Eoliennes : Floatgen ouvre la voie de l’éolien en mers profondes

Dans Communication, Entreprise, Éolienne, Hydraulique, Hydrolien par le 19 novembre 2015Pas de commentaire

floatgenLe projet FLOATGEN se reconfigure et ouvre la voie de l’éolien en mers profondes avec la première éolienne flottante testée au large des côtes françaises. Sept partenaires, venant de quatre pays Européens, se sont réunis à l’Ecole Centrale de Nantes le 24 juin pour inaugurer la nouvelle configuration de ce projet de recherche sur les éoliennes en mer flottantes. La première éolienne flottante en France, FLOATGEN, sera ainsi testée au large du Croisic sur le site d’expérimentation en mer SEM-REV, avec une turbine de 2 MW.

Quel est l’objectif de FLOATGEN ?

L’objectif du projet FLOATGEN est de démontrer la faisabilité technique et la viabilité économique de l’éolien flottant, dans le but d’étendre le potentiel de développement de parcs éoliens en mer aux eaux profondes et disposant d’un meilleur gisement de vent. Le projet a également pour objectif de démontrer le fort potentiel de diminution des coûts de l’électricité produite par des parcs éoliens flottants.
Le projet évaluera la performance de la combinaison de l’éolienne et de la fondation flottante afin d’accumuler suffisamment d’expérience pour optimiser la performance de futurs projets utilisant cette technologie.
“ Le projet a subi plusieurs changements, mais il est désormais prêt à tester le premier démonstrateur d’éolien flottant reposant sur une technologie 100% européenne” souligne Mauro Villanueva, Directeur du Développement Technologique de GAMESA et coordinateur de FLOATGEN.

eolienne-flottante

Lancé en janvier 2013, le projet FLOATGEN inclut maintenant l’Ecole Centrale de Nantes et son site d’expérimentation en mer SEM-REV dans le consortium. “ SEM-REV est une zone offshore de 1km² disposant de moyens de mesures océanographiques, d’un centre de recherche à terre, d’un câble électrique sous-marin à haute tension, d’un système de connexion sous-marin et d’une sous-station électrique connectée au réseau national. Aujourd’hui, le site SEM-REV est complètement opérationnel en termes d’autorisations, ce qui correspond parfaitement au planning du projet FLOATGEN ” explique Christian Berhault, directeur de SEM-REV. Le financement de ce projet a été assuré dans le cadre du Contrat de Projets Etat Région 2007-2013, avec une forte contribution de la Région Pays de la Loire.

Le consortium compte désormais 7 partenaires européens, composé au niveau industriel par GAMESA, un fabricant mondial de turbines éoliennes, en coopération étroite avec IDEOL, le fournisseur de la fondation flottante, la contribution de l’Université de Stuttgart soutenue pour les activités de monitoring, pour les études d’impact environnemental et la communication par FRAUNHOFER-IWES et le GROUPE RSK, (biologie marine), ZABALA, société de conseil ainsi que l’Ecole Centrale de Nantes pour la réalisation des tests en mer sur son site d’expérimentation SEM-REV.


Le démonstrateur de 2MW utilisera la technologie « Damping Pool® » brevetée et développée par la société française IDEOL. Il s’agit d’un flotteur de surface, en forme d’anneau rectangulaire, relativement compact, à faible tirant d’eau et au comportement hydrodynamique extrêmement performant, permettant de réduire significativement le coût de l’éolien flottant. Le puits central situé à l’intérieur du flotteur est conçu et dimensionné pour permettre l’amortissement des mouvements du flotteur, grâce aux phénomènes de ballotement de l’eau retenue à l’intérieur, et ainsi de réduire les mouvements induits sur la turbine.

