Le chauffage au bois, énergie renouvelable pour se chauffer
Présentation du chauffage au bois par poêle ou cheminée à bois
Tout le monde connaît le bois en bûches, moyen de chauffage traditionnel depuis des siècles et qui a su s’implanter depuis une vingtaine d’années dans des habitations urbaines.
En effet, il constitue un complément, voire même un substitut intéressant au chauffage électrique ou autres moyens de chauffage à énergies fossiles.
Le bois fait partie des bioénergies (au même titre que les biocarburants ou le biogaz). Le bois est une énergie renouvelable, sous réserve que les prélèvements forestiers restent inférieurs à l’accroissement de la forêt.
En Europe, nous sommes dans ce cas de figure, car le domaine forestier augmente d’année en année.
En France, la méthode de chauffage sous forme de bûches, constitue l’essentiel de la consommation du bois-énergie. Cet usage requiert une manutention régulière et contraignante.
Le bois-énergie se présente donc sous d’autres formes telles que des granulés, des résidus bocagers et forestiers (plaquettes forestières) ou encore le bois “en fin de vie” (briques de bois reconstituées). On peut aussi retrouver les sciures, où écorces comme combustible.
Il existe aujourd’hui des appareils à combustible bois innovants et efficaces à disposition des particuliers comme des collectivités ou des industries. Les chaudières à biomasse permettent de brûler différents biocombustibles et émettent moins de Co2 (gaz à effet de serre) que les anciennes générations ou que certaines autres bioénergies comme le pétrole, ou les agro carburants.
Bilan carbone des poêles et chaudières à bois :
Ne perdons pas de vue que ce type de poêles et chaudières à bois n’est pas une véritable solution durable comme peut l’être le solaire. En effet, on peut évoquer le problème du transport du bois depuis le lieu de coupe jusqu’à son lieu de transformation puis de consommation finale. On peut aussi parler des modes de production du bois et s’interroger sur la façon dont on fait pousser les arbres ? (défrichement, parcelle forestière monoculture, utilisation d’eau et d’engrais)
En quelques Chiffres …
Chiffrer précisément la consommation de bois est délicat.
En effet, une grande partie de ce combustible provient de l’autoconsommation forestière, des haies bocagères ou jardins, de rebuts ou produits déjà utilisés (palettes, cagettes …) et ne peut être aisément quantifiée.
On estime la consommation française de bois-énergie à, environ, 9,8 millions de tonnes équivalent pétrole par an (soit 4 % de l’énergie consommée en France chaque année), ce qui correspond à environ 42 millions de m3 équivalent bois rond.
Le potentiel encore disponible en forêt (capitalisé ou abandonné sur coupe), et plus marginalement dans les industries du bois (écorces) et les centres de tri (palettes, bois de démolition…), peut-être évalué à environ 39 millions de m3 équivalent bois rond.
Les Granulés de Bois ou Pellets
3 fois plus volumineux mais presque 2 fois moins cher que le fioul, les granulés sont particulièrement adaptés aux maisons individuelles…
Origine
Ils sont produits à partir de sciure et de copeaux propres issus du compactage des sous-produits des entreprises transformatrices du bois (scierie, menuiserie, …). Ensuite séchés puis comprimés sous haute pression pour leur donner leur forme (pas d’utilisation de colle ni d’additif). Ils forment alors des granulés.
Spécificités
Ces petits bâtons cylindriques ont un diamètre qui oscille entre 6 et 8 mm et leur longueur est de 15 à 25 mm. Le taux d’humidité d’un granulé est très faible (inférieur à 10%) améliorant sa combustion et donc la production de chaleur en résultant.
Les rendements énergétiques de ces granulés sont très bons ! On arrive à produire 5 kWh de chauffage avec 1kg de combustible. Lors de leur combustion, les granulés réalisent un taux de cendre d’1% et ne dégagent pas de fumée (uniquement du gaz).
L’homogénéité des granulés permet d’obtenir une combustion très constante avec un minimum d’émissions nocives. Leur densité et leur fluidité en font un combustible parfaitement adapté aux maisons individuelles, dans des poêles spécifiques ou des chaudières automatiques.
Le prix moyen est de 200 à 350€/tonne, ramenant donc ces granulés à un coût proche de celui des bûches classiques.
Les poêles à granulés
D’apparence similaire à un foyer de cheminée classique, le poêle à granulé est équipé d’une régulation électronique. Celle-ci permet de maîtriser le ratio air/combustible dans le foyer permettant ainsi d’obtenir des rendements avoisinant les 90%.
La fumée émise par un appareil fonctionnant aux granulés est translucide et la pollution occasionnée lors de la combustion est quasiment nulle, si on occulte l’aspect CO2 (gaz a effet de serre)
L’allumage, l’arrêt et la régulation sont entièrement automatisés. L’appareil s’allume et s’arrête en appuyant sur un bouton, on définit ensuite la température désirée. Il est également possible de le programmer en fonction d’horaires et de jours.
Ces poêles sont équipés d’un réservoir, de 20 à 40 Litres, qui alimente en combustible le foyer via une vis sans fin. Ceci assure une autonomie d’environ 2 jours en période de froid.
Les poêles à granulés ont su s’adapter à la vie moderne et ainsi éviter « la corvée du bois ».
Il s’intègre parfaitement dans une habitation récente et apporte le même niveau de confort qu’un système de chauffage traditionnel.
La puissance des appareils varie de 5 à 20 kW. Quant au prix, il varie de 2 000 à 5 000 €, dépendant notamment de la puissance et du niveau d’automatisme.
Merci à :
Par Jean-François RAGUET, expert dans les poêles et chauffages à bois
http://www.wanders.fr
Voici quelques uns de nos conseils pour le chauffage au bois >>
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Pourquoi une pompe à chaleur ?
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Ce marché connaît une très forte croissance depuis quelques années, encouragée par l’état qui subventionne certaines installations. Ainsi, la France est le deuxième marché européen de matériel vendu, après la Suède. Il existe deux principaux types de pompes à chaleur “géothermique“ et “aérothermique”, chacune répondant à des applications et conditions particulières de mise en place, si l’on veut une utilisation optimale il est nécessaire de bien étudier le sujet ! Tout de même une difficulté réside dans l’appréhension du rendement réellement obtenu et celui théoriquement escompté, voir l’article de Xavier Mounier, chargé d’étude chez Innovert Europe… Consultez aussi les articles du “dossier pompe à chaleur” concoctés par nos experts pour répondre à toutes vos questions techniques, et n’oubliez pas les conseils qui vous guideront dans vos projets… |
La dure réalité des pompes à chaleur !!
En théorie, les pompes à chaleur ont des rendements calculés par le COefficient de Performance appelés «COP» qui varient aujourd’hui principalement entre 3 et 4,5.
Il faut néanmoins bien comprendre qu’il s’agit de résultats obtenus en laboratoire dans des conditions «idéales» souvent différentes d’une installation réelle.
Pour déterminer les COP en chambre d’essai, les PAC sont testées pendant 2 heures, sans interruption, sans vent contraire, sans pluie et autre intempérie. La machine est alors testée avec de l’air à 7° C, de l’eau qui arrive à 30° C et qui repart à 35° C.
Ainsi, le COP donné est noté sur les documentations : COP 7°C 30/35°C.
Si ce COP est de 4, cela signifie donc que dans une chambre d’essai, avec de l’air à 7° C et de l’eau chauffée à 35° C, la machine restitue 4 KW de chauffage en ayant consommé 1 KW d’électricité.
Opération In situ :
40 maisons neuves RT 2005 équipées d’aérothermie et de géothermie sont testées pendant un an.
- Les résultats sont alors surprenants car les COP annuels des géothermies testées ne dépassent jamais les 3,3 avec des moyennes à 2,5.
- Les aérothermies ont des résultats similaires sauf pour 2 machines ayant des COP annuels atteignant les 4.
En 2004 - 2005, l’état accorde des crédits d’impôt pour les pompes à chaleur ayant des COP théoriques à 7° C 30/35 ° C supérieurs à 3,3 en chambre d’essai.
Néanmoins, l’état demande à Edf et à l’Ademe de mandater alors un bureau d‘études (le bureau MD3E) pour mesurer le rendement des PAC sur site et non plus en chambre d’essai pour vérifier que la théorie colle à la réalité.
Ces 2 machines Air Eau, leader de l’étude nationale, ont des caractéristiques théoriques similaires aux autres machines mais sont installées différemment :
Les 2 PAC air-eau sont protégés des intempéries et récupèrent l’air des combles. Le plancher chauffant alimenté est sur dimensionné avec des tuyaux espacés de 5 à 10 cm ce qui permet à la PAC de travailler à très basse température (25°C).
Mise en garde.
Dans la pratique, les pompes à chaleur une fois installées ont des rendements qui peuvent être complètement différents, et cela en fonction de plusieurs paramètres :
La température de l’air (pour une aérothermie) : plus la PAC récupère de l’air froid, plus le COP diminue.
La température de l’eau chauffée : plus la PAC chauffe l’eau à haute température, plus le COP diminue. Attention donc aux machines qui font de la haute température. Il faut absolument regarder les COP non pas à 35°C, mais à 65°C.
Les cycles courts : une machine trop puissante qui s’arrête et se remet en route trop souvent aura des COP et une durée de vie amoindris. Ce n’est pas le cas en chambre d’essai car les PAC sont testées sur un cycle sans interruption pendant 2 heures.
Les débits d’eau : si les liaisons hydrauliques n’assurent pas les débits d’eau nécessaires, la PAC voit ses rendements diminuer. Il faut donc privilégier des grosses sections de tuyaux, avec le moins de coude possible. En rénovation, veillez aussi à exiger un nettoyage des circuits de vos radiateurs, car toutes les boues accumulées dans les radiateurs ralentissent l’eau et n’assurent pas les débits d’eau suffisants pour avoir les COP théoriques.
Les consommations annexes. Elles ne sont pas prises en compte lors des mesures des COP en chambre d’essai, notamment en géothermie. Les circulateurs, qui travaillent sans interruption, peuvent plomber les bilans annuels.
Pour les PAC géothermiques, attention donc aux consommations des pompes qui font circuler l’eau jusqu’à la nappe phréatique ou dans le terrain. Ces consommations ne sont pas prises en compte dans les mesures de COP théoriques. Pourtant l’effort à fournir pour remonter plusieurs M3 d’eau par heure, d’une nappe phréatique, représente une quantité d’énergie importante. En conséquence, plus la nappe phréatique est profonde, plus les COP annuels diminuent.
Merci à :
Par Xavier Mounier, chargé d’étude chez Innovert Europe
http://www.innovert.eu/
Voici quelques uns de nos conseils pour les Pompes à Chaleur
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La Pompe à Chaleur (PAC)
L’énergie approvisionnant le monde est principalement d’origine fossile, (charbon ou pétrole) qui produit à elle seule les deux tiers (66,15%) de l’énergie consommée.
Les réserves, de pétrole notamment, vont dans les années à venir, se raréfier et de plus leur impact écologique est très fort sur notre planète.
A l’heure des économies d’énergie, il faut trouver des solutions durables pour répondre à nos besoins sans cesse grandissants.
Les pompes à chaleur n’émettent pas, ou très peu, de CO2 lors de leur fonctionnement et permettent de chauffer l’air ambiant à partir de l’énergie qui nous entoure (air, terre, eau).
Ce marché connaît une très forte croissance depuis quelques années, largement encouragée par l’état qui subventionne ces installations. Ainsi, la France est-elle le deuxième marché européen de matériel vendu, après la Suède.
En 2007, l’AFPAC (Association Française pour les Pompes A Chaleur) recensait 69 600 installations. En 2008, ce nombre d’installations a connu une explosion (+152%) passant ainsi à près de 152 510.
Il existe deux grands types de pompes à chaleur, celles dites « géothermiques » et celles dites « aérothermiques ». Chacune d’entre elle propose différentes variantes que nous allons vous présenter dans ce dossier.
Merci à :
Par Laurent SQUILLARI , expert dans les Pompes à chaleur (PAC)
http://www.acs-solaire.com
La géothermie, une énergie renouvelable
Origine de la « Géothermie »
Cette énergie est connue depuis l’antiquité puisqu’elle était déjà utilisée chez les Grecs et les Romains.
Le mot vient du grec ancien, formé par « geo » terre et « thermie » chaleur, signifiant donc l’utilisation de la chaleur de la terre.
