Une usine de méthanisation va voir le jour au ZooParc de Beauval

Dans A LA UNE, Alternatives, Animaux, Déchets Naturels, Energies, Entreprise, Environnement, Recyclage par le 18 février 2014Pas de commentaire

Autant l’annoncer clairement, la rédaction du blog n’est pas trop favorable aux zoos ! Nous pensons qu’il est préférable de favoriser une conservation au niveau local, en fabriquant dans les pays concernés, des zones protégées où les animaux peuvent évoluer en « liberté surveillée ». Malheureusement ce n’est pas toujours possible, alors les zoos sont parfois la solution pour qu’une espèce ne disparaisse pas complètement.  Le Zoo Parc de Beauval est d’ailleurs engagé sur plusieurs projets internationaux au travers de son association pour la recherche et la conservation (BEAUVAL NATURE)
Alors pourquoi faire un article sur le zoo de Beauval me direz-vous ? C’est le projet de construction d’une usine de méthanisation qui a attiré notre attention. Un projet ambitieux qui a nécessité un investissement de 2,3 millions d’euros et qui pourrait bien donner des idées à d’autres parcs dans le monde !

usine méthanisation Beauval 1 (c) société d'architecture Boitte

Voici le projet d’usine de méthanisation à Beauval tel que la société d’architecture Boitte l’a conçue

L’usine de méthanisation, un pas en faveur du développement durable

Les démarches RSE du parc de Beauval

Beauval est en train de créer la première usine au monde de méthanisation intégrée à un parc zoologique. Celle-ci s’inscrit dans un projet d’aménagement global, confortant une démarche très active en terme d’environnement. Voici quelques exemples de démarches RSE qu’il faut souligner :

Pastilles

Les différentes actions éco-responsables du zoo parc

Comment fonctionne l’usine ?

fonction-usine-methanisation

Un dessin valant mieux qu’un long discours… remarquez que l’usine produit de la chaleur mais aussi de l’électricité !

Proche de l’enceinte du Zoo Parc, elle transformera en énergie le fumier des animaux ( qui est source de méthane, un gaz haut en effet de serre) de Beauval ainsi que des déchets verts – certains issus de Beauval (dont la tonte, la taille et les feuilles de toute la végétation des 30 ha du Zoo Parc) et d’autres apportés par des agriculteurs locaux. L’énergie produite – appelée aussi biogaz - permet de produire de l’électricité mais surtout de la chaleur qui servira aux installations du parc.

usine-methanisation-Beauval

Plan de l’usine de méthanisation (vue du dessus). Comme vous le constaterez le projet est complexe !

Trois ans après l’initiation du projet, l’usine de méthanisation devrait ouvrir ses portes fin mars 2014, pour entamer une période de rodage de 3 mois.

Quels sont les objectifs de l’usine ?

  1. Réduire les émissions de gaz à effet de serre et produire une énergie verte locale : une réduction des gaz à effet de serre estimée à hauteur de 762 tonnes de CO2/an.
  2. Diminuer le coût de l’énergie pour le Zoo Parc : la prévision table sur une réduction de 10% sur la facture totale de gaz nécessaire au chauffage du Zoo Parc.
  3. Valoriser des ressources locales : traitement biologique et valorisation énergétique et agronomique de déchets organiques locaux.

Beauval utilise actuellement du gaz naturel pour tous ses besoins thermiques. Le biogaz produit fera baisser la facture énergétique et augmentera la diversification des activités de Beauval dans la production d’électricité verte afin de diminuer l’impact carbone du Zoo Parc. Dans cette optique, il faut noter que Beauval a déjà installé en 2011, 280 m2 de panneaux solaires sur le toit de la maison des éléphants, qui produisent 40 000 kW par an. La quantité d’électricité revendue à EDF (1,9 Gigawatt) représente l’alimentation annuelle de 3 000 foyers. Pas si mal !

Recycler son portable peut aider les grands singes

Savez-vous que les téléphones portables sont fabriqués à partir de coltan. Malheureusement  pour les gorilles, 70 % de ce minerai se trouvent sur leur territoire. Le recyclage de téléphones usagés limite donc la déforestation et préserve l’habitat des grands singes. Plus de 3000 appareils ont déjà été collectés par Beauval puis recyclés ! Consultez notre article sur le sujet pour tirer le meilleur profit du recyclage de vos mobiles, grâce au comparateur de prix de recyclage.


carte_france_beauvalComment se rendre à Beauval ?

