Appel d’offres pour les grandes installations photovoltaïques
Le cahier des charges de l’appel d’offres pour les grandes installations photovoltaïques (d’une puissance supérieure à 250 kilowatts) a été publié mardi 12 mars au Journal officiel de l’Union européenne. Il s’inscrit dans le cadre des mesures d’urgence pour la filière photovoltaïque française présentées par Delphine Batho. Ce plan s’appuie sur le doublement des volumes cibles à 1.000 MW installés par an, contre 500 MW/an précédemment, et a été décidé lors de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre 2012. Outre les grandes installations, sont concernées également les moyennes (entre 100 et 250 kW) et petites (inférieures à 100 kW). Les lauréats des appels d’offres de ces catégories ont été publiés le 19 février 2013.
400 mégawatts de nouveaux projets privilégiant l’innovation
Cet appel d’offres pour les grandes installations porte sur un volume de 400 mégawatts et vise à parts égales les technologies innovantes au sol (photovoltaïque à concentration ou photovoltaïque avec suivi du soleil) et les technologies matures sur ombrières et sur toitures.
L’appel d’offres privilégie le développement des centrales au sol sur les sites dégradés (friches industrielles, anciennes carrières ou décharges…) pour éviter les conflits d’usage notamment avec les terres agricoles. Les garanties bancaires d’exécution auparavant demandées aux candidats lors de la remise des offres ont été supprimées pour ne pas désavantager les PME.
Cet appel d’offres prend en compte le bilan carbone des projets ainsi que leur contribution à la recherche et au développement. Il privilégie l’innovation, les cellules à haut rendement, et les installations à haute valeur.
Les objectifs de l’énergie solaire en France :
- Objectif de la programmation pluriannuelle : 5,4 GW en 2020
- Objectif pour la production de chaleur solaire : 7 millions de logements équipés en 2020
- Objectif en termes d’emploi : 100.000 à 130.000 emplois dont 20.000 dans l’industrie.
Bénéficiez d’une majoration de 5 à 10% sur le prix de revente final de l’électricité
Depuis le 7 janvier 2013, un arrêté publié au Journal Officiel stipule que les modules solaires photovoltaïques certifiés « Made In Europe », par un organisme certificateur européen, pourront permettre aux Maitres d’ouvrage de bénéficier d’une majoration de 5 à 10% sur le prix de revente final de l’électricité. L’identification des produits concernés est ainsi facilitée et c’est tout une filière qui reprend espoir !
L’arrêté officiel
L’arrêté français publié au Journal Officiel de la République Française le 7 janvier 2013, stipule que « pour une installation photovoltaïque (…) la valeur des tarifs d’achat (…) est majoré de 5% si l’une des deux conditions décrites ci‐dessous est vérifiée :
- Toutes les étapes du processus de transformation des plaquettes de silicium aux cellules des modules photovoltaïques de l’installation ont été réalisées sur un site de production installé au sein de l’Espace économique européen ;
- Toutes les opérations de soudage des cellules, d’assemblage et de lamination des cellules et de tests électriques des modules photovoltaïques de l’installation ont été réalisées sur un site de production installé au sein de l’Espace économique européen.
La majoration est portée à 10 % si :
- Les deux conditions décrites ci‐dessus sont vérifiées ;
Ou si : - L’une des deux conditions décrites ci‐dessus est vérifiée ainsi que la condition suivante : toutes les étapes du processus de transformation des lingots de silicium aux plaquettes de silicium des modules photovoltaïques de l’installation ont été réalisées sur un site de production installé au sein de l’Espace économique européen. »
En d’autres termes, si ces conditions sont remplies, pour le client final, c’est l’assurance de bénéficier d’un tarif de revente avantageux, majoré de 5 à 10% pendant 20 ans, soit 2 ans de production supplémentaire. Pour cela, il sera demandé au fabricant de fournir au client un certificat « Made In Europe », délivré par un organisme certificateur européen, reconnu et habilité attestant que les modules sont bien réalisés au sein de l’Union Européenne.
Vous allez donc devoir trouver des organismes qui peuvent délivrer cette certification.
Liste des organismes certificateurs français des modules photovoltaïques habilités à délivrer ce nouveau certificat :
Nous tiendrons cette liste à jour ; si vous avez des noms d’organismes européens, n’hésitez pas a poster vos commentaires et en faire bénéficier toute la communauté d’ActeurDurable !
- CERTISOLIS – www.certisolis.com
Produire de l’énergie propre dans l’espace, rêve ou réalité ?
C’est le scientifique américain Peter Edward Glaser qui fut le premier à développer un moyen pour transporter l’électricité produite dans l’espace vers la terre. Cette découverte a ouvert de nouvelles perspectives qui ont été étudiées sérieusement par l’Académie internationale d’Astronautique. Celle-ci a présenté une première étude sur l’estimation des moyens à collecter l’énergie solaire dans l’espace, afin de la livrer sur terre via une transmission électrique sans fil.