Une unité de mesure a été définie en fonction de ce domaine, le degré géothermique. Le degré géothermique est la profondeur, de l’écorce terrestre à franchir, pour que la température s’élève d’un degré Celsius.
Types de géothermie
- La géothermie de haute énergie : on capte de l’eau ou de la vapeur d’eau (T>180°C) dans des couches plus ou moins profondes de la croute terrestre. Ces calories sont utilisées principalement pour produire de l’électricité.
- La géothermie de moyenne énergie : l’eau captée est comprise entre 100° C et 180° C. Ce type de géothermie permet elle aussi de produire de l’électricité mais sert surtout aux installations de chauffage.
- La géothermie de basse énergie : la température de l’eau est comprise entre 30° C et 100° C. Cette eau est directement utilisée dans les installations de thermalisme ou de chauffage urbain. Elle peut aussi être utilisée pour des installations agricoles telles que le chauffage de serres, certains industriels utilisent également ce type de géothermie.
- La géothermie de très basse énergie : principalement dédiée au chauffage individuel, couplée à une pompe à chaleur.
Principe de fonctionnement
Chaque jour, le soleil fournit à la terre une énergie stockée sous forme de calories auxquelles viennent s’ajouter celles fournies par le sol profond.
Le principe consiste donc à puiser cette énergie (sous forme de chaleur / ou de fraîcheur) contenue dans la terre afin de chauffer votre logement.
Accessible partout en France (voir carte ci-dessous) c’est une ressource inépuisable, facilement exploitable pour le particulier comme pour le professionnel.
Cette production d’énergie se fait grâce à un échange. L’ apport énergétique nécéssaire à cet échange, est inférieur à l’énergie restituée, (4 fois moins). On obtient donc environ 4 kW d’énergie pour 1 kW investi.
Mais la question souvent posée est, comment chauffer mon logement à partir d’un sol ayant une température plus basse ?
L’installation comprend :
- Le capteur : c’est un circuit enterré rempli d’un fluide frigorigène. Ce fluide permet de capter les calories emmagasinées par la terre et ayant une température d’évaporation très faible, il passe de l’état liquide à l’état gazeux au contact de cette chaleur souterraine.
- Le compresseur : le fluide à l’état gazeux est aspiré puis compressé pour en augmenter la température. Le compresseur est associé à un appareil permettant la régulation et la sécurité du système complet (l’ensemble est aussi appelé “générateur”).
- Le condenseur : il transfère, grâce à un échange de chaleur, les calories contenues dans le fluide, à l’eau du circuit de chauffage classique, radiateurs, plancher chauffant …
Voici quelques uns de nos conseils pour les énergies alternatives
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Les types de PAC
La pompe à chaleur ou P.A.C. fonctionne à l’électricité et permet de valoriser une source d’énergie naturelle : terre, air ou nappe d’eau souterraine afin de la restituer dans l’habitat.
Pour les particuliers, l’installation est prévue pour une géothermie très basse température, le sol ayant une température annuelle quasi constante, entre 10 et 15 degrés, à une profondeur d’un mètre en moyenne. Pour le Sud de la France, la différence de température entre le sol et l’air étant trop faible, on privilégie l’installation de pompe à chaleur aérothermique.
Certaines PAC proposent la réversibilité, c’est-à-dire qu’elles fournissent du chauffage en hiver mais peuvent aussi délivrer du froid en été. C’est une fonctionnalité très attrayante, mais dont il ne faut pas abuser !
Les PAC géothermiques
Parmi tous les types de pompes à chaleur existantes, les PAC géothermiques sont les plus performantes. Les procédés mis en œuvre sont maintenant au point, robustes et fiables.
Comment installer une pompe à chaleur ?
Les pompes à chaleur géothermiques nécessitent la pose de capteurs souterrains. Il existe deux types de réseaux géothermiques : le système horizontal et le système vertical
- Le système horizontal
Un réseau de tuyaux est enterré à faible profondeur dans un jardin par exemple. La superficie de ce réseau est de 1,5 à 2 fois la superficie à chauffer. On utilise donc la chaleur solaire que capte la terre, c’est un plan Géosolaire.
Les contraintes de ce système qui doit être enterré est qu’il faut un terrain étendu, peu pentu, non arboré, et une terre de bonne qualité.
- Le système vertical
Comme son nom l’indique, ce système puise la chaleur en profondeur dans la terre. Pour ce faire 2 sondes, séparées l’une de l’autre d’environ 10 m, sont installées sous terre de 30 m à 100 m de profondeur (celles-ci peuvent descendre jusqu’à 1500 m). En ce qui concerne les rejets d’eau, il est possible d’avoir un petit puit ou un système fermé remettant l’eau sous terre.
Dans le cas de l’eau, la fourchette thermique se situe en France entre 50 et 90° Celsius.
Ce système peut être installé sur un terrain ayant peu de surface au sol, ou accidenté.
Hélas, le coût du forage est parfois élevé.
- La géothermie multidirectionnelle
Voici un nouveau type d’installation : le forage multidirectionnel, qui est adapté dans le cadre d’une construction neuve ou d’une rénovation. Pour l’instant très peu exploité, il va se développer dans les années à venir.
Cette solution apporte un rendement similaire au forage vertical pour un coût semblable au forage horizontal, une aubaine. Le principe est simple, le forage est effectué par des tiges flexibles au bout desquelles sont situées les têtes de forage. Ces têtes se ré-orientent pour éviter les éventuels obstacles. Elles sont capables de se déplacer dans les 3 dimensions offrant une grande facilité d’utilisation.
Label pour les PAC ?
L’AFPAC a créé un label qualité pour les installations de pompes à chaleur, qui sera ensuite repris dès début 2010 par l’Ademe.
Cette démarche Qualité PAC comporte deux volets :
- La marque NF PAC pour le matériel
- La charte Qualité PAC pour l’installation
Cette démarche vise à fixer un cadre qualitatif permettant de promouvoir à la fois les produits et les professionnels.
Elle ne revêt toutefois aucun caractère obligatoire, il s’agit d’une démarche volontaire tant pour les fabricants que pour les installateurs.
La PAC aérothermique
Elle capte les calories de l’air extérieur pour restituer de la chaleur en hiver et du frais en été. Elle est donc réversible, comme par exemple les pompes air/air qui pulsent l’air chauffé à l’intérieur en hiver et l’air refroidi en été.
Il existe aussi des pompes air/eau, qui captent les calories de l’air extérieur transmettant leur chaleur à un circuit hydraulique. On peut ainsi l’utiliser pour un plancher chauffant, ou pour un réseau de radiateurs à eau classique.
Fonctionnement d’une pompe à chaleur aérothermique
Le cycle thermodynamique d’un fluide frigorigène permet de transférer des calories entre un milieu extérieur et un milieu intérieur. Certains systèmes de PAC sont dit réversibles, c’est-à-dire qu’on chauffera en hiver et qu’on climatisera en été.
En mode chauffage, les calories seront récupérées à l’extérieur et restituées dans l’habitacle à chauffer. En mode climatisation, le cycle sera inversé, on récupère les calories dans l’habitacle pour les rejeter à l’extérieur.
Ce cycle thermodynamique est possible grâce à 4 organes principaux :
- L’évaporateur : C’est un échangeur entre le fluide frigorigène et le milieu où l’on récupère les calories. Le fluide frigorigène arrive dans l’évaporateur à très basse température : on va donc avoir une différence de température entre le milieu et le fluide ce qui va permettre d’avoir un transfert de chaleur (calories) du chaud (milieu) vers le froid (gaz R410A). Le fluide frigorigène va chauffer jusqu’à évaporation complète, il est ensuite recueilli dans le compresseur.
- Le compresseur : C’est l’organe qui va permettre au fluide d’avancer dans le circuit frigorifique. Le fluide arrive sous forme de gaz , il va être aspiré et comprimé. La compression augmente la température du fluide. En sortie le gaz sera donc à haute pression et sa température sera plus élevée que celle du milieu où l’on rejette les calories.
- Le condenseur : Comme l’évaporateur, c’est un échangeur, cette fois-ci qui va permettre de transférer la chaleur du fluide vers le milieu. Le fluide va refroidir jusqu’à condensation (passe de l’état gazeux à l’état liquide). puis progresse vers le détendeur.
- Le détendeur : Le détendeur sert à faire chuter la pression du fluide. Avec la chute de pression, la température du fluide diminue. On se retrouve dans les mêmes conditions de température et de pression qu’à l’entrée de l’évaporateur. Un nouveau cycle peut avoir lieu.
En mode chauffage, les PAC sont caractérisées par le coefficient de performance ou COP. Ce coefficient est le rapport entre l’énergie fournie au compresseur et l’énergie produite pour chauffer.
L’intérêt des PAC est qu’en exploitant le mieux possible le cycle thermodynamique du fluide frigorigène, on arrive à obtenir des COP allant de 2 à 5.C’est à dire que pour 1 kW d’électricité consommé par le compresseur, 2 à 5 kW de chaleur seront restitués au milieu intérieur, alors qu’avec un chauffage électrique par exemple, on utilise 1 kW d’électricité pour fournir 1 kW de chaleur.
Depuis quelques années, les constructeurs de pompes à chaleur ont mis en place le système INVERTER.
Principe de l’Inverter pour la pompe à chaleur
Il consiste en la variation de la vitesse d’un compresseur en modifiant la fréquence du moteur.
En effet, la différence entre les équipements conventionnels et ceux qui comprennent la technologie Inverter est la possibilité de faire varier la vitesse du compresseur en fonction de la température du logement. Les machines traditionnelles s’arrêtent dès qu’est atteinte la température désirée, les inverter abaissent simplement la vitesse du compresseur jusqu’à un niveau minimum.
Le cycle marche-arrêt du compresseur extérieur n’existe plus. Celui-ci fonctionne en permanence mais à vitesse régulée. Ce point est très important, puisque la majeure partie de la consommation électrique se produit en phase de démarrage. Les machines Inverter évitent ces pics de consommation.
On fera des économies d’énergie allant jusqu’à 75 %. De plus les PAC ne rejettent pas de CO2 ce qui permet d’agir contre l’effet de serre.
Le fluide frigorigène utilisé est le R410-A, c’est un HFC (Hydrofluorocarbure), il ne contient plus de chlore et n’est donc plus néfaste pour la couche d’ozone. Ce fluide possède les propriétés thermodynamiques permettant d’avoir le cycle d’écrit ci-dessus (température d’évaporation et de condensation très basse)
Voici quelques uns de nos conseils pour les Pompes à Chaleur
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Coûts et aides d’une installation pompe à chaleur
Coût d’une installation de pompe à chaleur
La mise en place d’une installation géothermique est plutôt à envisager lors d’une construction neuve car les travaux engendrés lors d’une restauration peuvent atteindre des prix très élevés et être décourageants.
Le coût de l’installation d’une pompe à chaleur est variable en fonction du système employé (forage horizontal ou vertical) du type de matériel installé (constructeur, technologie, …) et indéniablement, de la taille de la surface à chauffer.
Néanmoins, une installation coûtera aux alentours de 100 à 150€ / m² à chauffer.
Aides financières pour les PAC
Quelles aides pour mon projet de pompe à chaleur ?
Le crédit d’impôt est calculé sur le prix des matériaux et équipements, hors main d’œuvre (sauf pour l’isolation des parois opaques où la main d’œuvre est comprise).
Son taux est différent selon les équipements :
- 15% pour les chaudières à condensation, les parois vitrées et les portes d’entrée donnant sur l’extérieur ;
- 25 % pour les matériaux d’isolation thermique des parois opaques, les appareils de régulation de chauffage, pour les équipements de chauffage au bois ou chaudières à bois, pour les pompes à chaleur (autres que air/air) dont la finalité principale est la production de chaleur, pour les équipements de raccordement à un réseau de chaleur ainsi que pour les équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ;
- 40% pour les pompes à chaleur géothermiques, les pompes à chaleur thermodynamiques (autres que air/air), pour les chauffe-eau thermodynamiques, pour le remplacement d’un équipement de chauffage au bois ou chaudière à bois par un nouvel appareil à bois plus performant ;
- 50 % pour les équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable.
Le crédit d’impôt concerne également les coûts d’installation d’une pompe à chaleur géothermique, quelle que soit sa finalité principale, à hauteur de 40%.
Il est également possible de bénéficier d’un crédit d’impôt à hauteur de 50% pour la réalisation d’un Diagnostic de Performance Energétique en dehors des cas où la réglementation le rend obligatoire, pour un logement achevé depuis plus de 2 ans.
