Un pas vers l’imprimerie responsable

Dans Bureautique, Matériaux par le 22 février 2013Pas de commentaire

Vous vous sentez concernés par l’écologie ? Vous êtes imprimeurs ou faites imprimer de grandes quantités de documents, de flyer… et vous souhaitez inscrire vos achats dans une démarche durable ? Pour ce faire, nous allons voir quels sont les derniers labels et pistes écologiques pour tendre vers une imprimerie « écolo et responsable ».

Qu’est ce que le label Imprim’Vert®

Pour obtenir le label vous devez respecter un cahier des charges fondé sur quatre critères simples : la bonne gestion des déchets dangereux, la sécurisation de stockage des liquides dangereux, la non utilisation des produits toxiques et enfin la sensibilisation environnementale auprès de la clientèle.

Une action de sensibilisation auprès des salariés de l’entreprise est aussi nécessaire. Cela se comprend aisément et peut se transformer en un réel plus pour l’employeur et les employés. En effet, une entreprise sensible à l’écologie a la cote, cela galvanise ses troupes, ses salariés se sentent revalorisés et cela insuffle une réelle dynamique avec une répercussion positive au niveau des clients.

Une contribution à l’environnement qui rapporte

Dès l’attribution de la marque, l’entreprise bénéficie de tous les avantages des imprimeurs du réseau Imprim’Vert : diplôme officiel, logos communicants, référencement sur la liste officielle des imprimeurs labélisés, veille sur le secteur…
Dans un monde de plus en plus global et sur un marché ou l’on peut faire imprimer ses flyers en Allemagne et se les faire livrer le lendemain, on peut raisonnablement penser que tout imprimeur a intérêt à s’engager sur la voix de l’impression responsable.

Les autres pistes pour passer à l’impression durable

L’écolabel FSC

Le Forest Stewardship Council (FSC) est un écolabel, qui assure que la production de bois ou d’un produit à base de bois a respecté des procédures censées garantir la gestion durable des forêts.
Dans la mesure où la gouvernance de ce label est à la fois juge et partie, certains le classent dans la catégorie des labels d’éco blanchiment (greenwashing). Notre avis sur la question est que ce label n’est pas parfait mais qu’il a au moins le mérite de mettre tout une filière dans une dynamique positive.
Les marques et enseignes dépensent des millions pour améliorer leur image. Une campagne de greenwashing pourrait avoir des effets très néfastes au près des consommateurs, surtout en temps de crise !

La certification PEFC

Le Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières ou PEFC (« Pan European Forest Certification » devenu « Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes ») est aussi un écolabel, visant à contribuer à la gestion durable des forêts.
Apposé sur un produit en bois ou à base de bois, le logo garantit que ce produit est constitué d’au moins 70 % de bois issu de forêts répondant pour leurs gestions aux recommandations des entités nationales et régionales de PEFC.
Il fait l’objet des mêmes critiques que l’écolabel FSC.
Chacun, à son niveau, peut déjà faire des efforts en imprimant sur des feuilles recto verso, en utilisant du papier recyclé au grammage faible (80g/m2), etc. Savez-vous que 80% des documents jetés ont un verso vierge et pourraient être réutilisés comme papier de brouillon !
Imprimer avec de l’encre végétale
L’encre végétale encre végétale semble être une alternative intéressante pour les imprimeurs, reflétant le travail fourni sur l’aspect écologique de l’activité en remplaçant les encres minérales à base d’hydrocarbures, encres offset traditionnelles très toxiques.
La piste de l’encre végétale est intéressante à condition que la gestion de la ressource (végétale) soit durable et s’inscrive dans un programme qui puisse aboutir un jour à une certification ou un label.

Vous l’aurez compris de bonnes pistes sont en cours, mais les acteurs doivent TOUS jouer le jeu de la transparence et développer des démarches éco engagées. Les filières doivent se structurer, des organismes de contrôle doivent surveiller les niveaux d’exigences pour que ces labels deviennent incontestés et incontournables dans l’avenir

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Unilever va t-elle sombrer dans le Green washing ?