Selon l’étude, les financements du secteur privé ne suffiront pas à commercialiser ce concept, étant donnés le temps nécessaire à son développement et les « incertitudes économiques » des phases de développement et de démonstration. L’étude ne mentionne pas de coût total potentiel pour un tel projet.
Les technologies en présence
L’idée consiste à mettre en orbite géo-synchronique un, puis plusieurs dizaines de satellites à énergie solaire au-dessus de l’équateur. Chaque engin, large de plusieurs kilomètres, collectera la lumière du soleil, au total jusqu’à 24 heures par jour.
L’énergie serait transformée en électricité au sein de la station solaire spatiale, et envoyée sur Terre là où les besoins le nécessitent, puis injectée dans le réseau électrique.
- station spatiale orbitale
- Voici schématiquement le fonctionnement d’une centrale solaire orbitale
- le projet solaire spatiale japonnais
- Fonctionnement avec le laser
Deux concepts différents au transport de l’électricité de l’espace vers la terre sont envisagés.
- L’un d’entre eux consiste à transférer l’énergie à l’aide de micro-onde. Au lieu d’être attachés ensemble par des câbles et des montants, les différents composants de la centrale flotteront librement et seront alignés par un logiciel de contrôle à distance. Dans le même temps un miroir gonflable géant concentrera la lumière sur les cellules à haute efficacité. Le problème qui se pose est que plus la distance est importante, plus la taille de la station de réception sur terre doit être grande. On ignore également l’impact sur la santé d’un tel rayon pointant sur terre.
- L’autre technique prend moins de place, en comprimant l’énergie à transporter dans un rayon laser, le dimensionnement de la station de réception sur la terre peut être beaucoup plus petit. L’inconvénient de cette technologie est qu’elle semble porteuse de plus petites quantités d’électricité et qu’elle passe moins bien les couches de nuages dans l’atmosphère terrestre.
Dans les 2 cas il faudra arbitrer entre la fabrication sur terre d’une méga-centrale avec transport de l’énergie vers chaque pays ou fabrication de mini centrales dans chaque pays.
Les différents projets en lice
- Au Japon les spécialistes travaillent sur un programme d’investissement de plusieurs milliards de dollars pour la construction d’une centrale solaire spatiale qui servirait à alimenter en électricité d’ici 2040 environ 300 000 foyers soit une ville de la taille de Tokyo. Cette centrale solaire d’une surface de 4 km2 et produisant un Gigawatt, pourrait tourner autour de la terre à une distance de 36 000 kilomètres. Même si le délai de réalisation semble plus réaliste que le projet américain (2016) ont a du mal à imaginer que le Japon pourrait réussir seul une telle entreprise ?
- Le projet américain consiste à placer un générateur solaire en orbite dans l’espace. La ferme solaire, qui pourrait être lancée en 2016, aura une capacité totale de 1.000 MW et aura pour objectif de délivrer 1.700 Gigawatt par an pendant 15 ans. L’énergie générée devra être convertie en radiofréquences à destination d’une station de réception sur Terre, qui convertira à son tour les ondes en électricité pour alimenter le réseau.
Le principe de fermes solaires basées dans l’espace a commencé à attirer l’attention dans les années 1960 lorsque les scientifiques de la NASA ont cherché des solutions à l’intermittence du solaire. Depuis que le fournisseur d’électricité Pacific Gas & Electric (PG&E) a signé un contrat pour 200 MW d’énergie solaire spatiale, la question se pose à nouveau sérieusement aux USA. Le coût reste important par rapport à des technologies compétitives comme l’éolien, mais il s’agit d’une première tentative et les prix baisseront certainement dans le futur comme pour toutes les autres énergies vertes qui ont fait leur apparition. - Europe : Lorsqu’il s’agit de transporter de l’électricité sur de grandes distances, une certaine quantité d’électricité est perdue. C’est la raison pour laquelle un travail de recherche important est effectué par l’agence spatiale européenne EADS qui investit d’importantes sommes d’argent dans la recherche de moyens de transport d’électricité via un laser. Un peu esseulée, tout comme le Japon, elle devra surement travailler à un projet commun afin qu’une technologie unique et sécurisée soit développée pour l’ensemble de la planète. Il faudra donc trancher la question de transport d’électricité sur terre Ondes ou Laser ?
Conclusion
Nous avons vu que ces technologies ne sont pas encore au point et qu’il reste un certain nombre de questions à résoudre : coûts du transport de ces équipements en orbite, choix de la technologie pour le transfert de l’électricité vers la terre, dimensionnement des stations sur terre. Nous pourrions aussi évoquer les risques quant à un possible détournement du rayon soit après collision dans l’espace entre le générateur et un débris spatial, soit intentionnellement par un groupe terroriste par exemple.
