Le chauffage au bois, énergie renouvelable pour se chauffer
Présentation du chauffage au bois par poêle ou cheminée à bois
Tout le monde connaît le bois en bûches, moyen de chauffage traditionnel depuis des siècles et qui a su s’implanter depuis une vingtaine d’années dans des habitations urbaines.
En effet, il constitue un complément, voire même un substitut intéressant au chauffage électrique ou autres moyens de chauffage à énergies fossiles.
Le bois fait partie des bioénergies (au même titre que les biocarburants ou le biogaz). Le bois est une énergie renouvelable, sous réserve que les prélèvements forestiers restent inférieurs à l’accroissement de la forêt.
En Europe, nous sommes dans ce cas de figure, car le domaine forestier augmente d’année en année.
En France, la méthode de chauffage sous forme de bûches, constitue l’essentiel de la consommation du bois-énergie. Cet usage requiert une manutention régulière et contraignante.
Le bois-énergie se présente donc sous d’autres formes telles que des granulés, des résidus bocagers et forestiers (plaquettes forestières) ou encore le bois “en fin de vie” (briques de bois reconstituées). On peut aussi retrouver les sciures, où écorces comme combustible.
Il existe aujourd’hui des appareils à combustible bois innovants et efficaces à disposition des particuliers comme des collectivités ou des industries. Les chaudières à biomasse permettent de brûler différents biocombustibles et émettent moins de Co2 (gaz à effet de serre) que les anciennes générations ou que certaines autres bioénergies comme le pétrole, ou les agro carburants.
Bilan carbone des poêles et chaudières à bois :
Ne perdons pas de vue que ce type de poêles et chaudières à bois n’est pas une véritable solution durable comme peut l’être le solaire. En effet, on peut évoquer le problème du transport du bois depuis le lieu de coupe jusqu’à son lieu de transformation puis de consommation finale. On peut aussi parler des modes de production du bois et s’interroger sur la façon dont on fait pousser les arbres ? (défrichement, parcelle forestière monoculture, utilisation d’eau et d’engrais)
En quelques Chiffres …
Chiffrer précisément la consommation de bois est délicat.
En effet, une grande partie de ce combustible provient de l’autoconsommation forestière, des haies bocagères ou jardins, de rebuts ou produits déjà utilisés (palettes, cagettes …) et ne peut être aisément quantifiée.
On estime la consommation française de bois-énergie à, environ, 9,8 millions de tonnes équivalent pétrole par an (soit 4 % de l’énergie consommée en France chaque année), ce qui correspond à environ 42 millions de m3 équivalent bois rond.
Le potentiel encore disponible en forêt (capitalisé ou abandonné sur coupe), et plus marginalement dans les industries du bois (écorces) et les centres de tri (palettes, bois de démolition…), peut-être évalué à environ 39 millions de m3 équivalent bois rond.
Les Granulés de Bois ou Pellets
3 fois plus volumineux mais presque 2 fois moins cher que le fioul, les granulés sont particulièrement adaptés aux maisons individuelles…
Origine
Ils sont produits à partir de sciure et de copeaux propres issus du compactage des sous-produits des entreprises transformatrices du bois (scierie, menuiserie, …). Ensuite séchés puis comprimés sous haute pression pour leur donner leur forme (pas d’utilisation de colle ni d’additif). Ils forment alors des granulés.
Spécificités
Ces petits bâtons cylindriques ont un diamètre qui oscille entre 6 et 8 mm et leur longueur est de 15 à 25 mm. Le taux d’humidité d’un granulé est très faible (inférieur à 10%) améliorant sa combustion et donc la production de chaleur en résultant.
Les rendements énergétiques de ces granulés sont très bons ! On arrive à produire 5 kWh de chauffage avec 1kg de combustible. Lors de leur combustion, les granulés réalisent un taux de cendre d’1% et ne dégagent pas de fumée (uniquement du gaz).
L’homogénéité des granulés permet d’obtenir une combustion très constante avec un minimum d’émissions nocives. Leur densité et leur fluidité en font un combustible parfaitement adapté aux maisons individuelles, dans des poêles spécifiques ou des chaudières automatiques.