Dans A la une, Alimentation, Autres, Bureautique, Communication, Entreprise, Environnement, Greenwashing par le 19 mai 20122 Commentaires

Rainforest et Unilever s’associent en faveur du développement durable, Green washing ou véritable programme ?

L’objectif du programme Rainforest/Unilever.

magnum infinity

Rainforest et Unilever s’associent en faveur du développement durable, Green washing ou véritable programme ?

Initiée en 2011, la collaboration entre Rainforest Alliance et Magnum s’appuie sur un programme dans lequel ce dernier s’est engagé d’ici à fin 2015, au niveau mondial, à être la première marque de glaces à s’approvisionner à 100 % de fèves de cacao issues exclusivement de fermes vérifiées Rainforest Alliance.

Nous avons reçu chez Acteur Durable, une belle plaquette en papier recyclé, avec affranchissement  vert (transport n’utilisant pas l’avion) présentant le programme Unilever et leurs dernières glaces dites « responsables ». A l’heure d’internet, on aurait pu s’attendre à une communication plus électronique donc un peu plus écologique, mais au moins un effort a été fait sur ce point. Savez vous d’ailleurs qu’internet n’est pas aussi vert qu’on le pense, lisez notre article sur la pollution générée par les serveurs web et le cloud computing.

Pour atteindre cet objectif, la marque Magnum qui appartient à Unilever, prévoit d’utiliser d’ici à fin 2012, au niveau mondial, 80% de fèves de cacao issues de fermes vérifiées Rainforest Alliance. Dans ce programme Magnum va aider environ 40.000 planteurs de cacao et leurs familles d’ici à 2015. Oui mais comment ?

Magnum s’est engagé à acheter 35 000 tonnes de cacao d’ici à 2015 et environ 30 millions de consommateurs d’Europe de l’Ouest ont déjà goûtés les glaces « Magnum Ghana » et « Magnum Ecuador », premières références de la marque élaborées à partir de fèves de cacao de la plus haute qualité, provenant à 100 % de fermes vérifiées Rainforest Alliance au Ghana et en Équateur.
Si Magnum s’est engagée ce n’est pas sans contre partie. Les producteurs aussi se sont engagés et en particulier à respecter les délais et les quantités. A quel prix ?

Développement durable ou green washing ?

En lisant les documents, on se rend compte qu’Unilever mélange dans sa plaquette les notions de commerce équitable et développement durable. On les invite à relire la définition du développement durable qui comporte 3 points qui doivent s’équilibrer : écologie, économie et social.

Nous avons demandé des précisions sur le programme car nous savons bien que, en général, plus une entreprise est grosse et moins elle fait d’effort en faveur du développement durable. Nous ne manquerons pas de vous donner les précisons attendues dans les prochaines semaines ; laissons leur donc le bénéfice du doute…

Nous avions fait la même remarque concernant le label Fairtrade de commerce équitable créé par Max Havelaar. Un modèle qui atteint ses limites, notamment sur le long terme, car l’écologie n’est pas prise en compte dans le modèle économique mis en place. Dans la production agricole, il faut intégrer la notion de temps et de durabilité à tous les niveaux. Pourquoi subventionner une agriculture qui détruirait les sols ? Que deviendra l’agriculteur s’il perd ses plantes nourricières ? Uniliver aura beau représenter un potentiel d’achat important, lorsqu’il n’y a aura plus de plante cultivable, ils n’auront plus qu’à fermer leurs usines de glace.

Autre illustration de ce modèle qui flirte avec « le green-business », nous avons découvert un outil qui permet de dénicher des « green-boutiques«   et donc d’acheter des produits estampillés Rainforest. Nous avons fait le test pour la France et nous avons trouvé principalement des grandes marques, pas très connues pour être les plus engagées en faveur développement durable ! Jetez-y un œil et n’hésitez pas à réagir et nous donner votre avis sur ces pratiques des grandes maques.