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Débat public sur le projet de parc éolien en mer du Nord

Dans Clean tech, Energies, Éolienne, Hydrolien par le 27 août 2013Pas de commentaire

Le débat public sur le projet de parc éolien en mer au large de la baie de Saint-Brieuc mobilise les habitants dans la sérénité

A moins de deux semaines de la fin du débat public sur le projet de parc éolien en mer au large de la baie de Saint-Brieuc, la Commission Particulière du Débat Public (CPDP) a décidé de faire un point d’étape.

Forte mobilisation de la population aux réunions publiques, respect des règles mises en place par la CPDP, nombre important de cahiers d’acteur rédigés : le débat public a d’ores et déjà rempli une grande partie de sa mission en apportant l’information et en permettant à chacun de s’exprimer dans la plus grande sérénité.

Et cette mobilisation pour ou contre les hydroliennes ne devrait pas faiblir à moins d’une semaine de la très attendue réunion publique sur les impacts visuels du projet sur le paysage.


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Innovation : des récifs artificiels écologiques pourraient préserver la biodiversité lors d’implantation d’éoliennes en mer

Dans A LA UNE, Animaux, Clean tech, Environnement, Habitat, Hydrolien, Matériaux par le 29 mai 20131 Commentaire

Fort de son expertise dans les éco-matériaux à base de déchets coquillers marins, le laboratoire de l’ESITC Caen pilote un nouveau projet européen avec des enjeux économiques, environnementaux et patrimoniaux majeurs : RECIF. Il a pour objectif d’améliorer la gestion des ressources marines et de trouver une voie de valorisation des coquillages, très présents sur les côtes normandes. Il s’inscrit dans le cadre de l’implantation des éoliennes offshore et de la recherche de solutions pour compenser d’éventuelles perturbations de l’écosystème dans la zone Manche. Le projet RECIF, en rassemblant 9 partenaires français et britanniques (dont TPC-Groupe VINCI), est cofinancé par l’Union Européenne (FEDER) et la Région Basse-Normandie pour un montant de 3 millions d’euros et devrait aboutir en 2015.

Le Laboratoire de Recherche de l’ESITC Caen pilote le projet RECIF

Objectif : obtenir des récifs naturels après plusieurs années

Objectif : obtenir des récifs naturels après plusieurs années

L’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction de Caen (ESITC Caen) et ses 8 partenaires français et britanniques viennent de lancer le projet RECIF (REutilisation de Coproduits marins en récIF artificiel). Il vise à traiter et valoriser les coproduits marins dans les matériaux de construction innovants pour récifs artificiels, tout en améliorant la gestion des ressources marines et la biodiversité. Sélectionné dans le cadre européen de coopération transfrontalière INTERREG IVA France (Manche) Angleterre, ce projet s’inscrit dans le cadre de l’implantation des Énergies Marines Renouvelables (EMR) dans la zone Manche et des réflexions pour l’amélioration de l’écosystème.

L’idée du projet RECIF est née dans le laboratoire de l’ESITC Caen, dont les travaux et thématiques de recherche sont axés notamment sur les matériaux et les éco-matériaux de construction prenant en compte leur impact environnemental (au même titre que leurs performances mécanique, thermique et/ou acoustique). L’ESITC Caen pilote déjà depuis 1 an le projet VECOP sur la réutilisation des coproduits marins en éco-pavés drainants. Les résultats et les connaissances de ce projet et notamment ceux liés aux caractéristiques physico-chimiques des coquilles, à l’étude du comportement des coquilles dans un matériau cimentaire, seront utilisés dans le cadre du projet RECIF pour optimiser les formulations dès le début du projet RECIF. VECOP a également permis au laboratoire de l’ESITC Caen de parfaire et de maitriser le processus de traitement et de transformation des coquilles vides permettant leur valorisation en granulats.