Le prix moyen est de 200 à 350€/tonne, ramenant donc ces granulés à un coût proche de celui des bûches classiques.
Les poêles à granulés
D’apparence similaire à un foyer de cheminée classique, le poêle à granulé est équipé d’une régulation électronique. Celle-ci permet de maîtriser le ratio air/combustible dans le foyer permettant ainsi d’obtenir des rendements avoisinant les 90%.
La fumée émise par un appareil fonctionnant aux granulés est translucide et la pollution occasionnée lors de la combustion est quasiment nulle, si on occulte l’aspect CO2 (gaz a effet de serre)
L’allumage, l’arrêt et la régulation sont entièrement automatisés. L’appareil s’allume et s’arrête en appuyant sur un bouton, on définit ensuite la température désirée. Il est également possible de le programmer en fonction d’horaires et de jours.
Ces poêles sont équipés d’un réservoir, de 20 à 40 Litres, qui alimente en combustible le foyer via une vis sans fin. Ceci assure une autonomie d’environ 2 jours en période de froid.
Les poêles à granulés ont su s’adapter à la vie moderne et ainsi éviter « la corvée du bois ».
Il s’intègre parfaitement dans une habitation récente et apporte le même niveau de confort qu’un système de chauffage traditionnel.
La puissance des appareils varie de 5 à 20 kW. Quant au prix, il varie de 2 000 à 5 000 €, dépendant notamment de la puissance et du niveau d’automatisme.
Merci à :
Par Jean-François RAGUET, expert dans les poêles et chauffages à bois
http://www.wanders.fr
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Les aides pour la rénovation énergétique des logements en 2010
C’est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale (maison ou appartement). Sont éligibles au crédit d’impôt les locataires, les propriétaires occupant, les bailleurs ou les occupants à titre gratuit.
Les granulés biocombustibles
Les granulés biocombustibles sont déstinés à être consummés dans un appareil dédié au chauffage au bois.
La nouvelle marque de qualité française pour les granulés à base de bois ou d’origine agricole, se nomme NF Granulés Biocombustibles. Le préfixe « bio » ne préfigure pas une certification issue de l’agriculture - sylviculture - biologique AB
Un granulé biocombustible se présente sous la forme d’un petit bâtonnet cylindrique très fortement compressé à base de sciures et copeaux de bois principalement ou de matières premières agricoles.
Cette nouvelle certification NF se décompose en 5 catégories. Celles-ci permettront aux consommateurs de choisir les granulés biocombustibles les plus adaptés à leur mode de chauffage :
Pour les granulés de bois :
• Bois premium : pour tous poêles et toutes chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Standard : pour certains poêles et certaines chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Industriel : pour chaudières automatiques à granulés de bois collectives ou industrielles
Pour les granulés d’origine agricole :
• Agro + : pour chaudières polycombustibles domestiques et automatiques
• Agro : pour chaudières automatiques à biomasse et à grille mobile
NF Granulés Biocombustibles certifie les caractéristiques suivantes :
- Les dimensions (son diamètre varie entre 6 et 9 mm et sa longueur entre 10 à 30 mm)
- Le pouvoir calorifique inférieur et l’humidité
- Le taux de fines
- Le taux de cendres
- La résistance mécanique
- La masse volumique apparente
- Les teneurs en soufre, chlore et azote.
Sa haute densité énergétique et sa granulométrie normalement régulière en font un combustible moderne permettant l’automatisation complète des systèmes de chauffage.
Comment est-ce fabriqué ?
La matière première de ces granulés est un déchet non réutilisable. Pour pouvoir l’exploiter, il faut tout d’abord le sécher puis le réduire à l’état de farine.
Vient ensuite la compression. Les granulés sont moulés : on comprime la matière farineuse à l’aide d’une presse avec une pression d’environ 100 bars, puis ils sont tamisés afin de les faire refroidir et leur faire perdre d’éventuelles poussières.
Ces granulés sont conditionnés ensachés ou expédiés en vrac.