Ne serait-il donc pas préférable d’investir massivement dans ce qui fonctionne déjà et qui n’est pas encore assez développé, comme le solaire, l’éolien. L’Etat français s’était engagé vis-à-vis de la filière photovoltaïque à racheter le kWh à un prix fixe et stable. Il doit tenir ses promesses car la filière est en pleine déconfiture. Les allemands innovent beaucoup plus que nous, et ces emplois verts que l’on nous a dit non délocalisables, vont finalement profiter aux autres pays.
Sources : Techmania | Technique Ingénieur | Le point | EADS | Futura sciences
Les technologies pour panneau solaire photovoltaïque
Le solaire photovoltaïque est une production d’énergie renouvelable, pour laquelle laboratoires et sociétés de Recherches et de Développement (R&D) travaillent le plus afin de continuer à le faire évoluer et participer à son amélioration. C’est l’énergie renouvelable la plus aboutie à l’heure actuelle suivie de l’énergie éolienne.
Ci-dessous, vous trouverez les principales innovations en termes de technologies employées, ainsi que les entreprises qui les mettent en œuvre.
L’ amorph haute performance
L’ « amorph haute performance » apporte une efficacité stabilisée de 7% et permet une augmentation de 16% de puissance des panneaux. Elle est à base de silicium en couche mince. Cette technologie produite par Oerlikon solaire, va permettre de réaliser une avancée non-négligeable dans la conception de modules solaires.
La couche mince de silicium
Dans le domaine des couches minces qui utilisent quelques micromètres de silicium, Oerlikon et Global Solar sont les premières entreprises à produire des modules directement sur des plaques de verre. VHF-Technologies est la première entreprise européenne à fabriquer des modules solaires flexibles.
Intérêts de la couche mince de silicium
La miniaturisation des cristaux des cellules polycristallines a permis d’obtenir une épaisseur de 1 à 2 microns. Des minicristaux incrustés dans une matrice amorphe forment une cellule microcristalline ou cellule tandem. Celle-ci absorbe les rayons lumineux sur un spectre de 600 nm et plus (couleurs rouges et infra rouges avec un rendement de 6%). Malgré le processus de transformation sous vide, le procédé permet de diminuer l’utilisation du silicium (alors réservé à l’industrie électronique donc cher) et d’abaisser le prix de production
Délai d’arrivée sur le marché réduit
La société allemande de certification TÜV Rhénanie a annoncé qu’ Oerlikon Solar a passé avec succès tous les essais exigés pour la certification de son « amorph haute performance » (modules de silicium en couche mince). La société Oerlikon Solar a satisfait aux normes, certifications (61646:2008 ISO/CEI) et sûreté des modules (ISO/CEI 61730-1 : 2004/61730-2 : 2004) . De plus le groupe est entrain d’accroitre de manière significative ses capacités de production (+50%).
Certifications ISO/CEI
Oerlikon Solar a également reçu les certifications ISO 9001 et ISO 14001 pour ses usines de Balzers-Truebbach.
Tuile solaire intégrée
Constituée d’un châssis (assurant la résistance mécanique et l’étanchéité), de cellules photovoltaïques et d’un verre trempé de protection, la tuile solaire présente le même pouvoir couvrant et les mêmes caractéristiques d’étanchéité qu’une tuile normale. De plus, grâce à leur double emboîtement une parfaite étanchéité est assurée. Ce système n’a donc aucune raison de prendre l’eau. En terme d’espaces, on estime qu’une tuile photovoltaïque (posée par un couvreur traditionnel) prend la place de cinq tuiles en terre cuite
Les fabricants
Le leader sur le marché de la tuile photovoltaïque est la société « Imérys Toiture ». Ce produit a été couronné d’une Pyramide d’Or lors du concours de l’innovation du salon Batimat 2003.
Son principal challenger…
On notera aussi l’existence de la tuile C21e de SolarCentury. Cette tuile solaire photovoltaïque est intégrée à la couverture et aussi à la façade comme bardage classique ou mur rideau,.Tout en produisant de l’énergie elle met à profit des espaces habituellement inutilisés.
>Le marché du solaire prend son envol de façon significative, pour passer d’un marché émergent à la banalisation des équipements solaires dans le bâtiment. Autre preuve l’apparition de valeurs en bourse de sociétés spécialisées comme Eneovia ou Facilasol traduisant la multiplication des sociétés dans les régions.
En milieu aquatique
En Espagne, Erpasa, offre la possibilité d’installer des modules solaires sur des retenues d’eaux comme des lacs ou des étangs.
Le système flottant AQüatil
La plate-forme solaire, d’une capacité de 9 modules, mesure 10 mètres de longueur et 2.5 mètres de large.
Les plates-formes AQuatil seront dotées d’un équipement de connexion qui permet d’unir plusieurs plates-formes en formant la matrice définitive qui couvrira la surface souhaitée.
Le système sera ancré au fond par un système d’amarrage qui permet d’atténuer la variation du niveau de l’eau, où reposeront les modules.La plate-forme sera constituée par une grille en acier galvanisé, afin d’éviter des corrosions.
