Comment économiser 334 kg de CO2 sur un transport de conteneurs ?

Dans Clean tech, Communication, Déplacements, Déplacements, Entreprise, Environnement par le 19 mai 2016Pas de commentaire

Comment ça marche ?

Pour aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone, l’opérateur de transport combiné de conteneurs Contargo met à leur disposition un outil gratuit disponible sur son site web : le système d’information IMTIS qui compare les émissions de carbone du transport de conteneurs selon le mode de transport utilisé. Il permet aux entreprises d’évaluer leur empreinte carbone avant le transport et de choisir la combinaison la plus économe en CO2.

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Lors de la conférence sur le climat à Paris, il a été décidé de contenir le réchauffement de la planète en dessous de deux degrés d’ici 2100. Pour atteindre cet objectif, les pays européens doivent réduire leurs émissions de CO2 de 40 % avant 2030.

Ce système calcule les émissions de CO2 d’un transport combiné de conteneur en prenant en compte, non seulement le bilan carbone du transport, mais aussi celui des opérations de manutention sur le terminal intérieur. Il permet aussi de calculer la durée et la distance totale du transport combiné.

Un exemple de simulaion

Preuve par l’exemple avec l’infographie ci dessus qui montre très clairement les différences d’émissions de CO2 entre un transport par camion, en combiné rail-route ou en combiné fluvial. Pour le transport d’un conteneur maritime entre Wörth-Karlsruhe (Allemagne) et le port maritime de Rotterdam (Pays-Bas), le transport combiné fluvial permet d’économiser 334 kg de CO2 par rapport à un transport tout camion.

On peut regretter que ce système soit réservé aux seuls clients de Contargo… faire des économies oui mais que pour vos clients, allons un peu de bon sens !


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Programme de recyclage Nespresso, greenwashing ou réelle avancée ?

Dans A LA UNE, Alimentation, Autres Recyclages, Communication, Déchets Naturels, Durable, Emballages, Entreprise, Pollution, Recyclage, Tri sélectif par le 2 mai 20164 Commentaires

Un membre de notre organisation est récemment passé dans un centre commercial devant un container de recyclage des capsules Nespresso. Sur le comptoir du magasin dépositaire, on y trouve des prospectus expliquant le processus de recyclage engagé par cette société. Nous avons décortiqué la méthode et vous livrons ici notre sentiment sur les 3 points clés du programme :

  1. 5000 points dédiés à la collecte en France.
  2. Un centre de traitement spécialisé pour les capsules
  3. La seconde vie des capsules

Comment sont recyclées les capsules ?

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Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou le marc de café et l’aluminium sont séparés.

Les capsules sont acheminées par camion en France et arrivent sur une chaine ou elles sont ouvertes. Le marc de café et l’aluminium sont séparés.
L’aluminium qui est un métal recyclable à l’infini est envoyé par camion vers une usine de recyclage, et le marc de café est envoyé dans des déchèteries pour faire du composte.
Sur le principe, vous le savez, nous sommes tout à fait favorables aux programmes de recyclage (voir notre article sur le tri sélectif et le guide du recyclage).

Cependant, il faut quand même se poser un certain nombre de questions. Qu’est ce qui m’empêche aujourd’hui de recycler moi-même ces fameuses capsules ?
La réponse est RIEN ! L’aluminium se recycle dans la poubelle jaune. Le marc de café va dans le bac à composte. What else ? Nothing Mr Restrito…

Conseils pour recycler vos capsules vous-même

  • Vous n’avez pas de bac à composte, placer le marc dans une boite et une fois de temps en temps, faite un saut à votre déchèterie la plus proche pour la vider.
  • Vous avez un bac de compostage, pensez à laisser sécher le marc de café au préalable avant de le mélanger au reste de votre composte.
  • Vous l’ignorez peut être mais le marc de café a de très bonnes vertus pour vos plantations et peut être ajouté directement dans la terre, sans passer par la phase compostage (respectez la période de séchage et n’en mettez pas trop quand même !).

Notre ressenti sur l’opération Nespresso ?

C’est au niveau du bilan carbone que ce programme n’est pas satisfaisant. Trop de transports sont utilisés pour acheminer les capsules vers les centres de tri alors que vous pouvez le faire vous-même à la maison.
On peut se demander si ce programme n’est pas un immense coup de pub ? Une forme de greenwashing car 5000 points dédiés à la collecte munis de prospectus sont autant de publicités déguisées pour la marque.

