de la mobilité (collectivités territoriales, acteurs des travaux publics, préfets, administrations compétentes, acteurs du transport et des infrastructures).

Après un été marqué par une panne massive à la gare Montparnasse, ces assises qui devraient démarrer le 19 septembre prochain, constituent l’un des chantiers de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui table sur une loi de programmation début 2018, et de celui de la Transition écologique, Nicolas Hulot. C’est donc un projet commun entre les ministères des Transports et de la Transition écologique et solidaire.


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Protocole de mesure de consommation de carburant

Dans Communication, Déplacements, Entreprise par le 6 septembre 2017Pas de commentaire

Le protocole de mesure de consommation de carburant en conditions réelles élaboré par le Groupe PSA, T&E, FNE et Bureau Veritas fournit des données fiables pour les conducteurs.

PSA

Quels genres de tests ?

Après 18 mois de tests sur 60 véhicules, quelque 430 essais sur route et plus de 40 000 kilomètres parcourus, le Groupe PSA, France Nature Environnement (FNE), Transport & Environment (T&E) et Bureau Veritas publient un rapport détaillé des enseignements tirés des mesures de consommation en usage réel.

Ce protocole hautement reproductible présente une marge d’erreur de seulement ± 3 %. Le millier de résultats enregistré est conforme non seulement aux données internes de PSA recueillies auprès de ses clients, mais aussi aux chiffres communiqués par les conducteurs eux-mêmes sur des bases de données publiques telles que www.spritmonitor.de en Allemagne. La différence avec les résultats affichés sur Spritmonitor est de l’ordre de ± 0,2 litre aux 100 km.

Le développement d’un protocole de test de la consommation de carburant en conditions réelles date de la fin 2015. Ce programme ambitieux visait à couvrir 80 % des véhicules vendus par les marques Peugeot, Citroën et DS (voitures particulières et utilitaires légers).

Les tests effectués sur les voitures particulières font apparaître une consommation moyenne de carburant de 5,8 l/100 km et confirment un écart moyen avec la consommation officiellement homologuée de 1,74 l/100 km. Les résultats montrent que l’équipement portable de mesure installé sur le véhicule (PEMS) constitue une méthode robuste, fiable et reproductible pour mesurer les économies de carburant et les émissions de CO2 en conditions réelles. Sa marge d’erreur n’est que de 0,3 l/100 km.

Les mesures effectuées selon le protocole fournissent plusieurs précieux enseignements :

  • Les tests confirment la fiabilité des données affichées par les ordinateurs de bord ;
  • Un moteur diesel consomme en moyenne 1,5 l/100 km de moins qu’un moteur essence ;
  • En ville, la différence entre données d’homologation et consommation réelle est pratiquement la même pour les moteurs diesel (2,4 l/100 km) et essence (2,5 l/100 km), mais plus grande en pourcentage (écart de 53 % et 42 % respectivement) ;
  • Le style de conduite influe moins sur l’efficience des véhicules diesel que sur celle des modèles essence ;
  • Les véhicules à boîte manuelle consomment moins de carburant que ceux à boîte automatique (-0,4 l/100 km).


Quelles objectifs pour PSA  ?

Pour le Groupe PSA, l’objectif de ce protocole était de fournir aux clients une information complète et transparente sur la consommation en conditions réelles de ses modèles Peugeot, Citroën et DS.

Les mesures effectuées sur 60 modèles permettent d’estimer la consommation en conditions réelles de conduite plus de 1 000 versions différentes des marques Peugeot, Citroën et DS. Pour chaque modèle, ces estimations ont été faites avec le même moteur et la même boîte, en intégrant trois variables : type de silhouette, niveau de finition et taille des pneumatiques.

Les marques Peugeot, Citroën et DS proposent à leurs clients de vérifier leur consommation moyenne dans des conditions de conduite réelles en se connectant à leur site web respectif. Un module interactif leur permet de consulter les données correspondant à leur véhicule en sélectionnant ses caractéristiques (silhouette, niveau de finition, motorisation, boîte de vitesses et types de pneumatiques).

