Les technologies pour panneau solaire photovoltaïque

Dans Photovoltaïque par Administrateur le 4 mars 2010Pas de commentaire

Le solaire photovoltaïque est une production d’énergie renouvelable, pour laquelle laboratoires et sociétés de Recherches et de Développement (R&D) travaillent le plus afin de continuer à le faire évoluer et participer à son amélioration. C’est l’énergie renouvelable la plus aboutie à l’heure actuelle suivie de l’énergie éolienne.

Ci-dessous, vous trouverez les principales innovations en termes de technologies employées, ainsi que les entreprises qui les mettent en œuvre.

L’ amorph haute performance

L’ « amorph haute performance » apporte une efficacité stabilisée de 7% et permet une augmentation de 16% de puissance des panneaux. Elle est à base de silicium en couche mince. Cette technologie produite par Oerlikon solaire, va permettre de réaliser une avancée non-négligeable dans la conception de modules solaires.

La couche mince de silicium

Dans le domaine des couches minces qui utilisent quelques micromètres de silicium, Oerlikon et Global Solar sont les premières entreprises à produire des modules directement sur des plaques de verre. VHF-Technologies est la première entreprise européenne à fabriquer des modules solaires flexibles.

Intérêts de la couche mince de silicium

La miniaturisation des cristaux des cellules polycristallines a permis d’obtenir une épaisseur de 1 à 2 microns. Des minicristaux incrustés dans une matrice amorphe forment une cellule microcristalline ou cellule tandem. Celle-ci absorbe les rayons lumineux sur un spectre de 600 nm et plus (couleurs rouges et infra rouges avec un rendement de 6%). Malgré le processus de transformation sous vide, le procédé permet de diminuer l’utilisation du silicium (alors réservé à l’industrie électronique donc cher) et d’abaisser le prix de production

Délai d’arrivée sur le marché réduit

La société allemande de certification TÜV Rhénanie a annoncé qu’ Oerlikon Solar a passé avec succès tous les essais exigés pour la certification de son « amorph haute performance » (modules de silicium en couche mince). La société Oerlikon Solar a satisfait aux normes, certifications (61646:2008 ISO/CEI) et sûreté des modules (ISO/CEI 61730-1 : 2004/61730-2 : 2004) . De plus le groupe est entrain d’accroitre de manière significative ses capacités de production (+50%).

Certifications ISO/CEI

Oerlikon Solar a également reçu les certifications ISO 9001 et ISO 14001 pour ses usines de Balzers-Truebbach.

Tuile solaire intégrée

Constituée d’un châssis (assurant la résistance mécanique et l’étanchéité), de cellules photovoltaïques et d’un verre trempé de protection, la tuile solaire présente le même pouvoir couvrant et les mêmes caractéristiques d’étanchéité qu’une tuile normale. De plus, grâce à leur double emboîtement une parfaite étanchéité est assurée. Ce système n’a donc aucune raison de prendre l’eau. En terme d’espaces, on estime qu’une tuile photovoltaïque (posée par un couvreur traditionnel) prend la place de cinq tuiles en terre cuite

Tuiles solaires photovoltaïques

Tuiles solaires photovoltaïques

Les fabricants

Le leader sur le marché de la tuile photovoltaïque est la société « Imérys Toiture ». Ce produit a été couronné d’une Pyramide d’Or lors du concours de l’innovation du salon Batimat 2003.

Son principal challenger…

On notera aussi l’existence de la tuile C21e de SolarCentury. Cette tuile solaire photovoltaïque est intégrée à la couverture et aussi à la façade comme bardage classique ou mur rideau,.Tout en produisant de l’énergie elle met à profit des espaces habituellement inutilisés.

>Le marché du solaire prend son envol de façon significative, pour passer d’un marché émergent à la banalisation des équipements solaires dans le bâtiment. Autre preuve l’apparition de valeurs en bourse de sociétés spécialisées comme Eneovia ou Facilasol traduisant la multiplication des sociétés dans les régions.

En milieu aquatique

En Espagne, Erpasa, offre la possibilité d’installer des modules solaires sur des retenues d’eaux comme des lacs ou des étangs.

Le système flottant AQüatil

La plate-forme solaire, d’une capacité de 9 modules, mesure 10 mètres de longueur et 2.5 mètres de large.

Les plates-formes AQuatil seront dotées d’un équipement de connexion qui permet d’unir plusieurs plates-formes en formant la matrice définitive qui couvrira la surface souhaitée.

Le système sera ancré au fond par un système d’amarrage qui permet d’atténuer la variation du niveau de l’eau, où reposeront les modules.La plate-forme sera constituée par une grille en acier galvanisé, afin d’éviter des corrosions.

Bien que la société n’écarte pas son utilisation en mer « calme », le projet est développé en premier lieu pour les marais, les barrages et les réseaux d’irrigation.

Installation photovoltaïque sur l'eau

Installation photovoltaïque sur l'eau

Avantage ou pas ?