Bien que la société n’écarte pas son utilisation en mer « calme », le projet est développé en premier lieu pour les marais, les barrages et les réseaux d’irrigation.
Avantage ou pas ?
Jusqu’à présent, les surfaces des plans d’eau sont considérées comme des surfaces inutiles.
De plus le coût de l’installation est égal ou inférieur à à celui des panneaux photovoltaïques classiques. elle présente aussi l’avantage d’éliminer les problèmes qui accompagnent ces installations, pour les agriculteurs par exemples (ombres portées) ou les inconvénients liés à la sécurité des installations (systèmes antivol).
Erpasa : la société
Pour Erpasa, la maison mère, la croissance du marché est indéniable. Pour le présent exercice, les projets photovoltaïques conclus se montent à une puissance totale de 42 MW. En 2006, la société representait 8% des installations photovoltaïque en Espagne.
Erpasa développe des projets solaires photovoltaïque, thermique, et de biomasse (bio fuel).
Les aides pour la rénovation énergétique des logements en 2010
C’est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale (maison ou appartement). Sont éligibles au crédit d’impôt les locataires, les propriétaires occupant, les bailleurs ou les occupants à titre gratuit.
Présentation de l’énergie solaire thermique
L’énergie solaire thermique consiste à transformer le rayonnement solaire en énergie thermique. Ce type d’énergie se distingue de l’énergie photovoltaïque (électricité), qui utilise la chaleur transmise par rayonnement plutôt que le rayonnement lui-même, le principe étant de concentrer les rayons solaires en un seul endroit.
Un chauffe-eau solaire individuel (CESI) a pour but de fournir de l’eau chaude pour différents usages : sanitaire, appoint chauffage, piscine, à partir uniquement de l’énergie solaire. Il peut compléter, voire même se substituer totalement au mode de chauffage d’eau classique.
L’énergie solaire étant une énergie renouvelable, celle-ci permet de limiter efficacement les émissions de gaz à effet de serre ou la production de déchets nucléaires. L’ installation de tels dispositifs est fortement encouragée par de nombreux états et collectivités via la fiscalité, les primes et/ou une obligation d’installation sur les nouvelles constructions.
Une certification a vu le jour afin de règlementer ce domaine émergeant où certains installateurs sont, hélas, moins rigoureux que d’autres
Merci à :
Par Jean François Lebault, installateur agréé QualiSol QualiPV chez Heliologie
http://www.installateursolaire.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour le solaire thermique >>
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Fonctionnement de l’énergie solaire thermique
Voici un schéma explicatif du mode de fonctionnement d’un CESI (Chauffe Eau Solaire Individuel), fonctionnant à l’énergie solaire thermique :

Principe de fonctionnement d'un CESI
Captage du rayonnement solaire
Celui-ci s’effectue à travers le module solaire (1) (généralement disposé sur le toit de l’habitation). Il est constitué d’un absorbeur (une plaque et des tubes métalliques noirs). C’est le cœur du « système solaire », qui reçoit le rayonnement solaire et s’échauffe
Autour de cet absorbeur, on retrouve un coffre rigide. Celui-ci a pour but d’isoler thermiquement l’absorbeur tout en laissant passer, sur sa partie supérieure, le rayonnement solaire grâce à une partie vitrée. Une fois le rayonnement entré, ce coffre a pour but de retenir la chaleur afin de chauffer le liquide passant dans l’absorbeur.
Transport de la chaleur
C’est le rôle du circuit primaire (2), contenant un fluide caloporteur (qui transporte de l’énergie) antigel. Le circuit primaire est un circuit fermé, qui ne se mélange pas avec l’Eau Chaude Sanitaire (ECS) produite. Ce fluide chaud, se dirige vers le ballon de stockage (5) afin de restituer sa chaleur à l’eau froide.
Échange de chaleur
Le fluide caloporteur contenu dans les tuyaux du circuit primaire, restitue sa chaleur à l’eau froide qui remplit le ballon de stockage. Le fluide passe au travers d’un échangeur thermique (3) placé au centre du ballon, dans l’eau froide. Celui-ci va dissiper la chaleur qu’il contient afin de réchauffer l’eau froide.
Une fois la chaleur dissipée, le fluide continue son circuit et repart, grâce au circulateur (7) le mettant en mouvement, dans le module solaire, afin de se recharger en chaleur.
Stockage
Le ballon de stockage est similaire, en apparence, à un chauffe eau classique. Il constitue la réserve en eau chaude sanitaire. Lorsque de l’eau est puisée dans le CESI, elle est immédiatement remplacée par de l’eau froide qui sera ensuite réchauffée.
Et lorsqu’il n’y a plus de soleil ?
Lors de conditions météorologiques défavorables, l’énergie solaire ne peut plus assurer la totalité de la production d’eau chaude.