AFNOR : présentation de la marque NF
La marque NF Environnement est une marque volontaire de certification délivrée par AFNOR Certification.
Créée en 1991, il s’agit de la certification écologique officielle française.
La marque NF Environnement distingue, à performances d’usage égales, les produits dont l’impact sur l’environnement est réduit.
NF Granulés Biocombustibles fut développée par l’institut technologique FCBA en partenariat avec l’institut des bioénergies ITEBE.
FCBA est mandaté par Afnor Certification pour cette nouvelle marque de qualité, à laquelle peut accéder tout fabricant de granulés s’il en respecte le référentiel.
Les bûches de bois pour chauffage au bois
La présentation de la bûche n’est plus à faire. Elle est utilisée depuis des millénaires et n’est pas passée de mode, au contraire ! Il convient de rappeler certains points essentiels concernant l’utilisation de ce combustible pour chauffage à bois :
- Il doit être bien sec : une humidité inférieure à 25%, soit environ deux ans de séchage. Le séchage est essentiel, car la présence d’eau dans le bois crée de la condensation (vapeur d’eau) et diminue le rendement de la chaudière. Il favorise aussi le phénomène de goudronnage (apparition de goudron dans le foyer et les tuyaux d’extraction).
- Il doit être fendu, afin d’adapter sa taille à la puissance de l’appareil.
- Utiliser des buches de 33 cm plutôt que du 45-50 cm. La combustion des extrémités de la bûche étant mieux assurée sur des petites bûches qui sont aussi plus sèches que les grosses.
- L’utilisateur doit être impliqué et averti. Il doit bien connaitre son appareil et le fonctionnement de ce dernier.
Sous réserve que ces conditions soient respectées, et contrairement à certaines idées reçues, on peut brûler quasiment toutes les essences de bois mais toutes n’ont pas le même rapport calorifique.
Une chose importante est à retenir, ne jamais brûler de bois traité avec des produits chimiques (peintures, vernis) et autres pesticides (XYLOPHENE, etc.)
En France, on estime que le bois bûche couvre environ 20% des besoins de chauffage dans l’habitat !
Origine des bûches
Les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, châtaignier, charme, noyer, fruitiers, etc.) sont à préférer aux résineux et aux feuillus tendres (épicéa, sapin, pin, mélèze, peuplier, saule, etc.). Mais c’est la teneur en humidité qui influence le plus les performances.
Le bois de chauffage est généralement vendu au volume et la principale unité de mesure est le stère.
Coût des bûches
Le prix est variable (selon qu’il soit livré ou non, conditionné et séché) il est généralement compris entre 30€ et 60€ le stère. C’est donc un combustible des plus économiques, s’il est utilisé dans un appareil performant.
Spécification de la norme
L’étiquette de la marque NF Bois de chauffage fournit aux consommateurs toutes les informations essentielles pour estimer la qualité du produit acheté :
Le groupe d’essences (chêne, hêtre, charme,…)
La longueur
Le niveau d’humidité
La quantité livrée en stères
Les bois sont classés en trois groupes d’essences, en fonction de la quantité de chaleur fournie par unité de volume.
- Groupe 1 : Chêne / Charme / Orme / Hêtre / Frêne / Érable
- Groupe 2 : Châtaignier / Robinier faux Acacia / Merisier et fruitiers divers
- Groupe 3 : Autres feuillus tempérés (peuplier, bouleau, platane…)
Par exemple les résineux ont une inertie moins bonne que le chêne. Lors de la combustion les résineux montent rapidement en température mais redescendent aussi vite.
Une “pile” correspond à une unité de conditionnement. Ce peut être un filet rempli dans un gabarit, une palette de bois remplie dans un gabarit, une pile de bois de longueur égale et d’une hauteur constante dont les extrémités sont bloquées par des éléments rigides.
- Une “pile” est dite du groupe 1 si 95 % au moins des pièces sont du groupe 1.
- Une “pile” est dite du groupe 2 si elle ne comporte pas plus de 15 % de pièces du groupe 3.