Consultez le tableau complet des aides 2010 pour la rénovation énergétique des logements existants >>
Quelles sont les conditions pour le crédit d’impôt ?
- Faire appel à un installateur qualifié.
- Ne pas avoir dépassé, pour la période du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2012, le plafond de 16000€ de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
- Les PAC AIR/AIR sont exclues depuis le 1er janvier 2009 (car elles n’ont pas la finalité essentielle qu’est la production d’eau chaude sanitaire)
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les pompes à chaleur doivent répondre à des normes de performance :
- Pompes à chaleur géothermiques à capteur fluide ayant un coefficient de performance (COP) supérieur ou égal à 3 pour une température d’évaporation de - 5 °C
- Pompes à chaleur air/eau ayant un coefficient de performance (COP) supérieur ou égal à 3 pour une température d’évaporation de + 7 °C
- Pompes à chaleur air/air multisplit ou DRV ayant un coefficient de performance (COP) supérieur ou égal à 3 pour une température extérieure de + 7 °C
Attention : la partie de l’installation ayant pour objet de distribuer la chaleur dans le logement ne peut pas bénéficier d’un crédit d’impôt.
A savoir : Les aides régionales (Conseil Régional, Conseil Général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement ne sont plus à déduire de la base calcul du crédit d’impôt depuis juillet 2007 sauf si le montant de ces aides dépasse le montant de main d’œuvre facturé.
Quelles sont les conditions pour les aides régionales concernant une pompe a chaleur ?
- Le financement des pompes à chaleur par les collectivités territoriales est loin d’être une règle. Seules certaines régions y participent. Il est nécessaire de se renseigner auprès de la région ou du département pour connaître les modalités précises.
- L’Alsace expérimente un système de subvention de PAC air/eau, eau à capteurs horizontaux/eau, eau à capteurs verticaux/eau. L’aide est de 200 à 400 € sous conditions de ressources.
- L’Ile de France subventionne la pompe à chaleur géothermique avec une aide de 50% sur le montant HT de la main d’œuvre avec un plafond de 1500€.
Quelles sont les démarches à accomplir?
Pour le crédit d’impôt
Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclaration par internet il suffit de conserver la facture.
Dans le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou par le constructeur.
A savoir: si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera remboursée.
En savoir plus : lire les bulletins officiels des impôts : BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 (juillet 2007)
Pour les aides régionales
Les démarches sont différentes selon les régions. Si la région ou le département aide au financement de l’installation, il faut envoyer un dossier, avant les travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur qualifié. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires pour l’installation d’une PAC ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900€ pour une pompe à chaleur air / eau ou de 1800€ pour une pompe à chaleur à capteurs enterrés sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressources (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 5 ans
- L’opération doit obtenir le label Promotelec Habitat Existant
- Contacter l’ANAH pour connaître les conditions d’attribution précises
- EDF peut octroyer des prêts à taux préférentiel (prêt Vivrelec Habitat)
Conclusion sur les pompes à chaleur
Grâce à l’utilisation de l’énergie nous environnant et à un peu d’électricité, les pompes à chaleur permettent de réduire considérablement les rejets de CO2 dans l’atmosphère par rapport à une chaudière classique (environ 4 fois moins). Néanmoins, elles rejettent tout de même, en plus petites quantité, du CO2 et du NOx.

La présence de CO2 dans l'atmosphère
Seules certaines d’entre elles, plus coûteuses, ne rejettent aucun gaz à effet de serre.
La finalité première des pompes à chaleur est le chauffage. Même si certaines d’entre elles permettent la climatisation ce n’est pas leur fonction essentielle.
L’étude technique de l’installation doit être réalisée par un professionnel, compte tenu des différents paramètres, souvent sophistiqués, à prendre en compte.
Au fil des années d’utilisation, les pompes à chaleur doivent être entretenues régulièrement. Arrivée en fin de vie, la pompe à chaleur doit être démontée par un professionnel, chargé de récupérer le fluide frigorigène contenu dans la pompe (recyclage ou destruction).
Avec un parc estimé à environ 155 000 installations en 2008, c’est l’équivalent d’environ 620 000 tonnes de CO2 qui n’a pas été rejeté dans notre atmosphère. Si cette progression se poursuit les rejets de gaz à effet de serre vont encore diminuer. Elles permettent aussi de limiter l’utilisation d’énergies fossiles et donc d’appauvrir le sol.
Les pompes à chaleur ne constituent donc pas une énergie 100% propre, puisqu’elles consomment de l’électricité, mais permettent tout de même de réduire le coût pour la planète, de nos besoins en énergie.

Pour une terre plus durable
Voici quelques uns de nos conseils pour les Pompes à Chaleur
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La journée mondiale de l’eau 2010
ONU-Eau consacrera la journée mondiale de l’eau 2010 au thème de la qualité de l’eau, reflétant ainsi l’importance des deux thèmes, quantité et qualité, pour la gestion des ressources en eau.
La journée mondiale de l’eau 2010 vise à :
- Faire prendre conscience de la nécessité d’entretenir des écosystèmes sains et d’assurer le bien-être de l’humanité en relevant les défis croissants que pose la qualité de l’eau pour la gestion des ressources en eau.
- Accroître la visibilité du thème de la qualité de l’eau en encourageant les gouvernements, les organisations, les communautés et les individus dans le monde entier à s’engager sur ce thème, en participant à des activités telles que la prévention de la pollution, le nettoyage des cours d’eau et des lacs, et leur restauration.
Les activités de la Journée mondiale de l’eau 2010 auront pour but de faire passer des messages sur la qualité de l’eau et son importance pour les écosystèmes et le bien-être de l’humanité.
Le programme d’activités comprend : le site Internet de la Journée mondiale de l’eau 2010 ainsi que du matériel de communication et de vulgarisation, des publications phares et des initiatives d’avant-garde sur la qualité de l’eau; une manifestation mondiale consacrée à la qualité de l’eau, prévue aux environs du 22 mars 2010; un dialogue politique visant à développer un engagement mondial pour relever le défi de la qualité de l’eau pour les écosystèmes et le bien-être de l’humanité dans le cadre d’autres conférences et manifestations importantes.
La campagne de la Journée mondiale de l’eau 2010 est coordonnée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) pour le compte d’ ONU-Eau, en collaboration avec la FAO, le PNUD, la CEE de l’ONU, l’ UNICEF, l’ UNESCO, ONU-Habitat, l’ OMS, et le Programme de la Décennie des nations unies sur l’eau consacré au plaidoyer et à la communication, ainsi qu’avec des organisations partenaires telles que l’Association internationale de l’eau, le Fonds mondial pour la nature et le Conseil mondial de l’eau.
Les technologies pour panneau solaire photovoltaïque
Le solaire photovoltaïque est une production d’énergie renouvelable, pour laquelle laboratoires et sociétés de Recherches et de Développement (R&D) travaillent le plus afin de continuer à le faire évoluer et participer à son amélioration. C’est l’énergie renouvelable la plus aboutie à l’heure actuelle suivie de l’énergie éolienne.
Ci-dessous, vous trouverez les principales innovations en termes de technologies employées, ainsi que les entreprises qui les mettent en œuvre.
L’ amorph haute performance
L’ « amorph haute performance » apporte une efficacité stabilisée de 7% et permet une augmentation de 16% de puissance des panneaux. Elle est à base de silicium en couche mince. Cette technologie produite par Oerlikon solaire, va permettre de réaliser une avancée non-négligeable dans la conception de modules solaires.
La couche mince de silicium
Dans le domaine des couches minces qui utilisent quelques micromètres de silicium, Oerlikon et Global Solar sont les premières entreprises à produire des modules directement sur des plaques de verre. VHF-Technologies est la première entreprise européenne à fabriquer des modules solaires flexibles.
Intérêts de la couche mince de silicium
La miniaturisation des cristaux des cellules polycristallines a permis d’obtenir une épaisseur de 1 à 2 microns. Des minicristaux incrustés dans une matrice amorphe forment une cellule microcristalline ou cellule tandem. Celle-ci absorbe les rayons lumineux sur un spectre de 600 nm et plus (couleurs rouges et infra rouges avec un rendement de 6%). Malgré le processus de transformation sous vide, le procédé permet de diminuer l’utilisation du silicium (alors réservé à l’industrie électronique donc cher) et d’abaisser le prix de production
Délai d’arrivée sur le marché réduit
La société allemande de certification TÜV Rhénanie a annoncé qu’ Oerlikon Solar a passé avec succès tous les essais exigés pour la certification de son « amorph haute performance » (modules de silicium en couche mince). La société Oerlikon Solar a satisfait aux normes, certifications (61646:2008 ISO/CEI) et sûreté des modules (ISO/CEI 61730-1 : 2004/61730-2 : 2004) . De plus le groupe est entrain d’accroitre de manière significative ses capacités de production (+50%).
Certifications ISO/CEI
Oerlikon Solar a également reçu les certifications ISO 9001 et ISO 14001 pour ses usines de Balzers-Truebbach.
Tuile solaire intégrée
Constituée d’un châssis (assurant la résistance mécanique et l’étanchéité), de cellules photovoltaïques et d’un verre trempé de protection, la tuile solaire présente le même pouvoir couvrant et les mêmes caractéristiques d’étanchéité qu’une tuile normale. De plus, grâce à leur double emboîtement une parfaite étanchéité est assurée. Ce système n’a donc aucune raison de prendre l’eau. En terme d’espaces, on estime qu’une tuile photovoltaïque (posée par un couvreur traditionnel) prend la place de cinq tuiles en terre cuite
Les fabricants
Le leader sur le marché de la tuile photovoltaïque est la société « Imérys Toiture ». Ce produit a été couronné d’une Pyramide d’Or lors du concours de l’innovation du salon Batimat 2003.
Son principal challenger…
On notera aussi l’existence de la tuile C21e de SolarCentury. Cette tuile solaire photovoltaïque est intégrée à la couverture et aussi à la façade comme bardage classique ou mur rideau,.Tout en produisant de l’énergie elle met à profit des espaces habituellement inutilisés.
>Le marché du solaire prend son envol de façon significative, pour passer d’un marché émergent à la banalisation des équipements solaires dans le bâtiment. Autre preuve l’apparition de valeurs en bourse de sociétés spécialisées comme Eneovia ou Facilasol traduisant la multiplication des sociétés dans les régions.
En milieu aquatique
En Espagne, Erpasa, offre la possibilité d’installer des modules solaires sur des retenues d’eaux comme des lacs ou des étangs.
Le système flottant AQüatil
La plate-forme solaire, d’une capacité de 9 modules, mesure 10 mètres de longueur et 2.5 mètres de large.
Les plates-formes AQuatil seront dotées d’un équipement de connexion qui permet d’unir plusieurs plates-formes en formant la matrice définitive qui couvrira la surface souhaitée.
Le système sera ancré au fond par un système d’amarrage qui permet d’atténuer la variation du niveau de l’eau, où reposeront les modules.La plate-forme sera constituée par une grille en acier galvanisé, afin d’éviter des corrosions.
Bien que la société n’écarte pas son utilisation en mer « calme », le projet est développé en premier lieu pour les marais, les barrages et les réseaux d’irrigation.
Avantage ou pas ?
Jusqu’à présent, les surfaces des plans d’eau sont considérées comme des surfaces inutiles.
De plus le coût de l’installation est égal ou inférieur à à celui des panneaux photovoltaïques classiques. elle présente aussi l’avantage d’éliminer les problèmes qui accompagnent ces installations, pour les agriculteurs par exemples (ombres portées) ou les inconvénients liés à la sécurité des installations (systèmes antivol).
Erpasa : la société
Pour Erpasa, la maison mère, la croissance du marché est indéniable. Pour le présent exercice, les projets photovoltaïques conclus se montent à une puissance totale de 42 MW. En 2006, la société representait 8% des installations photovoltaïque en Espagne.
Erpasa développe des projets solaires photovoltaïque, thermique, et de biomasse (bio fuel).
Les aides pour la rénovation énergétique des logements en 2010
C’est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale (maison ou appartement). Sont éligibles au crédit d’impôt les locataires, les propriétaires occupant, les bailleurs ou les occupants à titre gratuit.