Les ballons d’eau chaude solaire sont équipés d’un dispositif d’appoint. Celui-ci prend le relais en cas de besoins, et vient chauffer l’eau chaude en remplacement de l’énergie solaire.
En général, il s’agit d’un appoint électrique, grâce à une résistance souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire
Mais ce peut être aussi un appoint hydraulique (avec un fluide caloporteur aussi). Raccordé à une chaudière(12) au fioul, au gaz ou une pompe à chaleur par exemple, le fluide vient liberer sa chaleur dans le ballon de stockage grâce à un serpentin.
Un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.
Les aides pour une installation solaire thermique
L’énergie solaire thermique étant une énergie renouvelable certaines aides sont octroyées facilitant son installation.
Quelles aides pour mon projet de chauffe-eau solaire ?
- Un crédit d’impôt de 50% sur les équipements (hors main d’œuvre d’installation)
- Une aide régionale d’un montant variable selon les régions (représente en règle générale de 500 à 1000€)
- Des aides de la région, du département, de la commune peuvent se cumuler
- Un taux de TVA réduit à 5,5% (pour les habitations de 2 ans et plus)
Quelles sont les conditions ?
- Faire appel à un installateur adhérent de la charte Qualisol.
- Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000 € de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les équipements de chauffage et d’eau chaude fonctionnant à l’énergie solaire doivent répondre aux certifications « CSTBat » ou « Solar Keymark »
A savoir : Les aides régionales (conseil régional, conseil général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement ne sont plus à déduire de la base calcul du crédit d’impôt depuis juillet 2007 sauf si le montant de ces aides dépasse le montant de main d’oeuvre facturé.
Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé
Quelles sont les démarches à accomplir ?
Pour le crédit d’impôt :
- Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
- Pour le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.
A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
Pour en savoir plus, lire les bulletins officiels des impôts ( BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 de juillet 2007)
Pour les aides régionales :
- Les démarches sont différentes selon les régions, néanmoins on retrouve fréquemment l’un des deux systèmes suivants.
- Envoyer un dossier avant les travaux rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur Qualisol. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
- Ou envoyer un dossier avant travaux rempli et signé par le bénéficiaire (particulier). Après acceptation de la demande, le particulier reçoit un chèque solaire, établit des devis et une fois l’installation réalisée, règle l’installateur avec son chèque solaire en complétant avec un moyen de paiement habituel.
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900 € pour un CESI sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressource (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 15 ans
- Faire appel à un installateur certifié « Qualisol »
- Installer un équipement visé par le CSTB
Contactez l’ANAH pour connaître les conditions d’attribution précises.
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Autres Utilisations de l’énergie solaire thermique
Les deux tiers de la consommation en éléctricité des machines à laver le linge ou la vaisselle sont liés au chauffage de l’eau. Lorsque vous possédez un chauffage de votre eau plus économique et écologique que l’électricité, comme l’eau chaude solaire, il est possible d’y raccorder ces machines.
Le raccordement direct permet de ne pas utiliser la résistance électrique de sa machine.
Cela permet d’économiser environ 50% d’électricité.
Fonctionnement
Il existe pour cela 3 systèmes :
- Acheter une machine compatible avec un double raccordement.
- Brancher sa machine directement sur un mitigeur.
- Utiliser un commutateur automatique eau froide/eau chaude muni d’un thermostat.
Les machines
Lave vaisselle
Beaucoup de lave-vaisselles peuvent en principe se brancher à l’eau chaude (lorsque le corps de chauffe est commandé par un thermostat), avec une température maximum qui ne devrait pas excéder 60° C.
Lave-linge
La majorité des machines à laver le linge ne possèdent qu’une entrée d’eau froide. Il convient de faire attention lors d’un nouvel achat à privilégier une machine avec de multiples entrées d’eau. Ces entrées d’eau permettent à la fois de brancher une arrivée d’eau chaude et une arrivée d’eau froide, mais également de se brancher sur une conduite d’eau de pluie, afin de diminuer la consommation d’eau potable
Contrairement à nos voisins belges, suisses et allemands, ils existent peu de modèles de machine à laver le linge, avec arrivée d’eau chaude, disponibles à l’achat en France.
L’ Allwater de Miele est un appareil équipé de 2 arrivées d’eau (froide/chaude) et effectue automatiquement un réglage de la température en alternant l’utilisation des deux arrivées d’eau.
Un mitigeur branché sur la machine à laver
Avant d’installer l’eau chaude directement sur la machine à laver le linge ou la vaisselle, il convient de vérifier que celle-ci peut le supporter, sous peine de casser la machine. Les modèles classiques peuvent être alimentés directement en eau chaude s’ils sont munis d’un réglage de température.
Le raccordement d’un mitigeur thermostatique est nécéssaire, sur lequel on visse le tuyau d’arrivée d’eau du lave-linge. Prenez un mitigeur thermostatique de sortie de chaudière et non de douche où la température serait trop basse.
