Les aides pour la rénovation énergétique des logements en 2010
C’est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale (maison ou appartement). Sont éligibles au crédit d’impôt les locataires, les propriétaires occupant, les bailleurs ou les occupants à titre gratuit.
Présentation de l’énergie solaire thermique
L’énergie solaire thermique consiste à transformer le rayonnement solaire en énergie thermique. Ce type d’énergie se distingue de l’énergie photovoltaïque (électricité), qui utilise la chaleur transmise par rayonnement plutôt que le rayonnement lui-même, le principe étant de concentrer les rayons solaires en un seul endroit.
Un chauffe-eau solaire individuel (CESI) a pour but de fournir de l’eau chaude pour différents usages : sanitaire, appoint chauffage, piscine, à partir uniquement de l’énergie solaire. Il peut compléter, voire même se substituer totalement au mode de chauffage d’eau classique.
L’énergie solaire étant une énergie renouvelable, celle-ci permet de limiter efficacement les émissions de gaz à effet de serre ou la production de déchets nucléaires. L’ installation de tels dispositifs est fortement encouragée par de nombreux états et collectivités via la fiscalité, les primes et/ou une obligation d’installation sur les nouvelles constructions.
Une certification a vu le jour afin de règlementer ce domaine émergeant où certains installateurs sont, hélas, moins rigoureux que d’autres
Merci à :
Par Jean François Lebault, installateur agréé QualiSol QualiPV chez Heliologie
http://www.installateursolaire.fr
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Fonctionnement de l’énergie solaire thermique
Voici un schéma explicatif du mode de fonctionnement d’un CESI (Chauffe Eau Solaire Individuel), fonctionnant à l’énergie solaire thermique :

Principe de fonctionnement d'un CESI
Captage du rayonnement solaire
Celui-ci s’effectue à travers le module solaire (1) (généralement disposé sur le toit de l’habitation). Il est constitué d’un absorbeur (une plaque et des tubes métalliques noirs). C’est le cœur du « système solaire », qui reçoit le rayonnement solaire et s’échauffe
Autour de cet absorbeur, on retrouve un coffre rigide. Celui-ci a pour but d’isoler thermiquement l’absorbeur tout en laissant passer, sur sa partie supérieure, le rayonnement solaire grâce à une partie vitrée. Une fois le rayonnement entré, ce coffre a pour but de retenir la chaleur afin de chauffer le liquide passant dans l’absorbeur.
Transport de la chaleur
C’est le rôle du circuit primaire (2), contenant un fluide caloporteur (qui transporte de l’énergie) antigel. Le circuit primaire est un circuit fermé, qui ne se mélange pas avec l’Eau Chaude Sanitaire (ECS) produite. Ce fluide chaud, se dirige vers le ballon de stockage (5) afin de restituer sa chaleur à l’eau froide.
Échange de chaleur
Le fluide caloporteur contenu dans les tuyaux du circuit primaire, restitue sa chaleur à l’eau froide qui remplit le ballon de stockage. Le fluide passe au travers d’un échangeur thermique (3) placé au centre du ballon, dans l’eau froide. Celui-ci va dissiper la chaleur qu’il contient afin de réchauffer l’eau froide.
Une fois la chaleur dissipée, le fluide continue son circuit et repart, grâce au circulateur (7) le mettant en mouvement, dans le module solaire, afin de se recharger en chaleur.
Stockage
Le ballon de stockage est similaire, en apparence, à un chauffe eau classique. Il constitue la réserve en eau chaude sanitaire. Lorsque de l’eau est puisée dans le CESI, elle est immédiatement remplacée par de l’eau froide qui sera ensuite réchauffée.
Et lorsqu’il n’y a plus de soleil ?
Lors de conditions météorologiques défavorables, l’énergie solaire ne peut plus assurer la totalité de la production d’eau chaude.
Les ballons d’eau chaude solaire sont équipés d’un dispositif d’appoint. Celui-ci prend le relais en cas de besoins, et vient chauffer l’eau chaude en remplacement de l’énergie solaire.