Nhéolis une révolution dans l’éolien pour le particulier
Une éolienne mini mais qui fait le maximum
Une start-up aixoise lance sur le marché la première éolienne tridimensionnelle. Plus petite et… plus performante que sa grande sœur qui fleurit dans le monde entier, elle va révolutionner le petit monde de l’énergie cinétique. Un modèle pour le particulier est disponible !
“La loi de Betz détermine qu’une éolienne ne pourra jamais convertir en énergie mécanique plus de 16/27 (ou 59 %) de l’énergie cinétique contenue dans le vent”.
Le savant allemand doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe. L’objet de ses tourments, qui contourne cette affirmation vieille d’un siècle chaque jour, se nomme Nordine Haddjeri.
Directeur de marketing d’un laboratoire pharmaceutique, ce passionné de voile et de cerfs-volants a très vite été sensibilisé au développement durable. Voici quatre ans, il décide de se lancer dans la conception d’une éolienne tridimensionnelle.
En août 2007, le premier prototype, un engin avec des paies de 3,50 mètres de long et de deux mètres de diamètre pour 400 kilos, voit le jour.
«J’ai vendu ma voiture, utilisé mes indemnités, un prêt personnel et d’amis pour me lancer dans l’aventure» explique t-il. On peut alors le voir sur la route de Lavera avec son camion transportant une éolienne sur un échafaudage et roulant pour mesurer la vitesse du vent. Trois mois après ces tests réussis, le voici qui crée Nhéolis.
«Le problème de la start-up restait : le financement et la crédibilité».
Lorsque Marc Lassus, fondateur et ancien pdg de Gemplus, se penche sur le berceau, et en devient le business angels, les ailes de Nhéolis peuvent enfin se déployer. «Marc Lassus a vu notre machine dans un garage à Marseille. Il était venu avec un aérodynamicien qui pensait qu’il était impossible qu’elle tourne» se souvient le pdg. Il y avait peu de vent ce jour là… Mais l’éolienne tridimensionnelle a bel et bien tourné. Trois mois plus tard, Nhéolis s’installait à Aix-en-Provence, tout en gardant son atelier à Marseille, et Marc Lassus devenait le conseiller stratégique à plein temps de la start-up.
En mai 2008, la société lève près de 2 M€ et signe un partenariat avec l’Onera, le centre français de recherches aérospatiales (146 000 euros).
Trois brevets internationaux sont déposés : un pour le concept de base et deux sur l’amélioration des pales et nouvelles formes de paies. Aujourd’hui, Nhéolis propose deux produits en série limitée: une éolienne destinée aux particuliers (environ 8000 euros) et une autre pour les entreprises (environ 15000 euros) qui sont vendues par des distributeurs.
«L’éolienne ne se définit pas en investissement mais en retour sur investissement. Plus il y a de vent, plus le retour sur investissement est court. Ce marché aura besoin d’incitations» souligne Nordine Haddjeri.
«Le marché reste jeune et nous avons déjà installé des éoliennes en France, en Italie, en Grande-Bretagne et en Espagne. Il faut nous dimensionner à l’international».
La société devrait être rentable en 2010.
Les avantages de l’éolienne tridimensionnelle
L’éolienne de Nhéolis présente cinq avantages par rapport aux autres éoliennes.
- Compacte : A puissance égale, elle présente moins d’encombrement qu’une éolienne classique
- Robuste : Le tridimensionnel permet d’haubaner les pales sur l’axe. Les éoliennes de Nhéolis ont ainsi tenu lors de la tempête du 29 janvier 2009 dans le sud-ouest alors que les arbres tombaient
- Auto directionnelle : Elle se met automatiquement en face du vent
- Silencieuse : Quasiment car les pales tridimensionnelles ne cisaillent pas le fluide
- Productive : A espace égal, elle produit plus qu’une éolienne classique
Néholis en chiffres :
Création 24 décembre 2007
Chiffre d’affaires 100 000 euros en 2008 (16 M€ en 2010 et 37 M€ en 2011)
Effectif : 14 (4 au début de l’année et 36 d’ici fin 2010)
Objectifs : 400 éoliennes avant janvier 2010. 1000 d’ici 201
Site web : www.nheolis.com
Les granulés biocombustibles
Les granulés biocombustibles sont déstinés à être consummés dans un appareil dédié au chauffage au bois.
La nouvelle marque de qualité française pour les granulés à base de bois ou d’origine agricole, se nomme NF Granulés Biocombustibles. Le préfixe « bio » ne préfigure pas une certification issue de l’agriculture - sylviculture - biologique AB
Un granulé biocombustible se présente sous la forme d’un petit bâtonnet cylindrique très fortement compressé à base de sciures et copeaux de bois principalement ou de matières premières agricoles.
Cette nouvelle certification NF se décompose en 5 catégories. Celles-ci permettront aux consommateurs de choisir les granulés biocombustibles les plus adaptés à leur mode de chauffage :
Pour les granulés de bois :
• Bois premium : pour tous poêles et toutes chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Standard : pour certains poêles et certaines chaudières automatiques à granulés de bois
• Bois Industriel : pour chaudières automatiques à granulés de bois collectives ou industrielles
Pour les granulés d’origine agricole :
• Agro + : pour chaudières polycombustibles domestiques et automatiques
• Agro : pour chaudières automatiques à biomasse et à grille mobile
NF Granulés Biocombustibles certifie les caractéristiques suivantes :
- Les dimensions (son diamètre varie entre 6 et 9 mm et sa longueur entre 10 à 30 mm)
- Le pouvoir calorifique inférieur et l’humidité
- Le taux de fines
- Le taux de cendres
- La résistance mécanique
- La masse volumique apparente
- Les teneurs en soufre, chlore et azote.
Sa haute densité énergétique et sa granulométrie normalement régulière en font un combustible moderne permettant l’automatisation complète des systèmes de chauffage.
Comment est-ce fabriqué ?
La matière première de ces granulés est un déchet non réutilisable. Pour pouvoir l’exploiter, il faut tout d’abord le sécher puis le réduire à l’état de farine.
Vient ensuite la compression. Les granulés sont moulés : on comprime la matière farineuse à l’aide d’une presse avec une pression d’environ 100 bars, puis ils sont tamisés afin de les faire refroidir et leur faire perdre d’éventuelles poussières.
Ces granulés sont conditionnés ensachés ou expédiés en vrac.
AFNOR : présentation de la marque NF
La marque NF Environnement est une marque volontaire de certification délivrée par AFNOR Certification.
Créée en 1991, il s’agit de la certification écologique officielle française.
La marque NF Environnement distingue, à performances d’usage égales, les produits dont l’impact sur l’environnement est réduit.
NF Granulés Biocombustibles fut développée par l’institut technologique FCBA en partenariat avec l’institut des bioénergies ITEBE.
FCBA est mandaté par Afnor Certification pour cette nouvelle marque de qualité, à laquelle peut accéder tout fabricant de granulés s’il en respecte le référentiel.
Les bûches de bois pour chauffage au bois
La présentation de la bûche n’est plus à faire. Elle est utilisée depuis des millénaires et n’est pas passée de mode, au contraire ! Il convient de rappeler certains points essentiels concernant l’utilisation de ce combustible pour chauffage à bois :
- Il doit être bien sec : une humidité inférieure à 25%, soit environ deux ans de séchage. Le séchage est essentiel, car la présence d’eau dans le bois crée de la condensation (vapeur d’eau) et diminue le rendement de la chaudière. Il favorise aussi le phénomène de goudronnage (apparition de goudron dans le foyer et les tuyaux d’extraction).
- Il doit être fendu, afin d’adapter sa taille à la puissance de l’appareil.
- Utiliser des buches de 33 cm plutôt que du 45-50 cm. La combustion des extrémités de la bûche étant mieux assurée sur des petites bûches qui sont aussi plus sèches que les grosses.
- L’utilisateur doit être impliqué et averti. Il doit bien connaitre son appareil et le fonctionnement de ce dernier.
Sous réserve que ces conditions soient respectées, et contrairement à certaines idées reçues, on peut brûler quasiment toutes les essences de bois mais toutes n’ont pas le même rapport calorifique.
Une chose importante est à retenir, ne jamais brûler de bois traité avec des produits chimiques (peintures, vernis) et autres pesticides (XYLOPHENE, etc.)
En France, on estime que le bois bûche couvre environ 20% des besoins de chauffage dans l’habitat !
Origine des bûches
Les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, châtaignier, charme, noyer, fruitiers, etc.) sont à préférer aux résineux et aux feuillus tendres (épicéa, sapin, pin, mélèze, peuplier, saule, etc.). Mais c’est la teneur en humidité qui influence le plus les performances.
Le bois de chauffage est généralement vendu au volume et la principale unité de mesure est le stère.
Coût des bûches
Le prix est variable (selon qu’il soit livré ou non, conditionné et séché) il est généralement compris entre 30€ et 60€ le stère. C’est donc un combustible des plus économiques, s’il est utilisé dans un appareil performant.
Spécification de la norme
L’étiquette de la marque NF Bois de chauffage fournit aux consommateurs toutes les informations essentielles pour estimer la qualité du produit acheté :
Le groupe d’essences (chêne, hêtre, charme,…)
La longueur
Le niveau d’humidité
La quantité livrée en stères
Les bois sont classés en trois groupes d’essences, en fonction de la quantité de chaleur fournie par unité de volume.
- Groupe 1 : Chêne / Charme / Orme / Hêtre / Frêne / Érable
- Groupe 2 : Châtaignier / Robinier faux Acacia / Merisier et fruitiers divers
- Groupe 3 : Autres feuillus tempérés (peuplier, bouleau, platane…)
Par exemple les résineux ont une inertie moins bonne que le chêne. Lors de la combustion les résineux montent rapidement en température mais redescendent aussi vite.
Une “pile” correspond à une unité de conditionnement. Ce peut être un filet rempli dans un gabarit, une palette de bois remplie dans un gabarit, une pile de bois de longueur égale et d’une hauteur constante dont les extrémités sont bloquées par des éléments rigides.
- Une “pile” est dite du groupe 1 si 95 % au moins des pièces sont du groupe 1.
- Une “pile” est dite du groupe 2 si elle ne comporte pas plus de 15 % de pièces du groupe 3.
- Une “pile” est dite du groupe 3 dans tous les autres cas.
Le foyer ouvert
Plus connu habituellement sous le terme de « cheminée », le foyer n’est pas à proprement parler un appareil de chauffage, néanmoins, c’est la principale utilisation qui en est faite. Il était à l’origine, destiné à la cuisson des aliments et indirectement pour le chauffage.
Le foyer ouvert procure, il est vrai, un plaisir olfactif et visuel, mais son rendement en est altéré. En effet, il n’excède pas 15%, ce qui signifie donc que 85% de votre énergie est perdue !
A noter qu’un foyer ouvert peut aussi refroidir votre pièce, à cause de l’aspiration possible de l’air chaud par la cheminée.
Il existe donc des solutions plus performantes mais la cheminée peut être conservée comme agrément.
Appareil individuel à bûche
Plus couramment appelés poêles à bûche, foyers fermés, insert ou encore cuisinière à bois, ce sont des appareils qui sont d’excellents investissements. On trouve aujourd’hui une gamme très large de produit avec un choix de matériaux varié (acier, fonte, stéatite, etc.)
Ces appareils ont un rendement allant de 40 à 80% en fonction de plusieurs paramètres tels que l’humidité du bois, la conception de l’appareil, l’utilisation, etc.
Chaudière bûche
Les chaudières bûches d’aujourd’hui non plus rien à voir avec les premières chaudières très rudimentaires. C’est principalement avec l’arrivée de l’électronique ainsi qu’une amélioration des combustibles que les chaudières bûches ont fait des progrès énormes ces dernières années.
Les rendements actuels avoisinent les 80%.
Afin d’améliorer encore plus son rendement, l’installation peut être couplée à un système d’hydro-accumulation ou en moins technique, ballon de stockage.
Ce système permet notamment d’avoir une autonomie allant de 12h à 48h en moyenne pour un chargement, automatisant l’installation et améliorant le confort des usagers.
Le bois déchiqueté
Le bois déchiqueté appelé également “plaquette” est issu de la forêt et de l’industrie du bois. C’est un produit plutôt local destiné à usage surtout collectif … Il sert de combustible pour les installations de chauffage au bois.
Origine du bois
Également appelées “plaquettes”, ces fragments de bois de la taille d’un morceau de sucre sont obtenus par broyage de produits issus de l’activité forestière et paysagère (branches, houppiers, rémanents…) ou industrielle (palettes non souillées…).