Soulignons tout de même un point positif, dans le cadre d’ AluCycle™, Nespresso et l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) travaillent ensemble pour promouvoir la création d’un « Aluminium Responsable ». Ce programme vise à  améliorer les normes et les pratiques écologiques dans l’industrie de l’aluminium. Les usines d’aluminium et autres industries lourdes ont un retard considérable en matière d’écologie et continuent de polluer fortement l’environnement. Le programme concerne tous les acteurs de la chaine de l’aluminium : sociétés minières de bauxite, entreprises de recyclage, organismes de protection de l’environnement, des droits de l’homme et du travail, organismes académiques, gouvernementaux et internationaux.

On pourra surtout regretter le manque singulier d’engagement de Nestlé dans un réel programme de développement durable pour sa filière café. Le modèle proposé est principalement le commerce équitable. Ce qui est certes une avancée pour les producteurs, mais pas sur le long terme.

Quelles alternatives à Nespresso ?

Bonne nouvelle pour les bio-addicts consommateurs de café qui ont succombé aux dosettes, vous pourrez vous servir un café bio à votre machine Nespresso ! Mais pas avec les capsules du géant de Nestlé. C’est une petite entreprise allemande, Gourmesso, qui a pris cette initiative de produire des capsules de café compatibles Nespresso contenant du café issu de l’agriculture biologique.


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Affaires volkswagen, renault… il y a bien des façons de tricher

Dans Déplacements, Entreprise, Environnement par le 23 janvier 2016Pas de commentaire

Quelques mois après Volkswagen, c’est Renault qui se trouve désormais dans la tourmente pour triche sur les tests d’homologations. Seulement, ce fléau touche un panel bien plus large de constructeurs automobiles. Membre de la « Commission Royal » sur les tests des véhicules, France Nature Environnement et le Réseau Action Climat plaident pour des solutions structurelles. Les explications de France Nature Environnement (la porte-parole d´un mouvement de 3000 associations, regroupées au sein de 80 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer.)

Renault programme co2
Les Renault Captur et Espace sur la sellette pour des dépassements de normes de CO2 et de NOx

Tricheries aux tests : un problème généralisé

Nos ONG dénoncent depuis longtemps les failles du système d’homologation. En effet, un nombre élevé de véhicules en circulation en France émettent en réalité bien plus de CO2 et d’oxydes d’azote (NOx) qu’en conditions de tests. Il faut dire qu’en laboratoire, ces conditions sont de plus en plus éloignées de la réalité.
Et les constructeurs automobiles préfèrent se cacher derrière des tests d’homologation ineffectifs plutôt que de respecter les normes. Face aux écarts importants constatés sur leurs véhicules, Opel, Ford et Mercedes vont ainsi être prochainement auditionnés par la Commission Royal.

Innocuité des tests : l’exemple des véhicules Renault

Sur banc d’essai, la technique de dépollution de la marque est idéale mais dans des conditions de circulation réelles, elle est clairement moins efficace. En effet, ce système ne fonctionne que 25% du temps environ, lorsque la température extérieure est entre 17 et 35 degrés. Pourtant, la température moyenne en France est aux alentours de 12°C. De plus, 40 % des trajets quotidiens parcourus en voiture font moins de 2 km[1], le moteur est donc froid et ne réchauffe pas l’air ambiant qui est régulièrement en dessous de 17 degrés.

Rappel de 15 000 véhicules Renault : si la solution existe, pourquoi attendre le scandale pour changer ?

Pour expliquer ce fonctionnement limité du système de dépollution de ses véhicules, Renault invoque le manque de fiabilité du moteur. Or ce mardi 19 janvier, la marque a proposé de corriger ce problème sur les véhicules Euro 6, ce qui implique que les moyens technologiques sont d’ores et déjà disponibles pour respecter les niveaux d’émissions fixés par les normes. Alors, pourquoi ne pas en avoir équipé les véhicules dès leur fabrication?
Fraude ou pas fraude,il est encore trop tôt pour le dire, mais ce scandale n’a que trop duré. Il est temps que les citoyens soient informés de manière fiable sur les émissions et la consommation réelle de leur véhicule et que les normes fassent loi.