L’ONG Rainforest Alliance

Rainforest alliance

Rainforest alliance

Rainforest Alliance utilise les forces du marché pour combattre les principales causes de déforestation et de destruction de l’environnement : extraction de bois, expansion de l’agriculture, élevage bovin et tourisme. Ils agissent pour garantir une gestion durable – selon des critères rigoureux – de l’exploitation forestière et agricole, de l’élevage et des activités touristiques.

En mettant en relation les entreprises et les consommateurs responsables, qui identifient les biens et les services grâce au sceau Rainforest Alliance démontre que les pratiques durables peuvent contribuer au succès des entreprises dans une économie moderne.

Saviez-vous que vous pouvez aider à éviter la déforestation, limiter les effets du changement climatique, protéger la vie sauvage, réduire la pauvreté et pousser les entreprises à bien faire pour les êtres humains et la planète juste en cherchant la marque de la grenouille verte Rainforest Alliance ?

Que vous voyagiez, travailliez sur un nouveau projet de construction ou que vous fassiez des courses (nourriture, boissons, papier et autres produits), la petite grenouille est votre guide pour une vie plus verte.

Les entreprises qui respectent scrupuleusement les normes de développement durable peuvent utiliser l’une des marques déposées de Rainforest Alliance pour que leurs produits et services se démarquent sur le marché.
Ces marques permettent aux consommateurs d’identifier plus facilement un produit ou un service légitimement durable et de soutenir ces entreprises qui agissent de façon responsable.

3 grands domaines sont concernés :

  • Les exploitations agricoles qui respectent l’ensemble des critères du Réseau pour une Agriculture Durable.
  • Les exploitations forestières qui respectent des normes rigoureuses.
  • Les entreprises touristiques qui démontrent leurs avancées pour réduire leur empreinte environnementale.

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Libérons Internet de ses facettes les plus sales !

Dans A la une, Bureautique, Consommation, Energies, Entreprise, Fossiles, Informatique par le 4 mai 20122 Commentaires
pollution & cloud computing

pollution & cloud computing

Greenpeace vient de publier une étude dans laquelle elle dénonce les effets du « cloud computing » sur la planète. Ce nuage virtuel, où sont stockées de plus en plus de données (photos, musique, vidéos… ), a un impact bien réel sur l’environnement. Pour enregistrer tous ces fichiers et permettre aux utilisateurs d’y accéder de n’importe où, les géants de la high-tech ont construit de véritable usines de serveurs particulièrement gourmandes en énergie.

L’électricité d’1 data center équivaut à celle d’environ 250.000 foyers européens !!

La consommation en électricité de certains « data centers » équivaut à celle d’environ 250.000 foyers européens, explique Greenpeace dans son étude. Problème : pour les alimenter, bon nombre d’entreprises ont recours aux sources d’énergie les plus polluantes et fossiles (charbon, diesel…).

greenpeace-etude-cloud-computing

Bilan de l'étude greenpeace sur le classement des entreprise on-line les plus polluantes

L’association a donc réalisé un palmarès, en classant les entreprises selon les sources énergétiques utilisées. Amazon, Apple et Microsoft sont les plus mauvais élèves tandis que Yahoo, Google, Facebook sont montrés en exemple.

Les solutions durables

Des solutions existent : les géants d’Internet peuvent montrer l’exemple au secteur, en optant pour une électricité plus verte. Grâce à vous, nous avons convaincu Facebook d’arrêter le charbon ! Notons que ce dernier a dernièrement fabriqué en Suède, un data center pouvant être entièrement alimenté par des énergies renouvelables.

Microsoft, Amazon, Facebook et Apple doivent s’alimenter auprès de sources d’énergie propres.

Vous voulez nous aider à attirer leur attention ? Rejoignez les 200 000 personnes qui ont écrit aux PDG de Microsoft, Amazon, Facebook et Apple pour leur demander de libérer le Cloud du charbon.


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