Le projet RECIF vise lui aussi la valorisation de ces déchets coquilliers en les incorporant dans un matériau qui sera mis au point pour la fabrication de récifs artificiels qui seront immergés en mer. 7 personnes sous la direction de Mohamed Boutouil, directeur du laboratoire de l’ESITC Caen, contribuent au projet dont le budget pour l’école atteint 715 k€.  Selon lui, « Le projet RECIF permet au laboratoire de l’ESITC Caen de poursuivre le développement de ses recherches dans le domaine des matériaux de la construction adaptés à leur environnement, en l’occurrence, le milieu marin. Les chercheurs et les doctorants de l’ESITC Caen vont s’attacher à mettre au point un matériau cimentaire pour la fabrication de récifs artificiels répondant à plusieurs critères notamment l’incorporation des coproduits coquillers et la durabilité vis-à-vis de l’eau de mer. Les perspectives et les résultats des études de ce matériau et des formes des récifs artificiels, permettront une meilleure compréhension du comportement physico-mécanique et biologique et de l’impact des récifs artificiels ».

RECIF – un partenariat européen au service de l’environnement

Les récifs artificiels

Les récifs artificiels

Le projet RECIF a comme objectif premier de répondre à un enjeu majeur auquel les industriels de la pêche sont confrontés : l’évacuation des déchets coquilliers issus de la mer. Il propose ainsi une filière de valorisation des coproduits coquilliers permettant de diminuer la quantité de déchets, tout en apportant une solution favorable au développement de l’écosystème marin. Ce projet innovant s’attachera à connaitre l’écosystème des zones d’immersion et à suivre le processus de colonisation des récifs. Un des enjeux principaux de ce projet est de comprendre le rôle des récifs dans les phénomènes d’enrichissement de la biodiversité afin d’améliorer la production de l’écosystème marin et développer ainsi des ressources pour les pêcheurs.

Dans la zone de la Manche, des éoliennes offshores seront bientôt implantées sur différents sites déjà connus. Le projet RECIF étudiera la préservation et le développement des ressources marines par la mise en place de récifs artificiels dans des zones préalablement ciblées. Par le biais de RECIF, des connaissances nouvelles et des solutions innovantes quant à l’impact environnemental des récifs artificiels lié à l’implantation des EMR (Energies marines renouvelables) seront à disposition des chercheurs et des industriels. A terme, les études et les résultats de ce projet pourraient s’inscrire dans le cadre d’éventuelles mesures compensatoires à la mise en place à grande échelle de parcs éoliens offshore, à commencer par les parcs de la zone Normandie.

Le partenariat entre les 9 acteurs est construit afin que les compétences se combinent et répondent de manière pertinente aux objectifs du projet RECIF. Les partenaires de l’ESITC Caen dans le cadre du projet sont : des universités (University of Southampton, University of Exeter, Université de Caen Basse Normandie), des laboratoires de recherche (Plymouth Marine Laboratory, Muséum National d’Histoire Naturelle), et des industriels (TPC – Groupe VINCI, EMCC). Les diverses parties prenantes au projet apportent leurs connaissances scientifiques et visent à obtenir des solutions innovantes sur l’ensemble de l’axe Manche, avec des résultats applicables et transférables en Manche et au-delà.

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Energies marines, l’hydrolien tarde à se mettre en place

Dans A LA UNE, Animaux, Energies, Hydrolien par le 20 mars 20135 Commentaires

Après avoir dû se contenter de jouer les seconds rôles dans l’émergence du solaire et de l’éolien, la France va-t-elle réussir à s’imposer comme un acteur majeur des énergies de la mer ? Une étape décisive aurait dû être franchie fin 2012, avec le projet « énergies marines » porté par l’Ifremer qui attend que le gouvernement fixe un cadre et une stratégie pour que des investissements d’avenir et une filaire industrielle voient le jour. La France percera t-elle sur le marché de l’hydrolien ?