Trois mesures pour rendre plus fiables les tests d’homologation

Afin de réviser le système de test, France Nature Environnement et le Réseau Action Climat militent pour  :

  1. La mise en œuvre des tests en conditions réelles de conduite doit intervenir au plus tard en 2017 en Europe.
  2. L’abandon des « marges de tolérance ». En octobre 2015, les Etats membres et la Commission européenne ont accordé des « marges de tolérance » aux constructeurs automobiles sur les émissions limites de pollutions. Nous voulons que cette mesure soit annulée et que les normes soient respectées.
  3. La mise en place d’un nouveau dispositif européen de surveillance. Celui-ci doit pouvoir superviser de manière indépendante le système d’homologation, effectuer des tests supplémentaires sur les véhicules présents sur le marché européen et sanctionner les agences de certifications ainsi que les constructeurs automobiles en cas de non-respect de la norme. Une mesure qui garantit   l’indépendance des tests mais permettrait également de dissuader ces abus.

La commission Royal attend les prochains résultats des tests de l’organisme d’homologation (l’UTAC) mais aussi la rencontre des autres constructeurs dont les véhicules montrent des écarts importants d’émissions (Opel, Mercedes et Ford).

Pollution de l’air, question majeure de santé publique : 145 morts prématurées en France chaque jour

Ce fléau s’avère être une problème d’intérêt général. Chaque jour, la pollution de l’air tue prématurément 145 personnes en France[2] et les véhicules diesel en sont en partie responsables. Face à cette question majeure de santé publique et afin d’agir contre les changements climatiques, la mise en œuvre de normes incontestables sur les émissions de polluants et de CO2 des voitures est un impératif urgent. Les tests d’homologations doivent évoluer rapidement et les normes affichées doivent être respectées.

Le programme environnement de Renault

Que doit-on croire ? Vont-ils vraiment réduire de 3%/an comme annoncé dans la vidéo ? Peut-on faire confiance aux chiffres annoncés ..? La justice tranchera

Voir la page de Renault dédiée à l’environnement >>

[1] Observatoire de la mobilité, 2014. http://www.utp.fr/images/stories/utp/UTP_Observatoire_de_la_Mobilit%C3%A9_2014.pdf
[2] En 2013, 3 polluants ont été responsables d’au moins 52 200 décès prématurés en France : 43 000 dus aux particules fines PM2,5 – 7 700 au dioxyde d’azote – 1 500 dus à l’ozone. http://www.eea.europa.eu/publications/air-quality-in-europe-2015

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Eoliennes : Floatgen ouvre la voie de l’éolien en mers profondes

Dans Communication, Entreprise, Éolienne, Hydraulique, Hydrolien par le 19 novembre 2015Pas de commentaire

floatgenLe projet FLOATGEN se reconfigure et ouvre la voie de l’éolien en mers profondes avec la première éolienne flottante testée au large des côtes françaises. Sept partenaires, venant de quatre pays Européens, se sont réunis à l’Ecole Centrale de Nantes le 24 juin pour inaugurer la nouvelle configuration de ce projet de recherche sur les éoliennes en mer flottantes. La première éolienne flottante en France, FLOATGEN, sera ainsi testée au large du Croisic sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV, avec une turbine de 2 MW.

Quel est l’objectif de FLOATGEN ?

L’objectif du projet FLOATGEN est de démontrer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant, dans le but d’étendre le potentiel de développement de parcs éoliens en mer aux eaux profondes et disposant d’un meilleur gisement de vent. Le projet a également pour objectif de démontrer le fort potentiel de diminution des coûts de l’électricité produite par des parcs éoliens flottants.
Le projet évaluera la performance de la combinaison de l’éolienne et de la fondation flottante afin d’accumuler suffisamment d’expérience pour optimiser la performance de futurs projets utilisant cette technologie.
“ Le projet a subi plusieurs changements, mais il est désormais prêt à tester le premier démonstrateur d’éolien flottant reposant sur une technologie 100% européenne” souligne Mauro Villanueva, Directeur du Développement Technologique de GAMESA et coordinateur de FLOATGEN.

eolienne-flottante

Lancé en janvier 2013, le projet FLOATGEN inclut maintenant l’Ecole Centrale de Nantes et son site d’expérimentation en mer SEM-REV dans le consortium. “ SEM-REV est une zone offshore de 1km² disposant de moyens de mesures océanographiques, d’un centre de recherche à terre, d’un câble électrique sous-marin à haute tension, d’un système de connexion sous-marin et d’une sous-station électrique connectée au réseau national. Aujourd’hui, le site SEM-REV est complètement opérationnel en termes d’autorisations, ce qui correspond parfaitement au planning du projet FLOATGEN ” explique Christian Berhault, directeur de SEM-REV. Le financement de ce projet a été assuré dans le cadre du Contrat de Projets Etat Région 2007-2013, avec une forte contribution de la Région Pays de la Loire.