- Une “pile” est dite du groupe 3 dans tous les autres cas.
Le foyer ouvert
Plus connu habituellement sous le terme de « cheminée », le foyer n’est pas à proprement parler un appareil de chauffage, néanmoins, c’est la principale utilisation qui en est faite. Il était à l’origine, destiné à la cuisson des aliments et indirectement pour le chauffage.
Le foyer ouvert procure, il est vrai, un plaisir olfactif et visuel, mais son rendement en est altéré. En effet, il n’excède pas 15%, ce qui signifie donc que 85% de votre énergie est perdue !
A noter qu’un foyer ouvert peut aussi refroidir votre pièce, à cause de l’aspiration possible de l’air chaud par la cheminée.
Il existe donc des solutions plus performantes mais la cheminée peut être conservée comme agrément.
Appareil individuel à bûche
Plus couramment appelés poêles à bûche, foyers fermés, insert ou encore cuisinière à bois, ce sont des appareils qui sont d’excellents investissements. On trouve aujourd’hui une gamme très large de produit avec un choix de matériaux varié (acier, fonte, stéatite, etc.)
Ces appareils ont un rendement allant de 40 à 80% en fonction de plusieurs paramètres tels que l’humidité du bois, la conception de l’appareil, l’utilisation, etc.
Chaudière bûche
Les chaudières bûches d’aujourd’hui non plus rien à voir avec les premières chaudières très rudimentaires. C’est principalement avec l’arrivée de l’électronique ainsi qu’une amélioration des combustibles que les chaudières bûches ont fait des progrès énormes ces dernières années.
Les rendements actuels avoisinent les 80%.
Afin d’améliorer encore plus son rendement, l’installation peut être couplée à un système d’hydro-accumulation ou en moins technique, ballon de stockage.
Ce système permet notamment d’avoir une autonomie allant de 12h à 48h en moyenne pour un chargement, automatisant l’installation et améliorant le confort des usagers.
Le bois déchiqueté
Le bois déchiqueté appelé également “plaquette” est issu de la forêt et de l’industrie du bois. C’est un produit plutôt local destiné à usage surtout collectif … Il sert de combustible pour les installations de chauffage au bois.
Origine du bois
Également appelées “plaquettes”, ces fragments de bois de la taille d’un morceau de sucre sont obtenus par broyage de produits issus de l’activité forestière et paysagère (branches, houppiers, rémanents…) ou industrielle (palettes non souillées…).
Il s’agit, en fait, de tout le bois encombrant et/ou qui n’a pas de débouchés commerciaux intéressants.
Les spécificités du bois déchiqueté
Les fragments de bois sont ensuite broyés en plaquette, permettant ensuite de les valoriser sous forme de chaleur dans des chaufferies automatiques au bois.
Il existe deux méthodes distinctes pour le séchage du bois, il peut s’effectuer avant ou après le broyage :
- Avant broyage : séchage de 1 à 2 ans en perches, puis broyage du bois sec
- Après broyage : le bois vert est broyé, puis séché en tas pendant 3 à 6 mois sous abri aéré (au printemps pour l’hiver).
Afin d’assurer le bon fonctionnement de ces chaudières automatiques, il faut obligatoirement un combustible adapté. En effet, il ne doit pas être trop humide (humidité<25%) et posséder une granulométrie constante (en moyenne : 30×20x10mm)
Ce combustible local et économique nécessite beaucoup de place pour le stockage, mais il peut être produit de façon personnelle grâce à un broyeur par exemple. Il peut être utilisé en complément de bûches ou de granulés biocombustibles selon votre installation.
Le chauffage au bois, tarifs et budget
Coté Budget, les aides, les tarifs, les conseils de notre expert.
Quelles Aides ?
Vous pouvez bénéficier de :
- Un crédit d’impôt se montant à 50% pour une installation allant jusqu’à 8000 euros pour un célibataire ou 16000 euros pour un couple. Pour une personne supplémentaire à charge, ces montants sont majorés de 400 euros. Pour le second enfant, l’aide augmente de 500 euros et de 600 euros pour chaque enfant à partir du troisième inclus. Si votre crédit d’impôt dépasse vos impôts à payer, ou si vous n’êtes pas imposable, l’excédent vous sera versé par chèque ou par virement bancaire.