En général, il s’agit d’un appoint électrique, grâce à une résistance souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire
Mais ce peut être aussi un appoint hydraulique (avec un fluide caloporteur aussi). Raccordé à une chaudière(12) au fioul, au gaz ou une pompe à chaleur par exemple, le fluide vient liberer sa chaleur dans le ballon de stockage grâce à un serpentin.
Un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.
Les aides pour une installation solaire thermique
L’énergie solaire thermique étant une énergie renouvelable certaines aides sont octroyées facilitant son installation.
Quelles aides pour mon projet de chauffe-eau solaire ?
- Un crédit d’impôt de 50% sur les équipements (hors main d’œuvre d’installation)
- Une aide régionale d’un montant variable selon les régions (représente en règle générale de 500 à 1000€)
- Des aides de la région, du département, de la commune peuvent se cumuler
- Un taux de TVA réduit à 5,5% (pour les habitations de 2 ans et plus)
Quelles sont les conditions ?
- Faire appel à un installateur adhérent de la charte Qualisol.
- Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000 € de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les équipements de chauffage et d’eau chaude fonctionnant à l’énergie solaire doivent répondre aux certifications « CSTBat » ou « Solar Keymark »
A savoir : Les aides régionales (conseil régional, conseil général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement ne sont plus à déduire de la base calcul du crédit d’impôt depuis juillet 2007 sauf si le montant de ces aides dépasse le montant de main d’oeuvre facturé.
Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé
Quelles sont les démarches à accomplir ?
Pour le crédit d’impôt :
- Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
- Pour le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.
A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
Pour en savoir plus, lire les bulletins officiels des impôts ( BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 de juillet 2007)
Pour les aides régionales :
- Les démarches sont différentes selon les régions, néanmoins on retrouve fréquemment l’un des deux systèmes suivants.
- Envoyer un dossier avant les travaux rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur Qualisol. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
- Ou envoyer un dossier avant travaux rempli et signé par le bénéficiaire (particulier). Après acceptation de la demande, le particulier reçoit un chèque solaire, établit des devis et une fois l’installation réalisée, règle l’installateur avec son chèque solaire en complétant avec un moyen de paiement habituel.
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900 € pour un CESI sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressource (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 15 ans
- Faire appel à un installateur certifié « Qualisol »
- Installer un équipement visé par le CSTB
Contactez l’ANAH pour connaître les conditions d’attribution précises.
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Autres Utilisations de l’énergie solaire thermique
Les deux tiers de la consommation en éléctricité des machines à laver le linge ou la vaisselle sont liés au chauffage de l’eau. Lorsque vous possédez un chauffage de votre eau plus économique et écologique que l’électricité, comme l’eau chaude solaire, il est possible d’y raccorder ces machines.
Le raccordement direct permet de ne pas utiliser la résistance électrique de sa machine.
Cela permet d’économiser environ 50% d’électricité.
Fonctionnement
Il existe pour cela 3 systèmes :
- Acheter une machine compatible avec un double raccordement.
- Brancher sa machine directement sur un mitigeur.
- Utiliser un commutateur automatique eau froide/eau chaude muni d’un thermostat.
Les machines
Lave vaisselle
Beaucoup de lave-vaisselles peuvent en principe se brancher à l’eau chaude (lorsque le corps de chauffe est commandé par un thermostat), avec une température maximum qui ne devrait pas excéder 60° C.
Lave-linge
La majorité des machines à laver le linge ne possèdent qu’une entrée d’eau froide. Il convient de faire attention lors d’un nouvel achat à privilégier une machine avec de multiples entrées d’eau. Ces entrées d’eau permettent à la fois de brancher une arrivée d’eau chaude et une arrivée d’eau froide, mais également de se brancher sur une conduite d’eau de pluie, afin de diminuer la consommation d’eau potable
Contrairement à nos voisins belges, suisses et allemands, ils existent peu de modèles de machine à laver le linge, avec arrivée d’eau chaude, disponibles à l’achat en France.