Énergies marines : marchés, projets, place de la France…

En dehors de l’éolien offshore, qui adapte au milieu marin les technologies de l’éolien terrestre, et de l’énergie marémotrice, les énergies marines sortent à peine des laboratoires et n’arriveront pas à maturité, selon les experts, avant une dizaine d’années au mieux. Après l’éolien offshore posé, seul procédé actuellement commercialisé dans les énergies marines renouvelables [EMR], l’hydrolien est la technologie la plus mature, devant l’éolien flottant, le houlomoteur [l'énergie de la houle] et l’énergie thermique des mers.
Il s’agit donc aujourd’hui de faire émerger les technologies qui permettront d’exploiter l’énergie des courants, des marées ou des vagues, ou encore les différentiels de températures ou de salinité.
Selon une étude prospective publiée par l’Ifremer en 2007, les énergies marines pourraient commencer à peser d’ici à 2020 dans le « mix » énergétique français et contribuer à atteindre l’objectif de 23 % d’électricité d’origine renouvelable dans la consommation française.

« La France, deuxième potentiel Européen en matière d’énergie hydrolienne (après le Royaume-Uni), a une place de leader à prendre, affirme Mme Batho. Encore faudrait-il que les pouvoirs publics soutiennent clairement la filière, qu’ils respectent le calendrier nécessaire au déploiement de la filière (la ministre s’y est engagée le 25 février à Cherbourg). Enfin et surtout, un prix de rachat de l’électricité produite par ces hydroliennes doit être fixé et tenu pour ne pas reproduire les erreurs qui ont plongé la filière photovoltaïque dans un marasme économique incroyable.

Quant au  marché mondial des turbines sous-marines, il représenterait entre 70 et 100 milliards d’euros à l’horizon 2030. Reste à  en confirmer la viabilité. Une dizaine de fabricants de turbines dans le monde – dont trois groupes français – sont impatients d’en découdre pour se faire une place sur ce marché à venir.  Ainsi, Alstom (Renewable Power) vient de racheter Tidal Generation Ltd à Rolls-Royce et peut se targuer, avec ce concepteur d’hydroliennes, d’avoir produit sur le réseau électrique de  l’énergie à partir d’une turbine immergée, même si la technologie n’est qu’au stade du développement. Tous ces industriels ont besoin de tester leurs technologies sur des sites grandeur nature. Il faudra donc passer par la case d’une ferme pilote, avec quelques machines, pour tester notamment les effets de sillage et la connexion au réseau.

Tout le monde s’accorde à le dire : « C’est maintenant que ça se passe, et il ne faut pas rater le coche. » Malheureusement, la ministre de l’écologie n’a pas annoncé l’appel à projet (tant attendu)  qui devrait stimuler, dans un premier temps, la recherche, et, dans un second, l’installation de « fermes pilotes » d’hydroliennes immergées en pleine mer.

Projet Sabella

Projet d’hydrolienne émergée par Sabella

Plusieurs projets ont déjà bénéficié d’une aide de l’Etat au titre des investissements d’avenir. Notamment celui de l’entreprise brestoise Sabella, déjà pionnière dans le domaine des énergies de la mer, elle avait prévu d’immerger au large d’Ouessant en 2012  une hydrolienne devant couvrir un quart de l’électricité consommé sur lîle.
Pendant des tests en rade de Brest, un treuil chargé de monter et descendre leur hydrolienne expérimentale de 1 000 tonnes, est tombé en panne. Depuis, la turbine gît au fond de la rade. Une opération de récupération pourrait être menée courant mars.

Projet Cotes Armor

Projet hydrolien dans les Cotes d’Armor à l’arrêt

Le projet le plus avancé à ce jour, mené par EDF dans les Côtes-d’Armor, doit franchir une étape importante cet été : début septembre, une hydrolienne de 16 m d’envergure sera immergée à quinze kilomètres au large de Paimpol pour y être testée pendant deux mois.
EDF devait installer en 2012, sur le même site, une ferme de quatre hydroliennes raccordées au réseau électrique mais le calendrier prévu n’a pas été respecté. Cyril Abonnel, responsable du projet EDF, reste optimiste et pense qu’après des années d’études, nous entrons enfin dans une phase de concrétisation.