- Un taux de TVA réduit à 5,5%.
- Des aides régionales selon les régions
Sous quelles conditions ?
Les conditions pour l’obtention du crédit d’impôt sont :
- Faire appel à un installateur qualifié et spécialisé dans l’installation de chauffage au bois pour optimiser le rendement, réduire au maximum le risque d’incendie.
- Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000€ de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
- Ne pas négliger la partie fumisterie (tuyaux d’extraction d’air) car c’est le « moteur » de la chaudière. De lui dépend le rendement de la chaudière.
- Ne pas sur dimensionner les appareils = risques d’encrassement, de pollution et même d’incendie à terme si l’utilisateur accumule d’autres mauvaises actions du type utilisation de bois traité, mauvaise fumisterie, mauvaise installation.
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les appareils de chauffage à bois ou chaudières à bois doivent proposer des rendements supérieurs à 65% et répondre à des normes françaises et européennes.
A savoir : les produits labellisés “Flamme Verte”, répondent à certaines exigences et peuvent donc bénéficier du crédit d’impôt. Néanmoins, ce label n’est pas obligatoire, bien d’autres équipements répondent aux normes définies par les services fiscaux sans être labellisés “Flamme Verte”.
A savoir : les aides régionales Conseil Régional, Conseil Général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement sont à déduire de la base calcul du crédit d’impôt.
Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé.
Quelles sont les conditions pour les aides régionales ?
- Le financement des appareils de chauffage biomasse par les collectivités territoriales est loin d’être une règle. Seules certaines régions y participent. Il est nécessaire de se renseigner auprès de la région ou du département pour connaître les modalités précises.
- Certaines régions ou départements subventionnent les chaudières à bois par une aide pouvant représenter jusqu’à 1500€.
Quelles sont les démarches à accomplir ?
- Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
- Pour le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.
A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
En savoir plus : lire les bulletins officiels des impôts : BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 (juillet 2007)
Pour les aides régionales :
Les démarches sont différentes selon les régions. Si la région ou le département aident au financement de l’installation, il faut envoyer un dossier, avant les travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur qualifié. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900 € pour l’achat d’une chaudière à bois individuelle sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressources (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 5 ans.
Prix de revient du combustible par kWh
Conclusion sur le chauffage au bois
Un bilan énergétique très bon mais un bilan carbone un peu moins.
En conclusion, avant de s’équiper d’une installation de chauffage au bois, il faut faire un comparatif des produits et solutions disponibles sur le marché, en privilégiant les acteurs spécialisés dans le domaine.
Il faut envisager votre achat sous l’angle qualitatif. Ce sont des installations qui sont rentables et dont la durée de vie est intéressante à condition de partir sur un matériel de qualité.
Évitez le piège de l’appareil surdimensionné et consacrez une partie budgétaire suffisante à la fumisterie dont dépend le rendement de la chaudière.
D’un point de vue développement durable ce n’est pas LA SOLUTION à nos problèmes de gaz à effet de serre. Mais reste préférable à la consommation de pétrole à condition que le mode de fabrication du combustible (le bois) soit propre et respectueux de l’environnement.
Étudiez les autres formes d’énergies plus renouvelables, comme le solaire photovoltaïque ou encore la pompe à chaleur.
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Le chèque énergies renouvelables
Chaque région française à mis en place un système de « chèque énergies renouvelables » pour les particuliers qui investissent dans des solutions d’énergies renouvelables. L’attribution de ces chèques est soumise à un certains nombres de conditions mais vous pouvez en bénéficier dans le cadre de la construction ou de la rénovation d’une habitation.
Ainsi les particuliers recevront-ils un chèque de 300 euros pour l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel, 1000 euros pour une chaudière automatique au bois ou un système solaire combiné individuel.