Le consortium compte désormais 7 partenaires européens, composé au niveau industriel par GAMESA, un fabricant mondial de turbines éoliennes, en coopération étroite avec IDEOL, le fournisseur de la fondation flottante, la contribution de l’Université de Stuttgart soutenue pour les activités de monitoring, pour les études d’impact environnemental et la communication par FRAUNHOFER-IWES et le GROUPE RSK, (biologie marine), ZABALA, société de conseil ainsi que l’Ecole Centrale de Nantes pour la réalisation des tests en mer sur son site d’expérimentation SEM-REV.


Le démonstrateur de 2MW utilisera la technologie « Damping Pool® » brevetée et développée par la société française IDEOL. Il s’agit d’un flotteur de surface, en forme d’anneau rectangulaire, relativement compact, à faible tirant d’eau et au comportement hydrodynamique extrêmement performant, permettant de réduire significativement le coût de l’éolien flottant. Le puits central situé à l’intérieur du flotteur est conçu et dimensionné pour permettre l’amortissement des mouvements du flotteur, grâce aux phénomènes de ballotement de l’eau retenue à l’intérieur, et ainsi de réduire les mouvements induits sur la turbine.

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Google c’est bien, mais LILO c’est mieux !

Dans A LA UNE, Bureautique, Communication, Entreprise, Finances & Economie par le 12 novembre 2015Pas de commentaire

Changez de moteur de recherche pour financer de belles initiatives

LiloOn ne le sait peut-être pas mais chacun de nous faisons gagner aux moteurs de recherche 30€ par an grâce aux liens commerciaux. Et comme nous sommes plus d’un milliard à les utiliser, cela fait beaucoup d’argent.
Imaginez maintenant qu’il existe un système qui permette à chaque internaute de récupérer cet argent pour financer des causes utiles.
C’est en partant de ce rêve que Clément Le Bras et Marc Haussaire, deux jeunes ingénieurs français, ont créé LILO, un nouveau moteur de recherche qui finance des projets sociaux et environnementaux.

Une recherche égale une goutte d’eau

Le principe est très simple. A chaque recherche l’internaute gagne une goutte d’eau. Cette goutte d’eau représente l’argent qu’il a généré par sa recherche. Puis il choisit ensuite à quel projet il souhaite donner sa goutte d’eau. Lilo transforme ensuite toutes les gouttes d’eau en argent pour les projets !

moteur-de-recherche-solidaire

Un principe simple et transparent, allez sur : http://www.uselilo.org/fr/

Le moteur est-il vraiment efficace ?

La première question qui vient à l’esprit est de savoir si ce moteur de recherche est aussi pertinent que les autres. C’est là toute l’ambition du projet Lilo : utiliser la technologie des grands moteurs de recherche afin de garantir la pertinence des résultats qui permettent d’assurer la viabilité du projet. Ceci grâce à une technologie de méta-moteur.

29 000€ collectés en quelques mois un début prometteur !

D’autres moteurs de recherche ont adopté cette stratégie qui s’est avéré payante. On peut notamment citer DuckDuck Go qui a axé sa communication sur la protection de la la vie privée. Ou encore Ecosia dont le but est de planter des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique. Lilo se distingue de ce dernier par son approche plus généraliste avec un système de goutte d’eau innovant.

financement-lilo0

29 000€ ont déjà été collectés pour les projets soutenus par Lilo. Mais le vrai défi du moteur sera de se faire connaitre face aux géants pour avoir un vrai impact ! Mais sur internet les choses peuvent aller très vite. On connait la fulgurante ascension des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter. La prochaine révolution numérique sera-t-elle sociale et environnementale ?
En tous les cas, ces deux jeunes ne manquent pas d’idée pour faire connaitre leur moteur. Clément est même allé jusqu’à présenter Lilo dans le métro !