Jusqu’à présent, les surfaces des plans d’eau sont considérées comme des surfaces inutiles.

De plus le coût de l’installation est égal ou inférieur à à celui des panneaux photovoltaïques classiques. elle présente aussi l’avantage d’éliminer les problèmes qui accompagnent ces installations, pour les agriculteurs par exemples (ombres portées) ou les inconvénients liés à la sécurité des installations (systèmes antivol).

Modules phovoltaïques flottants

Modules phovoltaïques flottants

Erpasa : la société

Pour Erpasa, la maison mère, la croissance du marché est indéniable. Pour le présent exercice, les projets photovoltaïques conclus se montent à une puissance totale de 42 MW. En 2006, la société representait 8% des installations photovoltaïque en Espagne.

Erpasa développe des projets solaires photovoltaïque, thermique, et de biomasse (bio fuel).

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Les aides pour la rénovation énergétique des logements en 2010

Dans A la une, Bois, Energies, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Solaire, Thermique par Administrateur le 1 janvier 20102 Commentaires

C’est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale (maison ou appartement). Sont éligibles au crédit d’impôt les locataires, les propriétaires occupant, les bailleurs ou les occupants à titre gratuit.

Les aides pour la rénovation énergétique des logements existants

Les aides pour la rénovation énergétique des logements existants

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Présentation de l’énergie solaire thermique

Dans Clean tech, Thermique par Administrateur le 6 mai 20091 Commentaire

L’énergie solaire thermique consiste à transformer le rayonnement solaire en énergie thermique. Ce type d’énergie se distingue de l’énergie photovoltaïque (électricité), qui utilise la chaleur transmise par rayonnement plutôt que le rayonnement lui-même, le principe étant de concentrer les rayons solaires en un seul endroit.

Chauffe eau Solaire Individuel

Chauffe eau Solaire Individuel

Un chauffe-eau solaire individuel (CESI) a pour but de fournir de l’eau chaude pour différents usages : sanitaire, appoint chauffage, piscine, à partir uniquement de l’énergie solaire. Il peut compléter, voire même se substituer totalement au mode de chauffage d’eau classique.

L’énergie solaire étant une énergie renouvelable, celle-ci permet de limiter efficacement les émissions de gaz à effet de serre ou la production de déchets nucléaires. L’ installation de tels dispositifs est fortement encouragée par de nombreux états et collectivités via la fiscalité, les primes et/ou une obligation d’installation sur les nouvelles constructions.

Une certification a vu le jour afin de règlementer ce domaine émergeant où certains installateurs sont, hélas, moins rigoureux que d’autres

Merci à :
Par Jean François Lebault, installateur agréé QualiSol QualiPV chez Heliologie
http://www.installateursolaire.fr

Voici quelques uns de nos conseils pour le solaire thermique >>

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Fonctionnement de l’énergie solaire thermique

Dans Thermique par Administrateur le 6 mai 2009Pas de commentaire

Voici un schéma explicatif du mode de fonctionnement d’un CESI (Chauffe Eau Solaire Individuel), fonctionnant à l’énergie solaire thermique :

Principe de fonctionnement d'un CESI

Principe de fonctionnement d'un CESI

Captage du rayonnement solaire

Celui-ci s’effectue à travers le module solaire (1) (généralement disposé sur le toit de l’habitation). Il est constitué d’un absorbeur (une plaque et des tubes métalliques noirs). C’est le cœur du “système solaire”, qui reçoit le rayonnement solaire et s’échauffe
Autour de cet absorbeur, on retrouve un coffre rigide. Celui-ci a pour but d’isoler thermiquement l’absorbeur tout en laissant passer, sur sa partie supérieure, le rayonnement solaire grâce à une partie vitrée. Une fois le rayonnement entré, ce coffre a pour but de retenir la chaleur afin de chauffer le liquide passant dans l’absorbeur.

Transport de la chaleur

C’est le rôle du circuit primaire (2), contenant un fluide caloporteur (qui transporte de l’énergie) antigel. Le circuit primaire est un circuit fermé, qui ne se mélange pas avec l’Eau Chaude Sanitaire (ECS) produite. Ce fluide chaud, se dirige vers le ballon de stockage (5) afin de restituer sa chaleur à l’eau froide.

Échange de chaleur

Le fluide caloporteur contenu dans les tuyaux du circuit primaire, restitue sa chaleur à l’eau froide qui remplit le ballon de stockage. Le fluide passe au travers d’un échangeur thermique (3) placé au centre du ballon, dans l’eau froide. Celui-ci va dissiper la chaleur qu’il contient afin de réchauffer l’eau froide.
Une fois la chaleur dissipée, le fluide continue son circuit et repart, grâce au circulateur (7) le mettant en mouvement, dans le module solaire, afin de se recharger en chaleur.