Pour la région Rhône alpes
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Ou consultez cette page
Pour la région PACA
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Ou consultez cette page
Pour la région Limousin
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Pour la région Auvergne
Télécharger le bulletin de demande
Ou consultez cette page
La liste n’est pas complète mais les sites web des régions ne sont pas toujours mis à jour. Vous pouvez nous aider à compléter cette liste en nous envoyant l’adresse de la page web du chèque de votre région.
Consulter la liste complète des aides incitatives aux économies d’énergie
Enfin vous pouvez télécharger le guide ADEME 2006 des aides financières liées à l’habitat.
Bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles
Lundi 31 aout 2009, voici les résultats de l’étude que nous avons menée pendant plusieurs semaines. Elle présente le bilan carbone des énergies renouvelables et fossiles. Vous trouvez 2 données importantes : le taux de Co2 ou plutôt les grammes de co2 par kwh produit et le prix de revient par kwh produit.
1*: Intègre le coût énergétique du cycle de vie (énergie grise)
Le classement :
Il est établi par notre équipe, en fonction du degré de durabilité de l’énergie. Il prend en compte deux critères : le co2 produit et le coût rapporté au kwh produit.
*** : Energie renouvelable qui combine un prix de revient au kWh très intéressant pour une faible émission de CO2. Ce type est durable, (presque) inépuisable et l’énergie grise qui en découle a un faible impact environnemental.
** : Energie (renouvelable ou fossile) ayant un prix de revient intéressant mais un cycle de vie assez pejoratif pour la planète.
* : Energie fossile. Son impact environnemental est fort dans la mesure où ses stocks sont non renouvelables et nécessitent des transformations et extractions lourdes de conséquences sur notre environnement
Observations :
Nous tenons à signaler les difficultés que nous avons rencontrées pour établir ce tableau.
Quelques études anciennes ont été publiées par ci par là. Les chiffres officiels existent uniquement pour le nucléaire ou presque. On se demande bien pourquoi ?
Par exemple, il est impossible de vérifier l’impact en Co2 sur la destruction et le recyclage d’une usine nucléaire. Ne parlons pas des déchets radioactifs pour lesquels nous n’avons pas encore trouvé de solution. L’enfouissage n’est pas une solution durable mais temporaire. Certaines usines comme ITER sont censées utiliser ces déchets. A voir, la centrale n’est pas terminée. Nous préparons un dossier sur le nucléaire pour la fin de l’année 2009.
Côté nouvelles technologie (solaire, PAC, chaudière à bois etc.) nous ne félicitons pas les fabricants qui ne parlent pas du tout du taux de Co2 émis par kwh produit. Pour des acteurs du développement durable, on se demande pourquoi ils ne communiquent pas leurs chiffres ?
Si on aborde la question des énergies grises, c’est encore pire ! Il faut bien reconnaître que la France n’est pas industriellement prête pour assurer un recyclage performant. Les français découvrent à peine le tri sélectif, difficile de demander aux industriels du recyclage de tout prévoir. Cependant, un gros travail doit être fait au niveau des fabricants, qui devraient bien être un peu plus transparents.
Vous avez un moyen d’agir, votre porte-monnaie ! N’achetez pas des produits qui n’ont pas les labels. N’investissez pas dans des marques qui ne respectent pas les normes de recyclage de leurs produits. Soyez éco citoyen en somme… et n’attendez pas que l’Etat agisse à votre place.
La bonne note revient encore à nos experts qui nous ont bien aidés sur les aspects techniques. Ceci prouve que rien ne remplace la proximité !
Quelques explications…
- 1- Energie solaire photovoltaïque
L’énergie solaire photovoltaïque est l’une des rares énergies disponibles à n’avoir aucun coût de fonctionnement pour son utilisateur. En effet, l’énergie solaire étant accessible à tous, on peut l’utiliser librement. Il faut bien sûr, au préalable, s’équiper du matériel nécessaire pour pouvoir capter cette énergie renouvelable.