Vous adaptez alors la température du mitigeur à celle du programme de lavage (en rajoutant 10°C car l’eau chaude se refroidit au contact du tambour).
Le gros inconvénient de ce système est l’utilisation d’eau chaude pour le rinçage : cela minimise les économies d’énergie.
Pour compenser cet effet, il faudrait baisser la température du mitigeur pour ne pas effectuer tout le cycle de lavage à l’eau chaude. Pour cela, vous pouvez installer une minuterie réglée sur la durée de remplissage pour revenir baisser la température manuellement.
Un commutateur automatique eau froide / eau chaude
Un commutateur automatique du type Alfa Mix ou Preconnex permet d’obtenir une double alimentation d’eau pour tout type de machine. C’est une bonne alternative si vous possédez une machine à laver qui ne possède pas de thermostat dans le corps de chauffe afin de supporter le mitigeur.
Les systèmes Alfa Mix et Preconnex permettent ainsi d’utiliser une source d’eau chaude pour la machine à laver sans que celle-ci soit à double alimentation.
Vous pouvez ainsi régler sur cet appareil la température d’eau souhaitée pour le cycle de lavage (40 ou 60°C par exemple en positionnant la température de la machine à 30° afin que le thermostat électrique ne se déclenche pas). Il est réglable jusqu’à 60°C. Le commutateur automatique permet de passer sur l’eau froide avant le cycle de rinçage, il gère les prélavages, mais ne permet pas de programmer un départ différé.
Son installation est très simple et peut être effectuée avec des compétences minimes en bricolage.
Ce système coûte un peu plus de 300 euros en France, mais se trouve beaucoup moins cher en Allemagne.
L’huile de coude
Un dernier système un peu plus… difficile à utiliser est de remplir sa machine à laver le linge avec de l’eau chaude avant son lancement. Il suffit de verser à l’aide d’un seau ou d’un tuyau l’eau chaude dans sa machine à laver, puis d’enclencher le programme.
Bien entendu, ce système n’est valide que pour les machines à chargement vertical et non frontal. Par ailleurs, il ne permet pas de bénéficier des tarifs de nuit… sauf à être insomniaque !
Tout ceci a pour but de vous faire réaliser des économies durables, c’est à dire dépenser moins en économisant la planète !
Présentation générale de l’énergie solaire photovoltaïque

Panneaux Photovoltaïques
L’énergie solaire photovoltaïque est une énergie renouvelable, qui permet, à partir du rayonnement solaire, de produire de l’électricité grâce à des cellules photovoltaïques montées en série.
Le terme photovoltaïque désigne indifféremment le phénomène physique – l’effet photovoltaïque – et/ou la technologie associée.
Lorsque plusieurs cellules sont reliées entre-elles, celles-ci forment un module solaire photovoltaïque (comme le montre l’image ci-contre). Différentes technologies de modules existent aujourd’hui sur le marché.
Une installation solaire classique comporte, en général, plusieurs modules afin de subvenir aux besoins en énergie de l’installation. Celle-ci peut se réaliser aussi bien chez un particulier que chez un professionnel ou dans une centrale solaire photovoltaïque.
Cette installation peut-être isolée et fonctionner « en ilot » en chargeant des batteries et répondant à des besoins locaux (site isolé ou off grid), et/ou alimenter un réseau de distribution électrique (connecté au réseau ou grid connected).
Matériel nécessaire
Toute installation photovoltaïque nécessite un onduleur. Celui-ci transforme le courant continu généré par les cellules, en courant alternatif afin de se conformer aux besoins en électricité spécifiques au réseau sur lequel se connecte le générateur. L’utilisateur final ne verra aucune différence entre le courant photovoltaïque et le courant du réseau traditionnel.
Vous disposez de 2 compteurs. Le premier est chargé de comptabiliser l’énergie produite par l’installation et ce que vous consommez, et le second est en charge du courant que vous fournissez au réseau traditionnel.
Le matériel doit être garanti et répondre aux normes NF-CEI 61215 (silicium cristallin) et NF-CEI 61646 (couches minces). Des certifications existent aussi vis-à-vis de l’installateur.
Afin de faciliter l’acquisition de ce type d’installation, l’état octroie aux installants des aides financières.
La puissance de l’installation
La puissance d’un module photovoltaïque est mesurée en Watts crête (Wc) ou kiloWatts crête (kWc). La « puissance crête » caractérise la puissance d’une installation photovoltaïque dans les conditions climatiques optimales, c’est la puissance maximale que peut fournir le système.
La production annuelle d’un système photovoltaïque bien orienté, avec une puissance de 1.000 Wc (soit 8 à 10 m² de modules) peut varier entre 900 kWh au Nord de la France à 1250 kWh au Sud.