Au cœur des châteaux de la Loire, le ZooParc de Beauval se situe entre Tours et Vierzon, au sud de Blois, dans le département du Loir-et-Cher (41).
Pensez au covoiturage pour vous rendre au ZooParc, un mode de transport alternatif, une solution économique et conviviale : www.vadrouille-covoiturage.com

Consultez le site du zoo parc de Beauval >>

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Part du biocarburant dans la production mondiale des carburants

Dans Alternatives, Energies par le 25 février 2013Pas de commentaire

1%, c’est la part des biocarburants dans la production mondiale des carburants.*

Biocarburant tout le monde déchante ! Peut on vraiment espérer une 2ème génération

En effet, 51,7 milliards de litres de biocarburants ont été produits dans le monde en 2011.

Même si la croissance des biocarburants est forte notamment aux USA et au Brésil ces dernières années (zéro en 1975 environ 40 milliards de litres en 2009), la part des biocarburants ou agrocarburants risque dans les prochaines années de continuer à stagner.

Plusieurs raisons à cela :

  • des conséquences environnementales dramatiques dans certaines régions (forêt amazonienne);
  •  le besoin croissant de produits agricoles pour nourrir les hommes et les bêtes;
  • la découverte de nouvelles sources de carburant comme le gaz et le pétrole de schiste.

Les promesses avancées pour les biocarburants dans les années 1990 sont un peu retombées. La situation pourra cependant évoluer avec l’arrivée des biocarburants de 2ème génération, moins nocifs pour l’environnement et qui présentent un véritable enjeu en terme d’innovations technologiques.

*Source: Plateforme Biocarburants

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La géothermie, une énergie renouvelable

Dans Alternatives par le 20 mars 20101 Commentaire

Origine de la « Géothermie »

Cette énergie est connue depuis l’antiquité puisqu’elle était déjà utilisée chez les Grecs et les Romains.
Le mot vient du grec ancien, formé par « geo » terre et « thermie » chaleur, signifiant donc l’utilisation de la chaleur de la terre.
Une unité de mesure a été définie en fonction de ce domaine, le degré géothermique. Le degré géothermique est la profondeur, de l’écorce terrestre à franchir, pour que la température s’élève d’un degré Celsius.

Types de géothermie

  • La géothermie de haute énergie : on capte de l’eau ou de la vapeur d’eau (T>180°C) dans des couches plus ou moins profondes de la croute terrestre. Ces calories sont utilisées principalement pour produire de l’électricité.
  • La géothermie de moyenne énergie : l’eau captée est comprise entre 100° C et 180° C. Ce type de géothermie permet elle aussi de produire de l’électricité mais sert surtout aux installations de chauffage.
  • La géothermie de basse énergie : la température de l’eau est comprise entre 30° C et 100° C. Cette eau est directement utilisée dans les installations de thermalisme ou de chauffage urbain. Elle peut aussi être utilisée pour des installations agricoles telles que le chauffage de serres, certains industriels utilisent également ce type de géothermie.
  • La géothermie de très basse énergie : principalement dédiée au chauffage individuel, couplée à une pompe à chaleur.

Principe de fonctionnement

Chaque jour, le soleil fournit à la terre une énergie stockée sous forme de calories auxquelles viennent s’ajouter celles fournies par le sol profond.
Le principe consiste donc à puiser cette énergie (sous forme de chaleur / ou de fraîcheur) contenue dans la terre afin de chauffer votre logement.
Accessible partout en France (voir carte ci-dessous) c’est une ressource inépuisable, facilement exploitable pour le particulier comme pour le professionnel.