Il s’agit, en fait, de tout le bois encombrant et/ou qui n’a pas de débouchés commerciaux intéressants.
Les spécificités du bois déchiqueté
Les fragments de bois sont ensuite broyés en plaquette, permettant ensuite de les valoriser sous forme de chaleur dans des chaufferies automatiques au bois.
Il existe deux méthodes distinctes pour le séchage du bois, il peut s’effectuer avant ou après le broyage :
- Avant broyage : séchage de 1 à 2 ans en perches, puis broyage du bois sec
- Après broyage : le bois vert est broyé, puis séché en tas pendant 3 à 6 mois sous abri aéré (au printemps pour l’hiver).
Afin d’assurer le bon fonctionnement de ces chaudières automatiques, il faut obligatoirement un combustible adapté. En effet, il ne doit pas être trop humide (humidité<25%) et posséder une granulométrie constante (en moyenne : 30×20x10mm)
Ce combustible local et économique nécessite beaucoup de place pour le stockage, mais il peut être produit de façon personnelle grâce à un broyeur par exemple. Il peut être utilisé en complément de bûches ou de granulés biocombustibles selon votre installation.
Le chauffage au bois, tarifs et budget
Coté Budget, les aides, les tarifs, les conseils de notre expert.
Quelles Aides ?
Vous pouvez bénéficier de :
- Un crédit d’impôt se montant à 50% pour une installation allant jusqu’à 8000 euros pour un célibataire ou 16000 euros pour un couple. Pour une personne supplémentaire à charge, ces montants sont majorés de 400 euros. Pour le second enfant, l’aide augmente de 500 euros et de 600 euros pour chaque enfant à partir du troisième inclus. Si votre crédit d’impôt dépasse vos impôts à payer, ou si vous n’êtes pas imposable, l’excédent vous sera versé par chèque ou par virement bancaire.
- Un taux de TVA réduit à 5,5%.
- Des aides régionales selon les régions
Sous quelles conditions ?
Les conditions pour l’obtention du crédit d’impôt sont :
- Faire appel à un installateur qualifié et spécialisé dans l’installation de chauffage au bois pour optimiser le rendement, réduire au maximum le risque d’incendie.
- Ne pas avoir dépassé pour la période du 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2012 le plafond de 16000€ de dépenses par couple marié ou 8000 € pour une personne célibataire. Majoration de 400 € par personne supplémentaire à charge (depuis janvier 2006).
- Réaliser les travaux pour sa résidence principale
- Installer un équipement prévu par la loi de finance
- Ne pas négliger la partie fumisterie (tuyaux d’extraction d’air) car c’est le « moteur » de la chaudière. De lui dépend le rendement de la chaudière.
- Ne pas sur dimensionner les appareils = risques d’encrassement, de pollution et même d’incendie à terme si l’utilisateur accumule d’autres mauvaises actions du type utilisation de bois traité, mauvaise fumisterie, mauvaise installation.
A savoir : pour bénéficier du crédit d’impôt, les appareils de chauffage à bois ou chaudières à bois doivent proposer des rendements supérieurs à 65% et répondre à des normes françaises et européennes.
A savoir : les produits labellisés “Flamme Verte”, répondent à certaines exigences et peuvent donc bénéficier du crédit d’impôt. Néanmoins, ce label n’est pas obligatoire, bien d’autres équipements répondent aux normes définies par les services fiscaux sans être labellisés “Flamme Verte”.
A savoir : les aides régionales Conseil Régional, Conseil Général, ANAH, …) versées pour l’acquisition d’équipement sont à déduire de la base calcul du crédit d’impôt.
Attention : il s’agit d’un plafond de dépenses déjà réalisées et non pas d’un plafond de crédit d’impôt déjà versé.
Quelles sont les conditions pour les aides régionales ?
- Le financement des appareils de chauffage biomasse par les collectivités territoriales est loin d’être une règle. Seules certaines régions y participent. Il est nécessaire de se renseigner auprès de la région ou du département pour connaître les modalités précises.
- Certaines régions ou départements subventionnent les chaudières à bois par une aide pouvant représenter jusqu’à 1500€.
Quelles sont les démarches à accomplir ?
- Joindre à la déclaration de revenus une copie de la facture. Pour les déclarations par internet il suffit conserver la facture.
- Pour le cas d’une construction neuve, une attestation est fournie par le vendeur ou le constructeur.
A savoir : si le crédit excède l’impôt dû, l’excédent vous est reversé. Si vous êtes non imposable, la totalité vous sera versée.
En savoir plus : lire les bulletins officiels des impôts : BO 5B-17-06 et BO 5B-17-07 (juillet 2007)
Pour les aides régionales :
Les démarches sont différentes selon les régions. Si la région ou le département aident au financement de l’installation, il faut envoyer un dossier, avant les travaux, rempli et signé par le bénéficiaire (particulier) et par l’installateur qualifié. Versement de l’aide après acceptation de la demande par une commission et réception de la facture
Peut-on bénéficier d’aides supplémentaires ?
L’ANAH (Agence Nationale pour l’amélioration de l’Habitat) peut attribuer une prime complémentaire maximale de 900 € pour l’achat d’une chaudière à bois individuelle sous certaines conditions :
- L’attribution est soumise à plafond de ressources (destinée aux revenus modestes)
- Le bâtiment doit avoir plus de 5 ans.
Prix de revient du combustible par kWh
Conclusion sur le chauffage au bois
Un bilan énergétique très bon mais un bilan carbone un peu moins.
En conclusion, avant de s’équiper d’une installation de chauffage au bois, il faut faire un comparatif des produits et solutions disponibles sur le marché, en privilégiant les acteurs spécialisés dans le domaine.
Il faut envisager votre achat sous l’angle qualitatif. Ce sont des installations qui sont rentables et dont la durée de vie est intéressante à condition de partir sur un matériel de qualité.
Évitez le piège de l’appareil surdimensionné et consacrez une partie budgétaire suffisante à la fumisterie dont dépend le rendement de la chaudière.
D’un point de vue développement durable ce n’est pas LA SOLUTION à nos problèmes de gaz à effet de serre. Mais reste préférable à la consommation de pétrole à condition que le mode de fabrication du combustible (le bois) soit propre et respectueux de l’environnement.
Étudiez les autres formes d’énergies plus renouvelables, comme le solaire photovoltaïque ou encore la pompe à chaleur.
Voici quelques uns de nos conseils pour le chauffage au bois >>
N’hésitez pas à réagir à nos conseils !
Présentation du biocarburant
Le biocarburant (ou agrocarburant) est un carburant qui provient de la biomasse, produit à partir de matériaux organiques non-fossiles. A l’inverse de ce que l’on pourrait croire, le suffixe « bio » ne signifie pas qu’il provient de l’agriculture biologique.
Il existe principalement deux filières :
- La filière huile et dérivés (biodiesel)
- La filière alcool ou sucre, à partir de betteraves, de cannes à sucre, … (bioéthanol)
D’autres filières existent aussi mais sont encore expérimentales pour la plupart, comme par exemple le biogaz carburant, ou la production de carburant de synthèse à partir d’algues, de micro-algues, ou de Jatropha.
Une utilisation importante des biocarburants pourrait avoir des effets bénéfiques non seulement sur les gaz à effet de serre mais aussi sur la dépendance, actuelle, d’approvisionnement et d’utilisation en pétrole notamment.
Agrocarburant, principe de fonctionnement
Les biocarburants ont pour but de se substituer aux carburants classiques.
L’idée semble bonne : le cycle naturel de la photosynthèse, transforme le CO2 présent dans l’atmosphère, en matière végétale, grâce au rayonnement solaire. La matière végétale qui est ensuite transformée en carburant, puis brûlée, libère à nouveau la même quantité de CO2 : un bilan global neutre en termes de CO2.
Afin d’obtenir du bioéthanol, il faut transformer des huiles végétales à travers un processus similaire à la distillation.
Les moteurs actuels (essence et diesel) sont facilement adaptables, à faible coût, afin de fonctionner aux carburants de synthèse. Pour les moteurs plus anciens, ils peuvent ne nécessiter aucune modification, et seul l’ajout d’un faible pourcentage d’énergie fossile dans le carburant de synthèse suffit.
Le substitut de l’essence sans plomb est le bioéthanol ou le E85 et pour les moteurs diesels, c’est le biodiesel ou le Diester ou le B100. On peut même éviter toute adaptation en mélangeant directement un faible pourcentage de ces carburants de synthèse aux carburants fossiles.
Le biodiesel et le bioéthanol constituent aujourd’hui les alternatives les plus prometteuses à court terme.
Bilan CO2 des carburants de synthèse
Étant tout de même meilleur que celui de l’essence, le bilan carbone des carburants de synthèse n’est pas tout à fait neutre.
En effet, les engrais contiennent de l’azote produit grâce à des énergies fossiles, donc non renouvelables.
De plus, la production végétale est issue de l’agriculture classique qui utilise du carburant, parfois fossile. Enfin, la combustion de l’éthanol produit des polluants plus dangereux que la combustion de l’essence.
La production et l’utilisation des biocarburants ne sont donc pas tout à fait propres et contribuent au réchauffement climatique.
L’agriculture des biocarburants
Afin d’être indépendante énergiquement, la France devrait accroître par 3 la surface des terres agricoles et les dédier uniquement à la culture du biocarburant. De plus, dans les pays sud-américains (notamment le Brésil), la déforestation s’est accrue afin de cultiver plus.
L’après pétrole ne sera donc pas synonyme d’indépendance énergétique pour la France, et pour beaucoup d’autres pays, mais la production nationale sera plus importante que notre production actuelle de pétrole.
De plus, pour la régulation de la production, environ 10% des terres cultivables européennes sont laissées en jachères.
Les économies réalisées ne seront pas phénoménales mais avec l’incorporation de 5,75% de biocarburants en 2008, puis 7% en 2010 et 10% en 2015, elles seront tout de même significatives.
Pour atteindre cet objectif, les agréments fiscaux accordés aux usines de biocarburants vont fortement augmenter afin de promouvoir le biodiesel et le bioéthanol.
Pourquoi alors ne pas essayer de plébisciter les culture de Jatropha ou d’algues pour la production de ces agrocarburants ?
Le Biodiesel
L’Union Européenne reste aujourd’hui la principale région du monde à avoir développé la filière biodiesel comme biocarburant.
En 2006, la production de biodiesel dans l’U.E. a atteint 6′434 Ml (soit environ 60-65% de la production mondiale annuelle), et la France est le second producteur loin derrière l’Allemagne d’agrocarburant.
Sur cette carte, seuls les pays producteurs les plus importants de biodiesel sont mentionnés.
Processus de fabrication du Biodiesel
Les huiles végétales, afin de produire du biodiesel, s’obtiennent classiquement par simple pressage de graines. Cette huile peut être issue de différentes plantes, telles que le colza, le tournesol, le soja, ou encore le Jatropha.
Cependant, ces huiles n’offrent pas une aptitude à l’auto inflammation suffisante afin d’être directement exploitées dans un moteur diesel classique, et leur viscosité est trop importante.
La production de biodiesel à partir de tournesols est ici décrite de façon plus détaillée :
Le bioéthanol
Le bioéthanol est distribué sous le nom de E85, il est composé de 85% d’éthanol et de 15% d’essence, il s’agit du premier biocarburant au monde.
En effet, il fut produit en 2007 à plus de 50 000 millions de litres. Les deux plus gros producteurs sont les États-Unis (49%) et le Brésil (42%). Ensuite vient la Chine puis l’Union Européenne (avec 2816 Ml/an). La France est le premier pays producteur en Europe, avec 1000 Ml/an.
De plus, l’intégralité du bioéthanol vendu en Europe ne vient pas d’une agriculture spécifique aux biocarburants. En effet, la Commission Européenne est tenue d’acheter et de stocker la surproduction viticole afin de réguler le marché. Elle peut ensuite décider de transformer cet alcool vinique en éthanol qui sera ensuite proposé sur le marché des agrocarburants.
Fabrication du bioéthanol
Le bioéthanol est produit à partir de végétaux contenant du saccharose (canne à sucre, betteraves, …) que l’on extrait et qu’on laisse fermenter ensuite. Il peut aussi être produit à partir d’amidon (blé, maïs, …) qu’on obtient par hydrolyse puis qu’on laisse fermenter. On obtient alors des gaz inflammables permettant leur utilisation en carburant de synthèse.