Le client peut également estimer sa consommation propre en fonction de son utilisation réelle du véhicule (nombre de passagers, chargement, style de conduite, etc.). Le module est aujourd’hui disponible sur le site des marques dans 12 pays d’Europe.

Gilles Le Borgne, Directeur de la Qualité et de l’Ingénierie du Groupe PSA, a déclaré : « Le protocole développé avec T&E et FNE apporte une réponse fiable aux questions que peuvent se poser nos clients quant à leur consommation. Ceux-ci ont accès à des données de consommation complètes et transparentes. Nous ajouterons les premiers chiffres d’émissions de NOx d’ici à la fin de l’année. »

Greg Archer, Directeur Clean Vehicles de Transport & Environment (T&E), a déclaré : « Ces tests en conditions réelles montrent qu’il est parfaitement possible de recueillir des chiffres d’émissions de CO2 et de consommation de carburant pratiquement identiques à ceux que constatent les automobilistes sur la route. Mais ces tests ne sont qu’un aspect de la solution au scandale de la fraude aux émissions. Les décisions de l’Union européenne sur l’homologation des voitures proposées à la vente (qui homologue et comment ?) seront essentielles si l’on veut un système d’essais et d’homologation rigoureux et indépendant. »

Philippe Lanternier, Executive Vice-President, Corporate et Business développement chez Bureau Veritas a ajouté : « Le protocole a démontré son efficacité concernant les tests de consommation en usage réel. Nous sommes convaincus que cette importante expérimentation peut être reproduite avec succès dans le cadre des mesures d’émissions de NOx. Cette nouvelle étape contribuera à accroître encore la fiabilité des essais et mesures dans l’automobile »

* PEMS : Portable Emissions Measurement System

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Programme de recyclage Nespresso, greenwashing ou réelle avancée ?

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres Recyclages, Communication, Déchets Naturels, Durable, Emballages, Entreprise, Pollution, Recyclage, Tri sélectif par le 2 mai 20174 Commentaires

Un membre de notre organisation est récemment passé dans un centre commercial devant un container de recyclage des capsules Nespresso. Sur le comptoir du magasin dépositaire, on y trouve des prospectus expliquant le processus de recyclage engagé par cette société. Nous avons décortiqué la méthode et vous livrons ici notre sentiment sur les 3 points clés du programme :

  1. 5000 points dédiés à la collecte en France.
  2. Un centre de traitement spécialisé pour les capsules
  3. La seconde vie des capsules

Comment sont recyclées les capsules ?

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Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou le marc de café et l’aluminium sont séparés.

Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou elles sont ouvertes. Le marc de café et l’aluminium sont séparés.
L’aluminium qui est un métal recyclable à l’infini est envoyé par camion vers une usine de recyclage, et le marc de café est envoyé dans des déchèteries pour faire du composte.
Sur le principe, vous le savez, nous sommes tout à fait favorables aux programmes de recyclage (voir notre article sur le tri sélectif et le guide du recyclage).

Cependant, il faut quand même se poser un certain nombre de questions. Qu’est ce qui m’empêche aujourd’hui de recycler moi-même ces fameuses capsules ?
La réponse est RIEN ! L’aluminium se recycle dans la poubelle jaune. Le marc de café va dans le bac à composte. What else ? Nothing Mr Restrito…

Conseils pour recycler vos capsules vous-même

  • Vous n’avez pas de bac à composte, placer le marc dans une boite et une fois de temps en temps, faite un saut à votre déchèterie la plus proche pour la vider.
  • Vous avez un bac de compostage, pensez à laisser sécher le marc de café au préalable avant de le mélanger au reste de votre composte.
  • Vous l’ignorez peut être mais le marc de café a de très bonnes vertus pour vos plantations et peut être ajouté directement dans la terre, sans passer par la phase compostage (respectez la période de séchage et n’en mettez pas trop quand même !).

Notre ressenti sur l’opération Nespresso ?

C’est au niveau du bilan carbone que ce programme n’est pas satisfaisant. Trop de transports sont utilisés pour acheminer les capsules vers les centres de tri alors que vous pouvez le faire vous-même à la maison.
On peut se demander si ce programme n’est pas un immense coup de pub ? Une forme de greenwashing car 5000 points dédiés à la collecte munis de prospectus sont autant de publicités déguisées pour la marque.