Stockage

Le ballon de stockage est similaire, en apparence, à un chauffe eau classique. Il constitue la réserve en eau chaude sanitaire. Lorsque de l’eau est puisée dans le CESI, elle est immédiatement remplacée par de l’eau froide qui sera ensuite réchauffée.

Et lorsqu’il n’y a plus de soleil ?

Lors de conditions météorologiques défavorables, l’énergie solaire ne peut plus assurer la totalité de la production d’eau chaude.

Les ballons d’eau chaude solaire sont équipés d’un dispositif d’appoint. Celui-ci prend le relais en cas de besoins, et vient chauffer l’eau chaude en remplacement de l’énergie solaire.
En général, il s’agit d’un appoint électrique, grâce à une résistance souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire
Mais ce peut être aussi un appoint hydraulique (avec un fluide caloporteur aussi). Raccordé à une chaudière(12) au fioul, au gaz ou une pompe à chaleur par exemple, le fluide vient liberer sa chaleur dans le ballon de stockage grâce à un serpentin.
Un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.

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Les aides pour une installation solaire thermique

Dans Thermique par Administrateur le 6 mai 2009Pas de commentaire

L’énergie solaire thermique étant une énergie renouvelable certaines aides sont octroyées facilitant son installation.

Quelles aides pour mon projet de chauffe-eau solaire ?

  • Un crédit d’impôt de 50% sur les équipements (hors main d’œuvre d’installation)
  • Une aide régionale d’un montant variable selon les régions (représente en règle générale de 500 à 1000€)
  • Des aides de la région, du département, de la commune peuvent se cumuler
  • Un taux de TVA réduit à 5,5% (pour les habitations de 2 ans et plus)

Quelles sont les conditions ?

  • Faire appel à un installateur adhérent de la charte Qualisol.
  • Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000 € de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
  • Réaliser les travaux pour sa résidence principale
  • Installer un équipement prévu par la loi de finance

A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les équipements de chauffage et d’eau chaude fonctionnant à l’énergie solaire doivent répondre aux certifications “CSTBat” ou “Solar Keymark”

A savoir : Les aides régionales (conseil régional, conseil général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement ne sont plus à déduire de la base calcul du crédit d’impôt depuis juillet 2007 sauf si le montant de ces aides dépasse le montant de main d’oeuvre facturé.

Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé

Quelles sont les démarches à accomplir ?

Pour le crédit d’impôt :

  • Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
  • Pour le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.

A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.

Pour en savoir plus, lire les bulletins officiels des impôts ( BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 de juillet 2007)

Pour les aides régionales :

  • Les démarches sont différentes selon les régions, néanmoins on retrouve fréquemment l’un des deux systèmes suivants.
  • Envoyer un dossier avant les travaux rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur Qualisol. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
  • Ou envoyer un dossier avant travaux rempli et signé par le bénéficiaire (particulier). Après acceptation de la demande, le particulier reçoit un chèque solaire, établit des devis et une fois l’installation réalisée, règle l’installateur avec son chèque solaire en complétant avec un moyen de paiement habituel.

Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?

L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900 € pour un CESI sous certaines conditions :

  • L’attribution est soumise à plafond de ressource (destinée aux revenus modestes)
  • Le bâtiment doit avoir plus de 15 ans
  • Faire appel à un installateur certifié « Qualisol »
  • Installer un équipement visé par le CSTB

Contactez l’ANAH pour connaître les conditions d’attribution précises.

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Autres Utilisations de l’énergie solaire thermique

Dans Thermique par Administrateur le 6 mai 2009Pas de commentaire

Les deux tiers de la consommation en éléctricité des machines à laver le linge ou la vaisselle sont liés au chauffage de l’eau. Lorsque vous possédez un chauffage de votre eau plus économique et écologique que l’électricité, comme l’eau chaude solaire, il est possible d’y raccorder ces machines.

Le raccordement direct permet de ne pas utiliser la résistance électrique de sa machine.

Cela permet d’économiser environ 50% d’électricité.

Fonctionnement

Il existe pour cela 3 systèmes :
- Acheter une machine compatible avec un double raccordement.
- Brancher sa machine directement sur un mitigeur.
- Utiliser un commutateur automatique eau froide/eau chaude muni d’un thermostat.

Les machines

Lave vaisselle

Beaucoup de lave-vaisselles peuvent en principe se brancher à l’eau chaude (lorsque le corps de chauffe est commandé par un thermostat), avec une température maximum qui ne devrait pas excéder 60° C.

Lave-linge

La majorité des machines à laver le linge ne possèdent qu’une entrée d’eau froide. Il convient de faire attention lors d’un nouvel achat à privilégier une machine avec de multiples entrées d’eau. Ces entrées d’eau permettent à la fois de brancher une arrivée d’eau chaude et une arrivée d’eau froide, mais également de se brancher sur une conduite d’eau de pluie, afin de diminuer la consommation d’eau potable

Contrairement à nos voisins belges, suisses et allemands, ils existent peu de modèles de machine à laver le linge, avec arrivée d’eau chaude, disponibles à l’achat en France.