De nouvelles technologies ont vu le jour afin de permettre la transformation du reste de la plante, longtemps considéré comme un déchet. On l’appelle donc biomasse lignocellulosique (herbe, bois, écorce, tige, feuilles, …) à partir de laquelle on obtient aussi du bioéthanol.
On peut aussi le produirecà partir d’algues, de micro-algues, ou de Jatropha.
Avantages
L’ E85, type de bioéthanol, présente trois grands avantages.
Le premier est environnemental :
- Le rendement des biocarburants est meilleur que celui des énergies fossiles. Par exemple, pour produire 1 MégaJoule d’énergie, il faudrait 1,15MJ d’énergie fossile, alors qu’il suffit de 0,85MJ de bioéthanol.
Le second est économique :
- En utilisant de manière importante l’ E85, on pourrait réduire, en partie, la dépendance énergétique de la France vis-à-vis de l’étranger.
Le dernier est technique :
- Les modifications à apporter aux moteurs, afin qu’ils fonctionnent au E85, n’ont qu’un faible coût. Certains moteurs déjà produits, permettent de fonctionner avec ce carburant (Renault au Brésil par exemple).
Inconvénients du bioéthanol
Les inconvénients de ce biocarburant sont de deux types :
Economiques :
- La production de l’éthanol engendre des coûts plus importants (15% de plus) que ceux engendrés par le pompage des autres énergies fossiles type gaz ou pétrole.
- Augmentation du cours de certaines matières premières servant à la fabrication du bioéthanol celles-ci étant mieux rémunérées.
Environnemental :
- L’utilisation du E85 réduit considérablement la production de gaz à effet de serre (d’environ 40 %), ainsi que de matières cancérigènes, telles que le benzène et le butadiène. Par contre, il libère deux autres produits tout aussi nocifs et cancérigènes : le formaldéhyde et l’acétaldéhyde.
Les acteurs
Le premier producteur européen est un groupe espagnol Abengoa, avec une production de 610 Ml/an. Il se place au 5ème rang aux États-Unis.
La France compte le 7ème plus gros producteur Européen, l’entreprise Tereos. Elle dispose d’une capacité de production de 50 Ml/an. Le groupe attend l’attribution des futurs agréments du plan biocarburant français pour la construction de deux nouvelles usines.
Dans ces deux pays (Espagne et France), la transformation de l’éthanol est assurée par des groupes pétroliers, comme Total en France.
Type de production par pays
L’éthanol pouvant être obtenu à partir de différents végétaux, les pays ont choisi agriculture en adéquation avec leurs climats.
La France : Blé (71%) betterave (15%) et maïs (14%).
Le Brésil : Cannes à sucre.
Les États-Unis : Maïs.
Le Canada : Maïs et blé.
La Suède : Cannes à sucre (importée du Brésil) et betteraves.
L’Allemagne : Blé, betteraves et maïs.
Utilisation
L’éthanol n’a pas vraiment de capacités énergétiques. Dès 10% d’éthanol, des modifications du moteur sont nécessaires. Le réseau de revente d’E85 étant peu développé actuellement en Europe, les constructeurs ne proposent à l’heure actuelle que des véhicules Flexfuels capables de fonctionner avec du super éthanol ou/et de l’essence. Des kits sont commercialisés.
En 2006, 75% des voitures vendues au Brésil étaient “flex”. Les autres marchés sont en pleine expansion, comme en Italie, en France ou encore en Autriche développant le E5 (5% d’éthanol). La zone Asie-Pacifique, l’Australie, l’Indonésie et le Japon a aussi mis en place des politiques favorables à sa commercialisation.
La composition de l’éthanol varie d’un pays à l’autre ainsi que d’une saison à l’autre. Les raffineries ajustent en permanence la teneur en éthanol en fonction de ces critères. Au Brésil, il atteint 95% contre 65 à 85% en France.
Les algues comme biocarburant
Les algues (laitue de mer essentiellement, et maintenant micro-algues) peuvent s’avérer être source de biocarburant. Les algues ne nécessitent, pour se développer, que de la lumière, du soleil, du CO2 et de l’eau (contenant des oligo-éléments), du phosphate et de l’azote.
Les variétés d’algues les plus adaptées pour la production d’agroocarburant sont les algues vertes. On peut utiliser 99 % de leur masse pour fabriquer des médicaments, des matières colorantes, des plastiques biologiques ou des biocarburants.
Après raffinage de l’algue verte, composée à près de 80% d’huile, on obtient du biocarburant. 40 000 litres/ hectare de ce biocarburant peuvent être produits chaque année, ce qui représente un rendement important.
1 hectare d’algues pourrait produire de 30 à 120 fois plus d’huile qu’un hectare de colza ou de tournesol.
La laitue de mer se trouve sur les niveaux supérieurs du littoral jusqu’à 10 mètres de profondeur dans l’océan Atlantique, la mer Noire et l’océan Pacifique.
En Bretagne, chaque année, environ 700 000 tonnes d’algues vertes sont ramassées. Des procédés existent permettant de produire du carburant à partir des ces algues vertes.
Alors qu’en France, la recherche commence à s’intéresser à la fabrication d’huile carburant à partir des algues, Israël et les Etats-Unis en sont déjà au stade du développement industriel de ce procédé.
On peut aussi citer le Jatropha, afin de produire du biocarburant, plante aux caractéristiques très intéressantes.
Jatropha, source de biocarburant
Le Jatropha Curcas est un arbuste de 3 à 4 mètres, très résistant à la sécheresse, pouvant pousser sur des sols pauvres, et produire du biocarburant grâce à l’huile extraite de ses graines non comestibles. Originaire d’Afrique, il fut longtemps délaissé avant de susciter de l’intérêt pour sa capacité à la production de carburant de synthèse. Ce carburant est compatible avec les moteurs diesels, produisant une variété de biodiesel.
Un hectare de Jatropha permet de cultiver jusqu’à 1500 plantes. Chaque plante produit environ 5 kg de graines en deux récoltes annuelles. On peut espérer environ 1500 litres d’huile à l’hectare (5 kilos de fruits produisent 1 litre d’agrocarburant).
De nombreux experts du Times ou du Wall Street Journal s’accordent à dire que cette plante est la source de la prochaine génération de carburant.
Son prix
Le Jatropha serait d’un prix de revient 2 fois inférieur à celui du maïs. De plus, ce carburant serait de meilleure qualité.
Lieu de culture
Le Jatropha pousse en climat tropical à subtropical. On retrouve donc des cultures, récentes, dans des pays africains (Côte d’Ivoire, Sénégal) mais aussi Sud-Asiatiques (Thaïlande, Philippines, Chine) et enfin au Moyen Orient comme l’Arabie Saoudite. L’Inde s’apprêterait à planter 40 millions d’hectares de Jatropha Curcas. Plus étonnant, en Belgique un projet de Jatropha vient d’être lancé.
Biocarburants, leurs inconvénients
Contribution à l’inflation des denrées alimentaires
Néanmoins, les biocarburants n’ont pas que des points positifs.
La culture des sols pour ces agrocarburants vient en compétition de la culture vivrière. En 2008, plus de 10% de la production mondiale de maïs est consacrée aux biocarburants. Ceci entraîne une hausse du prix du maïs, la hausse du prix du pétrole ne faisant qu’aggraver cette inflation des denrées alimentaires. Le prix des denrées alimentaires, au niveau mondial, a bondi de 50 % en 2008 sur le riz, le blé et le maïs.
Les premiers touchés sont donc les populations qui s’en nourrissent (le Mexique par exemple). C’est encore une fois les pays pauvres qui en pâtissent, avec un budget alimentation de près de 60% de leur revenu global.
Déforestation
La destruction de la forêt tropicale amazonienne s’est fortement accélérée, attisée par une demande soutenue pour le soja ainsi que le maïs (et le bétail). Cette destruction s’effectue essentiellement dans l’Etat du Mato Grosso, plus gros producteur de Soja au Brésil.
La déforestation actuelle progresse de près de 1,3 million d’hectares par an soit 10 % de la déforestation chaque année sur l’ensemble de la planète.
Comme le Brésil, l’Indonésie commence à être critiquée pour sa politique de déforestation massive. Celle-ci a pour but de planter des palmiers à huile utilisés pour les biocarburants et la nutrition.
L’Indonésie possédant près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d’Asie du Sud-Est, s’est vue perdre 72% de ses forêts anciennes les 50 dernières années.
Heureusement, certaines solutions pourraient venir ralentir cette déforestation, comme le Jatropha. Cette plante pousse dans des lieux arides et secs, ne demande que très peu d’entretien et a un rendement important.
Conclusion sur les biocarburants
Il apparaît donc urgent de développer de nouvelles formes de biocarburants avant que ceux actuellement utilisés ne déstabilisent encore plus l’économie alimentaire mondiale. Il convient donc de se pencher sur ces agrocarburants de seconde génération, tel que le Jatropha, afin de ne pas rendre encore plus difficile la vie des pays en voie de développement.
Ces pays sont mis en difficulté alors qu’ils pourraient profiter de cet essor pour les carburants de synthèse, à travers les carburants de seconde génération. En effet, le Jatropha poussant dans des climats tropicaux et très secs, pourrait être cultivé en Afrique ou dans d’autres pays en voie de développement. Ils pourraient apporter de la croissance à ces pays qui les exploiteraient à travers la recherche, le développement et les emplois connexes.
Et que faire face à ces forêts dévastées, transformées en champs de maïs ou de soja ? Ces destructions réduisent la biodiversité (faune et flore), bouleversent le climat (moins de CO2 absorbé) et chassent les peuples y vivent.
Mais les sociétés productrices se soucient-elles réellement de ces points négatifs ?
Ne voient-elles pas uniquement l’aspect financier qui en découle ?
Pour toutes ces raisons l’Union Européenne a revu à la baisse ses objectifs concernant l’utilisation de ces carburants de synthèse, afin d’assurer une croissance équilibrée et surtout plus durable.
Caractéristiques du Gaz Naturel
Le gaz naturel est, comme le pétrole, une énergie fossile. Il résulte d’un mélange d’hydrocarbures.
Le gaz naturel contient principalement du méthane (CH4) à plus de 90%, de l’éthane, propane et butane ainsi que en plus faible quantité de l’azote (moins de 2%) et du dioxyde de carbone (CO2 moins de 1%). Il est formé à partir de la décomposition de matières organiques fossiles dans les sous-sols ou fonds marins par un processus proche de celui de la formation du pétrole. La génération de méthane est également possible par la biomasse, processus accéléré de décomposition de résidus organiques qui permet de produire ce gaz mais en quantité toutefois insuffisante pour un usage intensif. L’origine de ce gaz est variée, beaucoup de pays l’exportent sous forme liquide, appelée GNL (Gaz Naturel Liquéfié).
Le gaz naturel est liquéfié sous l’action d’un refroidissement à -162°C. Cette opération le rend à l’état liquide, non pressurisé, facilitant alors son transport mais cette opération à tout de même un coût écologique !
Une fois à l’état liquide, le gaz naturel liquefié (GNL) voit son volume divisé par 600 par rapport à son état gazeux.
En ce qui concerne sa constitution, le GNL contient principalement du méthane, à près de 90%, ainsi que de l’éthane, du propane et du butane et moins de 1% d’azote. Le gaz naturel liquide peut se transporter facilement par bateau, contrairement au gaz naturel classique qui transite par gazoduc.
Le gaz naturel, incolore et inodore à l’état brut, est extrait directement du sous-sol. Il ne requiert pas d’autre transformation que l’ajout de mercaptan. Ce composé soufré est destiné à lui donner une odeur caractéristique pour des questions de sécurité.
Son usage est principalement domestique, pour le chauffage et la cuisson. Mais son utilisation s’est développée dans d’autres domaines, tels que dans les centrales électriques, dans l’industrie ou encore utilisé pour le transport.
La part du gaz naturel croît constamment dans la consommation mondiale d’énergie, surtout en Europe, depuis environ 30 ans. Il représente 24% de l’énergie consommée en 2007, c’est la troisième source d’énergie la plus utilisée dans le monde après le pétrole (40% en 2007) et le charbon (26% en 2007).
Énergie jumelle du pétrole, son extraction suit des étapes similaires : observation de la surface de la terre pouvant révéler sa présence, évaluation du sous-sol, évaluation sismique et forage. On trouve d’ailleurs très fréquemment du gaz naturel dans les lieux où ils y a du pétrole et inversement.