Projet Cotes Seeneoh

Seeneoh : Site Expérimental Estuarien National pour l’Essais et l’Optimisation d’Hydroliennes

En 2006, deux ex-étudiants bordelais en océanographie se sont mis en tête de développer un site expérimental sur la Garonne, pour tester des prototypes d’hydroliennes d’estuaire, de fleuve ou de pleine mer. Depuis, les deux ingénieurs ont monté un bureau d’études spécialisé dans les énergies marines renouvelables, et affinent leur projet baptisé Seeneoh.
« L’objectif est de permettre aux industriels des grands groupes, mais surtout aux PME, de tester leur prototype dans un milieu naturel proche des conditions de pleine mer, mais moins coûteux à installer et à faire fonctionner », explique Marc Lafosse, président du bureau d’études. Aucun site expérimental en estuaire n’existe à ce jour dans le monde !

Seeneoh s’intègre dans une filière industrielle naissante autour des énergies marines. Après le Grenelle de la mer, en 2009, un institut national de recherche coordonné par l’Ifremer (l’organisme public de recherche pour l’exploitation de la mer) a été retenu, en mars 2011, dans le cadre du Grand Emprunt. Ce groupement d’intérêt public basé à Brest, appelé France énergies marines, dispose de 133 millions d’euros sur dix ans et de cinq sites d’essais dont celui de Bordeaux.

« Seeneoh va permettre des retours d’expériences pour l’ensemble de la filière », assure son directeur général, Yann-Hervé De Roeck.
Maintenant, il faut espérer la mise en place d’une vraie politique industrielle.  Sinon, comme pour l’éolien et le photovoltaïque, la France va se faire doubler par la concurrence étrangère.

Impact écologique de l’hydrolien

La faune marine

Que se passerait-il s’il venait à l’idée d’une orque de passer la tête entre deux pales d’hydrolienne ? Hypothèse pas si saugrenue que cela, depuis que la société irlandaise OpenHydro a immergé deux hydroliennes expérimentales dans le Puget Sound. Ce bras de l’océan Pacifique situé dans l’Etat de Washington accueille plusieurs colonies d’orques.

Avant qu’OpenHydro n’obtienne son autorisation, les chercheurs du Pacific Northwest National Laboratory (PNNL) ont été chargé de répondre à la question. Leurs conclusions ont rassuré les défenseurs de l’environnement : étant donné la vitesse de rotation de l’hydrolienne et la résistance des orques aux chocs, les mammifères marins s’en tireraient – au pire – avec une belle frayeur.

D’après les biologistes anglais, l’hydrolienne nuit à certaines espèces de la vie sous marine. Quelques petits poissons auraient du mal à nager à cause des turbulences ce qui les obligerait à fournir des efforts considérables. Les hydroliennes pourraient aussi précipiter dans leurs pales d’autres animaux de petite taille qui ne sont pas en mesure de résister à l’aspiration créée par l’hydrolienne. De plus l’hydrolienne est une pièce étrangère rapportée dans le monde marin, elle engendre donc de nouvelles conditions environnementales susceptibles d’attirer certains poissons ou d’en faire fuir d’autres. L’équilibre du monde sous-marin risque d’être perturbé à d’autres endroits qu’ils délaissent.
D’après certains scientifiques, les hydroliennes sont la cause d’une nuisance sonore car la rotation des pales produit un bruit qui rayonne sous l’eau. Cependant cette nuisance serait inexistante selon d’autres scientifiques qui n’ont pas relevé d’impacts lors de leurs recherches.


Résultat que l’on doit prendre avec la plus grande réserve car les études d’impact doivent être menée sur chaque site et non pas d’un point de vu général. Enfin l’étude a été commandée par OpenHydro et porte sur une seule hydrolienne. On imagine aisément que dans le cas d’une ferme avec 10, 20 ou 30 hydroliennes, les résultats seraient bien différents.