L’ Allwater de Miele est un appareil équipé de 2 arrivées d’eau (froide/chaude) et effectue automatiquement un réglage de la température en alternant l’utilisation des deux arrivées d’eau.

Un mitigeur branché sur la machine à laver

Avant d’installer l’eau chaude directement sur la machine à laver le linge ou la vaisselle, il convient de vérifier que celle-ci peut le supporter, sous peine de casser la machine. Les modèles classiques peuvent être alimentés directement en eau chaude s’ils sont munis d’un réglage de température.

Le raccordement d’un mitigeur thermostatique est nécéssaire, sur lequel on visse le tuyau d’arrivée d’eau du lave-linge. Prenez un mitigeur thermostatique de sortie de chaudière et non de douche où la température serait trop basse.

Vous adaptez alors la température du mitigeur à celle du programme de lavage (en rajoutant 10°C car l’eau chaude se refroidit au contact du tambour).

Le gros inconvénient de ce système est l’utilisation d’eau chaude pour le rinçage : cela minimise les économies d’énergie.

Pour compenser cet effet, il faudrait baisser la température du mitigeur pour ne pas effectuer tout le cycle de lavage à l’eau chaude. Pour cela, vous pouvez installer une minuterie réglée sur la durée de remplissage pour revenir baisser la température manuellement.

Un commutateur automatique eau froide / eau chaude

Un commutateur automatique du type Alfa Mix ou Preconnex permet d’obtenir une double alimentation d’eau pour tout type de machine. C’est une bonne alternative si vous possédez une machine à laver qui ne possède pas de thermostat dans le corps de chauffe afin de supporter le mitigeur.

Les systèmes Alfa Mix et Preconnex permettent ainsi d’utiliser une source d’eau chaude pour la machine à laver sans que celle-ci soit à double alimentation.

Vous pouvez ainsi régler sur cet appareil la température d’eau souhaitée pour le cycle de lavage (40 ou 60°C par exemple en positionnant la température de la machine à 30° afin que le thermostat électrique ne se déclenche pas). Il est réglable jusqu’à 60°C. Le commutateur automatique permet de passer sur l’eau froide avant le cycle de rinçage, il gère les prélavages, mais ne permet pas de programmer un départ différé.

Son installation est très simple et peut être effectuée avec des compétences minimes en bricolage.

Ce système coûte un peu plus de 300 euros en France, mais se trouve beaucoup moins cher en Allemagne.

L’huile de coude

Un dernier système un peu plus… difficile à utiliser est de remplir sa machine à laver le linge avec de l’eau chaude avant son lancement. Il suffit de verser à l’aide d’un seau ou d’un tuyau l’eau chaude dans sa machine à laver, puis d’enclencher le programme.

Bien entendu, ce système n’est valide que pour les machines à chargement vertical et non frontal. Par ailleurs, il ne permet pas de bénéficier des tarifs de nuit… sauf à être insomniaque !

Tout ceci a pour but de vous faire réaliser des économies durables, c’est à dire dépenser moins en économisant la planète !

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Présentation générale de l’énergie solaire photovoltaïque

Dans Photovoltaïque par Administrateur le 4 mai 20091 Commentaire
Panneaux Photovoltaïques

Panneaux Photovoltaïques

L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie renouvelable, qui permet, à partir du rayonnement solaire, de produire de l’électricité grâce à des cellules photovoltaïques montées en série.

Le terme photovoltaïque désigne indifféremment le phénomène physique - l’effet photovoltaïque - et/ou la technologie associée.
Lorsque plusieurs cellules sont reliées entre-elles, celles-ci forment un module solaire photovoltaïque (comme le montre l’image ci-contre). Différentes technologies de modules existent aujourd’hui sur le marché.
Une installation solaire classique comporte, en général, plusieurs modules afin de subvenir aux besoins en énergie de l’installation. Celle-ci peut se réaliser aussi bien chez un particulier que chez un professionnel ou dans une centrale solaire photovoltaïque.
Cette installation peut-être isolée et fonctionner « en ilot » en chargeant des batteries et répondant à des besoins locaux (site isolé ou off grid), et/ou alimenter un réseau de distribution électrique (connecté au réseau ou grid connected).

Matériel nécessaire

Toute installation photovoltaïque nécessite un onduleur. Celui-ci transforme le courant continu généré par les cellules, en courant alternatif afin de se conformer aux besoins en électricité spécifiques au réseau sur lequel se connecte le générateur. L’utilisateur final ne verra aucune différence entre le courant photovoltaïque et le courant du réseau traditionnel.

Vous disposez de 2 compteurs. Le premier est chargé de comptabiliser l’énergie produite par l’installation et ce que vous consommez, et le second est en charge du courant que vous fournissez au réseau traditionnel.
Le matériel doit être garanti et répondre aux normes NF-CEI 61215 (silicium cristallin) et NF-CEI 61646 (couches minces). Des certifications existent aussi vis-à-vis de l’installateur.