Les sites géothermiques en France

Les sites géothermiques en France

Cette production d’énergie se fait grâce à un échange. L’ apport énergétique nécéssaire à cet échange, est inférieur à l’énergie restituée, (4 fois moins). On obtient donc environ 4 kW d’énergie pour 1 kW investi.
Mais la question souvent posée est, comment chauffer mon logement à partir d’un sol ayant une température plus basse ?
L’installation comprend :

  • Le capteur : c’est un circuit enterré rempli d’un fluide frigorigène. Ce fluide permet de capter les calories emmagasinées par la terre et ayant une température d’évaporation très faible, il passe de l’état liquide à l’état gazeux au contact de cette chaleur souterraine.
  • Le compresseur : le fluide à l’état gazeux est aspiré puis compressé pour en augmenter la température. Le compresseur est associé à un appareil permettant la régulation et la sécurité du système complet (l’ensemble est aussi appelé « générateur »).
  • Le condenseur : il transfère, grâce à un échange de chaleur, les calories contenues dans le fluide, à l’eau du circuit de chauffage classique, radiateurs, plancher chauffant …
Voici quelques uns de nos conseils pour les énergies alternatives

N’hésitez pas à réagir à nos conseils

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Présentation du biocarburant

Dans Alternatives par le 27 mai 20094 Commentaires

Le biocarburant (ou agrocarburant) est un carburant qui provient de la biomasse, produit à partir de matériaux organiques non-fossiles. A l’inverse de ce que l’on pourrait croire, le suffixe « bio » ne signifie pas qu’il provient de l’agriculture biologique.

Il existe principalement deux filières :

  • La filière huile et dérivés (biodiesel)
  • La filière alcool ou sucre, à partir de betteraves, de cannes à sucre, … (bioéthanol)

D’autres filières existent aussi mais sont encore expérimentales pour la plupart, comme par exemple le biogaz carburant, ou la production de carburant de synthèse à partir d’algues, de micro-algues, ou de Jatropha.

Une utilisation importante des biocarburants pourrait avoir des effets bénéfiques non seulement sur les gaz à effet de serre mais aussi sur la dépendance, actuelle, d’approvisionnement et d’utilisation en pétrole notamment.

Les biocarburants

Les biocarburants


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Agrocarburant, principe de fonctionnement

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Les biocarburants ont pour but de se substituer aux carburants classiques.
L’idée semble bonne : le cycle naturel de la photosynthèse, transforme le CO2 présent dans l’atmosphère, en matière végétale, grâce au rayonnement solaire. La matière végétale qui est ensuite transformée en carburant, puis brûlée, libère à nouveau la même quantité de CO2 : un bilan global neutre en termes de CO2.

Afin d’obtenir du bioéthanol, il faut transformer des huiles végétales à travers un processus similaire à la distillation.
Les moteurs actuels (essence et diesel) sont facilement adaptables, à faible coût, afin de fonctionner aux carburants de synthèse. Pour les moteurs plus anciens, ils peuvent ne nécessiter aucune modification, et seul l’ajout d’un faible pourcentage d’énergie fossile dans le carburant de synthèse suffit.

Le substitut de l’essence sans plomb est le bioéthanol ou le E85 et pour les moteurs diesels, c’est le biodiesel ou le Diester ou le B100. On peut même éviter toute adaptation en mélangeant directement un faible pourcentage de ces carburants de synthèse aux carburants fossiles.
Le biodiesel et le bioéthanol constituent aujourd’hui les alternatives les plus prometteuses à court terme.

Bioéthanol E85

Bioéthanol E85


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Bilan CO2 des carburants de synthèse

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Étant tout de même meilleur que celui de l’essence, le bilan carbone des carburants de synthèse n’est pas tout à fait neutre.
En effet, les engrais contiennent de l’azote produit grâce à des énergies fossiles, donc non renouvelables.

De plus, la production végétale est issue de l’agriculture classique qui utilise du carburant, parfois fossile. Enfin, la combustion de l’éthanol produit des polluants plus dangereux que la combustion de l’essence.
La production et l’utilisation des biocarburants ne sont donc pas tout à fait propres et contribuent au réchauffement climatique.


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L’agriculture des biocarburants

Dans Alternatives par le 27 mai 2009Pas de commentaire

Afin d’être indépendante énergiquement, la France devrait accroître par 3 la surface des terres agricoles et les dédier uniquement à la culture du biocarburant. De plus, dans les pays sud-américains (notamment le Brésil), la déforestation s’est accrue afin de cultiver plus.

Deforestation amazonienne

Deforestation amazonienne

L’après pétrole ne sera donc pas synonyme d’indépendance énergétique pour la France, et pour beaucoup d’autres pays, mais la production nationale sera plus importante que notre production actuelle de pétrole.