La pollution visuelle

La filiale d’EDF estime que les fermes de grande dimension devront se doter de plates-formes de transformation du courant, ce qui minimisera le nombre de raccordements  fermes/terre, et réduira l’impact visuel.

Les contraintes techniques

Elles sont nombreuses bien sure comme tout projet de cet envergure.

Le raccordement

Le principal challenge à relever est le raccordement de ces futures fermes au réseau public d’électricité. Schématiquement, il faut tirer un câble et le brancher. Où, comment et à quel prix, sont les questions à résoudre.
Le Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF, a rendu publique, vendredi 1er février 2013, une étude prospective que lui avait commandée le précédent gouvernement sur le raccordement au réseau électrique des futures fermes d’hydroliennes, qui transforment l’énergie des courants marins en électricité.
Elle met en avant les écueils attendant ces installations, qui pourront compter chacune – en phase commerciale, c’est-à-dire pas avant la fin de la décennie – jusqu’à une centaine d’hydroliennes immergées.
RTE affirme ainsi n’avoir « identifié que quelques zones restreintes propices » à l’arrivée à terre des câbles sous-marins et à leur raccordement au réseau électrique terrestre, en raison de la topographie du littoral et de l’existence de zones protégées dans les régions où se concentre l’essentiel du potentiel hydrolien français : le raz Blanchard, au large du Cotentin, et le passage du Fromveur, près d’Ouessant.
Hervé Mignon, directeur de la prospective à la RTE, insiste sur la nécessité « de prendre en compte le plus en amont possible la question du raccordement », celui-ci nécessitant un délai « de six à sept ans » pour le réseau à très haute tension (THT). Au-delà, « le renforcement du réseau terrestre sera nécessaire », prévient la RTE.
Si vous lisez entre les lignes, cela veut dire qu’il va falloir faire de gros travaux sur les lignes EDF et que les français vont surement devoir encore mettre la main à la poche !

Les lieux possibles en France

Les deux « spots » français sont connus : le raz Blanchard, qui passe entre le cap de la Hague (Manche) et l’île anglo-normande d’Aurigny, et le passage du Fromveur, entre l’archipel de Molène et l’île d’Ouessant (Finistère). DCNS, qui vient d’investir 130 millions d’euros pour prendre le contrôle de l’irlandais OpenHydro, s’est associé à EDF et espère installer dans le raz Blanchard une ferme pilote de sept machines.
C’est également une des zones retenues par GDF-Suez. Associé à l’allemand Voith Hydro et au constructeur naval tricolore CMN, l’énergéticien ambitionne d’y installer d’ici à 2016 un parc pilote de trois à six turbines, pour un investissement de 20 à 30 millions d’euros. GDF-Suez développe aussi un projet avec la start-up française Sabella dans le passage du Fromveur.

Conclusion

L’hydrolien en France et dans le reste du monde n’en est qu’a ses balbutiements car les technologies sont longues et couteuses à mettre en place. Si la France n’en est qu’à ses premiers tests, les acteurs publics doivent rapidement donner un feu vert pour que les industriels français comme EDF ou Alstom, puissent passer à la phase de pré-commercialisation de l’hydrolien à travers des parcs pilotes. Cette étape est importante pour confirmer la viabilité technologique et économique des projets. Les pouvoirs publics doivent aussi définir le cadre dans lequel toute la filière pourra travailler en confirmant les zones de tests et en élaborant un mécanisme financier plus incitatif. Delphine Batho (la ministre actuelle de l’Ecologie et du développement durable) s’est engagée à ce que le tarif de rachat de l’électricité qui sera produite par des hydroliennes soit fixé et connu avant le mois de juin. Espérons que ces décisions viendront vite sinon la France se fera encore doublé par ses concurrents européens comme çà a été souvent le cas ces dernières années dans le secteur des énergies renouvelables. Affaire à suivre…

Merci à :
Rob Stevenson, Vice-président d’Alstom pour les Energies Marines
http://www.alstom.com

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Les Hydroliennes

Dans Hydraulique, Hydrolien par le 18 mai 20093 Commentaires

Une hydrolienne est une turbine sous marine, créant de l’hydroélectricité, énergie électrique produite par l’énergie cinétique des marées ou des courants. Elle peut être assimilée à une éolienne sous marine.