Origines du Gaz Naturel Liquéfié (GNL)
Le GNL, pour Gaz Naturel Liquéfié, permet de s’acquitter des aléas géopolitiques auxquels sont soumis les gazoducs lorsqu’ils traversent des territoires nationaux et permet de diversifier les sources d’approvisionnement.
De ce fait, de nombreux pays construisent des installations de re-gazéification dans les terminaux méthaniers (lieu où sont accueillis les navires transportant le GNL), permettant l’exploitation de ce gaz rendu liquide.
Après l’Algérie, fournisseur de longue date de l’Europe, la Libye, le Nigeria, Trinité-et-Tobago et plus récemment les pays producteurs du Moyen-Orient (Qatar, Oman…) sont venus compléter l’approvisionnement en GNL de ce continent. De plus, depuis 2005, l’Égypte est devenue un autre fournisseur important de l’Europe.
La France est le cinquième importateur mondial de GNL, derrière le Japon, la Corée du Sud, l’Espagne et les USA. Elle importe près de 30% de ses approvisionnements en gaz. Les importateurs de GNL se sont alors multipliés, et GDF Suez joue un rôle important.
Pour accroître son activité, la mise en service de 5 nouveaux terminaux méthaniers est prévue entre 2012 et 2015.
Actuellement, les importations mondiales de GNL portent sur près de 220 milliards de m3 de gaz naturel (à l’état gazeux), soit environ 24 % du commerce mondial de gaz naturel.
Ce marché pourrait ainsi atteindre 300 milliards de m3 en 2015, il concernera environ 30 pays importateurs.
Gaz Naturel : Avantages & Inconvénients
Avantages
Le gaz naturel présente plusieurs avantages :
- Sa répartition géographique est plus dispersée, à l’échelle mondiale, que celle du pétrole
- Faibles émissions de CO2 lors de sa combustion si on le compare au dérivés du pétrole, de part sa forte teneur en méthane. Lors de la combustion, il ne créé qu’une molécule de CO2 par molécule de méthane alors que le pétrole en émettra au minimum 5.
- Les rendements énergétiques obtenus pour la production d’électricité (à partir de gaz-naturel dans des cycles combinés par exemple) sont supérieurs à ceux obtenus avec les centrales à charbon ou a pétrole. Le gaz naturel peut être utilisé sur une centrale à énergie solaire. Il permet de pallier aux aléas climatiques et ainsi réguler la production de ce type de centrales (dites de « cycle combiné »).
Aspects négatifs
- Afin d’exploiter le Gaz Naturel sous sa forme liquéfiée, le GNL, le déploiement de structures spécialisées est nécessaire. Les coûts de mise en place et d’entretien sont loin d’être négligeables.
- Il existe deux risques majeurs liés à l’exploitation du GNL , s’ il y a fuite ou déversement de GNL à l’air libre :
1) L’incendie
2) La formation d’un nuage sans inflammation immédiate
Pour qu’un incendie se déclare il faut une des deux conditions suivantes :
- Source d’inflammation à proximité (étincelle)
- Concentration du gaz naturel dans l’air entre 5 et 15%
- Bien qu’il soit le plus propre des combustibles fossiles, le gaz naturel émet lors de sa combustion du gaz à effet de serre (CO2) et de l’oxyde d’azote.
- Cette énergie est épuisable et des réserves quantifiées permettent son exploitation jusqu’à l’horizon 2070.
Les Acteurs du Gaz Naturel
Voici les principaux importateurs de gaz naturel à travers le monde. GDF SUEZ se situe au 3ème rang mondial, avec l’importation de plus de 18 milliards de m3 de gaz naturel sous forme liquéfiée. A l’échelle européenne, GDF SUEZ est le premier importateur.
Le marché du GNL est en constante croissance.
L’augmentation de la consommation de gaz naturel dans le monde, favorise le développement du commerce de GNL. Il a progressé de 12 % en 2006 et de 7,6 % en 2007.
Conclusion à propos du Gaz Naturel
Le Gaz Naturel peut être utilisé dans différents autres domaines que ceux évoqués ci-dessus (chauffage, cuisson, transport et industries). Des recherches se poursuivent dans cette voie là. On peut noter, par exemple, l’existence du GNV– Gaz Naturel pour véhicules – mais d’autres sont encore à venir.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que le Gaz Naturel est une énergie fossile. Son temps de reformation se compte en centaines de milliers d’années, ce qui fait du gaz naturel une énergie non renouvelable.
De plus, son extraction, son acheminement (liquéfaction ou non, transport …) jusque dans nos foyers produit du CO2 de manière importante et induit des coûts supplémentaires pour l’utilisateur final.
Certains pays profitent de cette aubaine énergétique et donc financière comme moyen de pression politique. La Russie et sa mainmise sur la France en est un bon exemple. En effet, à plusieurs reprises, Gazprom, la société russe de gaz, a provoqué des crises gazières en Europe. La dernière et non la moindre, remonte à Janvier 2009 avec près de 14 jours de blocage !
Pourquoi alors ne pas chercher à produire de l’énergie de façon locale et durable, comme le proposent l’énergie solaire, éolienne, les pompes à chaleur ou encore le bois ?
Leur prix de revient est des plus intéressant, vous ne serez plus dépendant des aléas politiques internationaux et pourrez même gagnez de l’argent avec votre installation.
L’énergie éolienne

Parc éolien Off-shore
Une éolienne est une machine permettant de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique. Cette énergie mécanique a été utilisée au cours des âges pour pomper l’eau ou moudre le grain.
Les machines actuelles sont utilisées pour produire de l’électricité qui est consommée localement (sites isolés), ou injectée dans le réseau électrique (éoliennes connectées au réseau) grâce à la RTE. L’application « connecté réseau » ou « grand éolien » représente, en terme de puissance installée, la quasi totalité du marché éolien.
Il existe deux types d’application de l’énergie éolienne :
- Les grands aérogénérateurs récents, installés dans les parcs éoliens, développent une puissance d’environ 2 MW, ce qui permet d’alimenter en électricité environ 2 000 foyers (hors chauffage). Le mât est en général deux fois plus haut que la longueur des pales : de l’ordre de 100 m pour des pales de 50 m.
- Les petites éoliennes domestiques, destinées aux particuliers fonctionnent sur le même principe. Leur puissance varie entre 0,1 et 20 kW. Le mât mesure généralement entre 10 et 3 m. Elles peuvent alimenter des bâtiments isolés non reliés au réseau électrique ou bien être raccordées au réseau pour une vente de la production.
Malgré des certifications et des normes imposées à ce genre de matériel, des accidents surviennent des nuisances (nuisances sonores, nuisances paysagère, etc.) viennent assombrir le tableau.
Qu’en est-il vraiment ?
Voici quelques uns de nos conseils pour l’éolien >>
N’hésitez pas à réagir à nos conseils !
L’activité “Grand Eolien”
L’éolien dans le Monde
L’énergie éolienne a poursuivi, en 2008 encore, sa “success story” mondiale en tant que source d’énergie la plus dynamique. Depuis 2005, l’ensemble des installations éoliennes a plus que doublé. Le chiffre d’affaire mondial du secteur éolien s’élève en 2008 à 40 milliards d’euros.
Les États-Unis et la Chine sont les nouveaux leaders du secteur et représentent 50.8% des ventes d’éoliennes en 2008.
On estime que l’énergie éolienne sera capable de contribuer en 2020 à au moins 12% de la consommation électrique mondiale. Une capacité globale d’au moins 1 500 000 MW peut être attendue pour 2020.
Répartition au niveau continental
En termes de répartition continentale, l’extension peut être vue ainsi : de manière générale, le foyer du secteur éolien se déplace de l’Europe vers l’Asie et l’Amérique du Nord. La part totale de l’Europe est tombée de 65.5% en 2006 à 61% en 2007 puis 54.6% en 2008.
Il y a seulement 4 ans, l’Europe dominait le marché mondial avec 70.7% des nouvelles capacités. En 2008, le continent a perdu cette position et, pour la première fois, l’Europe (32.8%), l’Amérique du Nord (32.6%) et l’Asie (31.5%) présentent des parts de marché comparables pour les nouvelles capacités.
Cependant, l’Europe reste le premier continent producteur alors que l’Amérique du Nord et l’Asie accroissent rapidement leurs parts de marché.
L’Europe de l’énergie éolienne
L’Europe a perdu sa position dominante mais conserve la position de leader en termes d’installations totales, avec 66 160MW en 2008 contre 23 000MW en 2002.
Le tableau ci-dessous montre l’évolution, année par année, du potentiel de production éolien de l’Europe sur les 8 dernières années et les prévisions jusqu’à 2012.
Les pays les plus avancés dans le domaine demeurent l’Allemagne (22 GW), l’Espagne (15 GW) et le Danemark (3.1 GW). La France a atteint en 2007 la 5ème position européenne avec un potentiel de 2.4 GW (à seulement 270 MW de l’Italie, 4ème et bien moins dynamique).
L’éolien en France
La France bénéficie d’un gisement éolien important, le deuxième en Europe, après les Îles britanniques.
En effet le territoire français dispose d’un relief exceptionnel pour l’exploitation de l’énergie éolienne. Bordé par les montagnes ou par la mer, c’est un territoire propice à l’utilisation de cette énergie renouvelable grâce à la constance des vents dans plusieurs régions de France.
Les zones régulièrement et fortement ventées se situent sur la façade ouest du pays, de la Vendée au Pas-de-Calais, en vallée du Rhône et sur la côte languedocienne. Les régimes des vents sont différents dans ces trois secteurs, ce qui les rend complémentaires les uns des autres.
Etat des lieux
Entre 2007 et 2008, l’augmentation de la puissance du parc éolien représente près de 1000 MW (+37 %), soit un total de puissance installée de 3400 MW. A noter que la production des centrales nucléaires, quand à elle, baisse très légèrement (-0,1%) par rapport à 2007.
En 5 ans, la production d’électricité issue de l’énergie du vent a été multipliée par 14.
En ce début 2009, la puissance totale installée sur le territoire français, s’élève à 3 404 Mégawatts pour 2350 éoliennes. Cette énergie fait vivre 7 000 employés en France, et permet d’éviter le rejet de 1,65 million de tonnes de CO2 en 2008.
La France est aujourd’hui au 3ème rang européen en termes de marché annuel et 5ème en termes de puissance installée.
Perspectives du marché éolien en France
Malgré ces « résultats positifs », il existe un vrai décalage entre les objectifs volontaristes de l’état, 17 000 MW à l’horizon de 2015 et 25 000 MW en 2020, soit 10 % de la consommation française, contre environ 3 500 MW actuellement.
Pour atteindre les premiers objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement (puissance installée fin 2012 : 11 500 MW), il faudra installer environ chaque année 2 000 MW en moyenne, alors que 950 MW ont été installés en 2008.
Cela s’explique en partie par le phénomène contestataire face à l’éolien, spécifique à la France, et à des procédures administratives parmi les plus lourdes en Europe et dans le monde. Le lobby nucléaire étant une des principales raisons de notre faible engagement dans cette énergie renouvelable, donc propre.
La part de l’éolien dans la production électrique nationale est encore faible (5,6 TWh en 2008, soit un peu plus de 1 %).
Records éoliens :
- En Novembre 2008, l’énergie maximale produite sur une journée a atteint 46 GWh.
- Encore en Novembre 2008, un maximum instantané de production a été atteint avec une puissance de 2255 MW, ce qui correspond à un facteur de charge (énergie produite rapportée à la puissance installée) de plus de 70%.
Afin de mieux situer ces chiffres pas toujours explicites, sur l’année 2008, le facteur de charge mensuel est resté très variable, de 10% à 37%, pour une valeur moyenne sur l’année de 23%.
La grande variabilité des rendements est liée, par nature, à l’intermittence des conditions de vent.
Parcs éoliens, leurs cartographies
Carte de France des éoliennes
Les deux plus grands parcs d’énergie éolienne en France sont ceux de Fruges dans le Pas de Calais et celui de Léthuin, en Eure-et-Loir.
Celui de Fruges, compte 70 éoliennes pour une puissance totale installée de 140 MW. Ce parc peut alimenter une population d’environ 126 000 habitants.
En ce qui concerne Léthuin, il comptabilise 26 éoliennes 2MW chacune pour un total de 52MW. Il alimente environ 44.500 foyers et est exploité par EDF qui revend ensuite à la RTE sa production.