En termes de pollution, l’énergie grise liée à l’énergie solaire photovoltaïque rejette en moyenne entre 50 et 150 gCO2/kWh. Ce n’est pas une quantité fixe car cela dépend de différents facteurs tels que : la technologie utilisée (polycristallin, monocristallin), le lieu de fabrication (émission de CO2 pour le transport), etc. Mais la principale source d’émission de CO2 est la fabrication des cellules photovoltaïques, très gourmande en CO2. Cette pollution est aussi liée à l’énergie utilisée pour produire les panneaux, variant beaucoup, en termes de rejet de CO2, d’un pays à un autre.
Le recyclage du produit est pour le moment un problème, mais des techniques sont à l’étude. On peut raisonnablement penser que, dans un avenir proche, des solutions seront trouvées.
Mais le kWh produit par des panneaux photovoltaïque peut aussi rapporter de l’argent !
Si vous décidez de vendre la totalité de votre production à EDF, qui plus est à un tarif très intéressant, votre installation photovoltaïque peut vous rapporter de l’argent. En effet, le prix de l’énergie électrique facturé par EDF est inférieur au prix de rachat de votre énergie photovoltaïque.
- 2- L’énergie éolienne
Cette énergie est la seconde à n’entrainer aucun coût de fonctionnement à son exploitant. Tout comme le soleil, le vent est la propriété de tous et chacun peut l’utiliser comme bon lui semble. Malgré quelques éoliennes domestiques, la majorité de ce type d’installation concerne l’activité industrielle, nommée « Grand Eolien ». Cette activité Grand Eolien réinjecte la totalité de l’énergie produite sur le réseau EDF afin de contribuer à la part dite « énergies renouvelables » dans l’électricité française (ciblée à 20% d’ici 2020).
Comme le solaire, une installation éolienne nécessite un investissement de départ non négligeable mais est amorti au bout de quelques années (7 à 8 ans).
En ce qui concerne les émissions de CO2 de l’énergie éolienne, elles varient là aussi en fonction de différents paramètres comme sa technologie ou son lieu d’implantation. Principalement construite en Europe, le coût en CO2 du transport s’en voit réduit, et ne nécessitant pas de composants coûteux énergetiquement à produire, la quantité de CO2 est relativement faible (~15 g CO2/kWh).
Il faut aussi penser à son coût de recyclage, très peu de chiffres existent aujourd’hui.
- 3- Pompe à chaleur
L’utilisation d’une pompe à chaleur entraine une dépense liée à l’énergie électrique nécéssaire à son fonctionnement. Ayant un Coefficient de Performance (couramment appelé COP) d’environ 2,3 voire 4 pour les pompes à chaleur à la pointe de la technologie, ces systèmes sont peu couteux. Vous consommez 1 kWh d’électricité qui vous restitue 2,3 voire 4 kWh de chaleur. Le coût en CO2 d’une pompe à chaleur dépend donc du coût en CO2 de l’électricité et du COP de la pompe à chaleur.
En admettant qu’1 kWh électrique soit décomposé comme ceci :
70% d’origine nucléaire / 20% d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon, hydraulique) / 10% d’origine renouvelable
70% nucléaire
Rejet de CO2 (g/kWh)
60/100*70 = 42 gCO2/kWh
20% fossile
Moyenne (Gaz Naturel + Gaz de Ville + Charbon + Pétrole + Hydraulique) = (880+450+850+900+4)/5 gCO2/kWh ~ 620 gCO2/kWh
620/100*20= 124gCO2/kWh
10% renouvelable
Moyenne photovoltaïque + Moyenne éolienne
(100 + 15)/2 = 58 g CO2/kWh
D’où : 58/100*10 = 5.8 gCO2/kWh
Total = 5.8+124+42
= 171.8 gCO2/kWh consommés par une pompe à chaleur (pour 2,3 voire 4 kWh produits)
Il faut aussi prendre en considération le recyclage du produit après utilisation. La présence de fluide réfrigérant (hautement nocif pour l’atmosphère) nécessite un recyclage adapté. Ne le jetez pas dans vos poubelles ! Exigez qu’il soit repris lors du remplacement et assurez-vous que l’entrepreneur respecte le cycle de dépollution du produit.