Vous pouvez consulter les cartes suivantes, qui vous donneront un aperçu de ce à quoi vous pouvez prétendre :

Ensoleillement moyen annuel par région en heures

Production annuelle possible en kWh pour 1kWc installé selon les régions
Lieu d’installation
Dans la majeure partie des cas, les modules photovoltaïques sont intégrés aux toitures, en étant posés sur la toiture existante, ou intégrés, c’est-à-dire en remplacement de la toiture traditionnelle et font office de matériau de construction.
Grâce au développement des technologies, l’implantation de ces modules évolue pour les rendre plus esthétiques et surtout plus discrets. On les retrouve donc en façade, sur les gardes-corps des balcons …

Façace photovoltaïque
Comment installer ?
L’installation photovoltaïque ne s’improvise pas et chaque installation diffère. C’est pourquoi l’expertise d’un installateur est obligatoire afin d’avoir un fonctionnement ainsi qu’un rendement optimal.
Cinq points sont à prendre en compte, quelle que soit l’installation désirée :
- Accessibilité
- Inclinaison
- Orientation (Sud, sud est, sud-ouest)
- Dimensionnement (surface en mètres carrés nécessaire à la couverture des besoins en électricité)
- Les obstacles susceptibles de couper momentanément le rayonnement du soleil, sont à proscrire.
Remarque : Une déclaration de travaux est nécessaire dans le cas où votre installation est réalisée sur une construction existante. S’il s’agit d’une construction neuve, la demande devra être incluse dans le permis de construire.
De plus, certains sites étant protégés, une réglementation peut exister concernant l’aspect des toitures. Il est donc fortement conseillé de prendre contact avec les administrations locales afin d’éviter certaines complications.
Et EDF ?
EDF a l’obligation de racheter le surplus d’énergie que vous produisez. Le tarif de rachat est en outre très intéressant, car supérieur à celui du coût d’achat classique de de l’électricité (voir partie « Combien ça coûte ? »
Il est donc possible et financièrement intéressant de produire et de revendre toute sa production, en ne rachetant que l’électricité nécessaire à votre consommation. Ceci vos permettra de rentabiliser votre installation plus rapidement.
Sauf si votre générateur est connecté au réseau EDF, vous pouvez également consommer l’électricité dont vous avez besoin et revendre votre surplus ensuite.
Merci à :
Par Ivar Houck, ingénieur chez BP solar
http://www.bpsolar.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour le solaire photovoltaïque >>
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Normes dans le domaine solaire photovoltaïque
Dans le domaine du solaire photovoltaïque, deux normes dominent le marché :
ISO 9001
La norme ISO 9001 fait partie de la série des normes ISO 9000, relatives aux systèmes de gestion de la qualité. Les exigences sont relatives à quatre grands domaines :
- Responsabilité de la direction : exigences d’actions de la direction, en tant que premier acteur permanent de la démarche.
- Système qualité : exigences administratives permettant la sauvegarde des acquis. Exigence de prise en compte de la notion de système.
- Processus : exigences relatives à l’identification et à la gestion des processus contribuant à la satisfaction des parties intéressées.
- Amélioration continue : exigences de mesures et d’enregistrement de la performance à tous les niveaux ainsi que d’engagements d’actions de progrès efficaces.
ISO 14001
La norme ISO 14001 est la plus utilisée dans la série des normes ISO 14000. Elle concerne le management environnemental. Elle quantifie ce que réalise l’organisme pour réduire au minimum les effets dommageables de ses activités sur l’environnement. Elle permet d’améliorer en permanence sa performance environnementale (cela contribue à la protection et à la stabilité de l’environnement).
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Les certifications de l’énergie solaire
Il existe 2 normes reconnues :
- Qualisol pour les structures solaires thermiques
- QualiPV pour les structures solaires photovoltaïques.
Elles sont gérées par l’association Qualit ‘EnR qui réunit les professionnels du solaire. Les labels de qualité Qualisol et QualiPV apportent une reconnaissance aux entreprises compétentes en installation de ces systèmes. Elles permettent aussi de conforter le particulier dans le choix d’un professionnel compétent pour réaliser ses installations.

Qualisol & QualiPV
Voici quelques uns de nos conseils pour le solaire thermique >>
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Quelles aides pour une installation photovoltaique ?
Globalement, il faut compter environ 25 000 € pour l’acquisition et la pose d’un kit de 3 kWc produits à partir d’énergie solaire photovoltaïque. Le temps de retour sur investissement est en moyenne de 7 ans.
Mais pour faciliter cette acquisition, tout de même coûteuse, de nombreuses aides vous sont accessibles !
Quelles aides pour mon projet ?
- Un crédit d’impôt de 50% sur les équipements (hors main d’œuvre d’installation)
- Une aide régionale d’un montant variable selon les régions (représente en règle générale de 1000 à 2500€)
- Des aides de la région, du département, de la commune peuvent se cumuler
- Un taux de TVA réduit à 5,5% (pour les habitations de 2 ans et plus)
Quelles sont les conditions ?