Soulignons tout de même un point positif, dans le cadre d’ AluCycle™, Nespresso et l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) travaillent ensemble pour promouvoir la création d’un « Aluminium Responsable ». Ce programme vise à  améliorer les normes et les pratiques écologiques dans l’industrie de l’aluminium. Les usines d’aluminium et autres industries lourdes ont un retard considérable en matière d’écologie et continuent de polluer fortement l’environnement. Le programme concerne tous les acteurs de la chaine de l’aluminium : sociétés minières de bauxite, entreprises de recyclage, organismes de protection de l’environnement, des droits de l’homme et du travail, organismes académiques, gouvernementaux et internationaux.

On pourra surtout regretter le manque singulier d’engagement de Nestlé dans un réel programme de développement durable pour sa filière café. Le modèle proposé est principalement le commerce équitable. Ce qui est certes une avancée pour les producteurs, mais pas sur le long terme.

Quelles alternatives à Nespresso ?

Bonne nouvelle pour les bio-addicts consommateurs de café qui ont succombé aux dosettes, vous pourrez vous servir un café bio à votre machine Nespresso ! Mais pas avec les capsules du géant de Nestlé. C’est une petite entreprise allemande, Gourmesso, qui a pris cette initiative de produire des capsules de café compatibles Nespresso contenant du café issu de l’agriculture biologique.


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Comment économiser 334 kg de CO2 sur un transport de conteneurs ?

Dans Clean tech, Communication, Déplacements, Déplacements, Entreprise, Environnement par le 19 mai 2016Pas de commentaire

Comment ça marche ?

Pour aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone, l’opérateur de transport combiné de conteneurs Contargo met à leur disposition un outil gratuit disponible sur son site web : le système d’information IMTIS qui compare les émissions de carbone du transport de conteneurs selon le mode de transport utilisé. Il permet aux entreprises d’évaluer leur empreinte carbone avant le transport et de choisir la combinaison la plus économe en CO2.

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Lors de la conférence sur le climat à Paris, il a été décidé de contenir le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés d’ici 2100. Pour atteindre cet objectif, les pays européens doivent réduire leurs émissions de CO2 de 40 % avant 2030.

Ce système calcule les émissions de CO2 d’un transport combiné de conteneur en prenant en compte, non seulement le bilan carbone du transport, mais aussi celui des opérations de manutention sur le terminal intérieur. Il permet aussi de calculer la durée et la distance totale du transport combiné.

Un exemple de simulaion

Preuve par l’exemple avec l’infographie ci dessus qui montre très clairement les différences d’émissions de CO2 entre un transport par camion, en combiné rail-route ou en combiné fluvial. Pour le transport d’un conteneur maritime entre Wörth-Karlsruhe (Allemagne) et le port maritime de Rotterdam (Pays-Bas), le transport combiné fluvial permet d’économiser 334 kg de CO2 par rapport à un transport tout camion.

On peut regretter que ce système soit réservé aux seuls clients de Contargo… faire des économies oui mais que pour vos clients, allons un peu de bon sens !


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Affaires volkswagen, renault… il y a bien des façons de tricher

Dans Déplacements, Entreprise, Environnement par le 23 janvier 2016Pas de commentaire

Quelques mois après Volkswagen, c’est Renault qui se trouve désormais dans la tourmente pour triche sur les tests d’homologations. Seulement, ce fléau touche un panel bien plus large de constructeurs automobiles. Membre de la « Commission Royal » sur les tests des véhicules, France Nature Environnement et le Réseau Action Climat plaident pour des solutions structurelles. Les explications de France Nature Environnement (la porte-parole d´un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer.)

Renault programme co2
Les Renault Captur et Espace sur la sellette pour des dépassements de normes de CO2 et de NOx

Tricheries aux tests : un problème généralisé

Nos ONG dénoncent depuis longtemps les failles du système d’homologation. En effet, un nombre élevé de véhicules en circulation en France émettent en réalité bien plus de CO2 et d’oxydes d’azote (NOx) qu’en conditions de tests. Il faut dire qu’en laboratoire, ces conditions sont de plus en plus éloignées de la réalité.
Et les constructeurs automobiles préfèrent se cacher derrière des tests d’homologation ineffectifs plutôt que de respecter les normes. Face aux écarts importants constatés sur leurs véhicules, Opel, Ford et Mercedes vont ainsi être prochainement auditionnés par la Commission Royal.