Carte d’Europe des éoliennes
Un suivi rigoureux et fréquent est nécessaire pour dresser une carte éolienne de chaque pays et, multiplié par le nombre de pays en Europe, cette tâche devient des plus compliquées.
Sur la carte ci-dessous, datant de 2007, certains parcs sont manquants. Ceci est dû à la non mise à jour des données. Ces manques concernent principalement l’Allemagne et le Danemark.
Néanmoins, cette carte permet de situer généralement l’activité du grand éolien en Europe.
Vous pouvez télécharger le baromètre de l’éolien en France et en Europe, document en français et anglais
L’éolienne et la RTE
Malgré l’intermittence de sa production due aux aléas climatiques, l’énergie éolienne participe à l’équilibre de l’offre et de la demande d’énergie sur le réseau électrique géré par la RTE.
On estime aujourd’hui, que 20 000 MW d’éoliennes prévues en 2020 est équivalent à 4 000 MW de moyens de production thermique. Une source non négligeable de réduction de gaz à effet de serre (GES) comme le CO2. Le Grand éolien contribue donc à la réduction du carbone émit pour la production d’électricité.
Les outils
Face au développement des énergies renouvelables et tout particulièrement de l’éolien, il est nécessaire pour la RTE de disposer d’outils adaptés pour intégrer leurs particularités dans l’exploitation du système électrique.
Ceci est dû principalement à l’accroissement rapide des puissances installées, mais aussi par une production raccordée essentiellement sur les réseaux de distribution. La forte variabilité de la production et le comportement des machines, différant en fonction des technologies, ne simplifient pas la tâche des gestionnaires.
Moyens mis en œuvre
RTE a donc engagé plusieurs travaux pour mieux intégrer ces nouvelles énergies propres dans le système électrique en s’efforçant de disposer d’une mesure de la production en temps réel des éoliennes, appelée « Observabilité ». De mettre en place des plates-formes afin de visualiser la production d’énergie des éoliennes.
Enfin, la RTE a développé un modèle de prévisions de production éolienne. Ce modèle simple et robuste est alimenté par l’historique de la production, réalisée par chaque parc éolien, et par les prévisions de vent fournies par météo-France. Les premiers résultats du modèle sont d’ores et déjà satisfaisants.
Consommation d’électricité en France
De façon générale la consommation d’électricité dépend :
- Des données climatiques : les variations de température ont une conséquence directe sur l’utilisation du chauffage électrique en hiver ou de la climatisation en été. Le taux de couverture nuageuse (la nébulosité) a également un effet sur l’utilisation de l’éclairage.
- De l’activité économique : ainsi les week ends, les jours fériés, ou durant les périodes de congés, la consommation est différente de celle observée les jours travaillés.
- Des acteurs du marché qui transmettent à la RTE, du jour pour le lendemain, les informations relatives aux programmes de production prévus, aux possibilités de modulation de la production ou de la consommation, et aux échanges avec l’étranger.
Comment se fournir en électricité issue des énergies renouvelables
Depuis le 1er Juillet 2007, EDF n’a plus le monopole de vente de l’électricité en France. Concrètement il est possible depuis cette date de choisir parmi une multitude d’offres d’énergie (vertes ou pas), affichant des tarifs non réglementés donc plus ou moins élevés, auprès d’autres acteurs que EDF.
Il existe des analyses du mix énergétique des différents fournisseurs d’électricité accessibles aux particuliers. Cela permet de constater le réel positionnement de tel ou tel acteur. En clair 100 % renouvelable pour les plus engagés, moins d’1% pour ceux qui aujourd’hui utilisent souvent le vert comme argument marketing, le fameux « Green Washing ».
En pratique, opter pour l’électricité verte ne signifie pas que de l’énergie bien propre va alimenter votre TV mais plutôt que le fournisseur s’engage à réinjecter dans l’unique réseau de distribution l’équivalent de votre consommation en énergie renouvelable.
L’éolienne domestique
Les éoliennes domestiques sont bien moins imposantes que leurs grandes sœurs industrielles. De ce fait, leur production en est elle aussi réduite.
Elles mesurent en général de 9 mètres à plus de 30 mètres. La puissance fournie oscille, elle, entre 300W à 35kW.
La faisabilité d’un projet d’éolien va surtout dépendre de la force et de la constance des vents. À moins de 20km/h de moyenne annuelle (soit 5,5m/sec), l’installation d’une éolienne domestique n’est pas conseillée.
La localisation géographique et topographique est importante : à Narbonne, une éolienne sera efficace presque partout. À Dijon, il faudra l’installer en haut d’une colline pour qu’elle produise suffisamment.
Une éolienne domestique peut subvenir aux besoins en énergie d’un foyer composé de 4 personnes. Cependant, le raccordement au réseau électrique classique n’est pas à abandonner, car, à cause des aléas climatiques des coupures de courant peuvent survenir, durant plus ou moins longtemps.
De plus, lorsqu’il s’agit de l’électrification d’un site isolé, une batterie doit être reliée au système pour permettre le stockage de l’énergie dégagée pour ensuite la restituer.
Lorsqu’il s’agît d’une habitation déjà raccordée au réseau électrique classique, celle-ci a deux solutions pour traiter l’énergie produite :
- Elle l’utilise, afin de subvenir à ses besoins et revend le surplus à la EDF, au travers du réseau RTE. Dans ce cas, l’installation d’une batterie n’est pas indispensable puisqu’en cas d’insuffisance du vent, l’électricité du réseau prend automatiquement le relais.
- Elle revend toute son énergie produite à EDF. Cette solution permet de revendre son énergie produite plus chère que ce qu’on l’achète : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
A savoir que depuis juillet 2007, l’obligation d’achat de la production électrique par EDF n’existe que dans les zones de développement de l’éolien (ZDE) définies pour le Grand Eolien, ce qui est un frein à l’essor de l’éolien domestique.
Il existe par contre des accords avec des opérateurs privés (ex : partenariat Weole Energy et Direct Energie) qui permettent à tous ceux qui le souhaitent de revendre leurs surplus de production éolienne sur le réseau électrique.
La législation concernant l’éolienne domestique
Du point de vue législatif, l’installation d’une éolienne domestique est accessible à tout le monde. En effet, pour les installations mesurant moins de 12m, hors pales (mât et nacelle), aucun permis de construire n’est exigé et aucune déclaration n’est à faire.
Cependant, au-delà de cette limite, il est obligatoire d’obtenir un permis de construire avant de procéder à l’installation. La délivrance du permis dépend de l’utilisation finale de l’énergie produite :
- Si elle est destinée à l’autoconsommation, c’est le maire de la commune qui délivre le permis.
- Pour une production à revendre, c’est le préfet du département qui représente l’autorité compétente.
Les aides et subventions
L’énergie éolienne étant une énergie renouvelable, elle bénéficie des avantages fiscaux suivants :
- D’un crédit d’impôt de 50% du coût du matériel TTC hors frais de pose. La seule condition est qu’elle soit destinée à une résidence principale neuve, ancienne ou encore en construction.
- Un taux de TVA réduit à 5,5% peut également être obtenu pour la fourniture et l’installation dans une résidence principale ou secondaire achevée depuis plus de deux ans.
- D’autres organismes peuvent également, apporter des aides. L’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH) peut accorder une subvention, si le logement a plus de quinze ans et qu’il est la résidence principale de son propriétaire ou celle d’un locataire.
La rentabilité de l’éolienne domestique
Il est important de confier la réalisation de cette étude à un professionnel pour éviter les erreurs. En effet, la rentabilité de l’éolienne domestique est encore un sujet qui fait débat. Investir dans une éolienne n’est pas donné à tout le monde :
- 10 000€ HT pour une machine de 1 Kilowatt
- 70 000€ pour une de 20 Kilowatts
Entre autres, sa performance dépend largement de la vitesse moyenne du vent et de la taille de l’éolienne.
Pour une petite éolienne domestique à axe horizontal de moins de 12 m, avec 3 pâles en fibre de verre renforcé à transmission directe, le prix TTC (avec la TVA réduite) varie suivant la puissance de l’éolienne.
- Pour une installation non raccordée au réseau, il faut compter aux alentours de 2000€ pour 400W jusqu’à 40 000€ pour une éolienne de 10 kW.
- Pour les éoliennes raccordées au réseau, pour une puissance de 2kW comptez aux alentours de 11 000€, pouvant aller jusqu’à 20 kilowatts pour environ 45 000 euros.
Il est important de noter que ces prix, sont ceux de l’éolienne seule. Ils ne tiennent donc pas compte du matériel annexe, nécessaire au bon fonctionnement de l’installation (batteries, onduleurs …). Il ne comprend pas non plus les frais d’installation.
Voici quelques uns de nos conseils pour l’éolien >>
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Énergie éolienne, certifications et normes
Il existe plusieurs certifications portant sur l’énergie éolienne en Europe, d’origine danoise, hollandaise et allemande. Ceci est dû à l’antériorité de leur marché éolien.
En France, il n’existe pas de certification propre à l’éolien (ISO, AFNOR …).
Cependant, il existe la norme EN 50 308 : “Aérogénérateur, Mesures de Protection Exigences pour la Conception, le Fonctionnement et la Maintenance”
Cette norme a été prescrite par le Comité Européen de Normalisation Electrotechnique (CENELEC) sur mandat de la Commission Européenne après avis du Comité “Normes et règles techniques” en tant que norme “harmonisée” au titre de la directive “machines” qui s’apparente à la norme internationale CEI 61 400–1.
Elle fixe “les prescriptions pour les mesures de protection ayant trait à la santé et à la sécurité du personnel, applicables à la mise en service, au fonctionnement, et à la maintenance des éoliennes d’axe horizontal”.
Ses prescriptions tiennent compte des risques mécaniques (chutes, glissement, …), thermiques (incendie, brûlures …), électriques, engendrés par le bruit ou résultant de la non observation des principes d’ergonomie.
Elle fait référence à près d’une trentaine d’autres normes, et notamment aux normes de la série EN 292 (sécurité des machines : principes généraux), qui deviennent ainsi indirectement “harmonisées”.
Cependant, si les industriels souhaitent volontairement faire certifier leurs installations éoliennes, il existe des organismes indépendants comme GL (Germanisher Lloyd), réputé comme l’un des plus sévères.
En ce qui concerne les éolienne domestiques, il faut veiller à ce que les appareils vérifient correctement ces normes.
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Les dangers de l’éolien
Hélas, l’énergie éolienne n’a pas que des aspects positifs …
En effet, quelques accidents, non graves jusqu’à ce jour, peuvent arriver. Mais compte tenu du nombre d’installations éoliennes à travers le monde, ce nombre d’accidents reste très faible.
Il existe un groupe anti-éolien, La Fédération Nationale « Vent de Colère ! », militant contre cette énergie. Ils recensent, entre autres, les principales nuisances occasionnées ainsi que les accidents survenus.
Nombre d’accidents
En France, seulement 12 accidents sont répertoriés depuis une dizaine d’années. Heureusement, il n’y a eu encore aucun dommage corporel à déplorer en France, alors que plus de 3 404 éoliennes sont d’ores et déjà implantées en ce début 2009.
Les risques encourus
D’après des études ministérielles, les dangers présentés par les aérogénérateurs, en France comme à l’étranger, se répartissent en 4 catégories :
- L’effondrement de la machine. La zone de risque correspond à une surface dont le rayon est limité à la hauteur de l’éolienne, pale comprise
- La projection d’objets tels que pales ou morceaux de pale. La zone de risque peut atteindre plusieurs centaines de mètres si l’on en juge par l’étude allemande. La chute, plus localisée géographiquement, de blocs de glace peut également intervenir dans certaines régions
- L’impact de la foudre. La zone de risque de choc électrique résultant de l’action de la foudre se limite aux abords immédiats de l’éolienne. Toutefois, des projections peuvent résulter des effets induits, comme par exemple l’explosion de pales
- Les accidents du travail. Il s’agit des risques classiques inhérents à des interventions sur chantier, en présence d’équipements sous haute tension ou sur des installations de grande hauteur. Toutefois, ces risques sont ici particulièrement sensibles en raison de la nature des équipements, des travaux à réaliser (notamment dans les nacelles, voire sur les têtes de pales) et de l’isolement des installations




















