L’ Allwater de Miele est un appareil équipé de 2 arrivées d’eau (froide/chaude) et effectue automatiquement un réglage de la température en alternant l’utilisation des deux arrivées d’eau.
Un mitigeur branché sur la machine à laver
Avant d’installer l’eau chaude directement sur la machine à laver le linge ou la vaisselle, il convient de vérifier que celle-ci peut le supporter, sous peine de casser la machine. Les modèles classiques peuvent être alimentés directement en eau chaude s’ils sont munis d’un réglage de température.
Le raccordement d’un mitigeur thermostatique est nécéssaire, sur lequel on visse le tuyau d’arrivée d’eau du lave-linge. Prenez un mitigeur thermostatique de sortie de chaudière et non de douche où la température serait trop basse.
Vous adaptez alors la température du mitigeur à celle du programme de lavage (en rajoutant 10°C car l’eau chaude se refroidit au contact du tambour).
Le gros inconvénient de ce système est l’utilisation d’eau chaude pour le rinçage : cela minimise les économies d’énergie.
Pour compenser cet effet, il faudrait baisser la température du mitigeur pour ne pas effectuer tout le cycle de lavage à l’eau chaude. Pour cela, vous pouvez installer une minuterie réglée sur la durée de remplissage pour revenir baisser la température manuellement.
Un commutateur automatique eau froide / eau chaude
Un commutateur automatique du type Alfa Mix ou Preconnex permet d’obtenir une double alimentation d’eau pour tout type de machine. C’est une bonne alternative si vous possédez une machine à laver qui ne possède pas de thermostat dans le corps de chauffe afin de supporter le mitigeur.
Les systèmes Alfa Mix et Preconnex permettent ainsi d’utiliser une source d’eau chaude pour la machine à laver sans que celle-ci soit à double alimentation.
Vous pouvez ainsi régler sur cet appareil la température d’eau souhaitée pour le cycle de lavage (40 ou 60°C par exemple en positionnant la température de la machine à 30° afin que le thermostat électrique ne se déclenche pas). Il est réglable jusqu’à 60°C. Le commutateur automatique permet de passer sur l’eau froide avant le cycle de rinçage, il gère les prélavages, mais ne permet pas de programmer un départ différé.
Son installation est très simple et peut être effectuée avec des compétences minimes en bricolage.
Ce système coûte un peu plus de 300 euros en France, mais se trouve beaucoup moins cher en Allemagne.
L’huile de coude
Un dernier système un peu plus… difficile à utiliser est de remplir sa machine à laver le linge avec de l’eau chaude avant son lancement. Il suffit de verser à l’aide d’un seau ou d’un tuyau l’eau chaude dans sa machine à laver, puis d’enclencher le programme.
Bien entendu, ce système n’est valide que pour les machines à chargement vertical et non frontal. Par ailleurs, il ne permet pas de bénéficier des tarifs de nuit… sauf à être insomniaque !
Tout ceci a pour but de vous faire réaliser des économies durables, c’est à dire dépenser moins en économisant la planète !
Les certifications de l’énergie solaire
Il existe 2 normes reconnues :
- Qualisol pour les structures solaires thermiques
- QualiPV pour les structures solaires photovoltaïques.
Elles sont gérées par l’association Qualit ‘EnR qui réunit les professionnels du solaire. Les labels de qualité Qualisol et QualiPV apportent une reconnaissance aux entreprises compétentes en installation de ces systèmes. Elles permettent aussi de conforter le particulier dans le choix d’un professionnel compétent pour réaliser ses installations.

Qualisol & QualiPV
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Le chèque énergies renouvelables
Chaque région française à mis en place un système de « chèque énergies renouvelables » pour les particuliers qui investissent dans des solutions d’énergies renouvelables. L’attribution de ces chèques est soumise à un certains nombres de conditions mais vous pouvez en bénéficier dans le cadre de la construction ou de la rénovation d’une habitation.
Ainsi les particuliers recevront-ils un chèque de 300 euros pour l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel, 1000 euros pour une chaudière automatique au bois ou un système solaire combiné individuel.