Afin de faciliter l’acquisition de ce type d’installation, l’état octroie aux installants des aides financières.

La puissance de l’installation

La puissance d’un module photovoltaïque est mesurée en Watts crête (Wc) ou kiloWatts crête (kWc). La “puissance crête” caractérise la puissance d’une installation photovoltaïque dans les conditions climatiques optimales, c’est la puissance maximale que peut fournir le système.

La production annuelle d’un système photovoltaïque bien orienté, avec une puissance de 1.000 Wc (soit 8 à 10 m² de modules) peut varier entre 900 kWh au Nord de la France à 1250 kWh au Sud.
Vous pouvez consulter les cartes suivantes, qui vous donneront un aperçu de ce à quoi vous pouvez prétendre :

Ensoleillement moyen annuel par région en heures

Ensoleillement moyen annuel par région en heures

Production annuelle possible en kWh pour 1kWc installé selon les régions

Production annuelle possible en kWh pour 1kWc installé selon les régions

Lieu d’installation

Dans la majeure partie des cas, les modules photovoltaïques sont intégrés aux toitures, en étant posés sur la toiture existante, ou intégrés, c’est-à-dire en remplacement de la toiture traditionnelle et font office de matériau de construction.

Grâce au développement des technologies, l’implantation de ces modules évolue pour les rendre plus esthétiques et surtout plus discrets. On les retrouve donc en façade, sur les gardes-corps des balcons …

Façace photovoltaïque

Façace photovoltaïque

Comment installer ?

L’installation photovoltaïque ne s’improvise pas et chaque installation diffère. C’est pourquoi l’expertise d’un installateur est obligatoire afin d’avoir un fonctionnement ainsi qu’un rendement optimal.
Cinq points sont à prendre en compte, quelle que soit l’installation désirée :

  • Accessibilité
  • Inclinaison
  • Orientation (Sud, sud est, sud-ouest)
  • Dimensionnement (surface en mètres carrés nécessaire à la couverture des besoins en électricité)
  • Les obstacles susceptibles de couper momentanément le rayonnement du soleil,  sont à proscrire.

Remarque : Une déclaration de travaux est nécessaire dans le cas où votre installation est réalisée sur une construction existante. S’il s’agit d’une construction neuve, la demande devra être incluse dans le permis de construire.

De plus, certains sites étant protégés, une réglementation peut exister concernant l’aspect des toitures. Il est donc fortement conseillé de prendre contact avec les administrations locales afin d’éviter certaines complications.

Et EDF ?

EDF a l’obligation de racheter le surplus d’énergie que vous produisez. Le tarif de rachat est en outre très intéressant, car supérieur à celui du coût d’achat classique de de l’électricité (voir partie « Combien ça coûte ? »

Il est donc possible et financièrement intéressant de produire et de revendre toute sa production, en ne rachetant que l’électricité nécessaire à votre consommation. Ceci vos permettra de rentabiliser votre installation plus rapidement.

Sauf si votre générateur est connecté au réseau EDF, vous pouvez également consommer l’électricité dont vous avez besoin et revendre votre surplus ensuite.

Merci à :
Par Ivar Houck, ingénieur chez BP solar
http://www.bpsolar.fr

Voici quelques uns de nos conseils pour le solaire photovoltaïque >>

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Normes dans le domaine solaire photovoltaïque

Dans Photovoltaïque par Administrateur le 4 mai 2009Pas de commentaire

Dans le domaine du solaire photovoltaïque, deux normes dominent le marché :

ISO 9001

La norme ISO 9001 fait partie de la série des normes ISO 9000, relatives aux systèmes de gestion de la qualité. Les exigences sont relatives à quatre grands domaines :

  1. Responsabilité de la direction : exigences d’actions de la direction, en tant que premier acteur permanent de la démarche.
  2. Système qualité : exigences administratives permettant la sauvegarde des acquis. Exigence de prise en compte de la notion de système.
  3. Processus : exigences relatives à l’identification et à la gestion des processus contribuant à la satisfaction des parties intéressées.
  4. Amélioration continue : exigences de mesures et d’enregistrement de la performance à tous les niveaux ainsi que d’engagements d’actions de progrès efficaces.

ISO 14001

La norme ISO 14001 est la plus utilisée dans la série des normes ISO 14000. Elle concerne le management environnemental. Elle quantifie ce que réalise l’organisme pour réduire au minimum les effets dommageables de ses activités sur l’environnement. Elle permet d’améliorer en permanence sa performance environnementale (cela contribue à la protection et à la stabilité de l’environnement).