Voir la vidéo du Pitch métro

 


 

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Réalisation d’une enceinte de confinement sur Tchernobyl

Dans Energies, Energies, Environnement, Ondes, Pollution par le 2 septembre 2015Pas de commentaire

Tout le monde à en mémoire la catastrophe de Tchernobyl du samedi 26 avril 1986 à 1h24, le nuage radio-actif qui s’arrête aux frontières françaises puis une gestion d’après crise catastrophique. Désormais Bouygues et Novarka participent à la réalisation d’une enceinte de confinement au-dessus du réacteur accidenté de Tchernobyl. Il devrait permettre la sécurisation du site et le démantèlement ultérieur du réacteur. Une nouvelle étape marquante de ce chantier vient d’être franchie cet été avec l’assemblage de deux parties de l’arche constituant l’enceinte de confinement…

arche-de-tchernobyl

Voici la réalisation d’une enceinte de confinement sur Tchernobyl qui devrait protéger le site des radiations et permettre le démantèlement du réacteur endommagé

 Regardez le vidéo qui présente le projet

Les images de l’intervention de Green Peace sur les lieux avant tous les nouveaux travaux



En raison de ses dimensions titanesques, l’arche métallique en acier a été construite en deux parties, désormais réunies, et sera ensuite poussée sur le sarcophage du réacteur accidenté. Les prochaines étapes consisteront notamment à installer un système de ventilation innovant en vue de prévenir la corrosion de l’enceinte pendant sa durée de vie (100 ans), finir la construction d’un bâtiment technologique, futur centre de commande, ainsi qu’à équiper l’arche de grues entièrement automatisées, d’outils de démantèlement et de systèmes auxiliaires supplémentaires.

tchernobyl-info

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Ocean Climax Festival à Bordeaux du 10 au 13 Septembre 2015

Dans A LA UNE, Climat & Météto, Communication, Environnement par le 1 septembre 2015Pas de commentaire

Du 10 au 13 Septembre 2015, l’ONG Surfrider Foundation Europe (dont nous vous avions déjà parlé à l’occasion de leur journée initiative océan) présente le Ocean Climax Festival sur le site de Darwin à Bordeaux, une mobilisation citoyenne avec une ambition claire : porter la parole de l’Océan au cœur des négociations de COP21, financer les actions de l’ONG pour la protection de l’Océan et du littoral, et permettre à chacun de trouver un moyen d’agir.

A l'occasion de ses 25 ans et dans le cadre de la COP21,SURFRIDER FOUNDATION EUROPE s'associe à DARWIN ECO-SYSTEME et PLAYGROUND, en créant l'événement OCEAN CLIMAX FESTIVAL, une mobilisation sur les enjeux climatiques et la protection des océans !

A l’occasion de ses 25 ans et dans le cadre de la COP21,SURFRIDER FOUNDATION EUROPE s’associe à DARWIN ECO-SYSTEME et PLAYGROUND, en créant l’événement OCEAN CLIMAX FESTIVAL, une mobilisation sur les enjeux climatiques et la protection des océans !

SURFRIDER FOUNDATION EUROPE présente OCEAN CLIMAX FESTIVAL

Réunissant street-artists, musiciens, scientifiques, sportifs et hommes politiques dans le cadre d’un événement eco-responsable, Surfrider Foundation Europe élèvera la pétition de l’Appel de l’Océan pour le climat, porté par la « Plateforme Océan et Climat », qui sera remise aux Etats signataires de la Convention sur le Changement Climatique des nations Unies.

Pour signer la pétition, c’est par ici >>

J-70 avant l’ouverture de la conférence sur le climat

A 70 jours de l’ouverture des négociations de COP21 et au lendemain du lancement officiel de l’événement diplomatique par François Hollande, le Ocean Climax Festival devient le point-rencontre de scientifiques et élus politiques invités à se « mouiller pour les océans ».
Dans le cadre des conférences qui se dérouleront les 11 et 12 septembre prochains lors du festival, Surfrider Foundation Europe rassemblera les représentants du CNRS, de « Humanité & Biodivertsité » et « Plateforme Océan & Climat » pour une prise de parole des plus grands scientifiques français dont Hubert Reeves, Gilles Bœuf, Pierre Rosenvalon et Jean Jouzel afin d’affirmer la place centrale de la protection des océans et ecosystèmes des littoraux pour la régulation climatique.
A leurs côtés, au-delà des clivages politiques pour accueillir les représentants internationaux de l’Union Européenne Janz, Jadot et mme l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Alain Juppé, Ségolène Royal, Alain Rousset, Corine Lepage ou encore Jean-Paul Delevoye se rassembleront pour prendre acte de l’importance des zones littorales face au défi de l’adaptation et de la résilience climatique.