Pour la région Rhône alpes
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page
Pour la région PACA
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page
Pour la région Limousin
Télécharger le bulletin de demande
Pour la région Auvergne
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page
La liste n’est pas complète mais les sites web des régions ne sont pas toujours mis à jour. Vous pouvez nous aider à compléter cette liste en nous envoyant l’adresse de la page web du chèque de votre région.
Consulter la liste complète des aides incitatives aux économies d’énergie
Enfin vous pouvez télécharger le guide ADEME 2006 des aides financières liées à l’habitat.
Bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles
Lundi 31 aout 2009, voici les résultats de l’étude que nous avons menée pendant plusieurs semaines. Elle présente le bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles. Vous trouvez 2 données importantes : le taux de Co2 ou plutôt les grammes de co2 par kwh produit et le prix de revient par kwh produit.
1*: Intègre le coût énergétique du cycle de vie (énergie grise)
Le classement :
Il est établi par notre équipe, en fonction du degré de durabilité de l’énergie. Il prend en compte deux critères : le co2 produit et le coût rapporté au kwh produit.
*** : Energie renouvelable qui combine un prix de revient au kWh très intéressant pour une faible émission de CO2. Ce type est durable, (presque) inépuisable et l’énergie grise qui en découle a un faible impact environnemental.
** : Energie (renouvelable ou fossile) ayant un prix de revient intéressant mais un cycle de vie assez pejoratif pour la planète.
* : Energie fossile. Son impact environnemental est fort dans la mesure où ses stocks sont non renouvelables et nécessitent des transformations et extractions lourdes de conséquences sur notre environnement
Observations :
Nous tenons à signaler les difficultés que nous avons rencontrées pour établir ce tableau.
Quelques études anciennes ont été publiées par ci par là. Les chiffres officiels existent uniquement pour le nucléaire ou presque. On se demande bien pourquoi ?
Par exemple, il est impossible de vérifier l’impact en Co2 sur la destruction et le recyclage d’une usine nucléaire. Ne parlons pas des déchets radioactifs pour lesquels nous n’avons pas encore trouvé de solution. L’enfouissage n’est pas une solution durable mais temporaire. Certaines usines comme ITER sont censées utiliser ces déchets. A voir, la centrale n’est pas terminée. Nous préparons un dossier sur le nucléaire pour la fin de l’année 2009.
Côté nouvelles technologie (solaire, PAC, chaudière à bois etc.) nous ne félicitons pas les fabricants qui ne parlent pas du tout du taux de Co2 émis par kwh produit. Pour des acteurs du développement durable, on se demande pourquoi ils ne communiquent pas leurs chiffres ?
Si on aborde la question des énergies grises, c’est encore pire ! Il faut bien reconnaître que la France n’est pas industriellement prête pour assurer un recyclage performant. Les français découvrent à peine le tri sélectif, difficile de demander aux industriels du recyclage de tout prévoir. Cependant, un gros travail doit être fait au niveau des fabricants, qui devraient bien être un peu plus transparents.
Vous avez un moyen d’agir, votre porte-monnaie ! N’achetez pas des produits qui n’ont pas les labels. N’investissez pas dans des marques qui ne respectent pas les normes de recyclage de leurs produits. Soyez éco citoyen en somme… et n’attendez pas que l’Etat agisse à votre place.
La bonne note revient encore à nos experts qui nous ont bien aidés sur les aspects techniques. Ceci prouve que rien ne remplace la proximité !
Quelques explications…
- 1- Energie solaire photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque est l’une des rares énergies disponibles à n’avoir aucun coût de fonctionnement pour son utilisateur. En effet, l’énergie solaire étant accessible à tous, on peut l’utiliser librement. Il faut bien sûr, au préalable, s’équiper du matériel nécessaire pour pouvoir capter cette énergie renouvelable.