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Les certifications de l’énergie solaire

Dans Photovoltaïque, Thermique par Administrateur le 4 mai 2009Pas de commentaire

Il existe 2 normes reconnues :

  1. Qualisol pour les structures solaires thermiques
  2. QualiPV pour les structures solaires photovoltaïques.

Elles sont gérées par l’association Qualit ‘EnR qui réunit les professionnels du solaire. Les labels de qualité Qualisol et QualiPV apportent une reconnaissance aux entreprises compétentes en installation de ces systèmes. Elles permettent aussi de conforter le particulier dans le choix d’un professionnel compétent pour réaliser ses installations.

Qualisol & QualiPV

Qualisol & QualiPV

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Quelles aides pour une installation photovoltaique ?

Dans Photovoltaïque par Administrateur le 4 mai 2009Pas de commentaire

Globalement, il faut compter environ 25 000 € pour l’acquisition et la pose d’un kit de 3 kWc produits à partir d’énergie solaire photovoltaïque. Le temps de retour sur investissement est en moyenne de 7 ans.

Mais pour faciliter cette acquisition, tout de même coûteuse, de nombreuses aides vous sont accessibles !

Quelles aides pour mon projet ?

  • Un crédit d’impôt de 50% sur les équipements (hors main d’œuvre d’installation)
  • Une aide régionale d’un montant variable selon les régions (représente en règle générale de 1000 à 2500€)
  • Des aides de la région, du département, de la commune peuvent se cumuler
  • Un taux de TVA réduit à 5,5% (pour les habitations de 2 ans et plus)

Quelles sont les conditions ?

Label QualiPV pour l'énergie solaire photovoltaique

Label QualiPV pour l'énergie solaire photovoltaique

  • Faire appel à un installateur adhérent de la charte QualiPV
  • Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000€ de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006)
  • Réaliser les travaux pour sa résidence principale
  • Installer un équipement prévu par la loi de finance

A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les équipements de système électrique photovoltaïques doivent répondre aux normes internationales EN 61215 ou NF EN 61646

A savoir : Les aides régionales (conseil régional, conseil général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement ne sont plus à déduire de la base calcul du crédit d’impôt depuis juillet 2007 sauf si le montant de ces aides dépasse le montant de main d’œuvre facturé.

Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé.

Quelles sont les démarches à accomplir ?

Pour le crédit d’impôt :

  • Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
  • Dans le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.

A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
En savoir plus : lire les bulletins officiels des impôts : BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 (juillet 2007)

Pour les aides régionales :

Selon les régions, les démarches diffèrent mais sont fréquemment similaires :

  • Envoyer un dossier, avant travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur QualiPV. Le versement de l’aide se fait après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture.
  • Envoyer un dossier, avant travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier). Après acceptation de la demande, le particulier reçoit un chèque solaire, établit des devis et une fois l’installation réalisée, règle l’installateur avec son chèque solaire en complétant avec un moyen de paiement habituel.

Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?

L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 1800€ pour un système combiné sous certaines conditions :

  • L’attribution est soumise à plafond de ressource (destinée aux revenus modestes)
  • Le bâtiment doit avoir plus de 15 ans
  • Faire appel à un installateur QualiPV
  • Installer un équipement visé par le CSTB

Contactez l’ANAH pour connaître les conditions d’attribution précises.

Pour des installations sur sites isolés, des subventions peuvent être accordées par l’ADEME

A savoir : pour les sites raccordés au réseau électrique, votre fournisseur d’électricité (EDF ou autre) à l’obligation de racheter l’électricité produite par votre système solaire :

  • Pour la France continentale :31,193 centimes d’euro le kWh ou 57,187 centimes d’euro le kWh si l’équipement est intégré au bâti (au 1er janvier 2008).
  • Pour les DOM et la Corse, le tarif de base est 41,591 centimes d’euro le kWh.

De plus, les DOM bénéficient d’un système de défiscalisation particulièrement intéressant.

A savoir : une exonération de la taxe foncière est annoncée par décret du 16 septembre 2005 (2005-1174) pour les réalisations respectant des critères de qualité environnementaux pour une période de 15 ans. Seuls les logements collectifs sont concernés.

Il est peu réaliste de parler de coût moyen tant les disparités liées aux besoins, à la région, à la configuration du site et à l’installation peuvent être disparates.
Le terme d’ordre de grandeur est plus approprié. Pour un système « posé » d’une puissance de 2000 Watts crêtes, sans tenir compte des aides et crédits d’impôts, on peut estimer le coût de l’installation entre 15 000 et 20 000 euros.

Les nouvelles technologies telles que les couches minces métalliques (CIS) n’utilisant pas de silicium, et d’une manière générale l’abaissement des coûts de productions, face à une très forte demande, devraient permettre une réduction conséquente des coûts dans un avenir très proche.

Revente de l’électricité

Le tarif 2008 de rachat d’électricité par EDF:

Ce tarif n’est pas unique en France :

Il est de 31,193 c€ par kWh et 57,187 c€ par kWh si les capteurs sont intégrés au bâtiment.