Le programme Ocean Climax Festival

Trois sessions de prise de parole et de réflexion seront organisées au cours du Festival. Ouvert à tous et participatif, elles ont comme objectif de comprendre la spécificité du Littoral comme espace de rencontre entre l’Océan et le Climat, qui doit être impérativement préservé par l’Homme et pour lequel on doit penser et organiser des réponses politiques.

  • Session 1 : Le Littoral, une rencontre terre-océan, un creuset de vie
  • Session 2 : Climat, biodiversité et démocratie
  • Session 3 : Une réponse politique est nécessaire et possible

Un grand nombre d’invités prestigieux : Pierre Rosenvalon (Historien et sociologue), Hubert Reeves (de l’astrophysicien viendra donner son regard sur sur les enjeux Océan & Climat sur la planète), Jean Paul Delevoye (Président du Conseil Economique et Social), Corinne Lepage, Alain Juppé, Gilles Bœuf…
Mais aussi des artistes, musiciens, avec en gest Vitalic, C2C, Tiken Jah Fakoly et biens d’autres encore…

Retrouvez toute la programmation et les info pratique (y compris la billetterie) ici >>.
Vous pouvez aussi télécharger le dossier complet avec les affiches en PDF ici >>

Bon festival !


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Deux entrepreneurs toulousains en route pour New-York

Dans A LA UNE, Clean tech, Communication, Déplacements, Salon & évènements par le 31 août 20151 Commentaire

ThirtyOne Bikes est une marque de vélos électriques et mécaniques conçus et assemblés dans une usine aux pieds des Pyrénées, dans le sud-ouest de la France. Ses co-fondateurs, Christophe et Clément, sont deux passionnés et professionnels du vélo depuis près de 20 ans.

ThirtyOne Bikes une start up française dans le vélo électrique

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Les deux entrepreneurs toulousains et créateurs de ThirtyOne Bikes en route pour New-York avec leurs vélos électrique et mécanique

Ils abordent la conception de leurs vélos comme un styliste dessine sa collection. Le vélo ThirtyOne n’est plus un simple moyen de transport, il est travaillé de sorte que la qualité soit alliée au design et à la performance. De ce fait, le vélo ThirtyOne incarne la haute couture du vélo urbain.

ThirtyOne n’est pas une marque, ThirtyOne est une solution de mobilité. Avec plus de 20 ans d’expérience, nous assemblons nos produits au design unique un à un, à la main, dans notre usine située aux pieds des Pyrénées. Jusqu’au-boutistes et intransigeants sur les détails, nous représentons la haute couture du vélo urbain.

Le cap du salon à New-York

C’est grâce à sa fabrication française et à la qualité incontestée de ses vélos que ThirtyOne a été choisi pour représenter l’excellence française lors du salon Best of France, en plein Times Square, à New York les 26 et 27 septembre 2015. Best Of France est le plus grand salon au monde dédié à la culture française. Il a lieu tous les deux ans, et 2015 incarnera sa 3e édition. En 2013, le salon avait attiré plus de 100 000 visiteurs en 2 jours ainsi que 120 exposants et sponsors.

C’est avec une grande fierté que Christophe et Clément porteront les couleurs de ThirtyOne ainsi que celles de la France à New-York. Cet événement représente un tournant majeur dans leur aventure entrepreneuriale et permettra à la petite entreprise du sud-ouest de bénéficier d’une large visibilité à l’échelle internationale.

Les jeunes start-up françaises à travers le monde

Sans nul doute, la France est un pays ou le dynamisme économique est fort. Pour exemple, toutes ces jeunes strat-up françaises qui fleurissent dans le green devloppement ou dans d’autres secteurs innovants comme la domotique et l’internet des objets (IoT). Le groupe français ALTYOR conçoit et fabrique des produits connectés très tendances, comme  la soft remote (NodOn) ou la pédale connectée. Cette jeune strat-up orléanaise a été distinguée au Janus de l’industrie, une distinction qui récompense le meilleur design au service du produit. Composée de plusieurs sociétés filiales en France et en Chine, ce jeune groupe industriel français sera présent au CES de Las Vegas en janvier 2016 pour accompagner ses clients et présenter les innovations de demain.

Vous pouvez consulter sur ce site la liste des salons aux USA et à travers le monde et ainsi suivre les jeunes start-up françaises dans leur développement international.

Faites vous connaitre !

Vous êtes une jeune start-up française dans le green ou le développement durable, envoyez nous l’url de votre site !