Avantage des hydroliennes

En utilisant l’énergie cinétique du courant, les hydroliennes exploitent une énergie inépuisable, non polluante (pas d’émission de gaz à effet de serre) et prévisible (connaissances des courants en un lieu donné). C’est donc une énergie renouvelable.

Hydrolienne avant son installation

Hydrolienne avant son installation

Inconvénients des hydroliennes

Les hydroliennes n’ont hélas pas que des points positifs.

  • Elles nécessitent la mise en place de la base de l’installation dans la zone de courant. Ceci induit donc un manque d’accessibilité pour sa maintenance (certaines sont dotés de mats permettant de lever le rotor ainsi que les pales).
  • De plus, ces installations ne sont pas sans danger pour l’environnement : on enregistre des perturbations sur la faune et la flore alentours ainsi que sur la sédimentation.

Du côté de la France

Le potentiel des courants marins en France représente 3 à 5 GW, soit 2 à 3% de la production française. Cette ressource énergétique pourrait être recueillie par 5.000 machines pour un coût du kW entre 0,03 et 0,04 euro (contre 0,028 euro pour le nucléaire).
Pour l’heure, la première hydrolienne française, à titre expérimental, a été baptisée en Mars 2008, dans le Finistère dans l’estuaire de l’Odet. Elle est à l’echelle 1/3 du modèle final. Ce prototype de sept tonnes, repose à 19m de profondeur et a une puissance de 10kW. Elle est exploitée par la société HydroHélix.
Cette phase de test dure depuis quelques mois et aboutira à une version définitive, optimisée. Celle-ci mettra en œuvre 5 hydroliennes de 200kW chacune, totalisant donc 1MW.

Une hydrolienne implantée en fonds marins

Une hydrolienne implantée en fonds marins

Pour l’heure, l’hydrolienne est financée à hauteur de 40 % par la région, le conseil général du Finistère, l’Ademe et les communautés de Brest et Quimper.

Le potentiel hydrolien

Sur le vieux continent, le Royaume Uni présente le plus important gisement électrique hydrolien avec plus de 10GW de puissance à installer, suivi par la France qui aurait le second potentiel avec une puissance de l’ordre de 5GW.
L’hexagone est doté de grands sites de courants de marée emblématiques sur sa façade Atlantique et le long de la Manche.

Dans le monde, le potentiel de l’énergie hydrolienne des marées avoisinerait les 100GW de puissance électrique à installer.

Cette nouvelle source d’énergie pourrait donc, à long terme, contribuer significativement, à la production d’électricité d’origine renouvelable. Elle permettrait ainsi d’atteindre les objectifs fixés par le gouvernement, à savoir, 20% d’énergies renouvelables sur la totalité d’énergie produite.

Et Electricité De France ?

EDF n’est pas en reste sur ce potentiel énergétique. La société souhaite construire un projet pilote de ferme hydrolienne au large de Paimpol (près du barrage à énergie marémotrice de la Rance), dans les Côtes d’Armor. Celui-ci s’étendrait sur 3 hectares au large de Paimpol-Bréhat avec une capacité de 2 à 4 MW. Ces hydroliennes mesureront 16 mètres de diamètre chacune et seront ancrées à 35 mètres de fond.
EDF souhaite produire de l’énergie là où les courants sont les plus importants (3m/s). Les quatre machines, destinées à produire 500 kilowatts chacune, seront construites par OpenHydro, une société irlandaise.
La mise en service du parc est programmée au printemps 2012.

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