Pour la Corse et les DOM : 41,591 c€ par kWh et 57,187 c€ par kWh si les capteurs sont intégrés.

Un contrat est établi entre le producteur et sa compagnie d’électricité pour l’achat du kilowattheure produit. Il est signé pour 20 ans.

Cas Particulier

Pour bénéficier d’une aide publique à l’électrification photovoltaïque en site isolé, le propriétaire du site doit se rapprocher de sa commune, aucune étude et aucun travaux ne doivent démarrer sans son accord.
Les aides financières peuvent venir du FACE (fonds d’amortissement des charges d’électricité) en zone d’électrification rurale ou de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et EDF en zone d’électrification urbaine. La collectivité qui souhaite électrifier un site isolé peut contacter son syndicat ou son distributeur d’électricité et solliciter les conseils techniques de l’Ademe.

Voici quelques uns de nos conseils pour le solaire photovoltaïque >>

N’hésitez pas à réagir à nos conseils !

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Le chèque énergies renouvelables

Dans Bois, Energies, Finances & Economie, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Thermique par Administrateur le 1 mai 2009Pas de commentaire

Chaque région française à mis en place un système de « chèque énergies renouvelables » pour les particuliers qui investissent dans des solutions d’énergies renouvelables. L’attribution de ces chèques est soumise à un certains nombres de conditions mais vous pouvez en bénéficier dans le cadre de la construction ou de la rénovation d’une habitation.
Ainsi les particuliers recevront-ils un chèque de 300 euros pour l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel, 1000 euros pour une chaudière automatique au bois ou un système solaire combiné individuel.

Pour la région Rhône alpes
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page

Pour la région PACA
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page

Pour la région Limousin
Télécharger le bulletin de demande

Pour la région Auvergne
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page

La liste n’est pas complète mais les sites web des régions ne sont pas toujours mis à jour. Vous pouvez nous aider à compléter cette liste en nous envoyant l’adresse de la page web du chèque de votre région.

Consulter la liste complète des aides incitatives aux économies d’énergie

Enfin vous pouvez télécharger le guide ADEME 2006 des aides financières liées à l’habitat.

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Bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles

Dans Bois, Energies, Fossiles, Hydraulique, Photovoltaïque, Pompes à chaleur, Thermique, Éolienne par Administrateur le 26 avril 20092 Commentaires

Lundi 31 aout 2009, voici les résultats de l’étude que nous avons menée pendant plusieurs semaines. Elle présente le bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles. Vous trouvez 2 données importantes : le taux de Co2 ou plutôt les grammes de co2 par kwh produit et le prix de revient par kwh produit.

bilan-carbone

1*: Intègre le coût énergétique du cycle de vie (énergie grise)

Le classement :

Il est établi par notre équipe, en fonction du degré de durabilité de l’énergie. Il prend en compte deux critères : le co2 produit et le coût rapporté au kwh produit.

*** : Energie renouvelable qui combine un prix de revient au kWh très intéressant pour une faible émission de CO2. Ce type est durable, (presque) inépuisable et l’énergie grise qui en découle a un faible impact environnemental.
** : Energie (renouvelable ou fossile) ayant un prix de revient intéressant mais un cycle de vie assez pejoratif pour la planète.
* : Energie fossile. Son impact environnemental est fort dans la mesure où ses stocks sont non renouvelables et nécessitent des transformations et extractions lourdes de conséquences sur notre environnement

Observations :

Nous tenons à signaler les difficultés que nous avons rencontrées pour établir ce tableau.
Quelques études anciennes ont été publiées par ci par là. Les chiffres officiels existent uniquement pour le nucléaire ou presque. On se demande bien pourquoi ?
Par exemple, il est impossible de vérifier l’impact en Co2 sur la destruction et le recyclage d’une usine nucléaire. Ne parlons pas des déchets radioactifs pour lesquels nous n’avons pas encore trouvé de solution. L’enfouissage n’est pas une solution durable mais temporaire. Certaines usines comme ITER sont censées utiliser ces déchets. A voir, la centrale n’est pas terminée. Nous préparons un dossier sur le nucléaire pour la fin de l’année 2009.
Côté nouvelles technologie (solaire, PAC, chaudière à bois etc.) nous ne félicitons pas les fabricants qui ne parlent pas du tout du taux de Co2 émis par kwh produit. Pour des acteurs du développement durable, on se demande pourquoi ils ne communiquent pas leurs chiffres ?
Si on aborde la question des énergies grises, c’est encore pire ! Il faut bien reconnaître que la France n’est pas industriellement prête pour assurer un recyclage performant. Les français découvrent à peine le tri sélectif, difficile de demander aux industriels du recyclage de tout prévoir. Cependant, un gros travail doit être fait au niveau des fabricants, qui devraient bien être un peu plus transparents.
Vous avez un moyen d’agir, votre porte-monnaie ! N’achetez pas des produits qui n’ont pas les labels. N’investissez pas dans des marques qui ne respectent pas les normes de recyclage de leurs produits. Soyez éco citoyen en somme… et n’attendez pas que l’Etat agisse à votre place.