La page est ouverte aux commentaires et après vérification nous publierons une liste des entreprises innovantes que nous tiendrons à jour. Nul besoin d’être le patron de la société, n’importe qui peut nous soumettre un candidat à plus de visibilité gratuite sur le net ! Son url ainsi qu’une brève présentation seront publiées (si la société est bien française et dans la thématique du développement durable ou de l’innovation).


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Analyse des politiques et actions des entreprises du cac40 en faveur de la biodiversité

Dans A LA UNE, Entreprise, Finances & Economie par le 2 avril 20142 Commentaires

La biodiversité est à la base de l’ensemble de l’économie et donc du bon fonctionnement des entreprises. Le monde du vivant génère du business dont l’Homme tire des bénéfices. Cependant les ressources sont de plus en plus dégradées comme le montre le rapport du MEA & TEEB, un groupement de plus de 1300 scientifiques internationaux. Afin d’évaluer l’engagement des grandes entreprises françaises sur le sujet, B&L évolution a réalisé un référentiel de notation des politiques de biodiversité des entreprises. Ce modèle a ensuite été appliqué aux sociétés du CAC40 afin d’effectuer un classement en matière de démarches RSE des entreprises françaises en bourse. Résultats, classement, critiques et analyses dans cet article.

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Résultats de l’étude menée par B&L Évolution : l’industrie agroalimentaire, les fabricants d’équipements électriques et électroniques sont les plus en avance.

Pourquoi les entreprises françaises doivent-elles investir dans une démarche RSE ?

Le monde du vivant – aujourd’hui souvent désigné par le terme biodiversité – est à la base de l’ensemble de l’économie et donc du bon fonctionnement des entreprises. Les écosystèmes produisent un grand nombre de biens et services dont nous tirons un bénéfice et qui contribuent au bien être et au développement de l’humanité.
Et pourtant, depuis des années la biodiversité s’érode sous l’impact des activités humaines et nous perdons ainsi le potentiel évolutif des écosystèmes, qui n’est autre que la capacité du monde vivant à s’adapter aux changements et à perdurer dans le temps.

c’est un peu comme si nous étions en train de résilier notre assurance vie !

Pour preuve, le MEA Millenium Ecosystem Assessment (groupement de plus de 1300 scientifiques internationaux) estime que l’érosion de la biodiversité implique une perte annuelle directe de 1% du PIB et qui serait de 7% en 2050 et que la valeur des services produits par les écosystèmes dont nous bénéficions serait  proche de la moitié du PIB mondial…

La méthode de notation des entreprises

Afin d’évaluer l’engagement des grandes entreprises françaises sur le sujet, B&L évolution a réalisé un référentiel de notation des politiques biodiversité des entreprises et l’a appliqué aux sociétés du CAC40. Il se sont basés sur le contenu des rapports extra-financiers de ces 40 entreprises, publiés en 2013. Pour cela, ils ont réalisé une grille d’analyse structurée autour de 8 thèmes :

  1. impacts sur la biodiversité,
  2. dépendances aux écosystèmes,
  3. périmètres de la démarche,
  4. formalisation de la stratégie biodiversité,
  5. outils mis en œuvre,
  6. pratiques d’innovation,
  7. législation,
  8. positionnement stratégique.

Ces thèmes sont déclinés en plus de 130 critères sur lesquels la maturité et la performance de la stratégie biodiversité sont analysées, qui permettent d’obtenir ainsi 80 critères de notation.


Résultats, les bons et les mauvais élèves

Sans surprise, on observe des disparités importantes d’une entreprise à l’autre, sur la nature de sa démarche, sa maturité, son périmètre ou encore par exemple ses résultats. Certaines ont pris une avance remarquable, comprenant l’intérêt stratégique de « gérer le risque biodiversité ». C’est notamment le cas des secteurs d’activité habituellement pointés du doigt pour leurs impacts importants sur la biodiversité comme la construction ou par exemple ayant une dépendance très directe forte comme les industries agroalimentaires.
Sur les 40 entreprises analysées, 6 ne publient pratiquement aucune information sur ce thème, déclarant que ce n’est pas un enjeu pour leur activité et un peu moins de la moitié (18/40) ont une politique biodiversité relativement formalisée.
La notion d’impact sur la biodiversité commence à être intégrée par de plus en plus d’entreprises (30 sur 40 approchent le sujet sous cet angle) alors que la notion de dépendance – en lien direct avec la gestion de risque pour une entreprise – n’est affichée que par 7 d’entre elles.