De plus, pour la régulation de la production, environ 10% des terres cultivables européennes sont laissées en jachères.
Les économies réalisées ne seront pas phénoménales mais avec l’incorporation de 5,75% de biocarburants en 2008, puis 7% en 2010 et 10% en 2015, elles seront tout de même significatives.

Pour atteindre cet objectif, les agréments fiscaux accordés aux usines de biocarburants vont fortement augmenter afin de promouvoir le biodiesel et le bioéthanol.

Pourquoi alors ne pas essayer de plébisciter les culture de Jatropha ou d’algues pour la production de ces agrocarburants ?

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Le Biodiesel

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

L’Union Européenne reste aujourd’hui la principale région du monde à avoir développé la filière biodiesel comme biocarburant.
En 2006, la production de biodiesel dans l’U.E. a atteint 6’434 Ml (soit environ 60-65% de la production mondiale annuelle), et la France est le second producteur loin derrière l’Allemagne d’agrocarburant.

La production de Biodiesel en Europe

La production de Biodiesel en Europe

Sur cette carte, seuls les pays producteurs les plus importants de biodiesel sont mentionnés.

Processus de fabrication du Biodiesel

Les huiles végétales, afin de produire du biodiesel, s’obtiennent classiquement par simple pressage de graines. Cette huile peut être issue de différentes plantes, telles que le colza, le tournesol, le soja, ou encore le Jatropha.

Cependant, ces huiles n’offrent pas une aptitude à l’auto inflammation suffisante afin d’être directement exploitées dans un moteur diesel classique, et leur viscosité est trop importante.
La production de biodiesel à partir de tournesols est ici décrite de façon plus détaillée :

Cycle de production de Biodiesel à partir de Tournesols

Cycle de production de Biodiesel à partir de Tournesols

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Le bioéthanol

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Le bioéthanol est distribué sous le nom de E85, il est composé de 85% d’éthanol et de 15% d’essence, il s’agit du premier biocarburant au monde.
En effet, il fut produit en 2007 à plus de 50 000 millions de litres. Les deux plus gros producteurs sont les États-Unis (49%) et le Brésil (42%). Ensuite vient la Chine puis l’Union Européenne (avec 2816 Ml/an). La France est le premier pays producteur en Europe, avec 1000 Ml/an.

Production de Bioéthanol en Europe

Production de Bioéthanol en Europe

De plus, l’intégralité du bioéthanol vendu en Europe ne vient pas d’une agriculture spécifique aux biocarburants. En effet, la Commission Européenne est tenue d’acheter et de stocker la surproduction viticole afin de réguler le marché. Elle peut ensuite décider de transformer cet alcool vinique en éthanol qui sera ensuite proposé sur le marché des agrocarburants.

Production mondiale de bioéthanol en Millions de Litres

Fabrication du bioéthanol

Le bioéthanol est produit à partir de végétaux contenant du saccharose (canne à sucre, betteraves, …) que l’on extrait et qu’on laisse fermenter ensuite. Il peut aussi être produit à partir d’amidon (blé, maïs, …) qu’on obtient par hydrolyse puis qu’on laisse fermenter. On obtient alors des gaz inflammables permettant leur utilisation en carburant de synthèse.
De nouvelles technologies ont vu le jour afin de permettre la transformation du reste de la plante, longtemps considéré comme un déchet. On l’appelle donc biomasse lignocellulosique (herbe, bois, écorce, tige, feuilles, …) à partir de laquelle on obtient aussi du bioéthanol.

On peut aussi le produirecà partir d’algues, de micro-algues, ou de Jatropha.


Avantages

L’ E85, type de bioéthanol, présente trois grands avantages.

Le premier est environnemental :

  • Le rendement des biocarburants est meilleur que celui des énergies fossiles. Par exemple, pour produire 1 MégaJoule d’énergie, il faudrait 1,15MJ d’énergie fossile, alors qu’il suffit de 0,85MJ de bioéthanol.

Le second est économique :

  • En utilisant de manière importante l’ E85, on pourrait réduire, en partie, la dépendance énergétique de la France vis-à-vis de l’étranger.

Le dernier est technique :

  • Les modifications à apporter aux moteurs, afin qu’ils fonctionnent au E85, n’ont qu’un faible coût. Certains moteurs déjà produits, permettent de fonctionner avec ce carburant (Renault au Brésil par exemple).