La bonne note revient encore à nos experts qui nous ont bien aidés sur les aspects techniques. Ceci prouve que rien ne remplace la proximité !

Quelques explications…

  • 1- Energie solaire photovoltaïque

L’énergie solaire photovoltaïque est l’une des rares énergies disponibles à n’avoir aucun coût de fonctionnement pour son utilisateur. En effet, l’énergie solaire étant accessible à tous, on peut l’utiliser librement. Il faut bien sûr, au préalable, s’équiper du matériel nécessaire pour pouvoir capter cette énergie renouvelable.
En termes de pollution, l’énergie grise liée à l’énergie solaire photovoltaïque rejette en moyenne entre 50 et 150 gCO2/kWh. Ce n’est pas une quantité fixe car cela dépend de différents facteurs tels que : la technologie utilisée (polycristallin, monocristallin), le lieu de fabrication (émission de CO2 pour le transport), etc. Mais la principale source d’émission de CO2 est la fabrication des cellules photovoltaïques, très gourmande en CO2. Cette pollution est aussi liée à l’énergie utilisée pour produire les panneaux, variant beaucoup, en termes de rejet de CO2, d’un pays à un autre.
Le recyclage du produit est pour le moment un problème, mais des techniques sont à l’étude. On peut raisonnablement penser que, dans un avenir proche, des solutions seront trouvées.
Mais le kWh produit par des panneaux photovoltaïque peut aussi rapporter de l’argent !
Si vous décidez de vendre la totalité de votre production à EDF, qui plus est à un tarif très intéressant, votre installation photovoltaïque peut vous rapporter de l’argent. En effet, le prix de l’énergie électrique facturé par EDF est inférieur au prix de rachat de votre énergie photovoltaïque.

  • 2- L’énergie éolienne

Cette énergie est la seconde à n’entrainer aucun coût de fonctionnement à son exploitant. Tout comme le soleil, le vent est la propriété de tous et chacun peut l’utiliser comme bon lui semble. Malgré quelques éoliennes domestiques, la majorité de ce type d’installation concerne l’activité industrielle, nommée « Grand Eolien ». Cette activité Grand Eolien réinjecte la totalité de l’énergie produite sur le réseau EDF afin de contribuer à la part dite « énergies renouvelables » dans l’électricité française (ciblée à 20% d’ici 2020).
Comme le solaire, une installation éolienne nécessite un investissement de départ non négligeable mais est amorti au bout de quelques années (7 à 8 ans).

En ce qui concerne les émissions de CO2 de l’énergie éolienne, elles varient là aussi en fonction de différents paramètres comme sa technologie ou son lieu d’implantation. Principalement construite en Europe, le coût en CO2 du transport s’en voit réduit, et ne nécessitant pas de composants coûteux énergetiquement à produire, la quantité de CO2 est relativement faible (~15 g CO2/kWh).
Il faut aussi penser à son coût de recyclage, très peu de chiffres existent aujourd’hui.

  • 3- Pompe à chaleur

L’utilisation d’une pompe à chaleur entraine une dépense liée à l’énergie électrique nécéssaire à son fonctionnement. Ayant un Coefficient de Performance (couramment appelé COP) d’environ 2,3 voire 4 pour les pompes à chaleur à la pointe de la technologie, ces systèmes sont peu couteux. Vous consommez 1 kWh d’électricité qui vous restitue 2,3 voire 4 kWh de chaleur. Le coût en CO2 d’une pompe à chaleur dépend donc du coût en CO2 de l’électricité et du COP de la pompe à chaleur.
En admettant qu’1 kWh électrique soit décomposé comme ceci :
70% d’origine nucléaire / 20% d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon, hydraulique) / 10% d’origine renouvelable
70% nucléaire
Rejet de CO2 (g/kWh)
60/100*70 = 42 gCO2/kWh

20% fossile
Moyenne (Gaz Naturel + Gaz de Ville + Charbon + Pétrole + Hydraulique) = (880+450+850+900+4)/5 gCO2/kWh ~ 620 gCO2/kWh
620/100*20= 124gCO2/kWh

10% renouvelable
Moyenne photovoltaïque + Moyenne éolienne
(100 + 15)/2 = 58 g CO2/kWh
D’où : 58/100*10 = 5.8 gCO2/kWh

Total = 5.8+124+42
= 171.8 gCO2/kWh consommés par une pompe à chaleur (pour 2,3 voire 4 kWh produits)

Il faut aussi prendre en considération le recyclage du produit après utilisation. La présence de fluide réfrigérant (hautement nocif pour l’atmosphère) nécessite un recyclage adapté. Ne le jetez pas dans vos poubelles ! Exigez qu’il soit repris lors du remplacement et assurez-vous que l’entrepreneur respecte le cycle de dépollution du produit.

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