Conclusions de l’étude

Seul un quart des entreprises indique faire de la R&D sur le sujet et une sur cinq seulement mène des actions sur leur chaine de valeur.
La biodiversité, grande absente des démarches RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) il y a quelques années, commence à gagner du terrain dans le monde économique, grâce sa médiatisation et à la prise de conscience des entreprises de l’importance stratégique de cet enjeu pour leurs activités.
L’industrie agroalimentaire, les fabricants d’équipements électriques et électroniques sont les plus en avance.
Pour nous le problème principal reste que les entreprises du CAC40 n’envisagent pas la biodiversité comme un ensemble et n’évaluent pas les risques associés. La biodiversité est prise en compte dans un périmètre restreint – réduit aux contours de l’activité de l’entreprise ; elle n’est que très rarement traitée avec une approche chaîne de valeur ou cycle de vie des produits/services.

Remerciements :
Réalisation  B&L évolution (Sylvain Boucherand, Camille Bouquet, Antoine Le Gal)

 

Pour aller plus loin…

Chiffres clés de la biodiversité (Source : rapports MEA & TEEB)

  • 60 % des écosystèmes mondiaux sont dégradés
  • 20 % des récits coralliens de la planète ont disparu et + de 20% sont dégradés
  • 35% des forêts de mangrove ont disparu
  • Le prélèvement d’eau dans les fleuves, rivières et lacs a doublé depuis 1960
  • 25% de la superficie terrestre est exploitée et érodée par les cultures ou l’élevage
  • La moitié des espèces végétales et animales connues aujourd’hui pourraient avoir disparu d’ici
  • Le coût de l’érosion de la biodiversité est de 7% du PIB mondial

Téléchargez le rapport complet

Rendez-vous à cette adresse pour lire le rapport en PDF (44 pages, très explicites vous apporte toutes les réponses)


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Environnement : la carte des conflits dans le monde

Dans A LA UNE, Entreprise, Environnement par le 27 mars 20142 Commentaires

EJOLT (Environmental Justice Organisations, Liabilities and Trade) est un projet européen qui a développé une carte mondiale interactive qui recense près de mille conflits environnementaux dans le monde. Pour mettre en œuvre un tel projet, il aura fallu 23 universités et ONG de 18 pays différents et près de 3 ans de recherche !
Depuis le 19 mars, vous pouvez utiliser gratuitement (voir l’intégrer sur votre site cf code d’intégration plus bas) à des fins de recherche ou de documentation. Les conflits sont répertoriés par types : nucléaire, biodiversité, énergies fossiles, eau… et par pays, voir même par entreprises.

En utilisant le zoom vous obtenez une photo très détaillée des sites polluants en question. C’est l’occasion de vérifier si l’usine près de chez vous est bien dans le giron de l’union européenne ?!

La carte des conflits environnementaux dans le monde

Seul petit reproche que nous pourrions faire, c’est qu’hergonomiquement quelques améliorations auraient pu faciliter la navigation. Cependant, on apprend qu’il y a moins de 10 projets en France qui attirent l’attention : Iter (qui est en zone sismique), le stade des lumières à Lyon, l’aéroport de Nantes (si cher à notre futur ex-premier ministre), le complexe touristique de Nice, le tunnel des Pyrénées… à vos cartes !

Comment intégrer la carte des conflits environnementaux sur votre site ?

Vous souhaitez faire savoir qui sont les plus gros pollueurs du monde ? Vos lecteurs sont susceptibles de rechercher ces informations sur votre site ? La procédure pour diffuser cette carte sur votre site est simple : copiez puis coller le code ci dessous (en vert) dans votre page web et l’affaire est jouée !

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-> affinez les paramètres de largeur et hauteur selon votre site (height=hauteur ; width=largeur ; 500 : valeur par défaut en pixel)


Tour de France des « grands projets inutiles »

Vous pouvez également jeter un œil sur une autre carte, au niveau français celle-là et qui recense tous les projets inutiles en France. 21 projets français sont pointés du doigt. Classés en 5 grands thèmes (urbanisme, énergies, infrastructures, déchets, sports), ils sont vus et répertoriés sous l’angle journalistique ; celui des journalistes Du Monde qui ont écrit sur ces sujets. Il convient donc de prendre le recul nécessaire selon votre étiquette ! Cela permet au moins de faire un rapide tour d’horizon sur le gâchis financier ou écologique dans l’hexagone.

Tour de France des "grands projets inutiles"

Tour de France des « grands projets inutiles » (Le monde)

 

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