En termes de pollution, l’énergie grise liée à l’énergie solaire photovoltaïque rejette en moyenne entre 50 et 150 gCO2/kWh. Ce n’est pas une quantité fixe car cela dépend de différents facteurs tels que : la technologie utilisée (polycristallin, monocristallin), le lieu de fabrication (émission de CO2 pour le transport), etc. Mais la principale source d’émission de CO2 est la fabrication des cellules photovoltaïques, très gourmande en CO2. Cette pollution est aussi liée à l’énergie utilisée pour produire les panneaux, variant beaucoup, en termes de rejet de CO2, d’un pays à un autre.
Le recyclage du produit est pour le moment un problème, mais des techniques sont à l’étude. On peut raisonnablement penser que, dans un avenir proche, des solutions seront trouvées.
Mais le kWh produit par des panneaux photovoltaïque peut aussi rapporter de l’argent !
Si vous décidez de vendre la totalité de votre production à EDF, qui plus est à un tarif très intéressant, votre installation photovoltaïque peut vous rapporter de l’argent. En effet, le prix de l’énergie électrique facturé par EDF est inférieur au prix de rachat de votre énergie photovoltaïque.
- 2- L’énergie éolienne
Cette énergie est la seconde à n’entrainer aucun coût de fonctionnement à son exploitant. Tout comme le soleil, le vent est la propriété de tous et chacun peut l’utiliser comme bon lui semble. Malgré quelques éoliennes domestiques, la majorité de ce type d’installation concerne l’activité industrielle, nommée « Grand Eolien ». Cette activité Grand Eolien réinjecte la totalité de l’énergie produite sur le réseau EDF afin de contribuer à la part dite « énergies renouvelables » dans l’électricité française (ciblée à 20% d’ici 2020).
Comme le solaire, une installation éolienne nécessite un investissement de départ non négligeable mais est amorti au bout de quelques années (7 à 8 ans).
En ce qui concerne les émissions de CO2 de l’énergie éolienne, elles varient là aussi en fonction de différents paramètres comme sa technologie ou son lieu d’implantation. Principalement construite en Europe, le coût en CO2 du transport s’en voit réduit, et ne nécessitant pas de composants coûteux énergetiquement à produire, la quantité de CO2 est relativement faible (~15 g CO2/kWh).
Il faut aussi penser à son coût de recyclage, très peu de chiffres existent aujourd’hui.
- 3- Pompe à chaleur
L’utilisation d’une pompe à chaleur entraine une dépense liée à l’énergie électrique nécéssaire à son fonctionnement. Ayant un Coefficient de Performance (couramment appelé COP) d’environ 2,3 voire 4 pour les pompes à chaleur à la pointe de la technologie, ces systèmes sont peu couteux. Vous consommez 1 kWh d’électricité qui vous restitue 2,3 voire 4 kWh de chaleur. Le coût en CO2 d’une pompe à chaleur dépend donc du coût en CO2 de l’électricité et du COP de la pompe à chaleur.
En admettant qu’1 kWh électrique soit décomposé comme ceci :
70% d’origine nucléaire / 20% d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon, hydraulique) / 10% d’origine renouvelable
70% nucléaire
Rejet de CO2 (g/kWh)
60/100*70 = 42 gCO2/kWh
20% fossile
Moyenne (Gaz Naturel + Gaz de Ville + Charbon + Pétrole + Hydraulique) = (880+450+850+900+4)/5 gCO2/kWh ~ 620 gCO2/kWh
620/100*20= 124gCO2/kWh
10% renouvelable
Moyenne photovoltaïque + Moyenne éolienne
(100 + 15)/2 = 58 g CO2/kWh
D’où : 58/100*10 = 5.8 gCO2/kWh
Total = 5.8+124+42
= 171.8 gCO2/kWh consommés par une pompe à chaleur (pour 2,3 voire 4 kWh produits)
Il faut aussi prendre en considération le recyclage du produit après utilisation. La présence de fluide réfrigérant (hautement nocif pour l’atmosphère) nécessite un recyclage adapté. Ne le jetez pas dans vos poubelles ! Exigez qu’il soit repris lors du remplacement et assurez-vous que l’entrepreneur respecte le cycle de dé-pollution du produit.