- Faire appel à un installateur adhérent de la charte QualiPV
- Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000€ de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006)
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les équipements de système électrique photovoltaïques doivent répondre aux normes internationales EN 61215 ou NF EN 61646
A savoir : Les aides régionales (conseil régional, conseil général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement ne sont plus à déduire de la base calcul du crédit d’impôt depuis juillet 2007 sauf si le montant de ces aides dépasse le montant de main d’œuvre facturé.
Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé.
Quelles sont les démarches à accomplir ?
Pour le crédit d’impôt :
- Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
- Dans le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.
A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
En savoir plus : lire les bulletins officiels des impôts : BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 (juillet 2007)
Pour les aides régionales :
Selon les régions, les démarches diffèrent mais sont fréquemment similaires :
- Envoyer un dossier, avant travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur QualiPV. Le versement de l’aide se fait après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture.
- Envoyer un dossier, avant travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier). Après acceptation de la demande, le particulier reçoit un chèque solaire, établit des devis et une fois l’installation réalisée, règle l’installateur avec son chèque solaire en complétant avec un moyen de paiement habituel.
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 1800€ pour un système combiné sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressource (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 15 ans
- Faire appel à un installateur QualiPV
- Installer un équipement visé par le CSTB
Contactez l’ANAH pour connaître les conditions d’attribution précises.
Pour des installations sur sites isolés, des subventions peuvent être accordées par l’ADEME
A savoir : pour les sites raccordés au réseau électrique, votre fournisseur d’électricité (EDF ou autre) à l’obligation de racheter l’électricité produite par votre système solaire :
- Pour la France continentale :31,193 centimes d’euro le kWh ou 57,187 centimes d’euro le kWh si l’équipement est intégré au bâti (au 1er janvier 2008).
- Pour les DOM et la Corse, le tarif de base est 41,591 centimes d’euro le kWh.
De plus, les DOM bénéficient d’un système de défiscalisation particulièrement intéressant.
A savoir : une exonération de la taxe foncière est annoncée par décret du 16 septembre 2005 (2005-1174) pour les réalisations respectant des critères de qualité environnementaux pour une période de 15 ans. Seuls les logements collectifs sont concernés.
Il est peu réaliste de parler de coût moyen tant les disparités liées aux besoins, à la région, à la configuration du site et à l’installation peuvent être disparates.
Le terme d’ordre de grandeur est plus approprié. Pour un système « posé » d’une puissance de 2000 Watts crêtes, sans tenir compte des aides et crédits d’impôts, on peut estimer le coût de l’installation entre 15 000 et 20 000 euros.
Les nouvelles technologies telles que les couches minces métalliques (CIS) n’utilisant pas de silicium, et d’une manière générale l’abaissement des coûts de productions, face à une très forte demande, devraient permettre une réduction conséquente des coûts dans un avenir très proche.
Revente de l’électricité
Le tarif 2008 de rachat d’électricité par EDF:
Ce tarif n’est pas unique en France :
Il est de 31,193 c€ par kWh et 57,187 c€ par kWh si les capteurs sont intégrés au bâtiment.
Pour la Corse et les DOM : 41,591 c€ par kWh et 57,187 c€ par kWh si les capteurs sont intégrés.
Un contrat est établi entre le producteur et sa compagnie d’électricité pour l’achat du kilowattheure produit. Il est signé pour 20 ans.
Cas Particulier
Pour bénéficier d’une aide publique à l’électrification photovoltaïque en site isolé, le propriétaire du site doit se rapprocher de sa commune, aucune étude et aucun travaux ne doivent démarrer sans son accord.
Les aides financières peuvent venir du FACE (fonds d’amortissement des charges d’électricité) en zone d’électrification rurale ou de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et EDF en zone d’électrification urbaine. La collectivité qui souhaite électrifier un site isolé peut contacter son syndicat ou son distributeur d’électricité et solliciter les conseils techniques de l’Ademe.
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Le chèque énergies renouvelables
Chaque région française à mis en place un système de « chèque énergies renouvelables » pour les particuliers qui investissent dans des solutions d’énergies renouvelables. L’attribution de ces chèques est soumise à un certains nombres de conditions mais vous pouvez en bénéficier dans le cadre de la construction ou de la rénovation d’une habitation.
Ainsi les particuliers recevront-ils un chèque de 300 euros pour l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel, 1000 euros pour une chaudière automatique au bois ou un système solaire combiné individuel.
Pour la région Rhône alpes
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page
Pour la région PACA
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Pour la région Limousin
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Pour la région Auvergne
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La liste n’est pas complète mais les sites web des régions ne sont pas toujours mis à jour. Vous pouvez nous aider à compléter cette liste en nous envoyant l’adresse de la page web du chèque de votre région.
Consulter la liste complète des aides incitatives aux économies d’énergie
Enfin vous pouvez télécharger le guide ADEME 2006 des aides financières liées à l’habitat.
