Inconvénients du bioéthanol

Les inconvénients de ce biocarburant sont de deux types :

Economiques :

  • La production de l’éthanol engendre des coûts plus importants (15% de plus) que ceux engendrés par le pompage des autres énergies fossiles type gaz ou pétrole.
  • Augmentation du cours de certaines matières premières servant à la fabrication du bioéthanol celles-ci étant mieux rémunérées.

Environnemental :

  • L’utilisation du E85 réduit considérablement la production de gaz à effet de serre (d’environ 40 %), ainsi que de matières cancérigènes, telles que le benzène et le butadiène. Par contre, il libère deux autres produits tout aussi nocifs et cancérigènes : le formaldéhyde et l’acétaldéhyde.

Les acteurs

Le premier producteur européen est un groupe espagnol Abengoa, avec une production de 610 Ml/an. Il se place au 5ème rang aux États-Unis.
La France compte le 7ème plus gros producteur Européen, l’entreprise Tereos. Elle dispose d’une capacité de production de 50 Ml/an. Le groupe attend l’attribution des futurs agréments du plan biocarburant français pour la construction de deux nouvelles usines.

Dans ces deux pays (Espagne et France), la transformation de l’éthanol est assurée par des groupes pétroliers, comme Total en France.

Type de production par pays

L’éthanol pouvant être obtenu à partir de différents végétaux, les pays ont choisi agriculture en adéquation avec leurs climats.

La France : Blé (71%) betterave (15%) et maïs (14%).
Le Brésil : Cannes à sucre.
Les États-Unis : Maïs.
Le Canada : Maïs et blé.
La Suède : Cannes à sucre (importée du Brésil) et betteraves.
L’Allemagne : Blé, betteraves et maïs.

Utilisation

L’éthanol n’a pas vraiment de capacités énergétiques. Dès 10% d’éthanol, des modifications du moteur sont nécessaires. Le réseau de revente d’E85 étant peu développé actuellement en Europe, les constructeurs ne proposent à l’heure actuelle que des véhicules Flexfuels capables de fonctionner avec du super éthanol ou/et de l’essence. Des kits sont commercialisés.
En 2006, 75% des voitures vendues au Brésil étaient « flex ». Les autres marchés sont en pleine expansion, comme en Italie, en France ou encore en Autriche développant le E5 (5% d’éthanol). La zone Asie-Pacifique, l’Australie, l’Indonésie et le Japon a aussi mis en place des politiques favorables à sa commercialisation.
La composition de l’éthanol varie d’un pays à l’autre ainsi que d’une saison à l’autre. Les raffineries ajustent en permanence la teneur en éthanol en fonction de ces critères. Au Brésil, il atteint 95% contre 65 à 85% en France.

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Les algues comme biocarburant

Dans Alternatives par le 27 mai 20091 Commentaire

Les algues (laitue de mer essentiellement, et maintenant micro-algues) peuvent s’avérer être source de biocarburant. Les algues ne nécessitent, pour se développer, que de la lumière, du soleil, du CO2 et de l’eau (contenant des oligo-éléments), du phosphate et de l’azote.

L'algue verte servant pour produire du biocarburant

L’algue verte servant pour produire du biocarburant

Les variétés d’algues les plus adaptées pour la production d’agroocarburant sont les algues vertes. On peut utiliser 99 % de leur masse pour fabriquer des médicaments, des matières colorantes, des plastiques biologiques ou des biocarburants.

Après raffinage de l’algue verte, composée à près de 80% d’huile, on obtient du biocarburant. 40 000 litres/ hectare de ce biocarburant peuvent être produits chaque année, ce qui représente un rendement important.

1 hectare d’algues pourrait produire de 30 à 120 fois plus d’huile qu’un hectare de colza ou de tournesol.

La laitue de mer se trouve sur les niveaux supérieurs du littoral jusqu’à 10 mètres de profondeur dans l’océan Atlantique, la mer Noire et l’océan Pacifique.

En Bretagne, chaque année, environ 700 000 tonnes d’algues vertes sont ramassées. Des procédés existent permettant de produire du carburant à partir des ces algues vertes.

Alors qu’en France, la recherche commence à s’intéresser à la fabrication d’huile carburant à partir des algues, Israël et les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel de ce procédé.

On peut aussi citer le Jatropha, afin de produire du biocarburant, plante aux caractéristiques très intéressantes.


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