Innocuité des tests : l’exemple des véhicules Renault

Sur banc d’essai, la technique de dépollution de la marque est idéale mais dans des conditions de circulation réelles, elle est clairement moins efficace. En effet, ce système ne fonctionne que 25% du temps environ, lorsque la température extérieure est entre 17 et 35 degrés. Pourtant, la température moyenne en France est aux alentours de 12°C. De plus, 40 % des trajets quotidiens parcourus en voiture font moins de 2 km[1], le moteur est donc froid et ne réchauffe pas l’air ambiant qui est régulièrement en dessous de 17 degrés.

Rappel de 15 000 véhicules Renault : si la solution existe, pourquoi attendre le scandale pour changer ?

Pour expliquer ce fonctionnement limité du système de dépollution de ses véhicules, Renault invoque le manque de fiabilité du moteur. Or ce mardi 19 janvier, la marque a proposé de corriger ce problème sur les véhicules Euro 6, ce qui implique que les moyens technologiques sont d’ores et déjà disponibles pour respecter les niveaux d’émissions fixés par les normes. Alors, pourquoi ne pas en avoir équipé les véhicules dès leur fabrication?
Fraude ou pas fraude,il est encore trop tôt pour le dire, mais ce scandale n’a que trop duré. Il est temps que les citoyens soient informés de manière fiable sur les émissions et la consommation réelle de leur véhicule et que les normes fassent loi.

Trois mesures pour rendre plus fiables les tests d’homologation

Afin de réviser le système de test, France Nature Environnement et le Réseau Action Climat militent pour  :

  1. La mise en œuvre des tests en conditions réelles de conduite doit intervenir au plus tard en 2017 en Europe.
  2. L’abandon des « marges de tolérance ». En octobre 2015, les Etats membres et la Commission européenne ont accordé des « marges de tolérance » aux constructeurs automobiles sur les émissions limites de pollutions. Nous voulons que cette mesure soit annulée et que les normes soient respectées.
  3. La mise en place d’un nouveau dispositif européen de surveillance. Celui-ci doit pouvoir superviser de manière indépendante le système d’homologation, effectuer des tests supplémentaires sur les véhicules présents sur le marché européen et sanctionner les agences de certifications ainsi que les constructeurs automobiles en cas de non-respect de la norme. Une mesure qui garantit   l’indépendance des tests mais permettrait également de dissuader ces abus.

La commission Royal attend les prochains résultats des tests de l’organisme d’homologation (l’UTAC) mais aussi la rencontre des autres constructeurs dont les véhicules montrent des écarts importants d’émissions (Opel, Mercedes et Ford).

Pollution de l’air, question majeure de santé publique : 145 morts prématurées en France chaque jour

Ce fléau s’avère être une problème d’intérêt général. Chaque jour, la pollution de l’air tue prématurément 145 personnes en France[2] et les véhicules diesel en sont en partie responsables. Face à cette question majeure de santé publique et afin d’agir contre les changements climatiques, la mise en œuvre de normes incontestables sur les émissions de polluants et de CO2 des voitures est un impératif urgent. Les tests d’homologations doivent évoluer rapidement et les normes affichées doivent être respectées.

Le programme environnement de Renault

Que doit-on croire ? Vont-ils vraiment réduire de 3%/an comme annoncé dans la vidéo ? Peut-on faire confiance aux chiffres annoncés ..? La justice tranchera

Voir la page de Renault dédiée à l’environnement >>

[1] Observatoire de la mobilité, 2014. http://www.utp.fr/images/stories/utp/UTP_Observatoire_de_la_Mobilit%C3%A9_2014.pdf
[2] En 2013, 3 polluants ont été responsables d’au moins 52 200 décès prématurés en France : 43 000 dus aux particules fines PM2,5 – 7 700 au dioxyde d’azote – 1 500 dus à l’ozone. http://www.eea.europa.eu/publications/air-quality-in-europe-2015

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